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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1927-10, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXIII LEVIS — OCTOBRE 1927 No 10 LE BUREAU DES PAUVRES DE LA SAINTE-FAMILLE DE LT LE D’ORLEANS En 1688, par décision du Conseil Souverain de la Nouvelle-France, des Bureaux des Pauvres étaient établis dans chacune des villes de Québec, Montréal et Trois-Rivières.D’après le nouvel arrêt, chaque bureau devait se composer du curé, qui était chargé de rechercher les pauvres honteux et les misérables ; d’un directeur, auquel s’adressaient ceux qui voulaient avoir des secours et qui devait chercher de l’ouvrage à ceux qui pouvaient travailler ; d’un trésorier, qui recevait les aumônes destinées aux pauvres; d’un secrétaire, qui tenait registre de toutes les délibérations.a Le secrétaire devait prier deux femmes pour quêter, chacune leur tour, tous les mois ou plus souvent, dans toutes les maisons de la paroisse.Ces dames quêteuses devaient simplement demander, sans insister.Chacun devait être libre de donner selon sa dévotion.Le Bureau des Pauvres devait classer ses protégés : il ne devait donner de l’argent qu’aux pauvres^ dont il était certain.On donnait aux autres outils, matériaux et provisions.^ _ Le Conseil Souverain s’occupa par le même arrêt des pauvres de la campagne.Des Bureaux des Pauvres pouvaient aussi être établis dans les paroisses rurales. — 578 — Là, le curé et deux habitants devaient être nommés directeurs par les paroissiens à l’issue de la grand’niesse.Ces directeurs avaient les mêmes pouvoirs que ceux des vülles.Le seigneur, s’il résidait dans sa seigneurie, devait être appelé à 1 assemblée du Bureau des Pauvres de sa paroisse et y avait voix délibérative.Les directeurs devaient forcer les pauvres qui le pouvaient a travailler et, avant d’aider les familles dans la nécessité, ils avaient 1 obligation de placer les enfants en service.Dans chaque cas, ils devaient faire enquête sur les habitudes et la vie d’intérieur des pauvres qu’ils étaient appelés à secourir (i).Comme on le voit, nos Conférences Saint-Vincent de Paul sont modelées, pour une grande partie de leurs constitutions, sur les anciens Bureaux des Pauvres.Ceux-ci, d’ailleurs, existaient en France dès le seizième siècle.Nous avons sous les yeux une partie des délibérations ou procès-verbaux du Bureau des Pauvres qui fut établi à la Sainte-Famille de File d’Orléans en 1698.Cette pièce débute ainsi : “ Aujourd’hui, vingt-septième mars mil-six-cent-quatre-vingt-dix-huit, le Révérend Père Le Blanc, de la Compagnie de Jésus, envoyé par Monseigneur de Québec pour prêcher et commencer l’établissement du Bureau des Pauvres dans cette dite paroisse suivant le règlement de police du 8 avril 1688, renouvelé le 22 de fé-\ riei 1698, ayant assemblé, après son sermon, à l’issue de la grand’messe, la plus grande partie des habitants, outre les directeurs d’emploi qui sont Messire François Lamy, curé de la dite paroisse, Mr Louis de Niort, sieur de la Noraye, on a élu, à la pluralité des voix, Nicolas Catrin pour secrétaire, Nicolas Paquin pour directeur des passants, et pour directeur receveur, Jacques Bilodeau”.A la réunion du 1er avril 1698, le Bureau des Pauvres choisit Marie Aubert, femme de Jean Prémont, Marie Plante, femme de Nicolas Paquin, Marie Loignon, (1) Jugements et délibérations du Conseil Souverain, vol.III, p.219. — 579 femme de Nicolas Drouin, et Marie Leiloux, veuve Joseph Renaud, pour recueillir les aumônes de la paroisse en faveur des pauvres.Nous voyons par la délibération du 25 avril suivant que ces dames ramassèrent dix-huit mi-nots de blé.De 17 avril 1699, les paroissiens élisaient Robert Gaulin comme directeur secrétaire, Gervais Rochon comme directeur receveuf et Nicolas Drouin comme directeur des passants, en remplacement de Nicolas Catrin, Nicolas Faquin et Jacques Bilodeau dont le terme d’office était expiré.Les autres procès-verbaux donnent la liste des pauvres secourus.Combien de temps vécut le Bureau des Pauvres de la Sainte-Famille ?Nous l’ignorons.Tout ce que nous pouvons affirmer c’est que, sous le régime français, nos paroisses avaient soin de leurs pauvres.Et alors comme aujourd’hui les habitants de l’ile d’Orléans ne laissaient personne dans la misère.La réputation des braves insulaires n’a jamais subi d’éclipses sur ce point.P.-G.R.LE MEDECIN BLAISE DE TRACOLLES On a dressé la liste des médecins qui ont exercé leur art dans notre pays sous le régime français.En voici un qui n’a pas dû faire grand bruit car son nom, croyons-nous, n’a jamais été mentionné dans aucune pièce de l’ancien régime.Je trouve son acte de sépulture au registre de Notre-Dame de Québec, à la date du 30 octobre 1665 : “ L’an 1665, le 30e d’octobre, est décédé en la comm.de Nre Ste Mère l’Eglise, Biaises de Tracolles, médecin de profession, après avoir reçu les sacrements de viatique et l’extrême-onction, et le mesme jour il a esté enterré dans le cimetière de cette paroisse ”. — 5 8° LA CROIX COLOSSALE DU MONT SAINT-HILAIRE Il y a plus de trois quarts de siècle, Mgr de Forbin-Janson, au cours de sa visite en Canada, eut l’idée d’orner le mont Saint-Hilaire d’un chemin de croix à nul autre pareil.Et voici en quels termes les Mélanges religieux du 6 août 1S41 font part de la nouvelle*;! leurs lecteurs: " Le vénérable évêque de Nancy, après avoir placé la croix dans le coeur et sur le front de tant de fidèles, en ce pays, après l’avoir arborée dans plusieurs de nos campagnes, n’est pas encore satisfait.Ce digne pontife a de plus conçu la noble idée de mettre le diocèse entier à l’ombre de cet étendard sacré du salut.“ C’est sur le mont Saint-Hilaire, sur ce pic si fréquenté et si connu de nos concitoyens que.Sa Grandeur élèvera ce monument à la gloire de Dieu.C'est donc à nous de répondre aux voeux ardents de l’illustre comte.Choisissons cette circonstance pour lui témoigner la gratitude que lui doit le pays.Erigeons ce monument afin de perpétuer le souvenir heureux de son passage au milieu de nous et pour redire à nos arrière-neveux ses travaux et son zèle.” Au pied de cette croix sera placé un autel sur lequel 011 pourra, à certaines époques, offrir le saint sacrifice Outre ces avantages précieux, Sa Grandeur se propose d’ériger sur une route facile, un Chemin de croix.De sorte que ce qui n’était jusqu’ici qu’une promenade de plaisir et de curiosité va devenir en même temps un pèlerinage de piété et d’indulgences.” Le 3 septembre suivant, le même périodique publiait de nouvelles informations sous le titre le Monument religieux et national : “ Les appréhensions de non réussite qu’avaient occasionnées aux amis de la religion, les grandes dépenses nécessaires pour l’érection du monument religieux à élever sur le Mont Saint-Hilaire, viennent heureusement de disparaître.On nous informe (pie les plans et pi ix de ce travail sont arrêtes, que l’entrepreneur est à I oeuvre et qu il a contracte pour un ouvrage estimé, dans sa moindre valeur, à 323 louis, c’est-à-dire à 1615 dollars de notre monnaie .“ Déjà nous savons quel a été le zèle et l’empressement de la population locale pour ouvrir et pratiquer un chemin tout à fait facile sur une des pentes de la montagne.On y a si bien comblé les précipices, aplani les aspérités, qu’on peut aujourd’hui, se rendre aisément en voiture à une très petite distance du calvaire et ce travail sera parfaitement complété au premier moment libre à la suite des pressants travaux de la moisson Puis le journaliste, après avoir dit que la montagne est sise en entier dans la paroisse de Saint-Hilaire et qu’elle est la propriété personnelle de M.Hertel de Rou-ville, seigneur du lieu, ajoute : “ Nous aimons aussi à rendre hommage à la conduite de cet honorable monsieur, qui a eu la générosité de joindre une gratification considérable en argent et en matériaux, au don pur et simple qu’il a fait du terrain nécessaire pour asseoir le monument, y fixer une chapelle et procurer une avenue spacieuse pour y monter L’inauguration de la “ Croix colossale ” comme l'on disait volontiers et avec raison, avait d’abord été fixé au 21 septembre 1841, mais les travaux n’étant pas terminés, la cérémonie fut reportée au 6 octobre.On s’y prépara de façon à faire de ce jour un événement non ordinaire.Des excursions furent organisées de Québec, des Etats-Unis et d’ailleurs et une foule qu’on estima à 25,000 personnes se porta à St-Hilaire.Mais laissons la parole à un témoin oculaire : “ Mercredi, le 9 octobre, sur les 9 heures du matin, NN.SS.les évêques de Nancy, de Montréal, de Kingston et de Sydi-me, se mirent en route du manoir seigneurial de Rouvil-le pour se rendre à la montagne.Ils étaient précédés et suivis par une multitude de calèches, de cavaliers et de piétons.Les prélats accompagnés d’une cinquantaine de prêtres venus de toutes les directions s’acheminèrent vers le lac où ils revêtirent leurs habits pontificaux et où Mgr de Nancy, la mitre en tête, adressa un discours éloquent sur l’honneur dû à la croix.Un religieux silence régnait au milieu de cette foule immense; tous paraissaient pénétrés de la gran- - 582 - (leur du sujet qui les réunissait en ce jour.C’était un spectacle vraiment imposant et propre à faire une impression profonde.Puis après que Mgr de Nancy eut engagé la multitude à crier : Vive la Croix, Vire Marie, le Canada tou-jouis catholique, il annonça que les quatre évêques allaient tous ensemble bénir cette nombreuse assemblée.Ce fut là, sans contredit, le moment le plus touchant de cette imposante cérémonie.Le prédicateur indiqua ensuite que la procession allait se mettre en marche.Il bénit successivement chacune des 14 noix qui composent la voie sainte et rendu sur le sommet de la montagne.le prélat exhorta ses auditeurs à lever souvent les veux vers cette croix magnifique qu'ils y élevaient et qui n’était placé si haut qu’afin d’être vue de toutes les campagnes environnantes., Le 3 novembre eut lieu au pied de la grande croix la bénédiction de la chapelle du Saint-Sépulcre par Mgr de Forbin et il y célébra la première messe en présence d une foule de fidèles.Apprenons maintenant quelles étaien les dimensions du monument sans pareil, qui venait d’être inauguré.Pour ce, nous résumons les renseignements copieux, qui, dans le temps, furent publiés dhns la plupart des journaux canadiens.La croix avait 100 pieds de hauteur sur 6 de largeur et 4 d épaisseur.Elle était en bois recouvert en fer étamé.Cet arbre gigantesque est formé, écrit un témoin oculaire, d'une charpente régulière dont les parties principales sont d énormes pièces de bois solidement liées ensemble par de fortes lames de fer qui couvrent les en-tuies.L intérieur de la croix est vide de manière à y placer des échelles et il y a des ouvertures à différentes hauteurs.Les bras de la croix placés à 15 pieds du sommet, ont 30 pieds d’envergure et sont soutenus en dessus et en dessous par huit barres de fer qui les rattachent fortement au tronc de la croix.Cette charpente si solide et si compacte est liée au rocher sur lequel elle est assise, par 12 grosses chaînes les plus fortes que d’habiles ouvriers ont pu cramponner dans le roc vif.Ces chaînes placées a différentes distances et a différentes hauteurs, - 583 - même à 75 pieds, peuvent au moyen d’écrous, se raccourcir ou s’allonger, suivant le besoin.De plus, le pied de cette croix est bien enfoncé dans le roc et il y est affermi par des mortaises.Enfin la base est entourée d’une chapelle de 20 pieds carrés dont le comble terminé en plate forme sçrt de promenade et d’observatoire.Telle était succinctement décrite cette oeuvre étonnante pour le pays et pour l’époque.Bientôt, de pieuses organisations se portèrent vers la croix de Mgr de Nancy.Le vendredi, 7 octobre 1842, on fêta l’anniversaire de la bénédiction du monument.Près de 9,000 personnes tirent le pèlerinage et le R.P.Honorât, oblat, érigea de nouveau le chemin de la croix qui avait été en partie détruit l’été précédent par les soldats.Enfin, une messe fut chantée à la chapelle (Mélanges religieux, i i octobre 1842).En 1843, 10,000 Canadiens français se réunirent au Mont Saint-Hilaire pour célébrer la fête nationale, puis le 14 septembre suivant, jour de l’Exaltation de la Sainte Croix, 2,000 personnes firent un pèlerinage à la grande croix.Moins de trois ans après la cérémonie grandiose qu’il avait présidée au mon t Saint-Hilaire, le promoteur du monument quittait ce monde.Né à Paris, en 1785, il entra dans les ordres, devint évêque de Nancy et de Toul, puis fut exilé en 1830.C’est alors qu’il parcourut le globe, prêchant la parole de Dieu.On conserve trace de son passage en Asie Mineure, aux Etats-Unis et au Canada.A peine âgé de 58 ans, il décéda à Marseilles, au mois de juillet 1844.11 ne connut donc pas le sort qui attendait le monument qu’il avait fait ériger dans la région de Montréal.D’ailleurs, dans l’idée de Mgr de Nancy, comme dans celle des gens de son époque, la “Croix colossale” devait durer un temps indéfini.Tout semblait avoir été prévu pour assurer ce résultat.Hélas! il n’en fut pas ainsi.Alors que le calvaire d’Oka a résisté aux années et, qu’il compte aujourd’hui plus d’un siècle et demi, le “ phare pieux qui fixait le coeur et le re- - 584 - gard fut renversé en 1846 par un ouragan ainsi que le rapporte la Mincri'e en ces ternies: Pendant la nuit du 13 au 14 octobre un vent impé-tueur du Nord-Ouest a soufflé plus de trois heures.Nous avons à déplorer la perte d’un monument auquel se rattache de bien doux souvenirs.Le vent a brisé et abattu la magnifique croix érigée sur le Mont Saint-Hilaire, en octobre 1841, par feu Mgr de Nancy.” Comme ce désastre remonte à soixante-et-dix-sept ans, il 11e doit plus guère exister de gens qui se rappellent avoir vu sur le mont Saint-Hilaire, la croix qui un jour couronna son chef.E.-Z.Massicotte UN SINGULIER CADEAU En juillet 1748, le sieur Jean-Pierre Roma, commandant pour le Roi à l’île Saint-Jean (île du Prince-Edouard), de passage à Québec, faisait un singulier cadeau à son ami Eleury de la Gorgendière fils.Il lui donnait une mulâtresse âgée de cinq mois et nommée Marie.L’enfant était née à Québec le 20 février 1748.Elle avait été baptisée le lendemain et ses parrain et marraine avaient été le sieur Perrault, négociant, et Marie-Anne Roma, fille de M.Roma.Le cadeau fait à M.Fleury de la Gorgendière s’explique par le fait que la mère de l’enfant, esclave de M.Roma, était morte en lui donnant le jour.M.Roma ne pouvant se charger d’élever l’orpheline, avait préféré la donner à M.Fleury de la Gorgendière.L acte de donation fut dressé par le notaire Jean-Claude Panet le 15 juillet 1748, et il est stipulé dans cette pièce qu en cas de mort de M.et madame Fleury de la Gorgendière, la mulâtresse retournerait à Mlle Roma.Si celle-ci ne pouvait la prendre, il était spécifié qu’elle recevrait sa liberté.Ces ventes de créatures du bon Dieu peuvent paraître curieuses.Elles étaient dans les moeurs du temps et se_faisaient dans presque tous les pays. - 585 - RENE-LOUIS DE LOTBINIERE, PREMIER CONSEILLER AU CONSEIL SUPERIEUR Quel est ce M.de Lotbinière, capitaine dans les troupes, qui, avec M.de Maricourt, au dire de la Mère Juchereau de St-Ignace, pointait si justement les canons contre la flotte de l’amiral Phipps en 1690, qu’il ne perdait pas un coup.La Mère de St-Ignace désignait évidemment René-Louis de Lotbinière, lieutenant-général de la Prévôté, le seul de ce nom à Québec en 1690.Le fait est amplement établi par les extraits qui suivent, se rapportant tous à René-Louis de Lotbinière et tirés d’un inventaire des papiers de famille remis par l'honorable M.Chartier de Lotbinière à son père, le marquis de Lotbinière, et transmis à M.de Vaudreuil, le 13 juin 1791 : A Contrat de mariage de René-Louis Chartier de Lotbinière avec Mlle Madeleine Lambert, 28 décembre 1677.Becquet, notaire.B — Provisions de conseiller pour M.René-Louis Chartier de Lotbinière du 26 avril 1675.Enregistrés le 23 septembre 1675.C Provisions de conseiller du Roi et lieutenant-général de la Prévôté pour le Sr René-Louis Chartier de Lotbinière, a la place de Louis-Théandre Chartier, son père, du 1er mai 1677.Enregistrés le 23 octobre .1677.P> — Commission de capitaine et lieutenant-colonel des milices du gouvernement de Québec, pour le sieur René-Louis Chartier de Lotbinière par M.de Frontenac, gouverneur général, du 2 juin 1672.^ F- — Lettre de M.Duchesneau à M.René-Louis Chartier de Lotbinière qui le crée son subdélégué, du 16 février 1677.F —Ordre de M.de la Barre, gouverneur général au sieur René-Louis Chartier de Lotbinière pour raccompagner en qualité de commandant-général des milices de Québec, datée du 6 juillet 1684.G—Lettre de M.Champigny qui crée M.Chartier de Lotbinière son subdélégué à Québec, du 19 mai 1687. — s86 — H—Instructions de M.le Mis de Denonville à M.de Lotbinière quand il commanda dans Québec, à l’approche des ennemis, du 20 mai 1687.J—Jugement rendu entre MM.de Denonville et Champigny, par M.de Lotbinière, pris par eux pour arbitre, du 28 avril 1689.K — Lettre de M.de Champigny qui crée le Sr René-Louis Chartier de Lotbinière son subdélégué à Québec, en date du 26 avril 1689.L — Commission au Sr René-Louis Chartier de Lotbinière de colonel des milices du gouvernement de Québec, par M.de Frontenac, du 6 juin 1690.M — Certificat de M.de Champigny, intendant, en faveur du Sr René-Louis Chartier de Lotbinière qu’il avait été son subdélégué à Québec, en date du 25 décembre 1690.N — Commission de juge de l’amirauté pour René-Louis Chartier de Lotbinière, du 28 décembre 1698.O — Lettres d’agent-général de la Compagnie des Indes pour René-Louis Chartier de Lotbinière données par ordre du Roi, le 11 septembre 1705.P — Lettre de M.Raudot, intendant, qui crée René-Louis Chartier de Lotbinière son subdélégué à Québec, du 16 mai 1706.Q — Provisions de premier conseiller au Conseil de Québec pour René-Louis Chartier de Lotbinière, du 1er juin 1703.Enregistrées le 29 octobre 1703.On voit par ce qui précède que René-Louis de Lotbinière, pendant sa longue carrière administrative, judiciaire et militaire, a exercé les plus hautes charges auxquelles pouvaient aspirer un Canadien.Subdélégué des intendants à plusieurs- reprises, il remplaça le marquis de Denonville au printemps de 1687, pendant l’absence de ce gouverneur dans sa campagne contre les Iroquois.Sa nomination comme premier conseiller au Conseil Supérieur en 1703 le constituait le quatrième personnage de la colonie.Directeur de la Compagnie du Nord, il était aussi directeur de la compagnie qui fonda le Détroit.Dans ses démêlés avec cette compagnie, Lamothe-Cadillac se 5«7 - plaignait de l’influence qu’exerçait René-Louis de Lotbinière.Il écrivait au ministre que M.de Lotbinière conduisait le gouverneur, faisant allusion au fait que M.de Lotbinière était oncle par alliance du marquis de Vau-dreuil.Après avoir administré la justice à Québec pendant près de quarante années, M.de Lotbinière décéda en 1709, laissant plusieurs enfants.A.de Léry McDonald UN ACTE DU PERE DE LA BROSSE Je soussigné prêtre de la Compagnie de Jésus, Missionnaire des Postes du Domaine du Roi, certifie à tous ceux qu il appartiendra, qu’en vertu des pouvoirs et commissions particulières de Monseigneur l'Evêque de Québec, étant en mission au lieu de St-Germain de Rimous-ki, 1 an mil sept cent quatre-vingt-et-un, le seizième jour du mois d Avril, j ai admis a la première communion, Véronique Pinau, après avoir fait apprendre et réciter publiquement par coeur non seulement les douze paragraphes de l’abrégé de la Doctrine Chrétienne, mais encore les vingt-quatre articles de la préparation à la première communion du Catéchisme du Diocèse de Sens, seul reçu et autorisé dans le Diocèse de Québec, l’avoir fait assister aux explications, lui avoir fait faire sa Confession générale, et observer exactement tout le reste qui est prescrit dans le dit Catéchisme.En ,foi de quoi j’ai fait, signé et livré le présent Acte aux dits lieu, jour, mois et an.(Signé) J.Bte de la Brosse (1) (1) Le Progrès de Rimouski, 10 avril 1020. LE PREMIER ANCETRE CANADIEN DES PETIT DIT PRUNEAU L’un des principaux soldats-colons arrivés à Nicolct avec Laubia, en 1670, est le sergent Joseph Petit dit Pruneau, ancêtre de Mgr J.-S.-IL Prunault, évêque de Nicolet.Le seigneur Laubia lui assigna une terre de quatre arpents de front sur une profondeur indéterminée (1).Les concessions ordinaires avaient trois arpents de front.On concédait quatre arpents ou davantage aux officiers les plus méritoires.Le pionnier, qui était âgé de vingt-quatre ans et célibataire comme tous ses compagnons, se mit à l’oeuvre avec un courage digne d’éloges.Cinq ans après, époque où il vendit cette terre à Louis Lavallée (21 octobre 1674), il avait défriché sept arpents de terre, bâti une maison confortable de 17 x 17 pieds, et une grange de 30 x 20 pieds, les deux bâtisses “ closes de pieux ”, dit l’acte, c’est-à-dire entourées d’un fort pour sa protection contre les Iroquois, dont les incursions étaient toujours à redouter.Sept arpents défrichés en cinq ans, sur les moyens restreints à sa disposition, constituaient un travail difficile à surpasser en ces temps primitifs.La plupart des autres lots étaient moins avancés.On ne constate plus la présence du sieur Bruneau à Nicolet après 1674.L’année suivante, il se marie à Trois-Rivières avec M.-Madeleine Chesnay et tous ses enfants y sont baptisés jusqu’en 1695.D’après Y Histoire des Ursuli-ncs des Trois-Rivières (Vol.I, P- 115), il y tenait une maison de commerce en 1678, et, en 1683, on le voit organiser une expédition à la baie d’Hudson, pour le commerce des fourrures, en société avec MM.de la Chesnaye, Gitton et la dame veuve Sorel (Bulletin des Recherches Historiques, juillet 1919, p.194).Il est probable qu’il conserva des relations assez intimes avec ses amis de Nicolet.On voit en effet l’aîné de ses (1) L'acte du 21 octobre 1074 dit: Bornée nu N.-E.par b1 chenal) de la rivière de Nicolet, en montant ii Jean Joubert, en descendant fl André Muraille.—La terre de Jean Joubert est celle marquée Desmareliès, qui l'avait acquise de madame Des Groselllers, l’avait échangée avec Jean Joubert le 17 mai 1071 pour une terre sise fl Monnereuil (Itivière-du-Loup).Dans cet acte d’échange il eut dit que le voisin de Desmarchès en descendant est le sieur Joseph Petit dit Bruneau. — 589 — enfants, Joseph, baptisé en 1676, épouser, en 1709, M.-Anne Delpé-Sincerny, dont le père, François, a possédé la première terre de File à la Fourche, sise tout près de la terre Bruneau.Celle-ci aboutissait au S.O.de la pointe de File.Le commerce du sieur Petit-Bruneau dut être prospère, puisqu’il le mit en mesure d’acquérir en deux transactions distinctes la seigneurie de Maskinongé.Joseph Bruneau, bourgeois des Trois-Rivières, dit Mgr Nap.Caron (1) acheta de Pierre Le Gardeur une seigneurie d’une lieue et demie de long sur pareille profondeur dans les terres situées dans le lac Saint-Pierre et appelée Maskinongé.Le contrat fut passé à Montréal devant Mtre Ca-bassier, notaire royal, le 24 septembre 1686.Le 4 octobre 1700, dit Tanguay (2), il ajouta à cette seigneurie une superficie d’une lieue et quart, à la rivière Maskinongé, qu’il échangea avec le même Pierre Le Gardeur, contre son emplacement à la basse-ville de Québec.Ces deux acquisitions constituent le fief Bruneau, et sont l'origine de sa seigneurie de Maskinongé.Toute sa vie, le sieur Bruneau se distingua comme excellent citoyen et fervent chrétien.Les Ursulines des Trois-Rivières, qui le désignent sous le nom de sieur de Maskinongé, le tenaient en haute estime (3), tant à cause de ses vertus ((lie de son zèle à promouvoir la colonisation.Sa fille aînée, Marie-Madeleine, entra dans cette communauté le 23 juin 1703 et y vécut comme une sainte; les autres enfants firent alliance avec les familles les plus en vue du pays.On peut considérer le seigneur Joseph Petit-Bruneau comme le fondateur de la paroisse de Maskinongé, et ce doit être en son honneur que l’autorité ecclésiastique a mis cette paroisse sous le patronage de saint Joseph.On constate en effet, par les rapports annuels et de visite épiscopale, que la seule fondation de messes existant à Maskinongé consiste en “ trois messes basses annuelles à dire dans l’octave de la Toussaint pour les membres décédés de la famille Bruneau, qui a donné le terrain de la fabrique” (L’abbé Bellemare, Histoire de Nicolct).(1) Désanlniers, Recherches généalogiques, pp.(i et 60.(2) Diet, gén., vol.I, p.478.(3) Histoire des Ursulines des Trois-Rivières, vol.I, pp.115, 236 et 257. — 59° — WILLIAM GREGORY Le traité de Paris cédant le Canada à la Grande-Bretagne fut signé le 10 février 1763.Le 8 octobre suivant, une proclamation royale établissait un gouvernement civil régulier dans la province de Québec, mais ce ne fut qu’à l'expiration des dix-huit mois alloués aux habitants français et canadiens qui désiraient quitter la province, c’est-à-dire le 10 août 1764, (pie le gouverneur James Murray mit cette proclamation en vigueur, en créant et en réunissant un Conseil dont fît partie M.William Gregory, (pii avait été nommé, par mandamus, juge en chef de la province, le 17 février précédent.Le 24 août de cette année, le juge en chef recevait une commission sous le grand sceau de la province.Quelques jours plus tard, le 17 septembre, le Conseil passait une ordonnance établissant des cours de justice, et M.Gregory entrait en fonctions.Le gouvernement et l’administration de la justice dans un pays de moeurs, de langue et de religion différentes de celles du conquérant, créaient, en Angleterre, un problème excessivement difficile à résoudre.Il n’y avait pas, dans la législation anglaise, de précédents que l'on put invoquer, et l’on sait que la politique, comme l’administration de la justice, en ce pays, est en grande partie affaire de précédents.Il fallait donc créer de toutes pièces un gouvernement ad hoc et viable qui, tout en satisfaisant les nouveaux sujets, ne s’écartât pas trop de celui de la nouvelle métropole.Question grave, problème embarrassant, s’il en fut.Il était donc inévitable qu’il y eût quelques tâtonnements au début, et l’on ne doit pas blâmer trop sévèrement le ministère anglais s’il ne réussit pas à résoudre le problème du premier coup, car il paraît y avoir mis beaucoup de bonne volonté.Il fallait, comme gouverneur de la quatorzième colonie, un homme capable, bon administrateur, honnête, habile, et sachant biaiser à l’occasion.Les qualifications requises d’un juge en chef ne devaient en aucune façon être inférieures à celles que l’on exigeait du gouverneur.Il lui fallait nécessairement posséder une profon- — 59i — de connaissance du droit et de la législation en général, et connaître, en outre, la langue et le droit de ses administrés.Quoique l’Angleterre ne manquât point de savants jurisconsultes, il devait être tout de même assez difficile de trouver celui qui pourrait et qui voudrait assumer la responsabilité de cette charge.Le poste de juge en chef ne devait pas être une sinécure.Tout était à créer, il fallait procéder ab ozv.Or, M.Gregory ne semble pas avoir possédé toutes les qualifications requises.Fils unique du révérend Benjamin G.Gregory, de Manooth, Kildane, Irlande, il avait étudié le droit au Middle Temple où il était entré le 1er mai 1739.“C’est un homme intègre et bon avocat, mais ignorant le monde ”, disait Murray (1) ; il lui reprochait aussi son ignorance du droit1 civil et de la langue française, ce qui le rendait inapte à exercer cette charge importante.M.Gregory n’occupa ce poste que peu de temps.Sur les représentations de Murray, le gouvernement anglais n’hésita point à le rappeler, et le secrétaire d’Etat lui écrivit, le 5 février 1766, que Sa Majesté avait jugé à propos de le destituer et qu’elle avait nommé M.William Hey pour le remplacer.La cause immédiate de son renvoi d’office fut son désaccord avec Murray au sujet de la fameuse affaire Walker.M.Garneau dit (2) que le juge Gregory fut tiré du fond d’une prison pour être mis à la tête de la justice de Québec.Ceci laisse une très mauvaise impression ait lecteur.Et nous sommes tenté de dire : “ Honni soit qui mal y pense !" En l’absence de renseignements positifs, nous ne pouvions croire que le gouvernement anglais aurait nommé un malfaiteur au poste honorable de juge en chef d’une colonie quelconque, encore moins ici qu ailleurs, a cause de la tache que cela aurait imprimée au nom anglais.Une telle nomination eut dépassé les bornes de la bienséance, pour ne pas dire davantage, et la plus élémentaire justice commandait de s abstenir de portei un jugement en attendant de plus amples renseignements.(1) lettre aux lords (lu Commerce, a mars 1705.(2) Hist, du Can., 1S82, II, 402.J — 592 — Il y a aussi un autre point à considérer.C’est que si M.Gregory eût été condamné pour crime, son nom eut été rayé du tableau des avocats, et qu’il n’aurait pu, par conséquent, être fait juge.De récentes recherches faites à Londres, à notre demande, nous ont permis d’élucider ce point.Les documents que nous avons consultés ici montrent, en effet, que M.Gregory avait subi un emprisonnement en 1760, parce qu’il n’avait pu fournir un cautionnement pour dettes.Il fut de nouveau incarcéré, en octobre 1769, pour la même raison.Le pauvre diable jouait décidément de malheur ; c’était là, en effet, plutôt un malheur qu’un déshonneur.N’oublions pas que Murray, qui ne 1 aimait guère, le qualifie d’homme intègre.< )n peut dire, en tout cas, qu’il n’avait guère fait honneur a sa charge ici.Murray dit que son indigence était tout à fait pénible à voir, et qu’elle créait à Québec une fort mauvaise impression.Francis-J.Audet ¦ v _______ QUESTIONS Dans le Tableau Statistique et politique des Deux-Canadas publié par Isidore Lebrun en 1832, on lit au chapitre de l’Instruction publique (p.197) la phrase suivante: “Au Séminaire de Québec, les commençans traduisent 1 'Epitome Historiac sacrac et récitent le jeu de la main chaude_” Etant donnés les progrès de la pédagogie, il n’est pas probable que l’on continue au séminaire de Québec à faire réciter aux bambins “ le jeu de la main chaude ”, mais peut-être y en a-t-on conservé la formule à titre de souvenir.Nous serions heureux de la connaître.A kg.F.Au contrat de mariage de Charles Amiot et de Geneviève de Chavigny, reçu par Audouart le 12 avril 1660, Jehan Guitet est qualifié de secretaire de Monseigneur le Gouverneur.Quel est ce Jehan Guitet?A-t-il fait souche ici?N.P. — 593 — UNE FAMILLE SACERDOTALE Une belle famille sacerdotale c'est celle de Jean Guyon et de Mathurine Robin.Jean Guyon et Mathurine Robin ont l’honneur de compter parmi leurs descendants, en neuf générations, un cardinal, dix-sept archevêques et évêques, plus de quatre cent cinquante prêtres et une multitude de religieux et de religieuses.Jean Guyon mourut le 30 mai 1663.Mathurine Robin, son épouse, l’avait précédé d’un an dans la tombe ; elle fut inhumée le 17 avril 1662.Sept enfanfs sont nés de ce mariage.Tous tirent de belles alliances.Les familles Lamothe Cadillac, Marin de la Marque, de Roche Vernay, Damours, Couillard, sont au nombre des alliés de Jean Guyon.Nous donnons ici la généalogie de S.E.le cardinal Bégin et des archevêques et évêques descendants de Jean Guyon.Source commune : Jean Guyon et Mathurine Robin, mariés en France vers 1615.Les chiffres a gauche indiquent le degré de la filiation, 1, fils, 2, petits-fils, 3, arrière petits-fils, etc.Le millésime, a droite, marque la date du mariage.Jean Guyon et Mathurine Robin mariés en France vers 1615.1.Pierre Paradis et Barbe Guyon, vers 1634, en F rance.2.Jacques Paradis et Jeanne Mellouer, 1668, à Québec.3.G.B.Dorval-Bouchard et Elizabeth Paradis, 1705, à St-Pierre, I.O.4.Pierre Nolin et M.Rose Dorval, 1743, à St-Pierre, I.O.5.G.B.Bégin et M.Rose Nolin, 1763, Lévis.6.G.B.Bégin et Catherine ITallé, Lévis.7.Charles Bégin et Luce Paradis.8.Son Eminence le cardinal Bégin.1.Claude Guyon et Catherine Colin, 1655, Québec. 2.Gervais Guyon et Catherine Lehoux, 1695, à Ste-Famille, I.O.3.Prisque Gagnon et Catherine Guyon, 1719, à Ste-Famille, 1.O.4.Charles Langlois et M.-Angélique Gagnon, 1763, à l'lslet.3.I* rançois Baillargeon et M.-Louise Langlois.6.Mgr Chs-Frs Baillargeon, archevêque de Québec.Jean Ouyon et Mathurine Robin, mariés en France vers 1615.1.Claude Guyon et Catherine Colin.16^3, Québec.2.Claude Guyon et (2des noces) CathÏBlouin, 1700, St-Jean, I.O.3.Joseph Guyon et Brigitte Beaucher-Morency, 1730, Ste-Famille, I.O.4.Louis Guyon et Marg.Racine, 1772, St-Michel.?.Pierre Gosselin et Barbe Guyon, 1805, Berthier.?.Pierre Gosselin et Julie Roy, 1830, St-Vallier.7.Benjamin Roy et Desanges Gosselin, 185i, St-\ allier.8.Mgr Paul-Eugène Roy, archevêque de Québec.1.Claude Guyon et Catherine Colin, 1655, Québec.2.Etienne Racine et Catherine Guyon, 1683, Ste-Famille, I.O.3.Claude Racine et Genev.Gagnon, 1710, Château-Richer.4.Pierre Côté et Félicité Racine, 1748, Ste-Anne.5.Nicolas Mathieu et Reine Côté, 1777, Ange-Gardien.6.Nicolas Mathieu et Louise Vézina, 1807, Ange-Gardien.7.Joseph Mathieu et Marg.Latouche, 1848, Beau-port.8.Mgr Olivier-Elzéar Mathieu, archevque de Résina.Jean Guyon et Mathurine Robin mariés en France vers 1615.’ — 595 — 1.Claude Guyon et Catherine Colin, 1655, Québec.2.Pierre Racine et Louise Guyon, 1682, Ste-Famille, I.O.3.Frs-Clément Racine et Klisab.Recompte.1721, Québec.4.Chs Lamontagne et Catherine Racine, 1749, Québec.5.Pierre Fabre et M.-Ange Lamontagne, 1784, Montréal.6.Edouard-Raymond Fabre et Luce Perreault, 1826, Montréal.7.Mgr Edouard-Charles Fabre, archevêque de Montréal.1.François Rélanger et Marie Guyon, 1637, Québec, 2.Jean Cloutier et Louise Rélanger, 1679, Château-Richer.3.Nicolas Morisset et Anne Cloutier, 1714, 2des noces.4.J.-R.Michon et M.-Elisab.Morisset, 1744.5.Charles Taché et Genev.Michon, 1783.6.Charles Taché et Louise-Henriette Roucher, 1820.7.Mgr Alexandre-Antonin Taché, archevêque de St-Boniface.Jean Guyon et Mathurine Robin mariés en France, vers 1615.1.François Bélanger et Marie Guyon, 1637, Québec.2.Charles Bélanger et Barbe Cloutier, 1663, Châ-teau-Richer.3.Charles Bélanger et Geneviève Gagnon, 1692, Ste-Anne.4.Pierre Cinq-Mars et Geneviève Bélanger, 1727, Château-Richer.5.Charles Cinq-Mars et Angélique Isabel, 1762, St-Laurent, I.O.6.Augustin Audet et Geneviève Cinq-Mars.7.Frs Duhamel et M.-Josephte Audet, 1825. — 596 — 8.Mgr Jos.-Thomas .Duhamel, archevêque d’Otta-.wa.1.Claude Guyon et Catherine Colin, 1655, Québec.2.Etienne Racine et Catherine Guyon, 1683, Ste-Famille, I.O.3.Jean Racine et Mad.Dorval-Bouchard, 1722- Ste-Anne.4.Michelle Racine et Geneviève Gagnon, 1762, Ste-Anne.5.Michel Racine et Madeleine Gagnon, 1785, Châ-teau-Richer.6.Michel Racine et Louise Pépin, 1814, Charles-bourg.7.Mgr Antoine Racine, évêque de Sherbrooke.7.Mgr Dominique Racine, évêque de Chicoutimi.Jean Guyon et Mathurine Robin mariés en France, vers 1615.1.Claude Guyon et Catherine Colin, 1655, Québec.2.Pierre Racine et Louise Guyon, 1682, Ste-Famil-le, I.O.3.Frs-Clément Racine et Elisab.Lecompte, 1724, Québec.4.Frs Gaulin et Madeleine Racine, 1751, Québec.5.Frs Gaulin et Françoise Amyot, 1777, Québec.6.Mgr Remi Gaulin, 2,ème évêque de Kingston.1.Pierre Paradis et Barbe Guyon, vers 1634, en France.2.Guillaume Paradis et Genev.Millois, 1670, Québec.3.Ignace Paradis et M.-Anne Turcot, 1719, Ste-Fa-mille, I.O.4.J.-B.Paradis et Véronique Carrier, 1755, Lévis.5.Pierre Bourget et Thérèse Paradis.6.Mgr Ignace Bourget, 2ème évêque de Montréal.Jean Guyon et Mathurine Robin mariés en France, vers 1615. — 597 — 1.Pierre Paradis et Barbe Guyon, vers 1634, en France.2.Jacques Paradis et Jeanne Milloy, 1668, Québec.3.Jean Maranda et Marie Paradis, 1688, St-Pierre, I.O.4.Jean Maranda et Marg.Guilbault, 1717, Charles-bourg.5.Jacq.-Frs Hubert et Louise Maranda, 1737, Québec.6.Mgr Jean-François Hubert, évêque de Québec.1.Pierre Paradis et Barbe Guyon.vers 1634, en France.2.Jacques Paradis et Jeanne Milloy, 1638, Québec.3.Pierre Aubin et Marie Paradis, 1693, St-Pierre, I.O.4.Joseph Aubin et M.-Charlotte Fréchet, 1710, St-Nicolas.5.Michel Deniers et M.-Charlotte Aubin, 1766.6.Michel Deniers et Rosalie Foucher.7.Mgr Modeste Deniers, 1er évêque de Vancouver.Jean Guyon et Mathurine Robin, mariés en France, vers 1615.1.François Bélanger et Marie Guyon, 1637, Québec.2.Chs Bélanger et Barbe Cloutier, 1663, Château-Richer.3.Alexis Bélanger et Marie Lesot, 1711, Château-Richer.4.Zacharie Cloutier et Agnès Bélanger, 1737, Château-Richer.5.Louis Cloutier et Madeleine Gagnon, 1771.6.Pierre Cloutier et Angélique St-Arnaud, 1809.7.Jean Cloutier et Olive Rivard, 1845.8.Mgr F.-X.Cloutier, 3ème évêque des Trois-Rivières.1.François Bélanger et Marie Guyon, 1637, Québec.2.Nicolas Bélanger et Marie de Rainville, 1660, Beauport. — 598 — 3.Jean Parent et Françoise Bélanger, 1696, Beau-port.4.Louis Langevin et M.-Josette Parent, 1734, Beau-port.5.Jean Langevin et Françoise de Villers, 1778.6.Jean Langevin et Sophie Pepin-Laforce.7.Mgr Jean Langevin, 1er évêque de Rimouski.Jean Guyon et Mathurine Robin mariés en France vers 1615.1.Fr s Bélanger et Marie Guyon, 1637, Québec.2.Chs Bélanger et Barbe Cloutier, 1663^ Château-R icher.3.Alexis Bélanger et Marie Lesot, 1711, Château-Richer.4.Zacharie Cloutier et Agnès Bélanger, 1737.5.Prisque Doyon et Agnès Cloutier, 1755.6.Pierre Gravel et Agnès Doyon, 1781.7.Nicolas Gravel et Julie Boiteau, 1831, St-Antoine.8.Mgr Elphège Gravel, 1er évêque de Nicolet.L Frs Bélanger et Marie Guyon, 1637, Québec.2.Bertrand Chesnay et Mad.Bélanger 1656, Québec.3.Joseph Petit Bruneau et M.-Mad.Chesnay, 1675, Québec.4.Joseph Bruneau et Agathe Sicard de Carufel, 1709, Trois-Rivières.5.Jean-Bte Bruneau et Frse Lemire, 1760, Maski-nongé.6.Joseph Bruneau et Suzanne Bastien-Vanasse, 1794, Maskinongé.7.Joseph Bruneau et Rose Dandonneau, 1817, Maskinongé.8.Joseph-Simon Bruneau et Séraphine Dufresne, 1849, St-David d’Yamaska.9.Mgr Jos.-Flermann Bruneau, 2ème évêque de Nicolet.Jean Guyon et Mathurine Robin mariés en France, — 599 — 1.François Bélanger et Marie Guyon, 1637.2.Nicolas Bélanger et Marie de Rainville, 1660.3.Jacques Parant et Marie Bélanger, 1705.4.Simon-Pierre Parant et Jeanne Bédard, 1729.5.Simon-Jacques Parent et M.-A.-Anne Giroux, 1751.6.Joseph Charron et Marie-Jeanne Parent, 1781.7.Antoine Tetlier et Catherine Charron, 1806.8.Zéphirin Tel lier et Luce Ferland, 1840.9.Louis Tellier et Joseph-Mathias Tellier, juges.1.Pierre Paradis et Barbe Guyon, vers 1634, en France.2.Pierre Paradis et Jeanne-Frse Le Roy, 1670.3.François Paquet en Angélique Paradis, 1715.4.Jean Ferland et Angélique Paquet, 1741.5.Jean-Frs Ferland et M.-Pélangie Bouchard, 1772.6.Prisque Ferland et M.-Josephte Poulet, 1810.7.Zéphirin Tellier et Luce Ferland, 1840.8.Louis Tellier et Joseph-Mathias Tellier, juges.Jean Guyon et Mathurine Robin mariés en France, vers 1615.1.François Bélanger et Marie Guyon, 1637.2.Jean Langlois et Frse-Charlotte Bélanger, 1665.3.Pierre Langlois et Angélique Baillargeon, 1701.4.Pierre Bouchard et Dorothée Langlois, 1730.5.Benoit Ferland et M.-Pélagie Bouchard-Dorval, 1772.6.Prisque Ferland et M.-Josephte Poulet, 1810.7.Zéphirin Tellier et Luce Ferland, 1810.8.Louis Tellier et Joseph-Mathias Tellier, juges.' C.QUESTION Dans un acte de notaire que j’ai sous les yeux, il est question de la marée de Sainte-Madeleine.Que veut-on dire par cette expression?Peut-être veut-on indiquer une marée plus haute ou plus basse qui arrivaient le jour de la fête de sainte Madeleine?N.P. — 6oo — NOTES SUR JOSEPH-LOUIS CELORON DE BLAINVILLE Le marquis de Lajonquière, commandeur de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, chef des escadres des armées navales, etc., etc.Il est ordonné au sieur de Blainville, cadet-soldat des troupes de cette colonie, de faire les fonctions de garçon-major dans le poste de la Présentation, sous les ordres de M.de Blainville père, commandant dudit poste.A Montréal, le 21 août 1751.Signé : Lajonquière (Et plus bas) : de Courville Le marquis Duquesne, chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine des vaisseaux de Sa Majesté, etc., etc.Il est ordonné au sieur de Blainville, cadet des troupes de cette colonie, de faire les fonctions de garçon-major dans le détachement commandé par le sieur Marin et d’y servir en la dite qualité.Fait à Montréal, le 16 avril 1753.Signé : Duquesne (et plus bas) : Merele Nous, capitaine d’infanterie, commandant au fort de la Presqu’île, certifions que M.de Céloron, cadet dans les troupes, a été employé sous nos ordres pendant l’espace de quatre mois en qualité de garçon-major dudit fort et qu’il s’est acquitté desdites fonctions avec le zèle, l’activité et les talents d’un bon officier.Fait au fort Duquesne de la Presqu’île, ce T9 mars 1754- Signé: de Louvigny Nous, capitaine d’infanterie, commandant après la mort de M.de Beaujeu, dans le combat du 9 juillet, certifions que M.de Blainville, cadet dans les troupes, s’est trouvé à cette action et qu'il y a donné des marques distinguées de son zèle et de sa valeur. — 6oi Fait au Fort Duquesne, le 16 juillet 1755.Signé : Dumas Il est ordonné au sieur de Céloron, cadet dans les troupes, faisant les fonctions de garçon-major, de partir de ce poste avec un convoi de six pirogues, armées de quatre hommes chacune, pour le conduire à la Rivière aux Boeufs, où, étant arrivé, le sieur de Céloron se rendra à la Presqu’île avec son détachement, aux ordres de M.de Benoît.Nous nous en rapportons surtout à la prudence et au zèle que nous lui connoissons.Fait au fort Duquesne, le 7 novembre 1755.Signé : Dumas Ordonnons à M.de Blainville, garçon-major du fort Duquesne, cadet des troupes, d’aller au Détroit avec un détachement de 28 hommes et de se mettre aux ordres de M.de Muy, commandant audit poste.Il se tiendra sur ses gardes pendant sa route et veillera surtout à ne point exposer ses bateaux.La nuit, il aura un factionnaire, lorsqu’il campera, pour prendre garde aux eaux qui ont coutume de monter à l’approche des vents, de peur que le Ilot n’emporte ou ne brise ses voitures.Fait à la Presqu’île, ce 20 novembre 1755.Signé : Benoît Il est ordonné au sieur de Blainville, cadet dans les troupes, faisant fonction de garçon-major en ce poste, de partir avec cinq hommes pour se rendre à la Presqu’île, d’où, après avoir pris les ordres de M.Benoît, il se rendra au Détroit pour porter nos lettres à M.de Muy, commandant audit poste.Le sieur de Blainville fera toute la diligence possible, les secours que nous demandons au Détroit étant de la dernière importance.Fait au fort Duquesne, le 25 mars 1756.Signé : Dumas Il est ordonné au sieur de Blainville, cadet dans les troupes, faisant fonction de garçon-major en ce poste, de partir à la tête d'un détachement de vingt asniers et sononthnons (?) du grand village, pour aller frapper dans la communication du fort Cumberland.Il s’attachera à harceler les convois sur le grand chemin ou sur la Rivière de Potomac et tâchera de faire quelques prisonniers qui puissent nous donner connaissance des desseins des ennemis.Nous ordonnons surtout au sieur de Blainville d’employer tous ses talents et le crédit qu’il a sur les sauvages qu’il conduit pour les empêcher d’user d’aucune cruauté sur les anglais qui pourraient tomber entre leurs mains, l’honneur et l’humanité devant en cela lui servir de guide.Fait au fort Duquesne de la Presqu’île, le 28 avril 1756.Signé : Dumas Il est ordonné au sieur de Céloron de Blainville, cadet dans les troupes, faisant fonctions de garçon-major en ce poste, de partir avec un caporal à la tête d’un détachement de trente sauvages ou taba (?) pour aller frapper dans la communication du fort Cumberland.(.1 s’attachera surtout à harceler les convois soit par terre ou sur la Rivière de Potomac, observant de ne point diviser sa troupe ; il marchera avec grande précaution une fois qu’il sera arrivé au fort Brillé et aura toujours des découvreurs en avant, en allant comme au retour, avec une arrière-garde de 4 hommes pour l’avertir en cas qu’il fut suivi ; il ne saurait faire trop bonne garde, ni prendre trop de précautions pour ériger l’embuscade, l’ennemi pouvant tirer grand avantage de la sécurité ordinaire dds sauvages.Le sieur de Céloron appliquera tous ses talents, et emploiera tout le crédit qu’il a sur la nation qu’il conduit à empêcher les sauvages d’user d’aucune cruauté sur les prisonniers qu'ils feront ; ce point étant l’objet principal de sa mission, il ne saurait, par toutes sortes de motifs, trop se piquer de le bien remplir.Fait au fort Duquesne, le 4 may 1756.Signé : Dumas Il est ordonné au sieur de Blainville, cadet dans les troupes, faisant fonctions de garçon-major en ce poste, 6°3 — de partir sous les ordres du Sr de Montizambert pour aller frapper aux environs ou dans la communication du fort Cumberland.Fait au Fort Duquesne, le n may 1756.Signé : Dumas Il est ordonné au sieur de Blainville, cadet dans les troupes, de partir sous les ordres du sieur Normanville, commandant le détachement des Français et Sauvages, pour aller frapper aux environs du fort Cumberlan.Fait au fort Duquesne, le 7 juillet 1756.Signé : Dumas Nous, lieutenant d’une compagnie du détch.de la Marine, commandant pour le Roy au fort Machault.Il est ordonné au Sr de Blainville de partir Incessamment avec M.de Vercher, officier, qui part de ce poste avec un parti de sauvages pour se rendre sur les terres ennemies, lui enjoignant de suivre les ordres qui lui seront prescrits de son commandant pour les découvertes, si le cas y échet, suivant les ordres de l’officier commandant dudit poste et se conformera à toutes les difficultés qui pourraient en arriver.Fait au Machault, le Je may 1757.Signé : La Chauvignerie Il est ordonné au sieur de Blainville, cadet, de partir, sitôt la présente reçue, pour se rendre au fort Duquesne, qui est sa garnison, et le chargeons des dépêches de M.le général, qu’il remettra en toute sûreté à M.de Lignerie, commandant de toute la Belle-Rivière.Nous lui donnons, à cet effet, un bateau armé de trois hommes avec lui, pour y conduire 49 barils de lard qui nous ont été envoyés de la Rivière aux Boeufs, qu'il remettra pareillement au fort Duquesne, lui enjoignant de faire toute la diligence possible dans sa route et de se bien garder.* 1 Fait au fort Machault, le 2 juillet 1757.Signé : La Chauvignerie 6o4 — Desligneris, chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine d’une Compagnie détachée des troupes de la Marine, commandant du fort Duquesne et ses dépendances.Il est ordonné à M.de Blainville, cadet dans les troupes, de partir incessamment de ce fort pour aller en guerre avec le commandant Ferraud, dont il suivra les ordres pendant la campagne.Fait au fort Duquesne, le 18 juillet 1757.Signé : Desligneris Il est ordonné à M.de Blainville, cadet à l’aiguillette, de partir incessamment de ce fort avec le détachement que nous lui avons,donné pour aller frapper dans le pays ennemi, faire en sorte de découvrir si les Anglais font quelques préparatifs et nous rendre compte promptement de ce qui sera venu à sa connaissance ; s’il a fait des prisonniers, fera tous ses efforts pour empêcher que les sauvages n’exercent à leur égard aucune cruauté.Fait au fort Duquesne, le 23 août 1757.Signé : Desligneris Il est ordonné à M.de Blainville, cadet des troupes détachées de la Marine, de partir incessamment de ce fort pour aller en guerre avec le détachement commandé par M.de l’Epervançhe, dont il suivra les ordres pendant la campagne.Fait au fort Duquesne, le 28 novembre 1757.Signé : Desligneris Il est ordonné à M.de Blainville, cadet à l’aiguillette dans les troupes détachées de la Marine, de partir incessamment de ce fort pour aller avec le détachement de M.de l’Epervanche, dont il suivra les ordres pendant la campagne.Fait au fort Duquesne^ le 20 février 1718.Signé : Desligneris Il est ordonné à M.de Blainville, cadet des troupes détachées de la Marine, de partir incessamment de ce fort — 6°5 pour aller en guerre avec le détachement commandé par M.Duverger, lieutenant, dont il suivra les ordres pendant la campagne.Fait au fort Duquesne, le 15 août 1715- Signé : Desligneris 11 est ordonné à M.de Blainville, cadet des troupes détachées de la Marine, de partir incessamment de ce fort pour aller à la découverte., avec le détachement commandé par M.de Beaqlac, officier, dont il suivra les ordres pendant la campagne.Fait au fort Duquesne, le 27 septembre 1758.Signé : Desligneris Il est ordonné à M.de Blainville, cadet dans les troupes détachées de la Marine, de partir incessamment de ce fort pour aller à la découverte des ennemis, observer leurs mouvements et venir nous en rendre compte.Il ira jusqu’à la traversée, afin d’examiner, s’ils ne viennent point par ce côté-là.Supposé que les sauvages de son parti fassent des prisonniers, il fera tous ses efforts pour empêcher qu il ne soit exercé à leur égard aucune cruaut'é.Fait au fort Duquesne, le 6 octobre 1758.Signé : Desligneris Nous, capitaine d’infanterie, chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, commandant l’armée des Rapides., Il est ordonné à M.de Blainville, enseigne dans les troupes de la colonie, de partir incessamment de cette île avec M.de Mareüil, aussi enseigne dans les mêmes troupes et un détachement de trente miliciens pour se rendre au bas de l’île Cochois, où il choisira l’endroit le plus avantageux pour découvrir les partis ennemis, qui viennent faire des incursions sui nos côtés et au cas qu il vit un corps assez considérable pour lui faire juger que ce fut l’avant-garde de l’armée, il en envoyera le sieur de Mareüil, en toute diligence pour nous en avertir et le sieur de Blainville observera pendant ce temps la mar- — 6o6 — cht des ennemis, ayant attention de ne pas se laisser engager.Je vais tout mettre en usage pour le faire renforcer par deux canots de sauvages du sault et au cas
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