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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1937-09, Collections de BAnQ.

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.LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XLIII LEVIS, SEPTEMBRE 1937 No.9 LA FAMILLE LEFEBVRE DUPLESSIS FABER Appendice Mémoire pour la défense du Canada par le sieur Duplessis Faber (15 février 1690) L’expérience a fait voir qu’il est assez dit fide de tirer beaucoup d’avantages d’aller chercher les Iroquois chez eux, outre que ce sont des dépenses très grandes, et des difficultés qui apportent peu de fini à la colonie française, par le peu de progrès que 5000 hommes ont fait sur eux en 1684.Que si les Senontoans, jxntr lor', loin d’attaquer comme ils firent les troupes du Roi fussent descendus dans le Canada.ainsi qu’ils devaient faire, ils eussent tout ruiné puisque audelà de Québec, bien qu’il y fut arrivé seize compagnies qui furent distribuées en plus de 60 lieues de pays, 400 hommes suffisant pour cette expédition, moitiée au nord du fleuve, l’autre au sud.La raison que chaque compagnie tenait des deux et trois lieues de pays, aucun fort n’étant fait, elles eussent été défaites l’une après l’autre avant qu’elles eussent pu s’assembler.Le dégât qu’on a fait aux Sénotouans de leurs blés-d’inde, en 1687, ne les ayant incommodés que très légèrement, pas un n’étant mort de faim, deux flèches suffisant à un Sauvage pour se nourrir de viande tout une année et la pêche ne leur manquant jamais.La démolition de Catharacouy leur donnera dorénavant la liberté de nous venir harceler dès que la navigation sera 258 libre tout le printemps, l’été et le commencement de l'automne.Ils y viendront par deux endroits, celui par lequel ils sont venus à l’ile de Montréal leur étant ouvert.Mais leur plus £p und et fort se fera par le lac St-Pierre qui les met au milieu du pays, ayant à choisir de monter au Montréal ou de descendre à Québec ce que même ils peuvent exécuter en même temps partageant leur parti qu’on ne doit pas douter qu il ne soit beaucoup plus fort que celui de 1689, étant de 1 intérêt des Anglais et des Flamands de se joindre à eux pour avoir seuls tout le commerce des pelleteries qui est toit considérable puisqu’il en a été embarqué cette année, P)89, ]khir le compte de la Compagnie du Castor, ou pour des particuliers, pour plus de deux millions et qu’il en reste presqu autant dans le pays ou dans les bois.Le seul remède pour arrêter l’incursion des barbares Iroquois est de faire construire incessamment à Rochefort douze chaloupes à varangues plates en forme de petits brigantine qu’on enverra en bottes et qui seront montées sur les lieux, sur lesquelles ou puisse mettre deux ou quatre petits canons dune livre de balles et qui portent un peu loin et de bons picrriers de fonte.Il faut quelles soient à 8 rames de chaque cote sur lesquelles on montera, sans les officiers deux matdots pour gouverner et conduire la manoeuvre et ;.U s.ol,dats a-vant chacun un gargoussier toujours plein et un l us,] de rechange qui restera dans la chambre dans les bancs de laquelle 1 on aura grand soin de conserver les poudres et munitions.11 faut aussi à chaque chaloupe 15 à 20 épées emmanchées ou spontons pour défendre l’abordage.Elles seront employées pendant tout le temps de la navigation, savoir: six a garder le Lac qui est audessus de File Rerrot, moitié au pied du rapide du nord et l’autre à celui du sud, clans la plus commode anse de laquelle île il faut taire un fort pour leurs retraites en cas de tempêtes et pour y allei 1 une apres 1 autre de huit jours en huit jours chercher des vivres et les viandes leur seront donnés cuites, un peu plus que la ration des soldats (pii restent à terre et oui ont quelques douceurs.Il faut à chaque chaloupe un bon canot d ecorce qu on mettra en travers sur la chaîne bien amarre, pour s en servir au cas qu’on veuille monter un ra- 259 pide pour découvrir les ennemis ou pour mettre à terre s il était besoin d’aller après eux.Lorsqu’elles découvriront les ennemis, elles fuiront devant eux sans tirer un coup, non avec tant de précipitation qu’elles ne leur donnent esi>érance d'êtres jointes, mais seulement pour les attirer au milieu du lac et lorsqu elles y verront les canots des Sauvages engagés, elles les chargeront.Il n est pas mal aisé de voir que de leurs petites pièces et pierriers, elles en couleront autant à fonds qu’elles en toucheront et qu il est difficile qu’un homme nage des trois ou quatre lieues.La même chose feront celles qui seront destinées, poui la gaule du Lac St-Pierre qui se porteront aux embouchures des rivières qui se déchargent du lac St-Sacrement ou de Champlain dans celui-là, et prendront des vivres et autres choses nécessaires dans les -forts de St-François et Sorel qui sont à deux lieues des dites embouchures, fl) Interrogatoire de François-Hypolitc Lefebvre Duplessis Labor dans le procès contre MM.de l ergoret de Villeray fQuébec, 27 septembre 1757) L’an mil sept cent cinquante sept le vingt sept septembre deux heures de relevée nous Christophe de Sabrevois Ecuyer Sieur de Sernionville Capitaine Aide Major de la Ville et Gouvernement de Montréal, Commissaire en cette partie nommé par Commission de Monsieur le Marquis de Vaudreuil Gouverneur et Lieutenant général pour le Roy en Tuutte la Nouvelle trance, terre et pays de la Louisiane en datte du seize de ce présent mois pour b Instruction qui est à faire du procès ordonné par Sa Majesté, par letties dattés à Versailles le Vingt février mil sept cents cinquante six, estre fait à Mrs de Vergor et Villerey comme connnan-dans en mil sept cents cinquante cinq, aux Forts de F* eau séjour et de Gasparaux et des officiers, Soldats et Tous autres de la garnison des dits deux forts pour le fait de leur Reddition, aux anglais.Nous sommes Transportes, accompagne de iM._ Christophe hilarion Dulaurent notaire Royal en la prévosté de cette (1) Archives de la province de Québec. 260 ville de Québec, Commis Greffier en cette partie par Commissions particulières, en datte du Vingt quatre de ce présent mois, de Monsieur de Longueuil chevalier de L’Ordre Royal et Militaire de St.Louis Lieutenant de Roy Commandant au dit Québec, en la Maison et demeure de la \ euve Brassard size rue des pauvres de cette ville, en une chambre de la ditte Maison ou est détenu et gardé prisonnier a defaut de place aux prisons Royaux de cette ditte ville.M.françois Hypolite Lefebvre Ecuyer, Sieur Duplessis fabert Lieutenant d Infanterie détaché de la Marine, garnison de cette ville, ou estant En Execution des ordres susdattés nous aurions fait amener pardevant nous dit Commissaires le dit Sieur Duplessis faber par un des sergens de cette gar-mson 1 un de ceux préposés à sa garde, et auquel dit Sieur Duplessis faber apres luy avoir fait fai.re sermens entre nos mains de dire ventés, Avons procédé à son Interrogatoire ainsy qu’il suit.s Interrogé de son nom, surnom, âge, qualité et demeure.A dit se nomme françois hypolite Lefebvre Ecuier • ieui Duplessis fabert Lieutenant dans les troupes du déta-( h ment de la Marine en ce pays garnison de cette ville âgé de 1 rente sept ans demeurant actuellement Chez la Veuve brassard rue des pauvres de cette ville.sonnieïterr°gé " ^ P°Ur qUelle raison 11 détenu pri- i Ar,dnSCaV(>i,r (,|uil scait avoir a''resté pour raison ’a PlaCC dC BeauséJ'our en Execution des 1 Interroge s’il n’estoit pas en garnison à Beauséiour rès d un an qu il y Etoit.Interrogé s il avoit eu avis de avant qu’ils vinssent.A dit n’en avoir eu connaissance que le jour de l’arrivée les d.Ennemis Que M.de Vergor les envoya avertir qu’un flrntT Ven°" d,re escher l'approche des Ennemis.A dit que le Lendemain de la descente des Ennemis a leur fort il a connoisance que M.de \ ergor a Envoyé un détachement de soldats et accadiens au pont a Buot pour s’opposer au passage de la Rivière du dit Pont à Buot où ils se sont battus, et qu’il a oui dire que presque Tous les Cadiens ayant abandonné les officiers qui les commandoient, ils avoient esté obligés de cacher quelques i>etites pièces de canons qu’ils avoient, dans le bois, et Eux de se replier au fort.; Que luy qui Répond demanda à M.de \ ergor i*dual 1er luy même pour secourir le dit pont a Buot, que M.de Vergor luy ayant donné cent hommes presque Tous Cadiens il partit à leur Teste pour s'y rendre, Et au moment d entrer dans le Bois il Rencontra le nommé Champigny soldat de la garnison qui luy aprit que le pont à Buot estoit pris que les officiers et soldats et Cadiens s'en retournoient au nord par le fonds du Lac.Que la dessus luy qui répond pi is le parti de fausser sa Route et de gagner la bute Amii ancle pour Tacher de descouvrir la manoeuvre des anglais; Qu’a un arpent ou deux il fit halte pour ramasseï son Monde, qu'alors il fut Le plus surpris du Monde de se Trouver seulement avce sept ou huit soldats et deux (.adieus, 1 ous le reste ayant pris la fuite; Que ne se sentant plus de forces pour rester dans le dit Endroit, il prit le parti de passer à la butte à Royer ou il fit mettre le leu à Toutes les Maisons et granges qui auraient pu servir d azile aux anglais et qu il se rendit au fort ou il rendit compte à M.le Commandant de Sa Mission.Interrogé quels ont été les attaques des Ennemis pendant Le dit Siège.A dit que les Ennemis ont commencé à Etablir une Batterie de Mortiers dans la Nuit et qu’au jour ils ont commencé par jetter quelques bombes dans le fort Et ont continué à Bombarder pendant cinq jours.Que le Cinquième jour il tomba une bombe sur une cachematte située a la gauche en entrant par la porte du fort qui estoit celle que l'on 262 comptait estre la ]>lus a l’abri que cette bombe tua quatre personnes et en blessa plusieurs autres; que cela occasionna un grand murmure entre les Cadiens qui vouloient Tous sen aller et abandonner le fort., Interrogé qu'elles ont esté les raisons qui les ont obligé a capituler et à rendre la place.A dit que les Raisons qui ont obligé à capituler Les Murmures des Casdiens qui estoient Tous résolus de décamper et ayant deux jours devant Tiré le Couteau sur un factionnaire pour se faire un passage, avec la situation du tort qui estoit en Mauvaise situation et le Manque d’Eau dans le fort, que Toutes ces raisons ont obligé M.le Commandant à Tenir un Conseil de Guerre ou ' il fut délibéré qu on capituleroit.Interroge s il na rien de plus à dire pour sa justification.A dit que Non.b i ]dus avant na esté Interrogé.Let tuie a luy faite du présent Interrogatoire a dit que scs rcT>«>iases contiennent vérité, y a persisté et a signé avec nous et Led.Greffier commis.Duplessis Fabert Fils.Sermonville du Laurent,QQ) Duplessis Fabert Fils.Sermonville Du Laurent, Commis Greffier.(1) (1) Archives tic lit province tic Québec.Memo ire de Joseph Alphonse Duplessis Faber au ministre de Sartinc (1777) Monseigneur Le Sr Duplessis Faber a servi en qualité d’officier dans .fk! 1 ,sle R°yalIe pendant 27 ans; Il a fait toutes es Guerres du Canada ou les Généraux lui ont toujours utntie des commissions importantes dont il s’est acquitté u\ec zele.exactitude et à leur satisfaction ainsy qu’il est Ctably par 1 Etat de ses services cy joint, dont Monseigneur est supplie de se faire rendre compte.Il a subbi la Réformé 263 au Port de Rochefort en Juin 1764, et n’a point encore obtenu la Croix de St Louis que 27 ans de services en teins de Guerre semblent lui avoir mérité; Issu de Parents qui ont servi dans le nouveau monde et qui ont été décorés de la Croix, Il aurait à rougir si ses services ne lui faisaient obtenir la même Grace; il ose l’attendre de vous, Monseigneur, et U ne cessera de former des voeux pour la conservation de vos jours pretieux.Etat des services du Sr Chevalier Duplessis-Fabcr ancien officier des troupes de 1 lsle Royalle a la Rochelle.Le Sr Chevalier Du Plessis faber est né en Canada ou son Père Chevalier de St Louis était major d’infanterie et de place au Gouvernement de Montréal.Au mois d’avril 1737 le Sr Defaber est entré au service dans la Compagnie de Cadet garde formée a Montréal et payée par sa Majesté à l’instar des Compagnies entretenues à Brest Rochefort et Toulon.; En 1738, M.De Beauharnois lui donna ordre de s embarquer sur une chaloupe pour porter des rafraîchissements au vaisseau du Roy Le Rubis qui était au bas du fleiut St Laurent.En 1739, le Gouverneur lui ordonna de se rendre avec 19 de ses camarades du fort St frederic, pour veiller aux etablissements que pouvaient faire les Anglais voisins dudit fort; Il y est resté pendant trois ans après lequel temps il retourna à Montréal ou il tint garnison jusques en 1744).A cette époque il eut ordre de partir pour Québec à la tête d’un détachement de Milice, qu’il conduisit heureusement.En 1745 il a fait la campagne du fort Sarasteau et d’un gros Bourg du même nom dans la nouvelle \ ork.En 1746 il à fait à la tête d’une Brigade de milice la campagne de la reddition du fort Kasquogouy dans le Gouvernement de Boston et a été employé à la riune de 14 a la lieues d’habitations sous les ordres de M.De Vaudreiul.En 1747 il a tenu garnison au Saut St Louis \ illage Ir-roquois / ou il a été employé tout l'été à aller journellement à la découverte avec les sauvages pour garantir les campagnes des incursions des hanniers sauvages nos ennemis ce lut fui qui donna lieu à la prise de 17 de ces sauvages, par la decouverte qu’il fit de leurs cannots et d’autres choses à leur 264 usage, et par sa vigilance et son Exactitude à en porter la nouvelle au Gouverneur de Montréal; cette action lui a nieiite les eloges de tous les chefs de la colonie; cette récom-pnse glorieuse sans doute, est la seulle qu’il a eu.En 1/48, il a été employé a aller à la découverte dans les campagnes voisines de Montréal sous les ordres de M.M.De la Corne et Chevalier de la Corne.Il eut ordre la même année de se rendre a un camp d’observation près du lac St françois ou il à continuellement été employé à faire des decouvertes dans les forets des environs sous les ordres de M.De Novel et à la tin de cette même année, M.le Mis De la Galissoniere l’a nommé pour conduire des prisonniers an-giois a la nouvelle York et travailler à la suite de M.D’eli-gnerie a 1 échangé des prisonniers françois.i 'V1 *'e ^Ils cIe 1:1 Galissoniere qui avait reçu les ordre-de la Cour lui ordonna de s'embarquer sur le vaisseau du Roy le Leopard commandé par M.le vicomte d’Au-bigny pour se rendre à Lisle Royal le et y être employé en qualité d enseigne dans Lune des seize compagnies dont sa Majesté venait de taire l’augmentation.Il fut reçu le 8bre de cette année.Du 1750 il tut pourvu d’une lettre de service.En Loi.il eut ordre de M.Deserbiers Gouverneur de ]M' " a a ,0î° (,e **0 so,dats et d’un pareil nombre de matelots pour maintenir le bon ordre dans les ouvrages du Roi 1),our la to“rnm,re du charbon de terre dans la garnison 11 s acquitta de cette commission avec un zele et une attention qui lui met Itèrent des Eloges, il a fait le service de la gar-mson de Lomsbourg jusques en 1756 cjuil fut détaché pour 'll S* 11 'a ba,,e™ »*«• de 1/‘v,11.Int raPPclé à Louishourg la garde des retranchements lui lut confiée et la même année, il fut pourvu d un brevet de lieutenant.1 unu debp/fw1/”1 détfhé P°ur la Sarde du retranchement e h 1 ointe I late sous les ordres de M.Marin lieutenant colonel du legnnent de Bourgongne ; il ne quitta le poste mt’a pies la descente des anglois; il rentra ensuitte à Louishourg i a essuye le siege de cette place en y remplissant avec zele 265 les devoirs de sa place; il y fut fait prisonnier de guerre et fut conduit en Angleterre ou il demeura six mois.En 1759 il eut permission de passer en France sur sa parolle 11 se rendit à Paris ou il reçut ordre de Mgr Perrier lors Ministre de la marine de se rendre au havre de Grace pour conduire à Rochefort 400 hommes des troupes de l isle Royalle qui sortaient d’Angleterre et avaient débarqués dans ce port; ils arrivèrent à Rochefort le 10 may 1759.Le Sr du Plessis t'aber a fait depuis cette époque jusqu’au 16 avril 1761, Le service du port de Rochefort.11 eut ordre alors de M.le Vicomte d’aubigny commandant dans le port de s’embarquer sur la Prame du Roy la Sophie à la tête d’un détachement des troupes de lisle Royalle il a servi pendant 14 mois sur ce batiment.En 1762, il conduisit son detachement à Rochefort et le 16 Juin de la même année M.le vicomte d’Aubigny lui donna ordre de partir le 18 pour se rendre à Bourdeaux et s’embarquer sur la Macreuse pour passer à St-Domingue, la lenteur de l’armement l’empêcha de faire le voyage.Il tomba malade de colique néfrétique, magré cette maladie et l’avis des médecins il s’embarqua, mais ayant été pris par une tempête cà vents contraires il fut dehors pendant 36 heures, le commandant de la flotte fut obligé de relâcher à Royan en Saint-onge et la maladie du Sr De faber empira à tel point qu’il fut forcé de rester à terre.11 demeura à Royan pendant 4 mois qu’il fut malade et cet événement dérangea beaucoup son peu de fortune par les dépenses qu’il lui occasionna à la fin de l’année étant assès bien rétabli 11 se rendit à Rochefort ou il continua de servir.Jusqu’au 15 Juillet 1764 qu’il subit la reforme ainsy que plusieurs de ses camarades après 27 ans passé de service il n’obtint d’autre recompense qu’une pension de 400 1.seul revenu qui lui reste aujourd’huy.Tous ses camarades qui ont subi la reforme avec lui ont été depuis décoré de l’ordre de St-Louis; ses services ont dû lui mériter la même grace, il supplie Monseigneur de Sartine de daigner la lui accorder.La famille du Sr Defaber a servi dans le Canada depuis l’etablissement de la Colonie son grand pere capitaine au regiment d’Artois fut choisy pour y passer ; il y est mort chevallier de St Louis et commandant des troupes de la colonie. 266 Deux de ses oncles y ont été tués au service, son ]>ere mort chevalier de St Louis à Rochefort en 1/62 y avait servv 62 ans.Son grand j>ere et son pere avaient obtenu successivement du Roi une Jension de 300 1.qu’il s’était flatté de conserver n ayant point démérité, d’autant qu’il est honorable de se perpétuer les graces de son souverain.( 1 ) LA PLUS COURTE TRAVERSEE Le Bulletin des Recherches Historiques du moi d’août nous apporte une petite étude sur “la plus courte traversée’’ de h rance au Canada sous le régime français.Je me permets de signaler une traversée qui me paraît etie la plus rapide, qui 1 emporte en tout cas sur celle que donne le Bulletin.C’est celle de Champlain en 1610.Parti de Honfleur le 8 d’avril, il atteignait Terre-Neuve le 19 (soit en 12 jours) et entrait à Tadoussac le 26.C’était donc une traversée de 19 jours.( hamplain ne dit pas a quelle date il toucha Québec.Mais comme il ne mentionne rien de particulier sur la montée en bai (jue de ladoussac à Québec, on doit supposer qu’elle s eltectua normalement, soit en un ou deux jours.Si donc on s’en tient à Québec comme terme de la traversée, celle-ci serait encore (nonobstant les deux jours passés à Tadoussac pour diverses affaires) de 3 ou 4 jours plus courte que celle de AI.de A audreuil en 1687.te lut ditférent l’année 1611.Champlain fut 74 jours en mer avant d’atteindre Tadoussac.Victor Tremblay, ptre.QUESTION Quelle est cette marquise de Montcalm, soeur du duc de Richelieu, dont parle Chateaubriand dans ses Mémoires d outre-tombe?Elle résidait à Paris lors de la chute de No-poleon.(I) Xovn Franchi, vol.VI, p.241. 267 TISSUS D’AUTREFOIS (suite) Ecarlate, Ecarlatine — Une étoffe dont il est souvent question au XVIIIe siècle, nous parait porter trois noms:— Carlatine, Ecarlatine et Ecarlate.La compagnie des Indes (celle de 1719) avait dans ses magasins de l'écarlatine pour la traite.En 1756, un Montréalais portait un “casque de carlatine” doublé de fourrure.Montcalm, dans une lettre de 1758, est surpris de voir l'écarlate rendue à 80 livres l’aune.Espagnolette — Droguet.Ratine fine fabriquée en Espagne et qui servait à faire des jupons, des doublures, etc, Mentionnée en 1757.Etame — Dans le Languedoc, on nommait ainsi la laine de première qualité.En la Nouvelle-France on emploie assez souvent le mot Etame pour Etamine.Etamine — Petite étoffe de laine mince non croisée.Lambert Closse, en 1662, avait une pièce d’étamine buratée (soie et laine) couleur de musqué (brune), 11 avait aussi de l’étamine blanche.Après 17UÜ, nous trouvons dans les inventaires les étamines suivantes: E.de Cognac; E.de Rheims; E.d’Auvergne; E.du Mans.La plus recherchée était l’étamine de Cognac, détaillée à 27 sols l’aune en 1727.L’étamine brune buratée valait 34 sols en 1756.Etoffe — Ce mot signifiant un tissu de laine, de soie ou de toile se rencontre rarement seul sous le régime français.Dans un acte de 1669, il est question de onze aunes d’étoffe violette à l’iroquoise.Ce devait être un droguet.Par ailleurs nous relevons une fois: “Etoffe à capot” à 5 livres, 10 sols l’aune.Ce ne doit pas être l’étoffe foulée connue plus tard.Feiltine — Ce tissu est mentionné avec les draps, dans l’édit de 1748, mais nous n’en savons pas plus.Fenistoii.Vois Pcmston. 268 Ferrandmc — De ce tissu de soie tramé de laine, Lambert Gosse en avait une pièce “couleur de cerise” (1662).Deux ans plus tôt, une montréalaise avait une jupe de F.blanche.En 1703, la F.se vendait 3 livres, 10 sols l’aune.Au X\ lie siècle, le fil de chanvre valait 2 sols l’écheveau.Flanelle — Tissu de laine léger, peu serré.Ën 1727, il y a de la flanelle à 33 sols l’aune.Plus tard (1756), on trouve la F.de Rouen fleurie, à 30 sols l’aune, la h.à fleurs, à 59 sols et la F.rayée à 33 sols.Fnse — "Sorte de petit drap à poil frisé”.Mention dans le Tarif de 1748.Fi isoh Etoffe de laine qui valait 35 sols l’aune en 1677.Futainc — “Etoffe pelucheuse de fil et coton”, mentionnée dans un acte de 1652.Dans un autre de 1662, il y a de la F.blanche et de la F.à poil.En 1678, la F.ordinaire se vendait 30 sols l’aune.Galon — Ruban épais que l’on mettait sur les vêtements les rideaux, etc.1.687> û y 'd du galon de fil blanc, mais avec le a\ I lie siècle, le galon devient plus luxueux.En 1728, galon de soie — En 1748, G.d’or; G.d’argent fin; G.d’or faux; G.d’argent faux.Ils se vendaient au marc.En 1756, l’officier Sarrobert timé a 12 livres.Cette même arm avait 6 gros g.d’i , ¦ f \ 1 O 1 * f ' »• O o‘ u J tnne a U livres.Cette meme année, un marchand vend du Ci* de Hollande et du G.rouj^e.Avec i année 1759, le galon d’argent valut 20 livres 1 once et le galon d’or, 80 livres.G“x — Etoffe légère et transparente, de soie ou de Un , Originaire de Syrie.Dès 1660, à Montréal, la gaze servait a taire des mouchoirs, des cols et des coiffes.Le Tarif de 1748 mentionne la G.à fleurs et la G.unie.quee n i uurs.‘gaze noire à bouquet” valait 34 sols 1 Etoffe de soie a gros grains Le Tarit de 1748 mentionne le G.de T.broché et le G.de T.uni.Sous le régime anglais, le Gros de Naples fut très en vogue.Indiennes — Toile peinte venant de Perse et des Indes.On ne paraît en avoir fabriqué en France qu’en 1756.Il s’en importait en contrebande, en quantité, car en 1741 les autorités trouvent à Montréal les toiles suivantes, venues de la Nouvelle-Angleterre.(Voir Recensement de 1741, déjà cité).1.fond blanc, à fleurs rouges, bleues, brunes, jaunes, gris de lain, violettes, noires, rouges et violettes ou moucheté de bleu.1.fond bleu, à fleurs blanches ou rouges ou moucheté de blanc.1.fond brun, à fleurs rouges ou blanches.1.fond gris, à fleurs rouges.1.fond violet, à fleurs rouges ou à fleurs rouges et blanches.1.fond rouge, à fleurs blanches ou brunes.1.à barres rouges et blanches ou à barres bleues et blanches.Liséré — Ruban dont on bordait les vêtements.Ordinairement étroit, on en trouve cependant, en 1756, qui est dit “large et noir”.Masamet — Molleton de laine fabriqué à Mazamet (Tarn).En 1697, le M.rouge, très fin, valait 5 livres l’aune, et en 1727, 3 livres 6 sols.En 1698, mention d’un “capot de M.bleu”.Chez les Frères Charon, en 1719, il y avait du Mazamet.En 1756, on faisait des vestes et des culottes en mazamet.> Mcslis — Dans le tarif de 1665, le prix de la toile de meslis est fixé à 1 livre 9 sols et le gros Meslis à 1 livre 8 sols.Les frères Crarron avaient du meslis en 1719.Une toile à voiles en fil de chanvre nommée meslis se fabriquait aux environs de Quimper.Mignonnctte — Une dentelle très fine jjortait ce nom.En 1727, un marchand avait “un carton de M.estimé à 270 191 livres, 12 sols 3 deniers”.En 1756, la M.noire ou brune valait 24 sols l’aune.La M.pouvait aussi être une bande dont on se servait pour faire des dentelles et des garnitures Mo cade — Tissu de laine Syn.de Moquette.Y.ce mot.Moire — “Etoffe à reflet changeant et ondulé”.La M.de soie figure dans le Tarif de 1748.Molleton — Etoffe de laine fabriquée à Molton, Angleterre.Il y en eut à Montréal dès 1679.Avant 1700, elle se vendait 5 livres 10 sols l’aune.En 1719, les Frères Charon avaient des gilets de “mouleton”.En 1748, on importait ici le M.Angleterre; le M.de Montauban et le M.de bourre.11 y eut aussi un M.violet pour la traite.On relève en 1756, du M.blanc et du M.bourgbleu.Montichoux — Mention dans le Tarif de 1748.Doit être le Montichour, étoffe de soie et coton.Moquette — “Etoffe de laine ayant l’apparence du velours" employé pour faire des tapis, garnir des meubles.Aussi comme couverture de lit.Au XVIIIe siècle elle se vendait 35 sols l’aune.Morlaix — Ville de Bretagne qui avait une “devise imagée”: S'ils te mordent, mords-les.Cette ville était renommée pour ses toiles et on en vendait à Montréal en 1756).Mousseline 1 issu peu serrée, souple, léger et transparent”.En 1710, les hommes portaient des cravates en M.Ce tissu valait 60 sols l’aune en 1727.Le Tarif de 1748 énumère la: M.double; la M.simple et la M.brodée.Plus tard (1756), on trouve les suivantes: la M.tar-talane, a 4 livres l’aune; la M.cotonnée à caraux, à 18 li-yre.-> 10 sols; la M.rayée à 5 livres, 10 sols et la M.brodée a 18 livres, 12 sols.Nonpareillc — Dans l’inventaire du tabellion Jean de Saint-l’ère, en 1659, est une pièce de N.or et argent faux ou simili.Ce devait être un ruban.11 y eut aussi un tissu du même nom.Uuate En 1756, a Montréal, “la ouate ordinaire entrait sous la doublure des vêtements qu’on voulait rendre plus chaud”. 271 Oyatte — Dans l’inventaire du major Closse, en 1662, il est fait mention d’une oyatte en toile peinte.Il nous a été impossible d’obtenir la signification de ce mot.Padou — Ruban ordinairement rouge de fil de soie, fabriqué à Padoue, en Italie.En 1756, il s’en vendait du large et de l’étroit.Panne — “Etoffe imitant le velours, mais d'un tissu plus grossier, à j>oil plus long et moins serré .Le tarif de 1748 mentionne la P.de laine et la P.de soie., On relève parfois des culottes en panne, vers la fin du régime français.(à suivre) E.-Z.Massicott.e OUVRAGES PUBLIES PAR THOMAS D’ARC Y McGEE A history of the Irish settlers in North America, from the earliest period to the census of 1850.Boston — 1852.Historical sketches of O'Connell and his friends, etc, with a (/lance at the future dcstinx of Ireland.Boston—1854.Canadian ballads and occasional verses.Montréal—1858.A popular history of Ireland, etc.New-York — 1863.2 vols.Two speeches on the Union of the provinces.Québec — 1865.Notes on federal governments, past and present.Montréal — 1865 ( 1).Speeches and addresses chiefly on the subject of British American Union.London — 1865.The Irish position in British and in Republican North America.A letter to the Irish press, irrespective of party.Montréal — 1866.The mental outfit of the 11 civ Dominion.Paper read Nov.5, 1867.The poems of Thomas D’Arcv McGee.Also an introduction and biographical sketch, bv Mrs.T.Sadlier.New-York — 1869. 272 BUREAUX D’ENREGISTREMENT ET REG1STRA-TEURS DANS LE BAS-CANADA Ta question de l’établissement des bureaux d'enregistrement fut débattue à la Chambre d’assemblée, entre les années 1819 et 1830.Plusieurs projets de loi furent présentés et rejetés avant d’adopter la mesure.Le Conseil Exécutif en favorisait 1 établissement mais la Chambre s’v opposait.L’importance de ces bureaux était reconnue par les législateurs, mais ils “ne pouvaient se résoudre cà adopter une loi définitive dont les dispositions se seraient appliquées à toute la province”.Le débat de la session de 1826 valut à monsieur Amable Berthe-lot.la perte de son siège à la Chambre d’assemblée pour les Trois-Rivières, à l’élection de 1827.Monsieur J.-Edmond Roy, dans son Histoire du Notariat au Canada, Lévis, 1900, volume II, p.376, traite des débats concernant les bureaux d’enregistrement dans la Chambre d’assemblée.En février 1830, le comité spécial, formé pour étudier de nouveau la question, présenta son rapport à la Chambre.Il recommandait des bureaux seulement pour les comtés de Drummond, Sherbrooke, Stanstead, Shefford et Missisquoi parce que les habitants de cette partie de la province surtout en avaient demandé l’établissement à plusieurs reprises.Les townships de ces comtés avaient été concédés, par lettres patentes, à.des individus en franc et commun soccage.Plusieurs de ces concessionnaires résidaient dans différentes parties du pays et une grande proportion d’entre eux ne s’établit jamais sur ces terres.Plusieurs transportèrent leurs titres à d’autres personnes.Il y en eut dont on ne put jamais découvrir les traces de transfert parce que les titres n’étaient pas enregistrés.Les noms des concessionnaires originaires se trouvaient souvent dans les patentes même après avoir vendu leurs titres.Tl en résulta donc un état d’incertitude à l’égard de ces titres.Avant qu’on établit une cour de justice à Saint-François, les seules qui pouvaient régler les différends au sujet de ces titres étaient celles de Montréal et des Trois-Riviè res.A cause de la distance et de la difficulté de parvenir à ces endroits, faute de moyen de transport, etc., les poursuites judiciaires devenaient presqu’impossibles. 273 La cause de l'incertitude des titres augmentait progressi-¦ -rient.11 n’y avait que peu au point de décision dans les ._*/s de justice determinant la loi à l’égard des charges sur ces terres, de même qu’au sujet de leur transmission et de leur division entre heritiers.Jusqu'à l’année 1826, les titres des terres passes dans les townships de ces comtés avaient été rédigés d’après les formes prescrites par les lois du Canada.Les statuts passés en Angleterre en 1825, déclaraient quelles étaient régies par les lois d’Angleterre.Cela vint encore ajouter à l’état d’incertitude qui prévalait déjà à cette époque et affectait grandement l'amélioration des terres.Un changement s’imposait.A la suite du rapport du Comité, monsieur Peck présenta à la Chambre un bill qui pourvut à l’établissement des bureaux d’enregistrement dans les comtés ci-haut mentionnés.Ce bill fut sanctionné le 26 mars 1830.Le 1er janvier 1842, un bon nombre d’autres bureaux furent établis et graduellement des régistrateurs (conservateurs d’hypothèques ) furent nommés dans tous les comtés.En voici la liste pour les années 1830 à 1867 : Lucien Brault REGISTRATEURS DE COMTES, B.-C.Noms Comtés Date Robert Hoyle Acadie 17 mars 1835 Jean Baptiste I.tikin Acadie 24 avril 1835 Edward Modeste Poisson Arthabaska 4 juin 1857 Thomas Barron Argenteuil 2!) mare 1866 Joseph Charles Bachand Bagot 17 sept.1861 Jean Ephrem Proux Beauce 10 déc.1866 John Munro Beauharnois 4 juillet 1831 Dow K.Lighthall Beauhamois 19 août 1835 D.K.Lighthall , Beauharnois 1 janv.1842 Adélard Le Moine de (Martigny) Beauharnois 8 juillet 1856 Edward Henry Bowen Bellechasse 1 mars 1844 Pantaloon Forgoes Belleeha-sse 19 mars 1844 Hector Simon Huot Dist.de Berthier 1 janv.1842 Jean-Baptiste Chalut Dist.de Berthier 14 mars 1843 274 Jean Octave Chalut Comté Berthier 14 juillet 1858 Robert Wily Fitton Dist.de Bonaventure 1 janv.1842 Joseph Guillaume LeBel, Comté de Bonaventure 14 mars 1852 Hyram Sewell Foster Brome 2 avril 1856 Thomas Austin Chambly 1 mans 1844 Thomas Austin ( ’hanibly 17 mars 1849 Napoléon Mignault Chambly 1 sept.1865 Ferdinand Filteau Champlain 1 mars 1844 îlli Rinfret Champlain 6 mars 1856 Télesphore Fortin (Charlevoix et Saguenay 1 oct.1858 Charles DuBerger Charlevoix et Saguenay 1 oct.1858 George Aimé Beaudry Châteauguay 21 fév.1857 Alexis Macaire Gagnier Châteauguay 13 mai 1862 R.A.Fortier Dist.deGhaudière 1 janv.1842 "Ovide Rossé Chicoutimi 1 oct.1858 Théodore Davis Dist.desD.-Montagnes 25 nov.1834 Daniel de Hertel Dist.des D.-Montagnes 26 janv.1841 Dosithée Dupras Comté des D.-Montagnes 22 mai 1857 Edward Henry Bowen Dist.de Dorchester 1 janv.1842 Richard Achille Fortier Comté de Dorchester 1 mars 1844 François Marcel Guay Dorchester 11 juillet 1846 Alexis Godhout Dorchester 13 sept.1856 William Robins Drummond 9 juillet 1830 William Robins Drummond 1 mars 1844 James Duncan Drummond 7 juillet 1847 Edmund Cox Drummond 26 mai 1848 W.A.Hale Dist.de Gaspé 1 janv.1842 Peter Winter Comté de Gaspé 23 mars 1,844 George Frédéric Tremblay Gaspé 19 oct.1854 Peter Winter Gaspé 29 janv.1856 Louis George Harper Gaspé 26 mans 1858 .can Baptiste Lukin Huntingdon 1 mans 1844 William F.Hawley Huntingdon 31 oct.1850 Lpnrcm Bou« hard Huntingdon 23 nov.1852 Tanerèdo Sauvageau Huntingdon 31 janv.1855 Isaac Jackson Hun tin gdon 21 fév.1857 Andrew Somerville Huntingdon 1 sept.1862 Didace Tassé Iberville 31 mai 1864 275 Jean Olivier LeBlanc Joliette 9 juin 1856 Charles Gaspard Beaudoin Joliette 25 août 1864 Jean Baptiste Taclié Dist.deKamouraska 1 janv.1842 Jean G.Taché Comté de Kamouraska 25 sept.1849 Henry Caron Kamouraska 31 oct.1866 FrapOçis Xavier Léonard Laval 11 août 1857 Jean M.Raymond Dist.de Leinster 1 janv.1842 Louis Archambault Leinster 14 mars 1843 Miïftrel Poirier Comté de Leinster 18 janv.1856 Hon.Antoine Gaspard Couillard L’Lslet 1 mars 1844 Joseph David Lepine L’lslet 22 juin 1847 Thadée Michaud LTslet 26 nov.1858 Rémi Serephin Noël Lotbinière 1 marte 1844 Joseph Filteau Lotbinière 17 oct.1862 Charles Cruse Fox lies Madeleine 19 avril I860 Jean Etienne Aubé lies Madeleine 111 niai 1862 Edouard Borne lies Madeleine 29 juin 1867 Joseph Edouard Pichette Maskinongé 30 sept.1856 Thomas P.Anderson Mégantic 14 juillet 1831 Thomas William Lloyd Mégantic 11 juillet 1832 George Manly Muir Mégantic 10 avril 1834 John Meyer Mégantic 20 oct.1834 John Robert Lambly Mégantic 1 mars 1844 Edward Thurber Mégantic 15 oct.1849 Jean Pierre Proulx Mégantic 15 juillet 1850 William H.Lambly Mégantic • 25 oct.1862 Philip H.Moore Missisquoi 18 juin 1830 Anson Kemp Missisquoi 12 août 1840 Richard Dickinson Missisquoi 1 janv.1842 Richard Dickinson Missisquoi 1 mur 1844 Joseph Edouard Beaupré Cté élect Missisquoi 2 janv.1857 Joseph David Lépine Montcalm 22 nov.1858 Louis Célestin Le François, Montmagny 1 mar 1844 Gabriel Dick Montmorency 28 août 1861 Edward Dowling Dist.de Montmorency 1 janv.1842* George Herman Ryland Comté de Montréal 17 juin 1845 William Robins Dist.de Montréal 1 janv.1842 Joseph Jutras Comté de Nieolet 1 mar 1844 Joseph Achille Blondin Nieolet 31 mai 1867 Pierre Gosselin Nieolet 1 juillet 1845 276 George Thomas Griffin James F.Taylor James Finlayson Taylor James E.Judgson Henry Paul Dist.Roger Lelièvre Comté Hon.Joseph Elie Thibaudeau George Herman Hyland Dist.Charles Montizambert Comté Melchior Alphonse De (Salaberry) Dist.Pierre Rémi Chevalier Comté Jules Chevalier Alexandre Corrie George Hope Napier Charles Prentice Cleveland Aug.Guil.Ruel Dist.John Heat ( Louis François Garon André Elzéar Gauvreau Henri Aubertin François F.Z.Hamel Louis Edouard Paschal Laberge Edward Tramblay Charles Duberger François X.De Sales (La Terrière) Dist.D\ ide Bossé Comté Richard Dickinson Hiram Sewell Foster Joseph Edgarton Joseph Bonaparte Edgarton Charles-Fred.Henry Goodhue Robert Vincent W illiam Ritchie George Hyacinthe Dumenil, William Ritchie Charles Anderson Richardson, James F.Taylor John Ferrée Division d’enre He d'Orléans 14 juillet 1831 Ottawa 11 nov.1833 Ottawa 1 mar 1844 Pontiac 26 août 1862 • de Port neuf 1 janv.1842 - de Port neuf 8 oct.1845 Port neuf 29 mai 1863 de Québec 1 janv.1842 de Québec 25 juin 1845 de Richelieu 1 janv.1842 de Richelieu 1 mar 1844 Richelieu 25 juin 1867 Richmond 2 avril 1856 Richmond 29 sept.1857 Richmond 19 juin 1867 de Rimouski 1 janv.1842 de Rimouski 26 juillet 1849 Rimouski 4 mai 1863 Rimouski 14 juin 1860 Rouville 1 mars 1844 Rouville 2 juin 1851 Rouville 18 sept.1857 Saguenay 1 janv.184Ü Saguenay 10 juillet 1846 de Saguenay 12 juin 1849 de Saguenay 2 nov.1853 Shefford 5 juillet 1830 Shefford 1 mars 1844 Shefford 2 avril 1856 Shefford 3 avril 1856 Sherbrooke 9 mai 1830 Sherbrooke 2 .vril 1837 Sherbrooke 1 janv.1842 Boulanges 18 avril 1856 St a instead 9 juillet 1830 Stanstead 1 mars 1844 Sydenham 1 janv.1842 g.S.-Anne des M.5 déc.1859 277 James Holmes Dist.de St-IIyacinthe 1 janv.1842 Jean François Têtu St-llyacinthe 30 juin 1843 Horace St-Germain Comté St-Hyacinthe 8 nov.1848 Thomas Austin Dist.de St-Jean 1 janv.1842 Louis Marchand Comté St-Jean 18 avril 1856 William A.Marchand St-Jean 8 mai 1865 Charles Niverville Montizambert St-Maurice 1 mars 1844 Louis Gonzague Duval St-Maurice 4 août 1845 Antoine G.Couillard Dist.de St-Tliomas 1 janv.1842 Drummond Buchanan Dist.de Terrebonne 1 janv.1842 Alexander Corrie Comte Terrebonne 25 fév.1845 Joseph Lachine Terrebonne 22 avril 1852 Joseph Amable Hervieux Terrebonne 21 oct.1857 Charles N.Montizanbert Dist.des Trois-Rivières 1 janv.1842 Hyacinthe F.Charlebois Vaudreuil 1 mars 1844 François De Salles Bastien 5 audreuil 21 fév.1857 Pierre Ménard Verchères 1 mars 1844 Félix Geoffrion Verchères 6 sept.1854 Aimé Geoffrion Verchères 2 juillet 1863 Jacques Picard Wolfe 26 déc.1861 Jean Olivier Arcand Yamaska 1 mars 1844 Joseph Michel Coté Yamaska 4 juin 1862.QUESTIONS • .- Connaît-on l’auteur de la chanson satirique : Pas d’Thibault, pas d’Thibault, C’est Laurier qu’il nous faut.Il v a plus d’un demi-siècle un écrivain anglais publiait d’intéressantes Ephêmcridc* dans les journaux sous le pseudonyme “ Laclède Qui était Laclede ?R.O. 278 REPONSE < y i m^8 pr®^ecteur8 du grand vicaire Mailloux (XLIII, p.-12).C’est M.Mailloux lui-même qui nous apprend quels furent les protecteurs de son enfance, dans sa uochure publiée en 1850, La croix présentée aux membres de la Société de Tempérance.La dédicace de ce petit ouvrage est une lettre adressée a I abbe Louis Gmgras, alors supérieur du Séminaire de Quebec.Cette epitre respire la reconnaissance que le saint pretre avait voué aux directeurs du séminaire de Québec qui lui avaient permis de faire ses études classiques et d’être eleve a la prêtrise.Citons là ici : Monsieur le supérieur, l n petit enfant, né de parents peu fortunés, se trouvait condamne a passer sa vie dans l’ignorance des sciences minâmes, et a occuper une des positions les plus humbles de U société.Un jour un prêtre vénérable, digne de vivre etei nellement dans la mémoire d’une foule d’hommes éminent., dans toutes les professions de la société canadienne qu il a instruits avec une capacité et une constance dignes des plus grands eloges; un prêtre que la Providence conser-\c encore pour la gloire de la maison qu’il a tant honorée SfrŒ nTra CC '“* enfant' dans »* petite le, et lui oi lut de le faire instruire gratuitement.Ce petit en ant, accepta cette offre bienveillante, qui lui donnait l’i- nappreciable avantage de faire un cours complet d’études Ceci se passait dans 1 automne de 1814.C e prêtre, vénérable et bienfaisant, c’était M le prand vicaire Jerome Demers.Ce petit enfant, c’était moi auio r d hm eleve a la sublime dignité du sacerdoce, par suite de cet acte de bienfaisance, et par l’infinie bonté de Dieu .Comment payer un tel bienfait?."I-issaiiT.-ii-jc, ,!„ moins.Monsieur le Supérieur d’ne quitter publiquement, en votre personne, (avant que la mort ce ,,u"t 'ioisTv ï"'C,tC)'l Par'Jf une des dépendances de l’ancien château Saint- rhTtllîT «f™* là où s’élève aujourd’hui l’imposant a tau I rontenac.C est en cette occasion que AI.Chauveau f Ve toucl?ant eloge de Quebec dont nous ne pouvons donner q i une petite partie: “L’histoire est partout ici, disait M.Chau- pgaUj aiùt0l!r .de VOUs’ au-dessous de vous ; du fond de cette value, du haut de ces montagnes, elle surgit, elle s’élance et vous ene: même U-bas, dans I,, méandre! capricieux de la ri-\icit Saint-Charles, le Cabir-Coubat de Jacques Cartier est I endroit meme oi, il vin, planter la croix et conférer a«c setsneur Dounacona.Ici, tout près d'ici, sous un orme S dalle pue nous avons eu la douleur de voir abattre, la tradition \tut que Champlain soit venu planter sa tente.C’est l’endroit Ksm'n rr rM- * • nqip.s, pai la bouche de ses canons, cette fière rénonse istoire n oubliera jamais.Sous nos remparts s’étendent les piailles on tombèrent Wolfe et Montcalm, où le chevalier d ocvis remporta.1 annee suivante, l’immortelle victoire que les va iTn" nde Quf ’ec °nt/0ulu 'Appeler par un monument Devant nous sur la cote de Beauport, les souvenirs de batailles troupes UU f ' 'naiS°,ns 011 1,8 s’étaient établis Arnold eUes 281 dit: me voici!” Ht M.Chauveau terminait en disant: "Je ne sais si je ne devrais pas m’arrêter, s’il m’est permis de vanter ainsi Québec, et si ma voix ne sera pas suspecte lorsqu’elle s’élève ainsi en faveur d’une ville où je suis né et que j'ai si longtemps habités.Je ne sais point si je puis être impartial à l’égard d’une ville, où, à l’ombre de l’arbre séculaire dont je parlais, il y a un instant, entre les deux temples qui représentent les deux cultes et les deux races qui se disputent cette contrée, j’ai reçu de mes parents et de nos vieux citoyens tant de bonnes leçons et tant de bons exemples; d’une ville, qui m’a porte tout jeune, à la représentation nationale et, par suite, à d’autres fonctions qui, à la veille de notre séparation, m’a fait l’honneur de me choisir pour l’interprète de son pieux respect pour la mémoire des braves tombés sous ses remparts, d'une ville enfin où, si dans sa vie et dans sa mort également incertaines, l’homme hélas! pouvait compter sur quelque chose, je compterais venir rejoindre un jour des êtres chéris qui, les uns suivant les lois de la nature et les autres contrairement à ces lois, m’ont précédé dans la tombe .QUESTIONS A-t-il été publié une liste de tous les Zouaves pontificaux, européens comme canadiens?Z.O.Où le premier tramway a-t-il été établi au Canada ?Notor Quel souvenir rappelle le boulevard Charest, à Québec?St-Roch Quel fut le fondateur de la ville de Winnipeg?N.O.Les portraits qu’on nous donne de Madeleine de Ver-chères sont-ils authentiques?Dout.Combien de grands tremblements de terre avons-nous eus au Canada?Cur 282 LE SOUS-LIEUTENANT HUGH MURRAY Né à Montréal le 30 avril 1836, Hugh Murray appartenait toutefois à une famille québécoise.11 était le neveu de Mgr Horan, évêque de Kingston.Après avoir fait son cours classique au séminaire de Québec, Hugh Murray étudia la médecine à l’université Laval pendant un an.M.Murray perdit coup sur coup, en 1857, sa mère et son père.Ces deux malheurs lui firent prendre la résolution d’embrasser la carrière ecclésiastique, mais le travail constant et le chagrin des pertes qu il venait de faire affaiblirent sa santé au point qu’il dut renoncer aux études théologiques.En 1859, M.Murray entrait à la rédaction du Journal of Education, au département du sui intendant de I Instruction Publique, alors dirigé par l’honorable P.-J.-O.Chauveau.Catholique convaincu, la bataille de Castelfidardo enthousiasma le jeune Irlandais.Il écrivit aussitôt à son oncle, Mgr Horan, pour lui annoncer sa ferme détermination de partir pour Rome.Mgr Horan lui répondit tout de suite pour le féliciter de sa généreuse idée et bénir son projet.Pe jeune Murray fut le deuxième zouave canadien puisque déjà M.Testard de Montigny était enrôlé dans l’armée pa-pcile.M.Murray arriva à Rome en juillet 1861 et endossa aussitôt l’uniforme du zouave.Sa conduite au régiment fut celle d un bi ave et d un vrai catholique.11 fut promu sergent en 18ob) et Mentana, en 1867, le vit à l’avant-garde, au premier iang suî la ligne de bataille.1! reçut alors une blessure au bras qui nécessita son séjour a 1 hôpital pour es semaines.Porte à l’ordre du jour du régiment, il reçut quelques mois apres, la croix de Pie IX.Nommé, en mai 1868, sous-lieutenant.il reçut de ses frères d’armes canadiens qui venaient d’arriver à Rome, un sabre de service qui portait, gravé sur la lame, l'inscription Au sons-licutcnant Murray, chevalier de Pic /A, premier officier canadien, ses compatriotes.La date fatale du 20 septembre 1866 força le brave Murray à rentrer au C an a da.Après une maladie assez sérieuse qui nécessita une operation Murray rentra à l’emploi du journal catholique de AewA oik, le Freeman.Puis survint l’insurrection carliste en Espagne.La cause carliste avait toujours souri à Murray.Le - aoîn 18/3, Murray s’embarquait sur le steamer Spain pour aller s enrôler dans les rangs carlistes.Il entra dans un régi- 58 283 ment de zouaves de l’armée carliste de la Catalogne.Ce régiment était commandé par dom Alfonso, son royal camarade des Zouaves Pontificaux.Il se distingua partout où il se battit et fut promu capitaine à la prise de Vieil.Le brave Murray fut tué à l’attaque de Manrèse en février 1874.Il tomba au sein de la victoire.Murray était un chevalier de l’ancien temps, un soldat brave et habile, un chrétien fervent qui aurait marché au martyre en chantant la gloire de Dieu.LE JOHN MUNN, “ROI DU SAINT-LAURENT” Le John Munit mérita d’être appelé le “roi du Saint-Laurent”.Ce navire fut construit à Québec dans l’hiver de 1846-1847, d’après les plans et sous la direction de M.Prunelle, un des meilleurs ingénieurs maritimes du temps.La menuiserie avait été l’oeuvre d’un autre Canadien-français, M.Eréchette, de Saint-Roch de Québec.On a attribué la machine du John Munit à un mécanicien de New-York, M.Collins.La vérité est que la plus grande partie de la machinerie du John Mutin fut faite à Québec à la fonderie P.issett, par deux mécaniciens québécois, MM.Pierce et Calvert.Le John Munit avait été construit par le constructeur de navires John Munn pour tenir une ligne régulière entre Québec et Montréal.Le John Munn fut lancé au printemps de 1847 et il fit son premier voyage à Montréal le 22 mai 1847.La longueur du John Mutin était de 292 pieds et son tonnage de 374 tonnes.Le navire avait trois ponts inférieurs, contenus dans la coque même.Le premier pont était occupé dans toute sa longueur par le salon des messieurs avec de chaque côté, près de cent lits.Le second pont contenait les chaudières, les machines, les bureaux du bord, l’espace réservé au fret, le salon des dames avec, de chaque côté, un certain nombre de lits.Le troisième pont avait été transformé en promenade couverte et renfermée de tous côtés par des cloisons vitrées.Le premier capitaine du John Munn fut John Lockart, un marin qui connaissait bien le Saint-Laurent.Le John Munn était le plus luxueux et le plus rapide navire au Canada. 284 REPONSE Lettre de sir G.-E.Cartier à Thomas L.Goldie (XLMI, p.101 ) — C est à Thomas E.Goldie, secrétaire civil de sir John Colborne, que Georges-Etienne Cartier écrivit en 1838 pour s'excuser d’avoir pris part à la Rébellion.Les Archives Publiques du Canada possèdent l’original de cette lettre dont copie suit.Lucien Brault.Montréal 17 novembre 1838.Monsieur, \ ous me pardonnerez en ce moment de prendre la liberté de vous troubler.Je m adresse à vous en votre qualité de Secrétaire Civil pout vous faire connaitre que j etais un des Pros-trits mentionnés dans une Ordonnance du 28 juin dernier passée et adoptée sous l’administration du Comté de Durham et le Conseil Spécial d alors; et qu’en conséquence et sur la foi de la Proclamation du Comte de Durham émanée au commencement d Octobre dernier qui mettait fin à mon Exil je suis revenu en cette 1 îovince pour y reprendre mes occupations, fermement determine de ne prendre part à aucun évènement ni aucune dis-sention politique et de tenir la conduite la plus paisible et la P us irréprochable.Il est peut-être bon pour moi de mentionner in qu une copie de la dernière Proclamation du Compte de Cubain m a été officiellement envoyée, accompagnée d’une et 11 e que je puis montrer au .besoin.Cette circonstance a contribue a hâter mon retour en ce pays où je suis depuis le douze du mois d Octobre dernier, et à me convaincre qu’en m’éloignant de toute affaire et de tout trouble politiques et en me conduisant paisiblement j’y vivrais dans une sécurité parfaite sous la protection de la loi.Depuis mon retour jusqu’aujour-d hui je suis demeuré à Montréal pour donner aux Autorités 1 occasion d avoir les yeux sur moi.Je ne me suis absenté de cette ville que pendant deux jours, vers le quinze ou le 17 d’Octobre dernier, pour aller voir ma famille qui reste à la campagne et que je n avais pas vue depuis un an.Malgré ma condui-e paisible et la reserve qui a accompagné mes actes et mes paroles depuis mon arrivée comme durant mon Exil, je dois vous dire que de ce temps-ci je suis loin de vivre sans inquiétudes. 285 Les nombreuses arrestations qui ont eu lieu et le langage de quelques personnes m’entretiennent dans des appréhensions continuelles d'être arrêté soit par précaution soit sous soupçon; ce qui m’empêche de vaquer librement à mes affaires.J’aimerais s’il m'est possible parer à toute molestation imméritée.Je dois vous déclarer sur mon honneur et sur ma conscience que je ne suis lié en rien aux troubles récents et qu’il n’est personne qui les désapprouve et les déplore plus que moi.Je vous le réitère, nia détermination est bien formée de me conduire de la manière la plus paisible et la plus irréprochable.Maintenant vous m’obligeriez infiniment en donnant Communication de la présente A Son Excellence Sir John Colborne.et en me fesant connoître s’il y a danger pour moi d’être troublé dans ma liberté individuelle.J’ai la plus grande espérance que son Excellence Sir John Colborne, appréciant la situation délicate où je me trouve me fera la justice de donner au contenu de la présente toute l’attention possible.J’ai l’honneur d’être Votre très humble et dévoué Serviteur Georges Et.Cartier Thomas L.Goldie Esquire C.S.Montreal.LES “LOGES” A QUEBEC Un siècle après la fondation de Québec, il n’existait encore dans tout le pays aucun établissement ou asile pour recevoir les aliénés.Mgr de Saint-Vallier, s’occupa d’améliorer le sort de ces malheureux.Il fit consentir les religieuses de l’Hôpital général à prendre soin des aliénés.Un peu avant 1720, une petite maison fut bâtie par ses soins et avec ses deniers, près de l’Hôpital général.Le roi lui accorda 1000 livres pour l’aider à payer cette construction.On ne recevait dans cette maison que les folles.Un bâtiment pour les fous fut aussi construit près de l’Hôpital général, en 1722.Le plan en avait été dressé par M.Chaussegros de Lery.Il comprenait quatre loges voûtées, comme dans la maison des folles.Le roi accordait certains secours à, l’Hôpital général ixwr maintenir ces deux maisons.Sous le régime anglais, l’Hôpital général cessa de recevoir des secours, mais il continua à garder des fous et des folles jusqu’en 1845. 286 D’HASTREL Jean-Baptiste-Christophe d'Hastrel, fils de Pierre-J'nnio, seigneur de Raillai, et de la Chabosicrc, et de Suzanne Delacour, de Saint-Martin, ile de Ré, épousa à la Pointe-aux-I rembles.près Québec, le 12 février 1760, Marie-Anne Lié-nard, fille de Louis-Joseph T.iénard dit Durbois.Christophe (tuf che\ alier et seigneur de Rivedoux et lieutenant des grenadiers au régiment du Languedoc.Il était à la Pointe-aux-I rembles le 12 février 1758, et probablement avant, et con-n.ussait 1 endroit et ses habitants, ce nui peut expliquer comment il rencontra Marie-Anne, laquelle, évidemment, avait ete favorisée des dons de l’esprit et des traits de la Beauté, car scs parents n’étant nue des cultivateurs pas très pourvus des richesses terrestres, on ne peut comprendre autrement l’alliance du chevalier avec une paysanne.Tl v aurait là matière à un joli roman d amour.Comment se fait-il nue M.d’Hastrel était à la Pointe-anx-1.Q hour ce mariage, le 12 février 1760’ Les troupes étaient a Montreal avec Lévis et ne partirent de là pour aller "•m ’¦> Oc Murravnue le 17 avril suivant.Obtînt-il un congé ‘ a )SC'.ir.P l”1 s,‘ Mouvait-il avec quelque détachement à la Pointe, en éclaireurs?• T ^/M’otionaire Tanguav fvnl TV-4LD contient quelques inexactitudes a 1 egard de AT.d’Hastrel.Tl faut écrire Bruncau nm rappelle une alliance de famille, et Chabosicrc s’écrit avec deux ,w.Radian, ne serait-ce pas Rivedoux?Et Delacour doit former trois mots: De la Cour, famille de Saintonge.Poim '¦ ’’T" c,:,,lailt;QPP°rtée naquit le 4 février 1766, à la iLon de T' °-n Kt,enne ?HastreI Rivedoux qui fut bai on de 1 Empire, lieutenant général et Grand-croix de la Lésion d honneur.Etienne s’éteignit à Versailles en 1846 Cette famille blasonnait: “D’azur, au chevron d’or accompagne de deux molettes de même, en chef, et d’une tête de icvno,;, ".eo;it „(,uvdeCTeu1csrthm,cl(V(1V„.* f La noblsse de Saintonge et d’Aunis en 1789, p ?^9 ]> h Tl doit v avoir des descendants autour de Québec de ces Lienard dits Durbois-Boisjoli-ATondor.et ces' notes a ron quelque intérêt pour eux.nt Régis Roy. 287 UNE AFFICHE DE THEATRE En 1934, travaillant à restaurer une demeure ancienne, rue Saint-Vincent, des ouvriers constatèrent que les murs étaient recouverts de plusieurs épaisseurs de papiers peints.Une de ces épaisseurs consistait en exemplaires d'une affiche en deux couleurs, annonçant les représentations, à l’Académie de Musique, entre le 14 et le 19 mai 1877, du grand drame lyrique, JEANNE d’ARC, livret de Jules Barbier, musique par Charles Gounod.Au centre de l’affiche, se voyait un tableau signé Cassan et représentant Jeanne d’Arc sur le bûcher.Pour directeurs, le spectacle avait deux brillants musiciens, Frantx Jehin-Prume, violoniste et Calixa Lavallée, pianiste.Hélas! des exemplaires de l’affiche enlevés des murs, on ne pouvait avoir cpie des fragments, la plupart enduits de colle ou noircis par le temps.Prévenus cependant, de cette trouvaille, nous demandâmes de recueillir tout ce qu'on pourrait etc.on nous apporta des monceaux de morceaux.Nous avions devant nous un ravi casse-tête chinois, un “puzzle” comme l’on disait hier.Avec soin, nous choisîmes les meilleurs et plus appropriés fragments, et les confiâmes à M.Barrière, un artiste patient et expert qui réussit une reconstitution, â ce point parfaite, qu’une personne non prévenue, ne saurait dire, aujourd’hui, que ce “document” est composé de lambeaux.A nous, cette affiche offrait une valeur, ce pouvait être la première affiche de spectacle, en langue française, avec gravure; ce pouvait être aussi le rappel d’une première aventure théâtrale et musicale de géante envergure par des Canadiens-français.Examinons quelques faits.Les costumes, les décors et les accessoires pour les représentations avaient coûté $2000, ce qui, pour l’époque, était grand luxe.A divers titres ou emplois, 239 personnes prenaient part au spectacle.Dans ce nombre, il y avait 34 acteurs, 50 figurants, un choeur de 80 voix et un orchestre de 50 musiciens.Au nombre des interprètes on citait Mme F.J.Brume (née Rosita Del Vecchio), Mlles Hone, Desmarais et Gau- 288 ducr; MM Charles Labelle, avocat et maître de chapelle, Unus Labelle qui fut comédien notoire, Léon Ledieu.journaliste, etc.Les représentations eurent du succès, les auditeurs vin-i cnt de partout, bref, ce fut un événement artistique qu’aucun groupe d amateurs n’a peut-être dépassé.Comme 1 affiche reconstituée pouvait être unique, nous 1 avons deposee au musée du Château de Ramezav * * * l’affirhi "ri*’ mamten.ant;.sur l'auteur de l’image qui ornait eJ mob 1, Se ,;0n!ma;tTV,ta Cassan- 11 ^ait graveur sur bois 1 v ‘ 1 " "e " tréaI’ en 1852> mais à cette époque, chefs émienT?•!!' tr°,S, fam,lles Cassan °» Cassant dont les état civh CUrS dC P'erre ct nous "’avons pu établir son Quoiqu’il en soit, le graveur Cassan a signé bien des vi- a'u iu^ndeTlSO^d'’‘‘"If'8 ’’V?ou -inurnaux et >1 exerça son a; isqu en 1892 dans Montreal.Quelque chercheur aurait-il d auties renseignements sur cet artiste?E.-Z.Massicotte.^ OLFE EST-IL ENTRE DANS QUEBEC?flew,B"™ ÎTé nfsnnce * renfantme léçende que Wolfe.pUisc en pajsan français, serait entré dans l’été de 17S9 • J '"teneur des murs de Québec afin de s'assurer par lui rarer > CmAU -C
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