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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1900-06, Collections de BAnQ.

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EGLISE DE NOTRE-DAME DU PORTAGE 4 *1 11 A s BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.fi JUIN 1900 No.C NOTRE-DAME DU PORTAGE Notre-Dame du Portage doit 6on nom à la situation de son église près de l’entree du Vieux chemin du Lac.(Je chemin ébauché pendant la rébellion de 1837 pour le trans- {>ort des troupes anglaises de Madawaska à la Eivière-du-joup portait le nom de Chemin du Portage, probablement parce qu’il y avait un portage sur son parcours.Notre-Dame du Portage a été démembrée de Saint-Patrice de la Rivière-du-Loup.Cestlo curé do cette dernière paroisse, M.Narcisse Beaubien, qui fonda la mission.Dans l’été de 1855, une chapelle—le presbytère actuel—fut construite.Elle fut bénie le 1er novembre, et le même jour la première messe y était dite.Lu nouvelle paroisse fut érigée canoniquement le 1er février 185(5 sous le vocable de lu Sainte-Vierge et le nom de Notre-Dame du Portage.Le 19 juillet do lu même année elle était érigée civilement.Le 5 février 1857, le premier curé vint se fixer à Notre Dame du Portage pour conduire les travaux do lu nouvelle église qu’on se préparait déjà à bâtir.L’église, celle qui sert aujourd hui au culte, fut construite en 1859.La pierre angulaire fut bénie le 21 juillet par M.Narcisse Beaubien, le fondateur de lu paroisse.Co ne fut que le 7 août 18fi2 qu’elle fut bénie pur AL Doucet, curé de Saint André de Kumouraska.Les curés de Notre-Dame du Portage ont été AIM.J.E.Michaud, 1857-1858 ; E.Rousseau, 1858-1860 ; U.Rousseau, 1860-1865 ; P.S.Vallée, 1865 1866 ; T.E.Beaulieu, 18661870 ; N.IL Constantin, 1870 1878; L.-E.Grondin, 18781886 ; G.Chavigny de la Chevrotière, 1886-1891 , Jos.Girard, curé actuel.P.-G.R. — 164 L’ABBÉ LOUIS-JOSEPH DESJARDINS Le 30 juillet 1795, Mgr Hubert, évêque de Québec, arrivait à Percé, eu la Gaspésio, en tournée pastoralo, accom, pagné de trois pré très français victimes do la Révolution.L'était MM.P.-.l.-L.Desjard ns, vicaire-général ; L.-J.Desjardins, frère du précédent, et V.Castanet.Messire Louis Joseph Desjardins était destiné à succéder à M.Bourg, dans les missions de la Baie des Chaleurs.M.Castanet devait so fixer à Carnquet et avait la charge de toutes les missions de la Côte sud de la Baie jusqu’il Mem- I'iMIlCOOk.Au commencement do septembre, l’évêque et sa suitear-rivèrentàCarleton,où M.Desjardins devait faire sa résidence et le centre do ses missions.Mgr Hubert l’ayant réglé ainsi, vu l’incondie de l'église do Bonavonturo l’hiver précédent,et aussi dans l’espoir do mottre un prêtre résidant dans ce dernier endroit.M.Desjardins était un homme très instruit et très distingué ; rempli de zèle pour l’embollissementdii temple du Seigneur et de la pompe des cérémonies religieuses, comme du salut des âmes qui lui étaient confiéos.Aussi,dès son arrivée, se mit-il à l’œuvre courageusement.“ Si Dieu a exaucé nos prières et nos vœux, écrivait-il à Algr Hubert, quelques mois après son arrivée, Votre Grandeur sera heureusement arrivée au terme do sa mission ; nous espérons que vous en avez bien supporté les fatigues jusqu’au bout, et que vous exécuterez l’an prochain votre projet de visiter le reste de l'Acadie.Si vous avez la bonté do relâcher sur nos côtes vous mettrez le comble à nos désirs.*• Votre présence et vos instructions pastorales, Monseigneur, ont produit partout les plus grands effets.C’est une consolation pour vos missionnaires d’avoir à cultiver un champ quo vous avez si bion défriché.Nous tâcherons do suivre en tout vos désirs et vos exemples ; et nous n’oublierons jamais la bonté paternelle aveclaquello vous nous avez traités pendant cette mission.C'est un surcroît de bienfaits qui vous assurent dans nos cœurs une éternelle reconnaissance.” M.Bourg avait généreusement fait don à l’église do Car-leton des torres sur lesquelles étaient bâtis l’église et le presbytère.L’église était inachevée et le presbytère avait besoin d’urgentes réparations.M.Desjardins se mit à l’œuvre en arrivant, pour faire continuer ces travaux.Aussi s’empressa-t-il do demander à ses nouveaux paroissiens do contribuer volontairement à une répartition qu'il tit, aidé des notables de la place, pour mettre l’église en état de célébrer les offices divins avec une certaine décence.Ces travaux s’exécutèrent promptement,et dès le mois de décembre, les travaux do l’église étaient terminés.M.Desjardins avait apporté avec lui plusieurs ornements pour servir au culto et à l’ornementation de l’église.Mgr Plessis, alors curé de Québec, et qui estimait M.Desjardins d une manière spéciale, lui on avait aussi onvoyé une certaine quantité dont M.Desjardins fait rénumération dans une lettre toute chaude do reconnaissance et do bonne amitié qu’il écrivait au futur évêque.“ Les précieuses reliques, lui écrivait-il,tous vos bouquets, votre ornement vert avec ses dalmatiques, nous sont parvenus en bon ordre.Il vous plaît appoler tout cela des vieilleries ; nous les prisons comme nos plus beaux ornements et ne nous on parons qu’aux jours de grande fête.Nous avons d’ailleurs estimé l'intention donantis et cela ajoute encore du mérito aux dons.“ Il fallait voir la surprise, l'admiration de nos habitants et surtout des sauvages à la messe de minuit, quand nous avons déployé ces richesses ! De leur vie, dirent-ils, ils n’a- — IGG — vuient jamais rien vu de si beaux.En effet, il faut convenir que notre cortège était pompeux, et l'autel fort bien illuminé.Vous avez beau sourire, mon cher curé, vous n'avtz toujouts point eu dans votre cathédrale une messe de minuit si brillante ; diacre et sons-diacre (?), cérémoniaire, thuriféraire, acolytes, rien n’y manquait, pas mémo la gravité du célébrant.Cependant au milieu do l’office un fougueux ouragan, qui a fait craquer tous les membres de notre église, a troublé un peu notre sérénité.“ En mémoire de vous,dit-il plus loin, nous sèmerons avec grand soin les beaux épis de blé d’inde, ainsi que les lentilles et les fèves qui nous viennent, je ne sais do quelle main.Venez en manger votre part cet été avec Monseigneur.Vous allez voir en paicourant mes domaines, s'il est possible à votre misérable serviteur do les desservir convenablement." En effet M.Desjardins de.-servait toute la Gaspésie depuis la Rivière-au Renard jusqu'à Pabos.Et de plus Port-Daniel, Paspébiae, New Carlisle, établis depuis pou par des loyalistes, et pour lesquels le gouvernement impérial dépensa 82,000 louis sterling-!,ce qui faisait dire plus tard ttu juge Thompson que cet argent n'avait pu être dépensé que pour creuser des canaux sous terre, car sur le sol, on no voit rien qui ait pu motiver de si grosses dépenses.En outre M.Desjardins desservait encore Bonn venture, Cascapédiac, Carleton et Re-tigouche.Sur la côte sud de la Haie des Chaleurs, la lîivière l’Anguille et la Rivière Jacquet.11 avait donc rai-on de te plaindre de l’étendue do son domaine.Aussi le fait-il dans une lettro pressante adressée à Mgr Plessis, son ami.“ J’ai exposé succinctement à Mgr, dit il, la nécessité d’être deux prêtre-! ici : vous le sentirez vousmême.j'espèro.Je sais qu il y a bien d’autres besoins dans cet immense diocèse ; mais de bonne foi, en avez-vous do plus urgent ?Je n'insistorai point en parlant dans ma propre cause ; je vous la donne à défendre.Mais observez que Percé seul, — 107 avec Hie Bona venture, la Pointe St Pierre, Gaspé ot la Grande-Rivière, serait bien capablo d’occuper un prêtro toute l'année.Je crois que ces endroits pourraient aussi le faire vivro, si on doublait la dînio, ainsi quo de justice, à raison d’une desserte plus fréquente.Percé a besoin d'une résidence un peu longue du missionnaire.Bonaventuro et Paspébiac occuperaient encore un homme do travail ot lo soutiendraient, je crois, en augmentant un pou les honoraires.Carleton et Ristigouche sont assez, n’en doutez pas, pour un homme qui veut bien faire ; car qui trop embrasso mal étreint.Ainsi, vous voyez, mou cher curé, qu’au lieu d'un il nous faudrait bien deux bons collaborateurs.Pesez tout cola en présence du Prélat et de Dieu.” “ Le petit frère do Caraquet (M.Castanet), a pris son vol et mo laisse un peu chagrin ; son arrivée m'avait comblé do consolation.” Lo vœu de M.Desjardins fut exaucé quelques années après.Nous trouvons M.do la Vaivre, à Bonaventuro, en 1797, et M.Alexis Lefrançois, à Percé, en 1801.M.Desjardins a laissé à Carleton, lieu ordinaire do sa résidence,des cahiersde délibérations paroissiales très bien tonus.Lo premier acte que l’on trouve dans ses cahiors ost l’élection de Paul Babinau, marguiller pour l’annéo 1705-96, Puis uno liste do l’inventaire du vestiairo do l’église qui n’était pas très garni.A la dato du 18 septembre 1795,108 règlements suivants consentis dans une assemblée plénière de tous les habitants du lieu, sont adoptés.1er Que suivant l'intention do Monseigneur, les missionnaires seront transportés et accompagnés d'un poste à l’autre par les habitants du lieu, chacun leur tour.C’est-à-dire que le prêtre suivant les besoins de sa mission aura droit de réquérir les habitants ou marguillors pour se fairo conduire au poste le plus prochain qui sera obligé d'en fairo do même, sans que personne prétexte aucun motif pour s'en — 168 dispenser à moins que do nécessité, au jugement des marguil-lers.Les conducteurs n’auront rien à réclamer ou exiger pour leur temps, frais,etc., etc, attendu que c’est une corvée de paroisse à supporter à tour de rôle.2e II sera fourni gratuitement au prêtre-missionnaire tout le bois de chauffage dont il aura besoin chaque année ot pour cela, chaque habitant en conduira lui même une corde par an, ou moins s'il y en a assez ; ce qui sera soumis à la surveillance des marguillers, qui, au cas do refus ou négligence des partis, s’en plaindront au prêtre-missionnaire.3e Le prêtre-missionnaire permettra aux habitants éloignés de se chauffer et retirer dans sa cuisine avant les offices, autant qu'on s'y comportera décemment et que cela n’entrainera point d'inconvénient.4e Que les habitants travailleront immédiatement à réparer la couverture du presbytère qui est mauvaise et qu'ils feront leurs efforts pour arranger un appartement pour eux, dans la partie vacante du presbytère du côté du nord qui leur a été offerte par les prêtres missionnaires pour une plus grande liberté réciproque.5e Qu il sera fourni cette année seulement une quantité de foin, environ 200 bottes, au prêtre missionnaire, attendu qu’étant arrivant, il rie saurait s'en procurer.tie Enfin, qu’on fera rentrer les vieilles dettes de l’église pour faire finir cotte bâtisse encore imparfaite et qui a déjà besoin de réparation.Ce document est signé par Zacharie Nadeau, dean LeBlanc, Pierre Le Blanc et Claude Landry, marguillers.L’absence presque continuelle du missionnaire avait été la cause,à Carleton, de bien des désordres.Aussi, U.Desjardins qui était un homme d'ordre et d’action, prit do suite des mesures énergiques pour les réprimer, et la paroisse qui était en formation avait besoin d’un guide prudent et éclairé pour se constituer sur des bases plus solides.t — 169 — Après avoir réglé et mis en ordre la discipline intérieure de l’église, M.Desjardins fit continuer les travaux do réparation et à, cet effet, il préleva une répartition en argent et en bois.Durant l'été de 1797,M.Desjardins fit la visite de ses missions et en fit un rapport circonstancié à Mgr Plessis,alors cui'é do Québec et chancelier du diocèse, qui s'intéressait beaucoup au succès des missions de la Haie dos Chaleurs et de la Gaspésio.11 écrivait do Percé en date du 8 septembre : “ J’arrivo du bout du monde, au moins du terme do ma mission, de la Rivière-au-lîenardl J'ai fait beaucoup do chemin ; j’ai pris un aperçu des lieux, des gens et do coque 1 on pout y faire par la suite avec un peu plus de loisir que j’en avais à y rester.J'ai été quinze jours dans celte excursion ; il faudrait y passer deux mois.La chose eot impossible à moins qu’on no me donne un confrère pour veiller au centre de la mission, tandis que je courrais au loin.M.de la Vaivre,je crois,serait bien propre à cet emploi ot jo serai très content si vous pouviez m’en faire le cadeau à la Saint-Michel.*• Le cher Castanet n'est point oisif de son côté, comme bien vous pensez.Jo lui ai fait faire près de 50 lieues pour me rencontrer, et il ne m’a point trouvé au rendez-vous.Jugez de son impatience ot de la mienne ; mais le devoir m’appelait ailleurs et il a fallu tout lui sacrifier.J’espèro aller le joindre chez les sauvages do Miramichi, où il compte cabaner cet hiver.Franchement nous faisons plus do cas de ces pauvres chrétiens que de bien d’autres.Moi, je suis très content des miens, et je me fixerais volontiers ù liisti -goiiche avec eux si c’était possible.” Parlant do son église,il dit : “ Xotro oathédrale avance ot si, pour le coup elle n’est pas tout à fait à l’abri du feu, j’espère au moins qu’elle sera à l’abri des fougueux aqui- — 170 — Ions.Nous n'avons rien épargné pour la rendre solide, élégante même suivant nos moyens.Nous espérons que vous ne nous oublirez pas dans vos réformes d’ornements.Tel brille au second rang qui s’éclipse au premier.Nous vous ferons honneur,et nous tiendrons compte de toutes vos vieilleries.Si vous pouvez y joindre un missel, n’importe la date et lo format.Oserai-je vous prier de me céder un de vos Rituels Anglais ; vous ne sauriez croire le nombre d’Irlandais qui se trouve sur les côtes.Je souhaiterais avoir quelques livres à leur mettre entre les mains pour les retirer de l’oisiveté le dimanche.Tâchez do me procurer des Imitations ou la Vie dévote,le Catéchisme de Douay,\e Manuel,etc.” Enfin M.Desjardins reçut avec joie lo secours d'un auxiliaire,dans la personne de il.delà Yaivre,prêtrefrançais,comme lui victime de la révolution et qui devait se lixer à Bon-naventure.Ce prêtre était d’une constitution très faible et nullement propre au ministère si plein de danger des longues et pénibles missions de la Gaspésie.Aussi, M.Desjardins se réservalesplus pénibles,nolaissantaunouveau missionnaire que Bonaventure et Paspébiac.Voici comment M.Desjardins s’exprime suiT'arrivée de son confrère, dans une lettre adressée à l’évêque de Québec, datée de Carleton, le 10 janvier 17!>7.“ J’ai reçu par M.de la Vaivre votre gracieuse réponse du 18 octobre dernier,et j’ai fait passer à Caraquet les dépêches do Votre Grandeur pour M.Castanet.Les démarches ot les sacrifices que vous voulez bien faire pour notre mission, nous pénètrent de la plus vive reconnaissance ; vous ajoutez particulièrement à la mienne par lo double cadeau d’un excellent confrère et d’un superbe patron, (Saint-Joseph pour l’église de Carleton) qui me deviennent doublement chers, en les recevant de votre main.“ L’arrivée de M.de la Vaivre a causé dans toute la Baie une révolution de joie ; elle a été extrême à Bonaventure,et — 171 ma satisfaction a été complète en voyant que votre choix remplissait tous mes désirs.J'espère que ceux do notre nouveau confrère soront aussi satisfaits, et qu'il trouvera ici les fConsolations qu’il cherche dans le ministère ; il ne tiendra pas à moi de lui adoucir les peines qui on sont inséparables- “ Jo no dois pas vous laisser ignorer qu’il se livre avec beaucoup do zèle et do fruits à l’éducation do la jeunesse, et qu’il est comblé do bénédictions par ce bon peuple avide d’instruction.Agréez-en, après Dieu, notre gratitude commune.Tout le monde se flatte do votre visito cette année, et nous faisons particulièrement des vœux pour qu’il plaise à Dieu vous accorder la continuation d’une santé qui nous est si chère.” M.Desjardins tenait un compte oxact do toutes s.s démarches et en faisait un rapport fidèle à l’évêque.Vuici ce qu’il écrivait en date du 13 mai suivant : “ Quand je vous ai écrit éct hiver par la voie du Mada-waska, je me proposais de vous donner quelques détails relatifs à la cote nord (do la Baie) ; le temps no me l'a pas permis.“ J’ai eu le plaisir do me réunir dernièrement à mosdoux confrères à Paspébiac et Bonaventure (M.de la Vaivro et M.Castanet), où nous avons conféré des dispositions nouvelles quo nécessitait l'arrivée de M.de la Vaivro.Il a bien voulu se charger do Bonaventure, Paspébiac et Port-Daniel.Sa santé ne lui permet pas d’écoutor son zèle et d’étendre plus loin sa mission.M.Castanet me remet Xipissiquit,attendu la grandeur de sa mission.11 est juste qu’il profito du bienfait dont vous avez comblé la Baie.Ristigouche, Percé et les environs me restent à desservir.“ M.Castanet jouit d’une excellente santé, malgré les fatigues inséparables de ses voyages d’hiver ; il conserve toujours l’aimable caractère que vous lui connaissez. — 172 “ Notre égliso do Carleton est on grande réparation ot doit être incessamment refaite à neuf.Un coup do vent furieux a emporté une partie du toit.J'ai fait défaire le reste, et nous attendons lo constructeur des églises de Bona-* venture et do llistigoucho pour élever la nôtre sur lo mémo plan ; mais nos moyens en sont faibles, et l’incertitude pour la pêche prochaine nous donne bien quelques inquiétudes.Si Dieu nous conserve le zèle ot le bon accord que j’admire dans le plus grand nombre des habitants, j’espère voir latin do cotte grande entreprise.“ L’espérance de voir cet édifice béni de vos mains, Monseigneur, est un grand encouragement pour nous.Comme on lo voit par la lottre do M.Desjardins un désas-tro, sous forme d’un furieux ouragan, si commun dans cotto partie de la Baie des Chaleurs, vint fondre au commencement de mars 171*7, sur l’église de Carleton encore mal jointe et à demi terminée, en lui enlevant la majeure partie do son toit, et en disloquant ses membres jusqu’en sa fondation, la rendit inhabitable et impropre au culte.Ce fut une dure épreuve pour les habitants do Carleton qui venaient do faire tant et de si grands sacrifices pour sa construction.Cette rude épreuve ne les découragea point, et pleins «le confiance en la sagesse et l'habilité de leur missionnaire, et do cette foi vive des anciens jours qui tend, hélas ! à disparaître, surtout lorsqu’il s’agit d’élever dos temples à Dieu,ils sentirent incessamment à l’œuvre ot lo 12 mars, dans une assembléo plénière des habitants do la paroisse, sous la présidence do M.Desjardins, après invocation du Saint-Esprit, on régla ce qui suit : Il est représenté d’abord par M.Desjardins que tous les évenéments viennent de Dieu, qui en frappant même son • église nous apprend à remonter it la source des biens et des maux, etc, etc.Le désastre de l'église fait le sujet do beaucoup de réflexions ; le résultat de toutes, c'est qu’il faut arriver à une prompte réparation, et comme toute la charponte est ébranlée et pou solide, le parti le meilleur et qui prévaut, c’est qu’il faut refaire entièrement cette bâtisse et provisoirement mettre le comble à terre.Louis lîstiambre s’offrant d’ôtor lo comble moyennant que chaque habitant lui donno doux planches, la proposition est acceptée de part et d’autre.Décidé que l’office se fera au presbytère en attendant la reconstruction do ce grand édilice ; tout le monde promet de contribuer de grand cœur, pourvu quo l’entreprise soit confiée en de bonnos mains.On autorise M.Desjardins d’écrire à Georges Deschemard, entrepreneur de l’église do Bonaventure, pour lui proposer do consolider celle-ci, en changeant lo sanctuaire do bout, qu’il soit à l’est.On promet do payer le quartier des bancs do l’église quoique ce quartier no soit pas tout à fait expiré.On choisit deux syndics, savoir : Claude Landry et Joan LoBlanc, auxquels Joseph Boudreau, marguiller, se joindra pour aviser aux marchés, réparations et dépenses convona-bles, do concert avec lo prêtre-missionnaire, pour les intérêts de l'église.Une souscription volontaire est ouverte, afin que chacun puisse contribuer suivant ses moyens, aux frais de la nouvelle église.On promet d’ajouter 10 clabords par habitant à la portion déjà fournie et de donner en portion du temps par corvée chacun son tour lorsque l’on en sera requis par les syndics et les marguillers.Les travaux do l’église commencés sous dos auspices si consolants, furent poussés avec vigueur ; et grâce à l'admirable entente et la bonne volonté des habitants, ils furent terminés au mois do décembre 1798.Le 23 du même mois, après les annonces et préparatifs convenables, les fidèles de la paroisse de Carleton étant as- — 174 — semblés au son de la cloche, on procéda à la bénédiction solennelle de l’église, sous l’invocation de St-Joseph.Cette cérémonie digne de remarque, ayant été accompagnée do toute la pompe convenable au temps et au lieu, fut terminée par une invitation aux paroissiens do continuer leur entreprise, si bien commencée, et une offrande faite à l’église par le prêtre-missionnaire, pour en encourager la parfaite décoration.Tout le mondo sa retira pleinement satisfait, pénétré do zèle et de reconnaissance pour la gloire de Dieu, sontimonts bien partagés par le pasteur du fidèle troupeau et le chef do cette église naissante.AI.Desjardins avait contribué de sa bourse aux frais do l’église, en prêtant aux syndics une somme assez rondo pour le temps (£65-11-3).Aussi pour l’ornementation du temple et la pompe des cérémonies, do concert avec son frère lo grand-vicaire Desjardins.Voici d'ailleurs la liste des dons faits à l'église de Carleton par ces Messieurs : 1 Tableau de St-Joseph mourant, assez bon.tin autre do la Madeleine, beau pour le temps ; 3 toiles pointes pour devants d’autels, figures affreuses ; 1 ornement complet,vert et violet, avec dalmatiques ; 1 Calice d'argent, à condition (pie le petit qui était de la paroisse, serait à l’usage du missionnaire.Ce calice donné par M.Desjardins sert encore à l’autel et est très bien conservé.1 Tabernacle réparé avec 2 petites statues.Ce tabernacle a été donné plus tard à l’église St-Alexis do Alatapédiao où il sort encore.1 Garniture de six grands chandeliers et la croix argentés.4 grands bouquets et 1 grande couronne.1 croix processionals, qui sert encore ù la mission do Suint-Louis de Gonzague, 1 croix en fer, au clocher, 2 grands-reliquaires dorés, qui servent encore, 1 Statue do St-Joseph dorée, 1 petite couronne du St Sacrement.C’était la coutume alors de surmonter l’ostensoir d'uno couronne durant l’exposition.Ce qui est contraire aux rubriques. 175 — M.Desjardins avait un grand zèle pour la maison du Seigneur et s'efforcait de procurer à toutes ses missions les choses les plus essentielles au culte.C’est à lui que los églises do la Baie des Chaleurs et de la Gaspésio doivent leurs premiers tableaux qu’il avait apportés do Franco.M.Dosjardins lit une mission dans la Gaspésio,durant l’été de 1798, Il écrivait de Percé, le 17 septembre 1798, à Mgr Plessis, que Mgr Denaut venait do choisir pour son coadjuteur, en 1797, et nommer Vicaire-Général.“ J’ai reçu votro consolante lettre du 19 juillet dernier au retour de mon voyage du sud (de la Baie des Chaleurs).Vous connaissez, j'imagine, l’étendue et les besoins de cotte mission ; ils croissent surtout par la porto réelle que nous venons de fairo.La mort du cher M.Castanet no justifie que trop vos présages et nos craintes ; c’est un grand deuil pour Caraquet et pour toute la Baie.On no peut être plus chéri, ni plus universellement regretté.Je vous laisse à penser combien ce sacrifice in’est pénible et nous cause d’embarras.“ La Baie, je vous assure, ne m’offre plus que tristesse ; M.de la Vaivre est aux Invalides, et jo n'en vaux guèros mieux.Quand jugerez-vous 1 propos do nous relever do garde ?Vous nous faites espérer un prêtre pour Caraquet : quand viendra-t-il ?” Mgr Plessis, qui s'intéressait tant aux missions de la Baie dos Chaleurs, s’empressa d’envoyer M.Joyer, autre prêtre français, au secours de M.Desjardins et de son confrère de Bonaventuro.Aussi, M.Desjardins lui en témoigne-t-il sa plus vivo reconnaissance dans une lettre datée du 20 février 1799: “ Qu’il m’est doux et consolant, dit-il, do vous entendre parler do notre pauvre Castanet ; et que j'envie son heureux sort 1 Votre bon suffrage m’est un présage rassurant pour lui, mais effrayant pour moi ; car jo suis loin de lui ressembler et de mériter tout ce que vous me dites d'obligeant. — 176 “ L’arrivée de M.Joyernousafort agréabloment surpris ; il justifie à tous égards le jugement favorable que vous en avez porté.Mous nous accordons à le croire digne d’occuper son poste, si recommandable par les vertus du cher défunt ; puisse-t-il en faire revivre les rares qualités ! C’ost un sujet d’édification et de réforme pour M.de la Vaivro et pour moi.Nous craignons uniquement pour M.Joyer que ses forces ne répondent pas tout à fait i son zèle et aux besoins do sa pénible mission : mais nous le croyons autant prudent qu’éclairé, et l’exemple fatal de son prédécesseur lui servira sans doute de leçon pour ménager ses forces.“ Notre église, enrichie de vos dons, commence à prendre une assez bonne tournure.Nos maîtres chantres se sont fort bien parés de vos chappes." Le 2 janvier 17!)!), .M.Desjardins présidait une assemblée dos habitants de lu paroisse, pour régler d’une manière définitive la rente des bancs, qui jusqu’alors se faisait bien irrégulièrement et était souvent la cause de troubles et de divisions parmi les intéressés.Il fut réglé : 1° Que les dits bancs, auxquols tous les fondateurs qui ont rempli leurs obligations ont un droit légitime, demeureront à perpétuité dans chaque famille, autant que la rente annuelle en sera payéo ou qu'il n’y aura point d’accidents ou causes imprévues pour en dispenser, au jugement du prêtre curé et des nmrguillers du lieu.Cet article fut annulé peu do temps après, à cause dos inconvénients (pii en résultaient dans une paroisse nouvelle.2° Que la rente des dits bancs sera do û schellings pour les 5 premiers de chaque rang ; de 4 schellings pour les 5 suivants, et do 2 schellings pour les 5 derniers, payables au plus lard dans le courant du mois d'août, au moins avant la St-Miehel, chaque année.3° Qu’indépendamment de la rente annuelle ainsi fixée, il sera libre à chacun de mettro ù, l’enchère pour 1’at‘quisition ou entrée du banc une fois payée. — 177 — 4° Quo la rente et l’entrée dos dits bancs seront payées on argent, ou en effets du pays, grains, poisson, et au prix d'argent, dans le coin's du mois d’août prochain, et ainsi chaque année, entre les mains du marguiller en charge, sous.peino de perdre son banc qui, à ce défaut, serait mis à la criée, après deux avertissements.5° Que l’église fournira elle-même les bancs, et qu’on en tiendra compte sur le prix d’achat û ceux qui s’en procurer ont, libre aux pères de famille de faire mettre leur banc au nom d’un de leurs enfants ; il sera également libre à chacun de sous-louer des places dans leuts bancs à toute personne de 1 a paroisse qui n’aura pas refusé de contribuer pour quelque chose à l’église.Cet article, contraire à la jurisprudence paroissiale, fut annulé comme abusif, pur Mgr Plessis, lors de sa première visite à Carleton.(j° Que les fondateurs auront un droit exclusif aux dits bancs pour chacun un ; mais que les dits fondateurs, une fois remplis, s'il reste des bancs, il sera libre à tout le monde de mettre dessus à l’enchère, même aux fondateurs eux-mêmes, si un banc seul ne leur suffisait pas.Ces règlements, quoiqu’ils ne fussent pas on tout conformes au droit paroissial, que M.Desjardins ignorait, étant arrivé depuis peu au pays, avaient cela de bon, qu’ils faisaient cesser les contestations et mettaient fin aux désordres qui régnaient alois au sujet des bancs.Cependant, ces règlements furent modifiés un peu plus tard par M.Desjardins.Ainsi, le 19 mars 1799, en la fêto de St-Joseph, une assemblée de paroisse est tenue.M.Desjardins présenta à l’assemblée les modifications suivantes, qui furent acceptées et conclues de part et d’autre : 1° Que la perpétuité des bancs étant contre l’usage do l’Eglise du Canada et sujet à beaucoup d’inconvénients, les bancs resteront tels qu’ils ont été.adjugés, sauf la perpé- i — 178 — tuité, qui est aujourd'hui annulée ; ainsi on se conformera pour les dits bancs, autant que possible, suivant les usages do l’Eglise du Canada pour l’avenir.2° 11 a été convenu que la terre de l'église, située sur le Cap, entro celles de M.lîimphosse et de Charles Bourg, sera vouduc à George Doschemard, contractour de l’église, pour la somme de trente piastres, à payer on ouvrage pour l’église, si toutefois Monseigneur l’évêque y donne son consentement ; ce qui sera requis pour la validité du marché.Monseigneur ayant refusé son consentement à ce marché, la vento n’eut pas lieu.3° Pour encouragement et reconnaissance des chantres do l’église, il a été proposé et arrêté que, pendant leur vio, ils auraient une place dans le chœur,et qu’à leur mort,il seraient enterrés dans l’église, qui pourvoicra à leurs frais d’enterrement et au service du jour, de la manière la plus convenable, pour reconnaître leurs bons offices rendus à l’église.La dernière partie de ce règlement fut déclarée abusive et annulée, comme contraire à la jurisprudence du diocèse de Québec, par Mgr Plessis.4° Arrêté aussi qu’on fera finir le jubé et qu’on payera un ouvrier en conséquence.Enfin, dans une assemblée de paroisse tenue le 2li juin de la même année, on passe une résolution conformément aux instructions de l’évêque do Québec, à l'égard des bancs ; savoir : qu'ils resteront sur lo prix de l’adjudication une fois payés et la rente annuelle, sauf qu’il n’y aura point de perpétuité.Dans lo courant de l'été 1799, M.Desjardins so rendit à Québec, dans les intérêts de scs missions.De retour dans la Gaspésie, au mois d’octobre, il adressait une lettre à Mgr Plessis, en date du G.“ Vos sages conseils, lui dit-il, m’ont un peu rassuré, et vos bonnes prières beaucoup protégé dans mon heureux retour.Trois jours passés à l'Ile-aux-Grues, et quatre pour nous rendre ici, voilà l'histoire do notre voyage, qui n’ofFro rien d’intéressant quo la joio de l’équipage et Insensibilité du capitaine, surtout lorsqu’on parlait de vous, sujot trop agréable pour ne pas y revenir à plusieurs fois.“ Je me félicito plus que jamais d’avoir repris le chemin do la Baie, et il me seinblo quo c’est un plaisir assoie partagé par mes bonnes âmes ; puissé-je répondre à leur espoir et au vôtre ! J’ai bosoin de votre indulgence et do vos prières ; je les réclame avec instance.La bonté très affectueuse avec laquelle vous avez bien voulu mo recevoir chez vous et m’y mettre si à mon aiso me pénètre do la plus vive reconnaissance.“ Vous croirez aisément qu’il m’en a un peu coûté do quitter Québec, un frère et, j’ose dire, des pères ; des amis tels que ceux que j’ai trouvés en vous et M.G ravé méritaient bien quelques regrets.1 ai accepté cette mission do votre main avec une nouvello joie ; je vais mo mettre en hiverne-ment à Carleton.Je me propose de revenir de grand printemps (en Gaspésie), pour passer ensuite l’été à Ristigou-cho, y cultiver un peu mes sauvages et des patates, s’ils peuvent en avoir à planter.” Les Acadiens de Carleton, comme leurs cousins canadiens, avaient conservé le caractère pas toujours facile quo l’on retrouve partout où la race française s’est implantée.Ils n’étaient pas exempts des défauts propres à leur race.Une eertaino légèreté d’eSsprit, qui s’inspire souvent bien plus volontiers des impressions présentes quo des prévisions do l’avenir ; uno vanité individuelle qui, dans le commun delà vie, rend souvent insupportables les uns aux autres; un grand amour de la critique et du commérage, avec une jalousie innée do ses voisins ; enfin, un penchant trop prononcé pour les procès et la chicane, à propos de rien et à propos do tout ; voilà en quelques mots lo caractère propre à notre race. — 180 — M.Desjardins, qui souffrait intérieurement de ces désordres, voulut prendre un moyen très efficace pour guérir le mal des divisions intestines, dos procès ontro voisins, qui menaçaient l’existence de la fortune des habitants de sa paroisse.Le 9 août 1S01, il réunit en assemblée plénière tous les habitants de Carleton, dans l’église du lieu, à l’effet do prendre des mesures nécessaires pour faire cesser les procès ruineux.Voici ce document important : Les habitants do Carleton, convoqués en assemblée de paroisse, il a été proposé, sur la représentation du prêtre-missionnaire, qu'il serait fort à propos do prévenir toute espèce do procès entre les habitants du dit lieu et régler charitablement par arbitres tous les différends qui pourraient survenir, de choisir trois syndics parmi les anciens de la paroisse, d'un caractère approuvé, pour décider et arranger entre eux toutes les affaires qui seront de leur ressort.Conséquemment, Olivier Bariault, père, Claude Landry et Jean-Charles Landry ont été élus à la pluralité des voix, et ils ont promis de se conformer aux sages règlements qui seront faits pour déterminer leurs fonctions et les indemniser do la perte de leur temps, selon les circonstances à venir.L'assemblée a été terminée par une tendre invitation de la part du pasteur à tous les paroissiens de persévérer dans la paix et la charité, et de conserver pour lui un attaehoment qu’il a témoigné lui-même ressentir pour son troupeau.Dans cette même assemblée, les marguillers ayant désiré reconnaître les services ot les présents considérables des Messieurs Desjardins on faveur de leur église, ont proposé la fondation de deux messes basses annuelles à perpétuité pour leur famille, aux frais de la fabrique, l’une le 20 mars, l'autre le 1er mai, et qu’elles seront recommandées au prône.La vive reconnaissance des marguillers et de tous les habitants se serait portée à des témoignages encore plus géné- — 181 — reux et bien plus étendus envers Messiros Desjardins, s’ils n’avaient été retenus par la juste modération de leur pasteur, qui s’estimait très heureux d’avoir pu mériter un souvenir durable dans les prières d'uno paroisse qui lui était très chère, et qu’il ne quitta pas sans le plus profond regret.En effet,dans l’automne do 1801,31.Desjardins dut quitter Carleton et ses chères missions de la Haie des Chaleurs.Sa faible santé ne lui permettait plus do supporter les tatigues et les dangers de ces longues et pénibles missions.De retour à Québec, Mgr Denaut lo plaça à la cathédrale, auprès de son ami et protecteur Mgr Plessis.Ce prélat avait une affection particulière pour cette généreuse phalange do prêtres français, victimes du la révolution, qui avaient préféré l’exil que de prêter serment à la constitution civile du clergé.En quittant la France, M.Desjardins avait renoncé à un canonicat dans la cathédrale do Bayeux.M.Desjardins devint curé d’office de la cathédrale de Québec, et, peu de temps après, il fut nommé chapelain d o l’Hôtel-Dieu de Québec.Cependant, l’ancien missionnaire do la Gaspésie et de la Baie des Chaleurs continua de s’occuper de ses chères missions, dont il s’était constitué le procureur et lo pourvoyeur bienfaisant.Connaissant leurgran le pauvreté et leur dénue -mont, il ne manquait jamais de mettre à bord dos bateaux pêcheurs qui retournaient après avoir vendu leur cargaison, des objets do toutes sortes pour les églises, du linge, desornements et jusqu’à des tableaux, dont plusieurs avaient quelque valeur au point de vue de l’art.C’est dans l’exercice do cette charité qu’il passa les nombreuses années de son séjour à Québec.Arrivé à l’âge de 80 ans, il parlait encore avec bonheur du ministère qu’il avait exercé au milieu des plus abandonnés.Voici en quels termes parlait de ce vénérable vieillard M.Doucet, missionnaire à Percé, en 1845 : — 182 Le vénérable M.Desjardins no cesso do penser à nous : il nous écrit souvent.Il nous envoie de petits présents pour nous encourager ; il me dit qu’il quête pour nous le spirituel et lo temporel.Je souhaite ardemment que Dieu eon-serve ses jours ; car certainement, nous perdrons beaucoup en le perdant (20 déc.1845).“ L’dc.onomo (le 1103 missions, dit lo même missionnaire, so montre jaloux de partager avec Votre Grandeur lo bonheur de procurer la gloire do Dieu en embellissant ses temples ; le même bâtiment qui a apporté vos effets aaussi reçu à, mon adresse une caisse préparéo par ses soins et remplie do différents articles pour nos missions.C’est un grand encouragement pour moi dans la tâche do réparer les chapel les et do les munir convenablement de tout ce qui concerne le culte.” (24 août 184(1).Le Cl août 1848, M.Desjardins s’éteignait pieusement dans ° St-'*nne,11'> plein de jours et do mérites, ;l l’âge avancé do 82 ans et demi, et fut inhumé dans l’église de l’IIÔtol-Diou do Québec.L'abbé E.-P.Ciiouinaku N.II.Mgr Tanguay, dans lo Répertoire du cUrjé\cana-'bt'», dit, en parlant do M.Desjardins: “Il a longtemps porté le nom de Desplantes ; il n’a pris celui de Desjardins qu’il la mort do son frère,” C'est une erreur.A son arrivéo en la Gaspésie, *M.Desjardins signe, conjointement avec son frère, le grand-vicaire Desjardins,un acte do baptême fait par Mgr Hubert,à Gaapé, le -U juillet 17'.>5, do son vrai nom de Desjardins, et ainsi’ ' ans tous les cahiers et registres de ses missions qu’il a laissés.E.-P.C. — 1S3 — RÉPONSES La jjIiis ancienne carte tin Canada.(VI, V, 710).—Aux yeux de nos historiens, la plus ancienne cartodu Canada est colle d’Aubert, qui date do 1508 à.peu près, mais elle no montre que l'entrée du Saint-Laurent tandis que la belle pièce dont je vais parler nous mène jusqu’à Montréal, en 154G.fillo fut dessinée par un prêtre, Pierre Descoliors, l’un des créateurs do l’hydrographie française.Il est visible quo l’autour y a travaillé avec conscience, tout en so trom -pant parfois.Les rivages de nos provinces maritimes sont chargés do noms, preuve que, déjà, ils étaient fréquentés par les Européens.Los formes de l’Acadie do la baie de Fundy sont mal déterminées.L'ensemble du groupe y compris le Nouveau -Brunswick, porte le nom de “ terre des Bretons.” Il y a le nom do “ cap Breton.” Le “ cap Despoir ” est placé près de l’entrée sud de la baio des Chaleurs.Remontant le fleuve, rive sud, ou voit le mot “ < 'anada ” dans les terres, au sud de l'îlo d’Orléans.A la rivière Chaudière est le mot “ Languille.” Le terme “ Cap,” tout seul, figuro à peu près où se trouve lo cap à la Roche, près Lotbinièro le même quo le “cap à l’Arbre ” du XVI le siècle.La rivière Chambly est tracée, mais pas de nom.' Vis à vis ce que je crois être File Sainte-IIélène, on lit : “ St-Malo.” C’est Longueuil à présent.L’îlo do Montréal n’est point indiquée.La jonction de l’Ottawa avec leSt-Laurent est nottementvisible.Ces doux corn's d’eau no remontent pas loin au delà de Montréal sur la carte en question.Il va sans dire que les grands lacs sent inconnus.Descendant le fleuve, rive nord, la première inscription qui se présente est “ Le Sault,” c’est-à-dire le courant Sainte-Mario, entre Pile Sainte Hélène et Pile de Montréal. 184 — Vers Lanoraio est écrit : “ terre Jacob.” Les île du “ lac d'Angoulèrao ” (Saint Pierre) sont au nombre de dix.Une rivière qui doit être la Maskinongé, vonant d’assez loin dans les terres se déchnrgo au lac.Lnsuito on voit “ Mont de proy,” comnio pour désigner les côteaux des Trois-Rivières, vus de la Pointe du Lac.La désignation do “ R.de Rouez,” d’après l’orthographe do Cartier, se voit à l'endroit où devrait être marqué le Saint-Maurice, car cetto rivière est totalement omise.A mi-chemin entre Trois-Rivières et Québec, on lit “Oche-laga.C est plutôt le lieu que Cartier nomme “ Achelacy.” Nous arrivons à “ Franceroy,’’ aujourd’hui Cap Rouge ù la sortie de la rivière Jacques-Cartier.C’est le site du campement ou fort établi par Cartier en 1541 et habité par Rober val l’année suivante.Lout auprès de ce lieu, mais dans les terres est esquissé un château fort, évidemment bien plus pompeux que ne l’étaient les palissades plantées par nos deux navigateurs.Au rivage, il y a “¦ Sainte X," voulant dire “ Sainte-Croix ” nom donné alors à la rivière Jacques-Cartier.“ Stadac ” est mis pour l’abréviation de “ Stadaconné,” à l’endroit de la ville de Québec.Avant que de descendre jusqu'à “ YedeCoudre ” que Cartier avait appelée “ I.Isle ès Coudres,” on rencontre “ Agob.arda ou quelque chose de ce genre, inintelligible pour moi.La “ R.du Saguenay ” est fortement tracée ; elle fait une courbe au sud et se prolonge jusque derrière Lanoraio.Là se trouve la figure en pied do Roborval, avec une compagnie de soldats.Je suppose que, f aute de place disponible dans le voisinage de Franceroy le dessinateur a choisi un espace en blanc pour mettre son petit tableau.Sous les pieds des soldats est écrit : Le Sagnay " en grosses lettres.On cro- yait, en effet, que le Saguenay était un royaume du nord, situé entre les rivières Saguenay et Ottawa. — 185 — Au nord do Tadoussac est éi-riton grandes lettre-» “ Ocho-la^a.” Cartier n’applique ce nom qu'à Montréal.On retrouve le mot “ Canada ” aux environs île la rivière Betsiamite.C’est vers ce lieu que Cartier signalait le commencement du “ pays de Canada," lorsqu’il entra dans le grand fleuve, en 15.55.La copie que j’ai sous les yeux est d 1 quatre ou cinq fois moins grande que l’original.Nul doute que cotte pièce, ou une bonne copie, de la même dimension, me révélerait d’autres détails qui passent inaperçus dans la copie restreinte qu9 je possède.Benjamin Sri.te />* uniformes français au Canada sons Montcalm.(Ill, II, 290).—Voici un extrait d’une lettro que M.Alfred Carneau, d'Ottawa, m’adressa, en réponse à à une demande que je lui fis pour renseignements sur les divers costumes des militaires qui servirent au Canada en 1756.J’avais soumis à co savant antiquaire des lettres reçues à ce sujet de lu part d’un historien des Etats-Unis.Mes loisirs assez rares à cette époque et surtout l'absence, dans ma bibliothèque, d’ouvrages sur cette que-lion.m'avaient rendu impossible les recherches nécessaires pour écluicir ce point d’histoire.Je comptais avec rai-on que mon érudit ami trouverait tous les renseignements nécessaires dans la vaste bibliothèque parlementaire d'Ottawa.La réponse do M.Carneau a trait aux régiments français qui plus tard prirent part à la campagne du Canada.Je livre avec plaisir ces notes aux chercheurs qui savent apprécier les Recherches Historiques.J.-M.Lemoine “ Je vous dirai que les régiments en que-tion se nommaient La Reine, Languedoc.Guicnne, Béarn.La Sarre et Royal Roussillon.Je ne pense pas qu’il y eut d'autres troupes que des détachements de la marine et des milices dans tonte la vallée de l'Ohio. — 18G — “ Quoiq>i’il en soit, voici quels étaient les costumes en 1 iüG.“ Les six régiments—comme au reste toute l’infanterie française—portaient le même uniforme qui était gris-blanc.Ils ne se distinguaient entre eux que par la couleur des pare-monts, la coupe de la poche do 1 habit, la couleur dos boutons etc, en commençant par 1° La queue que l’on portait poudrée à blanc : 1 - Le chapeau, petit tricorne noir, bordé dojauneoudo blanc (d’or ou d’argent) peut-être avec uno cocarde sur les retroussés.“ La Sarre, Languedoc, Royal Roussillon, Guyenne ot lléarn portaient la bordure jaune ; La Reine, bordure blanche.Les Grenadiers portaient le bonnet d’oursin avec fond de drap de la couleur distinctive, orné do glands blancs ou jaunes.° ' ¦Los trouPes en Canada avaient-elles un autre chapeau pour 1 hiver ?Je l’ignoro.¦î Le col noir s attachant dorrièro le col avec une boucle, avait les parements rouges ot les boutons’jaunes.Le i égiment do la Peine avait les parements rouges et les boutons bleus.Point do rovers aux habits." ,'n Canada> les soldats portaient, pendant l’hiver, un — 1S7 — “ -^°8 troupes, en campagne, avaient de6 mitasses, qui servaient de guêtres.8 En été, elles portaient des souliers de peau de boeuf tannée ; en liivor, dessouder* dechcvrouil à la manière sauvage.11 Ij année 1757 vit clianger la couleur, mais non la coupo de l’uniformo en France.“ Les gravures me donnent, pour nos Six régiments, les enluminim s que voici : “ Loyal Roussillon, La Sarre et Languedoc : habit blanc, collet et parements bleus, doublure blanche aux retroussés des basques, veste rouge, boutons jaunes.“ lléarn et Guicnno : habit blanc., collet, paiements et veste rouges, retroussés blancs, boutons jaunes.“ La Heine : habit blanc, collet et parements rouges, retroussés blancs, veste bleue, boutons blancs.“ Je no puis dire à quelle époque ces régiments ont pris, en Canada, le nouvel uniforme, ni même s'ils l'ont jamais porté.“ Je passe maintenant au costume des troupes de la marine.D’après une gravure du livre Costumes militaires français, l’uniforme des soldats des régiments de la marine (l’infanterie) consistait, en 1750, en un habit gris-blanc, à parements noirs et à boutons jaunes ; veste et culotte gris blanc.11 En 1757 : habit blanc, parements et collet noirs, boutons jaunes, veste rouge, culotte blanche.“ Jo lis, dans l’ouvrage que je viens do citer, qu'il y avait aussi des Compagnies franches de la marine, dont voici le costume on 1755 : habit blanc, doublure bloue ; veste, oulotte et bas bleus.jarretière blanclio,souliors à boucles,chapeau noir bordé de jaune, avec cocarde.“ Les milices canadiennes avaient-elles un uniforme ?“ Je n’en sais rien.Mes recherches sur ce [oint ont été vaines. — 188 — “ En Franco—année 1757—les milices étaient habillées de gris-blanc : habit, veste et culotte étaient do cette couleur, guêtres blanches avec jarretière et boutons noirs.Le chapeau (grand tricorne) avait une bordure blanche.L'habit était déboutonne et lo ceinturon sur la veste.“ Dans tous ces corps, les capitaines ne paraissent so distinguer des soldats que par le hausse-col et l’esponton.Le hausse-col était “ une petite plaque on forme do croissant et bombé de cuivre doré, que les officiers d’infanterie portent au-dessous du cou, lorsqu’ils sont de service actuel ’’ {Diet, de VAcadémie).“ A la bataille du Malengueulé, Beaujeu, “en habit do chasseur canadien,” était distingué par son hausse-col d'officier {Notice sur Daniel Hyacinthe-Marie-Lienard de Beau-jeu, par John Gil.Shea).“ En 175Ü, les capitaines et les officiers supérieurs d'infanterie portaient des espontons (demi-piques), longs do 8 à 9 pieds, excepté ceux des Grenadiers, qui portaient lo fusil.Les lieutenants et autres officiers subalternes avaient le fusil à baïonnette et la giberne (qui s’appelait alors la cartouche) sur le devant du ceinturon de leur épée.“ Los sergents avaient une hallebarde, excepté ceux des compagnies de grenadiers, qui portaient lo fusil.“ L’armement du soldat consistait en un fusil, une épée et une baïonnette.“ L’épée est à poignée de cuivre jauno ; elle est suspendue sur la hanche gauche, à une buffeterie blancho, et s’allonge obliquement en arrière ; un peu au-dessus est accrochée au même ceinturon la gaino do la baïonnette, posée de travers comme l’épée.Une bandoulière blanehe passe sur la poitrine de gaucho à droite et soutient la cartouche (giberne).“ Quoiqu’on se servit depuis quelques années de cartouches pour amorcer et charger, plusieurs régiments portaient encore des poires à poudre suspendues à leurs gibernes ou à leur bandoulière” {Costumes militaires français). “ J’allais oublier de délire l’uniforme du corps royal d'artillerie.Je crois qu'en 1756, comme en 1747, il consistait en un habit bleu, doublé et pare men té de rouge, en une veste et une eulotto rouges, et des guêtres blanches avec jarretières noires, ou de longs bas rouges, avec jarretières jaunes.“ L’armement des officiers consistait on une épée ; les sergents avaient la hallebarde.“ Les artilleurs, quoiqu’ils eus-aent des fusils, ne les portaient presque jamais ; fis ne gardaient que l’épée.” “ Voilà tous les renseignements que j’ai pu ramasser ; je vous les envoie pêle-mêle, regrettant n’avoir pas lo temps de les coordonner, “ J° déterrais quelques nouveaux détails, je m’empresserais de vous les passer.“ Vous-même, monsieur, si vous savez quel était lo cos-tumo de nos troupes coloniales canadiennes, “ troupes franches milices,” je vous prie d'être si bon que de m’en faire part.Jo suis curieux do le connaître.“ Alfred Ctarnf.au.” Le Dr Wolf red Kelson.(IV, V, 455).—Lo docteur Wolf red Nelson est sans contredit l’un dos hommesdont le nom s’est trouvé le plus souvent mêlé aux événements politiques du pays.11 commença sa carrière en qualité de chirurgien dans un bataillon levé dans le district do Richelieu, dans la guerre de 1812.Il entra dans la vie publique active en 1827 et représenta la ville de Sorelen parlement.Plus ta rd il se dévoua exclusivement à la pratique de sa profession et plaça des capitaux dans des entreprises industrielles.En 1832, il fut un des Canadiens les plus ardents de cette époque à résister aux tyrannies métropolitaines.Quand l’infâme politique due aux conseils d’un Ogden eût décidé de pousser à bout une population tranquille et loyale, — 190 — mais qui voulait maintenir intacts des droits reconnus depuis comme inviolables et sacrés, il se rangea du côté des opprimés et offrit la résistance d’abord passive, puis active à laquelle la duplicité de la politique coloniale poussait la population.En novembre 1837, apprenant qu'un corps do troupes venait do Sorel à St-Denis pour l’appréhender au corps ainsi que plusieurs autres canadiens marquants, il accepta le commandement de cotte poignée do braves qui,avec (30 mauvais fusils et sans artillerie,repoussèrent un régi mont de ligne sous les ordres du colonel G»re.La défaite de Saint Charles deux jours après,le força ainsi que ses amis, de renoncer à toute idée de résistance, et il essaya de se sauver aux EtatsUnis mais sa tête avuit été mise à prix et il fut arrêté dans sa fuite, épuisé de fatigue et do faim dans les bois.Ramené en prison, il s'y montra ferme et sut s’attirer le respect des séides du gouvernement.H fut l’un des huit qui furent illégalement condamnésà l’exil par lord Durham.Après la disgrâce de celui-ci il revint aux Etats-Unis et s’établit à i’luttsburg.Avec le nolle prosequi de 1843 il revint en Canada et s’établit à Montréal, en 1844.La sympathie publique se manifesta en sa faveur de plusieurs manières, et il fut élu membre de l’assemblé Législative.Il suivit le parti libéral d'abord avec zile et sincérité.La lutte qui survint entre M.Papineau et M.Lafontaine, quand celui-ci commença à faire du libéralisme conservateur et se rejeta dans la politique rétrograde, vit le Dr Nelson, oubliant trop ses antécédents, fuire une guerre acharnée à M.Papineau, simplement pour essayer do déeonsider ce grand citoyen au profit du parti du passé, et se mettre malheureusement on contradiction avec lui-même sur les événements do 1837.Cette lutte lui fit perdre beaucoup de sympathies dans le pays, et il sortit de la vie publique en 1854. — 101 — Cetlo même année il lut élu maire de Montréal et le fut deux ans.Après sa sortio de charge il fut créé inspecteur des prisons,situation dans laquelle il a rendu d'importants sorvices.A partir du 18(11, la santé du I>r Nelson commença à dé-clinor et le mercredi 17 juin 1808 il rendait le dernier soupir à sa résidence à Montréal No.21, Petite rue Saint-,lac-ques, âgé de 71 ans.L’enterrement eut lieu àSorolle samedi, 20 juin suivant, dans l’après-midi.En.Aubé Lck ** horse bouts.” (YI, V, 717.)—Les horse boats étaient utilisés pour la traversée entre Québec et Lévis,entre Québec et Montréal, entre Montréal et Longueuil, et en quelques autres localités.Ils avaient la prétontion d’être plus rapides que les bâtiments à voiles, ou du moins plus commodes qu’eux, lorsque surtout la briso no souillait d’aucun côté.L’ancienne génération se rappelle encore parfaitement ce modo primitif de navigation, qui fut longtemps en usage et que les progrès envahissantsdo la science mécanique dovaient faire disparaître.Le mécanisme des horse boats était assez ingénieux, quoique fort simplo.Le bateau portait do chaque côté des roues à palettes mises en branle par quatre ou six chevaux qui tournaient autour d'un gros poteau vertical, espèce do tourniquet, qui communiquait son mouvement à l’arbre de couche.Ce mode de propulsion n’imprimait point sans doute la vitesse que les bateaux soumis â la vapeur devaient acquérir plus tard, mais la chronique rapi>orto que nos pères s'en trouvaient fort bien et qu’on tenait l'invention du horse boat pour êtro quasi merveilleuse.Les premiers horse boats paraissent dater do 1812 à 1815, -et ne furent définitivement abandonnés qu’en 1850.Beauséjouu — 192 — QUESTIONS 720.—La Gazette de Québec du 18 juillet 1705 annonce : “ On va établir cet été une fonte de cloches ù Québec." Ce projet a-t-il jamais été mis à exécution ?X.X.X 721.N y a-t-il pas eu doux généraux anglais du nom de Amherst lors de la conquête ?Sir JelTery Ambcrt, lorsqu’il s’empara de Louisbouig, en envoya la nouvelle à, la cour par un de ses frères, officier dans son année.Ce dernier revint-il au Canada ?qiir ‘22— ^ date du 20 juin 175!), nous lisons dans le Journal do Malartic : “ Nous apprenons que 51.Aubert a ou connaissance de quatorze vaisseaux d’augmentation ; que la brume l’a empêché d'en compter un plus grand nombre." Quel est ce M.Aubert qui signale ainsi la Motte anglaise ?AtTO.723.—lie fumeux comte ou marquis do i’uisaye avait épousé, dit-on, une canadienne.J’ai essayé do me procurer le nom de sa femme et n’ai pu y réussi r.Quelqu'un de vos lecteurs le connaîtrait-il ?Les concessions de terrains qu’avait obtenu le comte de Puisaye dans Ontario sont-elles encore entre les mains de ses descendants ?H.O.B.724.—Qui a introduit et enseigné le premier la théologie de suint Alphonse do Liguori duns les grands-séminaires canadiens ?1 a-t-il en opposition à l’acception de cette théologie ?Bko 725.Qui peut me ’donner la description des armos de M.de 1 illeray, ami de Mgr de Laval et hostile aux prétentions injjustes de M.de Mésy ?Due a
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