Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 septembre 1920, septembre
nru.im.N DES ' RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XXVI BEAUCEVILLE-SEPTEMBRE 1920 N» 9 LES FAMILLES DE NOS GOUVERNEURS .FRANÇAIS Quels sont les gouverneurs français qui ont amené leur famille au pays ?^ Deux ans après la fondation de Québec, le 30 décembre 1(>10, ( harnplain avait épousé à Paris Hélène Boullé, fille de Nicolas Boullé, secrétaire de la Chambre du roi.Pille était calviniste comme toute sa famille.C’est M.de Monts, calviniste lui-même, qui avait poussé Champlain à contracter ce mariage disproportionné d’âge.1a* fondateur de Québec avait alors quarante ans sonnés et Hélène Boul-le n avait pas encore atteint sa douzième année.Comme la jeune femme n’était pas encore nubile, en vertu des conventions matrimoniales, les epoux ne devaient vivre ensemble qu’au bout de deux ans.Ce ne fut que dix ans après son mariage, en 1620, que Champlain amena sa femme a Quebec.Dans l’intervalle, madame de Champlain s’était converti au catholicisme.Pille resta dans la Nouvelle-France jusqu’en 1624.Il n’y avait alors a Québec que quatre ou cinq personnes du sexe et on comprend qu’un jeune femme qui avait été élevée à Paris devait s’ennuyer à mourir dans une petite bourgade comme était alors la future capitale de la Nouvelle-France. — 2:>8 — Madame do Champlain consacrait à peu près tout son temps à l’étude de la langue algonquine.Elle s’occupait aussi de catéchiser les petits sauvages.Dans ses courses à travers la forêt qui entourait l’habitation de Québec, madame de Champlain portait ordinairement à sa ceinture un petit miroir à toilette, ainsi (pie le voulait la mode du temps.Les Sauvages prenaient plaisir à regarder leur figure basanée se réfléchir dans la glace magique et ils disaient naïvement : “Une femme aussi jolie, qui guérit nos maladies, et qui nous aime jusqu’à porter notre image près de son coeur, doit être plus qu’une créature humaine.” Elle devint presque un dieu aux yeux reconnaissants des pauvres Sauvages et ils étaient portés à lui vouer un espèce de culte.L’ennui, la peur des Iroquois, les privations durent engager madame de Champlain à retourner en France.Dix ans après la mort de son mari, le 7 novembre 1645, madame de Champlain entra dans un monastère d’Ursu-lines à Paris, d’abord comme bienfaitrice puis comme novice sous le nom dé soeur Hélène de Saint-Augustin.En 1648, elle fondait le monastère des Ursulines de Meaux.Elle mourut en odeur de sainteté dans ce couvent le 20 décembre 1654, ai’âge de cinquante six ans ( 1 ).C’est dans la nuit du 15 juin 1636 que le vaisseau qui portait Charles Huault de Montmagny, successeur de Champlain au gouvernement de la Nouvelle-France, entra en rade de Québec.Le nouveau gouverneur avait amené avec lui son lieutenant, Antoine-Louis de Bréhaut de 1 ’Isle, son secrétaire, Martial Piraube, et trois officiers militaires MM.de Saint-Jean, de Malepart et de Maupertuis.“Quel étonnement aces peuples, dit naïvement le Père Le Jeune, dans la Itchitinn de 1636, de voir cette leste no' blesse, tant d’écarlates, tant de personnes bien faites !” M.de Montmagny montra dès sa descente du vaisseau quel homme il était.En s’engageant dans la côte La Montagne, il aperçut la grande croix de bois du petit cimetière de Québec alors situé dans le flanc de la montagne.“Voici, (1) * N.-E.Dionne, Samuel Champlain, tome deuxième, p.395.i 250 dit-il la première croix que je rencontre sur le pays, adorons le crucifié en son image*’.Il se jeta aussitôt à genoux (lans le sentier abrupt.Sa suite et tous les citoyens de q|uebec qui étaient venus le saluer en firent autant, i .' §°}lvenieui* de Montmagny était chevalier de l’or- dre de Malte.Il n’était donc pas marié puisque les dignitaires de l’ordre de Malte s’engageaient par voeu au célibat.M.de Montmagny qui vécut ici de 1636 à 1648 sut ga-gnei 1 estime et 1 affection de tous.Les Jésuites en font les plus grands éloges dans leurs Relations., Louis d’Ailleboust de Coulonge, qui devait être le troisième gouverneur de la Nouvelle-France, était passé ici en 1643, avec sa femme Marie-Barbe de Boulogne, et sa belle-soeur, Philippe-Gerti ude de Boulogne.Tl se proposait de collaborer à l’oeuvre de Montréal.Lu 1647, M.d’Ailleboust de ( ’oulonge laissait en France, charge par les habitants du Canada de demander au roi certaines modifications à son arrêt du 27 mars 1747 Pendant qu’il était en France, le 2 mars 1648, il fut nommé, sur la recommandation de la Compagnie des Cent-Associés, pour succéder a M.de Montmagny au gouvernement de la Nouvelle-France.4 d’Ailleboust de Coulonge fut de retour à Québec le 20 août 1648, et prit immédiatement possession de son gouvernement qu’il garda jusqu’en octobre 1651.Be 1651 a 16)8, M.d’Ailleboust de Coulonge résida à Québec sur sa terre de Coulonge.11 mourut à Montréal, le 31 mai 1660.• ’ Marie-Barbe de Boulogne, veuve de M.d’Ailleboust de Coulonge, vécut quelque temps à Montréal puis, en 1663, entra au noviciat des TTrsulines de Québec.File en sortit bientôt.En 1670, elle se donna à l’Hôtel-Dieu de Québec où ‘elle décéda le 7 juin 1685.Nous lisons dans l’Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec de la mère Juchereau de Saint-Ignace : “Barbe de Boulogne était une âme prévenue de la grâce dès le berceau ; elle ne se maria que par le conseil de son 260 — confesseur, et à condition que M.d’Ailleboust, qu’elle épousa, lui laisserait garder inviolablement le voeu de virginité qu’elle avait fait dès son enfance.Ce confesseur était un .jésuite, grand serviteur de Dieu, qui apparemment n’agissait pas en cela sans l’avoir consulté.Il dit a M.d’Ailleboust en lui montrant sa future épouse : “Voici une Vierge que Dieu vous confie pour en être le gardien ; si vous oublie/ la promesse que vous lui faites, et que vous ayez la hardiesse de donner quelque atteinte à sa pureté, Dieu vous chat ira terriblement”.Ces paroles menaçantes confirmèrent M.d’Ailleboust dans la résolution où il était de vivre en continence.“Cependant après quelques années, il fit de grandes peines à son épouse, au sujet de son voeu qu’il voulait rompre ; mais sa patience, son courage la tirent triompher.Son époux rentra dans les sentiments de fidélité dont il voulait s’écarter ; de sorte que, après cette attaque, qui fut longue, il la laissa paisible, et mourut fort chrétiennement en Canada, où il avait été gouverneur.” Quoiqu’il en soit du voeu de virginité, il est établi que Louis d'Ailleboust et Marie-Barbe de Boulogne n’eurent pas d’enfants (2).Ou dit que la veuve du gouverneur d’Ailleboust de Coulonge refusa les propositions de mariage du gouverneur de Courcelles et de l’intendant Talon.Le 14 octobre 3651.M.Jean de Lauzon débarquait à Québec avec deux de ses fils.Jean de Lauzon et Louis de Lauzon de la Cetière.Un autre fils de M.de Lauzon, Charles de Lauzon de Charny.vint le rejoindre à Québec le 1er juillet 1652.Iairs de son arrivée dans la Nouvelle-Kranee le gouverneur de Lauzon était veuf déjà depuis quelques années.Sa femme.Marie Gaudard, a laissé son nom au fief de Gaudarville.Les trois fils de M.de Lauzon se marièrent dans la Nouvelle-France, Charles de Lauzon de Charny devenu veuf, passa en Franco, se fit recevoir prêtre et revint dans Arffidius Fmutcax, L* ftmlOr d'AUtfboust, p.23 .261 - Jean de Lauzon la Nouvelle-France avec Mgr de Laval, fut tué par les Iroquois le 22 juin 1661.,,,.gouverneur de Lauzon était repassé en France dans lete de 16o6.Dans son célébré Mémoire, M.Aubert de la Chesnaye raconte que M.de Lauzon s’était rendu impopulaire auprès des colons de Québec qui lui reprochaient de ne pas faire les dépenses nécessaires pour soutenir sa dignité.M.Faillon, de son côté, accuse M.de Lauzon d’avoir favorisé ses nls et leurs parents au détriment de bien des personnes méritantes.Il est bien difficile de démêler la vérité sur 1 administration de M.de Lauzon car sa correspondance avec les ministres, qui aurait jeté tant de lumière sur tous ces faits, a été perdue.Pierre de Voyer, vicomte d’Argen^on, nommé gouverneur de la Nouvelle-France le 26 janvier 1657, arriva à Quebec le 11 juillet 1658.Jeune encore, il avait à peine trente ans, sa grande sagesse et ses moeurs sévères l’avaient tait remarquer du président Lamoignon qui le recommanda au roi pour remplacer M.de Lauzon.M.d’Argenson n’était pas marié.Le gouverneur d’Argenson repartit pour la France le 19 septembre 1661.• Le baron Pierre Du Bois d’Avaugour, successeur de M.d ’Argenson, était, lui aussi, célibataire.Arrivé ici le 31 août 1661, il repartit pour la France à l’automne de 1663.Le vieux loup de mer Nicolas Gargot s’exprime en termes excellents sur M.d’Avaugour, qui était brave, franc* et loyal mais d’une opiniâtreté telle que son séjour dans la Nouvelle-France fut peu agréable pour lui et tous ceux qui le rencontrèrent.“L’année suivante, qui fut 1663, dit Gargot, on obligea encore Gargot de faire le meme voyage, et avec les mêmes vaisseaux et semblables voitures.Aussi le succès en fut fort approuvant du précédent.Il passa dans son vaisseau l’évêque de Petrée et le sieur de Mézv, homme de peu de conduite.Ce dernier y allait être gouverneur en la place du sage et vertueux M.Dubois d’Avaugour, que quelqu’un — 262 a nommé avec justice le Du Terrail du temps.Ce brave gentilhomme, quoiqu’il eût lieu de se plaindre contre plusieurs personnes du Canada, néanmoins étant de retour en France, se contenta de rendre raison au Koi de son administration, sans blâmer personne; ayant obtenu congé de Sa Majesté il fut en Allemagne trouver M.l’électeur de Mayence son bon ami, qui le mena dans l’armée qui allait en Hongrie, Là il fut choisi pour défendre le fort de Serin ou il est mort glorieusement en combattant contre les infidèles.” (a.) , Le chevalier < 'harles-Augustin de Me/y, successeur de M.d’Avaugour au gouvernement de la Nouvelle France, arriva à Québec le 16 septembre 1663.Son administration fut loin d’être heureuse.M.de Mézy décéda au château Saint Louis le 7 mai 1665.Comme ses deux prédécesseurs immédiats, M.de Mésv n’était pas marié.Daniel de Rémv de < 'ourcelles arriva à Québec au mois de septembre 1665 en même temps que l’intendant Talon.M.de Courcelles n’avait pas été marié ou il était veuf puisque, pendant son séjour dans la colonie, la veuve du gouverneur d’Ailleboust refusa ses propositions de mariage.Louis de Ruade, comte deRallttau et de Frontenac, fut gouverneur de la Nouvelle-France à deux reprises, de 1672 à 1682, puis de 1689 à sa mort (1698).Frontenac avait épousé le 28 octobre 1648 Anne de la Grange, tille d’un maître des requêtes.De ce mariage naquit un iils.François-Louis de Frontenac, qui fut tué à la tête de son régiment pendant qu’il était au service de l’évêque de Munster, allié de la France.Madame de Frontenac ne vint jamais au Canada.Quand la nouvelle de la mort du comte de Frontenac parvint en France, Saint-Simon mentionna le fait en disant que c’était un homme d’esprit fort du monde et par- (3) Mf-mnlres (le la vif ft «les aventures ilf Nicolas (.argot, capitaine entretenu par Sa Majesté «laits lu marine. 268 Jaitement ruiné.“Sa femme avait été belle et galante extrêmement du grand monde et du plus recherché Elle et son amie mademoiselle d’Outrelaise étaient des personnes dont il fallait avoir 1 approbation ; on les appelait les di-vuk's.l u si aimable homme et une femme si merveilleuse ne \ iraient pas aisément ensemble, aussi le mari n eut pas de peine à se résoudre d’aller vivre et mourir à Quebec, plutôt que de mourir de faim ici, en mortel auprès oint vous tromper, Monseigneur, je dois vous dire t|u’il y n’y a point de personnes en ce pays, qui puisse doter une Eglise de m 11 mais même qui la puisse faire bâtir solidement à ses dépens, tout les gens sont ici remplis d’une grande vanité et il n’v en a pas un qui ne prétende à être patron et chacun veut un curé dans sa terre et tout ces gens là, un seul excepté, sont fort endettés et dans la dernière pauvreté, et ce seul là est encore plus pauvre parce qu’il est dans une sordide avarice.11 n’y a dans tout le pays que le nombre de sept églises paroissiales sans compter celle de Québec dont les murailles soient de pierre qui sont dans les Seigneuries de Monseigneur l’Evêque, et des Messieurs de St-Sulpice et dans deux seigneuries particulières lesquelles ont été bâties de partie dés fonds que Sa Majesté a appliqués pour ce sujet des fortes contributions de ces Messieurs et des charités des particuliers, les autres sont des pièces de bois et des planches qui ont été construites aux dépens des propriétaires des fiefs et des habitans que Monseigneur l’Evêque refuse de consacrer par ce qu’il dit qu’il est de son devoir et de son obligation de ne donner la consécration qu’à des bâtimens solides et de durée.Ainsi, Monseigneur, si les dîmes suffisent pour la subsistance des curés, il ne sera pas de besoin que les patrons v contribuent, ce qu’ils ne sont pas en état de faire, puis qu’excepté les personnes que je viens de vous nommer, il n’y a pas un particulier dans ce pays qui ait le pouvoir de se mettre en devoir de faire bâtir des Eglises de quelque manière que ce soit, ils diront assez qu’ils le feront, mais il n’est pas en leur puissance de l’exécution et il y en a quelqu’uns qui m’ont dit qu’ils feraient bâtir le chacun de bonnes pièces de bois et qu’ils obligeraient les habitans de faire construire la nef de la même façon et qu’ils espéraient que sur cela on leur accorderait le patronage, il semble que par l’Edit du Roi ils doivent bâtir l’Eglise entièrement et ce serait encore une difficulté si un bâtiment de bois devrait suffire à moins que le Patron ne s’obligeât de l’entretenir, vous aurez la bonté, Monseigneur, de me faire savoir votre volonté sur ces deux chefs.J’ai reçu 1‘Etat des gratifications qu’il a plu à Sa Majesté d’accorder aux Communautés, aux Eglises et aux particuliers de ce pays, je con- — 279 — tinup de vous assurer.Monseigneur, qu’on en fait un bon usage et, tel que je l’ai mandé les années précédentes ; j’ai seulement touché 3000 livres pour les mariages de cette année je rends compte, de ceux que j’ai employés l’année dernière et de 1500 livres pour l’Eglise de Montréal.( outputs de bois.Sur toute l’affaire des Coureurs de bois et sur la protection que j'ai écrit les années dernières que Monsieur de Frontenac leur donnait en même teins de l’Intérêt qu’il avait avec eux, je n’ai pu me dispenser de le faire puisque ce que j’ai mandé sur ce sujet n’a pas etc a\aneé avec inconsidération et que j’en ai envoyé les pièces justifica-ti\es et que ce qua fait encore cette année, Monsieur le Gouverneur, et que je vous expliquerai dans la suite vous convaincra que l’affaire des coureurs de bois était la sienne.Je vous assure, Monseigneur, que j’ai fait punir tout autant de désobéissants aux ordres du Roi que j’en ai pu faire prendre qui sont seize en nombre.Le prévôt a aussi fait son devoir quelque chose qu’on ait mandé au contraire, mais que pouvais-je faire sans secours et sans force et que pouvait laire le prévôt qui avait ordre de Monseigneur le Gouverneur de lui donner avis toutes les fois qu’il irait en course en conséquence rie mes ordonnances, ainsi il était toujours prévenu et travaillait beaucoup sans succès.Je crois ne m’être guère trompé dans le nombre des Coureurs de bois et assurément, Monseigneur, celui qui a rapporté qu’ils ne sont pas cinq on six mois de l’année absents de leurs familles et qu’il n’est rien de plus aisé que d’en être informé et de les prendre à leur retour n’y a pas fait reflexion, puisque les coureurs de bois sont au moins deux ans et quelque fois trois et plus dans leurs voyages ét qu’il est très difficile de les prendre.Et afin, Monseigneur, que vous en soyez persuadé permettez moi de vous dire qu il y a deux sortes de Coureurs de bois, les premiers vont à la source du Castor dans les nations sauvages des Assiniconets, Nadous-sieux, Miamis, Illinois et autres et ceux-là ne peuvent faire les voyages qu’en deux ou trois ans.Les seconds qui ne sont pas en si grand nombre vont seulement au devant des Sauvages et des Français qui descendaient jusques au Long Sault la petite nation et quelques fois jusques à Michilimnkinak afin de profiter seuls de leurs pelleteries pour lesquelles ils leur portent des marchandises et le plus souvent rien que de L’eau de vie, contre la défense du Roi, dont ils les enivrent et les ruinent, ceux là peuvent faire leurs voyages à peu près dans les tems qui vous a été marqué et même dans un — 280 - beaucoup plus court, il n’cst pas facile de prendre les uns et les autres si on n’est jias appuyé de personnes sans intérêt et pour peu qu’ils soient favorisés, ils reçoivent des avis aisément et les bois et les rivières leur donnent une grande facilité de se soustraire a la justice, c’est ce qui est arrivé depuis quatre ans.Tout .ce que je viens de vous dire, Monseigneur, m’a donné la pensée de vous informer exactement de toutes les nations desquelles nous tirons les pelleteries, de leurs intérêts et d’attirer tout ce commerce, mais comme cette matière est trop étendue pour être traitée dans une lettre j’en dresserai un mémoire particulier pour vous être présenté et par occasion j’y parlerai de L’Acadie qu’on néglige, des avantages qu’on en peut tirer et du pays qu’habitent les Anglais et je joindrai à ce mémoire la carte divisée en quatre parties de tous les lieux dont je parlerai que je vous supplie, Monseigneur, d’agréer comme un présent (pii vous marquera ma très humble servitude.Dieu veuille (pie les ordres que le Roi et vous, Monseigneur, donnez à Monsieur le (iouverneur pour employer ses gardes et les soldats des garnisons, afin de retenir les coureurs de bois soient mieux exécutés que ceux qui étaient descendus sur les nouvelles de l’amnistie ne remontassent de ce chef, dans les habitations éloignées des sauvages avant qu’elle fut publiée, comme ils ont fait en très grand nombre et on croit «pie présentement il y a plus de soixante canots partis.Tous les moyens dont Sa Majesté et vous, Monseigneur, vous servez pour remettre ces libertins dans leur devoir et les ordres qui ont été envoyés sur ce sujet sont non seulement les meilleurs, mais même ils sont pleins de bonté et d’indulgence pour ces misérables, si on ne se donnait pas la liberté de les expliquer, de les étendre, et de ne les suivre qu’autant qu’ils s’accommodent à l’intérêt particulier de ceux qui les expliquent, c’est ce que vous reconnaîtrez, Monseigneur, quand je vous en dirai compte de l’enregistrement et de l’exécution des lettres d’amnistie et de l’Edit pour la punition de ceux (pii contreviendront aux ordres du Roi.Ce que je viens d’écrire au sujet du nombre et de la longue absence des coureurs de bois, justifie assez, Monseigneur, ce que j’avais mandé (pie ce pays se peuplait et que les terres demeuraient incultes une absence de deux ans de cinq personnes au sentiment de ceux qu’en manquent le moins, qui sont les plus propres au travail de la terre n’en peut augmenter la culture et les plaintes que j’ai reçues des propriétaires des seigneuries qui — 28 J — ne profitent pas avec les coureurs de bois de ce qu’ils ne peuvent trouver d hommes pour leurs travaux le confirment encore Quand à ce que j'ai dit aussi touchant le commerce qui .se fait de no, pelleteries avec les Anglais par les Français mêmes, et que les Anglais es achètent plus cher presque de la moitié que nous ne faisons et qu’ils donnent leurs marchandises à meilleur marché vous n’en serez que trou convaincu si vous voulez vous donner la peine, Monseigneur, ,1e faire examiner les ,„eees qui les justifient et qui découvriront ceux qui favorisent ce commerce et elles vous feront aussi voir que si l’entrée des essors n a point diminue dans le Royaume depuis cinq ou six ans elle aurait augmente, s.ce commerce avait été empêché, cette lettre Monseigneur, serait trop longue si je ne nie réservais de vous faire le détail par des mémoires particuliers de ce que je vous dis en gros.Comme Monsieur le comte ,1e Frontenac a déclaré qu’il ne donnerait point de permission que l’année prochaine pour aller faire le commerce avec les Sauvages dans leurs habitations et que l’intention du Roi et la votre sont que je les vise, je vous supplie, Monseigneur, de vouloir bien m indiquer s.Sa Majesté et vous n’entendez pas que ceux qui ont ete obéissants aux ordres du Roi soient préférés aux autres pour les premieres permissions.Pour ce qui regarde, Monseigneur, ce que j’avais mandé touchant la conduite du Sieur Perrot.Gouverneur du Montréal, dont Sa Majesté me mande que je n’a.envoyé aucunes pièces justificatives, vous connaitrez Monseigneur, par celles que je vous envoie cette année que je n’avais rien écrit que de véritable.J’ai toujours fait Monseigneur, tout ce qui a dépendu de moi pour le service du Roi et le bien de la Colonie tant à tenir la main qu’il ne fut lait aucune violence aux sujets naturels de Sa Majesté qu’aux Sauvages qui sont sous sa domination afin de rendre ce pays heureux par l’union, des uns et l’abondance causée par le grand nombre des autres que j’ai tache d’y attirer, mais l’autorité dont Sa Majesté veut que je me serve pour cela en faisant le devoir de ma charge aussi bien que celle des autres officiers de Justice nous est Ôté puisque Monsieur le Gouverneur ne permet qu’autant qu’il lui plaît l’exécution de ce que nous ordonnons et (• est un des chefs que je me réserve de vous expliquer par un mémoire séparé.- Les ordres que Sa Majesté et vous Monseigneur, donnez aux Gouverneurs de n’ex^ger point de présents des Sauvages sont très avantageux — 282 — à la Colonie.Il n’y a pas eu de grandes plaintes cette année sur ce sujet non plus que sur les désordres qui arrivent depuis quelques années dans la traite de Montréal parce qu’on a empêché quatre vingt dix canots Ou-tawas extrêmement charges de pelleteries de descendre sur des appréhensions de peste que leur ont donné des libertins connus contre lesquels Monsieur le Gouverneur n’a pas voulu qu’on ait informé.Si les coureurs de bois qui n’osaient descendre depuis trois ou quatre ans n’étaient venus et n’avaient apporté du Castor en très grande quantité on n’aurait [tas pu en fournir aux fermiers ce qu’ils ne doivent faire passer en France, mais ce qui est de déplorable, c’est que presque toute la pelleterie est tombée entre trois ou quatre mains et que le commerce est ruiné, c’est ce que j’espère vous faire voir clairement par un mémoire particulier.J’ai rendu une ordonnance conformément à ce que le Roi et vous, Monseigneur, m’ordonnez, touchant le méchant Castor sec qui doit être pris pour tout son poids, mais il est arrivé une difficulté sur une méprise qui a été faite à ce qu’il me semble dans la lettre du Roi par ces termes.11 faut sans difficulté le faire exécuter et obliger les fermiers à prendre le Castor pour tout son poids en déduisant vingt sous du prix de 4 et 10 sous que se vend ordinairement le Castor demi gras.Comme j’ai un respect profond pour tout ce qui est écrit dans la lettre du Roi et que j’ai n’ose pas me donner la liberté de l’expliquer et que cependant j’ai bien vu que l’intention de Sa Majesté n’était que de ne pas confondre le méchant Castor sec qui ne se vend que dix sous et qu’il n’était point question de Castor demi gras qui ne se vend pas m.x comme il est porté par la dite lettre mais pas x sous.J’ai ordonné que le dit Castor sec serait [iris pour tout son poids à x.s.à la charge néanmoins que les habitans et marchands qui porteraient du Castor demi gras au bureau de la Ferme de Sa Majesté se soumettrait de rapporter ce qu’ils auraient reçu pour chacune livre en [dus avant qu’il ne semblait être porté par les ordres de Sa Majesté contenus dans la dite lettre ainsi que le prétendait l’agent des fermiers, s’il était ainsi ordonné pur Sa Majesté.Cependant, Monseigneur, permettez moi de vous dire qu’il ne serait pas juste qu’on leur accordât rien sur cette prétention par ce que les profits que faisaient les dits fermiers sur les habitants en ne prenant leur Castor sec que pour une livre et demie quoiqu’il en pesât souvent deux ne montait pas au qu’à cinq ou six livres tout au plus et si on diminuait de ~ m - iO sous le castor demi gras outre l’embarras que causerait cette diminution et les différends continuels qui naîtraient sur le Castor gras et demi-gras au préjudice de mon avis du 2übre 1676 contenant que le méchant Castor se serait diminué de 20 sous par livre sur 4.10 sous auquel prix tout le Castor se vendait alors indistinctement et qu’il serait pris pour tout son poids que le bon Castor sec et vieux demeurerait aux dits 4 francs dix sous et que le dit Castor gras et demi gras sans distinction pour obvier aux différends qui "pouvaient arriver serait augmenté jusques à U.X sous lequel avis a été confirmé par Arrêt du Conseil d’Etat du Roi du lü Mai 1677 il causerait encore plus de soixante mille livres de pertes aux habitans.Il y a un an que j’ai reçu les ordres du Roi- pour n’obliger plus les fermiers d’acheter les cendres et je l’ai pas fait depuis.Je vous assure.Monseigneur, que je m'applique de tout mon pouvoir pour jmrter les habita,11* à faire de la potasse et je vous promets de rechef que je m’efforcerai encore davantage à leur persuader et que j’aiderai moi-même ceux qui la voudront entreprendre selon mon peu de moyens.Sur le-reproche que !Su Majesté et vous, Monseigneur, me faites au regard du commerce de ce pays avec les Iles d’Amérique, je vous dirai avec vérité n’y était point allé tant de vaisseaux de ce pays que depuis que j’y suis, il y en a eu des choses fâcheuses, je vous supplie avec tout le resj)ect dont je suis capable de me faire la grâce de croire que je ne le ferais pas s’il s’agissait de moins que de la perte d’un pays qui a tant coûté au Roi et de tirer de l’oppression un grand nombre de familles presque réduites au désespoir et (pii sont dans le dessein de se retirer en France.J’ai toujours protesté à Monseigneur votre père que je n’ai jamais été capable de lui déguiser aucune chose, que je lui ai toujours dit la vérité sans artifice et que j’ai plutôt diminué qu’augmenté les rapports que je lui ai faits, j’ai déjà pris plusieurs fois la liberté dans cette lettre de vous assurer de la même sincérité.Je le fais encore, Monseigneur, puisque l’animosité dont on me blâme n’a point eu part à ce que j’ai écrit au sujet de Mr.le comte de Frontenac.quoique j’eusse pu avoir quelque émotion par la prison qu’il a tait subir à mon fils écolier âgé de seize ans â dix sept pendant un mois sans avoir eu le liberté de prendre l’air dans la Cour du Fort où il était détenu, ce qui a paru si rude et si injuste que tout le pays en a été dans le dernier étonnement et par celle qu’il a fait aussi souffrir à mon domes- tique qu’il a fait enlever des prisons de eette ville où je l’avais fait mettre sur les plaintes qu’il en avait faites avec bien peu de fondements et qu’il a lait resserver dans une chambre basse du fort sans avoir eu la consolation de parler à personne.La rigueur avec laquelle Mr.le Gouverneur les traitait l’un et l’autre était pour les obliger mon fils de se dédire de ce qu’il s’était plaint à moi qu’il l’avait frappé et maltraité dans son cabinet en lui allant faire civilité et lui demander justice et pour contraindre mon domestique qui avait servi mon tils de dire que mon tils n’avait pas dit la vérité et qu’il s’était plaint à tort.Peut-être, Monseigneur, que les injures, les reproches et les violences que Mr.le Gouverneur me fait tous les jours au conseil dans lequel il m’a traité de téméraire et d’insolent la prison dont il me menace souvent, les libelles diffamatoires qu’il autorise contre moi et les insolences inconcevables que le Sieur Boisseau commet à mon égard par écrit et de vive voix tant à Québec que dans tous les autres lieux du pays dans lesquels il a toujours suivi Monsieur le Gouverneur, que le soustrait A la Justice, auraient pu altérer la modération que j’ai toujours conservée mais tout cela ne m’a pas touché, je l’ai regardé avec indifférence et je n’ai pas laissé que d’agir de Concert pour les affaires du Roi et d’aller chez lui à l’ordinaire et je continuerai à le faire quoique récemment il m’ait fort maltraité dans son cabinet à l’occasion du Sieur de La Vallière auquel il a donné le commandement de L’Acadie parceque je refusais de lui faire payer une somme assez considérable et me défendais sur les ordres précis que j’ai du Roi et de Monseigneur votre [>ère de ne rien ordonner en plus avant qu’il n’est porté par l’Etat de Sa Majesté, à moins qu’il ne me l’ordonnât absolument.Après tout ce que je vous viens de représenter, Monseigneur, me trouvant dans une si fâcheuse conjoncture j’ai pris le dessein de vous découvrir avec toute la sincérité possible l’état déplorable dans lequel se trouve ce pays, les intrigues qu’on fait jouer pour y maintenir le désordre et les artifices dont qn se sert pour empêcher que les plaintes n’aillent jusques à vous.L’autorité dont Mr.le Gouverneur est revêtu lui est un moyen facile pour y réussir parce qu’il ne se fait rien ni dans la justice ni dans le commerce que ce qu’il veut et qu’il ne favorise dans l’une et dans l’autre que ceux dont les affaires ont du rapport à ses entreprises, ou ceux qui s’iuterresseut avec lui, la force qu’il a en main appuie ses intérêts et il ne — 285 — 1 emploie que pour intimider les peuples et les empêcher de se plaindre ou pour donner des couleurs à ses violences en exigeant des particuliers de fausses déclarations dont il puisse se servir pour affaiblir ce qu’on pourrait dire contre lui et pour tourner à son avantage tout ce qu’il fait.ht parce que le détail des choses de la conséquence de celles que je viens de vous dire, Monseigneur, ne |>eut se renfermer dans une lettre, j’ai cru afin de ne pas vous être importun le devoir faire par des mémoires particuliers justifiés par de bonnes pièces.Le premier vous fera voir que les ordres du Roi ne sont point exécutés, que la justice est opprimée que les officiers y sont persécutés et que les coupables demeurent impunis.Le second vous marquera les désordres causés par les coureurs de bois ce qui a entretenu la désobéissance aux ordres du Roi, ce qui l’entretient encore et qu’il est vrai qu’il y a un commerce " c avec les Anglais auxquels on porte nos pelleteries au préjudice de la ferme du Roi, qui les achètent bien plus cher que nous et qu’ils vendent leurs marchandises à meilleur marché.Le troisième vous convaincra Monseigneur, de tout ce que j’ai mandé l’année dernière au sujet du Sieur Perrot, Gr., de Montréal, vous y verrez la continuation de sa mauvaise conduite, aussi bien que celle du Sr.de la Salle, Gr du Fort de Frontenac, et de celle du Sieur Dulut, chef des coureurs de bois, et vous y découvrirez des associations particulières fort préjudiciables au pays.Le quatrième vous persuadera que quoiqu’on puisse faire en Canada et dans l’Acadie un commerce avantageux que cependant il se détruit.Vous connaitrez par le cinquième la conduite extravagante et impie du Sr.Boisseau, de laquelle je ne voue informe, Monseigneur, que parce qu’il fait état de revenir ici l’année prochaine et que son retour serait préjudiciable du pays.Enfin, le sixième vous fera voir l’Etat de la Ferme du Roi par son établissement par ce qui s’est fait ensuite et parce qui se passe aujourd’hui.Mon Sécretaire que je vous envoie a entre les mains ces mémoires et toutes les pièces sur lesquelles je les appuie et il a encore celles qui concerne la prison de mon fils et de mon domestique (pie je ne lui ai pas remises pour vous les présenter, Monseigneur, afin d’en obtenir la satisfaction, au contraire je vous supplie avec toutes les instances possibles de n’v faire aucune réflexion, c’est seulement pour me justifier de ce que Mr le Gouverneur a dit tout haut depuis quelques jours qu’il se plaindrait à 5 ~ 286 — vous qu’en cette occasion j’avais voulu exciter une rebellion contre lui.J’espère, Monseigneur, que vous connaitrez que ma conduite a été con forme aux comandements que j’avais reçu l’année dernière de Sa Majesté et de Monseigneur Votre père.J’ai tout souffert, j’ai remontré, et enfin j’en donne avis au Roi et à vous Monseigneur, je me tiendrai toute cette année dans la même réserve quo j’ai gardée.Je renvoie mes deux en-fans pour ne pas les exposer davantage à de nouvelles insultes, je m’appliquerai uniquement à faire mon devoir autant qu’on m’en donnera la liberté et je souffrirai tout patiemment conformément à ce qui in’est ordonné' avec la résolution de vous informer comme je dois de tout ce qui s’est passe.Ce sont les sentiments, Monseigneur, dans lesquels je suis et j’espère que vous serez satisfait de ma conduite.Je finis, Monseigneur, en vous demandant avec un empressement plein de respect pour vous et de tendresse pour ce pauvre pays qu’il vous plaise en avoir compassion vous assurant que je sacrifierais ma vie volontiers pour son repos et pour vous témoigner qu’on ne peut-être avec plus de fidélités, plus d’obéissance et plus de soumission que je suis, Monseigneur, Votre très humble, très obéissant et très fidèle serviteur, DU CH MS X EAU (1) (1) Archives provinciales de Quebec.LES “ DEPOUILLES ” DU PERE JESUITE CAZOT Est-il vrai que, en avril 1800, lorsque le gouvernement, après la mort du Père Cazot, s’empara des biens-mobiliers du ci-devant ordre des Jésuites, il donna ordre de remettre à la cathédrale de Québec tous les vases sacrés, ornements d’église, peintures, etc, etc, qui se trouvaient dans l’ancienne chapelle du collège des Jésuites de Québec?C’est le 1(> avril 1800 que M.Sheppard, shérif du district de Québec, saisit les biens-mobiliers du défunt Père Cazot.Le shérif Sheppard en dressa un inventaire très détaillé qu’il attacha à l’original même du bref de prise de possession des propriétés et seigneuries que les Jésuites possédaient dans le pays.Authentiqué par le shérif Sheppard et scellé du grand sceau de la Province cet inventaire fut déposé dans les archives de la Cour du Banc du Roi. — 287 ~ Cet inventaire a été' publié flans la Revue Canadienne de 1889 (tome deuxième de la troisième série, p.271) par feu M.J.-Edmond Roy.L’inventaire dressé par le shérif Sheppard mentionne tout ce qui se trouvait dans l’ancien collège des Jésuites à Québec : ornements sacrés, argenterie, linge, livres, cahiers divers sur les seigneuries possédées par les Jésuites, lettres, comptes, meubles, ustensiles de cuisine, argent, etc, etc.L’inventaire des biens-mobiliers des PP.Jésuites saisis le Ifi avril 1800; par le shérif Sheppard, donne la liste des effets remis à Mgr J.-O.Plessis, coadjuteur de l’évêque de Québec et curé de sa cathédrale.Elle se lit comme suit: 1 ostensoir ou Soleil d’argent.3 calices d’argent.2 ciboires d’argent.3 paires de burettes d’argent.2 plats pour burettes, d’argent.6 chandeliers et croix d’argent.2 chandeliers portatifs d’argent.1 bénitier d’argent.1 croix processionale d’argent.2 brods ou girandoles d’argent.4 pots à fleurs avec les fleurs, d’argent.1 encensoir et navette, d’argent.1 lampe d’argent.1 piscine d’argent.1 statue de la sainte Vierge, d’argent.1 statue de la saint Ignace, d’argent.1 statue de saint François-Xavier, d’argent.14 cuillères potagères.24 cuillères de table.4 grandes fourchettes.24 fourchettes de table.12 cuillères à café.- 2 écuelles avec leurs couverts, d’argent.2 gobelets d’argent.8 chandeliers et croix argentés.(> petits chandeliers argentés.6 pots à fleur argentés.4 statues argentées.2 reliquaires d’argent.6 chandeliers de cuivre. ~ 288 — 8 chandeliers (dont 1 cassé) de cuivre.2 Christs de cuivre.4 petits chandeliers portatifs de cuivre.26 devants d’autel.16 chasubles garnies.3 chapes.2 dalinatiques.1 étole et 3 vieilles étoles.1 drap mortuaire.24 aubes.2!) surplis.15 nappes d’autel.14 nappes de communion.1» douzaines de nappes de purification.17 corporaux.12 pâlies.123 amicts.20 linges à lavaba.15 cordons.8 essuie-mains.1 paquet de linge sale.1 paquet de linge sale.1 paquet de linge sale., 1 paquet de linge sale.1 carreau rouge.5 vieux tapis.6 petits tableaux.1 statue de cire.12 bouquets.4 missels.2 pupitres.1 livre de chant.1 table en marbre.1 lustre en cuivre.Quelques vieux fauteuils, chaises, etc.1 pendule.1 Christ d’ivoire.3 couronnes de fleurs.3 reliquaires de bois doré.4 garnitures de canons d’autels.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.