Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 février 1900, février
%;’• ':oi l EGLISE DE SAINT-ALPIIONSE DU'SAGUENAY V5 ans, et de sa seconde femme, Anno Ménago, âgée do 40 ans, demeurant vue qui est le long du jardin du Fort (des Carrières).Ce nom fut donné à l’enfant on l’honneur et sous le patronage de saint François de Borgia, canonisé dupuis peu (1671).Lo Dictionnaire généalogique du .Mgr Tanguay ne mention J no pas plusieurs des onze enfants alors vivants de ce couple Vol.V.p.387.il omot entre autres celui-ci né entre Barthélémi, baptisé lo 16 janvier 1705, dit âgé do 12 ans, et François-Ignace, dit âgé de 9 ans, baptisé le 4 septembre 1708.Co même François Louis Borgia Le Vasseur épousa en premières noces, 2 mai 1730, à Québec, Hélène Moreau, et en secondes noces, 27 août 1744, Marie-Joseph Catien.Kn 1759 il était donc âgé do 52 ans.11 portait simplement alors lo nom de Borgia, que portent aujourd’hui sos descendants, 7 — 40 — ot fut l’ancêtre dc Joseph Le Vasseur Borgia, avocat célèbre dans sa profession, destitué par le gouverneur Craig en 1810 et élu député à l'Assemblée Législative de 1800 à 1829.Dans tes Mémoires, M.de Gnspé (p.801) raconte qu’a-près avoir commencé scs études de droit chez le juge en chef Sewell, il entra pour les continuer chez JL Borgia.Il faut en rabattre un peu du langage qu’il prête à son deuxième patron sur le pou d’importance et d’utilité de la seienco légale ; à moins de prendre ce passage pour une boutade d’étudiant, ou un trait satirique qu’on s’est plu de tout temps à lancer contre les gens de loi, mais qui ne peut atteindre l’avocat Borgia.Pour en revenir à ce François-Louis de Borgia,le propriétaire de lu maison qui nous occupe, nous le retrouvons voisin du nord-est de l'habitation du même Dr Sarrazin, et de I autre côté borné aux Dames Ursulines.Le 28 décembre 1758, sous le nom do François-Louis Borgia Levasseur, bourgeois, de (juébec, il présente au greffier du domaine du roi un contrat de vente à lui faite par Simon Chamberlain! pardevant Mtre Boucault, notaire royal, le 20 novembre 1742, “ d'une terre en la censivo de Sa Majesté, située au dit lieu de la côte Sainte-Geneviève (dite sise côte Saint-Jean au régistre) de 8 arpens de front sur toute la profondeur (sur 20 arpens de profondeur, dit aux régi-dre) à prendre depuis le chemin du Boi, vis-à vis le terrain appartenant ci devant au Sr.Perthuis, jusqu’au chemin du Roy de la Grande-Allée, tenant au sud-ouest A l’habitation de M.Sarrazin et à présent ses héritiers, et d’un côté du nord est, aux terres ci-devant appartenant à M, (Rouer) D’Artigny et à présent aux Dames Ursulines ” Le titre du vendeur Chamberland provenait des héritiers Pinguet, suivant contrat passé devant Mtre lîageot, notaire j-oyal, le 25 septembre 1728. — 41 — Il est naturel de croire que ce Borgia, bourgeois, ait dû e bâtir une maison sur uno propriété d’une soixantaine d'arpents d’étendue aux portes de la ville, dont il jouissait depuis une quinzaine d’années.Comme cette maison a été incendiée, il est presqu’impossiblo aujourd’hui d’en déterminer précisément le site, sinon qu’elle était près et dans la direction du moulin à vent, suivant le chevalier .Johnstone, et construite au t^ud-est de la courue de 1 ancien chemin Saint Jean.Le plan de bataille dans JelFerys, p.131, indique doux maisons à peu près vers cet endroit, sur le bord dtl chemin.* P.-B.Casohain INHUMATIONS HATIVES On cite l’inhumation de M.le chevalier Louis d’Aillebout et du quelques autres personnages de cette époque, le lendemain de leurs décès, comme des faits particuliers.Or, il semble que c’était alors la coutume, et à la fin du .siècle dernier nous voyons cotte pratique encore en usage dans l’Eglise.’ C’est ainsi que l’abbé Bourg, curé à Saint-Laurent près Montréal et ancien missionnaire en Acadie et û la Baie des Chaleurs, ancien vicaire-général do l’évêque de Québec en ces lieux, fut inhumé dans l’église Saint Laurent, le lendemain de s:on décès.Voici l’extrait do l’acto de sépulture.“ Lo vingt-un Août mil sept cent quatre vingt dix-sept,par nous Vicaire (iénéral,a été inhumé dans le Sanctuaire decetto Eglise, le corps do Messiro Joseph AJathurin Bourg, curé do cette paroisse, décédé hier matin, âgé do cinquante trois ans, deux mois et onze jours, muni des sacrements de l’Eglise! Etaient présents Messires Lemaire, Bivière, lloudet, î'ori-nault, Lesgarest, Orfroy, Prévôt et Chenet, tous prêtres qui ont signé avec nous.lioux, Vic.-Uén.” Suivent les signatures des prêtres présents.L’abbé E.-P.Choüinard — 42 — LE It.P.FRANÇOIS VAILLANT ET LE TESTA-M ENT DE CLAUDE OMAR Jo viens vous faire part d’un document datant du 1(395, conservé dans les archives du gouvernement de Québec et que j'ai eu l’occasion d'exhumer en ccs derniers temps.Ce document, fort intéressant, est intitulé Réponse du P.François Vaillant, de la compagnie de Jésus, comme faisant *les affaires des Seigneurs de la Prairie de la Magdeleine, aux demandes des marguillers de la paroisse de la dite seigneurie sur le testament de feu Claude Omar.Le cas soumis au lî.1’.Vaillant qui fut missionnaire chez les Tsonnontouans, était celui-ci : Un nommé Claude Ortiar, cultivateur, selon toute pioba-bilité, de la Prairie de la Magdeleine, fut pris un jour par les Iroquois, pendant qu’il travaillait à ses récoltes.Ceux-ci l’amenèrent à la mission d’Onneiout, l’attachèrent à un poteau et le firent brûler.Au lieu du supplice, Claude Omar, sentant qu’il ne pouvait sortir vivant de la main de ses atroces bourreaux,légua verbalement ses biens au 1!.P.Milet, qui l’assistait à sesder-niers moments.Le R.P.Pierre Milet, jésuite, était arrivé au pays, d’après Mgr Tanguay, le 5 août KJG7, et avait été envoyé en mission,en lüül, chez les nations iroquoises.Il mourut lo 17 janvier 1711.Chargé de se prononcer sur la valeur de ce testament qui faisait le R.P.Milet, légataire universel des biens de Claude Omar, le R.P.Vaillant examine la question au point de vue de la jurisprudence de l’époque, et conclut, après avoir narré tous les faits, à la nullité du testament.Euqèxe Rouillard — 43 — Réponse du P.François Vaillant de la compagnie de Jésus comme faisant les affaires des seigneurs de la prairie de la Magdeleine aux demandes desmarguillcrs delà paroisse de la dite seigneurie sur le testament de feu Claude Omar.Avant que les marguillers de la purois.so de la Prairie de la Magdeleine viennent en partage sur les biens do feu Claude Omar, comme ils le prétendent, il s’agit de décider ri le testament du dit Omar est bon et recevable, or je maintiens qu'il est nul autant que le peut être un testament.Tous les jurisconsultes distinguent trois sortes de testaments bons et valables.Le 1er est le testament olographe qui doit être tout escrit signé et cacheté de la main du testateur ; ccluy de feu Cl.Omar ne peut pus passer pour tel, puisqu’il no paraist icy aucun escrit pas mesmo signé de sa main.Le 2e est le testament solennel passé par main de notaire et signé de deux témoins et du notaire ou bien de deux notaires signé avant la mort du Testateur, jo no crois pas encore que les dits marguillers vcullont faire passer celuyci pour testament solennel.Le do est le testament l'ait en présence du curé ou du vicaire ayant lettres de vicaire et en présence de trois témoins soussignés.Le P.Millet sur la déclaration duquel sont uniquement fondés mes parties ne peut passer icy ny pour curé ny pour vicaire, n’ayant aucune lettre pour cela et n’ayant paru à Onnéout en ce temps là quo comme concaptif du testateur, autrement quelque prostré que ce serait qui se trouveroit par occasion à la mort de quelqu’un passerait pour curé ou vicaire, mais encore où sont les témoins requis en pareil cas ?11 reste le testament militaire auquel il semble (pie mes parties vcullent réduiro eeluy dont il s’agit icy,mais il cons-to que feu Claude Omar n’estoit point soldat et ne l’a jamais — 44 — est«5,quil n'a point esté pris en se battant, ny allant en guor* re, mais bien en faisant ses récoltes et dans son champ, qu'il n’avoit pour lors ny épée ny baston ny fusil et que par conséquent, il n’a pas plus eu de droit de faire un testament militaire qu’une femme qui serait prise en faisant son ménage ou au coin do son feu,à moins que mes parties ne disent avec S.Chrisostome que “ omnis Christianus naturaliter est miles,’’ mais il ne s’agit pas icy do la milice spirituelle contre les dénions, le monde ou nos passions.On doute mesrno si un soldat do profession prisonnier de guerre peut tester, au moins ces sortes de testaments nestoient pas reçus autrefois outre qu’un soldat niesme en guerre ne peut tester qu’il n'y ait au moins deux témoins, et icy il n’y a que le seul P.Millet f]ui nous fusse une déclaration en deux mots que Cl.Omar en mourant a laissé la moitié de son bien à la paroisse de la Prairie et l’autre moitié aux missions Iroquoises.Je sçay que le P.Millet estant un homme de probité ne voudroit pas mentir ny engager sa conscience pour rendre témoignage d’uno chose fausse, mais je sçay aussi quo les ordonnances n'ont jamais dit que le témoignage d’un seule personne tant de probité soit-elle, puisse suffire pour la validité d’un testament, surtout cette déclaration ne nous ayant été donnée et n’avant esté écrite que 4 ans et demi après la mort du tostateur.Car enfin qui nous a assuré que depuis un si long temps, le dit Père n’a pas oublié icy bien des circonstances que luy déclara pour lors le défl’unt et qui changent peut estre ses intentions.INous avons un exemple devant les yeux qui prouve combien il est facile do s'oublier en fort peu do temps.Mes parties dans leur requête présentée i\ Mons.lo lieutenant gouverneur général assurent que C’.Omar a fait son testament avant que destro conduit au lieu de son supplice et attaché au p:cquet ; et dans la lettre qu’ils écrivirent au R.P.Bruyas du 29 octobre dernier et que nous avons entre — 45 — les mains, ils parlont ainsy “Cl.Omar estant au poteau pour être brûlé, déelara au dit Père qu’il donnoit etc., etc.” et cependant et la lettre et la requeste sont écrites do la mosmo main do Mons.Geoffroy leur curé et très probablement composées par le mesme.Ainsy si dans l’espace de cinq mois, lo dit curé s’est oublié, d’vne circonstance si considérable, que no peut pas avoir fait lo Père Millet dans l'espace de quatre uns demi.Au moins il consto qu’il en a oublié une bion essentielle dans sa déclaration car il ny a pas mis que Cl.Omar donnoit une partie do son bien aux missions Iroquoises et nommément à celle d’Onneïout où on lo faisait mourir, et cependant je maintiens qu'au rapport mesme dudit Père ce fut l’intention du testateur, comme je le prouverny quand on le voudra et comme mes parties l’insinuent mesme dans leur requête.11 adonné et laissé la moitié do ses biens pour être emploiés ù la conversion des sauvages, c’est à-diro pour la conversion des bourreaux qui lo devaient brûler et mettre à mort, comme ils l’ont fait.Ce sont leurs propres termes.Or je dis (pie cette circonstance est essentielle parcequ’clle est une autre prouve de la nullité du Testament vu quelle lait le Père AI il let légataire ce qui ne peut s’accorder avec la qualité des tesmoins ny de curé ny de notaire.La mission d’Onneïout, où Cl.Omar a été brûlé est toujo ira la mission du 1’.Millet, il ne l’a quittée que par force majeure après y avoir demeuré près de 20 ans et est encore dans l’espérance et la certitude dy retourner Dieu aidant aussi tost que la paix sera fait ; estant donc légataire peut-il recevoir luy seul ce testament et cette seule circonstance n’est-ello pas plus que suffisante pour le casser et l’annuler.Je sçai ce que l’on ne pouvait pas faire autrement, mais je répondrai que cette impossibilité prétendue est bonne à dire aux personnes qui no savent pas ce qui se passe aux Iroquois on pareille occasion, et que respondront mes parties si je leur — 46 — dis ce qui est véritable que j’étois aux Iroquois jay mené moymesme des esclaves pris depuis un an ou deux pour me servir d’interprètes auprès de leurs compatriotes aflln de les baptiser avant que d’être brûlés, qui cmpeschoit donc que tant de frangois qui estoient à Onnciout ne fussent appellés pour servir du témoins, mais en second lieu quand cette impossibilité no serait pas supposée elle ne rendroitpas pour cela le testament plus valide.Tout cecy considéré, Monsieur, je vous prie humblement do vouloir déclarer lo dit testament nul et comme nayant jamais été fait, et les marguillers déboutés de leurs demandes et leurs prétentions milles avec dépens.A Villemarie ce 22 mars 1695.(signé), France Vaillant J ¦SIK CHARLES SAUNDERS Sir Charles Saunders, qui avait été lieutenant du Centurion et commandant du Tryal dans l’expédition de Anson, devint contre-amiral, en 1758.Il fut rappelé de la Méditer-rannéc pour prendre le commandement en chef de la flotte américaine, en février 1759, et hissa son pavillon à bord du Neptune comme vico-umiral.En 1761, il re^ut l’ordre du Bain, et mourut en 1775.Ses restes furent privémont inhumés dans l’abbaye do Westminster, près du monument de Wolfe.D’intéressantes anecdotes sur ce galant, habile et aimable officier sont ' "és dans le Annual Register de 1755et 1759, et dans lo European Magazine de 1796.r.-G.R.32 LES VICTIMES DU MASSACRE DE LACHINE M.l’abbé do Belmont, prêtre do Saint-Sulpice de Montréal 'do 1(181 à 1732, ot son supérieur pendant plusieurs années, donne une liste dos victimes du massacre de Lachino do 1(180 dans son Histoire
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