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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1917-01, Collections de BAnQ.

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i ^ BULLETIN D’ARCHEOLOGIE,.D’HISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC., PUBLIE PA li Pierre-Georges-Roy VOLUME VINGT-TROISIEME IÆVIS IOlî BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XXIII BE AUCEV ILLE-J A N V 1ER 1917 No I LES DEUX LEVERR1ER François LeVerrier de Rousson.—François LeYerrier de Rousson était fils de Nicolas LeVerrier, seigneur de Boisguibert, et de Madeleine Houdon, de Paris, paroisse Saint-Paul.a .En 1672, il commençait à servir dans les Grenadiers.En 1675, il était sous-lieutenant.L'année suivante, en 1676, il entrait dans le régiment de la Reine en qualité de lieutenant.M.LeVerrier de Rousson servit ensuite pendant dix ans dans la cavalerie.En 1684.il perdait un oeil.Ses états de services ne disent pas dans quelle bataille.Le 17 mars 1687, M.LeVerrier de Rousson était fait capitaine dans les troupes du détachement de la marine.Il passa dans la Nouvelle-France la même année.En 1688, M.LeVerrier eut un accident qui faillit interrompre sa carrière.Etant à la chasse avec le jeune Jacques Boucher de Montizambert, fils du vénérable Pierre Boucher, il eut le malheur de le tuer accidentellement.Ce fait se passait le 9 septembre 1688, probablement dans les environs de Trois-Rivières.M.Boucher de Grosbois, convaincu que la mort de son fils était un simple accident de chasse, donna le certihc.it suivant à M.Le\ errier : ." Nous Pierre Boucher, écuier, sieur de Grosbois et sei- — 4 — tfneur de Boucherville, et Jeanne Crevier, mon épouse, certifions a tous qu’il appartiendra que si nous n’avons fait aucune poursuite ni plainte à l’encontre du sieur LeVerrier capitaine d’un détachement de la Marine, de la mort de Montizamhert, l’un de nos enfants, qui a été tué nar le dit sieur Le\ erner, étant à la chasse, par un accident'imprévu cest que nous sommes parfaitement instruit de son innocence.en cette rencontre ayant toujours e,u beaucoup d'a-mitie et considération pour notre famille et particulièrement pour le dit défunt, qu’il aimait tendrement.C’est pourquoi a notre égard nous déchargeons le dit sieur Le-\ errier de la dite mort.BOUCHER JEANNE CRI* VI ER (i) ” En 1689, dans une rencontre avec les Iroquois, M.Le-\ errier de Rousson fut blessé.En 1693, ü Bit de nouveau blessé à la cuisse par les Iroquois.La même année, le 1er janvier, il avait été fait garde-marine."5 tj1,11 s [é>94' B était fait capitaine avec commission, faut u oii e que jusque là il avait servi ici sans commission.Ee 5 mars 1695, M.LeVerrier est fait enseigne de \aisseau.Il n était pas nécessaire alors de servir sur nier pour obtenir ce grade.Ee 21 mai 1696, une ordonnance royale supprimai» complètement les congés de traite dans la colonie de la Nouvelle-France.Cette ordonnance parvint au Canada par les vaisseaux qui arrivèrent à la fin de l’été.M.de Frontenac, qui avait ses raisons pour en agir ainsi, 11e promulgua cette ordonnance qu’au mois de mai 1697.M.de Callières, gou\ ci new de Montréal, publia aussitôt les ordres reçus par M.de Frontenac.Le 6 septembre 1697, par l’ordre stii- r> im'i Manuscrit en la possession de la Historical Society, Chicago., J5,,,ans RaPPori concernant les archives canadiennes pour 1905 vol I p.LXVI. — 5 - - vaut, il postait M.Le\ errier avec un détachement en amont de Montréal, pour arrêter ceux qui voudraient monter aux Outaouais, sans congé spécial du gouverneur : •' Il est ordonné au Sieur Le Verrier, Capitaine du détachement de la marine, de partir incessamment de cette ville avec le détachement qui lui sera remis par le Sieur de Langloiserie, major de cette ville, pour aller au pied du long Sault de la grande rivière se poster du côté nord dans le lieu qu’il jugera le plus propre pour en garder les deux bords, afin d’empêcher qu’aucun Français n’y puisse monter, soit dans des canots à eux appartenant ou parmi les Sauvages, usant de toutes sortes d’adresses et de force pour les prendre et me les amener en cette ville en toute sûreté, avec les marchandises, boissons et effets qui pourront leur appartenir, à la réserve de ceux qui seront avoués du Sieur de Tonty, qu’il laissera passer, suivant la permission qui lui vu a été accordée par M.le Comte de Frontenac.H se saisira pareillement de tous ceux qu’il pourra rencontrer dans la grande rivière, tant en allant qu’en revenant, nonobstant tous congés qu’il lui pourraient montrer, et qu’en cas qu’il trouvât des caches de marchandises dans les bois ou ailleurs, le long de sa route depuis la Chine en remontant, de les enlever pour les apporter en cette ville à son retour, en faisant un mémoire de tout ce qui pourra se trouver." Il sera à propos que dans le lieu qu’il aura trouvé propre pour se poster, qu’il y fasse un petit fort de pieux a la manière des Sauvages ou, du moins, une ahatis pour sa sûreté contre les ennemis, dans lequel il fera faire si bonne garde qu'il ne puisse être surpris, et afin qu’aucun canot français ne puisse se dérober à sa vue pendant la nuit.11 détachera tous les soirs un canot qu’il enverra du côté du Sud, sans faire de bruit, et un autre du côté de la Rivière du Nord, afin de se saisir de ceux qui voudraient tenter d'y passer.“ Il s’informera à la Chine et au bout de File et depuis quand, si on n’avait pas vu monter quelques canots fran- çais, et si, en arrivant au long- Sault il voyait par des pistes fraîches (ju'il en fut monté quelques uns depuis peu ; qui ne pourrait être que des français.11 détachera un ou deux canots avec un officier dans chacun pour les poursuivre, en toute diligence, jusqu’au Sault de la Chaudière, afin de tacher à les attraper.“ Nous remettant au surplus à sa bonne conduite pour faire réussir le dessein pour lequel je l'envoie.“ Fait à Montréal, le 6 septembre 1697." ( Signé) Le Ch’er de CALL!ERE " (2) Le 7 juillet j 71 1, le ministre prenait la peine d’écrire à M.Le Verrier de Rousson pour le blâmer de son défaut de zèle au service (3).Le 21 juin 1712, le ministre écrivait à M.Le \ errier ipi'il n'avait pu demander pour lui le commandement du fort de Chambly, attendu que ce poste ne devait pas être érigé en gouvernement.Km 1713- R‘ -8 juin, M.Le Verrier était fait chevalier de Saint-Louis.M.de Vaudrenil écrivait au ministre le 16 septembre 1714 : “ l'ai reçu à Montréal suivant l’ordre de Sa Majesté et votre lettre du 3 juillet 1713 les sieurs Le Verrier et La Corne, chevaliers de St-Louis.Ils m’ont paru l’un et l’autre très sensibles à l'honneur que Sa Majesté avait bien voulu leur faire ” (4).Une note anonyme de 1714 dit au sujet de M.Le \ er-1 ier : “ Le sr.Le Verrier, Français.Sert depuis 1672, est le premier capitaine.A servi en France.Est assez bon officier et a de la dignité ” (5).(2) Archives publiques du Canada, Correspondance générale, vol.15.(3) Richard, 1899, p.434.(4) Archives publiques du Canada, Correspondance générale, vol.34.(5) Bulletin des Recherches Historiques, vol.I, p.I 14. i En 1713- la majorité des troupes étant devenue vacante par la mort de M.Dumesny Norey, M.Le Verrier, (pii était le ‘‘premier capitaine”, c’est-à-dire le capitaine dont la nomination remontait le plus haut, demanda cette charge.Elle était également briguée par MM.Bouillet de la Chassagne, de Saint-Martin, Céloron de Blainville, Sabre-voy, de La Corne et Louis-Philippe de Vaudreuil, fils aîné du gouverneur de la Nouvelle-France.M.Le Verrier fut nommé le 12 mai 1714.Le 27 avril 1716, M.Le \ errier de Rousson remplaçait M.Bouillet de la Chassagne à la majorité de Montréal.Le 8 février 1724, en considération des blessures qu’il avait reçues au service, le roi accordait à M.Le Verrier de kousson une pension de 400 livres sur le trésor royal.Le 15 mai 1725, M.Le Verrier remplaçait M.de Lou-'gny comme lieutenant de roi à Québec.Le 20 octobre 1727, l’intendant Dupuy écrivait au ministre : “ Il n’y a, quant au présent, que des éloges à faire aux >fliciers des troupes qui servent ici.La guerre que M.le marquis de Beauharnois avait déterminée à Montréal et qui nous a tenus en préparatifs à Québec jusqu’à ce qu’il envoyât les ordres pour faire monter les troupes à Montréal, m’a donné lieu de connaître leur zèle et leur vivacité pour le service du Roi.“ M.Le Verrier, lieutenant de Roi à Québec, qui y commandait en l’absence de M.le gouverneur-général, s’v est comporté avec tout le feu, la vivacité et l’expérience d’un ancien officier ; il a vu faire la guerre à M.de Turenne et, par conséquent, à bonne école.Cela paraît en tout ce qu'il fait, sa vigilance est entière et personne n’est plus ferme et plus positif que lui dans les règles du service.Il joint à toutes ces bonnes qualités une attention singulière à former M.son fils, qui est un des officiers des mieux faits et des plus louables par deux caractères qui paraissent rarement ensemble dans les jeunes gens, une sagesse exemplaire dans les moeurs et beaucoup de bravoure dans ses actions et ses procédés ; il a été du détachement de Niagara, il en est revenu malade et j’ose vous représenter, Monseigneur, que le soin que M, Le Verrier a pris de Québec et le bon ordre qu il ya entretenu mérite que son fils se ressente de vos bonnes grâces ’’ (6).Le 14 octobre 1730, l’intendant Hocquart écrivait au ministre : ¦' M.le marquis de Beauharnois m’a fait part de ce que vous avez agréable de lui marquer au sujet de plusieurs sommes provenant des congés qu'il a distribués à quelques familles de ce pays-ci l’année dernière, entre autres à mesdames Leverrier et La Corne.Je n’ai point craint, Monseigneur, de contribuer à le déterminer à continuer le même secours a ces deux familles cette année, qui en ont un extrême besoin.MM.Leverrier et La Corne sont à la vérité-tons deux lieutenants de Roi, mais dans un état si fâcheux, eu égard a leur place et à leur peu d'aisance, qu'ils sont dans le cas d’avoir besoin plus que personne de ce secours.Le sieur Leverrier commande pendant trois mois de l’été à Québec, et il convient que la dignité du commandement soit accompagnée d’un certain extérieur.M.de La Corne a douze enfants vivants qui se portent tous au bien et l'on ne peut concevoir comment avec une fortune si médiocre il a pu les élever.Je n'ai l’honneur de vous écrire, Monseigneur, que pour rendre témoignage à la vérité ” (7).Kn 1730.lorsqu'il s'agit de remplacer M.Bouillet de la Chassagne au gouvernement de Trois-Rivières, M.Le Verrier sollicita cette charge, mais elle fut accordée à M.Bois-berthelot de Beaucours.Le 21 mars 1730, le ministre écrivait à M.Le Verrier aut Conseiller du Roy et Son Lieutenant general dans La iusticc royale de La dite lsle et plusieurs autres parens et amis des dites parties signé.—francois Le Verrier, Anne Charlotte de fleury, Vaudreüil, Beauharnois, Joibert, de Ramezai, Galifet, J.A.de fleury, de Longüeil, Marguerite de Chavigni, François Vachon de Belmont, grand Vicaire, Priât, Ptre.” Madame Le Verrier obtint, quelques mois après la mort de son mari, une gratification de 400 livres (avril 1/33)- On sait qu’elle devint en secondes noces l’épouse du dernier gouverneur de Vaudreuil.Malgré nos recherches nous n’avons pu trouver nulle part ni son contrat de maria ge ni son acte de mariage avec M.de Vaudreuil.Quoiqu’il en soit, après la conquête M.et Mme de Vau- .11.cli euil s’embarquèrent pour la France.Madame de \ au-dreuil ne revint jamais dans la Nouvelle-France.Du mariage de François Le Verrier de Rousson et de feanne-Charlotte de Fleury naquirent deux enfants : Louis Le \rerrier, né h Montréal le u avril 1705.et Jacquelme-LTrsule-Marguerite Le Verrier, née à Montréal le 1er juillet 1706.Celle-ci devint la femme de Jean-Pascal Somnande et fut la mère de l’épouse du fameux Milliers de Jumonville.Louis Le Verrier.—Né à Montréal le 11 avril 1705- du mariage de François Le \ errier de Rousson et de Jeanne Charlotte de Fleury.I e S mai 1722, le roi abolissait les petites enseignes ou enseignes réformées dans les vingt-huit compagnies servant au Canada, et établissait à leur place un enseigne en second dans chaque compagnie.Furent choisis pour remplir ces enseignes : les sieurs Dugué.Raymond, Costebelle.Catalogne, la Martinière, de la Corne, Leverricr, babrevoi> et de Lignery (10).Le 24 mai 1728, le ministre écrivait a M.Le \ e111e.père qu’il procurerait une enseigne en pied à son Ids a 1 occasion.1 1 - r' £He lui fut accordée trois ans plus tard, le D tevnei 1731.^ A la promotion de M.Bécard de Grandville au commandement d’une compagnie en 1736, l’enseigne Le \ errier demanda une lieutenance, mais il put 1 obtenir._ C’est le 1er avril 1739, que M.Le Verrier fut fait lieutenant.Le avril 1742, le président du Conseil de marine écrivait à M.de Beauharnois, gouverneur de la Nouvelle-France, de laisser passer en France le lieutenant Le \ emei destiné pour les troupes de la Louisiane.Cette même année 174-'.le «er décembre M.Le \ errier obtint une expectative de capitaine a la Louisiane Nous voyons par une lettre de M.Hocquart a la date (10) Richard, 1899, p.227. i^i“e ,74-' que «• Le V'.¦> était parti pour la i/-44M' lA' V'Crrierfu‘ fait tapitainc en titre le ter janvier .,,755.M.de Vaudreuil, beau-père rie M r « ir • (|U1 etait ffouverneur de la Louisiane depuis ,7 i ! I ^ Z aU ff°uv’erne,»ent de la Nouvelle France' M V" V°~ .f} ,a‘Promotion de cette même année i7cc M t ner tut fait chevalier de Saint-Louis.^ ' U Ver' MichiiliSu^: U' était conm,amlant du poste de fi» 1758.d'après le "Journal" de Montcalm M r „ ' err,'?r “n,™nd»it “ f°Ste de la Rivière S.-jÜsepM', % après, rentra au «rtT.TtaÎ ,* ard, apres une lieutenance, capitaine des Rovaus Val , U" O™ P1»1 bout de huit ans, il fut réformé.En I 79S I - V °lontalres Canadiens.Au I année suivante, le 15 octobre 1796 I fit h" f.P°USa Lirie-Louise Perrault ; «u», ( Dictionnaire, ,o| V „c t, T" Ch"'°»«' T- des milices du B,.-cLda“‘ Son dtèfa'r'troTI84°"'' " ¦d'udan,-8'n"“l REGIS ROY fÇ.Valeur de l’argent Quelques-uns de nos chercheurs ont découvert que les conseillers du Conseil Souverain de la Nouvelle-France recevaient une indemnité correspondant à.trois francs pour chaque présence aux réunions du dit Conseil.Ils ont aussi rencontré des mentions du prix du minot de blé, à vingt-cinq sous, ou de la corde de bois de chauffage à trente sous — et tant d autres faits semblables qu'ils en ont conclu que toute chose se payait, il y a deux siècles et demi ou deux siècles, cinq fois meilleur marché qu en 1 an 1900 ou 1875 si vous voulez.On a parlé du beurre à six sous en 1700 et toujours avec exclamation.La journée d’un homme de service, en I 660, valait vingt sous autre exclamation.Un gigot de mouton à douze sous, merveille qui ne se verra plus , dit-on en se pâmant.Eh bien ! tout cela n’est que le taux d'à présent et je vais le prouver.Rien n’est changé.L’équilibre d’autrefois est encore le même.Ni plus riches ni plus pauvres sommes-nous.Les chiffres seuls ont grossi.Un salaire de $1.30 pour un homme de 1900 ne lui procure pas plus de choses nécessaires à la vie que les vingt sous de 1 660.La différence à noter, c’est que, en général, nous jouissons de plus de confort que nos ancêtres par suite des conquêtes de 1 industrie et de la création des moyens de transport qui nous amènent nombre d'articles des pays lointains, etc.Mais le pain, la viande, le beurre, les légumes, les boissons coûtent toujours le même prix à travers les âges, et la raison en est bien claire puisque l’or et l’argent deviennent de moins en moins des métaux rares, perdent de plus en plus en valeur par ce fait même et alors la marchandise demande, pour se Ijvrer, une somme de monnaie allant en augmentant à proportion de ce que les mines produisent de métal jaune ou blanc.Si l’or et l’argent se mettaient à disparaître, nous verrions, à mesure de leur diminution, baisser le chiffre de vente du blé, du bétail et le reste, de telle sorte que l’on en arriverait de nouveau au beurre à six sous, au blé à vingt-cinq sous, mais nous n’en serions ni mieux ni pires.Ce n’est pas la valeur de la marchandise nécessaire à la vie qui monte ou descend, mais le changement qui s opère dans la valeur du métal servant à acheter cette marchandise.Disons que vous me vendez des navets en retour d’une bague, vous ne me livrerez que pour la valeur de ma bague ; cependant, il y a deux siècles, cette bague valant quatre ou cinq fois plus que de nos jours, elle m aurait procuré quatre ou cinq fois plus de navets.Ces calculs n’ont rapport qu'aux choses nécessaires à la vie.En ce qui regarde les mille objets qui ne sont pas indispensables à la subsistance du corps, la question est tout autre mais, aujourd’hui comme autrefois, nous n’achetons ces articles que dans la mesure de nos moyens.Par exemple, combien coûtait un chapeau en 1 660 ?\ ous me répondez.quelle sorte de chapeau ?Combien coûte un chapeau en 1900 ?Dites donc quelle sorte de chapeau ! Pour les étoffes, même incertitude car tout a varié dans l’obtention de la matière première, 1 art du fabricant, les facilités de transport — et, d’autre part, beaucoup de choses qui coûtaient cher au temps jadis sont tombées au niveau des ressources des pauvres gens.C’est à table, à la table à manger qu'il faut écrire le présent article.La question tourne autour, et uniquement sur le fait de la nourriture de I homme rien n'a pu et rien ne pourra modifier la situation de I estomac.Ainsi, j ai une base stable et le reste n’importe guère.Une journée de travail dans un champ a pu se payer cinq sous, cinquante sous, cent cinquante sous, toutefois le travailleur vivait avec cette solde comme il vit encore.Plus cela change plus c’est la même chose.Voici ce que j’ai glané au cours de mes lectures : I 130.Angleterre.Un louis valait quarante louis de 1830.1250.France.Un sou valait 15 sous de 1850.I 360.Angleterre.Treize louis valaient cent cinquante louis de I 830.1520.France.Cent trente francs valaient deux mille francs de 1906.1520.Angleterre.Une oie valait dix sous.1577.France.Cent mille francs valaient un million et demi de francs de 1907.1581.Angleterre.Une \olaille cinq sous.Une semaine d’ouvrier-maçon cent vingt-cinq sous.Un homme de corvée quatre-vingt sous par semaine.1590.France.Quatre cent cinquante francs valaient vingt-cinq mille francs de I 907.1687.Angleterre.Un louis valait cinq louis de 1845.I CANADA 1644.Trente sous par jour était le salaire d un homme de peine.1652.Une livre de farine quatre sous.1 663.Nourriture d’un homme huit sous par jour.1 667.Un boisseau de blé quarante sous.1 670.La journée d’un homme allait de trente à quarante sous par jour.Un engagé recevait de trente à quarante écus par an, nourri et loge.1675.Frontenac recevait trois mille francs comme gouverneur, ce qui vaudrait trois mille piastres de 1910.Le major de Québec, douze cents francs.Le gouverneur des Trois-Rivières, même somme.Celui de Montréal, dix-huit cents francs.Le premier conseiller du Conseil Souverain, cinq cents francs.Les autres conseillers, trois cents francs.Le juge Chartier de Lotbinière, à Québec, sept cents francs.Le juge Gilles Boyvinet, Trois-Rivières, quatre cent cinquante francs.Notons que le Canada renfermait tout au plus sept mille âmes.Les salaires devaient être en proportion.Notons encore que Louis XIV est célébré pour la parcimonie qu’il faisait régner dans les salaires afin de se procurer de l’argent pour ses plaisirs.1680.Comme en 1670 et jusqu’à 1 700, même plus tard, un franc en valait cinq de 191 7.Tout compte d’argent de cette période doit se multiplier par cinq pour donner la somme actuelle, ou plutôt celle de 1900 puisque nous avons subi une hausse depuis quinze ans.1 690.Le minot de blé valait quatre francs, ce qui est un prix enorme.Même chose en 1693.1 720.L'argent monnayé étant rare en Canada parce que le roi cralgna'1 • i- lc Anal iis de 1* Hudson et du Massachusetts, de nous voir commercer avec les Anglais de 1 nu calculait que trois cent soixante-quinze francs de France en valaient cinq cen dans la colonie sous la forme du numeraire.1727 A Longue,1.le.bonc, d, l’église se payai.»! de ving!-e,nq * trente-cinq francs, c’est-à-dire que l'argent ,al,n, .lots quatre fois plu.q» aujourd’hui, c’était de vingt à vingt-huit piastres par banc. .24 — 1730.Cent francs de France, en monnaie, valaient trois cents de 1900.1732.Il y avait des écus d’argent, “écus blanc ”, de quatre et de six francs.Six francs, c'est la piastre dite mexicaine, de cent vingt sous.On appelait "demi écu blanc” la pièce de trois francs.Au C anada, le franc a toujours été de vingt sous.En France, il y en avait de vingt-deux sous.Le louis d’or était soit de vingt soit de vingt-cinq francs.Ce que l’on nomme la livre française était le franc de vingt sous.I 774.Le minot de blé valait quatre francs.Un chapon quinze sous.Les chercheurs ont beau jeu, même pour me contredire.J’ouvre la voie.A plus savant de la parachever.Finissons par le commencement.Les membres du Conseil Souverain étant tous bourgeois de Québec, n’avaient pas trop à se déranger pour être présents aux réunions de ce parlement, tout ainsi que les échevins de 1917.Ils touchaient trois cents francs par année de ce chef, donc entre trois cents à trois cents cinquante de no?piastres.Il n’y a pas de quoi rire, car on a ri de cette indemnité, faute de connaître la valeur de l'argent qui, en 1663, lors de l’institution du Conseil, valait près de six fois plus qu'à présent ; en I 680 valait cinq fois plus que de nos jours et en 1730 valait quatre fois plus que l’argent de 1900.La preuve que le travailleur commun, l’artisan, le notaire, gagnaient assez pour vivre, c’est qu’ils ont vécu.Le contrat que le notaire faisait payer trente sous n'était nullement du genre compliqué et ces trente sous lui permettaient d’acheter des provisions de bouche qui coûtent à présent une piastre et quart et une piastre et demie.On a fait des gorges-chaudes sur ces actes de trente sous et, vous le voyez, fort mal à propos.La plupart des actes des notaires se payaient un écu de trois francs, parfois cinq francs, selon l'importance du sujet — je dis : de trois à cinq piastres de notre argent.On s’est amusé des fusils que le roi faisait payer dix francs aux miliciens de I 690, mais cela signifie dix piastres de notre monnaie.Un pistolet coûtait quatre francs, soit quatre de nos piastres.1 ant que nous n’aurons pas pénétré les détails de la vie de nos ancêtre?nous ne comprendrons que superficiellement l’histoire du pays.Nos écrivains ont commencé par en haut et ils n’ont pas voulu descendre un peu plus bas, ce qui fait qu’ils nous donnent la croûte du pâté mais rien du dedans.J’ai passé ma vie à tâcher de voir les dessous et c’est le seul moyen d’arriver à connaître — 25 — l’ensemble.J’inspecte les molécules, j’analyse l'infiniment petit, et avec cette substance, je ne suis plus en peine de reconstruire la masse.C’est d en bas qu il faut regarder l’histoire pour atteindre à la vérité.Vue par en haut, vous n aurez toujours que des surfaces ou comme les toitures d une ville, sans jamais savoir ce qui se passe dans les maisons.Aussi, nos historiens sont-ils tous arriérés sur les sommets, les grandes lignes, ce qui enfin crève les yeux, mais ils répugnent a fouiller l’intérieur et à chercher le pourquoi des choses.Ils ne sont ni curieux ni explicateurs, mais, par occasion, ils se mettent à penser , à supposer, à vouloir expliquer ingénuemer.t ce qui leur semble ou mystérieux ou digne de quelque réflexion.C’est un bon moyen de se tromper et de nous offrir des apparences pour des réalités.J’aime mieux savoir que de penser, aussi je procède par les petites affaires.Elles expliquent les plus grandes presque infailliblement — en tout cas elles valent mieux que des aperçus à vue de nez.Si notre histoire vaut la peine d être étudiée elle vaut la peine d’être bien étudiée.Rien n est petit ou méprisable en ce genre, tout compte.C’est avec des sous que l’on compose des piastres.Tant que nous négligerons les bagatelles nous ne saurons rien des matières plus importantes qui ne sont que le résultat de ces prétendues bagatelles.BENJAMIN SULTE PIERRE-SIMON CHANNAZARS tylgr Tanguay donne les deux orthographes : Channazors et Channazars.Nous croyons que Pierre-Simon Channazars signait Channazars .Lors de son mariage, à Québec, le 28 septembre 1 728, Pierre-Simon Channazars est désigne comme “marchand tapissier , fils de Pierre Channazars, marchand tapissier à Paris.Il faut croire qu’il ne fit pas fortune ici, puisqu’il entra dans l’administration.Au recensement de 1744, fait par le curé de Québec, M.Channazars est dit “secrétaire de M.le général”.Le gouverneur-général, ou comme on disait plus communément dans le temps M.le général, était alors M.de Beauharnois.Dans son acte de sépulture, à Québec, le 28 février I 758, on qualifie Channazars d’écrivain pour le Roi.Le nom de Channazars ne s’est pas perpétué au Canada.Tous ses enfants, à part Geneviève-Joseph, mariée à Charles Berthelot, moururent en ! ERNEST DOIN \ oici un nom que vous chercheriez vainement dans nos histoires de la littérature canadienne, il ne figure même pas dans VInventaire de M.Dionne et Gagnon ne le mentionne qu'une fois dans le second volume de son G de bibliographie.Pourtant, cet écrivain appartient à notre littérature, du moins à notre bibliographie ! Il a rédigé ses ouvrages en notre pays, c'est ici qu'ils furent édités et les générations d’hier avaient de l’estime pour celui qui leur procurait quelques heures d’agrément.Il n’y a pas un demi-siècle, le théâtre de langue française, au Canada, existait à peine.Les pièces avec personnages des deux sexes n’étaient abordées que de loin en loin, pour des circonstances particulières et après avoir fallu lever mille obstacles.Ln ces temps heureux, le public devait se contenter des représentations données par des cercles de jeunes gens dans des salles d’occasion où les décors étaient aussi peu décoratifs que possible.Quel embarras, alors, pour trouver des comédies, des farces, des drames dans lesquels la femme n apparaissait pas et qui n’exigeaient qu’un minimum d’accessoires.Pour répondre au besoin, de rares auteurs s’ingéniaient, les uns, à transformer des pièces mixtes en pièces masculines (tel M.J.-G.-W.McGown), les autres, à créer des oeuvres nouvelles selon le goût ou la nécessité du moment.I ntre ces dramatistes , M.Dom eut quelque popularité, il y a trente ou quarante ans, et à ce titre, n’a-t-il pas droit à sa petite notice dans le Bulletin des recherches historiques, puisque c est à cette source, en fin de compte, que les curieux de demain viendront satisfaire leur passion sinon leur manie ?* * * établissons d’abord la liste des pièces de notre auteur, puis nous indiquerons les principales dates de sa vie.Le trésor ou la paresse corrigée—1871.Le désespoir de Jocrisse, farce en un acte—1871.Les deux chasseurs et l'ours—1871. Le Pacha, comédie en un acte.La mort du duc de Re'rhsladt, drame en un acte-—1878.M.Rostand ignore, sans doute, que l’Aiglon parut sur la scène, à Montreal, trente ans avant que Paris put l’applaudir ! Le dîner interrompu, farce en un acte.Joachim Murat, drame en un acte—21 décembre 1879.Le Conscrit, comédie en deux actes ( I ).'M * Ernest Doin naquit à Eourges, France, vers 1809.Après avoir atteint la trentaine, il émigra aux Etats-Unis et, vers 1844, épousa, à Saint-Louis, Missouri, une compatriote, Rosalie-Adèle Laumier, originaire de Rouen.1 rois ans plus tard, il était instituteur à Saint-Jean, sur le Richelieu.Depuis cette époque, il pratique sa profession ici et là dans la province puis, imalement, se fixe à Montréal et y décède, à l’âge avancé de 82 ans, le 26 septembre 1891.E.-Z.MASSICOTTE , yj Nous puisons ces titres dans Gagnon, Essai de bibliog., vol.II et aans 1 Annuaire théâtral, publié par M.Robert, en 1908-1909.QUESTIONS Pouvez-vous me donner une liste des ouvrages publiés sur l'Acadie ?Nous perdons ses traces à partir de 1706 où nous voyons le premier baron de Longueuil le remplacer comme major de Montréal.—ACAD.Où est mort M.LeNeuf de la Vallière, qui fut gouverneur de l’Acadie ?XXX.-Les mines de fer de la Baie Saint-Paul n ont-elles pas été exploitées sous le régime français ?MIN —Les protestants avaient-ils le droit de s’établir au Canada sous l’ancien régime ?^ g —Le système postal a-t-il réellement existé ici avant 1 759 ?_POST. Sir L.=H.Lafontaine Les notes sur Sir L.-H.Lafontaine que le Bulletin a publiées dans son numéro d’octobre 1916, p.304, ont attiré l’attention de quelques lecteurs, car j’ai déjà reçu cinq ou six lettres à leur sujet.Les unes ont trait à une erreur de date, à une coquille, sans grande importance, heureusement, puisqu’on peut la corriger à l’aide du plus modeste de nos dictionnaires historiques, les autres concernent la profession du père de la première femme de Sir Lafontaine et elles soulèvent un problème curieux, comme vous allez en juger.Corrigeons d’abord la coquille : c’est le 26 février 1864 que décède Sir L.-H.Lafontaine et non pas en 1867.Et maintenant, passons à M.Berthelot.Des historiens, ai-je dit, prétendent qu’il était médecin et d’autres qu'il était avocat, mais m’appuyant sur une citation ‘de M.Decelles dans son ouvrage sur Lafontaine, je me suis prononcé pour la profession de médecin Or voici ce que m’apprend M.J.-B.Caouette, l’archiviste de Québec : “ Vous dites que.M.Amable Berthelot était médecin.C’est une erreur, car il était avocat et exerçait sa profession à Québec.En voici la preuve.Dans un acte de partage dressé par le notaire Michel Tessier, de Quebec le 23 juillet 1853, sous le No 8314, je lis ce qui suit : “L’honorable Louis-Hippolyte Lafontaine, juge en chef de la cité de Montréal, et dame Adèle Berthelot, son épouse, fille de feu Amable Berthelot, en son vivant écuier, avocat, de la cité de Québec’’, etc.“ Le docteur Amable Berthelot avait bien une propriété à Québec, en 1850, mais il résidait alors dans la paroisse des Cèdres, district de Montréal.’’ Comment concilier cette déclaration, extraite d’un acte authentique, avec certain passage d’une lettre que M.Lafontaine adresse à Sir John Colborne et qu'il écrit dans la prison de Montréal, le 3 décembre 1 838 ?Cette lettre est reproduite au long dans Lafontaine et son temps par M.Decelles, pp.229-230 ainsi que dans la Revue canadienne de novembre 1916, p.440, et le passage qui nous occupe est le suivant : ’’ Ce n’était pas encore assez.Il fallait, au risque même de s’exposer à violer votre parole donnée par écrit à la population du nord du district, arrêter le docteur Berthelot, de la rivière du Chêne, dont le seul crime est d’être médecin et surtout d’être mon beau-père ! " Il est difficile de réunir, sur le même fait, deux documents plus irréfutables — 29 — se contredisant, du moins en apparence, de façon plus catégorique ?¦ Une des deux assertions est fausse, ou bien M.Berthelot fut concurremment, successivement ou alternativement, avocat et médecin ! L’éminent critique, Gaston Deschamps, avait peut-être raison de s’écrier : l'histoire est un procès où les témoins se contredisent ! E.-Z.MASSICOTTE AMABLE BERTHELOT, AVOCAT Adèle Berthelot qui, à Québec, le 9 juillet 1831, devenait l’épouse de Louis-Hypolite LaFontaine, avocat, plus tard sir Louis Hypolite LaFontaine, était la hile de Amable Berthelot, avocat.Amable Berthelot fut député à la Chambre d'Assemblée pour le comté de Trois-Rivières de 1824 à 1827, pour la haute-ville de Québec de 1834 à 1838, puis pour le comté de Kamouraska de 1841 à 1847.Il décéda à Québec le 24 novembre 1847.Amable Berthelot avat élevé deux enfants : Adèle Berthelot (épouse de L.-H.LaFontaine) et Amable Berthelot, médecin, qui épousa Zoé Desrochers.Dans la lettre de L.-H.LaFontaine à sir Jorn Colberne (tirée de Lafontaine et son temps de M.DeCelles) citée plus haut par M.Massicotte il y a une erreui, probablement une faute d’impression : “ Ce n’était pas encore assez.Il fallait, au risque même de s’exposer à violer votre parole donnée par écrit à la population du nord du district, arrêter le docteur Berthelot, de la Rivière du Chêne, dont le seul crime est d’être mon beau-père ! ” Le docteur Amable Berthelot fils qui pratiquait en 1838 à la Rivière-du-Chêne était non le beau-père de L.-H.Lafontaine mais son beau-frère.Sur un mauvais manuscrit beau-frère peut facilement se transformer en beau-père.Les renseignements qui précèdent sont extraits de l’acte de tutelle des mineurs Berthelot en date du 4 juillet 1831 et du contrat de mariage de L.-H.LaFontaine reçu par le notaire Planté le 7 juillet 1831.P.-G.R. — 30 — lu'roNSi; Les Besserer de la province de Québec (XXI, VIII, p.235).—Les families Besserer de la province de Quebec ne sont pas de descendance irlandaise, ainsi qu’on l’a écrit plusieurs fois.Le premier ancêtre des Besserer au Canada était né d’un père allemand et d’une mère allemande.Jean- Théodore Besserer, ou comme il signait lui-même dans les premières * années de son séjour au Canada, “Johann Theodor Besferer”, était né en Allemagne.Chirurgien dans un des bataillons allemands venus au Canada en 1776 sous les ordres du baron de Riedesel, une fois la paix conclue, il obtint son congé et s’établit comme médecin au Château-Richr, où il avait été en garnicon avec son régiment, puis à la Sainte-Famille de Tile d’Orléans, où il resta jusqu’à sa mort.Besserer décéda à la Sainte-Famille le 31 mai 1803.Son acte de sépulture se lit comme suit : Le deux juin mil huit cent trois a été inhumé près le cimetière de la paroisse de Ste-bamillc, Isle d Orléans, le corps de Jean-Théodore Besserer, natif d Allemagne, professant la religion calviniste, chirurgien, décédé avant hier âgé d environ quarante-huit ans, la dite inhumation faite en présence des soussignés et de Jacques Martineau qui a déclaré ne savoir signer.PIERRE HENRY CATIEN, Ptre, curé.” Besserer avait épousé une Canadienne-française, Marie-Anne Giroux, et il en eut plusieurs enfants.Nous en connaissons sept : I o—Louis- I héodore Besserer, né au Château-Richer.Admis à la profession de notaire le 28 août 1810.Député du comté de Québec à la Chambre d’Assemblée du 7 octobre 1833 au 27 mars 1838.M- Besserer pratiqua comme notaire à Québec pendant plusieurs années.Il s’établit ensuite à Ottawa où il décéda le 3 février 1861.En premières noces, il avait épousé Mlle Angèle Rhéaume et en secondes noces Mlle Cameron, cousine de la femme de sir H.-N.Bate.Il eut plusieurs enfants.Nous connaissons : A.—George-Wilbrod-Théodore Besserer né à Québec le 28 novembre 1830.Décédé au même endroit le 8 mai 1731.B.—Jean-Théo- dore Besserer, né à Québec le 3 février 1834.Décédé.Il laissa plusieurs enfants.Ils sont presque tous aux Etats-Unis.C.—Angèle-Anne Besserer, née à Québec le 19 août 1833.Décédée au même endroit le 9 mars 1837.D.—Léa-Valérie Besserer, née à Québec le 3 janvier 1837.Mariée à M.Charbonneau, d’Ottawa.Elle demeure à Ottawa et a plusieurs enfants.E.— Louis-William Besserer.Il est décédé à North Bay, Ont.F.—David-Alexander Besserer.Décédé à Ottawa en 1915.G.—Andrew-Donald.H.—Marguerite-Morris Besserer, mariée à M.Hutchison.Décédé.I.— Mary-Christine Besserer.Mariée à M.Emile Volkel.Décédée.J.—Louis-Joseph-Papineau Besserer.Demeure à Ottawa.K.—Elisabeth Besserer.Mariée à M.James Sinclair.Décédée.L.—Napoleon Besserer.Décédé.2o—Jean-Augustin Besserer né au Château-Richer le .février 1 783.Décédé au même endroit le 7 mars 1783 (I).3o—René-Léonard Besserer né au Château-Richer le 26 mars 1786.Décédé non marié à Québec le 27 mars 1823.Il avait été lieutenant au 104e Régiment.Lors de sa mort il était capitaine de goélette.4o—Christine-Elizabeth Besserer née au Château-Richer le 26 avril 1 788.Décédée au même endroit le 1 2 juillet 1791.5o—George-Hilaire Besserer né au Château-Richer le 10 janvier 1790.Ordonné prêtre le 10 octobre 1813, il fut successivement vicaire aux Cèdres : curé de Sainte-Thérèse de Blainville, 1814 ; curé de Lavaltrie et de Lanoraie, 1816 ; directeur du séminaire de Québec, 1820 ; curé de Saint-Joachim, 1828 ; curé de la Sainte-Famille, 1848.M.l’abbé Besserer décéda dans cette dernière paroisse le 9 juin 1865.6o—Bernard-Ferréol Besserer, né au Château-Richer le 23 mai 1792.Décédé à Québec le 4 avril 1 820.Il était imprimeur.7o—Christophe-David Besserer né au Château-Richer le 4 mars I 794.( 1 ) Dans l’acte de sépulture de cet enfant enregistré au Château-Richer le 8 mars 1 783, il est dit qu'il est le fils du sr Jean-Théodore Besrcr, docteur dans le régiment du prince de Brunswick.P.-G.R. PUBLICATIONS RECENTES Mgr Louis-Adolphe Paquet, Droit public de l'Eglise.L'Eglise et l'éducation à la lumière de l'histoire et des principes chrétiens.Deuxième édition.Québec—1916.Mgr Louis-Adolphe Paquet, Un chapitre d'histoire contemporaine.Ottawa—1916.L abbé J.-Ovide Cliche, Les bons commissaires d'écoles.Québec— 1916.R.P.Morice, Vie de Mgr Langevin, oblal de Marie-Immaculée, archevêque de Saint-Boniface.St-Boniface—1916.L’abbé A.Couillard Després, La noblesse de France et du Canada.Montréal—191 6.Almanach de la langue française édité par la Ligue des droits du français pour 1917.Deuxième année.Montréal—1916.L abbé J.-Ovide Cliche, La bonne maîtresse ou Conseils pédagogiques à I usage des instituteurs de nos écoles rurales.Québec—1916.Mgr O.-E.Mathieu, L'éducation dans la province de Québec.Prince-Albert—1916.Arthur Béliveau, Charte de la cité des Trois-Rivières refondue et compilée par ordre du Conseil de la cité.Trois-Rivières—1916.Où allons-nous ?Le nationalisme canadien.Lettres de "Un Patriote" publiées dans le journal La Presse , augmentées d'une introduction, d'additions ci d'appendices documentaires.Montréal—1916.Dr Aurèle Nadeau, La grande erreur du pain blanc.Québec—19 I 6.
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