Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 septembre 1900, septembre
' QJ&*) ten.mm ÉGLISE DE SAINT-ÉLOI DE TÉ MI SCO U AT A BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.6 SEPTEMBRE 1900 No.9 SAINT-ELOI DE TÉMISCOUATA Saint-Eloi est formée des seconde, troisième et quatrième concessions des paroisses de Trois-Pistoles et do 1 Taie-Verte.Lore des troubles qui éclatèrent à Troie Pistoles, en 1843, au sujet du chemin sur les côtes, le parti favorable au chemin le lomj du Jleuce, prévoyant de la part des habitants des concessions un vote hostile, tit tout ce qu’il put pour mettre à exécution le projet déjà formé depuis quelque temps de fonder une nouvelle paroisse on démembrant l'Jslo-Verte et Trois-Pistoles.Ce démembrement devait diminuer, dans la pensée de ses instigateurs, d'autant le nombre dos opposants au chemin le long du fleuve.Il n’en fut rien pourtant car le chemin sur les côtes reconnu d’utilité publique, fut tracé et ouvert.La nouvelle paroisse, mise sous le patronage de saint Eloi, en l’honneur du seigneur de Trois Pistoles, Eloi Rfoux, fut érigée canoniquement le 9 rnursl848 et civilement le 13 juin 1848.La même année, on commenta la construction de l'église.Elle fut bénie le 11 novembre 1849.Ses dimensions sont de 110 pieds sur 4(i pieds, avec une sacristie de 30 sur 45 pieds.Saint-Eloi fut d’abord desservio par M.L.S.Malo, curé dos Trois-Pistoles, du 11 novembre 1849 au 1er octobre 1850, et ensuite pendant une année par M.Isidore Doueet, curé de l’isle-Verte.En octobre 1851,M.Thomas Aubert de Gaspé, nommé premier curé de Saint-Eloi, vonait prendre possession de sa cure.Il a eu pour successeurs MM.Julien Rioux, 1856-1861 ; Jean-Charles-Godfroi Gaudin,1861-1867 ; Jean-Baptiste Blauchet, 1867-1876 ; Pierre-Joseph Dumas, 18701887 ; Joseph Orner Normandin, 1887-1891 ; Thomas Gra vel, 1891-1896 ; Louis-Alphonse Lamontagne, curé actuel.P.-G.R. — 200 — LE CANAL LACHINE (0 Le projet do relier Luchino et Montréal par un canal, pour éviter le Sault Saint Louis, remonte aux premiers temps de la colonie.Un missionnaire écrivait en 1692 que le premier établissement français sur le Saint-Laurent est la Chine et quil serait facile d y faire un canal par la rivière St-Pierre.“ Il y a, dit-il, fort pende terrain à couperpour faire un passage depuis le lac jusqu'à la rivière St-Pierre, qui est dans la dito isle et en ostant leB arbres qui y sont tombés, son lit serait fort beau et assez profond pour passer les bateaux qui descendent d’en haut.’’ (Correspondance Générale, 111, 248).Kn 1700, le Séminaire do Montréal commença le canal dont 1 exécution lut peu de tomps après suspendue, puis reprise en 1714, et enfin abandonnée entièrement à cause des trop grandes dépenses que l'excavation du roc nécessitait.{Lake Saint-Louis, 29).Mn 1703, MM.de Beauharnois et de Vandreuil écrivaient au ministre : “ Le projet du sieur de Breslé (nommé la même année cure do Saint-Louis du Bout-de l’Ile) pour faire un canal à Montréal serait d’une très grande utilité à la colonie, s’il s'exécute commo il est commencé.Nous vous supplions, Monseigneur, de l'aider de mettre cet ouvrago à perfection.” {Correspondance générale,XXI, 22).Le ministre répondit la meme année : *• te canal est fort nécessaire pour le service du Roy et du public.11 commence à 5 lieues au dessus de Montréal, d’où on no peut descendre sans passer par des rapides très dangereux où il périt souvent des hommes et des marchandises, ce qui n’arriverait plus si ce canal était fait, par où même on descendrait des bois à Montréal, qui (i) I.X.95- — 2G1 commence à en manquer ; on pourrait y employer des soldats en leur donnant leur paye, dos outils et quelque poudre, et Mrs du Séminaire fournirait le surplus de la dépense et payerait les journées des soldats outre leur paye.” (Ibid, XXI, (54).Vers 1714, Gédéon de Catalogne écrit dans ses explications du plan dos seigneuries : “ Feu M.Dollier, supérieur du séminaire on 1701, ù, Montréal, voulut prévenir ces accidents en faisant un canal de communication do la Chine à Montréal, sur lequel il avoit dessein do biitir des moulins qui ne sont que trop nécessaires à la ville et à la campagne.Sa mort qui arriva au mois d’octobre de la même année a empêché de voir finir cet ouvrage qui estoit aux doux tiers fait, et sans une excessive dépense, on y pourrait faire passer de grands bateaux chargés, l’embarquement s’en faire au port de la ville.Monsieur l’abbé de Belmont fait continuer le dessein, mais c’est pour avoir de l’eau pour leurs moulins seulement.” (Archives canadiennes, Moreau Saint Méry, vol.1er, p.199).L’intendant Bégon écrit le 12 novembre 1714 : “ Mrs du séminaire de Saint-Sulpice sont dans le dessein de faire achever le canal de la Chine, non pour le rendre navigable mais seulement pour fournir de l’eau à leur moulin do Montréal qui en manque les trois quarts de l’année, n’en ayant que le printemps ; il n’y aura que la difficulté d'avoir des ouvriers qui pourra en retarder l'exécution.J ’auray l’honneur de vous rendre compto de ce qui aura été fait sur ce sujet l’année prochaine.” (Correspondance générale, XXXIV, 396).D'après Carneau (II, 158).“ en 1725, un prêtre de Saint-Lazare recommandait de creuser le canal projeté depuis longtemps entre Lachine et Montréal.” Le canal Lachine pour los fins de la navigation ne fut jamais fait par les Français.C’est ce qu’on lit dans Bou- — 262 gainville et Knox, qui étaient au pays à l’époque de la conquête.Ce n est que sous le régime britannique que cette importante entreprise fut exécutée.11 est surprenant que lorsqu en 1479-83, le gouvernement impérial creusait un c.mal aux Cascades, aux Cèdres et au Cateau-du-Lac,il n’ait pas songé au canal de Lachine à Montréal.Dès l'année ITbl, le commerce demandait cette amélioration à la navigation et trouva en M.Adam Lymburnerun avocatenthou-siaste.D un autre côté, le colonel By, ingénieur royal et le fondateur de By town, aujourd’hui Ottawa, proposait plus tard de faire passer le commerce de l’ouest par le canal Welland, le Rideau, la rivière Outaouuis et la rivière des I mines jut-qu au bout de l isle de Montréal en bas.Ce ne lut cependant qu’en 1815 que le projet do faire le canal Lachine prit une tournure sérieuse.L’intention des premiers promoteurs était de le creuser jusqu’au Pied-du-Cou-îant parla petite rivière Saint-Martin (rue Craig), avec un embranchement jusqu’à la pointe à Callières ; mais malheureusement pour l’avenir de Montréal, la chicane inter-% int, ce qui eut 1 ellet de faire échouer ce grand projet et de le remplacer par le canal actuel.Le premier canal Lachine lut partiellement ouvert en 1824, et les vaisseaux y passaient librement l’année suivante.(Voir rapport du Commissaire des Travaux Publics pour 1867, par J.-C.Taché, PP.I, 568; /{apports sur les archives canadiennes de M.Brymner pour 18it>, p.XII ; 18811, p.XLI ; pour 1890, pp.67-96 ; pour 1897, p.57 ; Lake Saint- Louis, 238-236.) Désiré Girouard — 263 — L’ABBE JOSEPH-MATHURIN BOURG L'abbé de L'Isle-Diou, vicairo général du diocèse de Québec depuis 1730, et demeurant au Séminaire des Missions Étrangères à Paris, écrivait le 19 juin 1706 : “J’ai actuellement en France dans le diocèse do Saint-Malo quatre jeunes Acadiens (dont deux vont finir leur philosophie, les deux autres, leurs humanités, et qui se destinent également à l’état ecclésiastique}, ce qui pourrait peut-être par la suite en faire naître l’idée à, d'autres, supposé que leurs facultés leur permissent do continuer et d’achever leurs études, et d'ailleurs de se procurer un titre clérical pour pouvoir êtro promus aux ordros sacrés, à moins que pour êtro ordonnés sub ütulopaupertatis, ils ne voulussent s’engager à se consacrer pendant leur vie à l’œuvre des missions, car je no suis pas en état de leur procurer des titres, ni leurs familles de leur en donner, le gouvernement anglais les ayant dépouillées do tout, lorsqu’il les a arraché à leurs habitations pour les transférer en France, et je prévois, Monseigneur (le préfet do la Propagande àRomo), qu'il nous sera difficile de lovor un pareil obstacle et de surmonter une semblable difficulté, surtout à présent que j'ai épuisé toutes les ressources que je pouvais avoir pour secourir leurs pères et mères dans les premiers temps où il sont arrivés en France, et jusqu’à ce que le Roi ait bien voulu leur accorder une légèro et modique solde.Il me serait difficile, Monsoigneur, d’exprimer à Yotre Eminence combien je regretterais de ne pouvoir soutenir les jeunes candidats dans le cours do leurs études, si la Providence ne m’en fournit pas les moyens : 1° Parcequo des jeunes gens nés d’une nation aussi sainte, aussi attachée à sa religion, et qui a tout sacrifié ot abandonné pour la conserver, ne pourraient jamaisêtre que d’excolleutset vertueux ecclésiastiques, fournis d'ailleurs sous un évêquo qui est un des plus saints ot — 264.— des plus zélés que nous ayons dans le clergé do France ; 2° I urceque leur vocation une fois é|)rouvée,et décidée je pourrais les faire passer à Québec, où ils pourraient être ordonnés, sans que le gouvernement anglais put s’y opposer, attendu qu’ils sont originaires du diocèse dont l’Acadie fait partie." Et le 21 juin 1766 : Monseigneur, je supplie Votre Eminence do me permettre de lui écrire cette lettre particulière dans l'espérance qu'elle voudra bien m’honorer de ses conseils, et même de ses ordres au sujet des quatresjeunes Acadiens dont j’ai pris la liberté de lui parler dans ma première et très ample lettre.Les quatre Acadiens sont originaires de la province ou colonie de 1 Acadie qui fait partie du dlocèso de Québec, et ont été transférés en Franco avec leurs familles, lors de la dévastation de leur pays.Les deux premiers (l’un nommé Jean Rio, âgé de 23 ans, l’autre nommé Mathurin Bourg, âgé de 22 ans) sont de la même paroisse, dite do Rivière, aux Canards, sous le titre de Saint-Joseph.Les deux seconds (l’un nommé Jean Pierre Bourg, âgé de 24 ans, l’autre nommé Isaac Hébert, âgé de 17 ans) de lu paroisse de Cobeguik, poste appelé vulgairement Les Mines.Les deux premiers sont actuellement dans un petit séminaire du diocèse do Saint-Malo et vont y finir leur philosophie.Les deux seconds vont finir cette année leur cours d’humanités, et tous les quatre paraissent avoir de la vocation pour l’état ecclésiastique.Dans le cas où ils persévéreront et ils en seront jugés dignes, point de difficulté ni d’empêchement de les admettre aux saints ordres, du moins les deux premiers, puisqu’ils ont leurs extraits de baptême en bonne forme et la preuve do la légitimité de leur naissance.Quant aux deux seconds,!’un et l’autre leur manquent,attendu que dans 1 enlèvement de leur missionnaire et de l’ecclésiastique qui desse.va.t leur paroisse, les registres de baptêmes, de maria- — 265 — geset d’inhumations, comme tous les petits effets du susdit missionnaire, ont été disperses, pillés et perdus, et qu’il n’ost plus possible d’y avoir recours, d'où il résulte que leur âge et la légitimité de leur naissance no se pouvont aujourd’hui constater que par un acte de notoriété, et c’est sur cela, Monseigneur,que jo prends la liberté de supplier Votre Eminence do vouloir bien me donner ses conseils et ses avis, même ses ordres auxquels je me conformerai exactement.11 se présente une autre difficulté qui regarde également les quatre susdits jeunes Acadiens.Ils sont pauvres et leurs familles sans facultés ni pouvoirs de leur constituer ou procurer par ami un titro clérical, qu’il est d’usage en France d’avoir et do présenter en bonno forme pour être admis aux ordres sacrés et qui doit être do 150 livres, du moins dans le plus grand nombre des diocèses de l’intérieur du royaume car il y en a plusieurs où le titro clérical ou ecclésiastique est de moindre valeur et quelques uns même où il est d usage d’admettre au sous diaconat sur le simple titre d'un bénéfice, quelque modique qu’il soit.Le seul remède à cet inconvénient serait do faire ordonner ces quatres jeunes Acadiens sub titulo paupertatis et sur la condition et la promesse de leur part de se consacrer et do se destiner à I’umvro des Missions ; et c’est assoz l’usage du diocèse do Québoc en faveur de ceux qui manquent de facultés et ne sont pas on état dose procurer un titre ecclésiastique.Sur cela cependant, jo demande également à Votre Eminence et je la supplie de vouloir bien diriger et nio prescrire la conduito que je dois tonir." Et le 8 septembre 1766 : “ M.l’Evêque do Québec est informé do la vocation des quatre jeunes Acadiens qui sont en France et qui se disposent à l'état ecclésiastique.L’idée de Votro Eminence sur ces quatro jeunes candidats est la meilleure qu'il puisse suivre, en les faisant passer dans son diocèse et en les plaçant dans 2G6 — sos séminaires pour leur faire achever leurs études et les ordonner lorsqu'il les en jugera dignes.Mais la difficulté sera non d'obtenir leur passage, mais d'en faire les frais qui seront d autant plus considérables qu'il faudra nécessairement au ils passent par l’Angleterre et que je n’en serai pas quitte pour les quatre à moins de 3000 livres, mais la Providence y pourvoira et je me suis toujours bien trouvé d’y mettre toute ma confiance depuis 3G ans quo je me suis chargé do l’infortuné diocèse do Québec.Malgré la longueur de ma lettre j’ai encore oublié et omis un article '“Portant des quatre jeunes Acadions qui sont on France et qui se disposent à l’état ecclésiastique.Poux manquent do leur extraits baptistaires et se trouvent par conséquent hors détat de constater leur fige et de prouver la légitimité do leur naissance, parccque les registres do baptêmes, do manages et d inhumations de la paroisse où ils sont nés ont été enlevés avec leurs missionnaires ot par conséquent pillés, brûlés ou perdus sans qu’on y puisse avoir recours.Pour 8uPPl’ J instruits les adultes au baptême.Je fays le catéchisme aux garçons et aux filles trois ou quatre fois la semaine, et plus souvent si la nécessité le demande.T .1 ay un soin grand do faire apprendre par cœur aux grands le Pater, le Credo et les actes, car faute de cela ils ne peuvent point les dire ny à la messe, ny soir, ny matin ny dans les bois, etc.8° Quand ils sont sur leur départ, je leur recommande quelques points: 1 de no point perdre la coustuine de priei soir et matin ; 2 d« garder les dimanches selou l’ordre que je leur ay donné ; 3° de tasoher do demander pardon à Pieu tous les jours des fautes qu’ils pourraient avoir fait et de faire un ado de contrition et se confesser au plus tôt ; 4 de fuir tout ce qui regarde leurs mauvaises et anciennes coutumes : 5o de no point s’entrequitter en leurs mariages.1 Ordre des jours ouvriers Je dy la messe aux sauvages sur les 7 heures, à laquelle assistent les chrétiens, et les catéchumènes jusquesà l'Evan- 273 — gile incluse.Je fay les prières ordinairos durant qu’ils entendent la messe, puis je leurdy un mot d’instruction.A la fin de la messe, je leur fay faire l’action de grâce, puis jo chante un hymne.Je fay les prières du soir vers le soleil couchant, c'est-à-dire que je leur fay dire la moitié do leur chapelet ou le Credo, commandements de Dieu ou de l’Eglise, etc.Ordre des dimanches et f estes Jo fay les dimanches et festes ce que je fay les jours ouvriers, mais par-dessus je les assemble à midy pour dire le chappolet et chanter les veppres.A la messe, je fay l’eau bénitte, et s’il y a nombre suffisant de Français, je chante la grand’messe.Cela servant à l’édi-fi cation des sauvages et des Français.Les jours que les sauvages se confessent et communient, je dy la messe un peu plus tard, si ce n'est qu'ils se confessent dès lo soir, coinino ils font pour l’ordinaire.Quand y doibvent communier, y se confessent deux fois auparavant pour la plupart.Il faudrait faire le propre, mais ce n’est pas encore composé.— CURÉS DE SAINTE-ANNE DES PLAINES René Coytcux, octobro 1788 à septembre 1802 ; Antoine R in fret, septembre 1802 à octobre 1800 ; Jean-Baptiste Catien, octobre 1800 à décembre 1810 ; Pierre Antoine Tabeau, décembre 1810à septembre 1813 ; François-Mathias Iluot, septembre 1813 à janvier 1810 ; Jean-Baptiste Saint-Germain, janvier 1810 à octobre 1818 ; Pierre Grenier, octobre 1818 à octobre 1823; Isidore Poirier, octobro 1823 à 1839 ; Etienne Blyth, 1839 à avril 1841 ; Charles-lrénée Lagorce, 1841 à août 1844 ; George Thibault (desservant) août 1844 à juillet 1845 ; Antoine-Olivier Giroux, juillet 1845 à septembre 1848; Charles Champoux, septembre 1848 à 1872 ; Edouard Demers, 1872 à 1884 ; J.-E.Dugas, curé actuel.L’abbé G.Dugas — 274 — L’EXODE DES NOBLES À LA CESSION DU PAYS Est-il vrai quo les seigneurs, les lettrés et les hommes du haut commerce quittèrent le Canada lors de 1a cession ?J) ou sont venus co mensongo, cotte erreur historique?Lst-ce du fait accompli, ou des travaux de nos dérivai ns, do nos historiens qui, so répétant les uns les autres,ont fini par ancrer leur manière de voir dans l’esprit du peuple ?hi baud, Garneau et Ferland, nos trois principaux historiens,.ont contribué pour beaucoup à répandre cette fausse légende.A oyons d’abord ce que dit hibaud : “ Quoique signé lo 10 février (17(111;, le traité de paix ne fut connu, ou du moins publié en Canada, qu'au mois do mai suivant.Cet événement occasionna encore l’émigration de nulle à douze cents Français ou Canadiens.Cette diminution de la population canadienne était d’autant plus à regretter quelle avait lieu dans la classe élevée, la seule alors, à peu d’exceptions près, où il y eut des talonts déve-oppés et des connaissances acquises.Le changement alors opéré pour le pis, sous lo rapport des arts et de“s sciences,se lit sentir longtemps duns lo pays (1).” Buis Garneau : “ Après trois longues années passées entre la crainte et 1 espérance, les Canadiens virent tomber leur dernièro illu- "n ,JfUr,de'Stin(?u lut li
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