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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1928-08, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiih es VOL.XXXIV LEVIS — AOUT 1928 No.8 LE FIEE UT SEIGNEURIE DU L'AUGE DU LA MADELEINE ( Suite et fin ) I.cncuf Le 1.2 mai 164O, l'abbé de la Madeleine faisant une nouvelle concession en liet à noble homme Michel Leneuf, tils de AI.de la Poterie, sur le Saint-Laurent, de demi-ITeuc de front sur deux lieues de profondeur.Cet acte de concession conservé au grc fie de AmUuart.notaire à Québec, est également inédit: "Nous Jacques de Lafferté premier en digtnt.abé de Ste-Alarie Magdeleine de Chateaudun chantre & chanoine de la Ste chapelle de paris seigneur de Martemont Kaumont Deauvil Chaupotre et.en partye l'un des associés de la compagnie généralle de la nouvelle trance en Canada a tous présents & advenir salut scavoir: faisons (|ue sur le> tesmoignages & bons raports quy nous ont esté fait par les pères jésuites qui résident cy haut.la foy et le cris- tianisnie dans la dite nouvelle trance de la probitte vye iN moeurse & du zelle a la foy et religion crestiène catholique apostolique et romaine de la personne de noble homme Michel Lenoeuf fils de Monsr.de la Poterve l'un des habitants de la dite nouvelle franco & pour la bonne attection que nous luy portons nous luv avons ]>ar ces présentes donné conceddé — 450 — droits de justice haute moyenne et basse pour lue ces hoirs & aiant cause la quantité en largeur d'une demi lieue de terre prèrie & boys sur le bort du grand fleuve St-Laurent & fie fié donnons concédons & fieftons à perpétuité en tous deux lieues de long advançant dans les terres joignant dun costé aux deux lieues de terre que nous nous sommes réservées et réservons depuis la riviere des trois rivières jusque à la pnte lief iV concession de 1 autre coste celle du sieur de lié risson avecq uzage des pesches dans les rivières tout ce qué dessus à nous appartenant & faisant partve de dix lieues de terre en largeur sur le bort du grand fleuve St-Laurent & \ ingt lieues de longueur dans les terres selon la concession (]u\ nous en a esté faitte par la dite compagnie gnalle eu l’année gbye.trente >i\ le quinziesme jour de janvier à la charge & condition de.tenir, les dittes terres boys & prerie circonstances & dépendances en fief foy et hommage de nous & de nos successeurs a perpétuité suivant lusage & coustume de l.i pi evosté et vicomté de paris & de nous rendre et à nos successeurs les dits fovs hommages & services de vassalitté & autres debvoirs et droits seigneuryatix quand ils en seront au lieu que nous désignons cy-après proche de nostre rivière batiscan ou autres lieux quil nous plaira laquelle fief et concession portera le nom et tiltre de fief.et pour la re- cog unissante annuelle èc perpétuelle des dits droits seigneuriaux le d.Sr Leneuf fils de monsr.delà Potrye ces hoirs successeurs et ayans cauze nous payerons de cinq en cinq ans au premier jour du mois de septembre une peau de castor du pats dune livre & demie à commencer lors qu’il y aura par luy ou par ces ayans cause quelque habitation ou résidence estalilys sur les lieux susdits et néanmoins nous fournira et deln ! era atlvue dès la présente année pour première recongce des hommages et de vassalité et afin que les présentes puisent toujours & a perpétuité faire pleine foy et demeure en leurs force et vertu nous les avons signés de nostre main & a ycelle iaict appozer le sceau de nos armes en cire rouge pendant surlacs de sotx violette et verte & contresigné par nostre secretaire le douziesme jour de may mil six cent qua-t ante six de l an de la naissance de nostre seigneur Jésus-Lhnst a quoy nous avons appellé pour tesmoing révérend pere en Dieu mre.Eustache Picot coner.& aulmonier du rov 451 — abbé des abbays de Chaulmont & Chatinois, vénérable et tlis-crette personne nire.Pierre Ta.rdieu chanoine de la Ste chapelle de paris nire.Nicolas Peron & Anthoine Groisv conseiller du roy en l’élection de paris signé de Laferrté abé de Ste Madeleine Picot abbé des Abbaye de Chaumont N Chn-tinov Tardieu Peron N Groisy avecq paraphe aux dits seings.L’an gibye cinquante le second jour de juin au dit an la présente concession a esté enrégistrée du commandement de mon Sr Dailleboust gouverneur & lieutenant général en ce pays au greffe de kebecq à ce quérant le diet sieur Leneuf dénommé au blanc de l’autre part après avoir été mis en possession par le dit sieur sur les travaux & aboutissons désignez.avec injonction de la part de mon d.sr au d.sr Leneuf de travailler incessamment et cultiver les dites terres pour satisfaire aux intentions du roi partye par l'ordre des sieurs de la compagnie sur peine de nullité de la dite prise de possession signé Boujonnière.Collationnée à l’original étant en parchemin par moy secrétaire du conseil estably par le roy à Québecq notaire en la nouvelle france soubsignez iceluy à mov présenté de la part du sieur duportal et à iceluy rendu à l'instant le scizies-me jour deaoust mil six cent soixante et deux.Audouart, not.” • Les Jésuites, connue on le voit à leur Journal à la date du i î septembre 1646, s’attendaient d’avoir la concession accordée à Michel Leneuf.Le supérieur écrivait ce jour-là: ” Le 11, je partis avec M.le gouverneur pour les Trois-Rivières.Le P.Buteux demanda remuement de bornes et fut refusé de M.le gouverneur.Réciproquement, il refusa M.de la Poterie pour d’autres alignements.M.de la Poterie disputa puissamment le Cap des Trois-Rivières affecté aux Sauvages, en ayant la concession de cette année de M.la Madeleine, l’affaire fut indécise.” Neuville Le 12 mai 1646, également, l'abbé de la Madeleine accordait une autre concession en fief à noble homme Pierre Le Petit, sieur de Neuville. Le texte de l'acte de concession du fief de Neuville est une pièce inédite.Nous en devons la communication à M.Montarville de La Iîruère, archiviste fédéral à Montréal.Il ne faut pas confondre le IIef et seigneurie de Xeuville (aujourd'hui la l’ointe-aux-Trembles ) avec le fief accorded Pierre Le Petit le imai Ce dernier se trouvait dans les limites actuelles de la paroisse du Cap-de-la-Made-leine." Nous Jacques de la Perte, prêtre, indigne abbé de Sainte-Marie Magdelaine tie Chateaudun, Chantre et Chanoine de la Sainte-Chapelle de Paris.Seigneur de Mara-nottx, beaumont, dravel, Champesay et Mainville en partie.1 un des associés de la Compagnie Générale de la nouvelle f rance en Canada a tous présens et avenir.Salut: Scavoir taisons que sur les témoignages et bons raports qui nous ont été laits par les Révérends Pères Jésuites qui résident et plantent la toy et le christianisme dans la nouvelle fiance et Canada, de la probité et moeurs et du zèle à la foi et religion chrétienne, apostolique et romaine de la personne de noble homme Pierre Le petit sieur de Neuville, un des habitants dudit Canada et nouvelle trance, demeurant à Québec, et pour la bonne affection que nous lui portons, nous lui avons par ces présentés, donné et concédé et fieffé, donnons, concédons et licitons à perpétuité en tous droits de justice, liante et moyenne et basse pour lui, ses hoirs et ayans cause, la* quantité en largeur d’une demie lieue de terre, prairie, bois sur le bord du grand fleuve saint Laurent, et deux lieues de iong avançant dans les bois et terres joignant d’un coté les terres de monsieur Le Neuf sieur de hérisson et de l'autre coté aux terres vers Québec, avec hensage de pèche dans la dite rivière sans y prétendre aucun droit de propriété, tout ce que dessus avons appartenant et faisant partie de dix belles de terre en largeur sur le bord du grand fleuve Sainl-Laurent et vingt lieues de longueur dans les terres — selon la concession qui nous en a été faite par la dite compagnie generale en l’année 1636 le quinzième janvier, à VA charge et condition de tenir et relever les dites deux lieues de long sur demie lieue de large de terre, bois et prairie, circonstances et dépendances en fief, foy & hommages de nous et de nos — 453 — successeurs à perpétuité suivant l’usage et coutume de la prévôté et vicomté de Paris, et de nous rendre et à nos suc cesseurs les dites foy & hommages et services de vassalité et autres droits et devoirs seigneuriaux quand ils échèront au lieu que nous désignons ci-après proche de notre rivière de hatiscan ou autre lieu qu'il nous plaira.Lequel fief et concession portera le nom et titre de fief de Neuville: pour la connaissance annuelle et perpétuelle des dits droits seigneuriaux le sieur de Neuville, ses hoirs, successeurs et ayant cause nous payerons, de cinq ans en cinq ans.au premier jour du mois de septembre, une peau de castor du poids d’une livre et demie, à commencer lorsqu’il y aura par lui ou ses ayants cause quelques habitations ou résidence établies sur les lieux susdits; néanmoins nous fournira et délivrera dès la présente année pour première reconnaissance l'hommage de vassalité; et afin que les présentes puissent toujours et à perpétuité faire plaine toi et demeurer en leur force et vertu, nous les avons signé de notre main, et à icelle fait apposer le sceau de nos armes en cire rouge pendant sur le coté de soye violette et verte, et contresigné par notre secrétaire, le douzième jour de mai l’an de la naissance de notre seigneur Jésus-Christ 10 p>.à quoi nous avons appelé pour témoins.révérend l’ère en Dieu messire Kustachc Picot, conseiller et aumônier du Roi, abbé des Abbayes de Chaumont et Chaltnais, vénérable et discrète personne Mtre Pierre Tardieu, Chanoine de la Ste Chapelle du palais royal à Paris, mtre Nicolas Biron et Antoine Sproisy.iceux élus en l'élection de Paris.— Ainsi signé sur l’original: de la h’erté abbé de Ste Magdclaine Picot, abbé des abbayes de Chaumont et Chaltnais Tardieu, Biron et Sproisy, le tout avec paraphe Collationné sur la minute originale, étant en parchemin et à l’instant rendu, par moi notaire royal en la nouvelle france, résidant au bourg du fargy.le vingt huitième jour de mai mil six cent soixante neuf.F.Yaciion, notaire royal — 454 ( 'ap-dc-la-Madelcinc Enfin, le 20 mars 1651, l’abbé de la Madeleine accordait aux Pères de la Compagnie de Jésus établis en la Nouvel le-b rance un fief de deux lieues de front, sur le fleuve Saint-Laurent, sur vingt lieues de profondeur.C’est le Cap-de-la-Madeleine actuel devnu célèbre par son pèlerinage du Rosaire.Nous croyons que l’acte de concession du fief du Cap-de-la-Madeleine n’a jamais été publié.Ce précieux document est conservé a la Bibliothèque Saint-Sulpice, à Montréal, dans les papiers Baby : " Bardevant Jacques duchesne et pierre Fieffé notai-î es gardenottes du Roy au Chastellet de paris soubsi-gnez fut present en sa personne Reverend Pere en Dieu Mre Jacques de la Kerté conseiller ausmonier du Roy Abbé de saincte marie-magdelaine de Chasteaudun chantre & chanoisne de la saincte chappelle Royalle de cette \ille de paris demeurant and.paris dans lenclos du Pal lai s en sa maison f anomalie deladicte saincte cliap-|»elle Lecpiel pour le zele quil a pour lestablissement de la foy chrestienne et pour la conversion et reduction des sauvages du mesme pays de Canada a lad.foy et relli-gion chiestienne cathodique appostolicjue et romaine et eu consideiation des peines et travaux et soings que les pcres de la compagnie de Jesus ont pris et prennent journellement a 1 Instruction de ses peuples sauvages et pour leur donner plus de moyen de continuer leurs travaux et grands progrès et aussy pour donner moyen aux sauvages de saitestei et sabituer auprès desd.père vollontai-remt reconnues confesser et confesse avoir donné cédé quitte transporté et del laissé et par ces présentes donne ce< 1 cle quitte tiansporte et dellaisse du jour des maintenant a tousjours par donnation irrevocable faicte entre-\its sans touttefois aucune garantie a la compagnie de Jesus establie en la nouvelle france dicte Canada Revet ends pet es Geiosme Lallemand supérieur des colleges et maisons de lad.compagnie de Jesus en ladicte nouvelle fiance, paul le Jeune de la mesme compagnie procureur des missions d’icelle compagnie de Canada a ce — 455 — present et acceptant pour les colleges et maisons de la-dicte compagnie de Jesus, une estendue de terres eaües et forrests a prendre dans ledict pays du Canada contenant deux licites letong du grand fleuve St-Laurens depuis le cap nommé des trois rivières en descendant sur led.grand fleuve jusques a l’endroit ou lesd.deux licites se pourront estendrc sur vingt lieties de profondeur dans les terres du costé du nord et ce compris les bords rives et prairies qui sont sur led.grand fleuve et sur lesd.trois rivières avec le droict de seigneurie et mouvance que led.sieur donnaient' a et peust avoir en et sur les choses par eux cy dessus données le tout audict sieur donnateur appartenant par concession a luy faicte par Messieurs de la compagnie , vol.I.7o partie, pp.157, 226,^,318^ 3jne de guigné, (‘(1111011 Monmerqué, ( Collection des Grands Ecrivains (le la France) 1, p.10.note. — 480 — les Coulanges, qui signaient anciennement de Colanges, descendissent de Gabriel de Collange, mathématicien et cosmographe, né vers 1524, en Auvergne, qui fut valet de chambre de Charles IX et fut tué au mois d’août 1572, à la Saint-Barthélemy ”, mais il n’en saurait dire davantage.Quoi qu’il en soit de ses origines, que tout d’ailleurs indique avoir été des plus honorables, il est certain que Charles Petit de Levilliers fut un digne et brave officier.Tous ceux qui ont lu VHistoire du Canada de M.de Belmont, publiée en 1838 par la Société Littéraire et Historique de Québec, ont dû se demander souvent qui pouvait bien être ce L’evitier dont on raconte un remarquable exploit et que cependant l’on ne rencontre nulle part ailleurs dans notre histoire du Canada.Ce n’est autre que notre Charles Petit de Levilliers dont le nom territorial a été ainsi défiguré, soit par un copiste, soit par l’éditeur même du manuscrit de M.de Belmont.La distance n’est pas grande de L’Evitier à Levilliers ; cependant il a suffi, pour voiler à tous les yeux pendant longtemps le nom véritable du héros, d'y appliquer une apostrophe et d’en barrer l’I de façon à en faire un t.Voici le fait que rapporte brièvement M.de Belmont dans son sec procès-verbal (Pour l’avantage de la citation, nous continuons à écrire L’Evitier comme on a cru que l’auteur l’avait écrit).”24 septembre 1687 .Beau combat de L’Evitier, enseigne, qui sauva Amiconti, arracha son épée et tua le Sauvage qui 1 avait, sauva le capitaine Basque et eut son chapeau percé.” M.de Belmont parle encore de L’Evitier à l’occasion du désastre de Laprairie en 1691.11 note qu’après que les trois capitaines de St-Cirq, d’Hosta et d’Escay-rac eurent été tués, on l’envoya à la rescousse avec le lieutenant Domergue ; la mission était rude et il fallut a Petit de Levilliers un rare bonheur pour en revenir, car son compagnon Domergue y fut tué avec douze hommes.Il ne faut donc pas s’étonner que ce vaillant officier, après s’être aussi brillamment distingué, ait bientôt — 481 — trouvé entrée dans une de nos plus notables familles canadiennes.Le 29 août 1694, en effet, il épousait à Montréal Madeleine Gaultier de Tremblay, tille de René Gaultier de \ arennes, ci-devant gouverneur des Trois-Rivières, et de Marie Boucher.11 devenait ainsi petit-fils par alliance de l'illustre Pierre Boucher.Le Sr de Levilliers continua à servir en qualité de capitaine jusqu’à sa mort, arrivée en 1714.11 fut inhumé à Montréal, le 2 juillet de cette même année.Laftïlard nous apprend que le 2 juin 1715, le roi, en considération de ses services, accordait à sa veuve une pension de 100 livres sur le trésor royal.Nous n’avons encore pu découvrir la date ni le lieu de la mort de Madeleine Gauthier de Varennes, Mme Petit de Levilliers.Elle vivait encore en 1740, mais, après cette date, nous perdons sa trace.Le 14 mai 1750, à la Nouvelle-Orléans, Paul-Augustin Pelletier de la Iloussaye et sa femme, Victoire Petit de Levilliers, signent une procuration pour être représentés dans le règlement de la succession de Mme Madeleine-Victoire Petit.S’agirait-il de la succession de leur grand’mère, et Mme de Levilliers ne serait-elle morte qu’en 1769 ou au commencement de 1770 ?Cette dernière aurait eu alors 95 ou 96 ans, mais cela est fort possible.A notre connaissance, du moins, il n’y a pas d’autre Madeleine Petit de Levilliers, dont il puisse être ici question.Dans toute la généalogie de la famille, il n’y a qu’une autre Madeleine ou Madeleine-Victoire qui ait atteint l’âge adulte, et c’est précisément la requérante en la succession, Mme de la iloussaye.Mme Petit de Levilliers la mère avait été baptisée Madeleine seulement, mais elle a très bien pu s’appeler par la suite Madeleine-Victoire.De son mariage avec Dlle de Varennes, le sieur Petit eut une assez nombreuse famille, mais cinq seulement de ses enfants paraissent avoir atteint l’âge adulte.Nous ne connaissons guère en Canada que les fdles, les fils ayant de bonne heure pris du service en Louisiane et s’y étant définitivement établis.Il nous reste à faire connaître un peu plus et les uns et les autres.Nous consacrons — 482 — dune quelques notes à chacun dans l’ordre de leur naissance.i —Marie-Charlotte Petit de Lcvillicrs.Baptisée à Boucherville, le 18 août 1(>95, elle eut pour parrain René Boucher de la Perrière.Le 8 août 1718, à l'âge de 23 ans, elle épousait à Montréal Nicolas-Joseph de Noyelles, mort à Rochefort en 1761, après avoir été lieutenant de roi aux Trois-Rivières et chevalier de Saint-Louis.Mme de Noyelles, passée en France avec son mari après la cession, y vécut jusqu’à un âge avancé.En 1773, nous la voyons tenir sur les fonts baptismaux, à Loches, où elle résidait, son arrière petite-fille, Emilie Jacquier du Sou-pat.Elle-même avait eu 7 (ils et une fille dont nous espérons entretenir plus longuement les lecteurs du Bulletin dans une prochaine livraison, au cours d’une étude sur la famille de Noyelles, actuellement en préparation.i —Anonyme, ondoyée et inhumée à Boucherville le 11 janvier 1697, en présence du sieur Dervilliers, enseigne de la compagnie Lcvillicrs.3 —Charles Petit de LeviUicrs, baptisé à Boucherville, le 19 juin 1698, eut pour parrain le marquis de Crisafy, lieutenant de roi à Montréal.Destiné à la vie militaire comme son père, il crut que la Louisiane lui offrait un plus prompt avancement que le Canada et il y joignit de bonne heure M.de Bienville.Dès le 6 juillet 1720, nous le rencontrons sous-lieutenant en Louisiane et, le 4 novembre de la même année, il était déjà promu lieutenant.D’après le recensement louisianais de 1726, il résidait à cette époque à la Nouvelle-Orléans et y habitait avec sa femme la maison de M.de Noyan.C’est d’ailleurs en cette apnée 1726, le 14 janvier, qu’il se maria.Voici son acte de mariage extrait des Archives de la cathédrale St-Louis de la Nouvelle-Orléans.On remarquera que lui-même y est appelé Charles-Claude, tandis que sa mère est dite Madeleine Gauthier de la Vérendrye.“ L’An 1726 le 14 janvier après avoir publié un ban de mariage et dispensé des deux autres pour bonnes et valables raisons entre Charles Petit de Livilliers Ecuyer Seigneur de Livillier en Picardie fils de Charles Claude Petit de Coulange Ecuyer Seigneur de Livillier Capitai- — 483 — ne de la Marine et de demlle Marie Gauthier de La Ve-rendrie ses père et mère d’une part ; et Etiennette Louise Malbeque native de Brest fille de Jean Malbeq Commissaire des vivres de la marine et de Thomas Anne Le Clcr ses père et mère d'autre part, et n’ayant point trouvé d’obstacles à l'effet du dit mariage Je soussigné pretre Capucin Vicaire General de Monseigr.l'Eveque de Quebec ay receu leur consentement mutuel et leur ay donné la benediction nuptialle avec les ceremonies ordinaires de l'Eglise en présence des témoins cy desnommés sca-voir : Mr.de Boisbriant Commandant general de cette province et Chevalier de l’Ordre Militaire de St.Bonis, Mr.Oe Vertevil heaufrère de la dite Belle Malbec made de Vertevil soeur de la d.dme mariée.Mr.Denoyan capi taine dans les trouppcs de cette province qui ont tous signé avec moy le jour et an que dessus ; et ont signé Petit de Livillier.Etiennette Lnoise Malbec.Boisbriant, De \ ertevil, I )e Vertevil, Perault, Pauger, Denoyan, Si-mac de Bellislc, Ducodere DeBlanc, Marie Dalcour, Marie Larieux Raguette, Marie Arlut, Demouy, Ste-There-sc Langloiserie, Delisle et F.Raphael pretre Capucin Vicaire General.” Charles Petit de Levilliers qui avait été fait capitaine en pied le 17 août 1732, prit part avec sa compagnie à la désastreuse expédition de M.d’Artaguctte contre les Chicachas en 1736, mais, plus heureux que son frère cadet, qui fut pris, puis brûlé, il en revint, quoique blessé.Une mort sanglante ne l'attendait pas moins bientôt après, loin des champs de bataille.Laffilard nous apprend en effet qu’il mourut au commencement d’avril 1738, d’une blessure reçue au cours d’un duel avec M.de Maeçirty.Sans en avoir la certitude, nous croyons qu’il s’agit dans l’occurrence de Barthélemy, chevalier de Ma-carty, le frère cadet du lieutenant de roi du même nom qui prit une part si considérable à notre guerre de Sept Ans du côté des Illinois.Dans une lettre du 8 juillet 1738 écrite au comte de Clare, colonel d’un régiment irlandais en France, qui s’était apparemment intéressé en faveur de son compatriote d’outre-mer, le ministre de la marine fait réponse qu’il fera tout ce qu’il pourra pour — 484 — le Sr de Macarty, et exprime l’espoir que la malencontreuse affaire ne l’obligera pas de quitter le service de la Louisiane.Nous avons lieu de croire, cependant, que le chevalier de Macarty dut passer en France et se tenir éloigné de la Louisiane pendant quelques années.C'est le 1er avril, et non pas le 3, comme le dit Laf-filard, que mourut le capitaine de Levilliers.Nous avons la requête demandant l’apposition des scellés sur les biens du défunt, et cette requête, qui est datée du 1er avril, spécifie que le capitaine de Levilliers est mort le matin du même jour.D’après le procès-verbal de l'assemblée de famille pour l’élection d’un tuteur, Charles Petit de Levilliers laissait à sa mort quatre enfants mineurs issus de son mariage avec Etiennette-Louise Malbeq, deux fils, Louis-César et Louis-Mathurin.et deux filles, Madeleine-Victoire et Antoinette-Pélagie.Louis-César, l’aîné, était établi dans l’île de Saint-Domingue, peut-être comme planteur, lorsqu’il v mourut, à la fin de 17(39 ou au commencement de 1770.Nous voyons, en effet, que, le 2 juin 1770, Madeleine-Victoire Petit de Levilliers.énouse de Paul-Augustin Le Pelletier.chevalier de la Houssaye, et Pélagie Petit de Levilliers, épouse d’Etienne de Vaugines.accordent orocuration, devant notaire à la Nouvelle-Orléans, à Robert Neau, de Port-au-Prince, pour les représenter dans le règlement de la succession de leur frère Charles-César (sic) Petit de Levilliers.Mmes de la Houssaye et de Vaugines n’ont dû apprendre qu’à cette occasion que leur frère était marié, et la nouvelle de ce mariage, qui était un obstacle dans le chemin de la succession, paraît leur avoir été désagréable.Le 5 juin 1770, elles font déclaration ou’elles n’ont jamais compris que le mariage de Charles-César Petit de Levilliers avec Marie-Louise Gauthier ait été autorisé ou approuvé, soit civilement, soit autrement.Nous ignorons malheureusement comment s’est dénoué le litige.(1) Surrey’s Oaleixlar of Manuscripts, I, 828. 485 — Nous croyons que le second fils de Charles Petit de Levilliers, Louis-Mathurin, entra dans le service de mer et qu’il faut le reconnaître dans cet enseigne de vaisseau dont les états de service apparaissent comme suit dans une liste manuscrite des officiers de la Marine en France au 18e siècle qui est en notre possession : Petit de Levilliers, entré au service en 1748 ; enseigne de vaisseau en 1755; tué sur Y Emeraude en 1757* De deux lilies, i’ainée, Madeleine-Victoire, épousa Paul-Augustin Pelletier de la Houssaye, chevalier de Saint-Louis, qui, après avoir été capitaine clans les troupes en Louisiane française, mourut à St-Joseph des Ata kapas, le 22 novembre 1777.La cadette, Antoinette-Pélagie, épousa Etienne de Vaugines de Vuisement, capitaine dans les troupes de la Louisiane et chevalier de St-Louis, et mourut elle-même à St-Joseph des Atakapas, le 26 août 1773, laissant au moins une fille, \ ictoirc, qui épousa, a son tour, a la Nouvelle-Orléans, Ignace de Lino de Chalmette.40 — Pierre-Louis Petit de Levilliers de Coulanges.Baptisé à Boucherville, le 3 octobre 1699, eut pour parrain Louis Tantouin de Latouche.Tl devait suivre son frère aîné en Louisiane et y finir plus tragiquement encore sa courte carrière.Nous croyons cependant qu’il servit auparavant au Canada, au moins en qualité de cadet.C’est sans doute lui que l’on trouve présent à un mariage à Boucherville, le 19 juin 1718, et qui est désigné dans l’acte Louis Petit, sieur de Coulanges, officier.Quoi qu’il en soit, il était en Louisiane dès 1731.Dans une relation de la défaite des Natchez en cette même année, AL Perier, gouverneur, écrit cpt en arrivant aux Tonicas, M.de Coulanges, qui conduisait une -pirogue armée de 20 sauvages, avait été attaqué, avait pei du ia moitié de son monde, lui-même étant blessé.^ Fait enseigne en second presque aussitôt après, le 17 août 1732, il fut promu enseigne en pied, l’année suivante, le 8 septembre 1733. — 486 — Il était encore enseigne en pied lorsqu’en 1736, il accompagna Al.d’Artaguette dans cette expédition des Chicachas qui devait lui être si fatale.A une époque où nous n’avions pas encore appris qu il est dangereux d’être trop affirmatif en histoire, il y a déjà plus de dix ans, lors de nos premiers essais historiques, 8 nous est arrivé de tomber dans une assez singulière méprise à propos de ce même sieur de Coulanges.C’était dans notre Famille d\lilleboiist, publiée en 1917.Parce que la victime des Chicachas était souvent appelée le sieur de Coulonge, dans des transcriptions d archives, et que, d'autre part, nous ne connaissions alors en Louisiane qu'un seul Petit de Levilliers, qui avait d’ailleurs survécu au désastre de 1736, nous en avions conclu trop rapidement qu’il ne pouvait s’agir d’un autre que d’un fils de Louis d'Ailleboust de Cou-longe, appelé aussi Louis, et dont nous n’étions pas parvenu à suivre autrement la destinée, son décès ne paraissant enregistré nulle part en Canada.Nous n’avons pas même craint d’écrire que le sieur de Coulonge, péri tn 173(1, était certainement un d’Ailleboust du Canada.La concession présente s'impose donc absolument, lîrrare liu-manum est, sed perseverare diabolicum.C’est bien Pierre-Louis, le fils de Charles Petit de Levilliers, qui fut la triste victime des Chicachas en mars 1736 avec le Père Sénat, d’Artaguette, lîissot de \ incennes, du iisné, bt-Ange Ids, d'Ksglv et une quinzaine d autres.Il fut au nombre des prisonniers que les sauvages emmenèrent dans leurs villages pour les y brûler.D’après une sauvagesse avoyelle qui était présente et dont Al.de Bienville obtint le témoignage, les 17 français prisonniers, et Petit de Coulanges avec eux, chantèrent comme c est 1 usage chez les Sauvages pendant qu’ils étaient attachés au bûcher.Cinq ans auparavant, le 26 février 1731, Pierre-Louis Petit de Coulanges avait contracté mariage à la Nouvelle-Orléans avec Dlie Françoise Galard, dont la mère, Marie-Anne Hervieux, était elle-même une Canadienne, née à Montréal, fille de Isaac Hervieux et de Marie-Anne Pinguet. — 487 — Voici l’acte de mariage tel qu’il nous a été fourni en copie authentique par l’archiviste de la cathédrale Saint-Louis, à la Nouvelle-Orléans : " L’An 1731 le vingt six Febvrier apres avoir publié un Ban de mariage au prosne de notre messe paroissial-le et dispensé des deux autres et du temps prohibé par l’Eglise pour bonnes et valables raisons entre Monsieur Louis Petit Coulange Levilliers fils du deffunt Charles Petit Levilliers Ecuier Capitaine d’infanterie et de Magdeleine Gautier de Varennes ses pere et mere, natif de Montreal, d’une part : et Demoiselle Françoise Gallard natisve a l’isle Dauphine, fille de François Galard et de Marie Anne Ervieux ses pere et mere d'autre part ; et n’ayant point trouvé d’empechement a l’effet du dit mariage.je soubsigné pretre Capucin Missionnaire Apostolique a la Nelle Orleans, ay reçu leur consentement mutuel et leur ay donné la benediction nuptialle avec les ceremonies ordinaires de 1 Eglise en presence des parents, amis et témoins soubsigné scavoir Mr.François Galard pere de la Demoiselle, Marie Anne Ervieux mere de la ditte Demoiselle, Mlle Marie Anne St.Martin, Therese Galard soeur de la ditte Demoiselle, de Messieurs Le Baron De Crenay Commandant des trouppes dans la Loui-sianne, Mr.De Loubois major, de Mr.Dartaguet capitaine, Ste Therese Lieutenant dans les trouppes, lesquels ont signé avec moi le jour et an que dessus : Petit de Coulange — Françoise Galard — François Galard — Marie Anne Hervieux — Marianne St.Martin — Cren a y — Therese Galar — Le Chev.De LouBoev — D’Ar-taguet — Ste Therese — F.Fauciey — Rre Hyacinthe Ptre Cap.Missi Apost.que.” Deux ans plus tard, le 4 juin 1738, Mme de Coulanges mourait elle-même a la Nouvelle-Oi leans, et nous voyons dans les archives de la Louisiane que, dès le surlendemain, 6, Louise-Etiennette Malbecq, veuve de Charles Petit de Levilliers, demandait à être nommée tutrice des deux enfants mineurs de sa belle-soeur, en alléguant que le grand-père maternel, François Galard de Chantilly, était alors trop âgé pour assumer une tutelle et que, d’autre part, les mineurs n’avaient d’autres pa- — 488 — rents du côté paternel qu’elle-même et le sieur Boucher de Grandpré.Ce n’en fut pas moins le grand-père, François Galard qui fut élu tuteur, avec Louis Boucher de Grandpré comme subrogé.Les deux orphelins, d’après le procès-verbal de l'assemblée de famille, se nommaient Françoise et Louis-René.brançoise Petit de Levillier de Coulange épousa en premières noces, au mois de février 1747, Vincent Guillaume LeSenéchal d'Auberville, commissaire de la marine en Louisiane.Né a Brest en 1713, il était fils de Louis LeSenéchal d Auberville et de Marie d’Ayme de Noailles, la soeur de M.de Noailles qui conduisit la deuxième expédition contre les Chicachas en 1739.il mourut le 14 mars 1/57, laissant deux idles, Céleste, morte avant d’être mariée, en 170-4, et Marie-Louise, qui épousa l’espagnol François de Bouligny.Devenue veuve, Françoise Petit de Coulanges se remaria avec Pierre-Robert Gérard de Villemont qui, après avoir été capitaine en Louisiane, passa au service du Canada, en février 1760, y fut fait chevalier de Saint-Louis, et mourut lieutenant-colonel au service de l'Fspagne en Louisiane, vers 1769.Après avoir, dans 1 esquisse généalogique dont nous avons parlé, rappelé comment était mort le Sr de Cou-lange, Mlle de Nogaret ajoute : ’’ Et comme si cette fin tragique dût apporter une contagion de fatalité a celle des proches de la victime, un de ses gendres, M.de Goyon, capitaine d’infanterie, mourut prématurément, ainsi que ses deux fils, officiers de marine : l’un fut tué à la prise de Port-Mahon, l’autre périt dans les marais de la Louisiane en chassant ” ü).La phrase est ambiguë.Faut-il comprendre que les deux fils, officiers de marine, appartiennent à M.de Goyon ou qu’ils appartiennent au sieur de Coulanges lui-même ?La chose est difficile à décider.De toutes façons, d’ailleurs, nous ne croyons pas qu'il faille faire grand fonds sur cette information.Il (1) Actes du Martyre de dom Xoyelles, p.7!). — 489 — est visible que Mlle de Nogaret, qui avait surtout à parler des Novelles, ne fait que tâtonner quand elle en vient aux Petit de Levilliers.Nous n’avons jamais rencontré de M.de Goyon, capitaine d’infanterie en Louisiane, mais il a pu tout de même exister et, d’ailleurs, une fille du Sr de Coulanges aurait aussi pu fort bien épouser ailleurs qu’en Louisiane, par exemple en France, un sieur de Goyon.capitaine.Le malheur est que, d’après le procès-verbal de l’élection de tuteur en 1738, le Sr Louis de Coulanges^ n a laissé, outre un fils, Louis-René, qu’une seule fille, Françoise, et nous avons vu que Françoise n épousa pas un M.de Goyon, mais successivement Vincent-Guillaume LeSenéchal d’Auberville et Pierre-Robert-Gérard de \ il-lemont.Se peut-il que Mlle de Nogaret ait pris pour M.de Goyon le Sr Gérard de Yillemont lui-même, mort plus ou moins prématurément en 1769 1 Se peut-il enfin que Françoise de Coulanges, deux fois veuve, ait contracté un troisième mariage après 1769 avec un M.de Goyon ?Mystère.< F,n parlant aussi de deux fils, si tant est qu elle les prête au Sr de Coulanges lui-même, comme nous inclinons plutôt à le croire, Mlle de Nogaret pourrait bien avoir uni à un fils de Petit de Coulanges un des fils de son frère, Petit de Levilliers.La victime des Chicaehas en 1736 n’a laissé en effet qu’un seul fils.Il est possible que ce fils soit celui dont Mlle de Nogaret dit qu il périt dans les marais de la Louisiane en chassant.Quant a l’officier de marine qui aurait été tué à la prise de Port Mahon, ou à peu près, ce serait plutôt un des fils de Charles Petit de Levilliers.En parlant des enfants de ce dernier, nous avons cru pouvoir présumer que Louis-Mathurin était l’enseigne de vaisseau tue sm 1 Emeraude en 1757, et nous l’avons présumé parce que sur les listes il apparaît sous le nom de Petit de Levilliers, et non sous celui de Petit de Coulanges, comme il aurait sans doute apparu, s’il avait été le fils de Louis T etit.Ce n est pas à Port-Mahon que fut tué l’enseigne de vaisseau, car le siège de Port Mahon eut lieu en mai 1756 et, d’ailleurs, il n’y avait pas alors de navire appelé Y Emeraude dans 1 escadre de M.de la Galissonnière.Mais, de 1756 à 1757.il n y a pas loin et Mlle de Nogaret, en cherchant une bataille navale a 1 entour du décès de son jeune officier, a pu risquer Port-Mahon.Nous devons reconnaître toutefois qu’il y a dans tout ce qui précède, et de part et d’autre, beaucoup de suppositions.Jusqu’à présent, nous nageons dans l’incertitude au sujet des fils des deux frères Petit et nous n entendons, pour notre part, qu’argumenter autour des affirmations, d’ailleurs imprécises, de Mlle de Nogaret.5 —Jean-Baptiste Petit de Lcrillicrs, baptisé à Boucherville, le 28 novembre 1700, et inhumé à Varennes, à l’âge de 6 mois, le 27 avril 1701.f* Mime-Marguerite Petit de Pcvillievs, baptisée a Boucherville le 1er septembre 1704.eut pour parrain le futur gouverneur de Montréal.Josué Du BoisBerthelot de Beaucours.Idle épousa en premières noces, à Montréal, le 1er octobre 1751.Louis-Joseph-Marie-Rocbert de la Mo-randière, garde des magasins du roi, Ills d’Etienne Roc-bci t de la Morandière et d Elisabeth Duverger, qui mourut après J 2 ans d’union et fut inhumé à Montréal le 19 octobie 174,1.Pour les enfants issus de ce mariage, nous nous contentons de renvoyer le lecteur à l’excellente monographie consacrée par M.P.-G.Roy à la famille Roc-bert de la Morandière et nous nous contentons de soulever en passant, et a leur occasion, un petit problème.Loti rencontre vers 1770, en Louisiane, aux Oppelousas ^ iu i ointe Coupee, un Sr de la Morandière qui était beau-frère du commandant des Oppelousas, Gabriel Fu-selier de la Claire, ayant épousé comme lui une DI le Soileau, probablement fille de Noël Soileau et de M.-Jo-sephte Richeaume qui étaient au poste des Natchez en '739; Qui est ce la Morandière?A la rigueur, ce pourrait êtie un Damours, un fils de Philippe Damours de f.48 — R.P.Georges d’Eudemarre, Supérieurs du 'Couvent de Montréal ( 1692-1760) François Vaillant de Gueslis Jacques de Lambcrville Claude Chauchetièrc Pierre Cholenec François Vaillant de Gueslis Pierre Lagrené Louis d’A vaugour Pierre Lagrené Jacques d’Heu Jacques d’Heu Jacques d’Heu l’.-D.Richer J.-H.de Saint-Pé 1692- 16991707716-1717-171X- ( >96 697 6 98 71 )l ) 715 718 719 720 1 14 juillet 1749- 7-24 ~27 750 741 754 Nicolas de Gonnor 5 avril 1748-1755 Pierre-René de Floquet r 756-1759 J.-B.de Saint-Pé 1760 (D’après une liste fournie par le R.P.A.Melançon et des notes recueillies dans les archives judiciaires de Montréal).' E.-Z.M. LETTRE DE M.DE L0UV1GNY AU CONSEIL DE MARINE (21 SEPTEMBRE 1717) Québec, ce 21 septembre 1717.Je 's la liberté de rendre compte à Messei-gneurs du Conseil du second voyage que j’ai fait cette année à M issilimakinac par les ordres de Mr le marquis de \ audreuil en attendant l’arrivée du navire du Roi par le retour duquel le Conseil sera plus amplement informé des mouvements que j’ai saisis et des motifs qui ont engagé notre général à me détacher pour l’exécution de ces ordres.L’année dernière, j’eus l’honneur de rendre compte de mon voyage et d’envoyer a Nosseigneurs de quelle manière l’affaire contre les Renards et leurs alliés s était terminée ; les articles dont nous étions convenus, en présence de quantité de différentes nations pour assurer et affimer la paix, ils m’avaient remis six chefs ou enfants de chefs pour assurance de leur traité dont je leur laissai copie sur une feuille de papier pour être un témoignage authentique de nos conventions et de la prise dune possession d’une terre que pouvaient dans la suite nous disputer les Anglais.• La maladie populaire qui régna l’hiver passé n a pas épargné les otages que les Renards m’avaient donnés, il en mourut trois des principaux un desquels était le premier chef de guerre du village des Renards, les trois autres qui ont échappé à la fureur de cette maladie ont été maltraités, quelques-uns jusqu’à perdre un oeil.Monsieur le marquis de Vaudreuil connaissant parfaitement le génie des Sauvages qui font rejaillir le mal qui leur arrive sur la nation avec laquelle ils sont en négociation appréhenda (pie la mortalité de ces trois hommes ne dérangea les sentiments où je les avais mis et avec beaucoup de raison il m’ordonna de partir sur les glaces pour me rendre à Montréal avec lui afin qu’à la navigation je puisse aller à Missilimakinac savoir les sentiments des Renards et pour les faire ressouvenir de leurs paroles et les inviter à y être fidèles, il me donna un des trois otages qui restaient pour ra- 1 — 507 — conter à sa nation l’accident (|iii était arrivé à leurs chefs, il portait la marque de cette maladie par le défaut d’un oeil qu elle lui avait enlevé et leur faire concevoir qu’il n’y avait ni sort ni poison dans cette mortalité selon leurs ridicules superstitions mais que les français et les autres Sauvages domiciliés auraient été également affligés.Je partis au commencement de mai pour Missilimakinac d’où j’envoyai cet otage dans un canot de dix hommes à son village avec deux interprètes qui l’accompagnèrent tant le jour que la nuit pour être l’un ou l'autre témoin de ce qui se disait dans les Conseils, car c’est dans ce temps principalement que les affaires secrètes se règlent.Je leur donnai par écrit les paroles qu’il était à propos de dire et j envoyai les choses nécessaires pour couvrir les morts selon leurs qualités.Il est certain (pie ces peuples malgré leur férocité et le chagrin qu’ils avaient de leurs morts dont par les Iroquois l'hiver ils avaient appris des nouvelles reçurent les Français avec les cérémonies ordinaires du calumet, leur donnèrent une cabane arrangée, cessèrent leurs pleurs et les cris qu’ils font tous les jours pendant un an, le matin et le soir, pour remercier leur père de leur avoir fait savoir les nouvelles de leurs morts qu ils avaient apprises mais sur laquelle iis suspendaient leur créance jusqu’à ce que les Français, venant de la part de leur père, leur eussent dit la vérité: que le maître de la vie ayant déterminé la mort de leurs chefs, ils s’en consolaient puisqu’ils étaient couchés dans le lit des en-fans de leur père.Qu’ils ne pouvaient cette année effectuer la promesse qu'ils m’avaient faite l’année dernière, les Français qui avaient hiverné avec eux ayant débauché leur jeunesse pour commercer, qui depuis huit ans que la guerre durait, était dénué de toutes les marchandises.Qu’ils devaient donner à leurs morts les pleurs et les cris selon leurs coutumes, mais qu’ils partiraient dès le printemps pour venir satisfaire à leurs promesses, que la peur qu’ils avaient eue l’année passée n’était pas encore effacée de leurs esprits, qu’ils se ressouvenaient de la grâce que je leur avais faites de leur donner la vie et de laisser paisiblement jouir de l'a lumière leurs femmes et leurs enfans et pour preuve de leurs paroles, ils h rent écrire tout leui discours par un interprète disant que les paroles peuvent changer niais que l’écrit ne change jamais.Toutes les nations des lacs suivront les Renards et descendront pour pleurer la mort de notre grand roi et demander à son auguste successeur les mêmes secours et la même protection que leur défunt père leur avait accordée.Le fruit qui résulte de ces mouvements, c est la tranquillité et la paix parmi tous les peuples de ce continent chez lesquels les Français peuvent entrer en voyage en sûreté, aussi depuis l'établissement du Canada, n'y a-t-il jamais eu tant ni de si belles pelleteries et l'année prochaine sera plus abondante, il s’agira par la suite d entretenir 1 union parmi ces peuples, c'est le noeud de cette affaire, ou s ils se divisent entre eux qi#.* les Français ne prennent aucun parti que celui de médiateur et pour v réussir M.le marquis de \ audreuil a établi des postes fixes et relatifs les uns aux autres sur un mémoire que j’ai pris la liberté de lui donner et a Mr 1 intendant, mais je crois, comme ces.postes sont éloignés les uns de> autres et que quelques raisons pourraient causer de la division qu'il serait à propos que Nosseigneurs du Conseil nous donnassent avec un ou deux canots le titre de Commandant général de tous les pays où les Français du Canada commercent à une personne d’autorité qui tous les deux ans du moins lit sa tournée dans tous les postes, rémédiat aux accidents qui auraient pu arriver aux divisions que le commerce peut causer afin d'en rendre à son retour un compte fidèle à la Cour.Le second motif de M.le marquis de Yaudreuil a été par la confiance que les Français désobéissants pouvaient avoir en moi et la fermeté avec laquelle il faut mener cette nation qui tient beaucoup du Sauvage de leur porter l'amnistie qu'il a plu au roi leur accorder, j'ai ramené près de 300 voyageurs avec leurs effets, il y en a encore quelques-uns écartés qui viendront l'année prochaine, terme que l’amnistie leur accorde.J'ai pris la liberté de leur faire publier une ordonnance que j’ai faite par laquelle ceux des l'rançais qui tomberaient dorénavant dans une pareille désobéissance, il serait procédé contre eux conformément aux nouveaux règlements et j’ai 509 cru devoir ajouter que ceux qui ne profiteraient pas de l'amnistie.leurs biens seraient confisqués et leurs terres réunies au domaine du Roi.J’ose avancer à Nosseigneurs qu'il faut au peuple du Canada des punitions qui les touchent et exemplaires, autrement ils sont sujets à lever le masque vu que depuis plusieurs années il s’est fait beaucoup de menaces sans aucune exécution.Je supplie Nosseigneurs de nie pardonner la liberté que je prends et d’agréer le zèle du service qui m'oblige à m’énoncer connue je sais pour prévenir des suites plus fâcheuses dont je crois que la Cour sera informée.Loi vlcxv ( i ) LES DISPARUS Achille Fréchette— Né à Lévis le 13 octobre 1847.du mariage de Louis Fréchette et de Marguerite Martineau.Frère du poèt/ Louis Fréchette.Il fut regu avocat mais ne pratiqua jamais sa profession.Il fit du journalisme à Chicago puis, en 1871, se rendit au Nebraska où il s’occupa d’affaires.Il vint ensuite prendre la direction du Courrier d’Outaouais, à Ottawa.M.Fréchette entra peu après au bureau des traducteurs de la Chambre des Communes dont il fut le chef pendant plusieurs années.En 1910, il prenait sa retraite, après trente-six ans de service.11 vécut ensuite en Suisse, puis à Victoria, Colombie Anglaise, et enfin en Californie.Décédé à La Mesa, Californie, le 15 novembre 1927.M.Fréchette avait un talent poétique remarquable.En 1868, il prit part au concours de poésie organisé par la faculté des arts de l’université Laval sur les “ martyrs du Canada.” C’est le travail de AL Eustache Prud'homme qui fut couronné, mais le poème de AL Fréchette publié dans la Revue Canadienne de 1868 fut remarqué.Les poésies d’Achille Fréchette dispersées dans nos revues littéraires mériteraient certainement d’être réunies en volume.A consulter sur Achille Fréchette le livre de Lucien Serre, Louis Fréchette, Notes pour servir à la biographie du poète.(]) Archives tie la province de Outfbee. — 510 — UNE QUETE DE L’ENFANT-JESUS La quête de l’Enfant-Jésus, qui se fait encore de nos jours en certaines paroisses, est d’origine très ancienne, et est mentionnée dans les annales des premiers jours de la colonie, du moins pour la région de Montréal.Les quêteurs (le curé et le marguillier en charge, et quelquefois le bedeau) arrêtaient à toutes les maisons de la paroisse, et en recevaient, en outre des grains, les objets les plus divers, et généralement tous les produits de l'industrie domestique.Ordinairement, la recette de la quête de l’Enfant-Jésus était mentionnée en total seulement, dans le cahier du marguillier.Mais nous avons l’avantage d’en trouver une, vieille exactement de deux siècles, dans tous ses détails.Elle ressemble, sur plusieurs points, à celles faites cinquante ans auparavant, et à celles de cinquante ans passés.Il est à remarquer que le marguillier comptable, qui devait savoir compter, n’accuse, à l’article du blé qui valait quatre francs le minot à cette époque, que la moitié de la recette; et qu’il devait partager en égale part avec, soit le curé, les pauvres ou autre intéressé, la quantité de blé reçu en don.Compte-rendu d’Alexis Lemoine-Monière, marguillier de N.-D.de Montréal, en 1728.Recettes : Questes de L’enfant Jésus.Receu en argent.57 lbs.7 s.3 d.10 au (nés de) Baptiste Remis à Madelle angelique Jal-lot (1).9 au (nés) Va de morlais en Cotton remis à la meme.1 au (11e de toile de ) Rouen a la meme.3 pappiers Epingles a la meme.4 au.Va dantel a la meme.4 au.morlais fin a la meme.2 au.V\ dentelle a la meme.3 au.Vi morlais a la meme.(1) Angélique .Falot, que d’aucuns appelaient “La .Tnlote ”, a été sacristine il X.-D.de Montréal pendant environ quarante années. — 511 — i pce.Gallon fin en Soye a la meme.4 pce.en fil Chez Mr.tetreau a la meme.- au.toile ar laquelle Sébastien Maréchal, écuyer, sieur de Norov, cadet à l’aiguillette, se reconnaît débiteur envers Louis-René Godefroy de Linctôt.Que devint ce militaire ?(1 1 l'ierro Xiivetier 1‘.S.S., iminôiiicr ilo l'Hôti*l-])leil.
de

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