Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1900-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Recherches Historiques BULLETIN L’ARCIIÉOLOGIE, D’HISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC., PUBLIÉ PAR PIERRE-GEORGES ROY VOLUME SIXIÈME # 'Vr«yn; œmà ¦:-ttC2?r : EGLISK DE SAIXTIvCÉCJLE DE VALLEY Kl KLD iwœwæai BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.(J JANVIER 1900 No.I SAINTE-CECILE DE VALLEY FIELD En 1845, au moment môme où s achevait lccanaldo Beau-harnois, destiné à relier le lue Saint François et le lac Suint-Louis, Valleytield n’existait pas.La construction du canal, dont ce point était le terminas en venant de Montréal, avait fait dres-er en cet endroit quelques petites maisons destinées aux industriels qui suivent les chantiers de ces grands travaux.Là encore, il y avait quelques cabanes de pêcheurs et de défricheurs ou settlers, tous fort pauvres, et vivant assez tristement.Ces deux éléments réunis ne donnaient, en 1^49, à ce hameau pas beaucoup plus de trente feux.Ce hameau dépendait do la paroLse île Saint-Timothée.L'endroit même où est situé aujourd’hui Valleytield n’avait pas alors de désignation.La pointe de terre qui sedétacheà l’ontréedu canal actuel, était appelée la pointe aux voleurs,” ainsi nommée parce qu'une barge dedenrées s'y étantéehouée, les habitants s’en seraient approprié la cargaison, selon les uns ; et selon d'autres, parce que ces mêmes habitants faisaient main basse sur les bois flottants que le vent ramenait de ce côté, lorsqu’ils manquaient le rapide du Coteau.A partir do 1855, on trouve,dans les registres parfaitement tenus de la paroisse, des documents positifs dans lesquels i n peut avoir toute confiance.Celte paroisse fut créée en cette même année sous le nom officiel de paroisse do Sainte Cécile.Voici les termes mêmes de l'acte en date du 1er mai 1855 constituant cette paroisse: “ Il sera formé une paroisse dite de Sainte-Cécile, et composée d’une étendue do territoire détachée de Saint-Timothée, — 6 — comprenant toute la partie sud-ouest d'icelle appelée Cathe* rinestown, bornée et limitée au nord-est parla Grande Ligne faire, vous ne Nous avez donné que des réponses dignes d’un ministre de .1.0.“ Je ne suis venu avez-vous dit, que | our les âmes abandonnées de secours,” de si beaux sentiments ne pouvaient que Mous plaire infiniment ; ils ont en ctfet pénétré jusqu'au plus tendre et au plus intime de notre cœur.Et pour entrer dans toutes vos saint(j> et pieuses intentions, seconder votre piété et esprit apostolique, Nous vous avons revêtu et vous revêtons par les présentes de tous nos pouvoirs.” Burunt les trois années qui suivirent, M.Bourg visita la Gaspésie toute entière et la Haie dos Chaleurs, des deux côtés jusqu’à Miscou.En 17(8 une mission aussi délicate que dangereure lui fut confiée par l’Evêque de QuéLoc.Loi,»qu éclata lu guerre américaine, 1rs sauvages excités par des émissaires do la Nouvelle-Angleterre,- prirent une attitude si menaçante, qu’on put craindre un instant à un soulèvement général.Celte révolte dans les circonstances difficiles que traversait la métropole, eût singulièrement coin- — 14 — pliqué la situation déjit si difficile par elle-même.Aussi Sir Richard iIughes,alors lieutenant-gouverneur de la Xouvello-Rcosso, écrivit-il à cette époque au gouverneur général,dont la résidence était à Québec, le priant d insister auprès de l’Evêque catholique de cette ville, pour qu’un missionnaire se rendit immédiatement parmi les tribus en pleine effervescence.L’abbé Bourg qui était alors à Carloton et qui jouissait d’un grand ascendant sur l'esprit dos sauvages dont il connaissait la langue et les mœurs, était l’homme désigné par les circonstances pour cette difficile mission.Aussi Mgr de Québec s’empressa-t-il de lui envoyer un exprès pour l’en charger.X’écoutant que la voix du devoir et le désir de son évêque, M.Bourg, accompagné de deux sauvages, partit aussitôt.11 parcourut toutes les bourgades depuis la rivière Saint-Jean jusqu’à la Xouvollo-Ecosso.11 réussit complètement à pacifier les .Micmacs, sur lesquels avait passé un souille tie révolte, leur lit renouveler leurs promesses de lidélité et de loyauté à la couronne britannique, et en retour, eût depuis lors ses coudées franches à Halifax et dans les missions des provinces maritimes, dont il sut user largement au profit de ses coreligionnaires et pour l’honneur de la religion.Sur son avis, les familles irlandaises d'Halifax présentèrent en 1783, une pétition à Sir Andrew Snape, qui avait remplacé Sir Richard Hughes, en 1781, comme lieutenant-gouverneur de la province, dans le but d’obtenir des mesures plus libérales et plus tolérantes pour le libre exercice de leur religion.En réponse à la demande qui lui était adressée,par l’intermédiaire du gouverneur, la législature décréta abolies les clauses injurieuses et iniques qui privaient les sujets catholiques de Sa Majesté, dans la .Nouvelle-Ecosse, du droit de possession et de la liberté de pouvoir pratiquer ouvertement leurs devoirs religieux.C’est de cotte époque que commence l’émancipation des catholiques do la Nouvelle-Ecosse.Sir Richard Hughes, voulant témoigner sa reconnaissance à M.Bourg, d’une manière encore plus sensible, lui fit concéder gratuitement l'I le aux Hérons et quatre milles do terrain sur les côtes du Nouveau-Brunswick, en face do Car-leton.hn outre un certain lopin de terre où se trouve actuellement les édifices religieux deCarleton jusqu’à la pointo dite des Bourgs.M.Bourg céda une partie de ce terrain à son départ de cette paroisse.Le reste appartient encore à ses arrières neveux.La liberté religieuse ayant été rendue, grâce à l’influence de 31.Bourg, les catholiques d’Halifax firent des démarches pour avoir un prêtre résidant au milieu d’eux, et faisaient les plus grandes instances.Le 1(i juillet 1 (8L 31.Bravé, vicaire général do Québec, écrivait à 3L Bourg pour l’en informer.Ils s’étaient d'abord adressés à 1 évêque de Londres qui leur avait naturellement répondu qu Halifax n'était pas dans son diocèse, 31.Bourg recevait l’injonction de se transporter à Halifax, d examiner les choses par lui même, et.do lui en rendre compte ; combien il y avait de catholiques dans la ville et aux environs dans la Nouvelle-Ecosse ; Si l’on pouvait y bâtir librement une église et une maison presbytéralo ; quels étaient les moyens do faire subsister un prêtre, et autres choses semblables.Le désir de 1 évêque de (juébec était que 31.Bourg y fit sa résidence ; 31.Le Roux, récemment arrivé de Fiance, devait lui succéder dans les missions delà Baie des Chaleurs jusqu’à nouvel ordre.On prévoyait alors qu'Halifax deviendrait un des pre-mier.s postes, et les catholiques, grâce aux démarches de M.Bourg, y avaient obtenu du parlement en faveur de la religion catholique, des avantages que bien d’autres n’auraient — 16 — seulement pas osé demander.M.Bourg savait parfaitement la langue anglaise, était vicaire-général de l’Evêque do Québec, et avait toute sa confiance, il était aussi chargé de dire à ces catholiques que l’évêque no les oubliait pas, était très content du zèle qu’ils avaient pour leur religion ; qu'il avait en vue leurs intérêts spirituels et qu'il travaillerait de tout son pouvoir à les secourir.M.Bourg se rendit donc à Halifax durant l’été 1781, et fit son rapport à Mgr de Québec.Hais sa lettre fut perdue.Ile retour à Carleton, dans l’automne assez avancé, il écrivit de nouveau à M.Gravé, V.G.“ J’eus 1 honneur, dit-il, d’écrire à Mgr l’Evêque étant à Halifax dans 1e courant de l’été dernier, que je me conformais nu désir de Sa Grandeur, qui était que je résidasse à Halifax ; M.Lelluux devait résider en la Baie des Chaleurs, et moi j'étais sur mon départ d’Halifax pour chercher mes diets en la Baie et retourner au plus tôt.J’ignore si cette lettre est parvenue à Sa Grandeur et c'est ce qui m’obligede vous écrire la présente.Le trajet d’Halifax à la Baie m’a pris trois semaines, et dans une tempête qui dura trois jours sans discontinuer, tout l’équipage lut déconcerté excepté lo capitaine.Je lus obligé de servir de matelot pour me sauver la vie, et à mon arrivée je tombai malade, tant j'avais essuyé de fatigue et de froid.Cette indisposition m’a retenu dans la Baie ; Si Bien me conserve, j’espère me transporter à Halifax ce printemps pour y faire ma résidence jusqu’il nouvel ordre de mon évêque.“ Quant à M.Lelioux, qui est un très digne prêtre, il est maintenant d un âge si avancé qu'il lui est impossible do desservir tous les endroits éloignés et même les moins éloignés durant l'hiver.Ainsi, je crois qu'il serait à propos, si Sa Grandeur l’avait pour agréable, que M.Le Roux vint résider où je suis, qui est maintenant l’endroit le plus considérable de la Baie, puisqu’il y a 78 habitants ; neuf lieues — 17 — plus haut, est la mission de Ilistigoucho, qu’il pourrait encore desservir, ainsi que lus endroits Pégéguit et Caraquet, où il peut y avoir en tout 40 habitants.Le second endroit le plus considérable est Bonaventuro, douze lieues plus bas que Tracadièehe et toujours du coté nord, où il y a environ 60 habitants.Quatre lieues plus bas, est un endroit appelé Paspébiac, où il peut y avoir 25 habitants ; ensuite, Port-Daniel, Pasbeau, la Grande-.Rivière et Percé.Du côté sud de l’ouverture de la Haie, se trouve Jliramichi, où il peut y avoir 20 familles et quantité de sauvages ; plus loin, Cocagne et Memramcouk, où réside Al.LeRoux, parce qu’il y a 100 habitants au moins.is!c serait-il pas possible de placer un jeune prêtre à Bonaventuro, pour y résider dans le cours de l’hiver ?L'été, il parcourrait les différents endroits que j’ai nommés.M.Le Roux pourrait suppléer pour les malades pendant son absence.Je suis persuadé que votre zèle apostolique vous excitera à faire tout ce qui dépendra do vous pour favoriser cet arrangement.” L’arrivée à Halifax du 1’.Jones dérangea tous les plans de 31.Bourg.Le P.Jones était de l’ordre des Capucins, qui avaient fourni déjà, sous la domination française, plusieurs missionnaires en Acadie.C’était un homme instruit et fort distingué.11 y bâtit une église et y exerça les fonctions de vicaire général, que lui conféra l’évêque do Québec.11 fut bientôt rejoint, dit l’abbé Casgrain, par deux prêtres français, 31.Allain et 31.Lejamtel de la Bloutorie.L’abbé Allain s’on alla évangéliser le groupe acadien le plus inaccessible et le plus délaissé de tous, celui des lies de la âLadoleine.31.Lo-jamtel de la Bloutorie eut en partage l’île du Cap Breton,e t se fixa à Arichat, où vint bientôt le rejoindre un autre exilé de France, l'abbé Champion, comme lui du diocèso d’A-vranches. — LS — M.Bourg demeura donc en la Baie des Chaleurs et vit ainsi se rétrécir le champ immense de ses missions.lin 1780, M.Bourg songea à faire bâtir une nouvelle église à Carleton, pour tous les établissements depuis Cascapédiac j utqu’à la Nouvelle.Ce qui l’engagea à entreprendre cette c onstruction, ce fut l'activité que prit alors le commerce du poisson à cet endroit.Aussi, la population s’était considérablement accrue.Mais h s difficultés qu'il rencontra pour le choix du site de la nouvelle église, qu’il voulait voir élever à peu près au même endroit que l’ancienne, lui fit renoncer pour le moment à l'entreprise.Voyant hrmauvui.se volonté des habitants et Indivision s'accentuer davantage, M.Bourg transporta sa résidence à Bonavmture.Ce fut une rude épreuve pour les habitants de Carleton qui, malgré leurs malheureuses divisions, estimaient beaucoup leur pasteur.Aussi firent-ils des instances auprès de l’évêque de Québec pour réinstaller M.Bourg au milieu d’eux.M.Boni g résolut alors de demeuror.allernati* vernent dans les deux places.Cette même année ITh!, M.Bourg reçut un auxiliaire dans la per-onne de M.(lirouard, autre prêtre acadien, qui fut chargé des missions de Itistigouche, Nipissiqtii, Curoquet et Mivamichi.Il se fixa à Cnraquet, comme étant le poste le plus important.M.(lirouard fonda plus tard le séminaire de Saint Hyacinthe, P.Q.Un 178!>.Mgr Hubert ayant réglé le différend et fait cesser 1 es divisions à propos de la construction de la nouvelle église, ordonna de bâtir à l’endroit désigné par M.Bourg.On commença incessamment les travaux.Le 1er octobre 1787.M.Bourg baptisait, à Carleton, un enfant dont il fut en même temps le parrain, qui devait jouer un grand râle dans le monde politique du temps, et qui est une des plus belles gloires de Carleton ; la marraine fut sa sœur, Marie-Madeleine Bourg : C’était Joaeph-Bené — 19 — Vallières do Saint-Réal qui, grâce à la haute protection do Mgr Plessis, évêque de (Québec, fit un cours d’études, devint le premier avocat de son .temps, député du comté de Chain-plain, et enfin juge.En 1791, M.Bourg visita tous les postes soumis à sa juridiction et en rendit compte â l’évêque de Québec, de retour à Percé.“ J’informe Votre Grandeur, dit-il, que grâce au Seigneur, jouissant d'une bonne santé, j'ai fini do parcourir nord et sud, toutes mes missions, de sorte qu’en trois ou quatre jours je partirai de Percé, où je suis depuis quelque temps, pour retourner à la Baie et luire une mission à Caraquot.J'y suis allé co printemps, mai» ces pauvres gens no pouvaient avoir recours à moi dans le cours de l’hiver.J’ai reçu les Saintes Huiles, pour lesquelles je vous remercie, et le mandement à l’égard de la suppression de quelques têtes.J'ai lu ce mandement en chaque lieu et m’y conformerai, ainsi que tous les habitants.On ne voit que misère en la Baie, cette année, attendu que la pêche au saumon et la chasse ont presque entièrement manqué ; la pêche à la morue est fort médiocre, mais la récolte est assez bonne.C'est un malheur qu’on ne soit pas plus porté à cultiver avec soin.Quelques habitants do ma paroisse (CarlotonJ recueillent déjà depuis quelques années plus qu’ils ne dépensent.J’espère que cet exemple inspirera aux autres, qui vivent très'mal dans le cours de l'hiver, le désir do les imiter.” Jusqu’en 1791, M.Bourg avait plus de -lût) lieues de mission.Il fut déchargé, à cette époque, de tout le territoire situé au delà de la rivière Miramichi.Tout le resto do l’Acadie était confié au P.Jones otà ses confrères français.M.LoRoux ayant fixé sa résidence à Mcmrameouk, en 1781, fut aussi chargé des missions do Cocagne et de Eichibouc* tou, qui venait.de se coloniser. — 20 — 1794, M.Bourg, qui jusqu'alors avait joui d’une forte santd, commença à se sentir épuisé, et étant devenu incapable de ] emplir Ils fonctions si difficiles de missionnaire, demanda son rappel.Mgr de Québec, qui avait en haute estime M.Bourg, le transféra à l’importante cure de Saint-Laurent, près Montréal, à l’automne 1795, dans l’espoir que le repos bien mérité par 20 longues années d’un pénible ministère ri tnblii ait sa précieuse santé.Mais il no fit que languir et s été ignit pieusement dans le Seigneur, après avoir îeçu lous les secours de la religion des mains du grand vicaire iïoux, de Montréal, le 20 août 1797, à l’âge de 53 ans, 2 mois et 11 jours.Le lendemain, eurent lieu scs funérailles, au milieu d’un grand concours de peuple et de tout le clergé de Montréal.Ses restes funèbres furent déposés sous les dalles de l'église Saint Laurent, où ils reposent depuis plus d’un siècle ; niais sa mémoire et son souvenir ont traversé les âges et demeurent encore vivaces parmi les peuples qu’il a évangélisés.L’abbé H.-P.Cuoüinard NOBLESSE OBLIGE La noblesse de sang remonte à un millier d'années, mais il ne laut pas croire que noblesse ob igo ait été dit àl’époque de C harlemagne.(Vs deux mots qui ont retenti dans l’univers civilisé ne datent que de 17S8 ; ils ont été prononcés aux Etals Généraux par Gaston Pierre-Marc de Lévis, fils dti general qui succéda a Montcalm dans locommandement des troupes du Canada.La noblesse mourante trouvacette expression qui la définissait elle même dans son sens le plus radieux.Yrer.s 1803, M.do Lévis publia un ouvra go d’ingénieur dans lequel il expliquait la possibilité de creuser un tunnel sous la Manche et de cette manière communiquer de France en Angleterre.Benjamin Sülte — 21 — RÉPONSES Jean Marte/.(II, XII, 260.)—1Mean Martel,écrit M.Auguste Iléchard (Recherches Historiques, vol.IV, p.243), eut vingt-neuf enfants de ses quatre femmes, dont il a épousé la dernière en 1743.” Pour I amour de la vérité, nous croyons devoir lui enlever trois des dites femmes et vingt un des dits enfants.Les raisons sont qu’au commencement de 1745, M.Jacrau, curé do Québic, trouva, en faisant le recensement de sa paroisse, rue Saint-Nicolas, près du Palais, Marie-Anne Robineau-Rou-ville, âgée de 04 ans.veuve de Jean .Martel, et que, dès 1732, au mariage de son tils, Jean .Martel est mentionné comme défunt.Marie-Anne Robineau-Renville, d’après Tanguay, vol.o, page 520, était la première femme de Jean .Martel ; il non épousa donc pas bla lo.avoir rondo, pl,„ a„du3 et Pl“ .n„‘ Itd„r — 27 — lorsque les Iroquois, renvomntla porte du fort, y entrent en foule, et voient fondre sur eux le petit nombre de français qui restaient encore.L’épée dune main, le couteau do l’autre, cos braves jeunes gens frappent de toutes parts avec une telle ardeur que l'ennemi perdit jusqu’il la pensée de fairo des prisonniers, afin de se défaire au plus vite de ce petit nombre de combattants qui en mourant les menaçaient d une destruction générale, s'ils ne se bâtaient de les exterminer.K ft rayés de cette résistance, les Iroquois se retirèrent au plus tôt, et toute lu colonie fut sauvée.Nous avons retrouvé, dans les minutes du greffe de Mon-tieal, le testament de la plupart do ces braves, passé le 10 a\ îil lOGO.I ne clause entre autres se lit comme suit : ¦ Désirant aller en parti de guerre avec le .Sieur Dollard, pour courir sur les Iroquois, et ne sachant comment il plaira il Dieu île disposer de ma personne dans co voyage, j’institue, en cas do mort, un héritier universel de tous mes biens, il la charge de faire célébrer,dans la paroisse de Ville-Marie, quatre grand messes et d’autres pour le repos de mon âme." Compagnons de Dollard des Ormeaux : Jacques Brassier, âgé do 25 ans ; Jean Tavernier dit La IFochetière, 28 ans ; Nicolas Tillemont, 25 ans ; Laurent Hébert dit Lariviêre,27 ans ; Alonie DeLestros, SI ans ; Nicolas Josselin, 25 ans ; Kobert Jurée, 24 ans; Jacques lioisseau, 23 ans; Louis Martin, 21 ans ; Christophe Augior dit Desjardins, 20 ans ; Etienne Kobin dit Des forges, 27 ans ; Jean Valots, 27 ans ; Etienne Doussin,sieur do Ste-Cécise, 30 ans ; Joan Décompté 20 ans ; Simon Guenet, 25 ans ; François Cusson dit Pilote, 24 ans.Nicolas Duval,Mathurin Soulard et Blaiso Juillet avaient péri dès le début de l’expédition lo 10 avril 1000.Mgr Cyprien Tanguay I — 28 — L(l “ f/ui(/nol (V, HI, 591.)—La guignolie est une ancienne coutume consistant à se réunir en bande, dans la nuit du 31 décembre, pour al 1er souhaiter la bonne année aux amis et c mnaissuncos, cl faire une collecte pour les pauvres, ou chantant la chanson de la guignolie.Le chant do la guignolie a déjà eu le privilège d’occuper l’attention de plusieurs écrivains de France et du Canada.M.Ampère, entre autres, fait remonter l’origine do ce refrain à.l'époque druidique, quand les prêtres do l’antique Gaule faisaient, au nouvel an, la cueillette du gui sur les chênes des forêts sacrées, on poussant le cri de réjouissance : —Au gui l'an neuf.Au reste, en plusieurs localités du Canada, guignait se dit aguilanleu, et encore aujourd’hui, en France, suivant les régions, ou emploie la gui-Can neu, la guillannée, la gui ianncau.Comme contrepoids à la thèse de M.Ampère, certains éty-mologistes prétendent, île leur côté, que la guignolie vient des anciens Phéniciens qui, dans la (laule, avaient conservé la coutume de s'envoyer réciproquement, une fois l’an, dos potB de blé vert en signe de consolation et de réjouissance,et en échangeant la formule connu : —Eghin on eit, c’est 4-diro le blé liait, la vie ressuscite.Quoiqu'il en soit de cos différentes hypothèses, une filiation directe paraît exister entre notre guignolie canadienne et certaines coutumes du Nouvel An encore aujourd’hui pratiquées, dans les régions do France d’où sont venus la plupart do nos ancêtres.Ainsi, en Saintonge, la tradition s'est conservée de parcourir, au nouvel an, les rues des villages, en promenant un 11 aiguillon do bois tout neuf ” dans lequel on embroche les couennes delat'd reçues au passage.Cette promenade de l’aiguillon s’appelle alors V Ayilonneuon la Guilanni.Dans l’ancienne province du Perche, on appelle les présents du jour de l’An : les éguilas, par allusion, soutiennent les fidùles de M.Ampère, à lu coutumo druidique qui était de distribuer le gui de Van neuf sous forme d’étrcnncs, au commeceument de I ai,née.Ln d’autres régions de Normandie, ces sortes de radeaux se nomment encore des aguignet-tes • Sylva Claimn X« Pother le.(V, VII, 641.)—Ce nom rappelle celui de 1 un des premiers seigneurs qui travaillèrent efficacement à coloniser le domaine de la Nouvelle-France.Jacques le Neuf de lu Potherie, arrivé en 1Ü3C, était porteur d un privilège de lu compagnie des Cent-Associés, en date du 15 janvier de lu même année, lui accordant une lieue et demi do terre le long du douve .St-Laurent sur trois lioues de profondeur.Onze ans après, le 1(5 avril 1(547, par le titre qui lui lut donné, confirmant lu privilège de 1 (J36 on voit que M.do la Potherie avait (de 1(536 à 1(147) cultivé et fait valoir ses terres, qui étaient situées entre *•le ruisseau de la itoclio et le cap du dault,” rive nord du douve ;—c’est la seigneurie, plus tard baronnie, do Portneuf.Voilà donc, entre 163(5 et 1(147, un commencement d habitation en cet endroit.Le 8 avril 1(547, le Journal îles Jésuites dit que des Algonquins, qui étaient descendus des Trois Rivières à Québec pour engager le gouverneur-général a declarer la guerre aux Iroquois, s’en retournèrent ,mais“ n’allèrent quejusqu’à la Potherie.” Le 17 août suivant, le même Journal enréiri-tre ‘ la nouvelle de la prise de
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.