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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1898-08, Collections de BAnQ.

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«iüi# ; -;r ' : lafis™ Épim mm Si&Vj ___________________________ .mWm&ïMÊm SIR JOHN COLBORNE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.4 AOUT 1898 No.8 SAINT-PRIME DU LAC SAINT-JEAN Le nom de Saint-Prime a été donné à cette paroisse-par le regretté Mgr Racine, premier évêque de Chicoutimi, en l’honneur de l'eu M.Prime Girard, deuxième curé de Roberval, qui le premier donna la mission aux nouveaux colons vers 1808.Ces colons étaient arrivés eu 1865.Ils venaient pour la plupart du comté de Charlevoix, de Château-Richer, de Saint-Michel de Bel léchasse, et de Notre-Dame de Beauport Ils se nommaient Alexandre Proulx, Louis Bellay, Jérémie Bouchard, Gilbert Coudé, Hubert Villeneuve, Honoré Lamontagne, Ignace Taillon, Jean Chamberland, Hilaire Bélanger, Stanislas Maurice, François Lapierre, Edouard Mar-coux, etc., etc.Vers 1868 ou 1869 plusieurs colons vinrent de Sainte-Foye de Québec, établir le sixième rang qui porte le nom de cette paroisse.C'étaient Olivier Dufresne, François Côté, Anthime Fréchette, Louis, Routhier, Edouard Routhier, etc., etc.Eu 1870, Saint-Prime fut dévasté par un incendie.Les colons perdirent tout ce qu’ils possédaient.L’année suivante, on construisit une chapelle à Saint-Prime.Cette chapelle a été remplacée en 1879 parl’église actuelle.C’est en 1871 que le premier curé résident, M.El-zéar Auclair est arrivé à Saint-Prime.Il fut remplacé par MM.F.-X.Bellay, 1880-1890, et G.-A.Girard, curé actuel.Pierre-Georges Roy LA SUPPRESSION DES RELATIONS DES JÉSUITES (1) Pourquoi et comment les Relations de la Nouvelle-France ont-elles cessé de paraître en 1673, bien que les supérieurs de Québec aient continué pendant plusieurs années à les envoyer au Provincial de la Compagnie, à Paris, et au R.P.Général, à Rome ?(2) Longtemps on a ignoré la cause de cette interruption.Le docteur Arnauld, toujours en quête de choses désagréables aux Jésuites, insinue et n’est pas éloigné de croire que la Congrégation de la Propagande, ayant reconnu quêta lettres annuelles des Pères étaient pleines de faussetés,leur avait défendu d'en plus donner au public.(3) M.d’Allet, ecclésiastique de Saint-Sulpice, secrétaire de M.l’abbé de Queylus, au Canada, prétend, dans un mémoire qui lui est attribué par le docteur Arnauld, que les Relations cessèrent de paraître à la demande de M.de Courcelles, gouverneur de la Nouvelle-France.On ne doit pas non plus l’attribuer à une mesure de prudence de la part de la Compagnie de Jésus, encore moins à une condamnation llétrissaute partie de haut lieu.On ne peut même pas voir dans ce (1) II, III, J 03.(2) Plusieurs de ces Relations ont été imprimées cliez Dou-niol, en 1861, par les soins des PP.Martin et de Montezon, et par Shea, à la presse Cramoisy, en I860.(3) Lettres de messire Antoine Arnauld, Paris, 1775, in-4, vol.II, J).OU». lait, comme le disent les auteurs des Relations inédites, une concession accordée par la peur.La suppression des Rotations de la Nouvelle-France lut simplement la conséquence indirecte d’une mesure générale prise par le pape Clément X dans le bref Créditée, du 6 avril 1673.Clément X ne les a pas supprimées, comme le croit M.Verreau, dans la Revue de Montréal ; mais les Jésuites ont eux-mêmes cessé de les publier, après la promulgation du bref, pour des motifs que le F.Joseph Brucker a le premier exposés dans les Etudes religieuses, (1) Nous allons donner, pour la première fois, les pièces sur lesquelles s’appuie cet.écrivain, et d’autres qu’il n’a pas connues ; elles trancheront définitivement une question qui a longtemps préoccupé les historiens ; elles feront passer de la légende à la réalité le fait le plus simple du monde.Il ne sera pas inutile, pour mieux faire comprendre le bref Créditée, de Tésumer les événements qui précédèrent cet acte pontifical et le préparèrent, s’ils n’en furent pas l’unique cause.En 1552, François-Xavier expirait dans une lie déserte, en face de l’empire chinois.Trente ans plus tard, deux Jésuites, héritiers de son courage et de son zèle, Michel Ruggieri et Pazio, qui attendaient aux portes de la Chine le moment favorable d’y pénétrer, s’y introduisaient définitivement, et.un au après, Mathieu Ricci venait y planter la Croix.Ces apôtres furent bientôt suivis do plusieurs autres, parmi lesquels François Martinez, Emmanuel Diaz, (1) Etudes religieuses, partie bibliographique, LUI, p.513. Lazare Cattaueo, Nicolas Longobardi, Diégo de Pau- toya et Nicolas Trigault.Mais cette poignée de savants apôtres suffisait-elle pour la conquête de ce vaste pays ?Daus la première moitié du XVIIe siècle, ils se plaignirent de leur petit nombre; ils firent appel à tous les dé\oue-ments, et des religieux, qui n’apparteuaient pas à la Compagnie de Jésus, pénétrèrent dans le Fo-Kien par l’ile Formose.Ce fut là le point de départ de démêlés et de discussions religieuses, qui devaient amener comme conséquence les plus déplorables divisions en Chine et des luttes scandaleuses eu Europe.La question des rites chinois fut le champ de bataille entre les Jésuites d’un côté, les Dominicains, les Franciscains et les messieurs des Missions-étrangères de l’autre.En arrivant en Chine, les Jésuites avaient cru remarquer de la superstition et de l’idolâtrie dans les honneurs rendus à Confucius et aux parents défunts.Toutefois, avant de se prononcer définitivement, ils examinèrent les choses de plus près.Après une longue suite d’études, de recherches, de discussions, de travaux et d’approbations, ils s’en tinrent à cette règle très sage, qui plus tard fut donnée par le Saint-Siège aux vicaires apostoliques de la Chine : “ Ne point obliger ces peuples à changer leurs cérémonies, leurs coutumes et leurs manières, à moins qu’elles ne soient très manifestement contraires à la religion et aux bonnes mœurs.” Eu outre, et comme conséquence de cette règle gé- nérale, ils prescrivirent et défendirent à leurs néophytes certaines cérémonies superstitueuses et idolà-triques ; ils tolérèrent, au contraire, pour ménager les esprits et ne pas les éloigner de la religion chrétienne, des rites qu’ils considéraient comme purement civils, auxquels les Chinois étaient fort attachés.Ces rites civile, d’autres religieux ne voulurent pas les interpréter de la même manière.Ils accusèrent les Jésuites de permettre aux nouveaux chrétiens de 6e prosterner devant l’idole de Chiu-Hoam, d’honorer les ancêtres d’un culte superstitieux, de sacrifier à Confucius.L’accusation, portée d’ahord à l’archevêque de Manille et à l’évêque de Zébu, alla bientôt à Rome.Les esprits se passionnèrent, les cœurs s’aigrirent, encore plus peut-être en Europe qu’en Chine.Eu 165.5, les Jésuites firent partir de Chine le P.Martini, pour aller à Rome exposer au Pape et aux cardinaux leur pensée sur les rites chinois.“ Il trouva tout le monde, dit l'Histoire apologétique, étrangement prévenu contre les cérémonies.” Il présenta néanmoins les mémoires qu’il avait apportés, et après un examen attentif et minutieux de plusieurs mois, la Congrégation, réunie le *23 mars 1656, en présence d’Alexandre YII, porta un décret, qui fut approuvé par le Pape et servit depuis de règle aux missionnaires Jésuites de la Chine.Ce décret permettait les pratiques que le P.Ricci et ses compagnons avaient été contraints de tolérer, parce-que, est-il dit dans la réponse à la troisième ques- tien proposée à la congrégation, i' pamil rjue ce culte est purement civil et de police.Le décret d'Alexandre VII ne fit pas le calme ; c'était à prévoir.Les intérissés l’interprétèrent, cha-cun'à sa manière ; et les religieux et leurs amis, qui ne voulaient voir dans les lites chinois qu’un culte superstitieux, allèrent jusqu’à traiter de subreptice l’acte pontifical.En Chine, cepenlant, la persécution religieuse sembla un moment devoir diminuer l’acuité des discussions.Vingt-trois missionnaires furent faits prisonniers et détenus à Canton (1GG6), à savoir, dix-neuf Jésuites, trois Dominicains, les Pères Sarpetri, Leonardi, et Navarette, leur supérieur, enfin un Franciscain, le P.Antoine de Sainte-Marie.Ils profitèrent de cette réunion pour échanger leurs idées sur les graves questions qui les divisaient.Après plusieurs conférences, vingt-et-un missionnaires, les dix-neuf Jésuites et les Pères Sarpetri et Navarette signèrent cette décision de l’assemblée : “ A l'égard des cérémonies dont les Chinois se servent pour honorer leur docteur Confucius et leurs défunts, on doit s’en tenir absolument aux réponses de la Sacrée Congrégation de l’Inquisition, approuvée par N.S.P.Alexandre VII en l'année 1656, parce qu’elles sont fondées sur une opinion très probable et à laquelle on ne peut rien opposer qui soit évident.” Après avoir signé la décision de l’assemblée de Canton, le P.Navarette protesta contre sa propre signature et attaqua violemment les pratiques des missionnaires de la Compagnie.C’est sur l’autorité 231 — tie ce Père et sur ses écrits que s’appuient les accu-satious du Dr Arnauld contre les Jésuites de la Chine dans la Morale pratique.La paix, qui était sur le point de se conclure, ne se fit pas, par la faute du P.Navarette ; la lutte recommença même de plus belle.Pour y mettre un terme, Clément IX confirma, le 13 novembre 1(569, le décret du Pape Innocent X et celui du Tape Alexandre VII.Cette confirmation ne servit à rien : en Europe et en Chine on continua à se quereller, au grand scandale de la chrétienté.Il importait d’opposer une digue à ce débordement.La congrégation de la Propagande, chargée spécialement du pays des missions, fit paraître,le 19 décembre 1672, un décret interdisant, en général, de publier des livres ou écrits sur les missions ou sur des choses concernant les missions, sans une permission écrite de la sacrée Congrégation.Le cardinal Altieri obtint du Saint-Père le bref Crédita: nobis cœlilus, qui confirmait les défenses de la Propagande et interdisait la publication des livres et écrits sur les misions, sous peine d'excommunication.Ce bref, du 6 avril 1673, contient, entre autres » choses, cette défense générale et explicite : “ Tour ces raisons et pour d’autres non moins graves, de l’avis des susdits cardinaux, par l’autorité apostolique, nous défendons de nouveau, par la teneur des présentes, à toute personne de quelque état, degré, condition, même de quelque ordre régulier, congrégation, institut que ce soit, et aussi de la Société de Jésus, quand même il faudrait en faire une mention — 232 — spéciale et individuelle, de publier elle-même ou pur une autre, sans une permission écrite de la Congrégation des mêmes cardinaux, laquelle permission devra être imprimée en tête de l’ouvrage, des livres et des écrits dans lesquels il est question des missions ou de choses concernant les missions.” Cette défense, comme on le voit, n’est pas absolue ; il est défendu seulement de publier quoi que ce soit sur les missions, sur,s une permission écrite de la sacrée Congrégation d la Propagande.En second lieu, il n’est pas nommément fait mention, dans le bref, des Relations de la Compagnie de Jésus, envoyées soit de la Nouvelle-France, soit d’ailleurs ; mais, si elles ne sont pas mentionnées spécialement, elles sont visées par la défense générale aussi bien que tous les autres livres et écrits.La défense est faite sous peine, pour celui qui l’enfreindra, d’excommunication lat fidélité à leur suzerain sous le régime féodal.Nous devons la conservation de cet intéressant document à feu^K-B.Faribault : " Foi et hommage de Jean tiuion au Seigneur de Beau-port.Robert (îitfard, le dt) juillet l(!4(i.lin la presence et compagnie de tîuillauine Tronquet.commis au (iretVe et t:tbcllionage,de Québec, en la Nouvelle France, Jean tiuion.habitant de la Nouvelle-France, demeurant en sa maison du Buisson, s’est t ransporté en la maison Seigneuriale de Beauport.et à la principale portent entrée de la dite maison, où estant ledit tiuion aurait frappé ot serait survenu François Boullé, fermier du Seigneur de Beau-port, auquel le dit tiuion aurait demandé si le dit Seigneur de Beauport était en sa maison seigneuriale de Beauport ou personne pour lui ayant charge de recevoir les vnssaulx à foy et hommage ;àquoy le dit Boulé auroit faict response que ledit Seigneur n y estait pas.et qu’il avoit charge de luv ](our recevoir les vassaulx à foy et hommage.Après laquelle response et à la principale porte le dit tiuion s’est mis un genouil en terre, nud teste, sans épée ni espérons et a dit par trois fois ees mots: Monsieur de Beauport, Mon- BR\A - W sionr de _ , Monsieur de Beauport,jc vous fiiict et porto la foy et hotninugo a démission do Mgr de Laval, il voulut avant'que d’être sacré, prendre connaissance de son diocèse, et il s’embarqua en 1(185 pour la Nouvelle-France.A son retour en France, l’année suivante, il composa une relation do son voyage qu’il intitula: Estât prisent de l'Ejlise et de la Colonie Française dans la Nouvelle-France.Cet ouvrage fut publié è.Paris en 1(188.Cette relation du premier voyage de Mgr deSaint-Vallier dans la Nouvelle-France est aujourd’hui introuvable.M.l'abbé Bois nous en donne la raison : “Ce livre tiré à un nombre d’exemplaires assez limité, se répandit rapidement dans les provinces du Nord de la France et dans les maisons religieuses de l'Ancienne et de la Nouvelle-France, sans que le Canada en îeçut plus d’une douzaine d’exemplaires qui ont péri les uns après les autres dans les incendies dos divers établissements religieux do cette colonie, ou qui ont été, à 1 époque de la cession du pays à la Grande-Bretagne, emportés en Europe avec tant d'autres livres, documents, journaux, etc, et dont nous regrettons tous les jours l'irréparable disparition.” Mais il parait que ce n’est pas la véritable raison de sa rareté.\ oici ce que nous apprend une Relation de Québec, datée du 20 octobre 1S88 et dont nous devons la commuai- — 249 — cation à M.l’abbé Auguste Gosselin : “ Monseigneur de Saint-Vullicr fut bien surpris, en arrivant au pays (pour la deuxième fois) de trouver les choses dans d'autres dispositions qu’il ne les avait laissées, et bien fâché d'avoir tant exagéré dans la Lettre qu'il avait fait imprimer à Paris, les bonnes mœurs des peuples d’ici, et les bénédictions que Pieu répandait sur eux : puisque, par une politique assez ordinaire à ceux de son rang et de sa profession, il fut obligé de rejeter, dans un sermon qu'il lit, sur les péchés du peuple, les fléaux dont, le Canada était accablé, et d'exhorter tout le monde à la pénitence et à la prière, pour apaiser la colère de Dieu.Mais ee discours ne fit qu’augmenter le murmure de ses auditeurs, qui les attri.huaient à des causes plutôt humaines que divines ; eo qui l’obligea do supprimer les deux cents exemplaires de son livre qu’il avait apportés, et qui n'ont pas paru depuis.” P.G.U.Sir C/iarlett liaf/ot.(JV.I\'.435.)—C’est dans la première semaine de novembre 1842 que sir ( 'hurles Bagot tomba malade.Soit effet d'un changement de climat, soit effet des soucis sans nombre et des tracasseries qui l’avaient assailli dès son arrivée dans le pays, ou pour quelque autre cause, il fut attaqué tout à coup d’une maladie du coeur que les médecins considérèrent comme dangereuse.Cette nouvelle produisit une sensation pénible dans tente la Province, et en particulier parmi la population canadienne-française, (pii regardait déjà sir Charles Bagot comme un sauveur.On s’intéressait à sa santé comme à celle d’un père.Chose touchante ! il y eut dans toutes les églises catholiques des prières ferventes pour demander à Dieu la santé de ee gouverneur ; dans beaucoup de paroisses, on fit chanter des messes à cette intention, il y eut.dans la ville de Montréal, vers le milieu de janvier (1843), une grande assemblée des — 2.')0 — citoyens duns le hut d’exprimer au bien-aimé gouverneur leur reconnaissance des bienfaits qu'il avait conférés au pays, et la sympathie qu’ils ressentaient pour ses souffrances physiques.MM.1 >.- H.Viger, B.Holmes, C.-S.Cherrier, Dunscomb, Barthe, Wolfred Nelson, l’.Beaubien, etc., y furent 1er- principaux orateurs.Malgré les vœux et les prières de toute la population, le mal dont souffrait sir Charles Bagot fut déclaré incurable ; et, après avoir été, pendant plusieurs mois, ballotté entre la crainte et l’espoir, le pays apprit, avec un vif serrement de cœur, le 17 mai 1843, que son bien-aimé gouverneur venait de succomber.Sir Charles Bagot était âgé de (Il ans.!> mois et b jours.Marié en 1806, il était père de dix enfants, dont quatre garçons et six tilles.Elu membre du Parlement en 1807, il avait été d’abord sous-secrétaire d’Etat pour les affaires étrangères.Kn isi.y il était devenu membre du Conseil Privé, en même temps que ministre plénipotentiaire à Washington.Il avait été, en 1820.envoyé comme ambassadeur en Russie, et quatre ans plus tard à La Haye, d’où il n était revenu qu’en 1882.époque à laquelle il se retira dans la vie privée jusqu'à ce qu’il fut, en 1841, choisi comme gouverneur-général de l'Amérique Britannique du Nord.Dans la vie privée, sir Charles Bagot était un modèle.Dans la vie publique, c’était un homme à vues larges, un esprit juste et libéral.Dans les circonstances difficiles où se trouvait le pays, à son arrivée au Canada, divisé par des factions en lutte contre la grande majorité du pays méconnue jusque là, il t'allait une grande pénétration d'esprit et une grande force de caractère, pour pouvoir, connue il le lit si habilement, sonder toute la profondeur de cette plaie et oser y porter remède.Sir ( hurles Bagot avait demandé en mourant que son corps fut déposé dans le cimetière de sa famille, à côté de celui de sa mère, lin effet, ses restes furent, quclquo3 jours après sa mort, transportés d'abord à Oswego, puis à èsew-York.par la voie du canal Erie et de la rivière Hudson, et de là en Angleterre par la frégate War spite.A.Gérix-Lajoik Le Club des Jiurons.(4V.Y.-Cob;—Le club des Barons lleurissait à Québec, au commencement du siècle.Il avait d’abord porté le nom (le “Jieef-steak club.” Les membres, au nombre de vingt-un, se rencontraient sur-lout parmi les premiers marchands et les *• barons ” de la finance.Quand un des vingt-un disparaissait, on en élisait un à sa place.Mais l'intronisation des nouveaux membres, des membres élus, avait lieu seulement lorsqu'il y en avait assez pour solder les trais de l:t fête qui se donnait en cette circonstance.I n voyageur anglais, John Lambert, raconte que, dans l'hiver de 1 SOT.on célébra à Québec l'intronisation de sept nouveaux barons.Pareille cérémonie n'avait pas eu lieu depuis vingt ans.Il y eut un bal et un souper magnifiques à l'hôtel Lnion.qui a subi depuis bien des transformations, et qui.aujourd'hui, est devenu la bout ique d’un tailleur fashionable.M.Morgan.Ileux cents personnes, des plus huppées, assistèrent à cette fête, présidée par l'honorable .M.Dunn.président du conseil exécutif et administrateur de la province, en sa qualité de plus ancien baron.Après le bal.le souper commença à deux heures et prit tin à cinq heures du matin seulement, Cette fastueuse intronisation coûta j> 111s de $1,250.( V club des Barons, lisons-nous dans les notes d'un contemporain, était une sorte de "Pitt Club” ; les membres étaient tous des tories de la plus belle eau.Parmi eux figuraient sir John Caldwell, sir George Pownall, George Hamilton, H.-W.Ityland.George lleriot—maître de poste et écrivain—Matthew Bell, (iilbert Ain,-lie, Angus Shaw, ete.Ce club ne dura pas un grand nombre d'années.lONOTUS Xos archire# paroianlaleu.(IV, V, 459.)—Dans les archives de lu paroisse de La Visitation de l'Ile Dupas, (pii datent du 21 janvier 1704.il n’y a qu’une dizaine do feuilles volantes, où sont consignés les actes de baptêmes, mariages et sépultures depuis l'établissement delà paroisse jusqu’à 17-7.Que sont devenus les registres qui manquent ?Dans les premières années, les missionnaires n’écrivaient leurs actes que sur deH feuilles non reliées, et on conçoit que la conservation de tels documents fût difficile.De plus, pendant que cette paroisse était desservie par le curé de Sorel.avant 1831.le presbytère de l’Ile Dupas était occupé par des personnes qui, ne connaissant pus la valeur de ces vieux papiers jaunis par le temps, les employaient à différents usages : c’étaient, je suppose, des gens propres; et comme ils manquaient de tapisserie, ils se servaient du papier qu'ils avaient en abondance sous lu main ; aussi M.Marcotte, en arrivant à l’Ile Dupas, dans l’automne do 1831.tronvit-t-il toutes les armoires emmuraillies «le son presbvtère tapissées de feuilles de registres ; c’était un livre tout ouvert, mais malheureusement, les armoires ne pouvaient durer toujours; elles disparurent bientôt dans la construction d’un nouveau presbytère—car elles eussent été des tablettes embarrassantes à conserver,—et comme l’ouvrage avait été fait eu conscience, le papier, qui adhérait parfaitement au bois, dut être sacrifié.M.Marcotte en recueillit toutefois un acte de baptême fait en 1Ü4.et signé par le P.dogues.Malheureusement cet acte si précieux se trouve aujourd’hui perdu; M Marcotte l’avait prêté à M.Paquin, curé de Saint-Eustache, qui travaillait alors à des mémoires sur l'histoire ecclésias- — 253 — tique «lu Canada, et la mort de M.Pnquin, arrivée quelque temps après, ne permit pas à M.Marcotte de recouvrer ce document, qui était, selon lui, comme la relique d’un raar- 'y- L’abbé Vincent Plinüuït Le dfapenn étoilr des Etats- Unis.(IV,VI, 4iiti.) Le drapeau américain, à bandes rouges et blanches alternées, avec une constellation d’étoiles, sur un fond bleu, est appelé “Old Glory ’’ par les citoyens des Etats-Unis, ù, cause de son origine ancienne.11 a été adopté le 14 juin 1777, par une résolution du Congrès disant : “Résolu: quo le drapeau national soit fait de treize bandes, rouges et blanches alternées, et que 1 union soit représentée par douze étoiles sur un fond bleu, représentant une constellation.” Le drapeau étoilé est donc âgé de 121 ans, ce qui le tait le plus ancien comparé à ceux des grandes nations de l'ouest de l'Europe.En effet, le drapeau anglais, tel qu’il est aujourd’hui, n'existe que depuis la fondation du Royaume-1 ni, en 1800 ; le tricolore de Franco a été adopté en 1704 ; les drapeaux de l’Allemagne et de l'Italie datent de l’établissement du régime actuel, et les Espagnols ont adopté le leur en 1785.Le premier drapeau étoilé a été fait bous la direction d un comité nommé pour en tracer le dessin.Il tut confectionné, rapporte-t-on, par une pauvre marchande de modes, Mme John Ross, qui tenait un petit atelier dans la rue Arch, à Philadelphie.C'est elle, paraît-il, qui suggéra de mettre des étoiles à cinq pointes.Les étoiles furent rangées en cercle, emblème de la durée éternelle.La légende veut que Paul Joncs, commandant du navire de guorre le Jlanger, ait été le premier à déployer au vent sur son vaisseau les couleurs américaines.Avant l'adoption des bandes et des étoiles, plusieurs drapeaux avaient paru immédiatement avant la révolution et durant les deux années de la guerre de l'indépendance.En 177"), les insurgés arborèrent un drapeau portant la croix de Saint-tleorge et un pin.Les puritains n'aimaient pas la croix, et cet étendard fut abandonné.Le pin parut seul ou avec une devise.Peu avant P; ' ' du drapeau national par le Con- grès.les bandes rouges et blanches avaient commencé a être déployées, mais elles étaientassociées à d'autres emblèmes.On y a vu un aigle entouré d’étoiles et tenant dans ses sers des flèejics et un rameau d'olivier.L'intention première du Congrès était d’adopter une bande et une étoile au drapeau chaque fois qu’un nouvel Etat entrerait dans l’Union.Mais on ne tarda pas s’apercevoir quo les bandes pouvaient se mettre en nombre infini et l’on revint au ehill’ro 13.tenant aux étoiles, on en met autant qu’il so trouve d’Etats, que l’on dispose régulièrement sur le fond bleu.T II IB.La nirre des n/tisrs du emit i unit n mûrirai il, (IV, VII .479.) —( "est une inexuetitudede dire que “Québec est la mère des églises du continent américain”.Le .Mexique fait partie du continent américain.Fernand Cortez fit la conquête du Mexique en 1 ô 1 il.Mexico devint archevêché en 1546, plus de cent ans avant la nomination de Mgr do Laval a l’évêché de Québec.C’est donc Mexico qui est la mère des églises du continent américain.Québec est la mère des églises catholiques du Canada et des Etats-Unis.L’abbé F.-L.-L.Adam 6533 y ( TESTIONS 40.‘î— Qui a proféré,le piemier,la phrase bien eonnne : “Tout homme a deux patries : la sienne et la France.” I>ans son discours de Saint-Jean-Baptiste, récemment, à Montréal.M .l’aldié Bélanger l’a attribué à Jefferson.Est-cé bien cela ?S eau t.4!*4—La célèbre complainte : Un Canadien errant” estelle réellement d’origine canadienne?Cuit 495— La père Marquette signait-il ••Jacques Mnrquet” ou “Jacques Marquette” ?llio.496— 't a-il eu au ( ’anada deux religieux du nom de ( ’ons-lautin de l’Halle?Au mois do juin 1706, le réeollet Contan-tindelTIalle fut tué par les Sauvages sur le territoires actuel de la ville de Détroit.Or, s’il faut en croire Y Histoire de Longueuil
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