Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 janvier 1898, janvier
$5$Sl MR JOHN-COAPE SHERBROOKE RECHERCHES HISTORIQUES 3\ 3 RECHERCHES «ISÏMIBS BULLETIN D’ARCHÉOLOGIE, D’HISTOIRE, DE BIOGRAITILE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC., PUBLIÉ PAH PIERRE-GEORGES ROY VO L b'MK Q U A TU IK UK BULLETIN Dns RECHERCHES HISTORIQUES Vol.4 JANVIER 1898 N, et Mgr le due de l’enthièvre, fils de S.A.>¦ en survivance,^du premier janvier 1784.” (Plan des pn* ri paies villes mon limes, etc., par Léman de la daissi Paris: 1736.) ., .En effet, M.de Maurepas parvint au ministère de la marine en 1723, et à partir de cotte époque .jusqu a la conquête, tousles gouverneurs turent choisis dan- '“n,nrine- L'.bW H.A.Le rapport de lord Durham.(Ill, A, 3(13.)—A son retour en Angleterre en 1838, lord Durham soumit au gouvernement un rapport rédige, t it-on, pai - - ; Wakefield et Charles Puller.Ce rapport a etc publie dans la collection des documents parlementaires de la Chambre des Communes d’Angleterre, dans ceux de la Chambre des Lords et dans le journal de la Chambre d’Assemblée du Haut-Canada pour 1 annuel •».Il a été, de plus, publié en brochure a Londres en 1831), et aussi à Montréal la même année.Lue traduction française du rapport (sans les annexes) a été publiée dans le Canadien en 1839, puis — iG- en brochure, mais il n’est guère possible de sc la procurer aujourd’hui.Ce fameux rapport de lord Durham devrait être étudié par tous nos parlementaires et nos hommes d’état.L.-J.-A.Papineau Peuple de gentilshommes.(HT.X, 365.)—Bien avant sir Charles Bagot, Andrew Stuart, frère de sir James, (le juge en chef), avait dit dans un discours prononcé dans la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada: “Les Canadiens-Français sont un peuple de gentilshommes.” Hawkins dans son Picturesque Quebec, 1834, page 458, dit: “Their address is eminently polite, and their familiar intercource is distinguished by personal courtesy.They have been emphatically and truly called peuple gentilhomme.” Gustave Ouimet Le site de l’ancien fort Saint-Frédéric.(Ill, X, 36C.)—Presque tous nos historiens et nos écrivains placent l’ancien fort Saint-Frédéric à l’extrémité sud du lac Champlain, sur l’emplacement actuel du petit village de Crown-Point.Ce sont là deux inexactitudes assez graves.Le lac Champlain commence à Whitehall, soit quarante milles plus au sud que le site du fort.Le village de Crown-Point est à onze milles de l’ancien fort Carillon et le fort Crown-Point à six milles du village actuel de Crown-Point.Le fort Saint-Frédéric était relativement peu considérable, bien moins important que le fort Carillon.A la Pointe-à-la-Chevelure le lac, Champlain dévie au nord-est et se rétrécie considérablement.Il forme une large et longue baie aujourd’hui nommée Bulwog-ga (origine inconnue), et sépare de la terre ferme la longue pointe sur laquelle était située le fort Saint- — 27 — Frédéric dont on voit encore quelques ruines de très peu d’importance.Un chemin creux ouvert vers le lac, quelques voûtes en briques, des excavations, et le tracé de ce qui semble avoir été des rues de village.Voilà tout.Nombre de maisons étaient bâties sous les murs, sous la protection des canons du fort.Il se taisait là, au milieu du dix-huitième siècle, tin commerce considérable de fourrures.Bourlamaquc après sa retraite de Carillon en 1759, à l’approche du général Amherst, tit sauter le tort; Saint-Frédéric.C’est à quelque distance de ce tort que le général anglais commença les fortifications nouvelles appelées Crown-Foint, et qui étaient très considérables avant coûté, dit-on, deux millions de louis sterling.Ces fossés, les terrassements, les bas* lions étaient d'une exécution parfaite caret1 point était d’une importance stratégique exceptionnelle.L invasion du pays, des expéditions comme celles de Montcalm au lac Saint-Sacrement, la prise du fort William-Ilenry, l’expédition de 1758 et la bataille de Carillon, n’étaient pins possibles.Le fort Crown-Foint capable de loger des milliers d’hommes était la clet du pays.Tous ces immenses travaux du fort Crown-l’oint furent inutiles.11 n’y fut jamais tiré un coup de canon.Les murs des casernes, surtout ceux des quartiers des officiers, sont relativement bien conservés.Les clefs du fort—que j’ai vues—sont entre les mains de la famille Wetherbce, de Port-Henry.Ayant exercé le ministère à Whitehall, état de New-York, six années durant, je me suis plu a visiter tous ces lieux illustrés par la valeur et la bravoure de nos anc'tres.Maintes fois j'ai parcouru ces champs de bataille, visité ces forts en ruines.Carneau, Martin, Dussieux, Bancroft, etc, etc, étaient mes compagnons dans ces excursions.En juin 1897, j’avais le — 28 — plaisir d’accompagner les membres et amis de la Société historique de Montréal à Carillon (Ticoude-roga) et rie me constituer leur cicerone dans cette visite au champ de bataille désormais fameux.L’abbé F.-L.-L.Adam Les journaux du Canada.(HI, XI,37">.)—M.Horace Têtu, de Québec, a publié l’historique des journaux de Québec et.de Lévis.Il a aussi dressé une liste de ceux de Montréal.Cette dernière, quoique incomplète, peut être consultée avec avantage.11 n’a rien paru, que je sache, sur les journaux de Trois-Rivières.Ottawa est la seule autre ville du Canada, je crois, qui possède l’historique rie ses publications périodiques.Ceux qui s’intéressent à l'histoire de la presse canadienne liront avec plaisir et profit l’article de M.Thomas Chapais intitulé: “La Presse Québecquoiso en 1807,” paru dans le Courrier du Cavuda, numéro ilu 31 décembre 1880.La “Bibliotheca Cavadensis” de Morgan fournit aussi bon nombre de renseignements sur les principaux journalistes du pays ; mais elle s’arrête à 18(17.F.-J Audet 4 Lesiles Saint-Pierre et Hiiiuelon.(Ill, IX, 370.)— On sait que par le traité d’Utrecht, en 1713, l’île de Terre-Neuve devintla propriété des Anglais, et qu’il ne resta la France, pour faire la pêche dans le golfe Saint-Laurent, que les petites îles Saint-l’ierre et Miquelon ; que prises et rendues plusieurs fois par les Anglais, eljes furent définitivement restituées à la France en 1810.Chacun commit également l’irritante question du F row h-s h ore si intimement liée à l’histoire de ce dernier reste des possessions françaises dans l’Amérique Britannique du Nord.L'anecdote suivante, généralement moins bien connue, démontre l’âpreté — 20 — avec laquelle nos deux mères-patrie s’en sont toujours disputé la possession.Le traité de 17ôli avait été pour la France aussi fatal qu’liurniliant.Elle s’indignait des longueur* et des dépenses d’une guerre entreprise dans d’autres intérêts que les siens.La paix était le cri général ; mais il paraissait impossible de l’obtenir à des conditions honorables.Le duc île Cboiseul, étant parvenu à ouvrir dos négociations, ne s’en rapporta qu'à lui seul du succès d’une affaire aussi difficile, et il réussit.Le due de Red fort, envoyé par la cour de Londres, [tassait pour l’un des plus habiles diplomates de l’époque.Après diverses conférences avec le ministre et ceux des puissances intéressées à la paix, il ne restait qu’un seul point en litige: les Anglais exigeaient, comme condition sine qnn non, le droit do tenir garnison à Saint-Lierre et Miquelon.La France n’y pouvait consentir sans renoncer à la pêche à la morue, dont la Grande-Bretagne aurait eu alors le monopole.Bed-fort affirmait que sur ce point il lui était ordonné de no faire aucune concession.“En ce cas, répondit Cboiseul, la guerre Et vous pouvez partir quand il vous plaira.” Les deux plénipotentiaires étaient prompts à s’émouvoir : la conférence dégénérait en dispute, quand Red-fort, avec un flegme imperturbable, dit : “ M.de Cboiseul, il faut que je vous conte une histoire qui m’est arrivée, .l'ai été ces jours passés au pavillon Bouret, (riche financier).” Cette brusque transition avait tout l’air d’un persifHage ; Cboiseul se lève.“Ecoute/, moi jusqu’au bout, ” continue lied fort, et il raconte la promenade que lui a fait faire Bouret dans ses magnifiques jardins, répondant à chacune des exclamations du diplomate, qui s'étonnait de tant de richesses : C’est pour le roi.“ Eh ! s’écrie Choiseul, en l’interrompant, que font à la paix de l’Europe, que me font à moi les dépenses de Bouret ’! ” Le duc de Bed-fort reprend tranquillement sa narration avec le re- — 30 - fniin do Bouret : C'est pour le roi." Jo dis do moine, ajoute-t-il, il n’y aura point de garnison à Saint-Pierre et Miquelon : il m’en coûtera peut-être la tête : mais cent pour le roi.” (’hoiseul, étonné, saute au cou de Bedfort, et la paix est conclue.L’Anglais avait outre-passé ses pouvoirs ; il aurait payé en effet do sa tête cette infraction à scs instructions, si, de retour dans sa patrie, il n’avait été appuyé par un parti puissant.Après une guerre longue et dispendieuse, la paix était un immense Bienfait.Choweul on eut tout l’honneur.J.\V.Miller Mgr Plessis et Mezzofante.(HT, XI, 377.)—A son passage à Bologne, en 1820, Mgr Plessis eut le plaisir de connaître un homme dont on commençait alors à parler.C’était l’abbé Mezzofante, devenu depuis cardinal et célèbre dans tout l’univers comme le linguiste le plus extraordinaire qui ait jamais existé.Mgr Plessis en parle avec étonnement dans son journal : “ C’est quelque chose «l’étonnant,” dit-il, “ que la facilité avec laquelle cet ecclésiastique, qui paraît être âgé de quarante ans ou environ, se met dans la tête toutes les langues qu’il veut apprendre.Ainsi, il n’a jamais été en France, ni en Angleterre; néanmoins, soit qu’il parle anglais ou français, c’est avec une pureté de langage et une exactitude de prononciation (pii feraiont croire qu’il a passé la moitié de sa vie dans un de ces royaumes, et la moitié dans l’autre?” L’évêque de Québec exprima plus tard au cardinal-légat de Bologne le plaisir avec lequel il avait vu l’abbé Mezzofante.“il a beaucoup de mérite,” répondit l’éminence, “ malheureusement il est fils d’un menuisier.” il n’en parut que plus estimable au prélat canadien, accoutumé à mesurer les hommes par leur mérite et non par leur naissance ; “ mais,” fait-il observer, “ en Europe, la noblesse a une manière différente de voir les choses.” L’abbé J.-B.-A.Ferland * — 31 — QUESTIONS 397— Pouvez-vous me donner des renseignements nu sujet du huileux chemin de 1er sur lu glace entre Longueuil et Montréal qui lit tant de bruit il y a quelques années ?Mau.398— Est-il bien vrai que le chevalier de Montma-gny fut nommé gouverneur de la Nouvelle-France avant même la mort de Champlain ?XXX.399— Quand a-t-on commencé à se servir de linteaux à vapeur sur la rivière Saguenay ?Baiiord.400— Quel tut le premier cabaret tenu à Québec, dans les commencements de la colonie, et quel était le nom de son propriétaire ?Wins.401— Oonnait-on quelque chose d’un récollet du nom de J[oudin qui vivait dans la Nouvelle-Frauce quelques années avant la cession ?A.Ü.402— In' P.Paul Le Jeune écrivait, en 1032 : “ Je suis devenu régent (professeur) en Canada ; j'ai à présent deux écoliers auxquels j'apprends les lettres.’ Pouvez-vous me donner les noms de ces deux écoliers qui turent les premiers (’lèves des Jésuites ?M.J.
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