Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 janvier 1903, janvier
BULLETIN D’ARCHÉOLOGIE, D’HISTOIRE, »K BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, I7TC,, ETC, publié m PIERRE-GEORGES ROY VOLUME NEUVIÈME LÉVIS ehebelle,(l) - Un arpent ou environ de terre en quart-'-, en nature de pré, clos, joignant d'un cité (sud-ouest) la Delle de Ropon-ligny, d'autre (nord-est) à Jean Moslin, d un bout le ehomin du Fort à la grande alléef/a rue Suint-Liais d à présent) et par derrière le bord du coteau et chemin qui va chez le sieur de Villerai ”, (passant le Mont-Carmel et tontinuant par la rue Sainte-Geneviive ;) (2) appartenant aux Religieuses par donation de Dame Marie-Barbe (Charles) de Boulogne, veuve et héritière de monsieur Louis D’Aille-boust, vivant gouverneur et lieutenant-général pour le Roi en ce pays, passée devant Ragoot, notaire royal le 5 juillet 1670, qui le tenait de Nicolas Juchereau, écuier, sieur de Si Denis, par contrat passé devant le même notaire Rageot, le 26 août 1668, qui l’avait par transport de Mr de Charny: étant en la censive de Québec, et chargé de six deniers de cens et de 20 livres tournois de rente foncière payables chaque année aux dites religieuses, an jour de St Rémy, ch -f d octobre.” • (i) Le même qui fui conseiller au Conseil Souverain ; marié le 2% novenv re 1067 A Catherine de Beland, alors qualifié bourgeois.Il est dit, cabaretier, dans un procès-verbal d’alignement du grund-voyer Bobineau Bécancourt, en date du 13 juin 1668.(a) Comprenant les casernes actuelles et s'étendant sur la rue Saint-Louis jusqu à et compris lu in.tison du juge Caron A t’est. — 9 — Rochebelle ou plutôt sa veuve, vendit ensuite une partie de ce terrain pour servir d’cnplacement au nommé Caston-i^uay ; et sur décret forcé, en la p ré vest é de Québec,contre la veuve de Castonguay, qui ainsi représentait Rochebelle, la propriété de cette pariie avec la maison à deux étages dessus construite, étant en la censive et domaine du Roi,fut adjugée a Mtre Jacques Burbel, notaire royal, le premier décembre 1705.Celui-ci acquit de plus 30 pieds de front a 1 est, comme étant aux droits de Queslà, cessionnaire de Rochebelle.Barbel en détacha trente pieds de front sur la rue Saint-Louis, du côté ouest, sur toute sa profondeur, par convention verbale du mois de mai 1720, en faveur do son gendre Louis Fournel, négociant de Québec, cl de Délie Marie-Anne Barbel, son épouse, fille issno d'un second mariage avec feue Dello Anne le Picard.Ce terrain de 30 pieds de front se trouvait borné d’un côté (nord-est) au dit Mtre Barbel et do l'autre (swl-oue.st) au même sieur Fournel, représentant aussi le nommé Queslà (Cayla) par derrière le terrain do la Fabrique,—à charge do payer 225 livres,principal de la rente de 12 livres cinq sols, créée pour arrérages éebus dont la totalité do l'emplacement était chargée envers l'Hôtel-Diou, suivant et incluant la rente créée par le titre de Rochebelle.Le 10 avril 1733.les parties ratifièrent cette vente verbale par acte authentique devant Mtre Louet, notaire royal, et transigèrent au sujet des arrérages de la rente foncière ci dessus mentionnée, attendu que depuis les vingt-huit dernières années écoulées, elles n'avaient rien payé, n’ayant pu jouir de la totalité du terrain à cause des fortifications que Sa Majesté y avait élevées.Do fait Mtre Barbel refusait, pour ce motif, de payer la — 10 — route de vingt livres à l’IIOtel-Dieu, ce qui ne l'empêcha pus d'y être condamné par sentence de la Prévosté du î février 1710.Néanmoins il avait encore persisté, comme on va le voir, à ne pas payer, non plus que d’autres créanciers si bien qu’à sa mort, survenue le 1er octobre 17-44, il laissa sa succession fort endettée.Quoique soigneur d'Argentonay et secrétaire de Bégon, il menait un train do vio qui semble avoir été au delà de ses ressources.Sa veuve et troisième femme, Marie-Madeleine Ainiot, et sa fille Delle Barbel, se virent assignées devant la Prévosté pour le paiement de trente quatre années de la rente foncière se montant en arrérages à 680 livres tournois échues le 1er octobre 1744, et furent condamnées au paiement par sentence du 14 décembre suivant.Dans ces circonstances la veuve et la tille avaient dû abandonner leur maison (1) pour la louer à Michel-Hugues Péan, père, lequel demeurait auparavant au coin des rues île Buade et du Fort, en face du presbytère.Son fils, le chevalier Péan, continua la jouissance après la mort de son père survenue le 26 janvier 1747.C’est pendant cette dernière occupation que la maison et ses dépendances lurent saisies réellement sur la succession Barbel, le MO avril 1750, et vendues en la Prévosté le 13 octobre suivant, à la poursuite de Mtre Michel Bégon, conseiller du Roi, en ses conseils, intendant du Hâvre-de-Grâce, auquel il était dû une somme de 3000 livres et les intérêts nccumulés depuis longtemps.La maison fut vendue à la charge de laisser le locataire M.Peau, aide-major des place.(i) Sa veuve est portée au recensement paroissial de 1744 comme demeurant en sa maison, rue Saint-Louis, sous sou n >m Marie-Madeleine Amiul, v nve île Jacques Barbel, notaire. — 11 — château et gouvernement de Québec, continuer sa jouissance jusqu’au 1er mai 1751.Or 1 dan s étant porté adjudicataire au prix de 9000 livres, continua sa possession, mais à titre de propriétaire et à charge d’acquitter annuellement la rente foncière do 20 livics tournois due a I llôtel-i)icu.Il devint ainsi débiteur peisonnel de la rente ; et ce fut à lui que les Religieuses s adiessorent directement par la suite pour la perception malgré les mutations effectuées.Afin de ne pas perdre de vue l'identité du terrain et de la maison, suivons la sentence d’adjudication qui les décrit comme suit : One maison seise en la haute-ville de Québec, rue Saint- Louis, présent occupée par Mr Péan.consistant en plusieurs chambres, cabinets, cuisine, mansardes au-dessus, cour et jardiu derrière; bornée par devant à la rue St-Louis, d un coté aux héritiers du sieur Fournel, d’autre aux représentants Begun (cessionnaire tie Rochebelle), par derrière à la clôture du jardin de la dite maison.” Cost en cette qualité do détenteur et propriétaire que Péan se présenta à 1 aveu et dénombrement fait pour Québec en 115t>, et déclara poss.der dans le domaine du Roy.(mais sans exhiber ses litres) 7U pieds de terrain de front sur la rue Saint-Louis sur 120 pieds de profondeur, avec maison, cour, jardins et dépendances.Il agrandit bientôt l’étendue de son terrain de ni uiière i posséder 102 pieds de Iront, et en augmenta la profondeur jusqu'à la rue Sainte-Geneviève en achetant un iv.-te de trente pieds do lit Fabrique de Québec.Lu même temps il avait réparé, décoré et embelli cotte résidence avec un grand luxe intérieur pour un colon, et y tenait état à rivaliser avec les beaux hôtels de Paris. — 12 — Le chevalier Péan, (1) Michel-Jean-Hugues Péan de lu Livaudière, chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, capitaine et aide-major, etc., ce Verrès de Sicile comme l’appelle Montcalm, était aussi habile et avisé que rapace et actif.Il passa en Franco dans 1 hiver 1756-57 pour se ménager des influences à la Cour ; et en mari accommodant et satisfait de sa layon de faire fortune il laissa madame Péan aux soins obligeants et continus de 1 intendant Bigot, qui s'il n’était pas le prince charmant y allait en prince opulent.(2) Le 23 septembre 1757.Péan était alors à Québec et s’y rencontrait avec Montcalm.¦* lequel ” alternait entre Mme de la Naudière, Mme Péan, parfois Mmes Marin et Saint-Ours.”.Nous avons, écrit il.“ deux bonnes maisons l’hôtel Péan (rue Saint-Louis) et Mme do la Naudière.” (vue du Parloir).Cependant honni soit qui mal y pense quant aux dames de la rue du Parloir.La malignité du temps no les a pas attaquées.Montcalm lui-même donne clairement à entendre qu'il ne fréquentait leur compagnie qu’en tout bien, tout honneur, sans penser plus loin qu'à l'agrément et au bon ton qu’il rencontrait dans leurs salons.Fntrons, en passant, à cet hôtel, rue Saint Louis.L'hôtesse madame Péan, née Marie-Angélique Davennes Desmo-loises, mariée à Québec le 3 janvier 1716, à l’âge de 21 ans, (1) Le chevalier Péan serait venu de France à Que iec vers le io juillet 1757, eu qualité de lieutenant, parmi les 4, pour la Reine.Serait-ce son tils ?Il n’aurait élé Agé tout au plus que de 12 ans.“ Montcalm A Lévis, Montréal.14 juillet 1757, p.44." (2) Montesquieu peint les mœun fr inç lises de ce temps avec uae vérité tout A-fait cynique.(Lettres Persants, ch.55) : “ Ici les inaris prennent leur parti de bonne grâce, et regardent les infidélité1 2* comme des coups d’une étoile inévitable.Un homme qui, en général, souffre les infidélités de sa femme, n’est point desapprouvé ; an contraire, on le loue de sa prudence ; il n’y a que les cas particuliers qui déshonorent.” ^¦tait une femme charmante et aimable, spirituelle, ambitieuse et habile.L'auteur des Mémoires sur les affaires du Canada 174!) à 17tiO, la connue dans tout l’éclat de ses •charmes et de sa jeunesse.La description qu’il fait do sa personne, de son influence et de son entourage qui l’adulait ¦comme Sultanne en titre vaut bien la peine d’être lue.Nous 3 référons.Maintenant laissons, pour le moment, les personnages civils et militaires de ht ville s’amuser et jouet-gros jeu a l’hôtel I\an, pour v revenir quand il deviendra bientôt la propriété du chirurgien Arnoux sans pourtant oublier cc qui nous intéresse, et pour corroborer ce que nous disions plus haut, qu’à la fête des Lois, en 1758, au palais de I intendant, un hasard prévoyant, comme de raison, donna la fève à Montcalm et Mme Péan pour reine.Voyons d'abord quelle était cette famille des Arnoux et qu’elles étaient leur position sociale et leurs relations avec les personnages marquants de la ville, particulièrement avec Montcalm et les Péan.X^es Arnoux, dont il s agit, du moins André, ne seraient venus au Canada qu’après 1740.Ils étaient natifs de la ville et paroisse de Saint-Paul, diocèse de Venue, dans le midi de la France, et issus du mariage d’Alexandre Arnoux et de Lucrèce .Musse, domiciliés en cet endroit.C’est ainsi qu’Ale-xandro-Joseph-Xavier Arnoux, marchand apothicaire, de VJuébec, frère d’André, désigne ses père et mère à l’acte de son mariage là, le 10 décembre 1704, avec Belle Charlotte Soupirant, veuve do Gaspard lliché, vivant lieutenant d’in-lanterie, tille de feu Simon Soupirant, (1) et de défunte Polio Marie-Anne Gaultier, son épouse.Mtro Jean-Claude Panet, notaire-royal, et autres notables assistent i ce mariage.(i) Chirurgien juré de l’amirauté à Québec."Cf.Prévosté, a février 1751.Il dtraeurait rue Buade, voisin ouest de Nicolas Jacquin et vis-à-vis le bureau de poste actuel. — 14' — Nous croyons que Al ter Tanguay a fuit erreur on doin-nant comme lieu d’origine d’André Arnoux, In paroisse de Saint-Louis, de In ville et diocèse de Toulon, ainsi qu'il 1 a.extrait en mal interprétant l'acte de mariage de Madeleine, sa fillo, à Montréal, le 20 septembre 17l>0, au sieur Nicolas-Fayolles.André Arnoux était alors décédé depuis peu, et c’est sa veuve, Dame Suzanne Levrut, qui, elle, s’y dit native de cette paroisse Saint-Louis de Toulon.Un autre frère, Biaise Arnoux, figure à ce mariage com-mo oncle de l’épouse.Nous le signalons ici comme pouvant bien être le frère plus jeune qui a pansé Montcalm en l’absence du chirurgien André ; car notons que Joseph Arnoux, l’apothicaire, l’autre frère, semblerait par se» noms patro-nimiques devoir être l’aîné.Quant au principal personnage qui nous intéresse, le sieur André Arnoux, il demeurait à Rochefort en 1740 et dès lors était chirurgien-major des vaisseaux du Roy.(1) En juin de cetto année il monta la “ Frégate du Roi,” la Diane, en destination pour le Canada.Il avait à son bord une pacotille il son compte ; de plus une autre de la valeur de 6000 livres au compte d’une maison de Leipsick, dont l'un des associés se nommait George-Henri Sander.Arnoux s’était engagé, par écrit du 23 mars 1749, à faire assurer cet envoi, aller et retour ; mais pris à l'improviste il n’eut pas le temps d'effectuer l'assurance, ot en donna Aussitôt avis à ses mandants, qui, d’après son dire, en prirent une.Le navire “ le Lys ” capitaine de Gorgerie, qui rapportait le produit des 6000 livres, fut pris au retour, le 7 juin 1754, par l’amiral Boscawen lors des premières hostilités sur mer.Cf.Voyage en Canada, par P.B.C.p.112.O) Le dossier des Archives Nationales, Paris, C.F 9, sS février I77Ï-IJ oct.17S6, concerne un certain Arnoux, chirurgien ordinaire puis major attaché à la Compagnie des gardes marines i Rochefort et semblerait référer au même personnage. — 15 - Les expéditeurs n'avaiont pas voulu attendre si longtemps i-t ils avaient assigné A rnoux devant le siège de 1’arnirautJ • Siv in v raw ¦R mm , |g ¦ • -.-y • TO» Jj AKliE LOUIS RABV ri naquit ;tQu, bec le 2 février 1787 du maria-o ,I Au 'i*, -Vr.tl (1 H'I'"'-' Tut-,'ou Ordonné ,,n*lrc le s Vsim'i "' '.''"'j10 à Siiiiii Laurent ,|t.Montr.al Siri,,a,,'V »«'«•: — Bi- ll est principalement composé de marble blanc, et consiste en un socle élevé et un sarcophage sur lequel, dans un lit de camp, à la ported'uno tente, repose le héros mourant, supporté par un grenadier qui indique do sa main droite la Victoire descendant avec une branche de palmier et une couronne do laurier.A l'arAèro plan, on voit un sergent et la brancho d’un chêne sur laquelle sont fixés des tomakawks.des scalpes, etc.Les vêtements et les armes du général sont sur le sol.Deux lions couchant sont gravés sur le socle, sur les flancs duquel ou voit les armes de la famille, une tête do loup.Lo socle bombé est orné d’une scène remarquable : les troupes anglaises gravissant les hauteurs d’Abraham.Une grande tablette ovale au milieu du sarcophage contient l’inscription suivante : “ To the memory of James Wolfe, Major-General, and Commander-in-chief Of the British Land Forces, On an Expedition against Quebec, Who after surmonting by ability and valour All obstacles of art and nature Was slain in the moment of victory On thoXIIIth September.MDCCLIX, The King of Great Britain Dedicates this Monument." (A la mémoire de James Wolfe, major-général et commandant en chef des forces do terre britanniques, dans une expédition contre Québec, qui après avoir surmonté pur son habilité et sa valeur tous les obstacles de l’art et de la nature, fut frappé au moment où il tenait la victoire, le IB septembre MDCCLIX, le roi de la Grande-Bretagne élève ce monument.) QUESTIONS 914—Quoi est ce prince, fils naturel do Louis XV, que la dévolution française jeta sur nos rives et qui mourut obscurément dans une de nos paroisses du bas Saint- 915 -Plusieurs concessions des paroisses environnante- de Lévis portent le nom de “ Jean Guérin.” Ce nom rappelle-t-il l’héroique compagnon du Père Mcsnard ?R.P.916— Le H octobre 1695 Je capitaine Isaac Borthier fait abjuration d’hérésie à Québec.Au printemps de l’année suivante, on voit le nom d'un capitaine Alexandre Borthier dans les registres de Québec.Il y avait donc deux capitaines Berthier dans le régiment de Carignan ?XXX 917— Dans son ouvrage sur le général Wolfe, James Grant, racontant la prise de Québec, prétend quo Montcalm mourant aurait dit : “ Je meurs eu combattant les troupes les plus braves du monde mais à la tête dos plus grands poltrons qui aient jamais porté les armes.” Où Grant a-t-il puise cc propos éhonté ?«J IT T 918— On me dit que le véritable nom de M.l’abbé Antoine \ illade, décédé curé de Ste-Mario de la Beauco le 1 juillet 1839, était Villain.Pourquoi changea il son nom ?Ste-Marik 919-J’ai été surpris d’apprendre, hier, en causant avec >m vieillard, qu en 1837-33, le fils du duc deWellinglon était venu a Mar.ev.lle avec un corps de troupes.Il paraîtrait qu il est resté dans une vieille école en bois (où se trouve aujourd Lui le collège).Peut-on me dire ce qui en est ?L.C.B.
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