Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juin 1913, juin
BULLETIN DEB RECHERCHES HISTORIQUES Vol.XIX LEVIS—JUIN 1913 No.6 Notes sur le nom Québec Le premier qtii fasse mention du mot Québec pour désigner la vieille capitale est Champlain, à la page 2.5 de son ouvrage intitulé : Des sa wages, ou voyage de Samuel Champlain DE BrOVAGE, FAIT EN LA FRANCE NOUVELLE, L’AN MIL FIX CENS TROIS.“ Nous vinlmes mouiller l’ancre à Québec, qui eft un deftroit de la ditte rivière de Canadas, qui a quelque trois cens pas de large”.* * Rencontrant le passage suivant de Chain-plain : “ Nous vinfmes mouiller l’ancre à Québec, qui est vu deftroict de la ditte rivière de Canadas, qui a quelque trois cens pas de large” ; l’abbé Laverdière fait les réflexions suivantes : “C’est ici la première fois que l’on rencon- — 162 — tre lu nom de Québec, pour désigner ce que Jacques Cartier appelle tantôt Stadaconé, tantôt Canada.Tous ces noms, sans se contredire ou s’exclure, expriment, suivant la langue et le génie des sauvages, comme une nuance particulière du tableau pittoresque que présente le site de Québec.Stadaconé était bâti sur l'aile (pie forme la pointe du cap aux Diamants ; or, suivant Mgr Laflèclie, “stadaconé", dans le dialecte cris ou algonquin, veut dire aile, quoique d’autres linguistes prétendent reconnaître dans ce mot une origine buronne (voir Hist de la Colonie Française en Canada, I, 532, note).Le mot Canada, dont Cartier nous donne lui-même la significatian (“ils appellent une ville canada”), semble avoir désigné l’importance relative que devait avoir Stadaconé par l’avantage même de sa position.Enfin, il est naturel de supposer que les sauvages, après la disparition ou le déplacement de Stadaconé, n’aient pas trouvé, pour désigner le même lieu, d’expression plus juste que celle de Kébec ou Québec, qui veut dire, comme le remarque ici Champlain, détroit, rétrécissement, et même quelque chose de plus expressif, c’est bouche.Ce passage resserré entredeux côtes escarpée-, est peut-être ce qui frappe davantage le voyageur qui remonte le St-Laurent jusque Iasi large et si majestueux.Or les sauvages du bas du fleuve, et les Micmacs en particulier, se servent encore actuellement du même mot Kébeo, pour signifier un lieu ou l eau se retrecie ou se referme, Inutile de réfuter ici les opinions plus ou moins ingénieuses, qui veulent trouver l’origine du nom de Québec dans l’exclamation d un matelot normand, quel bec ! c’est-à-dire quel cap ! ou dans les armes de certain comte ou seigneur de Normandie.En face de toutes ses suppositions, il y a toujours les témoignages imposants de Champlain et de Lescarbot, qui affirment que ce mot est sauvage, (Voir le Cours d’histoire de M.Ferland.I, 00 note 8) (Note de M.Laverdière, Oeuvres de Champlain, vol.Il, p.25).Ailleurs, Laverdière dit encore : “Par ces mots” ainsi appelé des sauvages” l’auteur (Champlain) veut dire, suivant nous, que le mot Quebec, est sauvage, et c’est ainsi que-Lescarbot 1 a compris.Dans les différents dialectes de la langue algonquin©, le mot Ke-bec ou Kepac, signifie rétrécissement.Cette pointe de Québec, où est maintenant l’église de la basse ville, n’est presque plus reconnaissable par suite de la disparition du Cul de Sac, à la place duquel on a fait le marché Champlain.‘‘(Oeuvres de Champlain, vol.111, p.148) *** The cause of the name which was applied to the original settlement of < anaua, its present metropolis, involves still greater mystery.In the Fastes Chronologiques,it is recorded, that Champlain commenced the permanent occupation of Cape Diamond on the third of July, 1008, “Les Sauvages donnaient à cet endroit le nom de Québec,ou Quéli-bec, qui dans les langues Algonquine et Abe-naquise signifie uiTiurisskmknt, pareeque le fleuve s'y rétrécit." This identical reason is promulged more diffusely by Charlevoix.“Québec est placée sur le fleuve, le plus navigable de l’univers—mais au-dessus de 1 isle de l’Orléans, il se rétrécit tout à coup de cette sorte, que devant Québec il n'a plus qu’un mille de largeur ; c’est ce qui a fait donner à cet endroit le nom de Québec, qui en langue Algonquine signifie.ni'.riiiioissEMEXr.Les Abenaquis le nomment Québec, qui veut dire ce qui est term ¦ parce que de l’entrée de la petite rivière de la Chaudière, par où ces Sauvages venaient ;i Québec du voisinage de l’A-tadie, la l’ointe de Levi cache entièrement le ( t - 165 - canal du sud—l’islc d'< )idcans cache celui du noid.de sorte, que le port de Québec ne paroit de là qu’une grande baie,” La l’otherie furni-slie.s two solutions of this verbal difiieulty, which so long lias been crux el yinologorum — “Nous n avons point dc connaissantvde l’éti-mologiede Québec.Les Sauvages qui y habi-toient, lorsque les Français vinrent s’y établir, l’appellaient Stadada.On tient, «pie les Normands qui étoient avec Jacques Cartier à sa première découverte, appercevant au bout de I isled (Jrleans, un (’api fort élevé, s écrièrent Quel bec ! — et.(pi à la suite du temp h' nom de Québec lui est resté.Je ne suis pas garant de cette étimologie.“Québec est au bout «h* 1 isle d’Orléans.II y a une rivière une petite demi-lieue de là, qu’on appelle présentement St.Charles —ap-pelléKabir Koubac parles Sauve s, à raison des tours ét détours qu’elle fait.’—On Cartier’s arrival here, the Indians frequently pronoun-eed these words—“Aea Nada”—nothing here ; from which it L supposed the name of the county, Canada, lias boon derived' These words were first taught them by the Spaniards, who had visited the lîaie des Chaleurs, and pronounced these words because thev found no gold or silver mines. Others derive it from the Indian word Kanata, pronounced Canada, which signifies a collection of huts.—Lescarbot states that the Indians of Gaspé called themselves Canadians, which name is also confirmed by Chain-plain.Hist.Gen.des Voyages, vol, 13, p.28.Champlain, Part 2.p.197.Quebec in the Algonquin language signifies le strait.Champlain, vol 1, p.115.Quebeis.alias Quebec.Douglas, vol 1, p.92 Smith Canada.( Hawkins.Picture of'Vue-bec, p.118).*** Québec, Ville Capitale Evêché de la Nouvelle France, eft fituc au quarante fixième degré cinquante cinq minutes de latitude Sept.Sa longitude Est de trois cens fept minutes.11 est apparent que l'Etymologie de fou nom provient de ce que les Normands, qui étoient avec Jacques Gartier, à la première Découverte de la No .velle France, appercevant au bout de Pile d’Orléans, dans le Sud-< iueft, un (lap fort élevé qui avancoit beaucoup dans le Fleuve, s’écrièrent Quelbec ; et qu’à la fuite du tems le nom de Québec lui a resté.Moreii se trompe donc fortement, lorsqu’il avance dans fon Dictionnaire, que cette Ville fe trouve ainsi nommée de la hauteur de sa Montagne, parce que.dit cet Auteur, les Sauvages appellent Québec, les hauteurs ou élévations doterain : ce qui me parait faux, d’autant plus que m’étant informé par curiofité de l’Etymologie de ce nom, aux sauvages mêmes avec qui je me fuis trouvé dans la suite et qui pofïgdaient différentes langues barbares, ils me répondirent que le nom de Québec étoit François; qu’ils ne commissent aucun mot fauvage qui sonnât de cette façon, et qu’ils favoient bien, que les Algonkins, les Abcnakis, les I oquois et les Hurons appelaient autrefois cette Montagne Stadaka, ('est, sans doute, dans le terns que les François vinrent s’y établir en 1 °08, cent ans après fa Découverte et qu’ils changèrent un petit amas de cabanes fauvages qui y étoient, en mai tons beaucoup plus foli-des '’ (Le Beau, Aventures, 1er vol.p.71).*** Nous n avons point de conuofiance de* 1 étliimologie de îéb ¦ •.L a Sauvages (pii \ habitoient, lortque les François viurent s’v établir, l’appelloient Stadaka.On tient que les Normands qui étoient avec Jacques Cartier à sa première découverte de la Nouvelle 168 — France, appercevant an bout de l’Isle d Orleans, dans le Sud Oueft, un Cap fort éleye qui avançoit dans le fleuve s’ecrierent Que: D C, et qu’à la fuite du temps le nom de Québec lui est refté.Je ne fuis pas garant de cette Etymologie.” (De la Potherie, Histoire de l’Amérique septentrionale, tome 1er, p.2M)).•‘Les Sauvages donnoient à cet endroit le nom de Quebies ou Quebibec, qui dans les Langues Algonquine et Abenaquife flgnihe Rétreciffement, parce que le Fleuve s’y rétrécit, jusqu’à n’avoir plus qu’un mille de large, au lieu de qu’immêdiatement au-dettous de p If le d’Orléans, c’eft-à-dire, à dix lieues au-deffous, il a encore quatre ou cinq lieues.” (Charlevoix, Histoire de la Nouvelle-Frauce, tome 1er.p, XXIX).*** , .Quelques personnes font dériver le nom de Québec d’un verbe mic-mac, qui signifie bouché, f rmé, rétréci.Je pense que c’est à tort.11 est à remarquer que lorsque les français arrivèrent dans le_ pays, ils ne trouvèrent pas la nation des mic-macs établie a Québec, mais celle des montagnais qui occupaient tout le parcours de la côte depuis Betshiamits et jusqu’au-delà des Trois-Rivières.Les mic- ¦v i6g — macs n’avaient peut-être jamais été il Québec, et d’ailleurs, l’eussent-ils vus, qu’il ne leur serait jamais venu à la pensée d’appeler : bouché, rétréri, un fleuve d’un mille et demi de large.Jacques Cartier avait appelé Stadacona, Canada, le lieu où il mit pied à terre ; deux mots qu’il a du entendre répéter souvent sans les comprendre.Après de longues années, il me semble voir Champlain arrivant en face du Cap, au pied duquel se trouve Stadacona, Statakotna.Tous les sauvages, à la vue de la petite flotille, avaient poussé le cri de Kanata, Kanata, les voici ! ils arrivent ! pour eux ce sont des amis.Ils sont réunis sur le bord de l’eau dans la surprise et l’admiration de voir venir ceux dont ils avaient entendu parler.Champlain, peut-être hésitant à la vue de cette foule, ne débarquait pas assez vite au gré de leurs désirs, c’est alors qu’il crient : Kaepek ! Kanatats, Kanatats (au pluriel).Débarquez, débarquez ! amis ! amis ! Rien de surprenant que quelques sauvages eussent été à bord du bâtiment de Champlain et qu’en désignant Statakotna comme l’endroit propice au débarquement, ils eussent répété : Kaepek ou Kepek. — 17o — La verbemontagnaisea K ,pan ou Ivepaii veut dire : débarquer, aller à terre, etc.2 pers impératif Caepek ou Kepek.Kaepek ou Iveped montagnais, comme Québec français, n’est point bouché, ni fermé, ni rétréci ; mais il est ouvert et tend les bras â tous ses amis et aux voyageurs étrangers qui le visitent.Le 24 juin 1880, c’est-à-dire 272 ans après sa fondation, la bonne cité de Champlain pourra redire avec un noble orgueil : Canadiens ! soyez les bienvenus !.je suis encore Stadacona l'hospitalière.je vous reçois encore sur mes ponts flottants comme je reçus vos pères en 1(108 au cri de Kanata! Kanata ! Koepek ! Koepek ! Canada ! < 'unada ! Québec ! Québec ! Amis ! Amis ! débarquez, débarquez, ve nez à terre.(Lettre du R.P.Charles Arnaud, O.M.L, àM.l’abbé H, Têtu, janvier 1880—Annales de la propagation de la foi.février 1880, p.151.) • s-.** Québec, —s ( '’est bouché.— (Cris) De Ke-pak.temps indéfini du verbe Kipaw, c’est bouché.Les sauvages du golfe disent encore Kepek.c’est bouché.< let endroit a éfé ainsi i' nommé, parce qu’en effet le fleuve paraît bouché par le Cap Diamant si on le remonte, ej par l’île d’Orléans si on le descend.(M.l’abbé Laflèche, Courrier du Canada, ’27 mai 1857).*** b’élyniologie du mot Québec a été, comme celui du Canada, un objet de discussion parmi les savants.Mais il ne parait plus y avoir de douteaujourd'hui.Québec ne doit le nom qu’il porte ni au cri d’admiration d’un Normand enthousiasmé, ni à la pitié patriotique d’un Français transportant avec lui un nom cher à ses souvenirs ; Champlain nous dit positivement qu’il débarqua dans un lieu que les Indigènes nommaient Québec, mot sauvage qui signifie détroit, et qui désigne le rétrécissement du St-Laureut sut ce point de son cours, où il n’a pas plus de 500 verges de largeur au Cap- Rouge.Le mot Québec prononcé Quabec dans la langue algonquine, dit .M.Sta.Vassal, signifie détroit.Ce monsieur, né d’une mère abénaquise et qui parle plusieurs dialectes des Indigènes au milieu desquels il a passé la plus grande partie de sa vie.m’assure que ce mot.est purement sauvage.M.Malo.mbsionnai-re en 1848 chez les tribus du golfe St-Laurent et dont j’ai eu le plaisir de faire la connaissait- 172 - ce et descendant du Haut-Canada, m assure pareillement que le mot Kébec dans l’idiôme micmac à la même signification.Ce M.n’a aucun doute que celui de notre ancienne capitale est d’origine indienne.(F.X.Garneau, Histoire du Canada, vol.1).Ht** Les sauvages nommaient ce lieu Kebbek, c’est-à-dire passage rétréci, parce qu’ici le Saint-Laurent est resserré entre deux côtés élevées.,.Suivant M.Richer Laflèche, ancien missionnaire, Stadaconé, dans la langue des Sauteurs signifie une aile.La pointe de Québec ressemble par sa forme à une aile d’oiseau, Quant au mot Kebbek, il n’y a pas à douter qu’il soit d'origine algonquine.Champlain et Lescarbot le disent expressément ; le premier le répète jusqu’àÇdeux fois.Dans les différents dialectes algonquins, Képak ou Kebbek signifie rétrécissement d’une rivière, “Québec” dit M.Richer Laflèche, “veut dire, chez les Cris, c’est bouché.11 vient de Képak, temps indéfini du verbe Kipao.Voici ce qu’écrivait à ce sujet, M.Jean Marie Bellanger, ancien missionnaire, un des hommes de notn temps qui ont le mieux connu la langue des Micmacs.“Kébek, en micmac, veut dire rétrécissement des eaux formé par deux langues u pointes de terre — 173 — qui se croisent.Dans les premiers temps que j’étais dans les missions, je descendais de Ris.tigoucheà Carleton ; les deux sauvages qui me liaient en canot, répétaient souvent le mot Ké-bek,je leur demandai s’ils se préparaient à aller bientôt à Québec.Ils me répondirent : Non.regarde les deux pointes et l’eau qui est resserré en dedans : on appelle cela Kebek en notre langue.” En présence d’affirmations si positives et si bien fondées, il est inutile de réfuter les traditions populaires qui attribuent le nom de Québec au cri de surprise d'un matelot normand : Quel bec ! c’est-à-dire, Quel cap ! L’on doit aussi laisser de côté les longues dissertations de M.Hawkins, pour prouver que les De La Pole, comtes de Suffolk, portaient, au quinzième siècle, le titre de seigneurs de Québec.M.Hawkins a depuis reconnu qu’il s’était trompé et que les De La Pole étaient seigneurs.non de Québec, mais de Brequebec en Normandie.(L’abbé Ferland, Cours d’histoire du Canada, vol.1er.p.90).H- + + •i**i*-r En passant Champlain décrit Québec.Première mention connue île ce nom, qui signifie détroit, rétrécissement.Cartier écrit — 174 — tantôt Stadaconé, tantôt < 'anada.Les traiteurs qui parcouraient le fleuve,dans la dernière moi* tié du X Vlè siècle.ont dû emprunter ce nom (Québec) des Sauvages.Champlain s'en s’ert comme s’il datait de longtemps.(Suite, Histoire des Canadiens-Fiança1 s, tome 1er, p.48) ++t 44+ The origine of the name Quebec, from the exclamation of a French sailor, on his ship turning Point Levy, is of the same stamp as that of Canada from the exclamation of a Spanish sailor.But is the name Quebec an Algonkin word, as pretended by some, signifying “the place of the Streights?” At first sight, there are two reasons which would make me hesitate to beleive that Quebec is an Algonkin word.The Algonkin is the softest of the Indian Dialects.Quebec is a dissyllable-the Indian names of places being generally compounds descriptive of some peculiarity of the place, are almost always polysyllables.Such wil.he found to be all the names of places in the Saguenay and the St.Maurice Counties, hereafter given from the Montagnais Indians, whose language is the Cree or Chippeweyan.,—It is thought that 175 -7 it would not he possible to find any word in that language with a short abrupt termination likeb'C.Analogous in sound to the Chip-pew ey an names of places is the Huron name ot Quebec, Tiatontaribi, which dues signify, the place of the Straights, f )ne of the Roots of this last word is ontare.a Lake, whence is derived the name of Lake Ontario, signifying a great Lake.The village designated by the name “Quebec,’ was probably immediately above Cape Dianiand, whose the St.Lawrence becomes exceedingly narrow.The older name of Stadaconi seems to have been applied to a village situated some where near the embouchure of the St.Charles, at the foot of what is now called the Cots d’Abraham.I am inclined to heleive that Quebec is.a French name.The termination Lee, is not unfrequently found in the names of place's in Nor-ninmly, when a gréât number of the first Kmigrants to Canada carné, signifying a CitpeOrl’rombnto-ry.• ; Men abandoning thir own country and settling in a new uncultivated one, are for obvious reasons, apt to transfer the names of places in the old counrly to their new seats, as is 176 — abundantly exemplified by any general map of North Americo : and the probability is, that the name of Quebec has been transfered from some, perhaps now, obscure place in Normandy to what is at present the Capital os British North America.This conjecture derives strong confirmation from the Seal of the Earl of Suffolk, one of theCaptains of our Henry the Fifth, -in his French Wars; having the word Quebec inscribed on it as we now write it.— (Edmondtone's Heraldry).A place in France of this name was probably the scene of some of his exploits, and the village or to\ui itself may have been given as a reward for the military exploits of this Captain.For the following Etymology of the name of Quebec, 1 am indebted to the journal kept by Mr Hamel, of his Exploring Survey of the District of Gaspé, in 1833— : Québec, Rivière qui parait fermée.I do not see any thing in the Etymology just given of “Quebec” to alter the conclusion previously stated on this head.The terminating syllable of “Quebec, it must be admitted, is not at variance with the phonetic analogies of the Micmac tongue, indeed, is in entire accordance with it even with the very name of the tribe. — «77 — But the modem name of Quebec must have been given by its Indian inhabitants,—and the MicMac were never, so far as we know, in possession of this part ofthecounry.That the Micmacs should have confounded the French name “Quebec” with the Huron name already given, and transferred the signification of the latter to be former would not be surprising.(Andrew Stuart, Transactions of the Literary and Historical Society of Quebec, vol.11 r, p.2(51).§§§ On trouve Kebek dans le P.Bressanyet et Kebec très souvent dans les Relations et ailleurs.J.Cartier ne donna a ce lieu d’autre nom que Stadacone et Stadacyna, village des Sauvages.Jean Alphonse l’appelle toujours Canada, et Jean de Laët Btadacaet Stadacone.Sagard dans son vocabulaire de la langue huronne dit, qu’en cette langue, le nom de Québec était A.ton-ta-ré-guée, tan-disque les Hurons modernes l'appellent Tia-tôn-ta-riti, c’est-à-dire “lieu où la rivière se rétrécit", Charlevoix prétend que les Algonquins disaient autrefois Quebeio et les Abena-quis Quéübec, c’est-à-dire, “ce qui est fermé,” Champlain dit que le nom de Québec était - 17» “ donné par les Sauvages à l’endroit le plus resserré de la rivière.Suivant Mgr Latlèche, ancien missionnaire àla Rivière-Rouge, Québec, dans la langue crise, vient dcKepak.temps indéfini du verbe Kipao, et signifie c’est bouché.Québec, en micmac Kébéqué.suivant M.J.M.Bel-lenger,ancien missionnaire ùqui la langue des MicnuKs était très familière, veut dire “rétrécissement des eaux formé par deux langues en pointes de terre qui se croisent.Dans les premiers temps que j’étais dans les missions je descendais de Ristigouche à Darleton ; les deux sauvages qui me menaient en canot, répétant souvent le mot Kébek, je leur demandai s’ils se préparaient à aller bientôt à Québec.Ils me répondirent : “aou, regarde les deux pointes et l’eau qui est resserrée en dedans ; on appelle cela Kébek en notre langue.’ En algonquin le mot Québec prononcé Ouabec, signifie “làou la rivière est fermée.” (’’est [’opinion de M.Vassal, né d’une mère abénaquise et qui parle plusieurs des • langues -> des indigènes au milieu desquels il a passé la plus grande partie de sa vie, que Quabec signifie “détroit”.Dans l'idiome micmac, assu- — 179 — reM.Malo, qui fut missionnaire «le 1828 à 1843 chez les tribus du goife St-Laurent, Kibek a la même signification.L’origine du mot Québec est évidemment indienne, et pour mieux préciser, algon-quine.Champlain et Lescarbot le disent expressément.M.M.Malo et Vasse n’entretiennent aucun doute sur cette opinion.” Le nom de Québec ne vient point du cri de surprise d'un matelot normand : Quel bec ! c’est-à-dire, Qjelcap ! et la dissertation de Hawkins pour prouver que les I >e la Pôle, comtes de Suffolk.portaient au X Ve siècle le titre de Seigneurs de Québec, est sans fondement,car les De la Pôle étaient seigneurs, non de Québec, mais de Bréquebec, en Normandie (Ferland)” (Dionne, Le tombeau de Champlain.) •‘La différence des opinions n’est pas moins grande sur l’origine de son nom, que sur celui du Canada, et le résultat des disputes à ce sujet n’a pu fixer sa dérivation d’une manière plus satisfaisante : nous n’avons aucun moyen de vérifier s'il tire son origine de l'Algonquin, de l’Abenaqui, ou du Normand ; les conjectures Payant attribué à chacune de ces langues.” (Joseph Bouchette, Description topogra- — i So — phique de la province du Bas-Çauada, p.442).* * * “Les Abénaquis.dont la langue est un dialecte algonquin, le nomment (Québec, qui signitie ce qui est fermé, parce que de l’entrée d’une petite rivière, nommée la Chaudière, par où les Sauvages venaient à Québec, du voisinage de l’Acadie, la Pointe de Levi, qui avance sur l’ile d’Orléans, cache entièrement le canal du sud, comme Pile d’Orléans cache celui du nord ; de sorte que Québec ne parait de ce côté là qu’une grande Baie.” (L’abbé Prévost, Histoire général0 des voyages, vol.XIV, p 693).“Chemin faisant, dit Champlain, nous vînmes mouiller l’ancre à Québec, qui ejt un détroit de la rivière de Canada ayant environ trois cents pas de large.” C’eft la première fois que nous trouvons le nom de Québec, donné ensuiteà la ville qu’on bâtit dans ce lieu même.Ce nom, qui dans la langue des sauvages micmacs signifie en effet détroit ou rétrécissement d’une rivière, et la manière de parler de Champlain, qui appelle ici Québ'C.non pas la ville, qui n’exiftait point encore. mais uniquement cet endroit resserré du fleuve, montrent combien sont peu fondées les autres interprétations qu’on peut avoir imaginées du nom de Québec.“11 y a en cet endroit, du côté du nord, continue-t-il.une montagne assez haute qui va en laissant des deux côtés ; tout le refteeft un pays uni, beau il voir, où il y a de bonnes terres, des chênes, des sapins, des trembles et autres arbres, comme aussi des vignes sauvages, qui à mon opinion, si ellesétaient cultivées, seraient bonnes comme celles de France.” L’abbé Faillon, Histoire de la colonie française, tome I, p.80).*** On a soutenu que Québec voulait dire endroit] bouché, (’’estune erreur, Québec signifie en langue montagnaise lieu cù l’on débarque ou simplement débarcadère.C’est ainsi que les sauvages de Tadoussae désignaient l’ancienne bourgade Stadacoua : ils l’appelaient Québec ou débat C^dère.(R.I* Laçasse, O.M.1 , Opinion pub ique,2 mars 1882.) Cette ville qui devient de jour en jour très floriffante, doit fou origine à un petit amas de Cabanes Sauvages, et fon nom à la Montagne où elle eft fituée ; car les Sauvages appellent Québec, les hauteurs ou élévations de terrain- “Allaiu Manesson Mallet.Description de l’univers, tome cinquième, p.MDCLXXXIII”.Comme sur le sens du mot < ’anada, ou a beaucoup controversé sur l’étymologie de Québec.Ce nom parait venir du mot Kebec, qui dans la langue des sauvages signifie rétrécissement des eaux, En effet, au pied du promontoire de Québec,le Saint-Laurent se trouve subitement resserré parle rivage."De Bonneebose.Mont-ca’ra et le Canada-Français, p.172" La Campagne de la BelIe=Rivière Extrait général des sépultures, mariages et baptêmes qui se sont fait, pendant la campagne de la Belle-Rivière, parafé et signé, Marin, l’original lesquels est resté au fort duquesne à la belle-rivière, sous le titre del’a^soivptjon de la Ste-Vierge.L'an mil sept cent cinquante trois, le huitième de Juliet est décédé dans ledit parti, Jean-Baptiste Tessier, de la paroisse de Montréal, mary de Charlotte Cobassior, veuve de feu Eatouche, après avoir esté confessé, reçu le St-Viatique et le Sacrement de l’ex- tremonction, son corps a esté inhumé avec les cérémonies accoutumées dans un endroit du camp de la {.resquille destiné pour le cimetière, eu foy de quoi j’ai signé.Ainsi signé.fr.Gabriel an Geuser, ptre.récolet aumônier du party.L’an mille sept cènt cinquante tiois, le dernier de juillet, est décédé dans ledit party Jean François Aubert, de la paroisse de St-Charles de St-Jean, diocèse de Reims, soldat de la compagnie de Dumas, après avoir esté confessé, reçu le St-Viatique et le sacrement d’extrômonction, son corps a été inhumé avec les cérémonies ordinaires, dans un endroit du camp de la Presquille destiné pour le cimetière, en foy de quoy j’ai signe.• Ainsi signé.f.Denjs Baron P.R.aumônier .dans le dit party f.Gabriel an Genser P.R.¦ aumônier du party.L’an mil sept cent cinquante-trois, le vingt d'août, est décédé dans le dit party, St George, soldat de la compagnie de Douville, inc< rpué dans le détachement de Mr I.a Ronde, son corps a été inhumé, avac les cérémonies ordinaires dans un endroit du camp de la Rivière aux bœufs, destiné pour le cimetière, eu foy de quoy j’ay signé.f.Gabriel an Genser R.l*.aumônier. L’an mil sept cent cinquante trois, le sixième de septembre est décédé le nommé Etienne dit Lafran chise, caporal de la compagnie de Douville, incorporé dans celle de M.La Ronde, après avoir esté confessé et reçu le sacrement d’extrémonction son corps a été inhumé avec les cérémonies ordinaire; dans le ciinetiè re de la Rivière aux boeufs, le sixième jour du dit mois et an que dessus, en foy de quoy j'ay sigué.Ainsi signé.f.Gabriel an Genser P.R.aumônier.L’an mil sept cent cinquante trois, le six septembre est décédé dans le fort de la rivière aux boeufs Jérome Augé, habitant de la Pointe aux trembles de Québec, après avoir reçu les sacrements de péniteuce, de viatique et d’extremonction, son corps a été inhumé dans le lieu destiné pour le cimetière et cela avec les cérémonies ordinaiies, par nous, Ptre Recollet, soussigné, aumônier, au dit fort et pendant la campagne de la belle Rivière, en soy de quoy avons signé.Ainsi signé, fr Denys Baron p.R.aumônier.L'an mille sept cent cinquante trois, le vingt-neuf octobre, est décédé vers les quatre heures et demie du soir, dans le fort de la rivière aux bœufs, sous le titre de St-Pierre, Monsieur Pierre Paul Escuver, Sieur de Marin, chevalier de l’ordre militaire et royal de St-Louis, capitaine d’infanterie et commandant général de l’armée de la Belle Rivière, après avoir reçu les sa- - 185 — crements de pénitence,d’extrêmonction et de viatique, âgé de soixante et trois ans ; son corps a esté inhumé dans le cimetière du même fort, par nous, l’restre Ré-co’let, aumônier du dit fort, et pendant la campagne de la belle Riuière ; ont esté présent à son inhumation Monsieur de Repentigny, commandant de la susdite armée et capitaine d’infanterie, de Messieurs du Muyst lieutenant d'infanterie, de Situblins, major au susdit fort, La force, garde des magasins, lesquels ont signé aveé nous.Ainsi signé.Le Gardeur de Repentigny, Laforce, Beuois, de niuys I.Depré, Simblin.fr.Denys Baron, ptre Rec.Aumônier.L’an mille sept cent cinquante quatre, le neuf tebvrier est décédé dans le fort de la rivière aux bœus sous le titre de St-Pierre, Louis Rivare, garçon habitant de la paroisse de St-Cbarles, en la rivière de Cham bly, âgé d'environ de vingt-cinq ans, après avoir reçu les sacremeuts de pénitence, de viatique et d’extrè-monction ; son corps a été inhumé avec les cérémonies dans le cimetière du susdit fort, par nous prestre Récollet, soussigné, aumônier au dit fort et pendant la campagne de la belle Rivière ; en toy de quoy nous avons signé.Ainsi signé fr.Denys Baron, p.r, Aumônier. L’an mille sept cent cinquante quatre le douze mars est déccdé dans le fort delà rivière aux boeufs, sous le titre de St-Pierre Guiaulrue Thybault, garçon habitant de la paroisse de St Thomas, ditte la pointe h la «fcille au bar de Québec, âgé d environ vingt-liui ans, après avoir reçu les saints sacrements de pénitent ce, d’eucharistie et d'extrémonçtion, son corps a este inhumé dans le cimetière du susdit fort, par nous prestre récollet, soussigné aumônier du Roy au dit fort et pendant la campagne de la belle-Rivière.En foy de quoy avons signe.Ainsi Signé, fr.Denys Baron p.r.Aumônier.L’an mille sept cent cinquante quatre, le vingt juin, est décédé dans le fort Duquesne, à la belle Rivière.Toussaint Boyer dit Bientourné, garçon habitant de St-Pierre en la prairie de la Magdeleine, âgé de vingt-deux ans ou environ, après avoir reçu les St.s Sacrements de pénitence, de viatique et d’ex-trémonction, son corps a été inhumé dans le lieu destiné pour le cimetière au dit fort, et cela avec les cérémonies ordinaires, par nous prestre Récolet, soussigné aumônier audit fort, et pendant la campagne de la Belle-Rivière, ainsi avons signé.Ainsi signé.fr.Denys Baron p.r.Aumônier.L’an mil sept cent cinquante quatre, le quinze juillet est décédé dans le fort Duquesne.Déjardin, garçon habitant deSte-Rose de Lima, en l’isle - 187 - Jésus, âgé d’environ 23 ans, après avoir reçu les Sts Sacrements de pénitence et d'exfrémonction, son corps a etc inhume dans le lieu destiné pour le cimetière et cela avec les cérémonies ordinaires, par nous, prestre Récollet, soussigné, aumônier au dit fort, en foy de quoy avons signé.Ainsi signé.fr.Denys Baron p.r.Aumônier.L’an mil sept cent cinquante quatre, le trois d’août est décédé dans le fort duquesne, Joseph Dc-isle, garçon habitant de Longuieulle, âgé d’environ de vingt-six ans, après avoir reçu les Sts Sacrements de pénitence et d’extrémonction, son corps a este inhumé dans le lieu destiné pour le cimetière et cela avec les cérémonies ordinaires, par [nous prestre Ré-colet, soussigné, aumônier au dit fort, en foy de quoy avons signé.Ainsi signé, fr, Denys Baron p.r.Aumônier.L’an mille sept cent cinquante quatre, le sixième d’août est décédé dans le fort duquesne.sous le titre de l’Assomption de la Ste Vierge, Ambroise Boivin, homme marié, habitant delà Baye de St-Paul, au bas de Québec, après avoir reçu les Sts Sacrements de pénitence et d’extrémonction, son corps a ésté inhumé dans le lieu destiné pour le cimetière, et cela avec les cérémonies ordinaires, par nous, prestre Récolet, sous- — i88 — signé, aumônier du Roy au dit fort, en foy de quo) avons signé.Ainsi signé, fr.Deny s Baron P.r, Aumônier.Nous capitaine d’ynfanterie, commandant général du party de la belle Rivière, des forts de la près-qu’ille, de la rivière aux bœufs, et de celuy de du-pie lie, certifions que les extraits ci-dessus soin conformes à l’original, fait au fort duquesne, le dix d’août mille sept cent cinquante quatre.Vu.CONTRECOEUR.l e présent Registre contenant cinq feuiliets blancs non compris le présent a esté cotté et paraphé par nous capitaine d’infanterie, commandant général du party de la Belle-Rivière, des forts de la presqu’ille, de la rivière aux bœufs et de celuy de duauesne, lequel servira à er.régistrer les extraits mortuaires, baptêmes et sépultures qui se feront au dit fort duquesne, sous le titre de l’assomption de la Ste-Vierge, lequel régistre servira aux dits enrégistremens pendant le restant de cette année, mille sept cent cinquante quatre.Fait double au for Duquesne, le trente et un d’août, mille sept cent cinquante quatre.CONTRECOEUR Fort du Quesiie ' Riv.Oio. — i«9 L’an mille sept cent cinquante quatre, le six septembre est décédé au fort Duquesne, sous le titre de l’assomption de la Ste-Vierge, à la belle Rivière, le nommé Lebeau, habitant dans la rivière de Chambly, seigneurie de Contrecœur, lequel estait âgé de vingt ans ou environ, après avoir reçu les saints sacrements de pénitence, de viatique et d’extrénionction, son corps a été inhumé dans le cimetière du même fort, et cela avec les cérémonies ordinaires, par nous, prestre récolet, soussigné, aumônier du Roy au fort Duquesne, ainsi avons signe.fr.Dtnys Baron P.R.Aumônier.L'an mille sept cent cinquante quatre, le douze septembre est décédé au fort duquesne, sous le titre de l’Assomption de la Ste Vierge, à la Belle Rivière, Henri Marin, domestique de M.Droulion, age de quinze ans ou environ, après avoir reçu les Sts Sacrements, de pénitence, de viatique et d’extrêmontion, son corps a été inhumé dans le cimetière du susdit fort et cela avec les cérémonies ordinaires, par nous prêtre Récolet, sousigné, Aumônier du Roy au dit fort ainsi avons signe.fr Denys Baron P.R.Aumônier L’an mille sept cent cinquante quatre, le quinze septembre est décédé au fort duquesne sous le titre de l’Assomption de la Ste Vierge, à la Belle Rivière, le nommé Joseph Broches de la paroisse de St-Michel, au bas de Québec, âgé d’environ de vingt trois ans ou environ, après avoir reçu les Sts Sacrements de péniten- — 190 — ce, de viatique et d'extrêmonction.Son corps a été inhumé dans le cimetière du même fort, par nous prêtre Récolet, soussigné, aumônier du Roy au dit fort, ainsi nous avons signé.fr Denys Baron P.R.Aumônier L'an mille sept cent cinquante quatre le seize de Septembre est décédé au fort Duquêne, sous le titre de 1’assumption de la Ste-Vierge, à la Belle Rivière, français de Bonne estant maître charpentier au fort du-puêne et natif de la paroisse du Sault au Recolet, âgé de trente ans ou environ, après avoir reçu les sacrements de penitence, de viatique et d’extremonction, son corps a este inhumé dans le cimetière du même fort et cela avec les cérémoies ordinaires, par nous, ptre Recolet, sussigne, aumônier du Roy au susdit fort, fr Deneys Baron.P.R.aumônier.L'an mille sept cent cinquante quatre, le vint Octobre est décédé au fort Duquêne, sous le titre de 1’assumption de la Ste-Vierge, à la belle Rivière, Alexandre Marquis, de la paroisse de camoraska au dus de Québec, âgé de vint cinq ans, ou environ, après avoir reçu les sts sacrements de pénitence, de viatique et d’extrêmonction son corps a esté inhumé dans le cimetière du même fort et cela avec les cérémonies ordinai res, pas nous, prostré Récolet, soussigné, aumônier du Roy, au dit fort, ainsi, nous avons signé.fr DenYs Baron.P.R.aumônier. L’un mille sept cent cinquante (quatre, le trois de Novembre a esté baptisé avec cérémonies ordinaires, Denise, sauvagesse Louve, âgé de douve ans ou environ, laquelle desirait ardament le St.Baptesme que nous, ptre Recolet, soussigné, aumônier du Roy au fort Duqueue, le luy avons administre, eu foy dequoy nous avons signé.fr Denys Baron.P.R.aumônier L’an mille sept cent cinquante quat.e, le cinq de novembre, est décédée auprès du fort Duquesne, Denise sauvagesse Louve âgé de quinze ansou environ, ayant ete baptisée deux fois auparavant.Son corps a etc inhume dans le cimetière du fort Duquêne et cela avec les cérémonies ordinaires, par nous prêtre, Réco-let, sousigne, aumônier du Roy au dit fort, en foy de quoy nous avons signé.fr Denys Barcn P.R.Aumônier Le présent Registre sept feulicts blancs, non compris.Le présent a esté cottéet paraphé par nous, capitaine d’ynfenterie, commandant en chef des forts Du-qnerne, de la presquille et de La rivière aux bœufs, lequel servira à enregistrer les baptesmes mariages et sépultures qui se feront an dit fort Duquesne, à La belle Rivière, sous le titre de L’assomption de La très Ste-Vierge et cela pendant la présente année mille sept cept cinquante cinq.Lequel Régistre a esté remis au père Deuys Baron, pire.Récollet,aumônier du Roi.au — 192 — fort Duquesne, fait au dit fort, le premier Janvier mil* le sept oeni cinquante cinq.CONTRECOEUR fort Duquesne Rver.010 L’an mille sept cent cinquante cinq, leoasi t de janvier dans le fort Duquesne, à la belle rivière, sous le titre de l’Assomption de la très Ste Vierge est décé-cédé Pierre Langevin, garçon habitant de la paroisse de L'immaculée Conception, ditte la pointe Olivier à Chambly, après avoir reçu les Sts Sacrements de pénitence, de viatique et d’extrèmouction, son corps a été inhumé dans le cimetière du même fort et cela avec les cérémonies ordinaires, par nous, ptre Recolet, aumônier du Roy au dit fort.En foy de quoy avons signé.fr Denys Baron F.R.Aumônier L’an mille sept cent cinquante cinq, le quinze janvier, dans le fort Duquesne, à la belle Rivière, dans le titre de l’Assomption de la très Ste Vierge, est décédé Pierre Tessier, garçon habitant de la paroisse de Ste Anne, seigneurie de Gatinaux du gouvernement des Trois Rivières âgé d'environ vint sept ans après avoir reçu les Sts Sacrements de penitence, de viatique et d'extrèmonction, son corps a esté inhumé dans le cimetière du mesme fort, et cela, par nous, prêtre Récolet, premier aumônier du Roy au dit foit Duquesne : En foy de quoy avons signé.fr Denys Baron P.R.Aumônier (Suite dans la prochaine livraison)
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