Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 octobre 1903, octobre
BULL KT ï N DES REC H E RC 11 ES IIISTO RI Q U ES V OL.9 OCTOBRE 1903 No 10 M.JEAN-FÉLIX RÉGI 1ER, CURÉ DE QUÉBEC, ET SON JOURNAL 1757-1760 Les lecteurs du Bulletin îles Becherehes Historiques se rappellent peut-être qu’en publiant certaines parties du Journal de Al.Récher, j’ai dit combien je regrettais de n’avoir pu trouver les autres.Mais voici que M.l'abbé Rhéaume du Séminaire a exhumé despoussières antiques trois pietits cahiers supplémentaiies qu’il a eu l’extrême obligeance démettre à ma disposition.Je lui ottre ici l’expression réitérée de ma reconnaissance, et je profite de sa généreuse modestie, pour continuer moi-même la publication de notes qui ont tant d’intérêt pour tous ceux qui s’occupent des détails de notre histoire.Mur II.Têtu 5 juin 1757.On voit encore de Québec des restes de neige amassée, l’hiver dernier, dans Beauport et Charlesbourg.7.Première nouvelle des vaisseaux des isles et de France parle même courrier envoyé par M.de Plaine (1) de l’isle Saint-Barnabe.Jusqu’à ce jour, nous n’avions eu à Québec aucune nouvelle ni de France, (1) “9juin 1757.“Courrier de MAI.Aubert et des Plaines ”.Journal deMontcalm. — 290 — ni dos isles, ni de Louiebourg, ni même de Gaspé, depuis la navigation ouverte.8.Arrivée de M.de Plaine qui apporte les paquets delà cour et quantité de nouvelles: 1.Ile é janvier dernier, le roi frappé d’un coup de couteau, entre les côtes du côté droit, par un nommé Damien, natif d’Arras, âgé de 40 ans environ.(1) Le roi heureusement n’avait été blessé que légèrement.^ 2.VI.Macluiult et.M.D’Argenson ministres d’Etat disgraciés et remplacés par MM.de Muras et Paulmy.10.Arrivée de M.Beaubien dans la goélette venant des isles.H.Arrivée d’un navire chargé de vivres, de i soldats et munitions, qui est suivi, peu de jours après, dis -ï autres chargés de morne.13, Arrivée d’un courrier envoyé d’en bas de lu rivière, de la part d’un navire chargé de vivres adressé à M.(.bidet, qui a pris en venant deux bâtiments anglais qu’il a rançonné 80,000 francs, lesdeux, et sur l’un desquels il a pris des lettres qui annoncent que (1) M.Réchor avait ajouté co qui suit et l’avait ensuite effacé : “ qui a été condamné à avoir le poing brûlé jusqu’au poignet avec du soutire, les yeux arrachés de la tête, et a être tiré à quatre chevaux, ce qui a été exécuté.” En.fait cet assassin fut saisi au moment où il manquait sa victime, par Machault, l« garde des sceaux, et tenaillé avec des pinces rougies au fou d’une cheminée, pour lui faire nommer des complices qu’il n'avait pas.b attentat avait été commis le 5 janvier 1757, à \ cisailles.Le criminel fut traité avec tous les égards accoutumés, c’est-à-dire qu’il subit dessupplices dont on n u pins l’idée.Condamné le 20 mars, il tut soumis à lu torture ordinaire et extraordinaire et à lu ques-tiun des brodequin* Sur l’échafaud, ou lui brûla avee du souffre sa main droite armée du couteau parricide, un le tenailla par tout le corps et on l’écartela on présence d'un immense concours de curieux. — 291 — les Anglais se préparent, à Halifax, à.venir attaquer Québec par la rivière.18.Nouvelle par le courrier de Montreal lo que Al.D’an glad e accompagné de 100 hommes, tant sauvages que canadiens, a tait trois prisonniers près le tort Lidius, lesquels ont rapporté que le lord London est parti de Boston avec 100 vaisseaux pour idler njoin dre il Halifax une escadre d’environ '.'0 vaisseaux de lisjne, qui doivent tous ensemble, avec une escadre qu’on attend de l’Ancienne Angleterre, venir attaqiur Québec, avec B0, quelques uns disent 40 mille hommes levés dans V Ancienne Angleterre.21 Arrivée à Québec de Bernier, canadien ci-devant prisonnier à Halifax, et venant actuellement de Louis-bourg, d’où il est.parti lo 4 mai dernier ; les lettres qu’il'apporte, étant toutes du mois d’avril, ne nous apprennent rien de nouveau.Nouvelle par un oapi taine anglais venu à Québec, en qualité d otage, pour répondre de son bâtiment pris par les Français : qu au mois d’avril, où il est sorti d’Halifax, la ma adu; et la mortalité s’étaient mises dans les troupes il llaldax, ,i tel point qu’on avait renvoyé 4 vaisseaux charités i malades en Angleterre, pour empêcher le progrès de cette maladie dans les dite- troupes ; et qu a cause de ce contretemps, les Anglais se borneraient, disait-on à Halifax, à attaquer, celto année, Louisbourg.28 juin.Nouvelle à Québec 1.qu’une es.mire de six vaisseaux de ligne et de 2 frégates, commandée par M de Bauttïemont, venant actuellement de v.iint Domingue, est arrivée ;i Louisbourg, le 27 mai dernier • 2- que M.de MaeCartby, commandant 1 A humanise, V était aussi arrivé de France, ainsi qu une tinte chargée de vivres ; 3.par le courrier de Montreal, ou’iW a dans cette ville 1500 sauvages et qu on on attend encore 1000 autre-, pour aller incessamment, ainsique toutes les troupes françaises et de la colonie, — 292 — faire le siège «les forts Georges et Lidius (1) ; que ces sauvages barbares ont rais eu pièces 2 anglais prisonniers à Montréal et les ont mis dans leur chaudière, et qu’ils ont levé la chevelure à trois autres ; le tout hors de Montréal, sans qu’on ait pu les en empêcher.30.Arrivée de trois navires de France, il y en a actuellement (i à 3 mâts en rade, et, dit-on, 4 autres à risle-aux-Coudre8 Nouvelle par un courrier de Louisbourg,de l’arrivée au port de cette ville, d’une escadre de 12 vaisseaux commandée par M.Dubois de la Mothe, lieutenant-général : ce qui fait déjà 20 vaisseaux de guerre à Louisbourg, ou l’on attend encore une autre escadre de 10 vaisseaux, commandée parM.D’aubiguy.Juillet, 4.Mgr.donne la confirmation etc.(Passage publié déjà.Bulletin, page 129).8.No îvelle que des Anglais eu embuscade sur le lac Champlain ont tiré sur nos gens qui allaient à Carillon H ont tué, dit on, 2 officiers de France, M.de la Coulonnerie, (2) officier du Canada, un canadien (1) Il est peut-être utile de rappeler que lo fort Georges s’appelait aussi William-Henry et qu'il était situé à l'extrémité sud du lac Saint-Sacrement ou lac Georges.En allant à cinq lieues au sud, on trouvait lo fort Lidius appelé aussi fort Edouard ; continuant dans la même direction entre ce fort et celui d Orange (Albany), on arrivait au petit fort Ivouari (Chenoctady dos Anglais) sur la rivière Corlar.< ai il Ion se trouvait sur une presqu'île formée par le confiu-eiu de la riviere à la Chute et du lac Champlain.En allant vers le nord jusqu'à Montréal, on passait parles forts Frédéric, Lamothe ou Sainte-Anne, l'Jslo-aux-Noix, Saint-Jean et < humbly.Chouaguon dont il sera question plus lo î.é Oswégo par les Anglais,était situé à l’extrémité sud-est du lac Ontario, Cataracoui (Kingston) se trouvant au nord.(2) Je n ai pu trouver qui était ce M.de la Coulonnerie .ni même s’il a jamais existé.94 et un sauvage outaouais, et que nos sauvages qui passaient ce lac au nombre (le 1500 se sont mis à courir après les Anglais, leuront levé sept chevelures et fait huit prisonniers 9.M.Bigot, par une ordonnance expresse, défend aux boulangers, sous peine de 30 > francs d’amende et de 6 mois de prison, de fournir à ses tailles ou pratiques plus de la moitié du pain qu’il avait coutume de leur fournir, et aux autres du peuple plus d’une demi-livre de pain par tête pourunjour, et cela jusqu’à ce qu il soit arrivé des farines de.France.14.Nouvelle à Québec que MM.St-Ours de Montréal, la Saussaye et Briètre, officiers, avec quatre Canadiens ont été tués dans une embuscade, étant allés en parti vers le fort Cumberland, au-delà du fort.Duquesne (1).17.Nouvelle par Languedoc, courrier envoyé par M.de Plaine, qu’il y a en rivière, au Bic, 2 vaisseaux du roi, qui ont ordre de la cour de rester à l’Isle-aux-Coudres, 2 navires chargés de farine pour le compte du munitionnaire M.Cadet, 5 navires qui apportent de Louisbourg en Canada les deux bataillons de Berry, et en outre quantité d’autres navires venant de France, au nombre (dont on n’est pas sûr) d’une vingtaine ou plus.Cette bonne nouvelle (ce qui a été bien remarqué dans la ville) est arrivée précisément le matin du dimanche 7ème après la Pentecôte.qu’on appelle ici de la Providence ; et précisément le môme jour où, par une nouvelle ordonnance de M.l’intendant, la demi-livre do pain réglée le 9 tie ce mois pour chaque personne était réduite à un quartron, ou plutôt trois onces et demie par jour pour chaque personne, à qui, à la vérité, M.l’intendant se (1) Cette nouvelle était fausse.Elle est aussi rapportée dans le Journal de.Mont câlin,page 228. — 294 — proposait de faire distribuer un peu de riz à 10 sous, après l’avoir acheté, cea jours derniers, à 20 sous de MM.Martin, en la quantité, dit-on, de 40,000 livres.Nota.L’ordonnance de M.l'intendant (pii n’accorde qu'un quartron de pain et un demi-quartron de riz par jour, a lieu.17.Ce même jour, avant uneheure aprèsminuit, le sieur Stobo, otage détenu dans les prisons de cette ville, s’est évadé pour la 2ème lois, le fonctionnaire se contentant de crier : qui va là, sans l’arrêter.Nota Le 18, à 9 heures du soir, il fut rencontré par M.deLongueuil et M.de la Naudière près de Saint-Koch, où il ne savait que devenir, et ramené en calèche en prison sans difficulté.On dit son esprit un peu affaibli.23.Départ de Québec d’un paquebot chargé de 350 prisonniers anglais, par l’occasion duquel M.de Thier-san repasse en France.20.Coup de M.de St-Ours.—Nouvelle à Québec que M.île St-Ours, officier de la colonie, étant allé à la découverte avec 10 hommes, dans une berge anglaise sur le lac Saint-Sacrement, y ont été surpris et attaqués par 5 berges ennemies ; que, se voyant trop engagé pour pouvoir s’échapper, il avait pris le parti de s’avancer sur elles, ce qui avait fait croire aux Anglais qu’il voulait se rendre, et ce qui les mit dans une sécurité qui leur l'ut funeste; parce que M.de St Ours et ses 10 hommes, se voyant tout près dos ennemis, ayant promptement quitté l’av.ron pour prendre leurs fusils, et en ayant fait coups sur coups deux décharges, ils avaient surpris à leur tour les Anglais et en avaient tuéà leur estime 30 ou 40, et que cela fait, ils s’étaient retirés en grande hâte et avaient ainsi échappé aux ennemis, n’emportant avec eux que 3 ou 4 ble ssés, dont doux sont morts, un outaouais et un autre canadien. 20 juillet.Coup (le M.Marin.Nouvelle à Québec que M.Marin, officier de U colonie, s’étant avancé vers le fort Lidiue avec 850 sauvages et 250 Canadiens avait tué d’abord 10 Anglais qui formaient la garde avancée du dit fort, et 2o 50 autres qui composaient la grande garde, et qu’alors les Anglais au nombre de 2 mille environ, ayant fait une sortie sur nos gens, les nôtres se sont retirés en bon ordre dans le bois, h l’entrée duquel ils ont attiré les Anglais, après eux, et qu’ils y en ont tué encore plus de 2 cent, au rapport de M.Marin qui n’a eu personne de tue ni de blesse.11 ne lui est mort qu’un homme, de fatigue et d epui-ement.(1) 29.Coup de M.de Corbière.Autre nouvelle i\ Québec, d’une action sur le lac Saint-Sacrement.Apres le coup de M.de St-Our.s, 22 berges anglaises de 20 hommes chacune, en tout 440, ont este attaquées pat deux esquifs français do 40 50 hommes chacun et par 400 sauvages ; que 15 berges ont cto coulées a fond ; 2 ont pris la fuite, 5 ont été prises par les Français qui ont fait IdO prisonniers, 100 chevelures, et que les 80 autres Anglais ont été tués ou noyés ; ce (pii fait en tout dans cette action 400 Anglais tues ou prisonniers ; et selon d’autres 180 tues et 430 prisonniers, les Anglais n’étant eu tout, disent-ils, que 300 .au lieu que nous n’avons eu qu’un sauvage de tué et fl) D'après le Journal du marquis dr Montcalm, page 250, tout cela était bien exagéré, puisque les Anglais n’avaient eu que 11 hommes de tuéset quatre de bless.'s Mais il en était ainsi— otc'ost encore la même chose aujourd’hui— de bien des nouvelles ! Aussi je no me propose pas de met-i ve des notes pour corriger chaque erreur que I on pourra rencontrer dans le Journal de M.ltécher. — 296 — point detrlessé.(1) Cruautés.Dix Anglais massacré» par les sauvages à Carillon dans un divertissement ; 4 autres éventrés et leur sang bu par les sauvages.27.Un navire à S mâts, chassant sur son ancre, Saint-Laurent de 1’ Isle d’Orléans, s’échoue et périt, le monde sain et sauf, et la cargaison fort endommagée.Elle consistait principalement en sucre.C’était la nuit.30.Le nombre des malades soit matelots ou soldats transportés des vaisseaux l’Hôpital-Général est de 420 ; il y en a dans les dortoirs, dans le noviciat et dans l’église.Monseigneur y conduit 7 religieuses de l’Hôtel-Dieu pour aider celles de l’IIôpitaï-Géné-ral.Le 31 juillet,on a encore transporté 80 malades A la tin de novembre 1757, par l’ordre des puissances et spécialement de M.l’intendant, les habitants île Québec, étant déjà depuis le mois de juillet réduits un quarteron de pain par tête pour chaque jour, sur le pied de 8 frs la livre, les Acadiens ont été privés de pain tout à fait, et les soldats mis à la demi-livre ; et à demi-livre de cheval, autant de bœuf, un quarteron de morue sèche, et un quarteron de pois; les Acadiens une livre de viande, dont les 3/4 de cheval, et un quarteron de morue.Four donner moyen de vivre aux pauvres de Québec, M.l’intendant a coinm mcé, à la tin de septembre, à faire livrer à chacun, pour un jour, une livre de bœuf k 0 sous seulement, quoique les bourgeois le payassent 10, 12, et ensuite 15 sous, la livre.Le nom lire de ces pauvres qui ont eu le bœuf à 6 sous chez le boucher Dupont, montait, à la tin de février 1758, à 3 mille ; ce qui faisait une consommation de 80 à 90 bœufs par semaine.Mais pour la diminuer, au commencement de mars, la livre par tête a été réduite à la demi-livre ; et pour remplacer l’autre demi-livre, M.l’intendant a fait délivrer de la morue sèche à 4 sous la livre.Les Acadiens, pendant leur picote et seulement dans le temps qu’ils l’avaient, avaient chacun, pour une semaine, une livre de pain et un pot de vin.mes entourées de mauvais pieux.Je crois quo M.le marquis avait parfaitement raison.Mais pourquoi envoie-t-il lui-mêmo à Québec eo récit évidemment exagéré ?— Pour produire do l'effet sans doute et ranimer la confiance.Dans son Journal, il se reprend et se moque de cette expédition — 304 Du 24 décembre 1757, M.l’intendant a rendu une ordonnance pour sceller la plupart des moulins, pour empêcher de moudre le blé des habitants, et les obliger par là à faire une moindre consommation de blé, étant par la réduits ;\ un dcmi-minot par mois pour chaque personne ; et les empêcher de manger le blé necessaire pour les semailles du printemps prochain.Le‘13 décembre 1757, M.l’intendant m’a prié de distribuer, sur le compte du roi, aux plus pauvres de Québec, par semaine, mille • livres de viande, dont moitié bœuf et moitié cheval.Janvier et février 1758.Le prix des denrées est exorbitant : une poule 45 sous ; une dinde 4 frs et 10 60,18 : le blé 24 1rs leminot ; la farine 30 frs, 40 frs et jusqu à 50 frs le quintal; quelques habitants l’ont vendue 100 frs le quintal,et toujours en espèces sonnantes : 1 avoine 4 frs et 10 s.le minot ; la corde de bois 20 frs, 24 frs et quelquefois plus.Pendant le carnaval «le cette année 1758, il n a pas laissé «pie d’y avoir 3 grands bals chez M.1 intendant, où l’on jouait encore, le lendemain, a 7 b.et 8 b.du matin, aux jeux de hazard, qui, tous les jours pondant un mois, ont été excessifs.Il y a eu jusqu’à 000 louis tant en or qu’en papier «le joués dans un seul coup au 30 et 40, c’est-à-dire 450 louis d’un côté et autant de l’autre.A la lin «lu carnaval, M 1 intendant s’est trouvé perdant de 50 mille livres, de son aveu : mais au dire du public, il a bien perdu 50 mille écus.bes officiers qui ont le plus gagné sont MM.de Cadillac «pii a gagné 45 mille livres, M.l’ressac 7 à 8 mille etc.Au sujet de ces jeux de hazard, il est arrivé, précisément le mardi gras,par «les courriers de Louisbourg, une ordonnance «lu roi, du (5 août précédent, qui les défend sous de grandes peines.Comme cette ordonnance était dans les paquets de M.le général, qui était à Montréal, elle — 305 — lui a été envoyée, et on n’en a eu connaissance à Québec qu’au retour du courrier, où elle a été publiée et affichée par un liocton, le 2è dimanche de carême.Il estjiien ' ' ' que les jeux de hazard du carnaval 1757, où dans une seule nuit un officier de la Keine, M.Marin, avait perdu 13 mille livres, ont été écrits en cour, au mois de niai de la même année, par Louisbourg, et ont donné lieu à cette ordonnance du roi.A Québec, un soldat est mort des blessures qu’il a reçues en passant sous les verges ; la même chose vient d’arriver à deux autres de Montréal.Hans ce mois, lévrier, M.de Langis, officier à la tête de 100 Sauvages ou plus, a été aux environs du Fort Lidius, va surpris et environné 40 à 50 Anglais qui bûchaient dans la forêt.Il en a tué 21 et amené, je crois, 0 prisonniers.Les autrease sont retirés dans leur fort.Mars.Au commencement de ce mois, Dupont, boucher pour le roi, commence à débiter du cheval avec le bœuf.Lorsqu’on a commencé à réduire les soldats à la demi-livre de pain en novembre ou décembre 1757, il y a eu de la difficulté, et surtout à Montréal un commencement de mutinerie, qui a obligé M.le chevalier de Lévis, brigadier des armées du roi, de forcer, l’épée nue, les soldats de terre à recevoir leur prêt qu’ils s’obstinaient à reluser ; ce qui a calmé tout pour l'avenir.13 mars.Coup des Cadets.Un détachement de 200 hommes, dont 150 Sauvages, allant de Carillon à Lidius, sous la conduite de quelques cadets, M.de la Lurantaye les commandant, a rencontré un détachement de 200 Anglais surla montagne l’elée, à quatre ou cinq lieues au-delà de Carillon, l’a attaqué et com- 8359 — 306 — battu pendant deux heures, en a tué 145, dont 60 officiers, fait 5 prisonniers et inis le reste en fuite.Les nôtres y ont eu 5 Iroquois et un Népissing tués et 15 autres sauvages blessés dangereusement ainsi que 2 cadets ; ce coup nous est très glorieux.7 avril.Chaque particulier de la ville est réduit à 2 onces de pain par jour, le soldat restant à la demi-livre et l’officier au quarteron.Au séminaire, nous nous sommes réduits à la demi-livre, au lieu des 3 quarterons où nous nous étions réduits depuis 4 à 5 mois.10.Vers 10e avril, mort de M.Cloutier, curé de Saint-François en l’isle.(1) 4 mai.Jour de l’Ascension, départ d’un petit bâtiment envoyé en France par M.Cadet, pour demander une augmentation de quatre navires chargés de vivres.Après lequel il en est parti un autre petit, environ 0 jours après, commandé par M.Deehamplain.12.Nouvelle à Québec qu’un parti de Sauvages commandé par M.Lorimier et un autre a été près de Corlar, d’où il a rapporté 40 chevelures à Montréal et amené 3 prisonniers.10.Départ du bataillon de la Reine pour Carillon, lequel était en quartier d’hiver à Québec.10.Arrivée successivement et dans l’espace d’une heure de neuf bâtiments nonannoncés, tous chargés pour le roi, 5 de vivres et les autres de marchandises, qui ont amené avec eux une petite prise anglaise.Cette abondance de navires dans une si grande disette a causé une joie extraordinaire dans le public, comme si c’eût été une victoire complète sur les ennemis.Beaucoup de nouvelles bonnes et mauvaises.Les habitants de Québec étaient alors réduits à deux onces* U) M.Alexandre Cloutier.11 mourut le8. — 307 — tie pain par jour, et menacés de n’en plus avoir du tout avant 15 jours.Après cette arrivée, ils ont eu le quarteron.Juin 22.Départ de Mgr pour la visite delà côte du sud au-dessous de Québec.24.Nouvelle à Québec, du siège de Louisbourg.26.Nouvelle de six bâtiments, tant vaisseaux que frégates, qui viennent k Québec, n’ayant pu entrer dans Louisbourg bloqué.9 juillet.Procession du Saint-Sacrement pour les prières publiques ordonnées par le mandement du 81 mai.(1) Ce mandement ordonne ce qui suit : 10 L’oraison Ne desjneias k la messe et au salut avec l’antienne convenable Ne reminisnaris.2o A la campagne, le 1er dimanche de chaque mois, le Saint-Sacrement exposé vers 8 b.et pendant la messe, et ensuite procession du Saint-Sacrement ou en dedans ou en dehors.3o En ville, les reliques descendues sur l’autel ; le Saint-Sacrement exposé tous les dimanches dans une église à l’alternative ; et le jour où il sera exposé à la paroisse, procession du Saint-Sacrement à une des autres églises.4o A Montréal et aux Trois-Rivières, comme à Québec.5o Le 2 octobre, la tin des prières publiques et exposition du Saint-Sacrement à la chapelle de l’Ange-Gardien.(A continuer) (1) Ce mandement du 31 mai 1758 ne so trouve pas dans nos archives et il n'n pus été publié dans la collection des Mandements iks Evêques de Québec.L’évêque avait ordonné des prières publiques, le 20 janvier précédent, et elles devaient se terminer le 25 mai suivant.Volume 2ème des Mandements, pages 120 et 130.Le Journal de M.Réciter nous apprend aussi que lo 22 juin 1758,1e prélat partit pour il visite des paroisses de la cote du sud.( otto visite ] asto-rale n’est pas mentionnée dans les Mandements. — 308 L'HOK FR A XCOIS-X A VIE R LEMIEUX L'lion.François-Xavier Lemieux naquit à Lévis le !> février 1811, du mariage de Gabriel Lemieux et de Judith Bonneville.Après un brillant cours d’études au séminaire de Québec, il entra à l’étude de l’avocat plus tard le juge Racquet.Il fut admis au barreau le 1er avril 1839.M.Lemieux représenta à la Chambre d’Assemblée de la province du Bas-Canada, le comté de Dorchester du 12 juillet 1847.au 23 juin 1854, et le comté de Lévis du 8 juillet 1854 au 1Ô juin 1801.Il fut membre du Conseil exécutif et commissaire des travaux publics, dans le ministère Macnab-Taché du 21 janvier 1855 au 23 mai 1850.Il fut de nouveau commissaire destravaux publics dans l’administration Taehé-MacDonald du 24 mai 1856 au 25 novembre 1857.Receveur-général dans le gouvernement Brown-Dorion du 2 an" 4 août 1858.Défait aux élections générales de 1861 par l’hon.J.-G.Blanchet, il fut élu par acclamation, membre du Conseil législatif, pour la division de la Durantaye le 15 septembre 1862.L bon.François-Xavier Lemieux, qui était conseil de la Reine, lieutenant-colonel de milice, et directeur de la Compagnie du Grand-Tronc, fut élu en 1868 bâtonnier du barreau, section de Québec.Il mourut a Lévis, chez son frère Antoine-Gabriel Lemieux, le 16 mai 1864, âgé de 53 ans, et fut inhumé le 19 du même mois, dans l’église Notre-Dame de Levis, en presence de plus de 3000 personnes.Lucien Lemieux - • .L’IION.F E ANÇ OIS - X A VIE Iî LEMIEUX — 310 — REPONSES Les deux capitaines Bertliier.( IX I 3 )— Le Bogistre des abjurations ne fait pas erreur croyons-nous, quand il donne à M.Bertliier le nom d Isaac, car s il est certain qu’il y avait dans le régimentde Car, gnanun capitaine Alexandre Berthier qui signait Berthier tout court, il est non moins cer-tainqu il y a eu à cette époque un capitaine du nom de Bertliier qui signait Isaac et en voici la preuve.Le 12 août 1665 avait lieu à Québec le contrat de mariage de Henri Brocq de Pomerainville et de demoiselle Claude de Chevrainville.Ce contrat porte p'usieurssignatures parmi lesquelles on remarque celles de Al.de 1 racy, de Jean Bourdon, de sa femme Jeanne basmer, ,lr Lebarrois, interprête et agent général de la Compagnie des Indes Occidentales,''à’Isaac Berlier, capitaine au régiment de l’Ailier, etc etc ’ Cette pièce autographe de 3 pp.in-fol.signée à Quc-bet !e 1- août 1665, était ofterte en vente au prix de francs, ,1 y a quelques années par la librairie E Dutosse, de Paris Elle était inscrite au No 3095 catologue intitulé Americana.’ B y avait donc à Québec le 12 août 1665 un capitaine Ber hier qui signait Isaac, et il ne faut pas être étonne si le 8 octobre suivant on rencontre ce nom dans le registre des abjurations.Si après cela l’on veut absolument qu’il n’v ait eu qu un capitaine de ce nom il faudra admettre qu’il tanS B rtl-aC; ?aildrC Ct qi,,il siënait Isaac, nCt Ber ner tout court,et peut être au besoin Alexandre Ber hier.Le plus clair, suivant nous, serait de découvrir la signature d’Isaac Alexandre Berthier avis aux chercheurs.En attendant on nous permet-tia lle faire ",1G supposition.Al.Berthier n’aurait-il pas pu changer de nom après son abjuration ou à sa N — 311 — confirmation ?On voit au registre de confirmation, (1) à la date du 1er mai 1666, le nom d’Alexandre Berthier Nous n’avons pu trouver nulle part ce nom d’Alexandre avant cette date ; d’un autre côté après le 8 octobre 1065, il n’est plus question d’Isaac.Enfin le nom même d’Alexandre pourrait peut être ajouter quelque chose à la possibilité sinon à la probabilité du changement.M.de Tracy s’appelait Alexandre ; il était le premier personnage de la colonie et très populaire.Il avait assisté à l’abjuration d’Isaac Berthier et nous ne serions pas surpris, qu’en reconnaissance de cette marque d’intérêt, M.Berthier eut pris à sa confirmation !™ d) Relation des Jésuites, 1640.XVIII, p.iio.Edition Burrows, vol.Edition Burrows, vol. — 313 — ,u l,ite '^‘libération, sans qu’il lui en ait été expédié aucune lettre de concession.” M.Suite a constate que \f.de la Poterie fut gouverneur de Trois-Rivières du !7 novembre 1645 au 2 septembre 1648, en septembre 1049, (Il suppléait diaries LeGardeur de Tilly, absent ), en juin 1650, en levi ior et août 1651, de septembre 1652 à juillet et enfin de juillet 1058 à novembre 1062.(1) M.de Mes y, gouverneur de la Nouvelle France, mourut a Québec le 5 mai 1005.Quelques jours avant sa mort, il avait donné une commission à ,M.delà Poterie “ pour être son lieutenant après sou décès.” Le 13 mai 16o5, le Conseil Souverain ordonnait 1 enregistrement de cette commission.Le 27 du meme mois, M.de la Poterie comparaissait au Conseil “ pour latre les fonctions que pouvait faire le dit défunt sieur de Mesy.Après délibération, le Conseil Souverain décida “ que le dit sieur delà Poterie insérait point reçu en la charge de chef et président du Conseil, qu il ne ferait aucune fonction concernante la distribution de la justice, police ni finance et jouirait seulement du pouvoir de lieutenant en ce qui pouvait regarder la milice.” (2) Le 18 octobre 1666, M.de la Poterie s’embarquait a Québec sur le Moulin d'or qui devait le conduire en Acadie et de là en France C est au cours de ce voyage qu’il fut anobli en même temps (pie Charles LeGardeur de Tilly, Pierre LeGardeur de liepcntigny et Charles d’Aillcboust.Nous croyons que Jacques PcNcuf de la Poterie ne revint pas dans la Nouvelle-France.Du moins, à (1) Bulletin des Recherches Historiques, vol.II, p.66.(2) Jugements et délibérations du Conseil Souverain, vol.I, p.350. — 314 — partir de 1666 noue ne retrouvons ses traces nulle part.M.de la Poterie avait épousé, avant même de venir s'établir dans la Nouvelle-France, Marguerite LeGar-deur, sœur de Pierre LeGardeut de Repentigny et de Charles LeGardeur de Tilly, fl fut la tige des LeXeuf de la Vallière et de Beaubassin qui jouèrent de grands rôles en Acadie.r.g.r.Noel Brassard dit Beausoleil.(IX, IX, 967.) — Eu 1755, un fort détachement des troupes angle américaines, sous le commandement du major Frye, avait fait une descente à Chipoudy et avait brûlé toutes les maisons sur le bord de l’anse ne laissant intactes que celles qui se trouvaient à l’entrée du bois où les habitants [mrent les protéger en faisant feu sur les assaillants.De là, Fryu avait jeté une partie de ses hommes sur la rive gauche du Peticoudiac, pour faire mettre le feu à l’église et au village ; mais les habitants avaient eu le temps de se reconnaître et de se réunir avec un parti de sauvages sous les ordres de M.de Boishé-bert Ils les surprirent, les cernèrent et en firent un affreux massacre.La moitié resta sur la place, ou fut prise ; le reste s’enfuit vers le rivage et s’abrita derrière les digues, où il se défendit jusqu’à ce que Frye eût le temps de débarquer et de les rejoindre.Il voulut inutilement reprendre l’oftensive ; après un combat acharné, il fut obligé de se rembarquer en toute hâte.Un des détachements qui avait le plus harcelé les Bostonais et les avait forcés de se rembarquer, était commandé par Noël Brassard dit Beausoleil, vieux chasseur et milicien accoutumé aux guerres de partisans. Aucun habitant du lieu n’avait plus d’intérêt que lui à défendre ses foyers.Il était père de dix enfants, dont le dernier avait à peine huit jours ; il avait avec lui sa vieille mère octogénaire.Son père, l’un des premiers colons de Peticoudiac, lui avait légué, ave« la maison paternelle, une grande et belle terre en pleine culture, ’ ' ’ ’ une honnête aisance.Aussi Noël Brassard ne pouvait se résigner à la pensée de quitter Peticoudiac pour aller errer dans les bois avec sa famille, aux approches de nos terribles hivers.Il savait quelles misères les y attendaient ; il savait que les plus faibles y trouveraient une mort certaine.Pans l’assemblée des habitants où le départ fut décidé, Noël Brassard opina pour une lutte à outrance, et ce fut seulement après que toute la paroisse eût été abandonnée qu’il se décida à rejoindre les fugitifs.Tandis que sa femme, qui pouvait à peine se traîner, se dirigeait vers la forêt, suivie de ses enfants, et portant le dernier né dans ses bras, il entassait dans une charrette le peu d’effets qu’il pouvait emporter, et y étendait sa vieille mère que les émotions des derniers jours avaient réduite à l’extrémité.Il eut bientôt rejoint sa famille sur le haut île la colline d’où l’on apercevait le village à moitié incendié et l’entrée du Peticoudiac.Ils s’arrêtèrent là silencieux ; les enfants se pressaient autour de leur mère en étouffant leurs sanglots ; pour Noël Brassard, il ne pleurait pas, mais il était pâle comme un mort, et ses lèvres tremblaient quand il regardait sa femme qui soupirait en essuyant ses larmes.Le soleil se couchait en arrière d’eux sur la cime des arbres—un beau soleil clair d’automne qui réjouissait font le paysage.Ses rayons obliques allumaient des retlets d’incendie aux fenêtres des maisons, et allongeaient leurs ombres dans la vallée.13923367 816 — La mère Brassard, épuisée de force, avait paru à peu près insensible pendant le trajet ; mais alors elle ouvrit les yeux, et connue si l’éclat des objets la ranimait, elle se mit à examiner l’une après l’autre chacune des maisons du village; elle jeta un long regard d’adieu sur le toit où elle avait si longtemps vécu ; puis ses yeux restèrent fixés sur le cimetière dont les tombes et.les croix blanches brillamment illuminées se dessinaient en relief sur l’herbe du gazon.—Je n’irai pas plus loin, soupira-t-elle à son fils ; je me sens mourir.Tu m’enterreras là, [très de tou père.La voiture se remit en marche ; mais quand elle eut fait quelques arpents sur le chemin cahoteux et mal tracé qui plongeait dans la foret, Noël Brassard s'aperçut que le visage de sa mère devenait plus blanc que la cire ; une sueur froide perlait sur ses joues.Sa femme et lui s’empressèrent autour d’elle pour la ranimer, mais ce fut en vain.Elle était morte.Le lendemain au soir, deux hommes étaient occupés à creuser une fosse dans le cimetière de L’eticou-diae ; a eùté d’eux attendait le missionnaire, M.Le-Gkierne, qu’ils avaient eu le temps d’aller prévenir.Noël Brassard et son beau-frère se hâtèrent d'achever leur besogne, car la lune alors dans son plein, montait rapidement à l’horizon et aurait pu facilement trahir leur présence.Quand la fosse fut terminée, le missionnaire revêtit son surplis avec son étole noire, et récita à voix basse les prières de l’absoute.Il aida ensuite les deux hommes à combler la fosse.—Avant de partir, leur dit-il, nous allons réciter un De Profundis au pied de la grande croix, afin de met- — 317 — tre nos in irts sous la protection de Dieu et les défendre contre la profanation des hérétiques.Un instant après, la porte du cimetière grinça sur ses gonds, et tout rentra dans le silence.Noël Brassard n’était qu’au commencement de ses [«cinés.Malgré ses sinistres pressentiments, s'il avait [iu prévoir tous les mal heurs qui l’attendaient, il aurait reculé d’épouvante.Dans le cours de cet affreux hiver, il perdit sa femme et tous ses enfants, hormis deux, un garçon et une fille.De Peticoudiac à Ristigouche, où il arriva dans les premiers jours du printemps, on aurait pu suivre sa marche à la trace des tombes *qu il avait laissées derrière lui.Dans son désespoir, il ne pouvait entendre prononcer le nom d’un yanlcee sans être saisi d une espece de frénésie.Il confia les deux entants qui lui restaient à sa s our Marguerite d’Kntremont, qui elle-même avait perdu tous les siens, et il se mit a son ancien métier de chasseur ; mais cette lois, ce if était pas pour faire la chasse aux animaux des bois, c’était pour taire la chasse à l’homme, la chasse à tout ce qui portait le nom d’Yankee ou d’Anglais.A la tete de quelques partisans, habiles au tir comme lui, et comme lui exaspérés par l’excès du malheur, il n’épargna rien pour faire à ses ennemis tout le mal qu il eu avait souffert.Pendant les cinq années qui suivirent, il se mit a la disposition des officiers français, qui 1 employèrent a soulever les tribus sauvages, et à les accompagner dans leurs sanglantes expéditions.Chaque fois qu’il abattait un ennemi, il misait une entaille sur .a crosse de son fusil.Ce fusil a été conservé par ses descendants, et l’on y compte pas moins de vingt huit marques.Au printemps de 1760, Noël Brassard était de retour à Ristigouche.Quand le marquis de Danjac vint s’y réfugier avec Fes quatre vaisseaux, il réclama le privilège de servir un des canons qui furent débarqués sur la pointe à la Batterie pour défendre l’embouchure de la rivière.Les artilleurs se firent tuer sur leurs pièces, et Noël Brassard, qui s’était battu comme un lion, pointait le dermer canon resté 6ur son affût, quand il fut coupé en deux par un boulet.Noël Brassard dit Beausoleil figure, dans les ordres du marquis de Yaudreuil à M.de Danjac.parmi les Acadiens à qui l’on pouvait donner des commissions d’officier pour commander les corsaires deslinés à courir sur l’ennemi.“ M.de Danjac engagera les Acadiens qui ont des bâtiments à armer et aller en course.Nous avons pour cet effet adressé à il.Bourdon, l’hiver dernier, six commissions de l’amirauté en blanc.Il aura soin de les distribuer à ceux des Acadiens qui sont le plus en état de faire ces armements.Nous pensons que ce sont les nommés Gauthier et Beausoleil ; nous les lui recommandons, en considération de leur zèle et de leurs services.” (1) L’abbé II.R.Casubain Le monument Champlain a Bronage.(IX, IX, 072 )—Le conseil général de la Charente Inférieure, département de France,a fait élever à Brouage un monument à la mémoire de Champlain, le fondateur de Québec.Ce monument se compose d’une colonne surmontée du globe terrestre; autour de la colonne sont sculptés des trophées maritimes reliés par de petits (1) Archives de lu Murine et des Colonies.Mimohe de M.de Yaudreuil à M.de Danjac, 15 juin 1760. — 319 canons et nne couronne d'immortelles.Au-dessus ou a gravé l’inscription suivante : A la mémoire de Samuel Champlain Le Conseil de la Charente Inférieure.Le côté du piédestal faisant face à la rue est recouvert d’une plaque en marbre blanc sur laquelle sont gravés en lettres d’or ces quelques mots : Samuel Champlain Né à Brouage vers 1570 Fondateur «le Québec—1608 Relations de voyage—1632—Mort en 1635.Le monument faisant face la place «1e Brouage, et à côté de l’église, est entouré d’une grille très simple.Mgr Cyprikh Tanguay La cote Saint Ange.(IX, IV, 934.)—La côte Saint-Ange était située dans la paroisse de Saint-Augustin.M.de Maure, frère de la première supérieure canadienne de l’Hôtel-Dieu, était seigneur de Saint-Augustin.Il avait hérité «1e cette seigneurie à la mort de son père, M.Jean Juchereau de la Ferté qui la tenait lui-même de son père, le sieur Jean Jnchereau de Maure.Cette côte Saint-Ange dont parle Mgr de Saint-Vallier dans son Plan général de l'état présent des missions du Canada est clairement indiquée sur un vieux plan «1e la paroisse «le Saint-Augustin, lequel, de môme que tout le reste do cette réponse, m’a été fourni par une humble et savante annaliste.Mgr H.Têtu — 320 — QUESTIONS 0
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