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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1924-02, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES n o VOL.XXX N.-I).DE LEVIS—FEVRIER 1924 Xo 2 LES MONUMENTS COMMEMORATIFS DE LA PROVINCE DE QUEBEC (Suite et fin) La statue de sainte Jeanne d’Are à l’Abord-à-Plouffe, comté de Laval, inaugurée le 16 juillet 1917.Le monument de la bataille de Chàteauguav, à Allan’s Corner, comté de Chàteauguav, inaugurée le 26 octobre 1895.Le buste de sir W ilfrid Laurier à Arthabaska, comté d’Arthabaska, inauguré le 24 septembre 1922.Oeuvre du sculpteur Alfred Laliberté.Le monument à Nathaniel Jenks, à Barnston Corners, comté de Stanstead.Elevé en août 1914.La colonne de Tempérance de Beauport, comté de Québec, inaugurée le 7 septembre 1840 par Mgr de Forbin-Jan-son.Restaurée en 1909.Le monument du lief Saint-Michel, à Bergerville, près Québec, inauguré le 29 septembre 1922 par Mgr P.-E.Roy.Le monument à John Bishop, à Bishop’s Crossing ou Dudswell, comté de Wolfe, inauguré le 29 août 1900 par Mgr Paul Larocque.Le monument Austin, à Bolton, comté de Brome.La statue de l’abbé Antoine Girouard, à Boucherville, •comté de Chambly, dévoilée le 19 août 1879. Le monument de la Broquerie, à Boucherville, comté de Chambly.inauguré le 19 août 1879 par Mgr Taché.Le monument Collins, à Brome, comté de Brome, érigé en 1899.Le monument des naufragés du navire Carricks, à Cap-des-Rosiers, comté de Gaspé.érigé en 1900.La statue de la Vierge du Cap Trinité, rivière Saguenay, inaugurée le 15 septembre 1881 par Mgr Dominique Racine.Le monument de Dollard à Carillon, comté d’Argen-teuil, dévoilé le 24 mai 1919.Oeuvre du sculpteur Alfred Laliberté.La statue de l’abbé Joseph-Mathurin Bourg, à Carie-ton, comté de Bonaventure, dévoilée le 18 juillet 1922.La statue de Salaberry, à Chambly, comté de Chambly, dévoilée le 7 juin 1881, par le marquis de Lome.Oeuvre du sculpteur Philippe Hébert.La statue de l’abbé Pierre-Marie Mignault, à Chambly, comté de Chambly, dévoilée le 1 1 juillet 1909, par Mgr Bruchési.Oeuvre du sculpteur Philippe Hébert.Le monument Price, à Chicoutimi, inauguré le 24 juin 1882.Le monument aux héros de la Grande Guerre, à Coati-cook, comté de Stanstead, inauguré le 5 octobre 1922 par le général Armstrong, D.S.O., C.M.G.Le monument aux héros de la Grande Guerre à Danville, comté de Richmond, dévoilé le 24 mai 1921.Oeuvre de l’architecte Lucien-F.Kéroack.Le monument aux héros de la Grande Guerre à Farn-ham, comté de Brome.Le monument aux héros de la Grande Guerre, à Gaspé, comté de Gaspé, inauguré le 7 juillet 1921 par sir David Watson.Le monument Latimer, à Granby, comté de Shefford.Le monument aux héros de la Grande Guerre, à Granby, comté de Shefford.Le premier monument aux victimes du typhus, à la Grosse-Ile, érigé en 1847.- Le second monument aux victimes du typhus, à la. Crosse-Ile, inauguré le 15 août 1909.Le monument aux héros de la Grande Guerre, à Huntingdon, comté de Huntingdon, dévoilé le 14 septembre 1921 par le major Caldwell.Le buste de sir Wilfrid Laurier, à Iberville, comté d’Iberville, dévoilé le 18 octobre 1920.Oeuvre du sculpteur Louis Narbonne.La statue de l’honorable Barthélemy Juliette, à Juliette, dévoilée le 30 septembre 1902.( )euvre du sculpteur J.-O.Gratton.Le monument aux héros de la Grande Guerre, à Knowl-ton, comté de Brome, inauguré le 3 septembre 1923 par le général sir Richard-E.-W.Turner.Oeuvre du sculpteur Coeur-de-Léon A1 acCarthy.Le monument aux victimes du massacre du 5 août 1G89, à Lachine, inauguré le 9 août 0891 par Mgr Fabre.Le monument aux héros de la Grande Guerre, à Lachu-te, comté d’Argenteuil, dévoilé le 3 septembre 19-3 par le Révérend F.-G.Scott.Oeuvre du sculpteur G.-W.Hill.Le monument aux héros de la Grande Guerre, a Lac-Mégantic, comté de Frontenac, dévoilé le 11 novembre 1920.Le monument Trudelle, à L’Ange-Gardien, comté de Québec, inauguré le 3 septembre 1911 1 Et au dessin de fl .- Â.Trudelle, architecte.Le monument de Catherine Tekakwitha, a Laprairie, inauguré le 23 juillet 1843.Restauré en 1890, et inauguré de nouveau le 30 juillet 1890.Le monument du Vieux Fort, à Laprairie, inauguré le 23 septembre 1923.Le monument de la bataille du 1 1 août 1691, a Laprairie, inauguré le 23 septembre 1923.Le monument aux héros de la Grande Guerre a Lennox-ville, comté de Sherbrooke, inauguré le 16 décembre 1923.Dû au dessin de T.-C.Thompson, architecte.La statue de Mgr Joseph-David Déziel, à Lévis, dévoilée le 27 septembre 1885.Oeuvre du sculpteur Philippe Hébert.Le monument aux héros de la Grande Guerre, à Lon-gueuil, inauguré le 1 1 novembre 1923.Oeuvre du sculpteur Emile Brunet. Le monument aux héros de la Grande Guerre, à Magog, comté de Stanstead, dévoilé le 15 juin 1922.Oeuvre du sculpteur G.-W.Hill.La statue du grand-vicaire Crevier, à Marieville, (Sainte-Marie-de-Monnoir), dévoilée le 4 juillet 1888.Oeuvre du sculpteur Philippe Hébert.Le buste de Pierre LeGardeur de Repentigny, à Mas-couche, comté de L’Assomption, dévoilé le 4 juillet 1910.Oeuvre du sculpteur Philippe Hébert.Le monument de la Société Saint-Jean-Baptiste, à No-tre-1 )ame-des-\eiges-de-Masson, comté d’Argenteuil, inauguré le 27 juin 1920.Le monument au Père Bouchet, à Notre-Dame-de-Montfort.comté d’Argenteuil, inauguré le 2 août 1909.La statue de Grignon de Montfort, à Notre-Dame-de-Montfort, comté d’Argenteuil, dévoilée le 2 octobre 1923.Le monument aux héros de la Grande Guerre, à Montréal-Ouest, inauguré le 22 octobre 1921 par sir Arthur Currie.Oeuvre du sculpteur G.-W.Hill.Le monument à William Fauvel, à New-Carlisle, comté de Bonaventure, installé dans l’été de 1897.Le monument au premier colon, à Normandin, comté du Lac-Saint-Jean.Le monument à sir William-Edmund Logan, à Percé, comté de Gaspé, dévoilé le 16 juillet 1913.Oeuvre du sculpteur Henri Hébert, Le mausolée à Louis Hémon, à Péribonca, comté de Lac-Saint-Jean, inauguré le 18 septembre 1919.Le monument à lady Head, à Portagc-du-Fort, comté de Pontiac, érigé en 1856.Le monument aux héros de la Grande Guerre, à Quyon, comté de Pontiac, inauguré le 22 octobre 1923.Le monument aux héros de la Grande Guerre, à Ri-mouski, dévoilé le 24 septembre 1920 par le général Tremblay.Oeuvre du sculpteur Jan Bailleul.Le monument du troisième centenaire du baptême de Membertou, à Ristigouche, comté de Bonaventure, inauguré le 24 juin 1910.Oeuvre de l’artiste Carli.Le monument des Récollets de Brouage, à Ristigouche,.comté de Bonaventure, inauguré le 26 juillet 1922. Le monument aux héros de la Grande Guerre, à River-field, comté de Chàteauguav, inauguré le 26 novembre 1920.Le buste de sir Georges-Etienne Cartier, à Saint-Antoi-ne-de-Richelieu, dévoilé le 28 septembre 1919 par Mlle Hor-tense Cartier.Oeuvre du sculpteur G.-W.Hill.Le monument de Eccle’s Hill, à Saint-Armand-Est, comté de Missisquoi, inauguré le ter juillet 1903.La Tour de File Saint-Bernard ou des Soeurs, comté de Chàteauguav.La statue de l’abbé Joseph-André Provençal, à Saint-Césaire, comté de Rottville, dévoilée le 10 juin 1922.Oeuvre du scul])teur Alfred Laliberté.Le monument de Tempérance, à Saint-Denis-sur-Ri-chelieu, érigé en 1842.Le monument au patriote Louis Marcoux, à Saint-De-nis-sur-Richelieu, inauguré le 23 juin 1836.Restauré en I9I5- ., ., Le monument des Patriotes, a Saint-Denis-sur-Riche- lieu, inauguré le 1er juillet 1913.Le monument au premier colon, à Saint-Kélix-dc-King-sey, comté de Drummond, érigé en 1900.Le monument aux héros de la Grande Guerre, à Saint-Hilaire, comté de Rouville.La statue de l’abbé Antoine Girouard, à Saint-IIyacin-the, dévoilée le 26 juin 1878.Oeuvre du sculpteur belge Van Luppen.Le buste de sir Rodolphe Forget, à Saint-Irénée-les-Bains, comté de Charlevoix, dévoilé le 2 septembre 1923.Oeuvre du sculpteur Henri Hébert.Le monument aux héros de la Grande Guerre à Saint-Lambert, dévoilé le 9 juillet 1922 par sir Arthur Currie.Le monument des "Vieilles Forges”, à Saint-Maurice, érigé en 1922.Le buste de Pierre de Saint-Ours, à Saint-Ours-sur-Ri-chelieu, dévoilé le icr août 1922.Oeuvre du sculpteur El-zéar Soucy.Le monument des deux première églises, à Saint-Ours-sur-Richelieu, inauguré le 2 août 1922.Le monument au colon l’risque Bélanger, à Saint-Val-lier, comté de Bellechasse, inauguré le 24 septembre 1922. La colonne de Tempérance, à Sainte-Anne-de-Bellevue, comté de Jacques-Cartier, érigée en 1849.Restaurée en 1909.La croix commémorative, à Sainte-Anne, comté de Chicoutimi, inaugurée le 30 juillet 1922.Le monument Gagnon, à Sainte-Famille-de-l’ile-d’Or-léans, inauguré le 15 septembre 1909.I,e monument à l'honorable Honoré Mercier, à Sabre-vois.comté d'Iberville, inauguré le 13 octobre 1920.La statue du Récollet Xicolas Viel, au Sault-au-Récol-let.érigée le 24 mai 1903.I,a statue du I luron Alnintsic, au Sault-au-Récollet, érigée le 24 mai 1903.Le monument du troisième centenaire de la première messe à Alnintsic (Sault-au-Récollet), inauguré le 24 juin 1915 ¦ La croix du Récollet Xicolas Vicl, au Sault-au-Récollet.Restaurée en juin 1922.La statue de Josias Sawyer, à Sawvcrville, comté de Compton.he monument Massé-Sillery, à Sillery, près Québec, inauguré le 26 juin 1870.he monument aux héros de la Grande Guerre, à Terrebonne, comté de Terrebonne, inauguré le 24 juin 1922.Oeuvre du sculpteur J.-R.Laurin.La statue de l'abbé Goudreau, à Thet ford-Mines, comté de Mégantic, dévoilée le 2 juillet 1922.he monument aux soldats du 8te Régiment, aux Trois-Rivières, érigé en 1814.he monument aux héros de la Grande Guerre, aux Trois-Rivières, inauguré le 24 juillet 1921 par sir Charles Fitzpatrick.Oeuvre du sculpteur Coeur-de-Léon Mac-Car thy.Le monument de la bataille du 8 juin 1776, aux Trois-Rivières, érigé en septembre 1923.La statue de Madeleine de Verchères, à Verchères, dévoilée le 21 septembre 1913.Oeuvre du sculpteur Philippe Hébert.Le monument aux héros de la Grande Guerre, à West-mount, inauguré le 1 1 novembre 1922 par sir Arthur Currie.Oeuvre du sculpteur G.-W.Hill.P.-G.R. — 39 — LA FAMILLE ISOLAT (DEUXIEME GENERATION ) Le continuateur de la lignée, François-Marie Bouat, a été l'illustration de sa famille.Seul d’entre les siens, il a joué un rôle d’une certaine importance.Et la façon dont il se tira de plusieurs pas difficiles, comme aussi le tour de force qu'il accomplit en atteignant le poste envié de lieutenant-général civil et.criminel de Montréal, nous laissent entrevoir la trempe du personnage : il avait de l'audace, de la volonté et des moyens.Né le 25 mars 1676, François-Marie Bouat.comme tous les Montréalais qui avaient quelques piastres et l’esprit aventureux, se livra au commerce des fourrures dès son adolescence.Et pour augmenter ses bénéfices il prit des risques.Aussi, le 5 août 1695, le sieur Bouat et le sieur d’Ailleboust de Coulonge sont-ils condamnés pour avoir fait la traite de l'eau-de-vie ( Doc.judiciaire).Nonobstant, un mois plus tard, le sieur Bouat était rendu chez les Ottawas où il commerçait en compagnie d’un nommé Perrotin.A diverses reprises le négoce le conduit à Québec où il connaît et épouse, le 7 juin 1700, Madeleine, fille d'Eustache Lambert-Dumont et de Sophie Yanneck, une hollandaise dont le premier mari, Edouard Scott, avait été marchand dans les Antilles.Le itère de dame Bouat étant décédé, François-Marie revint à Québec, en 1702, pour batailler au sujet de l’héritage de sa femme.Aussitôt après, il part faire la traite du Mississipi (Tanguay, I, 6a.) Le commerce ne suffisant pas à son activité, le sieur Bouat cherche à devenir fonctionnaire et comme il a transgressé la loi, il rêve de la faire respecter par les autres.Son rêve se réalise, car, le 20 avril 1709, le marquis de Yaudreuil lui accorde une commission de lieutenant de prévôt de la maréchaussée de la Nouvelle-France.Au mois d'aoùt, on place sous ses ordres trois archers : Jacques de la Celle, Pierre Marcheteau et Nicolas Senet (1).(1) LaCelle et Marclieteau furent commissionnés le 12 août et Senet te 20 août 170!).Nous avons publié «l'antrcs notes sur la maréchaussée Omis le B.R.H.«le l!)l(i, p.lit. — 40 — Au mois de mai suivant, les paroissiens de Montréal l’élisent marguillier, puis en 1711, il décroche une commission de lieutenant particulier, c’est-à-dire de juge suppléant.Néanmoins, il conserve sa charge de lieutenant des maréchaux, car nous le voyons faire des perquisitions à Lachine, au mois de février 1713 en application d’une ordonnance contre les coureurs de bois.En même temps, il continue de s’occuper d’affaires commerciales, puisque le 29 avril 1715.le sieur Bouat, devenu conseiller du roi, engage J.-François Le Bailleur de la Fer-té pour monter avec lui au pays des «StaSois et demeurer à Michillimakiniac, où il administrera le comptoir du dit Bouat.Ce dernier devait alors préparer son voyage en France où il allait jouer une grosse partie.En effet, le siège de juge à Montréal était vacant, son titulaire, Joseph-Alexis de Fleury Deschamhault étant décédé le 30 mars.F11 sa qualité de lieutenant particulier, le sieur Bouat pouvait briguer la succession, mais il était Canadien, d’extraction bourgeoise et sans grandes connaissances légales.N’importe, il se lance dans l’aventure et réussit.Le -’7 avril 17 rt>, à Paris même, il obtenait sa nomination de lieutenant général civil et criminel et il revenait au pays, porteur de sa commission, sur le vaisseau qui portait le K.P.Buisson.Jésuite.C’est ce dernier qui a raconté le fait.Devenu juge, M.Bouat va cesser de commercer ?Pas du tout et il s'attire un embarras eue plusieurs n’auraient pas renversé aussi heureusement.Résumons cette affaire qui fut portée jusqu’au Conseil du roi.Au mois de mai 171^, le juge Bottât obtint du gouverneur de Yaudreuil “la permission d'envoyer au sieur de Ton-ty.commandant au Détroit, deux canots chargés des effets dont il pourrait avoir besoin.Sur ce, “le sieur Bouat se rendit a LachiiTe où, de son autorité privée, il équipa un troisième canot pour envoyer dans les pays d’en haut.’’ M.de Rantezay, gouverneur de Montréal, informé du fait, défendit au juge Bouat de laisser partir un troisième canot.Le magistrat se contenta de répondre ‘‘d’un ton audacieux et contre le respect.qu’il se chargeait de l’événement.” — 41 — Cette conduite mit les autorités militaires en émoi.M.Bouat fut assigné devant un Conseil de guerre.11 plaida sa cause avec une réelle habileté, offrit de prouver par témoins qu’il avait voulu empêcher le départ du troisième canot, mais qu’il n’avait pu.Ht le juge de Montréal fut condamné à un mois de prison et interdit des fonctions de sa charge jusqu’à ce qu’il eût plu au roi de le rétablir.Loin d’être anéanti par une telle sentence, le sieur Boitât en appela en France.Madame Pacaud, sa soeur, pour lors domiciliée à Larochelle, écrivit au Conseil dit roi.pour l’informer que M.de Ramezay en voulait à son ftèrC “parce qu’elle lui réclamait une dette de 10.000 livres.’’ Knfin.le juin 1720, Sa Majesté écrit au gouverneur de Yaudreuil et à l’intendant Bégon qu’elle approuve le jugement du Conseil de guerre assemblé, sur la désobéissance du sr Bouat aux ordres du sr de Ramezay, mais qu'elle a bien voulu lever l’interdiction.Ht le roi ajoutait cet ordre salutaire : “Comme le sr Bouat n’est tombé dans la désobéissance qu’à l’occasion du commerce qu’il fait pour son compte et comme commissaire et que d’ailleurs cela ne convient point et est incompatible avec la place qu’il Occupe, l’intention de Sa Majesté est qu’il s'abstienne absolument de tout commerce, soit pour lui soit pour les autres” ( 1 ).Cette altercation réglée, M.Bouat guetta sa vengeance et elle se présenta en 1721.Montréal venait d’être ravagé par un incendie qui détruisit son plus vieux quartier, celui qui s’alignait rue Saint-Paul et autour de la place du marché ou place d’armes (aujourd’hui place Royale.) Profitant de la ruine de la localité, M.de Yaudreuil ordonna qu’à l’avenir la place du marché serait à la haute ville, probablement autour de l’église paroissiale.Et il chargea M.de Ramezay de l’exécution de ce décret.A peine le gouverneur de Yaudreuil avait-il quitté la ville que le juge Bouat, en sa qualité de lieutenant-général, remit le marché dans la basse-ville, où il était auparavant, “et sans en parler à M.de Ramezay.” (1) l,'nvis du roi ue lut Riii'i-o O'oiitô.citr un document judiciaire du G décembre 1724 nous apprend qu*A cette date lo juge Bouat faisait commerce en société avec le sieur La Marque. 4- — Aussitôt prévenu, celui-ci ordonna aux commerçants de retourner à la nouvelle place.Sur ce, le juge Bouat se rend à Québec, raconte la chose à l’intendant Bégon qui, sans tarder, signe une ordonnance “pour que le marché se tienne dans la place d’armes,” ( basse-ville.) Cette décision ayant été prise à l'insu de M.de Vau-treuil, il en résulta un débat entre le gouverneur et l’intendant.Ce dernier répondit que "c'était une affaire de police, que c’était de son district et que d’ailleurs, il ne voulait pas toucher à l’ordonnance de M.Baudot.” Le gouverneur porta la chose au Conseil de la marine qui donna raison à l’intendant Bégon et par surcroît au juge Bouat ( i).Après un tel succès, sa vanité, s’il en avait, dut être réconfortée.Mais si tout allait bien de ce cé)té, il n’en était pas de même sous d’autres rapports.En 1720, M.Bouat avait dû vendre la seigneurie de Terrebonne que lui avait apportée - sa femme ; en 17*21, 1 incendie qui ravagea Montréal, consu-nta deux maisons qu il avait dans le vieux quartier, enfin, pour comble, la mort lui enlevait son épouse, au mois de décembre 1722, le laissant veuf avec sept enfants (2).Huit mois plus tard, le 8 août 17-23* *1 convolait avec Agathe Le Gardeur de Repentigny, âgée de 35 ans, petite-fille du notaire Jean de Saint-Père.C était 1 une des riches héritières de Montréal puis-qu elle apportait dans sa corbeille de noces ses droits dans la seigneurie de Repentigny et dans celle de la Chesnaye.f n mariage aussi distingué devait réunir la fine fleur de la société montréalaise et l’on en jugera par la liste des personnes présentes au contrat de mariage dressé par le notaire Raimbault le matin même du mariage.I hilippe Rigatul, marquis de \ audreuil, gouverneur de la Nouvelle-Krance et Louise de Joibert.son épouse ; Claude de Raniezav, gouverneur de Montréal, et son épouse ; Jean l’ouillet de la Chassaigne, lieutenant du roi, à Montréal, et Mai ie-Anne Le Moyne, son épouse ; b rédéric-Louis Her- 1 I 1 Documents historiques, I, p.i sp.(- 1 Madeleine I-omlx-rt-Dumont fut inhumée A Notre-Dame le ü décembre 1722. bin, lieutenant, beau-frère du juge Boitât : Paul-Louis Da-zemar de Lusignan, .Alphonse de 1 ontv, commandant au 1 )é-troit, Louis de Lobinois, sieur de loitrneuve, commissaire ordonnateur, à Montréal, et son épouse ; Daniel Migeon de la Gauchetière, lieutenant, Ltienne Rocbert, garde des magasins du roi ; Charles Nolan LaMarque ; MM.Le Ber de Senneville, père et Ids ; Marguerite LeGardeur, femme de M.des Chaillons de St-Ours.commandant à Kamanissia-ouia ; Catherine Le Gardeur de Repentignv ; Catherine Ju-chereau, femme de M.de Repentignv : enfin, mesdames de Saurel, de Beauvais, de 1 ’lainville, de Cannes, de Budemont, d’Argenteuil, des Musseaux.de Périgny.le Verrier, de Ca-vagnial de \ audreuil, de la l'our et Saver, épouse du négociant de Lestage.Ce second mariage ne fut pas de longue durée, car le juge Bouat décéda au mois de mai 1726.âgé de 50 ans.De la première union, étaient nés : A) MadELEINE-MarcuERITE bapt.le 18 mars i“or, mariée le 18 janvier 1722 a Paul-Louis Dazemard de Lusignan.D’après un document dont la copie existe aux Archives d’Ottawa, M.de Lusignan, serait mort en t7O3, au Canada, au moment où il se préparait a rejoindre son corps en 1m.nice.Sa femme étant restée sans ressource, et infirme, passa en France où elle vécut dans la gêne, ainsi quelle le déclare dans la requête qu’elle adresse au duc de Praslin, ministre de la marine et des colonies, le 18 mai rjtif», en demandant une pension (1).B) Marie-Charlotte, bapt.le 22 février 1703.C) Louise-Jeanne, bapt.le 3 juillet 1704 ; mariée le 20 août 1724, à François Daine, controleur de la è ie des Indes en la Nouvelle-France, (2) sépulture, à Québec, le n mai 1740., D ) Françoise-Louise, bapt.le 18 mai 1709 ; sepult.le 20 mai 1709., F) Francois-Antoine, bapt.le 1er sept, et sepult.le 24 oct.1710.(1) Correspondance générale.Série F., vol.S!), p.UJ (*J) Mlle Ilouat (Huit la 2e femme juin 1717* marié en 174-2 J Marie-Anne Gauthier de Varennes (continuateur de la lignée).K) Louis-bkancois, bapt.le 23 août 1720.L ) LouisK-MauklK 1 nk, bapt.le 31 août 1722 et sépult.J9 avril 1732.M) MAuiE-bUANCOISK, bapt.le 31 août 1722.Gu second mariage naquirent : N) Eustaciik-Francois-Joskpii, bapt.le ^2 mai 1724.^ O) I'Rancois-Marii:, (posthume) bapt.le 18 novembre 1726 ; sépult.14 mai 1727.Madame veuve Louât née Le Cardeur survécut longtemps à son mari.Lu 174G (3) elle vendait ses droits dans la seigneurie de Kepentigny.puis en 1750, (4) la part qu’elle pouvait avoir dans la seigneurie de La Chesnave.1 ‘''intnit de mariage fut dressé par Le (limy, le 23 unfit 17,S3.In docunienl ultOrifui- démontre que le mariage fut célébré A l'église des Kernllets : liens lacté n'eu fut pus inscrit nu registre de Notre-Dame, ainsi que cela se faisait en pareil eus.C-’i Son testament fut dicté au notaire Cliaboillez, le 1S mai 1700 O.i htude Adliéiuar.s juillet 171(1.(T) Ktiule iîotiron.Ils août 1750. — 45 — Elle dut mourir deux ou trois ans après ce dernier contrat, car le notaire Bouron tit l’inventaire des biens des défunts sieur et dame Bouat le 13 décembre 1753* (A suivre) E.-Z.Massicotte L’ORTHOGRAPHE DU NOM LETARDIF Aujourd’hui, le chercheur qui veut se renseigner sur Olivier Letardif dans les imprimés qui ont de bonnes tables ¦onom as tiques, fera bien de consulter ces dernières aux mots.Olivier, Tardif et Letardif.Ainsi, dans l'index des Oeuvres de Champlain, édition Laverdière, on trouvera ce nom A I at-dif, Le.Dans les Relations des Jésuites, édition de Québec, la presque totalité des renvois se trouve à Olivier, mais il faut voir aussi a Tardif, Le, etc.L’auteur du Dictionnaire généalogique l’inscrit sous le nom de Le Tardif, nous avertit qu’il est l’ancêtre des Tardif et nous renvoie à ce dernier mot.( 1 ) Comment expliquer ces variations sur un nom cependant très simple ?Par la négligence avec laquelle on traitait alors l’orthographe en général et celle des noms propres en particulier.Plusieurs écrivaient au son, ajoutant, retranchant, modifiant à leur guise et suivant les appellations populaires.C’est ainsi que, durant plusieurs années, Letardif 11’est jamais appelé autrement qu Olivier, le sieur Olh ier, par les Pères Jésuites, du moins.Arrivé jeune, il se laissa d’abord appeler familièrement Olivier, puis monsieur Olivier Mais dans les actes des notaires ou autres documents publics, on dit toujours M.LeTardif.Lui-même signait son nom non pas en deux mots et avec deux majuscules, niais tout simplement ; Dclardif, d une bonne grosse écrituic et qu’il faisait suivre d’un paragraphe compliqué.Nous avons vu plusieurs de ces signatures.Ses descendants sont des Tardif ; ils ont perdu l’article, voilà tout (Mgr Amédée Gosselin, Mémoires de la Société l\oyaIc du Canada, seiic m, vol.xvi).(1) Vol.I, p.'380. LE TEMPS DES FETES AUTREFOIS % L hiver du Canada est tellement rigoureux qu’il semble a prime abord qu’il devrait resserrer et paralyser toutes les facultés actives de l'intelligence.Au lieu de fouetter le sang ne devrait-il pas au contraire l’engourdir ?Cependant, contre les inconvénients de cette ennuyeuse saison, le Canadien avait trouvé un antidote salutaire, c’était de se livrer aux plaisirs, a la dance, aux festins., Le temps des fêtes commençait à la messe de minuit, au réveillon de Xoël.pour ne se terminer qu’à la veille du samedi des Cendres.Dans la nuit de Xoël.à l’heure où les morts se lèvent de leurs sépulcres et viennent s’agenouiller autour de la croix du cimetière, et qu’un prêtre—le dernier curé de la paroisse ui sut plis et eu étole, leur dit la messe, alors que les montagnes s entrouvrent et laissent entrevoir les trésors enfouis dans leurs lianes, alors que les animaux parlent dans les granges et se disent la bonne nouvelle, voyez dans tous les villages les maisons s illuminer comme par enchantement.C est le commencement de la grande semaine qui se terminera par le jour de I an.On ne dit pas le premier de l’an, mais le jour de l’an, parce que ce jour-là à lui seul vaut toute 1 année., La a cille, a la tombée de la nuit, les jeunes gens se sont î eunis.Aimés de longs batons et de sacs profonds, ils vont de porte en porte chanter la cjuignolcc : Bonjour le maître et la maîtresse Et tous les gens de la maison Xous avons fait une promesse De venir vous voir une fois l’an.Ils battent la mesure avec leurs bâtons, et dans leurs sacs, ils recueillent la chigncc, c’est-à-dire l’échine d’un porc frais, que bon destine aux pauvres, car il faut bien, eux aussi, qu ils aient leur part de joie au jour de l’an.Longtemps d’avance, on a eu soin de dire aux enfants de ne pas pleurer, de ne point se quereller, mais d’être bons et obéissants.Ceux qui pleurent au jour de l’an ont les yeux îouges toute 1 année.Aussi voyez comment ils sont graves,. — 47 — le matin, bien avant l’aube, lorsque tous ensemble, les plus âgés en tête, ils vont dans la grande chambre demander la bénédiction des vieux parents.Et comme les étrennes pieu-vent de toutes parts.Ce jour-là tout le monde se visite et s’embrasse.Les ennemis se réconcilient et chacun en se serrant la main dit : Je vous la souhaite bonne et heureuse et le Paradis à la hn de vos jours.„ Nous avons parlé de la table frugale de nos ancêtres, mais pour le temps des fêtes, on interrompt d'une façon éclatante le perpétuel ordinaire.La femme, et par ce mot il faut entendre la maîtresse de la maison, cuisine pendant toute la semaine.Il n’y en a pas comme elle pour mettre la main à la pâte.Les longues tables se dressent, toutes couvertes de nappes ou de beaux draps blancs, et quelle hécatombe de pâtés, de tourtières, de ragoûts de toutes sortes, sans parler des jambons roses, dont la couenne enlevée a été remplacée par un damier de clous de girofle artistement piqués.L habitant aime à ce que sa table ploie sous 1 abondance des mets.Le petit verre de rhum de la Jamaïque circule de main en main et les pipes s’allument.a .Nos ancêtres avaient pour habitude, même aux moindres réunions de chanter a leurs dîners et soupers., les hommes et les femmes alternaient.On peut juger si au temps des fêtes les plus chanteux du village s’en donnaient.Dans les derniers jours qui précédaient le carême et que l’on appelle plus spécialement encore le carnaval ou les jours gras, les chevaux s’attellent, les carrioles glissent sur la neige et l’on va par bande festoyer gaiement chez les parents et les amis.Les violoneux battent la mesure de leurs talons, l'archette grinche et chacun choisit sa compagnie hn avant, la danse, c’est la gigue, c’est le cotillon, qui font tourner les couples endiablés.Bientôt les montagnards écossais passionnés pour la danse comme les Canadiens, introduiront le scotch reel et la hornpipe., _ Quelquefois des masques affublés de grossières défroqués, feront irruption au milieu du bal : ce sont les mardis gras, et chacun leur fera la politesse, tout en essayant de dé- - 48 - couvrir qui ils sont, car souvent le diable s’est présenté ainsi déguisé chez des braves gens qui avaient entamé une gigue sur les premières heures du carême.Les premiers voyageurs anglais qui visitèrent le Canada, gens mornes et taciturnes qui traînaient avec eux partout ou ils allaient, les tristes ennuis de leur climat brumeux, ne pouvaient comprendre cette gaieté du paysan canadien tou-jotn s exhuberante, hachée de rires sonores.Ilelas un temps viendra où cette belle gaieté disparaîtra.Le Canadien, imprévoyant comme le sauvage qui coupait 1 arbre pour avoir des fruits, pour avoir voulu trop fricoter perdra comme le savetier de la fable ses chansons et son somme, mais ce ne sera pas pour les mêmes raisons., ^e—3 juste- aucorps à 48 s.pièce.i-l-l- Donné aux mesmes le niesme jour 3 chemises à 8 s.piece.24 Donné aux mesmes le niesme jour 3 pairs de bas à 8 s.piece.24 Donné à 8 hommes de la mesme nation que je fus obligé de prendre pour me conduire au village des ontagamis qui vouloient s’enfuir avec les avec les mascoutins et quicapons après le meurtre fait par F Iroquois de 60 persnes des d.mascoutins dont j’en eu avis par le R.P.Alloez de la Compagnie de Jésus le 26e aotist 8 chemises a 8 s.piece.64 Donné aux Ontagamis pour les arrester dans leur village leur promettant la protection du Gouverneur des Francois contre 1'Iroquois 3 lbs de tabac a 6 s.T8 Donné aux mesmes un fusil de.80 Donné aux mesmes un justeaucorps pour habiller le chef.5° Donné aux mesmes une chemise et une paire de bas de 8 s.piece.16 Donné aux mesmes deux couvertes à l'Iroquoise de 20 s.piece.40 Donné aux quicapous pour le mesme sujet 2 lbs de tabac.12 Donné aux mesmes un fusil de.80 — ÏO — un justeaucorps jiour habiller le chef.50 une chemise et une paire de bas 8 s.p.16 2 couvertes à 1’Iroqnoise à 20 s.p.40 Donné à 3 socoquis que jay esté obligé de prendre pour me conduire par terre aux Illinois dont j’estois éloigné de (>o lieiies ayant ordre d’y aller le 25 septembre 1683.Donné une couverte de.20 un capot de.24 en poudre et plomb.20 Pour les mesmes fait accomoder un fusil par les armuriers de Monsieur de Tontv estant arrivé au fort St.Louis le 2e octobre scavoir pour faire monter le d.fusil y faire une cullasse et un re-sor de batrie.Donné onze castors de 5 s.pieces.:.55 Pour nourritures aux mesmes du 5 octobre donné.25 A un autre socoquy pour me guider a mon retour par une rivière en canot au village des Outagiamis de quinelonan d’ou j’estois party 50 balles et 50 coups de poudre achetée des particuliers au d.fort St.Louis 6 castors de 4 s.piece.24 Au mesme donné une couverte aussi achetée au d.fort St.Louis.•.24 Plus donné au mesme une brasse de tabac de.10 donné aux puants, aux saquis, aux Outagamis et aux malominis le 20e novembre de ma part le sieur le sieur Nicollas Perrot pour les inviter à descendre à Montréal 11 lbs de tabac à 8 s.la lb.S8 Pour nourriture de 2 hommes que je suis obligé de prendre le 20e novembre pour aller de la baye des puants a Missillimokinac ayant receu ordre de M.de la Barre de deffendre le d.lieu de Missillimakinac qu’il me marquoit devoir estre .attaqué 1'Iroquois lesquels furent nourris a mes frais pendant (> mois.300 Du 14 juillet 1(184 ayant receu ordre de Mr de la Barre d assembler tous les francois et sauvages pour me rendre chez les Iroquois et leur faire la guerre j’envoyé aussytost un canot de 5 hom- mes à la bave des puants de Missillimakinac ou j’estois alors auxquels je donne ordre d’avertir les francois et sauvages du dit lieu de venir me joindre comme ils le tirent peu de jours après et auxquels je donne pour nourriture un sac et demy de blee a 20 s.le sac.’ 3° De la graisse pour.15 Donné au nommé Martin Foüessy qui avait esté pillé par les Iroquois au mois de mars de la mesme année avec autres 13 francois dans la rivière de Fratigny huit castors pour la monture d'un canon de fuzil qu’il a voit et pour une plaque de fu-zil mise au d.fuzil pour mettre le d.Foiiessy en estât d’aller a la guerre les d.huit castors valant 40 Donné à 3 hommes envoyez a M.de la Ibarre opur m’aporter l’ordre de marcher contre l’Iroquois nommez (millet, L’Orangé et Debrieux 3 sacs de blee a 20 s.le sac.60 Acheté des mesmes sus nommez 20 Ibs de tabac donné aux sauvages en les invitant à se joindre aux François pour faire la guerre à 1 Iroquois par ordre de Monsieur de la Barre pour le payement duquel tabac je tiray un billet sur Monsieur de la Chenaye lequel billet a été acquitté par le sieur du Pré comme il parois! sur mes comptes avec le dit sieur dupré.Donné à 5 hommes pour les mettre en estât d’aller a la guerre le 25e juillet 10 Ibs de poudre a 5 s.la lli.50 aux mesmes donné 7 sacs de bled à 20 s.le sac.140 aux mesmes donné 4 haches a S s p.3- aux mesmes donné 5° Ibs de graisse contant.100 Donné aux mesmes un canot coûtant.150 Monté le present mémoire à la somme de.2240 Je certifie le present mémoire véritable dont le contenu a esté fourny pour le service du roy par le sieur de la Duran-tave commandant en chef aux Outaouaes es années 1684 et 1685. _ — 52 — hait a Quebec le 20e avril 1685 signé à l’original.de Meui,i.es Obmis a compter la depence faite pour faire decendre M.de Beauvais cinquiesme de la baye des Puants à Quebec le 20e avril 1(184 pour donner avis à M.le General que M.de Beauvais quatorziesnie avoient esté pillez par l’Iroquois la- quelle depence consiste en 5 sacs de bled.100 s.25 lbs de graisse.1 canot de 20 castors n'estant pas neuf.100 10 lbs de plomb a 5 s.la lb.50 4 lbs de poudre a 5 s.la lb.20 un tusil cassé qui cousta 4 castors a faire accomoder 20 A Québec le 4 nov.1(193.Champignv (i) LE PERE JACQUES MARQUETTE, S.J.L’historien Bancroft parle de l’héroïsme du Père Jac-¦ques Marquette dans les termes suivants : "Il défiait l’âpreté des climats, tantôt guéant dans l’eau, tantôt traversant les neiges, sans pouvoir se réconforter près d un bon feu.Au lieu de pain, sa nourriture consiste le plus souvent en un peu de maïs, grossièrement concassé, ou cncoi e de lichens cueillis spr les rochers.Son travail ne con-nait aucun repos.Exposé à vivre parfois sans aucune nourriture, dormant la plupart du temps par terre, roulé dans une peau de bête, il n en fuit pas moins de longs voyages, toujours au milieu des plus grands dangers.N’est-ce pas là porter sa vie en quelque sorte dans les mains, non pas seulement tous ic> jouis, mais plusieurs fois par jour, car, à tout moment, il peut craindre ou l’esclavage, ou la mort par le tamakawk, les tortures ou le feu.” ( 1 ) Archives la province de Quebec. — 53 — LES SOURCES IMPRIMEES DE L’HISTOIRE DU CA N A DA- ER A XC A l S Dans la Revue Nationale on trouvera : Notre climat et son action sur nous, par W.-H.Hingston (Vol.i ( 1895-1896), p.43).Le fort Frontenac, par Benjamin Suite (Vol.1 (18951896), p.54).Les Etats-Unis et le Canada ; les banques comparées, par John Hague (Vol.1 (1895-1896), p.1.17).Venise et la province de Québec en 1881 ; par Faucher de Saint-Maurice (Vol.1 (1895-1896), pp.186, 291,427, .502,644).^ t Nos écoles primaires, par C.-J.Magnan (Vol.1 (18951896), p.307).Arts et manufactures dans la province de Québec par L.-I.Boivin (Vol.1 (1895-1896), p.333).La Nouvelle-France et les colonies anglaises sous l’ancien régime, par A.-D.DeCelles (Vol.1 (1895-1896), p.445)- Joseph Marinette, par À.-D.DeCelles (Vol.1 (18951896), p.574)., L’Acadie : reconstruction d'un chapitre perdu de l’histoire, par Bibliophile (Vol.1 (1895-1896), p.599).Les Canadiens-Français et leur littérature, par Hector Carneau (Vol.II ( 1896-1897).p.10).Maisonneuve, par J.-D.Chartrand (Vol.II (18961897), P- 38)._ Les Sept-Iles, par A.-N.Montpetit (Vol.Il (18961897), pp.56,97).r , Les patriotes du Nord.David Marsil et Wilfrid Prévost, par L.-O.David (Vol.II (1896-1897), p.118).Chants et plaintes du matelot, par Faucher de Saint-Maurice (Vol.11 ( 1896-1897), pp.141,213,289).La fille de Kondiaronk, par G.-A.Drolet (Vol, TI (1896-1897), p.233).La Malachigian, par A.-N.Montpetit (Vol.II (1896-•897), P- 321)- Les cimetières de Montréal, par J.Germano (Vol.II (1896-1897), p.350)., Le \ ieux Chateau ou le Château de Ramezay, par A.-X.Montpetit (\'ol.Il ( 1X96-1897), pp.443.545 ; vol.III, PP- 46.151 )• Une nuit de Noël à Beaumont de Bellechasse, par Faucher de Saint-Maurice (Vol.II ( 1896-1897).p.579).Xicolas Perrot à Bécancourt, par Benjamin Suite (Vol.III.p.133).Notes sur Saint-Maurice et ses députés, par P.-L.Dé-saulniers (Vol.III, p.171).P.-G.R.LES ARMES DE FRONTENAC S'il faut en croire M.Charles Segoing, auteur du Mercure armorial, Frontenac, gouverneur de Québec, n’a pas toujours eu pour armes d'azur, à trois pattes de griffon, d’or.M.Seguing était avocat au Parlement de Paris.Il publia le Mercure armorial en 1648 ; lit une deuxième édition, très soignée, en 1652, dans laquelle il marque à la page 145 : Buade l'rontenac de Palluau : D’azur, à trois pieds d’Oves, d'or, mis en contrebande, 2.1.A cette époque on se servait de symboles pour perpétuer dans les familles le souvenir de quelque action glorieuse ou d’un évènement notable, dont l'un de ses membres avait été le héros.Parfois aussi ces emblèmes étaient l’expression figurée, caractéristique, d’un chef valeureux, d’une maison altière.Sans connaître la raison première motivant l’adoption de pieds d’Oyes par messieurs de Ruade-Frontenac, (il y a peut-être la un détail intéressant), jugé au point de vue héraldique, nous dirions que c’était un signe de vigilance.L’histoire de Rome en offre un exemple frappant.De plus, les doigts palmés de cet oiseau lui permettait le passage d’endroits difficiles où tel autre se fut embourbé.La signification est apparente, mais le gouverneur du Canada avait un tempérament qui se conciliait mal avec cet emblème, et la patte de grillon lui convenait mieux ; c’est pourquoi, évidemment, il l'adopta.Ri'Gis Rov ïo NOS CROIX DE CHEMINS Ek Cai.vairk DK u'Ac a 1)1 K—Lorsqu'on passe à 1 église •de l’Acadie de l’est à l’ouest et que l’on a traversé le pont de ter de la rivière de Montréal, on se trouve aussitôt en lace •d'un petit édifice rectangulaire d’environ 20 pieds de largeur sur 15 de profondeur, perché sur une colline, portant un ange sonnant de la trompette, au frontispice, et une croix au sommet : c'est le Calvaire._ •‘Il a été construit en 1840, sous l’inspiration de M.Cre-vier.La fabrique en passa la rés e 3 niai 1840 et vo- ta 23 louis pour la bâtisse et $50 pour les statues qui de\ aient v être mises.On plaça à l’intérieur un grand crucifix, puis un autel et, actuellement, on v célèbre parfois la messe.A son arrivé à l’Acadie, en 1840, M.La Rocque trouva si laides les statues achetées pour être mises au Calvaire, qu il écriv it a l’Evêque qu’il ne les y mettrait pas avant que Sa Grandeur ne les ait vues." _ ., L’auteur ne nous dit pas ce qui fut decide au sujet de ces statues ; mais il ajoute que le Calvaire fut icstauré pat M.le curé Laforce en 1905.Nous 1 avons visité cette année et nous avons constaté que l’intérieur est en bon état.De jolies statues, dons de Mgr Roy et de M.T.Bastien ornent l'autel chaque côté du Christ et sur le mur on peut lire un document, daté du 24 juin 1905.et portant la signature c e Mgr Bruchési qui autorise l’établissement de la dévotion du chemin de la croix dans cette petite chapelle., , Ce calvaire, a-t-on prétendu autrefois, “avait etc construit en souvenir de la mission précitée par Mgr E01 bin-Jan-son” mais l'historien de la paroisse de 1 Acadie s élève contre cette assertion : “Le Calvaire, dit-il.date de 1840 et la mission eut lieu en 1841.Et il conclut ainsi : "il a.selon toute apparence, été érige* comme une réparation ntteite a Dieu pour les blasphèmes contre l'église et contre Lui.de certains hérétiques de la Grand Ligne.La croix du cami\ a S a i x t k-G F.\ K v 1 KVE-i > K-1 a t i s c a nt __Le dimanche.18 juillet 1869.la paroisse de Sainte-Gene- viève-de-Batiscan fêtait la levée clu premier camp des volontaires du comté de Champlain, c’est-à-dire du 70e bataillon.1432 — 56 — On était au lendemain de la seconde invasion fénienne* et partout 1 on organisait les milices pour la defense du pays.Dès le début du mouvement militaire, lisons-nous dans un journal de 1 époque, le comté de Champlain, sous l’impulsion du major, puis lieutenant-colonel Narcisse-Pierre Massicot-te, réunissait plus de compagnies qui lui en était demandé et cette région lut la seule où l’on put former un camp.“Ce camp se trouvait sur les bords de la rivière Batis-can, éloigné d'un mille de l'église de Sainte-Geneviève'.On y avait dressé environ trente tentes, en lignes parallèles, qui contenaient cinq compagnies ; environ 2^0 militaires.1 Cn autel rustique avait été érigé clans le camp et à onze heures, les volontaires assistaient à une messe dite par M l’abbé L.Richard, directeur du collège des Trois-Rivières' Ils étaient disposés en carré, en avant de l’autel et les officiers occupaient le centre.Il y eut musique et chant sous la direction de M.I ancrède I rudel, étudiant en loi, un des capitaines.Le spectacle fut solennel et imposant.” a J A , lssue 4e ,a messe, adressèrent la parole.M.l’abbé A.R oiseux, curé de la paroisse, et M.E.-X.-A.ïrudel, avocat, plus tard journaliste et sénateur., .C inspection du bataillon par le colonel Casault.dépu- te-adjudant-genéral, et par M.le major de brigade Lamontagne commença immédiatement après.Puis le camp fut levé en entonnant nos plus belles chansons.” A tin de perpétuer le souvenir de cet événement, une petite croix blanche, revêtue de l'inscription ”i8 juillet 1869” fut élevée à l’endroit précis où la messe avait été dite.J'.t depuis, ce modeste monument commémoratif a été entretenu avec soin par messieurs Baribeau père et (ils, proprietaires de la terre depuis 1873.Autrefois, la localité s’appelait Pointe-à-Périgny ou u ancle-Pointe : maintenant on la connaît sous le nom de Pointe-a-Laribeau.E.-Z.Massicotti-; 5/ lettre de m.des maizerets au ministre A Québec ce lome oct.i/OO.Monseigneur, , , .Agréez, je vous supplie, c[ue je prenne lu liberté cl escnre à Vostre Grandeur pour l’informer de ce qui regarde 1 hôpital général gouverné depuis huit ans par les religieuses hospitalières souhs la direction des administrateurs que Mgr de Québec a estably proche de la ville, et que le Roy a confirmés par ses lettres patentes.Je le fais d’autant plus volontiers, Monseigneur, qu’ayant, esté depuis près de deux ans de la conduite de cette maison, et de celle de 1 hostel dieu, je puis parler par experience de ce qui peut contribuer au bien de l’une et de l’autre.C’est, Monseigneur, ce qui m’a obligé de dresser un mémoire à part signé de moy, qui doit être présenté à Vostre Grandeur et dans lequel elle verra les raisons qui peuvent exciter le zèle qu elle a pour toutes les bonnes oeuvres à protéger celle de 1 hospital géneial qui pat oit des plus importantes au bien de la religion et de la colonie.Permettez moy, Monseigneur, de rendre ic\ a \ostie Grandeur au nom de ce séminaire les très humbles actions de graces qui luy sont deubs de toutes les boutez qu elle nous a fait paraistre,"surtout à l’égarcl de nos missions de Micissi-pi auxquelles elle1 a procure un secoius consich table pat .a gratification que le Roy a bien voulu nous accoidei a cet effet.Nous ne cmvons pas.Monseigneur, pouvoir vous en marquer nostre reconnaissance d'une manière qui vous soit plus agréable, qu’en présentant sans cesse nos voeux à Dieu pour Vostre Grandeur.C’est ce que nous ferons, Monseigneur, et particulièrement celuv qui ose vous demander la continuation de vostre bienveillance et protection pour ce séminaire et qui se dit dans un très profond îespect.Monseigneur de Vostre Grandeur le très humble et très obéissant serviteur Dks Maizerets, sup.du Sém.de Québec.De Québec, ce io octobre 1700 ( i ) (1) Bibliothèque Xntloimle
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