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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1916-02, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XXII BEAUCEVILLE-FEVRIER 1*1» No II NICOLAS LE VIEUX DE HAUTEV1LLE Nicolas Le Vieux, sieur de Hautevllle, arriva ici avec le gouverneur de Lauzon le 13 octobre 1651.Dès son arrivée dans le pays, M.de Lauzon se mit en frais de placer l’administration de la justice sur un pied plus régulier.Jusque là la justice avait été rendue à peu près arbitrairement par le gouverneur.M.de Lauzon plaça à la tète de la justice ordinaire un grand sénéchal.La justice devait être administrée, au nom du sénéchal, par un lieutenant-général civil et criminel, un lieutenant particulier civil et criminel et un procureur fiscal.M.de Lauzon installa lui-même les nouveaux officiers de justice.Il nomma son propre fils, Jean de Lauzon, un jeune homme de 22 ans, grand sénéchal.Nicolas Le Vieux de Hauteville fut fait lieutenant-général, et M.Louis-Théandre Chartier de Lotbinière reçut la charge de procureur fiscal.Nicolas Le Vieux de Hauteville retourna en France en 1656.La Mère Marie de l'Incarnation nous dit, dans une de ses lettres, que le gouverneur de Lauzon repartit pour la France en juin 1656.Il est bien probable que M.de Hauteville, qui était son protégé, fit le voyage avec lui.Pendant son séjour à Québec, le 10 septembre 1654, Nicolas Le Vieux de Hauteville avait épousé Marie Renardiu de la Blanchetière, (1) qui lui donna une fille, Marie-Paule, née à Québec le 8 septembre 1655.Mgr Tanguay (Dictionnaire généalogique, vol.I, p.393) dit ( 1 ) Leur contrat de mariage fut reçu par le notaire Audouard Saint-Germain le 9 septembre 1654. qu’une autre de ses filles, Elisabeth, fut religieuse à l’Hôtel-I)ieu de Québec sous le nom de Mère Saint-Joseph et décéda dans cette communauté le 31 août 1713.Nous croyons que Mgr Tanguay a fait erreur ici.D'après la liste des religieuses conservée à l’Hôtel-Dieu, la Mère Saint-Joseph était une Ilalot-Donville.Deux ans après son retour en France, M.de Hauteville vendait les propriétés qu’il possédait à Québec.L’acte de vente dressée à Paris le 18 avril 1658 vaut la peine d’être publiée ici car il nous donne des renseignements intéressants sur M.de Hauteville : “Pardevant les Notaires Gardesnottes du Roy nostre Sire en son Chastelot de Paris soussignés, fut présent en sa personne Nicolas le Vieux escuyer seigneur de la Mothe Desorcy (?) et de Hauteville demeurant rue neufve et parroisse Sainet Medericq, lequel a recogneti et confessé, reconnaît et confesse avoir volontairement vendu, cédé, quitté, transporté et délaissé par ces présentés et promet garantir de tous troubles et empeschemans generalement quelconques du tout, maintenant et toujours, au sieur Florentin Lambert, Marchand Libraire Bourgeois de Paris y demeurant rue Sainct-Jacques eu la maison où est pour enseigne l’image Saint-Paul, parroisse St-Severin, à ce présent et acceptant ]>our luy ses hoirs et ayant cause la terre et seigneurie du diet Haulteville auparavant appelée vulgairement la Cabanne aux Tatnpiers, consistant en maison mannable, grange et austres bastiments, terres la-Irourables prés et bois, ses appartenances et dépendances, ainsi qu’elle se poursuit et comporte et extende de toutes parts et de fond en comble tenant la totalité d’une part au fleuve de Saint-Laurent, d’autre part à la rivière Saint-Charles, aboutissant d’un bout damont à Paul Chailli-four charpentier et d’autre bout daval au nommé Jean DuMaine et à une maison appartenante aux Reverends Peres Religieux de la compagnie de Jésus en laquelle est demeurant le frère Ceuron scituée au Terroir de Kebek pays de la nouvelle france dicte Canada ; Item et une place de maison seize au dit pays sur le quay du dit Kebecq avec la charpenterie eslevée sur la dite place tenant d’une part à.Marsol- let d’autre part à la Boulangerie de Messieurs de la Compagnie de la nouvelle france, aboutissant d’un bout sur le Quay,et d’autre bout par-devant au Magasin publique (sic) du dit lieu.Item et toutes et chacune les terres, Maisons et autre héritages qui peuvent et se trouveront appartenir au diet sieur vendeur au diet pays de la nouvelle france et le tout par luy acquis, ainsi qu’il a diet et affirmé, du sieur de la Mêlée par contract passé pardevant Siint-Garimin Nataire au diet pays en l’année mil six cent cinquante quatre au mois de septembre la grosse duquel contract est au diet Kébeeqk dans l’un des coffres du diet sieur vendeur qui est en la possession du Révérend Père Richard Religieux de la dite compagnie de Jésus duquel le dit sieur vendeur consent (pie le dit sieur acquéreur ies retire ou fasse retirer comme aussi qu’il retire du greffe du dit lieu un extrait de la concession à lui accordée par Monsieur Lauzon cy devant Gouverneur pour le Roy au diet pays, mesme tous autres papiers et tiltres qu'il peut avoir au diet pays concernant la propriété des dites choses cy-dessus vendues mouvantes et relevantes des Révérends Pères de la dicte Compagnie de Jésus et chargés les dits lieux envers eux du droit de Rachapt à chacune mutation suivant la coustume du Vexin.Pour toutes et sans autres debtes ny hypoteques quelconques, sinon de ce qu'il peut devoir aux dits Révérends Pères de la dicte compagnie establis au dit pays ]>our partie du prix de la ditte acquisition aussv, ainsy que le diet sieur vendeur a diet et affirmé, pour des dittes terres, seigneurie, circonstances et dépendances, et autres choses cy-dessus vendues jouir faire et disposer par le dit sieur acquéreur ses dits hoirs et ayant cause comme de choses lui appartenantes au moien des présentes vray et loyal acquest, les vente, cession et transport ainsy faicts à la charge des dits droits seigneuriaux seulement et outre moyennant le prix et somme de deux mil livres que le dit sieur vendeur recognait et confesse avoir eu et reçu du dit sieur acquéreur qui luy a baillé, payé, compté, nombré et réellement deslivré comptant présens les dits notaires soussignés en louis d’argent et monnaye le tout donnant quittance, etc, transportant, etc, dessaisissant, etc, voulant procureur le porteur et donnant pouvoir etc.et pour l’exécution des présentes et despendauces le diet sieur vendeur a esleu et eslit son domicile irrévocable en cette ville de Paris en la maison où il est demeurant devant déclarée, auquel lieu nonobstant etc, promettant etc, obligeant etc, renonçant etc, fait et passé en l’estude de Gaultier, l’un des dits notaires soussignés l'an mil six cent cinquante huit le dix huictiesme jour d’avril avant midy et ont signé la minute des présentes demeurée vers le diet Gaultier notaire.Roll u Gaultier” V.G.R. —.36— LE MAL DE LA BAIE SAINT-PAUL Voici une etude incomplète : c’est tout ce que j’en sais ; on pourra s’en servir pour débrouiller la question, si plus riche que moi veut s’en donner la peine.Ce mal répandit la terreur en son temps ; le souvenir s'en est jieu conservé localement ; les écrivains en ont fait mention rarement ; enfin il devrait avoir sa place dans notre histoire.Sou implantation en Canada parait se rattacher à un simple matelot écossais qui séjourna à la baie durant un hiver, aux approches de l’année 1773, sinon cette année même—d’où le nom de mal écossais qui le désigna tout d’abord dans le voisinage.Il y a d'autres versions sur l’origine de cette maladie, mais elles semblent plus fantaisistes que celle-ci, vu qu’on 11e peut les appuyer sur rien de connu, tandis que, à l’époque de 1770, il existait en Ecosse une épidémie d’un caractère identique appelé Sibbatis ou Sivvans.En 1775, nous avions les troupes du Congrès américain sur les bras et aussi le mal de la Baie Saint-Paul qui faisait des ravages de plus en plus grands.Le gouverneur Carleton chargea le chirurgien du 7e régiment d’en étudier la nature et de donner aux malades les soins convenables, mais l’invasion américaine appelant les troupes du côté de Montréal, on remplaça le chirurgien par le docteur Badelart, qui avait au moins vingt ans de pratique et de bons états de services.Il parcourut les paroisses, les lieux infectés à la côte du nord, distribua des remèdes à profusion, mais ne parvint pas à enrayer la marche du fléau.Les choses se passèrent de la sorte pendant sept ans.Alors la contagion envahit la côte sud.Elle se manifesta à Saint-Gervais, Saint-Charles de Bellechasse, la Beauce, Yamaska, Saint-Ours, Boucherville, Laprairie, les Cèdres au-dessus de Montréal, Vaudreuil, le Saut-au-Récollet,Pile Jésus, Mascouche, Berthier en haut, Saiut-Cuth-l>ert., Parmi les endroits exemptés on cite Berthier-en-bas, Pile Verte, Saint-François et Sainte-Famille de l’île d’Orléans, Saint-Joachim, Beauport, Charlesbourg, Sainte-Foy, les deux Lorettes, les villages luirons, Saint-Augustin, Batiscan, Champlain.Partout ailleurs le mal sévit avec violence et durant de longues années. —37— Assurément, personne, aujourd’hui, dans les régions de Montréal, de Sorel, Trois-Rivières ou même de la ville de Québec ne s’imaginerait que ces mots, d'ailleurs très peu connus “le mal de la Baie Saint-Paul”, pourraient avoir quelque rapport avec leurs localités respectives, tant il est vrai que la tradition est chose impossible à la cervelle humaine.Sans l’écriture imprimée point de souvenirs.La faculté, comme on dit, ou la médecine, y perdit de suite son latin.Elle se lança dans l’emploi du mercure à l’intérieur et à l’extérieur, sans gagner du terrain sur le mal qui, au contraire, augmentait toujours.Un docteur de Montréal fit (1786) une brochure pour démontrer que la maladie n’avait aucune origine suspecte.D’autres soutenaient une thèse inverse.Pendant la dispute ou controverse, le mal faisait sa ron le.Après tout, en ce temps-là, les médecins du monde européen n’en savaient pas plus long que les nôtres pour peu qu’on les sortît de la routine et du train-train banal.Souvent un pauvre diable de patient se débarrassait du mal de la Baie, mais il restait sous l’influence du mercure, perdait ses dents, ou la mémoire ou la vue, ne représentant plus qu’une ruine “parfaitement guérie”.Sous le gouverneur Haldimand, en 1783, le Conseil Législatif crut prendre des mesures plus sérieuses que par le passé—aussi bien le fléau se répandait plus que jamais.Le clergé fut prié de faire connaître l’étendue des ravages par paroisse, ce qui permit au gouverneur de dire l’année suivante, que le chiffre des mortalités n’était pas aussi fort qu’on le supposait.Ceci va de soi—la terreur exagérait tout, comme de coutume, mais le mal ne s'arrêtait pas.Au moyen de la statistique on s’imaginait de pouvoir le circonscrire peut-être, mais Polichinelle lui-même aurait eu assez d'esprit pour renoncer à ce genre de remède ou palliatif.Il est vrai que le gouverneur faisait distribuer gratuitement les potions de mercure, etc., destinées aux malades.encore de la statistique.il n’en coûtait rien pour mourir.La plus fréquente indication de l’approche du mal avait la forme de petits ulcères aux lèvres, langue, intérieur de la bouche, à la façon du scorbut.Il se formait des pustules toutes petites remplies d’une matière blanchâtre et purulente très chargées de poison, signe des sangs tournés.Quiconque buvait dans un verre, une tasse, ou se servait d’une cuillère, d’une pipe à l’usage d’un tel malade contractait la —38— erte de l'odorat—la mort.Parfois ces degrés sont intervertis.La marche du mal subit des variantes selon les tempéraments et certaines circonstances ; on voit chez quelques individus s’oi>érer une guérison apparente par la force de leur nature, mais le germe est là et ce poison se manifeste de nouveau, cette fois au second degré.Le général Hamilton, remplaçant Haldimaud, s’empressa de porter secours aux affligés dont le nombre ne diminuait nulle part.Il nomma le docteur James Bowman pour visiter les lieux affectés et faire rapport.Ceci occupa les années 1785 et 1786.Mgr Briand, évêque de Québec, écrivit au clergé de mettre tout en œuvre pour enrayer le fléau.En somme, on ne savait de quelle manière procéder, car l’instruction à cet égard faisait défaut tout autant qu’aux époques néfastes de grandes épidémies qui avaient autrefois dévasté l’Europe et l’Asie.Les hommes de l’art se querellaient à bouche que veux-tu ?Le docteur Bowman examina 5,801 malades en 1785 et 4,606 en 1786.Il note que certaines paroisses n’étaient qu’un vaste hôpital où régnait la désolation.Voici quelques chiffres : 1785 1786 328 cas 317 cas 118 183 231 219 Baie Saint-Paul Saint-Thomas Saint-Charles et Saint-Gervais — 39 — Yamaska Saint-Charles (Richelieu) Saint-Ours Vaudreuil Saint-Cuthbert Mascouche Berthier-en-haut Celte page de notre histoire devrait comprendre sont aux Archives d Ottawa.C’est affaire de médecin, par exemple, sur les symptômes, les phases successives, les complications de la maladie, le traitement à suivre,etc.I.e docteur Robert Jones disait, tu 1786, que le calomel, une décoction d’écorce de pruche, la sassepareil-li étaient, à son avis, des remèdes appropriés à cette infection.228 238 156 194 163 161 106 120 135 149 190 180 248 248 comprendre les rapt Ce qui me reste à savoir, c’est quand et comment se termina la crise générale.Il est constaté, en novembre 1786, qu’elle n’avait pas atteint le Haut-Canada, où il y avait un commencement de population, sur le bord du fleuve, entre Montréal et Kingston.Nous n’avons pas d histoire écrite de la médecine en ce pays ; on en prépare une à l’université McGill et ce sera, espérons-le, une étude embrassant tout ce qu’il est possible d’exhumer sur le sujet.BENJAMIN S U I.TE DATES CANADIENNES 3 février 1641,—Fondation de Montréal.5 février 1889 Léon XIII érige canoniquement l’imiversité d’Ottawa et lui accorde les mêmes droits, faveurs et privilèges qu’aux autres universités catholiques.10 février 1763—Traité de Paris.La France cède tous ses droits a Sa Majesté Britannique sur le Canada et ses dépendances.19 février 1851—Les Sœurs de la Providence se chargent de 1 ’ Ins- titution des Sourdes-Muettes, fondée à la Longue-Pointe par Mer Bourget.b 20 février 1808—La Chambre d’Assemblée décide que Ezéchiel Hart, Juif de naissance, élu député de Trois-Rivières, ne peut prendre son siège.1 24 février 1695—Incendie de l’Hôtel-Dieu de Montréal.Les religieuses, au nombre de 29, se retirent à la Congrégation.26 février 1864—Mort de sir Louis-H.Lafontaine.28 février 1827—Etablissement de la Propagation de la Foi à Québec, ^ —40— M.Philippe de Hautme^ny Jean-Vincent Philippe, sieur de Hautmesny (i), fils de Pierre-Philippe de Marigny et neveu de l’abbé Gabriel Souart apparaît à Montréal, pour la première fois au mariage de Migeon de Branssat avec Catherine Gauchet de Bellerive (26 nov.1662), également parents du susdit abbé.Ce dernier cpii devait posséder une fortune considérable si l’on eu juge par ses dons nombreux à diverses œuvres et à sa famille (2) gratifie, le 20 décembre 1665, le jeune de Hautmesny d’un fief sis entre le fleuve Saint-Laurent et la rivière St-Pierre que le concessionnaire vendra un quart de siècle plus tard à cette communauté de Frères instituteurs que M.Souart et le futur abbé de la Paye tentèrent de fonder en 1686 (3).*** M.de Hautmesny était-il du régiment de Carignan ?C’est possible, puisque M.Paillon nous informe qu’il prit part aux expéditions de M.de Coureelle et de M.de Tracy.Toutefois, sa carrière militaire paraît s’arrêter là.Par après, des nobles qui vécurent à Montréal au ijème siècle, il est certainement celui (pii mène l’existence la plus effacée.Il n’occupe aucune charge publique, il 11e figure que dans une réunion d habitants, celle du 2 juillet 1691, touchant l'accomplissement du vœu fait l’année précédente par les Montréalais pour obtenir les secours du ciel contre les Anglais et les Hollandais ; il se consacre ex- (i) Il signe Hautmesny, ordinairement, mais aussi, Hautmcny et meme Haumeny.Les notaires et la plupart des historiens écrivent Hautmcsnil, avec raison sans doute.Le nom de famille de notre personnage : Philippe se rencontre à Montréal dès 1643.Il était perté par un colon prénommé Jean.(Voir note liste des colons de Montréal 1042-1667).’ ,, /,2 o Nous avons déjà énuméré les donations à Madame de Sailly, />.des A.//., 1915, p.206.Elisabeth Souart, femme de Charles Le-moyne de Longuenil, bénéficia aussi des libéralités de l’excellent curé de Montreal.(3) Sur cette communauté,différente de celle des Frères Charron, \oir notre article dans Canadian Antiquarian, 1915, p.1. —41— clusivement à la gérence de ses biens et à élever sa famille.Par le recensement de 1667, on constate qu’il avait défriché six arpents sur son fief de la rivière St-Pierre et lorsqu’il le vend, le 4 décembre 1687, il devait être en bel état de culture, car il s'y trouvait une maison, une étable, une grange et des animaux, si bien qu’il en obtient 4500 livres, forte somme pour l’époque.Lorsqu’il eut atteint sa vingt-cinquième année (1671), M.de Hautmesny se rendit en France pour épouser Marie-Catherine Lambert de Beaussy.En même temps, il demanda confirmation des lettres de noblesses accordées à son père (1654) et ou lui répondit qu’il serait fait selon sou désir s’il repassait en la Nouvelle-France.Il revint à l’automne probablement puisqu’il fait baptiser à Montréal eu février 1672.Le premier août 1674, M.de Hautmesny achète de Gabriel Berthé, sieur de la Jonbardière, une concession de 20 arjxmts à môme le fief de Bellevue.Par un acte judiciaire du 17 septembre 1681, on constate qu’il possède aussi, sur le lac des I)eux-Montagnes,une part de fief qu’il revendit à M.Dufresnois de Carion.Le 12 septembre 1686, M.Souart fait don à son neveu d'une maison en “maçonnerie” avec “appartenances et dépendances” rue Saint-Paul, à côté du terrain des Sœurs de la Congrégation, puis le 4 décembre 1688, (Basset) M.de Hautmesny reçoit, en outre, la partie sud de la moitié du fief que l’abbé Souart avait acheté de Lambert Ciosse.Ce lopin de terre mesurait huit arpents et était formé comme suit: au bas, par les emplacements du chirurgien Bouchard, de la veuve Clrsse et des héritiers Jannot Lachapelle, à l’est par la rue Saint-Charles (partie est de la place Jacques-Cartier), à l’ouest par les terres de l’Hôtel-Dieu, et au nord, par une ligne passant à une perche audelà de la petite rivière Saint-Martin (rue Craig), Enfin, une pièce judiciaire nous apprend que l'abbé Souart transmet à son neveu, vers 1684, diverses créances dues par demoiselle d'A-pelovisin de Paris.V La population de Montréal augmentant quelque peu chaque année M.de Hautmesny qui se trouvait propriétaire à proximité de l’enclos — 42 — est de la ville eut l’occasion de subdiviser sa part du fief Closse et de concéder des emplacements rues St-Gabriel.St-Vincent, Notre-Dame et St-Jacques.En 1688 (1), trois colons lui achètent des lots, en 1689 les concessionnaires sont au nombre de 26, l’année suivante, on n’en compte cinq ou six, probablement à cause de la guerre, mais sa transaction la plus considérable est celle qu’il fait avec les Pères Jésuites en leur vendant une grande lisière de terrain au nord de la rue Notre-1 ame , sur laquelle ctaient une "maison de maçonnerie, une grange" etc., (2) pour la somme de 8000 livres, plus 200 livres pour les épingles (3) de Madame la "venderesse”.Consignons, en passant, que M.de Hautmesny, par acte devant Basset, en date du 20 juin 1685, se substitue à son oncle pour l’entre' tien d une lampe dans l’église paroissiale de Montréal et que dans le AI .nuel de piété à l’usage des Congréganistes de Villemarie (Edition Manie, i9’4) 1 * * * * * * * * * 011 l't i|Ue M.de Hautmesny fut le second préfet de la congrégation Notre-Dame.M.Philippe de Hautmesny semble avoir quitté le pays eu 169 j car le 13 septembre de cette année, il nomme M.Gilles Papin, négociant à Montréal, pour gérer ses affaires en ce pays, puis l’on perd trace de sa présence parmi nous.Il ne laissait au Canada que sa fille Marie-Gabrielle qui avait éixmsé, à Montréal, le 19 février 1691, Charles-Joseph Amyot-Vince-lot, seigneur du Cap Saint-Ignace qui vécut à Québec, au Cap Saint-Ignace et à 1’Islet, si l’on s’en rapporte à Tanguay.(Vol.I, p.7) (1) Nous ne connaissons aucun acte de concession par M de Hautmesny antérieur a 1688, mais il doit en exister, car un nlan con serve aux archives judiciaires de Montréal et dessiné entre 1687 et 1602 (d apres ce qui est écrit au dos) démontre que la rue Saint-Vincent s etendait alors jusqu’à la cloture nord de la ville, que la rue Saint Jacques commençait à la rue Saint-Vincent et que, sur le côté nord de la rue Saint-Jacques, entre les rues Saint-Vincent et Saint-Gabriel il v avait les concessionnaires suivants : Alavoine, Desvignets Graveliiie et Lacroix.0 ’ justice ^ est sur ce terrain que s’élève aujourd’hui le palais de (3)Sorte de pourboire offert aux femmes pour obtenir leur ratifica tlOUf —43— Un souvenir du séjour de M.Philippe de Hautmesny reste encore a Montreal : c’est la rue Saint-Vincent, nommée ainsi en l’honneur d un des patrons de ce gentilhomme.Mgr anguay, dans le premier volume de son dictionnaire, consacre deux alinéas à notre personnage.Unau nom Hautmesny et 1 autre au nom de Flip parce qu’il a rencontré ce nom dans le recensement de i86i.Cet alinéa est donc à retrancher.H.Z.MASSICOTTE QESTIONS Je vois dans Tangua)', Dictionnaire généalogique I, 109, que Ga-brielle Celle dit Duclos, sieur de Sailly, fut juge civil et criminel à Montréal.A quelles dates présida-t-il au tribunal ?.XXX —Quel est le touriste anglais ou américain qui, il y a une cinquantaine d'années, dans un récit de voyage au Canada, a écrit que la plupart des Canadiens-Français de Québec et de Montréal étaient desscieurs de bois et des porteurs d’eau ?Cette remarque fut dans le temps vertement relevée par plusieurs journalistes canadiens-français.CANADIEN.—Les voyageurs qui se rendent du Canada aux Etats-Unis par le chemin de fer Hudson and Delaware ont l’agréable surprise d’entendre proclamer un 110m français par les employés des trains, non loin de la frontière canadienne, sur les bords du lac Champlain.C’est Cliasy village qui s’élève à l’embouchure d’une rivière qui porte le même 110 111.Ce nom de Cliasy rappelle-t-il uu souvenir du temps des Français ?VOY.—Où et par qui fut érigé le monument dit de Tempérance, à Lévis.Existe-t-il une gravure de ce monument ?G.-Combien y a-t-il eu d’éditions du petit livre de Pierre Boucher, intitulé : Histoiie véritable et naturelle des mœuis et piodudions du pays de la Nouvelle-France, vulgairement dite le Canada t BIBLIO. — 44 — DE RIYON DE BliDEMONT Dans la ville de Lyon, paroisse Saint-Just, naquit, en 1671, Pierre de Rivon qui servit durant seize années aux gardes du roi puis demanda à passer aux trouas de la Nouvelle-France, probablement en 1706, car à cette date il est fait lieutenant au Canada et il lui est accordé un congé, ce qui veut dire le temps de voir à ses affaires avant que de quitter la France.Il a du arriver à Québec en 1707.Une lettre du mois de juillet 1711, en réponse à cet officier, porte qu’il n’y a point d’emploi vacant au Canada, sans dire qui avait sollicité cette faveur.Je suppose que de Rivon avait parlé pour un autre que lui-même.A Montréal, le 13 novembre 1712, il épouse Marie Gode, nee a Montréal et veuve, depuis 1706, de Charles de Couagne, marchand à l’aise qui l’avait laissée propriétaire de plusieurs terrains à la ville et à la campagne.(Voir Tanguay III, 269, 352 ; Girouard : Anciens Forts de Lac/iine, 50, 52.) t François Le Noir dit Rolland, qui faisait le commerce des pelleteries, avait érigé sur sa terre de Lachiue un véritable fort, capable d arrêter les Iroquois.C’était en 1669, au moment où ces Sauvages rôdaient autour du lac des Deux-Montagnes et se montraient incommodes, tout en disant qu’ils ne voulaient plus faire la guerre.En 1670, ils devinrent tout à fait pacifiques, mais bien malgré eux, et cette paix dura quatorze ans Le Noir s’étant vu dans de mauvaises affaires d’argent, passa le fort et la terre à son créancier Charles de Couagne, 1698, mais à la mort de celui-ci, il revendiqua le tout, ou partie, je ne sais, et un long procès embrouillé s’en suivit contre la veuve, laquelle l’emporta finalement, de sorte que, s’étant mariée, la propriété alla à notre Pierre de Rivon qui, en 1713, la vendit à Pierre Mallette, et ce dernier la revendit, en 1716, à Jean-Baptiste Magdelaine dit Ladouceur.Au registre de la paroisse du Détroit, en 1715, il > a le lieutenant de Rivon sieur de Budemont et l’année suivante, dans un état de service, il porte : “Bon officier’’.De cette date à 1720 il a dû être fait capitaine, car le dictionnaire Tanguay mentionne les soldats suivants appartenant à sa compagnie : 1721 Duvivier, 1725 Carry, 1727 Bonard, 1728 Languedoc et Pachoux, —45— 1729 Malsoi, 1734 Pelletier et Cariot, mais tous sont à Montréal, non pas au Détroit.En 1721, grand incendie à Montréal où brûlent quatre maisons de “madame de Budemont.” (1) Sept ans plus tard, je trouve le nom du capitaine de Budemont comme ét it au service en Canada.Une liste d’officiers, sous la date de 1732, donne à ce capitaine 62 ans, avec cette note : “N’aura pas la croix à présent.” Lé bureau d’enquête tenu à Montréal le 25 avril 1735, au sujet d’un déserteur des troupes compte parmi ses membres le capitaine de Budemont.Une lettre de Versailles, du mois d’avril 1736, annonce que Budemont aura la croix, mais ce n’était pas aussi avancé que cela puisque, l’année d’après, il est de nouveau proposé pour cette décoration.J'ai vu plusieurs cas semblables.En 1740, on le dit âgé de près de 70 ans, ce qui était exact, et de plus “officier de mérite ; conduite qui ne laisse rien à désirer.” Enfin, le 27 janvier 1741, il est inhumé à Montréal ne laissant pas d’enfant.Sa femme était morte à Montréal en 1728.Benjamin Sultk La famille Piuze Une inexactitude s’est glissée dans la notice sur la Famille Piuze, publié dans la livraison de juillet 1915 du Bulletin des Rechceches Historiques.Leveright Piuze, maitre-chirurgien, né à Varsovie, en Pologne, le 2 février 1754, de Daniel Piuze et de Dorothée Becker, épousa à Ste-Anne de la Pocatière, le 14 novembre 1786, Marie-Anue Aubut, fille de Jérôme Aubut, maître-arquebusier, et de Barbe Décoteaux.Geneviève Couturier, au lieu d'être son épouse, est sa bru.Le docteur Piuze mourut à la Rivière-Ouelle le 22 avril 1813, à l’âge dè 59 ans.Madame Piuze décéda au même lieu le 6 décembre 1853, âgée de 83 ans et 9 mois.________________ L.D.(1) Canadian Antiquaiian, 1915, article : Massicotte, L’Incendie du Vieux Montréal, en 1721, pp.77-78. — 46 — Le Châtiment d nn chansonnier à Montréal au 18e siècle Les autorités de Montréal, sous le régime français ne paraissent pas avo.r voulu encourager la chanson-du moins, celle que l'on quai.«gee a Jean Berger, en 1709.Le procédé réussit si bien que le cas 4 °o,re ' r r"e Sai“'-Ch"ks ou’ Pldtôt' un b’out déc» Le1 tr°UVait qUelciUeS piètres rinies « très peu d'i- - Le tout semblerait, aujourd’hui, aussi inoffensif qu’insignifiant (0 Aujourd’hui, place Jacques-Cartier. — 47 — mais les autorités d’alors avec autant de sévérité que haute envolée.pensèrent autrement et Berger fut traité s’il eut été un pamphlétaire séditieux de Et Pllisps du délit, relisons à nlus ,1e ~ C'r ¦ * à ,hre * Aprochés tous petits et grands Gens de Villemarie On va réciter à présent Cette chanson jolie Que l’on a fait sur ce ton là Afin de vous mieux réjouir Le beau jour de la St-Mathias Le pauvre St-OIive Rencontra devant l’hôpital Deux inconnus boudrilles Qui chacun avec un bâton L on fait danser bien malgré luy A chaque coup qu’on luy donnait Ce monstre de nature Criait messieurs épargnés moy Car il fait grand’froidure Kt je vous demande pardon De moy messieurs faites mercy.Après qu’il l’ont bien bâtonné Il l’ont laissé par terre Et luy à peine s’est-il retiré Chez luy bien en colère Criant d’un pitoyable ton On m a mis le dos en charpy.Il envoya quérir soudain Messieurs de la justice -48- Donnant l’argent à pleine main Pour que l'on les punisse Les messieurs on dit sans façon Dans la prison ils seront mis.Le lendemain, du grand matin On voit agir sans teste Tous les huissiers la plume en main Pour faire des requettes Donnant forces assignations.A gens qui était dans leur lit.Aussy tost tous les assignés S’en vont tous à l’audience, C’était pour être interroger Sur leur bonne conscience Nous étions tous dans nos maisons Comme l’on battait ce cliettv.Ceux qui auront plus profité De ce plaisant affaire Messieurs les juges et les greffiers Les huissiers et notaires Ils iront boire chés Lafont Chacun en se moquant de luy.Et toi, mon pauvre Dauphiné (i) Que je plains ta misère De t’aitre laisser battonuer Sans pouvoir les connaître Il t’en coutra de tes testons Sans le mal que tu peux souffrir.Pour moy je déclare et conclus Que sy l’on me demande (i) Saint-Olive venait du Dauphiné/—Tanguay, VII,227. Que si non contant d'être battue Il y payera l’amende Par ses fausses accusations I,e tout pour lui apprendre à mentir.Par nom paraphé ne varietur et joincts au procez fait à \ dlemarie ce neufe de mars 1709., Dkscviambaui,t-A.dhemar.Les accusés Thuret et Latour avaient, apparemment, plusieurs amis dans la ville, car on parvint à les faire évader, les uns en sciant la porte de la prison, les autres eu fournissant des costumes féminins, ht quand vint le jour du jugement, Thuret et Latour étaient loin.Toutefois, la justice suivit son cours.Thuret et Latour furent condamnés à payer 200 livres et à être pendus et étranglés ! mais comme les misérables s’étaient sauvés, il fut convenu, que la sentence serai exécutée en effigie, s 10 un tableau ! Quant au chansonnier Berger 011 le condamne à être appliqué au “carcan de la place publique.le jour du marché et y demeurer attaché par le col, l’espace d’une heure, avec uu écriteau devant et dern “ère où il sera écrit : Aulheur de Chaussons ; luy faisans deffences c e 'rescidives sous peyne de punition corporelle comme aussy déclarons “le dit Berger suffisamment attaint et convaincu des autres cas mentionnés au procès, pour réparation.l'avons banny à Perpétuité de “cette ville et du district et lui avons enjoint de garder son ban à pet-“ne de la hart (corde) et le condamnons aussy à 20 livres de dommages envers Saint-Olive et à 10 livres envers le roi.” " Reçoivent aussi leurs sentences, les dames et les messieurs qui ont aidé les prisonniers à prendre la poudre d’escampette.lean Bercer qui avait épousé 1111e jeune anglaise appelée Stover, à Québec "en 1706, demeurait à Montréal depuis .707.H semble dispa-?a?tre du pays après le procès.Peut-être alla-t-.l vivre dans la Nouvelle-Angleterre ?* L’apothicaire et chirurgien Claude St-Olive continua de vivre à Montréal où il ne s’éteignit qu’en juillet 1740, âgéà pen.Et la morale de celle histoire c’est qu en la Nouvelle-1 rance a 1 en contre de l’ancienne, tout 11e finissait pas par une chanson.E.Z.Massicottk fll.Pierre du Bois, baron d’Avaugour Gouverneur du Cinada, 1060=1663 Notre Histoire nous apprend peu de choses sur plusieurs des plus importants fonctionnaires du Canada-Français ; leur correspondante officielle et personnelle, volumineuse ou non, s’est perdue ; leurs familles, depuis longtemps, sont disparues, et ce n’est que très difficilement que l’on réussit à obtenir quelques renseignements qui intéressent, con cernant ces personnages.M.Pierre du Bois, baron d’Avaugour, est dans ce cas.et c’est de lui, aujourd’hui, que nous avons à parler.Sait-on que de tous les gouverneurs du Canada, il est le seul dont la famille pouvait se vanter d’être issue d'une des plus illustres mai-sous de la France du temps ?Pas.se/.eu revue Champlain, d’Aillebout Lauzon, Montmagny, d’Argenson, de Mésy, Frontenac, et le reste" jusqu’au bout de la ligne, et voyez si leur arbre généalogique est aussi célèbre et puissant que celui qui porte le rameau d’Avaugour.Il est vrai que Champlain et Frontenac, pour ne mentionner que ces deux-la, d’un autre côté, brillent beaucoup plus dans nos annales.Les seigneurs d’Avaugour sont sortis de la maison de Bretagne par Henri, comte de Tréguier, seigneur d’Avaugour, troisième fils d’Etienne, comte de Lamballe, et frère puîné d’Alain le Noir, comte de Rich mont.C’était donc une branche cadette des anciens comtes de Bretagne, issue de Conan I et de Judicael.Henri reçut de son i>ère en apanage les comtés de Tréguier, de ( »uingamp et d Avaugour.Il épousa le 19 septembre 1151, Mathilde de Vendôme, fille de Jean, comte de Vendôme, dont il eut Alain I comte de Penthièvre et d’Avaugour.Ce dernier fut un de ceux qui s’opposèrent en 11S9 à Richard, roi d’Angleterre, lorsque ce monarque voulut usurper la garde et la tutelle du jeune prince Arthur, son neveu.Henri d’Avaugour, fils d’Alain I, épousa Marguerite de Mayenne fille de Juhal, baron de Mayenne et de Gervaise, vicomtesse de Dinan.La branche aînée découlant de cette union, finit à Jeanne d’Avaugour, comtesse de Goéllo, baronne de Mayenne, mariée en 1318, à Gui de Bretagne, comte de Penthièvre, frère puiné du duc Jean III.La branche des seigneurs du Pare, painée d’Avaugour,a commencé .51 — avec Guillaume, frère d’Henri IV, baron d’Avaugour, et troisième fils d'Henri III, baron d’Avaugour.Cette branche a fini en la personne de Claude d'Avaugour, dame de la Roche-Mabile qui épousa Jacques de Clérembault, vicomte de Montrevan, en 1540.C’est des seigneurs du Parc que sortit Henri d’Avaugour, archevêque de Bourges, de 1421 à 1436.Le rameau des seigneurs de Courtalain se détachait aussi du Parc.Les seigneurs de Kergrois et du Bois de la Motte ont forme une autre branche, commencée par Juhael, seigneur de Kergrois, frère cadet d’Alain II, baron d’Avaugour et deuxième fils d'Henri IH, baron d’Avaugour.Cette branche des seigneurs de Kergrois s'est éteinte au cinquième siècle.Blanche d’Avaugour,leur héritière, épousa Jean, sieur de Beilouan, à la condition que les enfants nés de cette union prendraient le nom et les armes d'Avaugour, mais leur descendance se fondit à son tour en 1660 dans la maison de Machecoul de Vieille-Vigne.La seigneurie d’Avaugour, confisquée en 1420 par Jean V, duc de Bretagne, sur le comte de Pontliièvre, fut de nouveau érigée en baronnie par le duc François II, en faveur de François, son fils naturel, comte de Vertus et de Gaello, qui épousa Madeleine de Brosse, sœur du comte de Peuthièvre, eu 1493.Leur descendance forma une nouvelle maison, qui, sous les noms de Bretagne Avaugour, comtes de Vertus et de Goello, se perpétua jusqu’au 27 septembre 174b, à la mort de son dernier rejeton : Henti François de Bretagne d Avaugour.La seigneurie d’Avaugour était sise en la paroisse de Plésidi, cvêché de Trégtiier, et le sieur du Bois appartenait à la paroisse de Carquefon, à dix kilomètres de Nantes.La branche Du Bois a fini en la personne d'Antoine-Erard, brigadier de cavalerie en 1717, marie en 1715 à demoiselle Fleury, fille naturelle du Dauphin, et en celle de son frère, capitaine de vaisseau en 1727, morts sous hoire mâles, Les armes anciennes des Du Bois portaient un arbre chargé de trois pommes./Les armes modernes furent : d’argent, au chef de gueules.En 1658, le baron d’Avaugour était ambassadeur de France, en Suède.En 1660-1663, il fut gouverneur de la Nouvelle-France.De retour en son pays il prit aussitôt du service en Hongrie et il mourut des suites d'un coup de mousquet reçu au col lors de la prise du fort ^ÛUÉBtÇ. Serin en juillet 1664.Il avait écrit de là à l’un de ses amis eu France, le sieur du Fresne, pour lui apprendre sa mise hors du combat et le priant en même temps d’envoyer seulement sa lettre à sa belle-sœur par la poste de Nantes.BIBLIOGRAPHIE : Rapport sur les archives de France, J.-K.Roy, Ottawa, 1912, pp.776-7.Annuaire de la noblesse de France, 1866.2851, p.306.Dictionnaire Lachesnaye-Desbois, vol.II, pp.107, 881.Nobiliaire et Armorial de Bretagne, Potier de Courcy, vol I, 22.Gilles le Bouvier : Armorial de France,etc, p i(/o.- Les fiefs de la Vicomté de Thouars, pp 23, 28.Armorial du Canada-Français, Massicot te-Roy.Colbert par Clément, tome I, 1861.Histoire Chronologique des pairs de France, le P.Anselme, vol.III, p.56.REGIS ROY Publications canadiennes récentes F.-B.Millett, Craft-Guilds of the thirteenth century in Paris.The Jackson Press, Kingston—1915.O.-D.Skelton, Federal Finance.The Jackson Press,Kingston-1915.R.P, Joachim-Jos., O.F.M., due)re à la boisson, chansons antialcooliques.Montréal—1915.Une heme à /'Exposition antialcoolique.Précis publié par les Clercs de Saint-Viateur sous les auspices de la Ligue antialcoolique de Montréal.Montréal—1915.Recherches sur les charbons du Canada au paint de vue de leurs qualités économiques faites à /' Univertitê McGill de Montréal sous le patronage du Gouvernement du Dominion, par J.-B.Porter et R.-J.Durley.En 6 volumes.Vol.IL Ottawa—1915. Ouvrages publiés par M.Ernest Gagnon (1) Chansons populaires du Canada.Recueillies et publiées avec annotations.Bureaux du “Foyer Canadien", Typ.dis.Darveaa.Québec-1865.Lettres de voyage (reproduites du “Courrier du Canada” et augmentées de quelques notes).Québec, F.-G.Delisle, imprimeur, 1, rue Port-Dauphin-1876.Chansons populaires du Canada recueillies et publiées avec ANNOTATIONS, etc.Seconde édition.Québec, Robert Morgan, éditeur- 1880.Notes sur le chateau St Louis (incendié en 1834) et le château Hai.dimand ou LE vieux chateau.Québec-1889.Le comte de paris a Québec.Récit.Avec une introduction par le juge Routhier.Québec, typographie Léger-Brousseau— 1895.Chansons populaires du Canada.Recueillies et publiées avec annotations, etc.Troisième édition.Québec, Typ.Charles Darveau-1894.Le port et le chateau Saint-Louis (quebec) Ktude archéologique et historique.Québec, typographie Léger-Brousseau—1895.Le palais législatif de Québec.(Government buildings in Quebec).Québec, C.Darveau, imprimeur & photograveur, 80-84 rue de la Montagne—1897.Fam 1 lle-Chari,es-Edouard Gagnon.Petites notices biographiques et généalogiques.Edition intime.Québec, C.Darveau, imprimeur—1898.Réponse à la brochure de M.l’abbé H.R.Casgrain intitulée “notes relatives aux inscriptions du monument de Champlain’’.Québec: Dussault & Proulx —1899.Cha nsons populaires du Canada recueillies et publiées avec annotations, etc.Quatrième édition conforme à l’édition de 1880) Québec, Imprimerie Darveau, Jos.Beauchamp, Prop., 80, côte de la Montagne—1900.(1) Décédé à Québec le 15 septembre 1915. Les soirées de Québec.Chœur à trois voix sur des chants populaires du Canada Français.J.A.Langlais Québec-1887.Chants canadiens.Quatuor pour voix égales.Arthur Lavi-gue, Québec—10.A la claire-pontaine (transcription de salon).Lavigueur & Hutchison.Québec 1894.O Canada, mon pays, mes amours ! Romance patriotique sur un air populaire.Transcription et accompagnement.Gravé chez Whaley Royce & Co-1912.Chants canadiens.Quatuor pour voix égales.A.J.Boucher, Montréal.(2e édition).Chants populaires du Canada français.A.J.Boucher, Montréal.—1915.MUSIQUE RELIGIEUSE ¦ Ave Maria.John Lovell, Montréal —1859.Dans cette étable.Gravé chez Whaley Royce et Co—1S95.Cantiques populaires du Canada français harmonisés POUR QUATRE voix MIXTES ET ORGUE OU piano.Cantiques de Noël Cantiques de missions.Stéréotype Léger Brousseau.Québec - 1897.Cantiques populaires du Canada français.Deuxième édition, corrigée et augmentée.Québec, Léger Brousseau—1897.Cantiques populaires de Noel et des missions, publiés el feuillets séparés.Editeur, L.Brousseau.Cantiques populaires pour la fete de Noel harmonisés pour QUATRE voix mixtes ET orgue.Montréal, A.J.Boucher, 28 est, rue Notre Dame, (nouvelle édition).1909.Accompagnement d’orgue de chants liturgiques en usage dans la province de Québec.164, Grande-Allée, Québec— 1903.Cantiques populaires du Canada français, cantiques des retraites ET mission.Québec - 1906.Messe des anges harmonisée.Québec—1908.Parce Domine.Solo et chœur.Québec, Lavigueur & Hutchison.Petite maîtrise des collèges.Chant grégorien, plain-chant musical et musique moderne.Morceaux il trois et à quatre voix.Gravés chez Whaley, Royce & Co, Toronto, 1907-1908.Tantum ergo en re.Accompagnement d’orgue de chants liturgiques en usage dans la province de Québec.164, Grande-Allée, Québec—1914. — 54 — Louis Jolliet, découvreur nu Mississipi et du pays des ii-i.inois, premier seigneur de i.’Ii.e d’Anticosti.Etude biographique et historiographique.Québec, 164, Grande-Allée—1902.Choses d’autrefois, feuilles éparses.Québec, typ.Dussault & Proulx— 1905.Les sauvages de l'Amérique et l’art musical.Petite étude présentée aux membres du quinzième congrès des Américanistes, à Québec, le 12 septembre 1906.Québec, Dussault & Proulx, impri- Chansons populaires du Canada recueillies et publiées avec annotations, etc.Cinquième édition (conforme à l’édition de 1880).Montréal, librairie Beauchemin, Ltée, 256, rue St-Paul—1908.Le fort et le chateau Saint-Louis.Etude archéologique et historique.Montréal, librairie Beaucheniiu Limitée—1908.Feuilles VOLANTES ET PAGES d’histoire.Québec, typ.La-flamme & Proulx —1910.Louis Jolliet, découvreur du Mississipi et du pays des Illinois, PREMIER SEIGNEUR de l’Ile d’Anticosti.Etude biographique et historiographique.Deuxième édition.Montréal, librairie Beauchemin, limitée, 79, rue St-Jacques—1913.Chansons populaires du Canada recueillies et publiées avec Annotations, etc.Sixième édition (conforme à l’édition de 1880).Montréal, librairie Beauchemin, Ltée, 256, rue Saint-Paul —1913- Famille Charles-Edol’ard Gagnon.Petites notices biographiques et généalogiques.Edition intime.Québec, 164, Grande-Allée 1914.(Seconde édition).MUSIQUE L’Incarnation de la Jongleuse (pour piano et violon).Montréal, John Lovell (sans date).Stadacone : (danse sauvage pour piano).Montréal-John Lovell -1858.Souvenir de,Venise (Nocturne pour piano).Montréal, John Lovell-1860.Le CHANT DES voltigeurs canadiens.New-York (1861011 U62). M.Amyot a-t=ilété délégué en Angleterre en 1763 ?Nous lisons dans un ouvrage publé récemment : “Le 26 septembre 1763, MM.Briand, Perrault et Montgolfier, vicaires-généraux du diocèse de Québec, autorisent le marguillier en charge de la fabrique de l'église cathédrale de Québec de faire un emprunt de six mille livres pour payer les frais de voyages de MM.Cha-rest et Amiot délégués en Angleterre pour obtenir du Roi le libre exercice de la religion catholique au Canada.” C’est la quatrième ou cinquième fois qu’on imprime que M.Amiot accompagna M.Charest en Angleterre en 1763.M.Amyot fut-il lui aussi délégué en Angleterre en 1763 ?C’est le 10 septembre 1763 (pie les marguilliers de Québec prirent l'initiative d’envoyer une délégation en Angleterre pour demander au Roi de consentir à la nomination d’un évêque à Québec.Nous avons sous les yeux les résolutions adoptées en cette occasion.La cinquième se lit comme suit : “50.Il est indispensable d’envoyer un député à Londres pour présenter à Sa Majesté les vœux de toute la colonie.L’assemblée 11e croit mieux faire que de proposer M.Charest l’ainé, présent à l’assemblée, qui est prié d’accepter cette députation par le zèle qu’011 lui con-nait pour sa religion et sa patrie II agira de concert avec les deux grands vicaires qui se trouveront à Londres au nom du clergé.” Comme on le voit ici, M.Charest seul fut nommé délégué à Londres.Ce qui a fait croire (pie M.Amyot fit partie de la délégation c'est (pi'il fut choisi avec M.Charest pour faire signer par les citoyens de Québec l’adresse qui devait être présentée au Roi.Tout cela n’enlève rien au mérite de M.Amyot qui, d’après ce qu’on peut voir, se dévoua toute sa vie pour le bien de ses compatriotes.¦ 1 M.Jean-Baptiste Amyot mourut subitement à Québec le 5 juin 1769.Il était âgé de 51 ans., Sur la délégation de M.Charest en Angleterre en 1763 on peut consulter J.-Edmond Roy, histoire de la seignetuie de Lauzon, vol.deuxième, pp.360 et seq ; L'abbé Langevin, Notes hisloriquei sur le chapitre de ta cathédrale de Québec, p.24S ; et un article de Ignotus dans la Presse du 10 juillet 1898.P.G.R. Le travail des enfants, à Montréal, au XVIIe siècle Au cours de nos travaux dans les archives de Montréal et sans .noir fait de fouilles spéciales à ce sujet, nous avons noté certaines pièces qui peuvent attirer l'attention de ceux qui s’intéressent à la vie sociale de nos ancêtres.Les pieces sont des contrats d'engagements d’engagement d’enfants de quatorze ans et moins, en qualité de domestiques ou d’apprentis et pour des termes assez longs.Tout en n ayant pas établi la liste complète de ces contrats, il nous parait qu ils ne sont pas fort nombreux et que, dans la plupart des cas; c est la misère, le veuvage ou le convoi qui semblent être les causes de ces engagements pyêmaturês.Ajoutons que les engagés semblent avoir été bien traités par leurs maîtres, car nous ne rencontrons aucune procédure attestant (pie de serviteu s ont eu à se plaindre.•** Le 29 avril 1688, Anne Goupille, femme d’Edtne Le Comte, tailleur, lequel est dans le moment à l'hôpital, souffrant d’une blessure reçue dans la guerre avec les Iroquois, engage son fils, Jean, âgé de 607 ans, pour dix ans, à Jean Dupuy (Adhémar).*** Le 3 octobre 1688, engagement par son père, de Pierre Buignon, âgé de 6 ans, pour dix ans, à Nicolas Godé (Adhémar).*** Le 18 octobre 1688, engagement, par son père, d’Isabelle Olivier, âgée de 8 ans, pour cinq ans, à Dominique de la Mothe de Lueière ( Basset).*** I.e 29 octobre 1688, engagement, par son père, de Louis Ablin, âgé de 3 ans, pour 14 ans, à Pierre Chantereau, bedeau.L’enfant devra travailler dès qu’il le pourra (Adhémar).*** Même date, engagement par son père, de Pierre Ablin, âgé de 2 ans, pour 15 ans, â J.B Pottier, de LaChine.(Adhémar).Annexé à ce contrat est une pièce du dit Pottier par laquelle il déclare que le 10 janvier 1692 il a remis l’enfant à Marguerite Plumereau femme de Jean Cardinal et que la nouvelle dépositaire en prendra soin comme il devait.*** Le premier janvier 1689, engagement, par son beau-père Aimé Lecomte, de Michel Bréban, âgé de 11 ans, pour trois ans, à Louis C.er* vaise (Adhéman).Le 31 mai 1689, engagement,par son beau-pcre, Bercy dit Beausoleil, d’Isabelle Drouet, âgée de 607 ans, pour dix ans, à Julien Belov.*** I,e 16 mai 1690, engagement, par son père, de Nicolas Madeleine âgé de 4 ans, pour douze ans, aux Sœurs de la Congrégation (Adhé- mar).*** I,e 18 octobre 1690, engagement, par son père, chirurgien, de Charlotte Chaudillon, âgée de 14 ans, pour deux ans, à Abraham Boitât, aubergiste (Adhémar).*** Voici un contrat peu banal.Le 9 décembre 1690, bail à loyer d'une “cavalle” sous poil rouge, par M.Langevin Petit Lacroix, â Louis Hurtebise, moyennant que le dit Hurtebise nourrisse Charles, le fils du bailleur, âgé de 304 ans et le traite humainement jusqu’à la fin du mois de mai.A cette date, le bailleur reprendra son enfant et sa jument ! Adhémar).*** Le 22 avril 1691, engagement par sa mère de Jean Char.iaillard dit Lafontaine, âgé de 11 à 12 ans, pour trois ans, à Augustin Lalon/.e, dit /’ Espaignol.Ce dernier épouse ensuite la mère de l’enfant (Adhémar).& :j; ;f: Le 22 juillet 1691, engagement par son beau-père, Joseph Seran dit P Espaignol de René Besnard âgé de ans, à Joseph Aubuehon (Caba-zié).*** Le 3 novembre 1691, engagement par sa mère, de Nicolas Dasny, âgé de 14 ans, pour sept ans, en qualité d’apprenti, à Vincent Lenoir, menuisier (Adhémar).*** Le 11 mars 1602, engagement par sa mère, de René Dasny, âgé de 13 ans, pour huit ans, en qualité d’apprenti, à Jacques Robillard, dit le Manceau, cordonnier.(Adhémar). Et pour finir, choisissons un hors d'œuvre ! L’on sait que les prrents européens avaient parfois l’idée d’envoyer leurs enfants incorrigibles dans les colonies.Ils s’imaginaient, à tort tort ou à raison,que le changement de milieu aurait une influence salutaire sur leur progéniture.Il en est venu par-ci par-là de ces fils de famille, mais ,'accueil qu’on leur fit ne fut pas toujours enthousiaste.L’acte suivant nous signale le cas d’un garçon envoyé en ce pays pour ctre réformé.Nous le trouvons dans le greffe de Basset, à la date du 2 janvier 1686.Paul Da/.é, marchand bourgeois de Montréal, et sa femme Françoise Gobillard veuve d’Augustin Magné, déclarent devant le notaire que l’année précédente (1685) étant à Paris, “ils furent chargés par la veuve Odic, caboretière au faubourg Saint-Antoine, de Michel Odic, son fils, âgé de 16 ans, pour l'emmener en ce pays afin de l’engager à quelque bon habitant dans le but de le réduire par le travail de sa vie libertine et que pour satisfaire et s'acquitter de cette promesse.ils engagent le dit Michel Odic à Pierre Magné, fils de la dite Gobillaud, jour l’espace de trois ans.Quel fut le succès de cette expérience ?Nous l’ignorons.Il est probable, cependant, que le fiston se hâta de retourner au beau pays de France dès la fin de son engagement, car l’existence dans un cabaret de Paris devait offrir un petit peu plus d’attraits qu’on n’en pouvait trouver dans une maison de cultivateur, à Montréal, en l'an de grâce seize cent quatre vingt six ! K.Z.MASSICOTTE ™ CO — Le capitaine de Freneuse et le naufrage de LA RENOMMEE Dans ses Voiages publiés à Francfort sur le Meyn, en 1742, le Père Récollet Louis Crespel dit que La Renommée, navire dans lequel il retournait en France dans l'automne de 1736 et qui fit naufrage sur File d’Anticosti, était commandée par un capitaine de Freneuse.Ce marin était-il de notre famille d* Amours de Freneuse?Peut on l’identifier ?Le 3 novembre 1736, le navire La Renommée, appartenant à MM.Pacaud, armateurs de La Rochelle, mettait à la voile du port de Québec pour retourner en France.Ce bâtiment était neuf, bon voilier, commode, chargé de trois cents tonneaux et armé de quatorze pièces de canons.Il y avait cinquante-quatre hommes à bord, tant membres de l’équipage que passagers.Le capitaine de Freneuse, qui le commandait, avait quarante-six ans d’expérience à la mer et était considéré comme très habile.Le 14 novembre 1736, pendant une tempête qui durait depuis sept jours, La Renommée s’échouait, à un quart de lieue de terre, sur la pointe d’une batture de roches plates, éloignée d’environ huit lieues de la pointe méridionale de Pile d’Anticosti.Une partie des membres de l’équipage et des passagers réussirent à atteindre F île d’Anticosti.I.e naufrage de La Renommée, le séjour des quelques, survivants — «1 — si.r Pile, leur sauvetage quasi miraculeux, son, racontés ,„r p,fe respel, icuollet.aumônier d„ vaisseau, dans „„ livre p„bla j Fra„c.;74; tb‘'T"°"édi,io° ca"a»-« ““.— provisions, sans ,t„ sans vêtements.’ Dans son récit.,e Pert Crept, a.end que ,e capitaine de ~ru, le ,6 février^, après avoir res„ Pextle-ouJ '-‘s Pauvres naufragés mouraient les uns après le, autre, courus par le bon Père.autres, se- étnit'rr * "'re"",Se'C'eSl le «" mi nous rapprend, etait Canadlen et «su de la noble famille des d’Amours." 11 s’ag>t maintenant de l’identifier.M.l’abbé Bois dit que le capitaine de Preneuse était fils de Mathieu d Amours de Chauffours.Il rai.erreur.U„ des fils d.Mathieu d'Amours de Cauffours a lr.cn porte le "on, de Preneuse mais il mourut en Acadie à,„ fin ,lt ; • ous croyons qne le capitaine de La Renommée était le fils de m rr Né r ,687' - *«-*.* : z r °* «
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