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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1911-11, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Vol.XVII LEVIS—NOVEMBRE 1911 So.1 L’ABBE JEAN-FRANÇOIS-XAVIER BAILLAIRGÉ • L’abbé Jean-François-Xavier Baillairgé naquit à Québec le 17 mars 1798.Il était fils de Pierre-Florent Baillairgé, architecte et trésorier de la ville de Québec, et de Marie-Louise Cureux de Saint-Germain.Entré au séminaire de Québec en 1812, il y termina ses études en 1820.Il fut compagnon de séminaire de Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, qui termina son cours en 1818.Il fut ordonné prêtre le 9 novembre 1823, et nommé vicaire la même année à Saint-Eustache de la rivière du Chêne, comté des Deux-Montagnes.En 1824, il fut nommé vicaire à Lorette, et en 1826 à Chambly et au Château-Richer.En 1827, on le nomma professeur au séminaire de Québec, charge qu’il occupa pendant vingt et un ans.Sa classe portait divers noms suivant le caprice des écoliers ; on la nommait la septième, ou les Eléments, et assez souvent la Trente-Sixième.Les élèves en étaient très nombreux ; il y en avait près de cent-cinquante quand j’y fis mon entrée en 1836.On nous enseignait la syntaxe de la langue française, les éléments de la grammaire latine et les diverses règles de l’arithmétique. — 322 — L’abbé Baillairgé était universellement aimé par tous les élèves qui le regardaient comme un père ; il était leur médecin, leur garde-malade et leur conseiller; il ne se contentait pas de leur donner des soins corporels, il les préparait aussi à la mort et leur inspirait la résignation et la patience.Pendant le choléra de 1832, ce fut M.Baillairgé qui présida aux inhumations des malheureuses victimes de ce fléau, au nombre de plusieurs milliers dans la ville de Québec.Je me rappelle que ces années là on faisait biûler du goudron dans des chaudières, qui étaient placées à beaucoup d’endroits dans les rues des quartiers les plus infectés de la ville.On commença par enterrer les morts dans le Cimetière des Picotés, près du centre de la ville ; on les enterra ensuite dans un nouveau cimetière qu’on nomma le Civietière des Chrolériques, en dehors de la porte Saint-Louis.Les cérémonies dans la cathédrale de Québec, et surtout celles des grandes processions de la Fête-Dieu, pour lesquelles il organisa des chœurs d’auges, avec une précision militaire, furent confiées à sa direction, pendant plusieurs années.Il était très habile dans le chant, et l’on entendait fréquemment sa voix dans le chœur de la cathédrale, surtout pendant les grandes fêtes de la semaine sainte.De 1836 à 1844, l’évangile de la Passion était généralement chanté par M.Antoine Parent, le supérieur du séminaire de Québec, représentant le Sauveur, par M.Joseph Auolair, curé de Québec, qui remplaçait Caïphe et Pilate, et par M.Baillairgé qui représentait le peuple juif.Pendant plusieurs années, il fut professeur de plain-chant au Séminaire.En 1868, il devint économe d’abord du séminaire de Québec et plus tard de l’Université Laval.Il occupa cette charge jusqu’en 1868, et continua ensuite de résider au séminaire de Québec, où il se dévoua pen- — 323 — dant le reste de sa vie au service de la communauté et des élèves.M.Baillairgé a été le fondateur de la bibliothèque classique des écoliers pauvres, destinée à fournir des livres de classes aux enfants trop pauvres pour s’en procurer.“ Commencée en 1832, écrit Mgr Laflamme, cette belle oeuvre s’est continuée jusqu’à nos jours, et grâce à elle, des centaines d’écoliers pauvres ont pu faire leurs études sans avoir à débourser un sou pour leurs livres classiques.M.Baillairgé apportait un soin infini à organiser, chaque année, sa distribution de livres.Il s’appliquait surtout à encourager, ainsi, la bonne conduite et le travail sérieux de ses protégés ”.Les dernières années de l’abbé Baillairgé s’écoulèrent paisibles au séminaire de Québec.Ami de tous les prêtres et ecclésiastiques du diocèse, causeur intéressant et toujours aimable, il recevait fréquemment leurs visites et celles de grand nombre des laïques.Il avait 82 ans et 7 mois, dont 57 ans de prêtrise, lorsque Dieu l’appela à lui le 5 octobre 1880.Le Courrier du Canada, le lendemain de sa mort, faisait un bel éloge de l’abbé Baillairgé : “ Ce digne et vertueux prêtre, enfermé depuis cinquante-sept ans, dans un séminaire où il ne remplit que de modestes fonctions, a pourtant rendu d’immenses services à la noble et vénérable institution fondée par Mgr de Laval.Ils se comptent par milliers ses anciens élèves, ses protégés d’autrefois, ceux encore qui ont reçu de lui, dans leur maladie, des soins qu’un père seul sait prodiguer à son enfant malade.Que d’infirmités n’a-t-il pas prises sous sa protection, que de larmes il a essuyées ! “Au séminaire de Québec, M.Baillairgé savait gagner l’affection de ses anciens élèves devenus ses supérieurs, comme il savait également conquérir l’estime des plus jeunes étudiants.Il était aimé et vénéré à l’égal d’un 324 — père ; et de fait, son âge et son respect profond des vieilles traditions, attiraient, autour de lui, ceux qui ont le culte du passé et qui n’oublient pas les vieux.“ Contemporain des Demers, des Parent, des Holmes, des Cazeau, des Gingras, il a su conserver, jusqu’à nos jours, le souvenir de ces vieilles gloires du séminaire de Québec qui sont aussi des gloires nationales.“ Enfin le temps n’a pas respecté ce vieillard vénérable, et la maladie, à force de luttes, a fini par l’emporter sur la constitution solide do M.Baillairgé.Il est mort entouré de ses confrères, emportant leur estime et leurs regrets ”, G.F.Baillairgé Une Vieille Famille Canadienne PAR PHILÉAS GAGNON (Suite) Notes sur l’une des branches canadiennes de la descendance de Pierre Gangnon ou Gaignon et de Madeleine Roger, son épouse, de la paroisse de Tourouvre, au Perche, près de Mortagne, France.La Côte de Beaupré et ses premiers habitants Comme les deux souches de notre famille, les Gangnon et les Caron, furent des premières à habiter et à défricher la Côte de Beaupré, la première au Château-Richer et la seconde à Ste-Anne, vers 1640, nous placerons ici quelques notes sur les commencements de ce coin de terre, qui nous est cher à plus d’un titre. 325 — On lit dans Champlain, que quelques jours après l’arrivée de M.de Caen à Québec, eu 1624, celui-ci lui annonça que le Cap de Tourmente avec l’Isle d’Orléans et quelques autres isles adjacentes lui avaient été données par Monseigneur de Montmorency, alors "Vice-Roi, propriétaire de la Nouvelle-France.De cette prétendue concession à M.de Caen, nous ne connaissons rien qui ait confirmé cette assertion.Dans sa Relation de 1637, on voit le Père Lejeune écrire que, “ à la vérité, c’est avec bonne ruison qu’on a nommé les lieux voisins du Cap de Tourmente, Beau pré, car les prairies y sont belles et grandes et bien vnis”.Est-ce bien là l'origine du nom de Beaupré donné à cette côte ?Par délibération du 15 janvier 1636, signé par De Lauson, de la Ferté-Margonue, Berruyer, S.Bourquet, et certifiée véritable par Antoine Cheffault, Secrétaire, la Compagnie des cent Associés concède au dit Antoine Cheffault, sieur de la Regnardière, la seigneurie de Beaupré, dans les termes suivants : “ l’étendue de terre qui se trouve depuis la borne du côté sud-ouest du dit fief, qui le sépare d’avec celui ci-devant appartenant au sieur Giffard (Saut Montmorency) en descendant le dit fleuve St-Laurent jusqu’à la Rivière du Gouffre (Baie St-Paul) sur six lieues de profondeur dans les terres, avec les isles du Cap-brûlé, l’islet rompu et autres islets et battures, audevant de la dite seigneurie ”.C’était seize lieues sur le fleuve et six de profondeur.Par délibération du même jour, la même Compagnie concède l’Isle d’Orléans à Jacques Castillon, bourgeois de Paris.Nous voyons par un acte déclaratoire, en date du 29 février de la même année, cité dans l’acte de prise de possession de la Seigneurie de Beaupré (Guittet 6 juillet 1638) que les sieurs Cheffault et Castillon, n’avaient pas acquis 'ïes deux seigneuries pour eux seuls, — 326 — car ils y reconnaissent que la Seigneurie de Beaupré et celle de l’Isle d’Orléans, furent acquises pour eux conjointement avec Messieurs François Fouquet et Charles De Lauson, conseillers d’état ; pour Mr Ber-ruyer, seigneur de Manselmont; Jean Rosée; Jacques Duhamel et Juchereau, marchands.Ces huit associés sont propriétaires chacun pour un huitième dans la société.Cette compagnie prit généralement le nom de Compagnie de Beaupré.Mgr de Laval a acquis plus tard ces deux seigneuries en achetant la part de chacun des associés de ladite Compagnie.Le 12 août 1664 (Iiageot, 20 oct.1668) il achète d’Aubert de la Chenaye et Charles Bazire, marchands de Québec, fondés de procuration de Jean Rosée, son huitième dans les seigneuries de Beaupré et de l’Isle d’Orléans, moyennant la somme de 2400 livres tournois.Le 14 août 1664 (Rageot) le même Aubert de la Chenaye vend encore à Mgr de Laval— mais cette fois en son nom propre—un quart.des deux mêmes seigneuries, pour la somme de 2680 livres tournois.Dans ce quart se trouvait un huitième que le dit Aubert avait acquis le 9 février 1664, des Dames Religieuses de l’Hôtel-Dieu de Québec, auquel il appartenait par donation de Dame veuve François Fouquet (1), du 20 avril 1663.M.Aubert avait acquis l’autre huitième de sieur Olivier Letardif, par acte devant Claude Auber, le 13 avril 1662, qui l’avait acquis lui-même de Berruyer et Cheifault, associés de la Compagnie de Beaupré, préposés pour les affaires d’icelle compagnie; le dit huitième ayant appartenu au sieur François Derré, sieur de Gan, et à qui on l’avait enlevé parce-qu’il ne contribuait pas pour sa part aux dépenses à (1) Marie Maupeou, veuve de François Fouquet, vivant, chevalier Conseiller ordinaire du Roy, mère de Nicolas Fouquet, Surintendant des finances de France. — 327 — faire.Dans le greffe d’Audouart, à la date du 9 janvier 1659, on trouve un acte par lequel Olivier Letardif vend pour la somme de 8000 livres, sa huitième partie de la seigneurie de Beaupré et vingt arpents au Cap de Tourmente, à Messire George Vaillant, faisant les fonctions curiales en la dite Côte Beaupré.Cette vente n’aurait donc pas eue de suite ; peut-être par rapport au départ précipité du missionnaire Vaillant, pour la France, quelques mois plus tard.Le 20 août 1664, Charles Aubert de la Chenaye, en qualité de procureur de Charles Duhamel, vend à Mgr de Laval un autre huitième de la dite seigneurie de Beaupré et de celle de l’Isle d’Orléans, pour le prix de 1250 livres.Par acte passé devant Auber, le 11 février 1662, Julien Fortin Bellefontaine vend à Mgr de Laval un autre huitième des mêmes seigneuries, pour 750 livres : Fortin ayant acquis cette partie de Charles De Lauson Charny pardevant Rouer, le 28 août 1657, (Rageot 18 mars 1667).Enfin, le 25 février 1668, Ant.Cheffault et Demoiselle Denise Langlois, veuve du sieur George Berruyer, vendent à Mgr de Laval, acceptant par ses procureurs à Paris, le dernier quart de ces deux seigneuries.La seigneurie de Beaupré fut léguée par Mgr de Laval au Séminaire de Québec, en 1680.Le Séminaire en est encore le propriétaire.De toutes les seigneuries de la Nouvelle-France, aucune ne fut habitée, colonisée et défrichée d’une façon aussi sérieuse et à une date aussi éloignée.En effet, on voit par le plan de cette partie du pays, fait par Bourdon en 1641, qu’il n’y avait alors dans toute la côte, que cinq ou six habitations ou granges.Le 13 mai de la même année, le père Anne de Noüe baptise avec les cérémonies ordinaires, “ en l’une des 2 maisons de beaupré ”, Noel fils de Jacques Boissel et de — 328 — Marie Eriper.La maison où eut lieu cette cérémonie devait être celle de Claude Estienne, car on y voit sa femme, Hélène Martin, servir de marraine, avec Noel Juchereau, sieur des Chastelets comme parrain.Ainsi donc, en 1641, quoiqu’il y eut déjà (apparemment) plusieurs concessions de faites dans la Côte, il n’y a encore que deux habitations dans toute l’étendue de cette seigneurie.Une vingtaine d’années plus tard, toute cette côte est garnie de colons, y possédant des habitations et des terres dans un état de défrichement très avancé.Le Père Hierosme Lallemant, dans sa Relation de 1663, dit au sujet de cette partie de pays : “ Ce nous fvt vne navigation divertissante, en montant la rivière, depuis le Cap de Tourmente iusque a Québec, de voir de part et d’autre, l’espace de huict lieues, les Fermes et les Maisons de la Campagne, bâties par nos françois tout le long de ces côtes.” Le recensement de 1666 nous montre en effet la population de Beaupré comme étant d’audelà de 1100 âmes, dont 678 à la Côte et 471 à l’Ile d’Orléans.Lorsqu’eut lieu ce recensement de 1666, Mathurin Gangnon était le possesseur de 12 bestiaux et 25 arpents en valeur; lorsqu’eut lieu celui de 1681, Mathurin y est mentionné comme possesseur de 2 fusils, 20 bêtes à comes, 45 arpents en valeur.C’est l’un des plus gros habitants de l’époque.Les premiers colons de la Côte de Beaupré furent une génération d’hommes forts, courageux et travaillants.Comme le disait M.de la Sicotière, en 1887, à la Société Historique et Archéologique de 1 Orne, “ rien ne ressemble moins au système de colonisation aujourd’hui pratiqué, que celui qui peupla alors le Canada.L’émigration moderne se compose en général du trop plein de la population européenne ; beaucoup d’aventuriers, de déclassés, de gens ayant inutilement cherché — 329 — à se faire une situation dans leurs pays ou l’ayant perdue ; d’autres absolument dénués de ressources ; la plupart sortant des villes et mal préparés au rude labeur des défrichements, par lesquels cependant les colonies commencent et où elles doivent revenir toujours.” Au contraire, c’est en toute liberté et à des conditions mûrement débattues, que les émigTants percherons suivirent ainsi au Canada, les seigneurs qui les avaient embauchés ou leurs agents.Un bon nombre étaient mariés et amenaient leurs familles avec eux.Beaucoup étaient cultivateurs dans leur pays ; d’autres étaient maçons, charpentiers ou tailhandiers ; tous avaient des bras vigoureux, des outils, un bien petit capital toutefois et quelques meubles.La plupart ont montré qu’ils avaient l’amour du travail, des bonnes mœurs et une piété fervente, quoiqu’en ait dit Richelet dans une édition de son Dictionnaire (1680) ” qui est de Normandie, l’une des provinces de France les plus riches, et celle après le Dauphiné ou il y a de plus grands fourbes et de plus grands coquains." Pour expliquer cette mauvaise humeur de Richelet, il est bon de dire qu’il fut chassé de la ville de Grenoble à coups de baton peu de temps auparavant pour certaines saillies de son cru sur les Normands.Le flot de l’émigration percheronne coula, de 1635 à 1666, sans interruption.Il parait s’être ralenti ou plntôt avoir cessé vers cette époque.Tourouvre envoie encore un colon en 1730, c’est le dernier de l’éraigra-tiom piercheronne.On ne s’en explique pas mieux la fin que le commencement.On peut évaluer modérément à 150 (De laSicotière) le nombre des familles que le Perche fournit au Canada, de 1635 à 1666.Un relevé fait par l’abbé Lortie et publié dans le “Bulletin du Parler Français ” (Vol.2, p.18) porte à 238 le nombre de Percherons venus au — 330 — Canada, de 1608 à 1700.Ces familles percheronnes multiplièrent avec une rapidité prodigieuse.Des familles de 17, 18 et 20 enfants, n’étaient pas rares.A Québec, en 1899, on pouvait voir l’inhumation d’un nommé Thélesphore Gagnon, l’aîné de douze frères ayant onze frères qui étaient à la suite de son corps, tous bien vivants, outre les filles qui étaient restées à la maison.Il est facile de citer d’autres exemples de cette sorte.En 1723, c’était déjà par 8, 11, par 13, par 16, qu’il fallait compter les branches sorties depuis 80 ans d’une même souche.La population doublait en 25, en 21, en 18 ans même, suivant certains statisticiens.D’après Hameau, la famille Gangnon compte à elle seule 2000 à 3000 branches.Les familles percheronnes s’alliaient béaucoup entre elles.On se mariait extrêmement jeunes, surtout les filles, qu’on prenait au vol, à 10 ans et demie, 11 ans et 12 ans.Concentrées dans la Côte de Beaupré, ces familles percheronnes y restèrent, quoique les terres ne furent pas d’une richesse extraordinaire.On allait s’établir en ce canton parcequ’on y était comme en famille.On retrouve là chez ces gens, jusque dans leur patrie nouvelle, quelque chose de cet attachement traditionnel au sol natal, qui est un des caractères du percheron.En effet, n’est-il pas curieux de voir, qu’au recensement de la ville de Québec, en 1716, malgré les nombreuses familles de Gagnon, en pleine floraison, qui résidaient dans la Côte de Beaupré, aux portes de Québec, il ne se trouve qu’un seul Gagnon résidant à la ville ; c’était Joseph, fils de Robert, qui était un navigateur.Il se construisit l’une des premières maisons érigées sur la rue St-Charles.Il avait épousé Anne Louineau (Anne Louis Naud) comme dit le recensement.La Côte de Beaupré a toujours été célèbre pour la quantité de gibier qu’on y pouvait tuer; elle l’est encore aujourd’hui.Les déserts du Château-Richer ont aussi eu leur célébrité vers le milieu du siècle dernier, par la grande quantité de tourtes qu’on y pouvait prendre.Ces dernières se vendirent longtemps pour un sou la pièce.NOTES SUR LES SEIGNEURIES DU DISTRICT DE RIMOUSKI (Suite) Cornwallis comprenait “ toute cette partie de la province sur le côté sud du Saint-Laurent entre le comté de Gaspé et une ligne courant sud-est de l’angle occidental d’une étendue de terre communément appelée la seigneurie de M.Lauchlin Smith ou Ste-Anne, ensemble avec les îles de St-Barnabé et du Bic et toutes les autres lies dans la rivière (1) les plus voisines du dit comté et lui faisant face en tout ou en partie (2).On a vu plus haut que Joseph Drapeau, l’acquéreur de la seigneurie de Nicolas Riou, faisait un large commerce d’exportation et d’importation avec “ les Iles d’Amérique,” comme on disait dans ce temps-là ; cela ne l’empêchait pas de trafiquer avec les habitants des campagnes des environs de Québec, et en hommes d’affaires consommé qu’il était, il n’avait pas manqué de constater la valeur que prenaient ces seigneuries jusqu’alors isolées, dont les eaux et les forêts renfermaient de si riches produits.—Et puis, avec l’argent à faire fructifier, il y avait du blason à ajouter.(1) Perrault dit fleuve, mais le texte même de la proclama ' tion dit rivitre partout.(2) P.-L.Panet et Jean Digé furent élus députés à l’“Assem-blée ” (1792-1797). — 332 — Les seigneuries laissées par René Lepage étaient morcelées entre ses héritiers.Les choses en étaient arrivées à ce point, que ces co-seigneurs ne se reconnaissaient plus dans le dédale des parts indivises; que les censitaires, ne sachant plus à qui ils avaient affaire, ne payaient ni rentes, ni corvées.La conséquence de cet embrouillamini fut que plusieurs des descendants du premier seigneur de Rimouski, avaient vu la gêne envahir leurs demeures.Joseph Drapeau sut mettre cette gêne à profit.Comme il était en comptes courants avec tous ces héritiers Lepage, il commença par acheter les parts des plus imprévoyants, puis vinrent les autres, et encore les autres jusqu’à ce que tous y passèrent.L’acte de partage qui fut le 25 avril 1791, entre “ Joseph Drapeau, marchand, demeurant à Québec (1), principal seigneur de Rimouski, Grand Métis, (c’est-à-dire la seigneurie Lepage et Tibierge, ou de l’Anse aux Coques, et le fief Pachot), et grande partie de la Seigneurie des Lessard dite de la Mollaye, d’une part; et Joseph Lepage, demeurant à Rimouski, tant en son nom que comme donataire de partie des biens de Pierre Lepage de Saint-Barnabé, son père, et de Dame 'Véronique-Hedwige Riou, sa mère ; et Germain Lepage (Germain II) de Rimouski, au nom de Marie-Agnès Lepage, veuve de Basile Côté ”, de l’autre part, nous voyons que le marchand-seigneur ou le seigneur-marchand, “.car il importe guère que Seigneur soit devant ou soit derrière seigneur”, comme disait Scar-ron, avait fait de la bonne besogne à venir à cette date-là.De commun accord, il fut convenu que 1.Dans les deux lieues de front de la seigneurie de Rimouski qui s’étendaient au nord-est de la rivière de ce nom, Drapeau aurait pour domaine dix-neuf arpents (1) Greffe Alexandre Dumas. — 338 — de terre de front à prendre depuis la rivière en gagnant vers le nord-est, et depuis la haute-mer sur deux lieues de profondeur, parce que d’après ses titres, il en avait acquis la totalité, à la charge de fournir ce domaine, la terre appartenant à l’église paroissiale de Riraouski.2.Pierre Lepage eut pour sa part au nord-est de la rivière 154 arpents de front sur deux lieues de profondeur, et ensuite la veuve Basile Côté, 7 arpents et 4 perches sur la même profondeur, avec droit aux cens et rente, la chasse et la pêche.3.Dans les deux lieues au sud-ouest de la rivière de Rimouski, Pierre Lepage eut encore 15J arpents de front sur deux lieues de profondeur, à partir de la ligne entre Louis Canuel et son fils, il aller vers le sud-ouest ; et ensuite la veuve Basile Côté, 7 arpents et 4 perches, puis encore Pierre Lepage, une terre de 4 arpents sur 42 de profondeur.4.Il fut aussi convenu que Pierre Lepage jouirait du moulin par lui construit sur sa terre près du niveau qui la divisait du domaine jusqu’à ce que le moulin que Drapeau faisait bâtir ailleurs pût tourner et faire farine.Alors le moulin de Lepage devait être démoli.Drapeau devait avoir seul comme aîné le corps de l’ancien moulin, et il était libre de bâtir ailleurs un autre moulin dont il aurait seul les profits jusqu’à ce que Pierre Lepage et la veuve Côté lui remboursassent leur part de frais de construction pour pouvoir jouir de la banalité.5.Pierre Lepage et la veuve Côté eurent encore dans l'île Saint-Barnabé dix arpents de front sur la largeur de l’île, savoir : trois arpents cultivés ci-devant par « Thermite ” (1) au bout nord-est de son désert à aller (1) M.J.C.Taché, dans les Soir*» Canadienne» et MgrGuay , dans ses Chroniques de Jiimouski, ont raconté 1 histoire de cet étrange personnage.Voir aussi Voyages dans le Canada ou Histoire de Miss Montague, de Madame Frances Brooke, traduit en français par Madame T.-G.-M., Paris, chez Leopold Colin, t.I, p.198. — 334 — vers le nord-est et ensuite sept autres arpents en bois debout, avec droit de chasse, pêche et traite.L’Islet du Rocher (à Canuel) à l’extrémité sud-ouest de l’île Saint-Barnabé devait appartenir à Drapeau.6.Les parties de terrain respectivement quittes de tous les cours et rentes qu’ils avaient pu percevoir.7.Pierre Lepage et la veuve Côté prirent de plus dans la seigneurie de “ Métis ” 6 arpents 3 perches et 20 pieds, et 3 arpents, 6 perches duns Lamelaye ; la veuve Côté, 3 arpents et 4 perches dans “ Métis ” et 1 arpent et 9 perches dans Lamelaye.Dans le mois de mai qui suivit ce partage, le notaire Alexandre Dumas vint à Eimouski pour exécuter les instructions que le “ seigneur du dit lieu de Rimouski et autres circonvoisins ” lui avait confiées.Voici le texte de ces instructions, tel que nous le fournit M.Edmond Roy: “ Maître Dumas, notaire à Québec, partant de cette ville pour lieu de Rimouski, à son arrivée logera chés monsieur Augustin Trudel, où il sera logé et nourry aux frais du soussigné du dit lieu de Rimousky et autres circonvoisiens ; qu’il l’autorise à requérir des tenanciers dudit Rimouski et autres relevants de son domaine et de recevoir de chacun d’eux la déclaration de ce qu’ils possèdent à cens ou autrement, de former un registre de ces déclarations par ordre, la datte et en due forme.“ Re dit sieur Dumas examinera tous les titres que les dits tenanciers luy présenteront à l’appui de leurs déclarations, et s’ils s’en trouvent exempts de correction ou réformations, leur en dellivra de nouveau et conformes.“ Mais si les titres ne sont point de nature légale ou authentique, celui qu’il leur donnera pour leur servir à 1 avenir contiendra les redevances, charges, obligations et réserves mentionnez en un écrit à luy dellivré pour cet effet.Le dit sieur Dumas préviendra ceux des dits 335 — tenanciers qu’il trouvera encore devoir des rentes et lots et ventes échus, en demandera dans le payement, et s’il les reçoit en donnera quittance, et s’il n’en est pas payé en fera mention dans les nombreux titres qu’il leur dellivrera.“ Les anciennes concessions étant faites à des redevances très-modiques, le d.sieur Dumas est authorisé à reprendre pour le dit soussigné celles dans le cas d’être retrayées, à moins que le possesseur ne voulut les garder, aux redevances, obligations, charges et réserves exprimées en les susdits écrits ; le d.sieur Dumas, pendant son dit lieu, pourra dellivrer titres et concessions pour le dit soussigné à tous ceux qui désirent prendre de nouvelles terres aux conditions du susdit écrit.“ Les tenanciers de la seigneurie de la Molais, ne voulant venir au domaine de Rimousky pour y faire leur déclaration et prendre titre nouveau, le dit Dumas iras sur les lieux (1), seras logé et nourris au dépend du dit sous-signé, et agiras envers les tenanciers de cette partie comme avec ceux de Rimousky.“ Le dit Dumas se fairas païer par le3 dits tenanciers de leur déclaration, et pour la minute, et coppie pour eux du nouveau titre, la feras aussi pour la coppie qu’il seras obliger d’en dellivrer au dit sous-signé.“ Et comme le dit Dumas est en outre chargé par cette écrit de faire un relevé aussi exact qu’il seras possible des arrérages des rentes échues et encore dus, et un autre relevé des lots et ventes dus ou payés depuis le 11 Ô1” 1770 jusqu’au 10 9,re 1790, et de distinguer ceux qui ont reçus ces lots et ventes qui les doivent encore, il lui seras alloué par le dit sous-signé et inté- (1) C'était chez Nod Chouinard, l’ancêtre de Thomas Chou i-nard, pilote à la Pointe au Père, que Dumas se retirait dans ces occasions. — 336 — ressés une rétribution au payement à ce sujet, qui seras mentionné à la fin.“ Le dit Dumas rendra compte des rentes et des lots et ventes provenant des quatre lieux de seigneuries de Rimousky, à mons’r Augustin Trudel, et à mons’r Pierre Lepage et madame Cotté, suivant la généalogie de nions r Panet, et s’en fera donner quittance par Mons r Pierre Lepage et madame Cotté.“Au sujet de la seigneurie de la Pointe au Père et Lanse au coq, il en rendra compte tout en entier à mons r Augustin Trudel, et s’en feras, par lui, donner reçus, lequel il seras tenus de remettre au sous-signé, ainsi que les coppies de contrat et le papier terrier à sa première demande, et si le dit Dumas est en lieu de monter par terre, il seras tenus de faire la lecture de sa généalogie de Rimousky à mons’r Riou, seigneur des trois-Pistoles, et le prévenir qu’il aie à rendre compte des droits seigneuriaux qui revienne au sous-signé dans la seigneurie des Trois-Pistoles, et qu’il aie à lui produire a généalogie de la ditto seigneurie quand le soussigné le requerreras, qui sera dans le courant de juillet prochain.Comme il est évident que je ferai monter le dit sieur Dumas par eau, vu que cette voie est la moins coûteuse, la dernière condition deviendra nul, s’il monte par eau.“ Au retour de mon dit sieur Dumas à Québec, il me remettras le terrier, ainsi que tous les titres et contrats, et tous les actes qu’il auras faites, nécessaires aux seigneuries mentionnés, citôtque je l’exigerai.Et après les avoir reçus, je serai tenu et obligé de donner à mon dit sieur Dumas, notaise, une pièce de toile de la valeur de vingt-cinq schellings courant, pour parfait et entier payement du terrier, ainsi que tous les contrats et autres actes et cents qu’il me délivreras concernant les susdites seigneuries h aite double, de bonne foy, entre nous.Québec le 5 de mai 1791.Joseph Drapeau, A.Dumas.” — 337 — Deux jours plus tard, le notaire Dumas était rendu à Rimouski et faisait afficher cet avertissement “ AVERTISSEMENT “ Tous les tenanciers et autres possesseurs de terrain en la seigneurie de Rimousky, prenant à la rivière Attée en descendant jusques et compris la Pointe au Pères, et en la seigneurie de la Molaise, prenant à la dite Pointe aux Pères, en descendant jusqu’à une lieue et demi, ayant déjà été prévenus par deux publications que M.Joseph Drapeau, Seigneur principal des dits lieux, désiran user du droit que la loi féodale lui donne de prendre une connaissance authentique des titres ou écrits de possessions en censive ou autrement délivrés par ses prédécesseurs ou les deux dites seigneuries, a autorizé le soussigné, notaire ou l’étendue de la province de Québec, de dresser un papier au régistre terrier de chacune des dites seigneuries.Pour quel effet le dit notaire prévient les dits tenanciers et autres sans exception quelconque qu’il est arrivé au domaine du dit Rimouski ; où, pour et au nom du dit sieur Drapeau, il requiert que tout possesseur de terrein vienne lui déclarer ce qu’il possède ; lui communiquer ses titres ou écrits de possession, et prendre titre nouveau en due forme dans le restant du présent mois à commencer du jour de demain ; sans quoi le dit seigneur se prévaudra du droit de réunion des dittes possessions à son domaine, ou bien agira en justice contre les négli-gens, à satisfaire au présent dernier avertissement ; lesquels alors auront à payer de plus les frais de voyage à Québec et ceux de poursuite ou pendant leurs possessions.“ Pour copie au domaine de Rimousky, le 15 mai 1791.“ A.Dumas, “ Not.Pub.” 338 — J’ai sous les yeux un état des lots et ventes qu’Alexandre Dumas, notaire, a pu découvrir avoir été payés en ses seigneuries suivantes, depuis l’année 1770 à l’année 1790.Je crois devoir reproduire cet état, il nous donne la valeur des termes à l’époque et le montant considérable que le censitaire avait à payer pour lods et ventes à chaque mutation de propriété, c’est-à-dire un douzième de prix d’achat (1).1778 murs 34.1773 “ 28.1775 août 3.1772 oct.21.178(1 “ 4.178(1 “ 4.1781 août 3.1781 “ 23.1781) nov.6.1789 juill.5.1781 “ 16.1787 août 11.1779 oct.15.1771 août 30.1790 jany.25.1792 sept 3.1788 mai 6.1791 mai 6.1791 “ 19.1775 “ 19.1775 “ 19.SEIGNEURIE DE RlMOUSIU Reçu par M.St-Germain Lepage, de Gabriel St-Laurçnt, sur.Par le même du même.Par idem de Toussaint St-Lau- rent.Par idem île Germain St-Laurcnt." de Germain Pinault.du même.de J.-Btc Côté.de Bouree.de Joseph Lepage.de François Gagné.d’Antoine Côté.de Basile Côté.du même.' M.Drapeau de P.Lepage .Pur Germain Lepage de Cils Ban- Tille .Par idem de Jean Pineau.Par dame Côté de Clirysostôme Canuel.Par pumas de St-Laurent.Par idem de Morin.Par idem du même.Par idem du même.Capital ventes.Montant des lots et ventes.£400 £ai 6 8 360 30 0 0 50 4 3 4 200 16 13 4 180 15 0 0 48 4 0 0 900 75 0 0 595 49 9 6 270 23 10 0 31 G 15 0 600 50 0 0 72 6 0 0 300 25 0 0 600 50 0 0 102 8 10 0 15 1 5 0 150 12 10 0 43) 48 J 7 10 0 130 10 16 8 130 9 1 8 437 15 6 (1) C était la qualité généralement exigée en France pour pour les terres en nature.Pour les fiefs, la qualité variait suivant les localités, depuis la cinquième partie au prix jusqu'au treizième.r (A suivre) — 339 — L’ÉTABLISSEMENT DES RÉCOLLETS À L'ISLE PERCÉE.—1673-1690 On sait où est situé Percé : à 150 lieues de Québec, à l’extrémité de la péninsule de Gaspé, sur le Golfe— sur l’Océan.Percé n’a guère changé depuis le temps de Cartier et des Récollets.La morue y abondait, les gens de pêche suivirent la morue, et à force de siècles, Percé est venu à bout de se peupler de quelques cents habitants, presque tous pêcheurs : voilà tout.Pêcheurs impénitents mourront les gens de Percé.Percé—ou l’Ile Percée, du nom du Rocher—de ce nomsort de la nuit des temps pour entrer dans l’histoire écrite,avec les établissements de pêche des Denis.Nicolas Denis était seigneur de toutes les côtes de la Grande Baie de Saint-Laurent, depuis Causo en Acadie, jusqu’au Cap-des-Rosiers, à l’extrémité nord de la baie de Gaspé.Talon, en 1672, tailla dans ce vaste domaine à Pierre Denis, neveu de Nicolas, une lisière de côtes de trois lieues de front, de l'Ile Percée à une demi-lieue dans l’intérieur de la baie de Gaspé, pour y fairo “ la pesche de molues, marsouins, loups-marins et toute autre espèce de poisson que la mer et les rivières produisent.” (1) (1) La concession de Talon est du 20 juillet 1672, comme il appert par l’acte de vérification, de confirmation et d’extension des titres de Pierre Denis et de ses associés sur la Seigneurie de l'Ile Percée.Sa ratification par l’intendant Du-chesneau est du 2 novembre 1676, et l'acte fait partie des documents Clairambault, à la Bibliothèque Nationale, Paris, No.1016.Cette collection Clairambault est une mine précieuse, et jusqu’ici, croyons-nous, inédite et inexploitée, pour l'histoire des pêcheries de Percé et des origines mêmes de ce village, pour la période de 1676 à 16S8. — 340 — En 1676, Pierre Denis était associé, depuis que années déjà, avec Charles Bazire et Charles Aube la Chesnaie pour cette industrie, et ils étaient co-propriétaires de la Seigneurie de l’Ile Percée.Ils avaient un double établissement, l’un à la Petite Rivière, à l’entrée du Barachois, aujourd’hui Saint-Pierre de la Malbaie, à deux lieues de Percé, vers la baie de Gaspé ; l’autre, à Percé même.Pierre Denis était le gérant de’ 1 exploitation, comme il résulte évidemment des documents Clairambault.Il ne semble pas que cet établissement ait beaucoup prospéré ; au contraire.Déjl Nicolas Denis avait tenté avec perte la peche à Percé, Pierre Denis ne réussit guère mieux.Aussi, dans un mémoire au ministre il sollicite certaines faveurs qui lui permettront en même temps que de se compenser des déboursés ruineux faits pour la peche de Percé, de mieux faire prospérer l’établissement et d’y installer des colons.Denis avait en outre à cette date à peu près perdu la vue.C’était vers 16/6.A la même époque ses associés sont disposés à se retirer de la compagnie, moyennant remboursement de 13029 livres, 4 sols, 5 deniers, soit leur part (f) du capital.^ En 1677, k compagnie cède à Jacques Le Ber, de Montréaj, la plus grande partie de la seigneurie, c’est-à-dire la cote depuis la baie de Gaspé jusques au-delà du Barachois “ vers la petite rivière de l’ile Percée.” (1) Enfin, en 1685, l’Ile Percée elle-même était, semble-t-il, retombée dans le domaine de Nicolas Denis et de son fils Richard, sieur de Fronsac, agissant pour lui, auquel les habitants de Percé adressent une supplique comme -
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