Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 mars 1919, mars
bulletin DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL XXV BEALCEVILLE—MARS 1919 No 3 La seigneurie de Cap Saint=Claude on Vincennes Le 3 novembre 1672, l’intendant Talon concédait a François Bissot de la Rivière, en faveur de ses fils Jean-Baptiste Bissot de Vincennes, âgé de quatre ans, et Charles François Bissot, (1) âgé de huit ans, “pour leur donner plus de moyen de s’établir”, soixante-et-dix arpents de terre de front sur une lieue de profondeur a prendre sur le fleuve Saint-Laurent depuis les terres appartenantes au sieur de la Citière (2) jusques aux terres non concédées.Cette concession était faite en fief et seigneurie, à la charge de la foi et hommage au chateau Saint-Louis de Québec, de tenir ou faire tenir feu et lieu sur la seigneurie, de conserver et de faire conserver les bois de sa roi, receveur-général des décimes en n'avait fait quo prêter son nom rM.dJe^nrdeetllwonequei devait être nommé gouverneur de la Nouvelle-France en 1651. — 66 — chêne, de donner avis des ruines, minières ou minéraux, de laisser les chemins et passages nécessaires, etc., etc.(3) C’est là le fief et seigneurie de Vincennes qui fut plutôt appelé à l’origine Cap Saint-Claude, à cause, probablement, du cap Saint-Claude d’où la vue s’étendait au loin sur le fleuve Saint-Laurent, et du ruisseau Saint-Claude, qui venait de l’arrière des terres et se précipitait de la falaise dans le fleuve d’une hauteur de près de 150 pieds et formait une chûte très pittoresque.François Bissot de la Rivière, sa veuve Marie Couil-lard remariée à Jacques de Lalande-Gayon, ni ses deux ^ Us, Jean-Baptiste Bissot de Vincennes et Charles-François Bissot, n’habitèrent le fief Saint-Claude ou Vincennes, mais ils y firent des concessions de terre aux colons désireux de s’établir sur les bords du Saint-Laurent et à proximité de Québec.* * * Le recensement de 1681 nous donne les renseignements suivants sur le fief de Vincennes qu’il nomme fief Cap Saint-Claude : “Zacharie Lis, 34 ans; Elisabeth Marandiau (Ma-randeau), sa femme, 26 ans ; enfants : Marie, 5 ans, Zacharie, 3 ans, Elisabeth 1 an ; 2 vaches ; 4 arpents en va- Toussaint Ledran, 43 ans ; Louise Nassier, sa femme, 43 ans ; enfants : Louise, 17 ans ; Marie, 16 ans ; 6 !nfp'14 anSo T0USSa“t’ 9 aus’ Marie> 8 ans, Françoise, leur ’ 116116’ 3 aüS ’ 4 betes à cornes> 12 arpents en va- “ Louis Oriot, 39 ans, Madeleine Selle, sa femme, 29 (3) Pièces et documents relatifs à la tenure seigneuriale, p.298. - 67 — ans ; enfants : Marie, 6 ans, Etienne, 5 ans, Madeleine, 3 ans ; 1 vache ; 4 arpents en valeur.“Jean Poliquin, maçon, 44 ans, Jeanne Adam, sa femme, 30 ans ; 1 fusil ; 1 vache ; 4 arpents en valeur.“Antoine Drapeau, tailleur, 35 ans, Charlotte Joly, sa femme ; 33 ans ; enfants : Jean, 9 ans, Marie, 5 ans, Antoine, 3 ans, Charlotte, 1 an ; 1 tusil ; 1 vache ; 4 arpents en valeur” (4).* * * Dans son Plan général de l’état présent des missions du Canada fait en l’année 1683, Mgr de Laval écrit : “Montapeine est distant de Québec d’une lieue et demie, il y a 7 familles et 41 âmes’ (5).Inutile de dire qu’il s’agit ici du fief de Vincennes.Le fief de Vitré ou Montapeine n’était pas même encore concédé.Ce nom de Montapeine appliqué dès 1683 au fief de Vincennes ou à la partie ouest de la paroisse de Beaumont indique bien qu’il est d’origine purement locale.Les terres du premier rang de la seigneurie sont, comme disent les habitants canadiens, presque planches.Elles montent à peine.N’est-ce pas cette particularité physique qui fit donner à l’endroit le nom d^Montapeine par les habitants qui se trompent rarement dans le choix de leurs noms ?Le 25 octobre 1694, Jean-Baptiste Bissot de Vincennes vendait la moitié franche du fief et seigneurie de Vin- (4) Benjamin Suite, Histoire des Canadiens-Français, tome V.p^e.(6) Mgrs Têtu et Gagnon, Mandements des évêques de Québec, vol.premier, p.120. — 68 — cennes à Louis Marchand, habitant de Québec, pour le prix de 2,500 livres, payables, savoir 1000 livres au bout d’un an, 1000 livres au bout de deux ans, et 500 livres au bout de trois ans (G).Louis Marchand ne put payer son acquisition ou bien il y eut transaction subséquente entre lui et Jean-Baptiste Bissot de Vincennes puisque ce dernier resta en possession de sa moitié du fief de Vincennes.Charles-François Bissot mourut peu après 1705.La fiel Saint-Claude ou Vincennes qui était par moitié la propriété des deux frères Charles-François Bissot et Jean-Baptiste Bissot de Vicennes passa alors tout entier à ce dernier.Dans le Mémoire de Gédéon de Catalogne sur les plans ces seigneuries et habitations des gouvernements de Québec, les Trois-Rivières et Montréal, fait en 1712, on lit : * * * * entrecoupées de collines et rivières, celles qui sont en cul- amener à Quebek” (7).^ UJauutt8e P""?Dans le plan qui accompagne le Mémoire de Catalo-lineenn sTm82 T et \ incennes en 1/12.En eommmirant a —i > en 1712.En commençant au nord-est, c’est- es) Acte de Chambalon, 25 octobre 1694.f7) Bulletin dos Rcclierchee Historiques, vol vol.XXI, p.329. — 69 - à-dire du côté de Beaumont en remontant vers la Marti-nière et Lauzon, on a : Guay, Trépanier, le domaine de Vincennes, Charay (Charest), Girard, Larivière, Nolet, Drapeau, Vinet, Boilard, Lemieux, Poliquin, Dorion, Lamiron, Lecours, Zacariélis, Brûlot, Nolay, Legaré, Gre-nay, Carrier, Poiré, Carrier, Lecours.Soit en tout vingt-trois habitants.* * * Toute la carrière militaire de Jean-Baptiste Bissot de Vincennes s’écoula dans l’Ouest, au milieu des Mia-mis.Il mourut avec ces Sauvages dans le cours de l’année 1719.A sa mort, le fief de Vincennes resta en la possession de sa veuve, Marguerite Forestier.Elle le garda jusqu’à son décès arrivé à Montréal le 27 septembre 1748.+ * * A la mort de Marguerite Forestier, les enfants issus de son mariage avec feu Jean-Baptiste Bissot de Vincennes firent saisir le fief de Vincennes sur Toussaint Le Cavalier, curateur élu à la succession de M.Bissot de Vincennes.Il fut vendu et adjugé devant la Prévôté de Québec, le 19 août 1749, à Claude-Joseph Roy, capitaine de milice de la côte de Beaiunont, pour le prix de 5,600 livres.* * * Le 24 septembre 1683, le gouverneur de la Barre et l’intendant de Meulles avaient accordé à Charles Denis de Vitré, conseiller au Conseil Supérieur de Québec, un fief de dix arpents de front sur.de pro- 70 — fondeur, borné d’un côté au fief de Vincennes et de l’autre au fief de la Martinière.M.Denys de Vitré étant mort à Québec, le 9 janvier 1703, son fief passa à sa fille, Marie-Dabrielle Denys de Vitré, veuve de Pierre Descayrac de l’Autheur, capitaine dans les troupes du détachement de la marine.Madame Descayrac, vivant en France, donna le fief de Vitré ou Montapeine à sa belle-mère, Marie-Charlotte Chrétien, veuve de Charles Denys de Vitré, par l’écrit sous seing privé suivant du 8 avril 1723 : “Jay soubsignés cede et transporte à Madame de Vitré la terre et seigneurie de la coste de Lauzon à moy appartenant de dix arpents de front sur six lieues de profondeur tenant d’un costé à Monsieur de la Martinière et de l’autre aux héritiers du sr Bissot le long du fleuve St-Laurent luy cedant en la manière que je la possède sans aucune garantie ny recours quelquonque sur les difiqul-té qui pouvait naître à l’occasion de la ditte terre.Je transporte et quitte l’antierre et plaine propriété à ma ditte dame de V itré pour en faire et disposer comme moy.Fait cà Paris ce 8 avril 1723.M.Denis de Vitré Descairac” (8).Madame veuve de Vitré, qui demeurait aux Trois-Rivières, ne s’occupa guère du fief de Vitré ou Montapeine.Elle n’y fit aucune concession et n’y mit peut-être jamais les pieds.Le 15 mars 1741, par l’écrit sous seing privé suivant elle cédait et transportait le fief qu’elle avait reçu de Madame Descayrac à Marie-Louise Bissot de Vincennes, plus tard épouse de Nicolas Boisseau : plus tard épouse de Nicolas Boisseau.vincennes, plus - 71 - “Je soussignée cede et transporte à mademoiselle Manon Yinceinne la terre et seigneurie de la coste de Lau-son à moy apartenent de dix arpans de front sur six lieues de profondeur, tenant d’un costé à la seigneurie de monsieur de la Martinier du sieur Bissot Vincenne le long du fleuve St-Laurent luy cedant la dit terre et seigneurie en la manière que je la possède sans aucune garentie quel-quonque sur les difficultés qui pourraient naistre a loc-cation de la dit terre et seigneurie.Je transporte et quitte à ma ditte demoiselle Manon Vincemne lentierre et plaine propriété de la ditte terre et seigneurie pour en jouir et disposer comme a elle a partenant luy cedant et luy quittant par cet écrit tous mes droits et pretentions sur la dit terre et seigneurie ey-dessus speciftie.“Au trois rivieres le 15 mars 1741.“Chretien veuve de Vitré” (9) Madame Boisseau, née Marie-Louise Bissot de Vincennes, le 26 février 1751, vendait le fief de Vitre ou Mon-tapeine à Claude-Joseph Roy, déjà seigneur de Vinceimes pour le prix et somme de 1800 livres, payais 1000 livres le 1er octobre 1751 et 800 livres le 1er octobre I/o- (10).Madame Boisseau déclarait dans son acte de vente que le fief de Vitré ou Montapeine avait dix arpents de front sur six lieues de profondeur.Or, le 18 juin 1749, MM.de la Galissonnière et Bigot avaient accorde a Gau de-Antoine de Bernien, seigneur de la Martimere, 1 étendue de terre qui se trouve à prendre au bout de la pro on-deur du fief de Vitré et qui est enclavée entre les fiefs de Vincennes et Livaudière au nord-est et celui de la Marti- guet(qSUSTÎI T9UamaersE17P4t%af tard (^“'Acfe^eC^ea^Claude'Panet, 26 février 175! .72 — nière au sud-ouest, jusqu’à à l’égale profondeur de six lieues que contient le fief de la Martinière.Elle vendait donc une propriété qui appartenait pour la plus grande partie à M.de la Martinière.Celui-ci réclama sa propriété en justice et l’intendant Bigot, le 25 mai 1753, “sans avoir égard au contrat de la vente faite par madame Boisseau au sieur Roy du fief de Vitré, maintenait M.de la Martinière dans le possession et jouissance du terrain qui se trouvait au bout des quarante arpents qui paraissaient former la profondeur du fief de Vitré.” 11 faisait en même temps défense à madame Boisseau et au sieur Roy de le troubler ni inquiéter dans sa possession sauf au sieur Roy à se pourvoir ainsi qu’il aviserait contre la dite dame Boisseau, sa garante (11).Madame Boisseau reprit possession de son fief de Vitré et, vingt-deux ans plus tard, son mari le vendait au capitaine Alexander Fraser.Cette fois l’acte de vente ne lui donnait plus que dix arpents de front sur quarante de profondeur (12).* * * Claude-Joseph LeRoy ou Roy, le nouveau seigneur de Vincennes, était né à la Durantaye en août 1692, du mariage de Guillaume LeRoy et d’Angélique Bazin.Il fut d’abord cultivateur.Actif, entreprenant, il se livra bientôt au commerce.Il acheta un brigantin, le Marie-Jeanne, et un bateau, le Saint-Josepli, et fit le commerce sur la côte du Labrador.Après son achat des fiefs de (11) Ordonnances des Intendants, cahier 39, folio 58.(12) Acte devant Saillant, notaire à Québec, le 24 septembre 1783. -73 Vincennes et de Vitré ou de Montapeine, il s’occupa de coloniser ces beaux domaines.Il y consentit un bon nombre de concessions.Le seigneur Roy décéda a Beaumont le 26 avril 1756.Il laissait de son premier mariage un fils, Joseph Roy, et trois filles, Marie, manee a Jean Corpron, Charlotte, mariée à Pierre Revol, et Marguerite, mariée à Charles Lecours.* * * Le 17 mai 1756, Catherine Prudhomme, veuve, de Claude-Joseph Roy, abandonnait tous les droits qu elle pouvait prétendre dans la succession de son mari en considération de son douaire et d’une pension viagère annuelle de 525 livres (13).Trois ans plus tard, le 25 mars 1759, les héritiers, procédant au partage definitif c es biens immeubles du seigneur Roy, abandonnèrent de meme tous leurs droits à Joseph Roy en consideration de la pension qu’il s’engageait à payer à la veuve de son pere et moyennant une somme de 3,000 livres de soulte ou retour (14).Joseph Roy se trouva donc l’unique propriétaire du fief de Vincennes.C’était un magnifique apanage.Le 24 avril 1781, il rendait foi et hommage au gouverneur Haldimand pour son fief.Joseph Roy décéda cà Beaumont le 19 février 1794.De son mariage avec Marie-Gabnelle Sarault, il avait eu cinq enfants: Marie-Gabrille mariée à Louis Blais; Marie Charlotte Angèle, mariée a Joseph Miot-Girard , T ar, de &CCr«ddee ».Ÿ.mars71759. — 74 - rèse; Jean-Joseph qui devint prêtre et mourut curé de 1 Assomption ; et Etienne-Ferréol.* C’est Etienne-Ferréol Roy qui hérita du fief de Vincennes.Le seigneur Roy représenta le comté de Hertford à la Chambre d’Assemblée de 1805 à 1819.Il fut aussi lieutenant-colonel de la seconde division du bataillon de milice de Saint-Vallier.‘ ‘ Etienne-Ferréol Roy, écrit M.J.Edmond Roy, était un des plus riches propriétaires de la rive sud du neuve Saint-Laurent, et il vivait dans son manoir de Vincennes comme un seigneur du moyen-âge.Le seigneur Roy avait son manoir sur les bords du ruisseau du Cap Saint-Claude, au fond d’une plaine ombragée par de grands ormes, et d’où la vue s’étend au loin sur le fleuve.endant la belle saison d’été, on conçoit que les visiteurs abondaient dans la demeure hospitalière du seigneur ov.es anciens parlent encore des réceptions qui s’y donnaient” (15) Le seigneur Roy décéda à Beaumont e 22 novembre 1852, a l’âge de 81 ans.Il était veuf depuis le 4 avril 1840 de Marie-Charlotte Talbot, qui ne lui avait pas donné d’enfant.1 * * En 1815, Joseph Bouchette écrivait au sujet du fief Montapeme et de la seigneurie de Vincennes : Mont-a-peine (fief) joint le précédent (la Marti-meie) et est borne au nord-est par Saint-Michel au fond l)arSt-Gerrals'11 ** — en deux partieslTprënS (15) \lmlno T .Nicolas Lelîoy et ses descendants, p.140. .75 - de 10 arpents de largeur sur 40 de profondeur au sieur de Vitré le 24 septembre 1683 ; l’augmentation de la meme largeur, et complétant la profondeur de la totalité, qui est de six lieues, fut accordée le 18 juin i749, a Claude- -toine de Bennen ; c’est-à-présent la propriété de I’ere Roy, Ecuyer.Ces deux fiefs ont à peu près le meme sol que la seigneurie de Lauzon, et ils sont dans un état avancé de culture, les deux tiers de la totalité étant en labour , les établissements les plus florissants sont près du St-Lau-rent et de chaque côté de la rivière Boyer.Le bois de construction y est varié, mais celui d’une qualité mfmeure domine.Ces deux fiefs sont bien arroses par la rivière Boyer, et par quelques courants d’eau inferieur ; la première fait marcher un moulin à gram dans la Marti- “Vincennes (la seigneurie de), dans le comté d’Hertford, a Mont-à-peine au sud-ouest, Beaumont au nord-ouest, le St-Laurent en front, et Livaudière sur le derrière • elle a 70 arpents de front sur une lieue de profondeur elle fut accordée le 3 novembre 1672 au sieur Bis-sot :1e propriétaire actuel est Eéréol Roy, Ecuyer.Le terrain de cette concession est assez eleve vers la rmere, et dans les parties les plus hautes il offre une terre lege-re et sablonneuse ; dans les autres endroits on trouve principalement une bonne terre noire sur un fond de roc ; la plus grande portion de cette concession est dans un très bon état de culture, et produit de belles récoltés de grain, etc Le bois de construction y a été fort réduit, ce qui en reste est d’une qualité assez indifférente.Plusieurs petits courants d’eau, qui tombent dans le St-Laurent, 1 arrosent assez médiocrement ; l’un desquels fait marcher un moulin à grain situé dans un crique sur les bords eleves - 76 - de la rivière.Il y a plusieurs bonnes fermes et autres maisons le long des différentes routes qui coupent la seigneurie” (16).* * * N’ayant pas d’héritier de son nom, M.Roy avait vendu à Narcisse-Constantin Faucher, avocat, de Québec, le 28 octobre 1847, son fief et seigneurie de Vincennes, ses terres, manoir, granges, moulins, etc., etc., pour le prix de 3,100 livres (17).* ?* M.Faucher fut le dernier seigneur de Vincennes sous l’ancien régime seigneurial.En 1854, la législature adoptait une loi “pour l’abolition des droits et devoirs féodaux dans le Bas-Canada”.Des commissaires furent chargés de faire les cadastres dans les différentes seigneuries de la province.Les cadastres furent terminées en grande partie en 1859, mais tout le travail ne fut complet que trois ans plus tard.Dans le rapport soumis au gouvernement sur la seigneurie de Vincennes, le 19 février 1859, par M.Siméon Lelièvre, commissaire du cadastre, nous trouvons les noms de tous les censitaires de la seigneurie, habitants et em-placitaires, avec la largeur et la profondeur des terres possédées par chacun.En commençant à la limite est en remontant, c’est-à-dire aux limites de la seigneurie touchant Beaumont, on comptait : 1.—Barthélemi Paquet, 3 arpents sur 39.(16) (17) Description topographique de la province du Bus-Canutlu.p Acte de Chs.-M.Defoy, notaire il Québec, 28 octobre 1847.022. 77 - 2.—Abraham Enouf, 1 arpent sur 72 pieds.3.—Antoine Nadeau, 53 pieds.4.—Prudent Girard, 75 pieds.5___N.C.Faucher., .g___Yve Amb.Couillard Dupuis, 3 arpents, 1 perche et 12 pieds sur 40 arpents.7.—Joseph Talbot, 32 pieds., , 8.—Elisée Labrecque, 2 arpents, 8 perches e p » SUr "fneam, 3 arpents et 3 perches sur 39 arpents.10.—Joseph Goupille, 1 arpent.11 —Vve Charles Guay, 1 arpent sur 31 pied .12.—François Bédard, 1 arpent et 5 perches sur 39 arpents.13.—Charles Larivée, 1 arpent.14__Antoine Forgues, 50 pieds.15,_Julien Labrecque, 7 perches et 9 pieds, sur 3.arpeïe!l-Abraham Larivée, 2 arpents et 5 perches sur 10 arpents^Abraham 2 arpents et 5 perches, sur 30 arpents., _A ., 18 —Abraham Larnvee, 50 pieds.19,_Abraham Larrivée, 3 arpents sur 4.20—Pierre Gendron, 25 pieds.A 21,—Joseph Forgues, 7 perches et 9 pieds sur 40 a - Pen 22.—Julien Labrecque, 3 arpents sur 40.23.—Peter McIntyre, 1 arpent et 5 perches sur Pent24._Peter McIntyre, 4 arpents sur 7 perches. ~ 78 ~ 25.—Charles Paquet, 75 pieds.26.—Abraham Larrivée, 2 arpents et 5 perches sur 40 arpents.27.—Joseph Boilard, 1 arpent et 6 perches sur 11 perches.28.—Michel Morin, 11 arpents sur 96 pieds.29.—Joseph Boilard, 2 arpents et 1 perche sur 28 arpents.30.—Edouard Boilard, 3 arpents et 6 perches sur 40 arpents.31.—Prosper Guay, 5 arpents et 1 perche sur 40 arpents.32.—James Welsh, 2 arpents et 6 perches sur 40 arpents.33.—Peter Butler, 2 arpents et 6 perches sur 40 arpents.34.—Joseph Guay, 2 arpents et 2 perches sur 40 arpents.35.—Joseph Chasseur, 2 arpents et 2 perches sur 40 arpents.36.—Prosper Guay, 4 arpents et 2 perches sur 40.37.—Elie Guay, 2 arpents et 2 perches sur 40.38.—François Gezeron (dit Brulotte), 7 perches et 5 pieds sur 40 arpents.39.—Louis Guay, 1 arpent et 7 perches sur 30 arpents.40.—Louis Guay, 1 arpent et 4 perches sur 40 arpents.41 • Joseph Dubé, 1 arpent et 4 perches sur 9 arpents.42.Joseph Couture, 5 perches sur 5 perches.43.—Joseph Dubé, 1 arpent et 5 perches sur 5 arpents.44.—Joseph Dubé, 1 arpent et 5 perches sur 40 arpents. — 79 - 45—Charles Guay, 1 arpent et 2 perches sur 40 arpentS.1 A Ci 46.—Charles Guay, 2 arpents et 2 perches sur 40 arpents.e 47.—Charles Guay, 2 arpents et 2 perches sur 4 2ar- pents.48.—j.B.Paine, 2 arpents et 2 perches sur 42 arpents.49._Veuve François Gezeron (dit Brulotte), ( pei- ches et 12 pieds sur 40 arpents.50.—Joachim Guay, 4 perches et 12 pieds sur 40 arpents., , 51.—Louis Couture, 4 perches et 12 pieds sur 40 arpents.52.—Gabrielle Théberge, 4 perches et 12 pieds sur 40 arpents.53.—Franc.Guay, 4 perches et 38 pieds sur 15 arpents.54.—Flavien Guay, 11 perches sur 70 pieds.55.—Thomas Paine, 4 perches et 12 pieds sur 38 arpents.56.—Flavien Guay, 76 pieds.57._J-Bte Guay, 4 perches et 12 pieds sur 38 arpents.58.—Flavien Guay, llperches sur 76 pieds.SECONDE CONCESSION 59___p, X.Poiré, 2 arpents et 6 perches sur 40 ar- pents.60._Thomas Côté, 3 perches sur 40 arpents.61._F.X.Turgeon, 1 arpent et 5 perches sur 40 ar- pents. -:so - 62.—Julien Vallières, 1 arpent et 5 perches sur 40 arpents.63.—J-Bte Couture, 3 arpents et 5 perches sur 40 arpents.64.—F.X.Turgeon, 3 arpents et 5 perches sur 40 arpents.65.—Elizée Labrecque, 3 arpents et 5 perches sur 9 arpents.66.—Césaire Turgeon, 9 perches sur 40 arpents.67.—Zéphirin Turgeon, 1 perche sur 40 arpents.68.—Edouard Turgeon, 9 perches sur 40 arpents.69.Charles Letellier, 1 arpent et 9 perches sur 40 arpents.a : 70.—Joseph Vallières, 7 arpents et 9 perches sur 36 arpents.71.—J-Bte Turgeon, 4 arpents et 5 perches sur 14 arpents.72.— J.Bte Turgeon, 1 arpent et 5 perches sur 30 arpents.73.—Maison d’école.74—Julien Yallières, 2 arpents et 5 perches sur 40 arpents.Veuve Edouard Guay, 7 perches sur 40 arpents.76.—Charles Guay, 4 arpents et 7 perches sur 42 arpents.77.—Veuve Edouard Guay, 2 arpents et 7 perches sur 40 arpents.78.—Joseph Labrecque, 3 arpents et 7 perches sur 36 arpents.79.Edouard Boilard, 1 arpent et 5 perches sur 9 arpents.80.—Louis Boilard, 1 arpent et 5 perches sur 9 ar- — 81 — pents.81.—Pierre Roy, 3 arpents et 5 perches sur 40 arpents.82.—Pierre Roy, 2 arpents et 5 perches sur 40 arpents.83.—Pierre Octeau, 2 arpents et 5 perches sur 40 arpents.84.—Nazaire Côté, 3 arpents et 5 perches sur 40 arpents.85.—Augustin Menard, 1 arpent et 5 perches sur 40 arpents.86.—Joseph Guay, 2 arpents et 8 perches sur 40 arpents.87.—Louis Gezeron, (dit Brulotte), 1 arpent et 5 perches sur 40 arpents.88.—Louis Guay, 1 arpent et 5 perches sur 40 arpents.89.—Louis Gezeron (dit Brulotte), 1 arpent et 5 perches sur 40 arpents.89.—Louis Gezeron (dit Brulotte), 1 arpent et 5 perches sur 40 arpents.90.—Benoit Letourneau, 3 arpents et 5 perches sur 40 arpents.91.—Charles Gezeron (dit Brulotte), 3 arpents et 5 perches sur 40 arpents.92.—Magloire Guay, 7 perches sur 5 arpents.93.—Gauthier dit Bernard, 1 arpent.94.—Joseph Guay, 2 arpents et 7 perches sur 42 arpents.95.—Joseph Begin, 2 arpents et 7 perches sur 42 arpents.96.—Edouard Guay (fils de Jos-Elie), 2 arpents et 2 perches sur 42 arpents. — 82 — 97.-pents.98.99.100 101 102, 103.104.105.106.107.-Joseph Bégin, 2 arpents et 2 perches sur 4 2ar- —Joseph-Elie Bégin, 3 arpents.—I.X.Poiré, 3 arpents sur 4 arpents.¦ J • N.Turgeon, 2 arpents sur 4 arpents.—Julien Vallières, 7 arpents sur 4 arpents.—Joseph Labrecque, 1 arpent sur 6 arpents.Aim.Labrecque, 1 arpent sur 6 arpents.—\ ve Ed.Guay, 2 arpents.JosephTalbot, 2 arpents sur 4 arpents, r.A.Poiré, 4 arpents.•Joseph Guay, 4 arpents.Le seigneur Narcisse-Constantin Faucher était avo-< a e graml-connétabie du district de Québec.Il décé-a a Quebec le 22 janvier 1880.M.Faucher était le père rice C0DnU’ Narcisse Jucher de Saint-Mau- (La fin dans la prochaine livraison) P.G.R.LE “MEMOIRE” DE DUMAS ouvS'e68^ ?tta7a; m,et ,a ^ main diverses campagnes de In guerre de Sen^nna î ® fénéraI Dumas qui fit les où il remporta la victoire de la Va"ée de rohi° d’abord, calm et Lévis.Passé en France^aU Canatla- sous MonS France.Un P0U P'US ™ —rneu’’?t L*"t ?„ ,S”d“ (février m'^etaU 'tiré' de '‘l'ouvraS^n '‘pré^raH^' T*™ dans Ie B”Uetin Dumas, qui a pourtant joué un wmo oP P‘*r‘ition de M.Audet.ienoré de nos historiens.Le livre de m a?a ‘m,I,ortant ‘ci.a été à peu près talents militaires et les services nu'i V*' A.udetx lul donnera la place que ses talent dans notre histoire.‘ Q rendus à la cause française lu?mérL 83 — Nicolas de Mouchy Notaire royal à Montréal A l’automne de 1663, lorsque le Conseil Souverain créa une sénéchaussée à Montréal, Bénigne Basset, qui ne savait rien refuser, accepta d’être nommé greffier et notaire auprès du nouveau tribunal qu’on imposait a \ ille-Marie, tout en restant greffier et notaire de la .justice seigneuriale qu’y maintenait Messieurs de Saint-Sulpice.Une telle situation ne pouvait durer et Basset paraît avoir été contraint de faire un choix (1), car l’année suivante, le 26 mai 1664, les autorités de la Nouvelle-France désignaient Nicolas de Mouchy pour remplir les charges de greffier de la sénéchaussée et de notaire royal dans la région.Ce Nicolas de Mouchy, originaire de Lyon, était à Montréal depuis l’été de 1663, au moins (2).Qu’y faisait-il ?Sûrement, il n’était pas venu pour cultiver, alors les charges qu’on lui offrait devaient avoir les apparences d’une aubaine.Mais Montréal était bien petit pour procurer la subsistance à deux notaires et la clientèle ne fatigua pas le nouveau venu.Toutefois, M.de Mouchy fit plus d’actes que ne lui en accorde l’abbé Faillon, lequel écrit : “Nicolas de Mouchy n’a pas laissé, à proprement parler, de minutes comme notaire et n’est pas mentionné dans la liste des notaires de Montréal”, etc.(H.c.fTTI, 76).Cet éminent historien ne savait pas alors que par anomalie les minutes de M.de Mouchy sont à Québec bien qu’elles ne concernent que Montréal.(1) Roy Hlst.du notariat, I, 142.(2) Massicotte, Los colons de Montréal, No 881. 84 — Par ailleurs, le dépôt fait à Québec ne rend pas justice, non plus, à ce notaire, puisque là-bas on n’a que six de ses minutes (3) alors qu’en scrutant les documents du lieu où il instrumenta on constate que de Mouchy a dressé plus d’une trentaine de contrats.Qu’on en juge: * * * * 1664,16 mai — Bail à rente entre la Fabrique de Ville-Marie et François Bailly.(Cité dans le registre du bailliage, vol.1665-1687, cahier de nov.1666 à août 1667, pp.2 et 3.Le millésimé 1664 est incertain.) 1664,25 mai — Promesse de vente d’une terre et d’une maison par Jean LeMercher à Mathurin Langevin dit Lacroix.Signent : J.LeMercher, M.Langevin, Artus de Sailly, Jehan Gervaise, De Mouchy.(Copie de Basset en tête des autres pièces du 26 octobre décrites ci-après.) 1664,14 juillet — Vente d’une maison et demy arpent de terre par Fiacre Ducharme à Jean Baudouin.Signent: P.Gadoys, J.-B.Gadois, Jean Baudouin, marque de Ducharme, De Mouchy.(Copie de Basset, du 20 février 1667.) 1664, 21 juillet — Vente par Gilles de Vennes à Es-tienne Truteau de la moitié d’un demy arpent de terre.Signent : F.Bailly, Anthoine Locquet, De Mouchy.(Copie de Basset, du 12 octobre 1667.) 1664, 26 octobre — Vente d’une terre par Jean LeMercher à Mathurin Langevin-Lacroix.Signent: Jehan Gervaise, Pierre Godin, J.LeMercher, M.Lacroix, De Mouchy.Ensuite : 1665, 7 juin —A Québec.Ratification par Catherine Hurault, femme de LeMercher.Mouchy.R°y’ H*8*' dU notartat’ 142> n'a connu que trois pièces de M.de — 85 - Signent: J.LeMercher, Charles Roger Sr.Descom-biers, Robert le Cavalier, Fillion Nore._ Les deux actes ci-dessus sont au bas de l’acte du 25 mai 1664.(“Attaché par moi aux minutes des contrats ci-dessus.De Mouchy.”) (Copie du tout par Basset, 2 janv.1667.) 1664, 30 novembre — Vente par Claude Robutel et sa femme à Gabriel LeSel dit le Clos et sa femme de 24 ar-pens de terre.Signent: C.Robutel, Suzanne de Gabriel.Charles LeMoyne (procureur du roy), Jacques Le Ber, De Mou-ehy, no’re royal.(Copie de Basset, du 26 février 1667.Cet acte est cité par Faillon, H.c.f.III, p.76, comme étant le seul qui reste de M.de Mouchy.) .1664, 3 décembre — Vente, par Jean Picot dit Labrie et sa femme à Gilles Lauson et sa femme, d’un terrain.(Mention dans un acte de Basset, 20 août 1673.) 1664, 12 décembre — Partage fait entre les héritiers de deffunt Nicolas Godé passé devant de Mouchy No’re Royal.(Un extrait par Basset en date du 29 janvier 1667 et un autre en date du 15 février suivant.) 1665, 3 janvier —Transaction entre Messire Gabriel Souart et Damoiselle Anne-Françoise Bourduceau annulant un contrat de donation en date du 1er juillet 1660.(Cité par Basset dans un acte du 1er décembre 1666.) 1665, 16 janvier — Vente par Jacques LeMoyne et sa femme à Jean Desroches.Signent : Jacques Picot, François Bailly, De Mouchy Nore Royal.(Copie de Basset en date du 26 janvier 1667.) 1665.14 avril — Marché entre Urbain Baudereau et Olivier Charbonneau.(Cité dans le registre de la justice seigneuriale le 3 décembre 1666 et dans l’Inventaire des papiers de la communauté des habitants de Ville Marie, du 5 juin 1667.) .86 — 1665, 10 août — Vente par Jacques de Laporte dit St-Georges à Jean de Niau d’un demi arpent de terre dans l’encios de la ville et sur lequel est bâtie une maison, sur le bord de la grand î rue.•Signent : Jacques de la Porte — Nicolas Godé — Do-din (Heléne) épouse de Jean Deniau—Abraham Vinet De Uoucüy noi e royal.(ceite pièce est à (Juébec.) 1660, 23 août— Vente d’une maison par Pierre de Vauchy à Maurice Adverty dit Léger.(Cité par Basset dans un acte du 23 janvier 1667 et dans le registre de la justice seigneuriale 1666 7, p.10.) 1665, 2 septembre — Vente par Mathurin Tliibaudeau et sa femme à Marin Heurtebize et sa femme d’une terre de 24 arpens.Signent : Jean Gaillard, Jacques LeMoyne — Marque de Tliibaudeau — De Moueliy.(Copie de Basset, du 20 janvier 1667.) 166o, 14 se])tembre — Vente par Toussaint Hunault et sa femme à Pierre Chauvin et sa femme d’une terre de 30 arpents.•Signent : Robert Cavelier — André Charly — De Mouchy.(Copie de Basset du 24 janvier 1667.) 1665, 21 septembre — Constitution de 11 livres 2 sous de rente perpétuelle au profit de la Fabrique de Ville-Marie par François Bailly dit Lafleur.(Copie de cet acte se trouve dans les Archives de la Fabrique Notre-Dame de Montréal.) 1665, 8 novembre — Deux obligations ; l’une de la somme de 60 livres par Jean de Maux en faveur de Gilles de Rennes.(Mentionnés dans le registre de la justice seigneuriale, 1666-1667, p.19, 8 mars 1667 et p.20.) 1665, 16 novembre — Contrat de mariage d’Antoine Baudry et de Catherine Guillard.Signent : Jean Baudouin —P.Desautels —F.Bail- — 87 - Ci'oisard dam ie texte) jehan (Cette pièce est à (Québec.) 1665 21 novembre — Contrat de mariage entre Jean-Baptiste Migeon de Branssat et Catherine Gauchet.i(^fo,0nne daus un aete de Basset du 4 janvier 1676 ) T .16,°b’ “4, Javier—Obligation de 100 livres pour Jean Jean Aubuchon dit Lespérance par Guill.Gendron " DeAlouch" : °e"‘Ü'OU- J- CoUemeu*-J- iemoyne (Minute conservée à Montréal.) 1666, 24 janvier — Donation de XVI arpens de terre par Laurent Lorry à Jean Le Duc.P Moucbhynent : JCan Aubuchon-J^an Gervaise-De (Copie de Basset du 17 janvier 1667.) 1666, 25 janvier—Vente par Grégoire Simon à Char Dime.6* °
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