Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1 juin 1880, mardi 1 juin 1880
SwwSwïiBsJiijiîF ¦ =7 =***=•'•"'-i-»*-mnmiî«.nnrmnB1„„m»l.mTTmn,.'' [Xii'.ifilfll nur^aKVAarnurn Revue Artistique et Littéraire PARAISSANT LE PREMIER DE" CHAQUE MOIS.Un Morceau de Musique et un Feuilleton accompagnent chaque Numéro.7e.Annee.No.2.A.J.BOUCHER, Editeur-Proprietaire No.280, Rue Notre-Dame MONTREAL.ti'iiii;irliT!i»imr.li;ii;irii^iiiii;iT!iiniiTOTiirmfiriirinrnmri^ini''li1liri’i!?llil1'ili|iliiild1iij llH^ 1 ' ' liï''¦*• i;i|fl|‘11 ; M|1i:,!h: ;|t H i \M \yr ' lü SOMMAIRE—Bibliographie.La musique au cinquantenaire belge.Nouvelles artistiques Canadiennes.Un habile luthier canadien.Echos musicaux de l’Europe.Flûte et piccolo.Coue-rts et soirées.Musique : La Cloche du Couvent, (Convent Bell,) Marche, par Wyman.Concerts annoncés.Correspondance de Québec Notes artistiques des Etats-Unis.Lignes supplémentaires.Funérailles de Wieniawski.Beau trait de fraternité artistique.Nécrologie.Souvenirs musicaux du Canada.Plaisanteries.Mariage.Décès.Abonnements reçus dans le cours du mois.Annonces.Calendrier et Guide des Organistes et Directeurs de Chceurs pour le mois de Juin-Juillet.Orgues-harmoniums de la Puissance.Compositions favorites pour piano et chant de S.Mazurctte.Annonces.Feuilleton : Le Chevalier Ténèbre.(Continué.) 1er Juin 1880.l!l iiwjasWsra ini Abonnement : $1.00 par a?i, payable d’avance.10cts.le nu?iero séparé.Impriméjjar J, B.Laplante, 245, Rue St.Jacques, Montréal.8358 23^90174126316529540 4370^065295094 26 LE CANADA MUSICAL.MITRES ISM VISMTïS A BA LIBRAIRIE BS BEAUGHEHIN & VALOIS, Nos 258 & 258, RUE St-PAUL, MONTREAL.HISTOIRE DU CANADA depuis sa découverte jusqu’à nos jours, par E.-X.Garneau.1ère édition, o volumes in-8, reliés.S.00 COURS D’HISTOIRE DU CANADA, par l’abbé J.-B.-A.Ferland, 2 vol.in-8.2.00 LE CANADA SOUS LA DOMINATION FRANÇAISE, d’après les archives de la marine et do la guerre, par L.Dnssieux.1 vol.in-12, avec une carte de la Nouvelle-France.0.55 LE CANADA SOUS L’UNION (1S41-1SG7), par L.-P.Turcotte 2 volumes in-12.1.25 RELATIONS DES JÉSUITES, contenant co qui s'o.-t passé de plus remarquable dans les missions des l’l\ do la Compagnie do Jésus dans la Nouvelle-France, de 1011 à 1073.3 forts volumes grand in-8.12.00 ŒUVRES DE SAMUEL DE CHAMPLAIN, publiées sous lo patronage de l’Université Laval, par l’abbé C.-II.Laverdière.0 vol.in-4'’.15.00 RELATION ABRÉGÉE DE QUELQUES MISSIONS DES PÈRES DE LA COMPAGNIE DE JESUS DANS LA NOUVELLE-FRANCE, par le R.P.F.-J.Bressani, de la Compagnie de Jésus.Traduit de l’italien et augmenté d’un avant-propos, do la biographie de l’auteur, et d’un grand nombre de notes et do gravures, par lo R.P.Félix Martin, do la mémo compagnie.1 fort volume in-S, rolié.1.25 LES JÉSUITES-MARTYRS DU CANADA.Nouvelle édition de la filiation abrégée de lires-mini.1 vol.in-S, orné d’un grand nombre do gravures.0.75 DISCOURS DU VOYAGE FAIT PAR LE CAPITAINE JACQUES CA UTI ER AUX TE lilt ES-N EUS VES DE CAXADAS, NOREM-BERGUE, IIOCIIELAGA, LABRADOR ET PAYS A DJACENTS, dite Nouvelle-France, avec particulières moeurs, langage et cérémonies des habitants d’icelle.Relation du voyage do 1534, o d’après l’édition do 1598 et d’après l!a-musio.1 vol.petit in-S, avec deux grandes cartes.5.00 EXCURSION AU CANADA ET A LA RIVIERE ROUGE, par H.do LaMothc.Album !in-4" illustré do 80 magnifiques gravures.1.10 1 LETTRES SUR LES ETATS-UNIS ET LE CANADA, par G.do Molinari.1 vol.in-12.0.90 L’INSTRUCTION PUBLIQUE AU CANADA.—Précis historique et statistique, par l’Hon.P.-J.-O.Chauveau.1 voluino in-S.1.00 PROMENADE EN AMÉRIQUE, par J.-J.Ampère.Nouvelle édition illustrée d’un grand nombre do gravures par les meilleurs artistes.1 volume grand in-S.2.00 LES CANADIENS DE L’OUEST, par Joseph Tassé.2o édition.2 volumes in-8, ornés do ])or- traits.3.00 DICTIONNAIRE GÉNÉALOGIQUE DES FAMILLES CANADIENNES, depuis la fondation de la colonie jusqu’à nos jours.Tome lor (1008-1700), par l’abbé Tanguay.1 fort vol.grand in-S.2.50 RÉPERTOIRE DU CLERGÉ CANADIEN par ordre chronologique, depuis la fondation do la colonie jusqu’à nos jours, par lo mémo.1 vol.in-S.1.75 BIOGRAPHIES ET PORTRAITS, par L.-O.David.Avec 20 portraits lithographiés, 1vol.in-8, cart, toile.1.50 CAUSERIES DU DIMANCHE, par A.-B.Routiner.1 volume in-12.0.75 ÉTUDES RELIGIEUSES ET LÉGALES SUR LA LIBERTÉ RELIGIEUSE EN CANADA, par S.Pagnuelo, avocat.1 volume in-8, cartonné toile.1.00 HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE CANADIENNE, par Edouard Lareau, avocat.1 vol.in-S.i.oo CONFÉRENCES DE NOTRE-DAME DE QUÉBEC, par l’abbé Jean Holmes.2e édition.1 volume in-12.1.00 LES ANCIENS CANADIENS, par P.-A.de Gaspé.2 volumes in-12.1.00 BREF RÉCIT ET SUCCINCTE NARRATION do la navigation faite en MDXXXV, par lo capitaine Jacques Cartier aux lies do Canada, Hochelaga, Saguenay et autres.Réimpression figurée do l’édition originale do MDx.LV, avec les variantes des manuscrits do la Bibliothèque Impériale, précédée d’uno brève ot succincte introduction historique.1 vol.petit in-8.3.25 GRAND VOYAGE AU PAYS DES DURONS en la Nouvelle-France dito Canada ; avec un Dictionnaire de la langue huronne ; par le Frère Gabriel Sagard Tliéodat.2 vols, petit in-S.0.75 LA 1 RANCE AUX COLONIES.Etudes sur le développement de la race française hors de l’Europe.—Les Français on Amérique: Acadiens pt Canadiens, par Elmo Rameau.1 fort volume in-S.j 05 UNE COLON IE F É( )DALE EN AM ÉRIQUE.—L’Acadie (1004-1710).1 vol.in-12.0.95 MONTCALM ET LE CANADA FRANÇAIS, par ( lis de Bonnechoso.Avec un portrait et deux cartes.1 volume in-12.0.70 .LE MARQUIS DE MONTCALM et les dernières années do la colonie française au Canada (1750-1700); par lo R.P.Félix Martin, S.J.2c édition.1 voluino in-12 illustré.0.50 DURONS ET IROQUOIS.—Lo P.Jean do Probœuf, sa vio, ses travaux, son martyre, par le mémo.I volume in-12.y.50 LL L.1’.ISAAC JOGUES, do la Compagnie do Jésus, premier apôtro des Iroquois, par lo mémo.1 volume in-12.0.75 MANUEL DU PÈLERIN A NOTRE-DAME DE BONSECOURS, à Montréal.Avec gravures.1 voluino in-lS illustré.q.25 JEAN RIVARD LE DÉFRICHEUR, par Ant.Gérin-Lajoio.1 volume in-12.0.30 JEAN RIVARD, ÉCONOMISTE, pour faire à Jean Rivard le Défricheur, par lo même.1 vol.in-12.0.30 FLEURS DE LA POÉSIE CANADIENNE.1 voluino in-lS.0.20 JACQUES ET MARIE ; Souvenir d’un peuple dispersé, par M.Napoléon Bourassa.1 volume grand in-S.o.50 PORTRAITS ET PASTELS LITTÉRAIRES.—L’abbé Casgrain.—F.-A.-II.Lame—M.Marinette.— L.-II.Fréchette.—II.Fabro.Par Jean riquefort.1 vol.in-18.0.35 UNE DE PERDUE, DEUX DE TROUVÉ FS, par Georgo do Boucherville.2 vols, in-12.LOI) LES \ ENGEANCES, poème canadien, par P.L.Letnav.1 vol in-8.î.oo LES VENGEANCES, drame, par le mémo Brochure ia-S.y.25 LE PELERIN DE STE-ANNE, par lo mémo 2 vols in-lS.o.75 PICOUNOC LE MAUDIT, par io mémo 2 vols.in-lS.).o.75 ARMAND DURAND, roman canadion, par Madamo Leprohon ; traduit do l’anglais par J.- A.Genand.1 vol.in-lS.0.25 TROIS LÉGENDES DE MON PA.YS, on l'Évangile ignoré, l’Evangilo prêché, l’Évangile accepté, par J .-O Taché.1 vol.in-8, cartonné.0.25 CONTES POPULAIRES, par Paul Stevens.1 vol.in-8.0.75 ÉCHAPPÉ DE LA POTENCE.Souvenirs d un prisonnier d’Etat canadien en 1S3S.Brochure in-18.o.25 FÉLIX POUTRÉ, draino historique en 4 actes, par L -H.Fréchette.Brochure in-18.0.20 CHANTS ET CHANSONS POPULAIRES DE LA FRANCE.—Nouvollo édition, avec airs notés et accompagnement do pianos.Chaque morceau est accompagné d’une très belle vignette 2 volumes grand in-8.3.30 LES CHANSONS DE L’ÉCOLIER, chants à une ou plusieurs voix avec la musique, pour les fêtes ot récréations littéraires des maisons d’éducation, par Marcellin Moreau.1 vol.in-12.0.42 LES RONDES DU COUVENT, poésies enfantines avec la musique des airs appropriéo aux rondos, par io mémo.1 vol.in-12.0.40 LE TRÉSOR DE LA FAMILLE.—Encyclopédie des connaissances utiles dans la vie pratique, par J.-P.Houzé.— Utile dulci.—1 fort vol in-18, cartonné en toile.1.25 .Cet ouvrage se propose la solution de tous les problèmes de lil vie pratique,; il traite de toutes les connaissances utiles, propres si procurer le bien-être et le bonheur domestiques.Il renferme tout ce qui concerne l'habitation, l'ameublement, l'alimentation, l'horticulture, l'agriculture, l'habillement, la toilette, l'hygiène, la médecine et la pharmacie domestiques, l'éducation et l'instruction des enfants, les usages de la société, les règles de la politesse, les lois de l'économie domestique et ces mille recettes d'une application facile et d’une si grande utilité dans la vie.Il joint l'utile il l’agréable, en donnant sur tous les jeux tous les renseignements nécessaires.En un mot, les auteurs se sont efforcés de n’y rien omettre, afin que ce livre soit réellement ce qu’il prétend être, Une véritable encyclopédie tics choses usuelles.LE LIVRE DE LA MAISON ; ouvrage contenant le résumé de toutes les matières indispensables à la vie pratique.— La vie et le confortable à la maison.— La cuisine, la pâtisserie, la chasse, la pêche.— Le jardinage.— La méde-cino usuelle.—La pharmacie delà famille.—Les plaisirs, les jeux et les récréations de !a famille, etc., etc.; par A.Bitard.—1 fort vol.in-12.0.95 L’AMI DE L’HOMME, ou le Médecin.— Traité do l’organisation ot de la conservation do l’homme ; résumant d’une manière succincto l’Anatomie, la Physiologie, l'Hygiène, la Pathologie ot la Thérapeutique ; à l’usage dos gens du monde ; par lo Dr C.Dupasquier, Médecin do la Faculté de Paris.—5o édition, revue ot augmentée.— Semons la science à toute volée, comme on sème les dragées do baptême, ot que chacun v goûte (Ch.Moreau).— 1 volume in- 12.0.80 LA CHIRURGIE DU FOYER, par lo Dr.Babault.Ouvrago orné do 24 vignettes.1 voluino in-lS, cartonné en toile.0.90 Ce petit ouvrage, résultat de 40 années d’études,de pratique et d’observations, est rédigé avec précision et clarté.Et* but de l'auteur est de procurer aux parents et il ceux qui s’intéressent aux personnes à qui il est arrivé des accidents, les moyens de donner les premiers secours, en attendant l’arrivée du médecin.ENTRETIENS FAMILIERS SUR L’HYGIÈNE, par lo professeur Fonssagrives.—Vulgariser sans abaisser.— 5o édition.— 1 volume in-12.0.95 MANUEL DE GYMNASTIQUE, à l’usage dos écoles normalos, dos lycées ot des collèges, par C.Vergnes, avec 170 figures dans le texte ot 4 planches de machines gymnastiques.— 5o édition.1 vol.in-12, cartonné.0.65 LIVRES DE RECOMPENSE.On trouvera à la librairie Beauchemin et Valois le meilleur assortiment de livres de récompense que l’on puisse désirer.Ces livres sont importés de quatre maisons différentes et offrent une très grande variété de titres et de reliures.Les prix sont très modérés.MM.Beauchemin et Valois ont aussi un grand nombre d’ouvrages canadiens reliés exprès pour les distributions de prix, et qu’ils vendent à bien bas prix.Que l’on se hâte de venir faire son choix.10 Le Canada Musical VOL.7.] MONTREAL, 1er JUIN 1880.[No.2.La Musique au Cinquantenaire Belge.(jExtrait d'une lettre de Bruxelles.) Les journaux américains nous apportaient, il y a quelques jours, le récit évidemment tout fantaisiste d’une étonnante aventure : Deux pianistes de Valparaiso s’étant pris de querelle, avaient imaginé un duel à la gamme chromatique; ils avaient joué du piano “ l’un contre l’autre ” pendant quarante heures de suite, sans boire, manger, ni dormir ; au bout des quarante heures, l’un était mort, l’autre fou.Quant aux témoins (car cet invraisemblable duel avait eu ses témoins réguliers,) ils donnaient, au dire des journaux yankees, des signes visibles d’aliénation mentale.Ce qui, dans ce racontar d’outre-mer, n’était qu’une fiction plus ou moins ingénieuse, A'a devenir à Bruxelles, dans quelque temps, un fait de la plus navrante réalité.C’est à propos des fêtes du cinquantenaire belge que la chose a été imaginée—vous savez, ces fameuses fêtes de l’Indépendance dont la date n’est pas encore fixée, et qui promettent de durer quatre mois sans intermittence, depuis le 1er mai jusqu’au 31 août.Au cours de ces fêtes, il y aura un grand concours international de musique, lequel concours commencera le 25 juillet pour finir le 9 août.Dans le programme de ce divertissment artistique, une série de trois prix est offerte aux sociétés “de toutes nationalités” pour l’exécution d’un morceau d’harmonie “ imposé ”.On peut se faire inscrire pour prendre part à ce concours jirsqu’au 20 avril.Or, dès aujourd’hui, pour ce môme morceau “ imposé ” cent soixante-sept sociétés ont déjà envoyé leur adhésion.Le programme stipule que “ les décisions du jury seront prises sans délibération”.Je le crois bien.Un jury qui, après avoir entendu cent soixante-sept fois de suite le même morceau, serait en état de délibérer, ce serait le comble de l’invraisemblance.A moins de requérir des infortunés atteints de surdité incurable depuis leur naissance, où trouvera-t-on des musiciens disposés à s’exposer à un pareil excès de dévastation auriculaire ?Eh bien ! ceci n’est encore rien.Il y a pis.D’après les usages du pays, quand une société de nmsique— chœur, fanfare ou harmonie—vient à Bruxelles concourir à un festival quelconque, il est de tradition que, pendant son séjour dans la capitale, cette société donne une sérénade au bourgmestre.C’est une démonstration de politesse, mais, dans le cas présent, la démonstration de politesse va devenir une insupportable persécution.Pour l’ensemble des divers concours de la fête_musicale, dix-neuf cent cinquante-cinq sociétés ont envoyé déjà leur adhésion.Mettons qu’il n’en vienne plus que quarante-cinq, cela fera un chiffre de deux mille sérénades que le bourgmestre de Bruxelles aura à subir dans une période s’étendant du 25 juillet au 9 août—une moyenne de cent trente sérénades par jour !—c’est à devenir hydrophobe.On m’assure cependant, et j’apprends la nouvelle avec plaisir, que le bourgmestre de Bruxelles a trouvé une combinaison qiri atténuera, dans mie certaine limite, ce que cette vexation musicale aurait d’excessif.Lors de la représentation-gala offerte à la famille royale par l’administration communale, à l’occasion des fiançailles de la princesse Stéphanie, M.Yanderstraeten a, forcément et nécessairement, mécontenté pas mal de monde.Pendant huit jours, les petits et môme les grands journaux de Bruxelles ont été remplis de protestations, de réclamations, de reproches amers.On ne pouvait pas, cela va sans dire, inviter tout le inonde ; tous ceux qui, à un titre quelconque, se croyaient des droits à une invitation et qui durent se contenter d’aller place de la Monnaie assister au défilé des voitures, ont poussé des cris de Mélusine.Les deux mille et quelques sérénades dont le bourgmestre est menacé, vont lui permettre de mettre quelque baume sur ces blessures d’amour-propre déçu.Un registre a été déposé chez le concierge de l’Hôtel de Yille, et tous ceux qui désiraient s’offrir la récréation d’une, même de deux sérénades, pouvaient s’y faire inscrire jusqu’au 1er mai dernier.Nouvelles Artistiques Canadiennes.—M.Moïse Saucier, professeur de piano, a transporté son domicile au No.72, rue Yitré.—Une chanson a été spécialement composée, par un de nos poètes favoris, pour le 65e bataillon, à l’occasion de sa récente visite à Québec.—M.G.Couture, professeur d’harmonie et de chant, occupe maintenant des appartements dans le magasin de M.,7.Gould, No.1, Carré Beaver Hall.—La fanfare “ Lome ” de Dominionville.Glengarry, a présenté une adresse à son directeur, M.Joseph Matfre, au commencement du mois, en reconnaissance de ses utiles services.—A la Basiliqite de Québec on a chanté, le jour de la Pentecôte, la “ Messe du second ton ” harmonisée, (publiée à Montréal par la Maison A.J.Boucher,) avec accompagnement de quelques citivres.—La messe harmonisée par l’organiste de la Basilique de Québec, M.Gustave Gagnon, pour notre prochaine fête nationale, a été exécutée en petit comité il y a quelques jours.Le travail est on ne peut mieux réussi.—L’Orphéon de St.Jean, sous la direction de M.R.Hamel, a plusieurs fois rehaussé l’éclat des exercices du mois de Marie de cette paroisse, par son beau chant : il était du reste, parfaitement secondé par l’habile organiste, Mlle.J.Plante.—Mercredi, le 19 mai, le Colonel Fletcher a fait l’inspection de la fanfare Victoria, (M.Charles Lavallée, conducteur,) attaché au 53e bataillon.La fanfare a joué plusieurs morceaux de musique dont l’exécution a donné grande satisfaction au Colonel. 28 LE CANADA MUSICAL.—La Congrégation de l’église Wesleyenne de cette ville a présenté à Madame McGarity, directrice du chœur de chant de cette église, une adresse accompagnée d’une bourse renfermant §150, à l’occasion de sa démission de sa charge.—Son Excellence le Comte de Prémio-Réal, Consul d'Espagne à Québec, a présenté dernièrement aux ER.Sœurs de Jésus-Marie, de Sillery, six exemplaires élégamment reliés du recueil de romances qu’il a composées et publiées l’an dernier.—Mercredi, 12 mai, le corps de musique des pompiers du village St.Jean-Baptiste, accompagné d’un grand nombre d’amis, a présenté à son tambour-major, M.Cléophas Ouimette, rrne magnilique canne à pommeau d’argent, de la valeur de quinze piastres.—Les élèves de l’Université-Laval ont organisé, dit-on, une fanfare complète.Comme plusieurs de ces musiciens ont déjà fait partie de divers corps de musique dans les collèges où ils ont étudié, la nouvelle fanfare universitaire peut compter sur d’éclatants succès.—Le dimanche de la Pentecôte, le chœur du G-ésu exécutait la 2me.messe de D’Archambeau, en mi bémol, avec accompagnement d’orchestre.En cette même circonstance,le chœur de St.Jacques interprétait la messe “Ste.Cécile” de Gounod, également avec accompagnement d’orchestre.—Nous retrouvons le nom de notre pianiste-compositeur canadien Mazurette, inscrit pour quatre solos, (dont un, sa récente composition célèbre A travers l'Océan), sur le programme du concert récemment donné à Détroit, par le violoniste David Bimberg, ci-devant élève de Joachim et attaché à l’orchestre de Thomas.—A l’occasion de la fête de l’Ascension, le chœur de St.Patrice a exécuté, sous la direction de M.J.A.Fowler, organiste, la Messe brève à trois parties, de Gounod ; solistes, MM.J.O’Brien, Cloran et McDonald.A Notre-Dame on a chanté à l’offertoire le Cœli enarrant de Haydn ; au Gésu, le Saper Jlumina d’après Martini.—Le Drapeau National, de Glen’s Falls, N.Y., noirs apprend qu’une soirée musicale donnée récemment dans le but de prélever les fonds nécessaires à l’achat d’instruments pour la nouvelle fanfare canadienne organisée en cette localité, a été couronnée d’un succès complet, la recette se montant à la jolie somme de $210.—Nous avons remarqué sur le programme d’un concert récent donné à Albany, par le Prof.Thompson, le nom de Mlle.Rosanna Bazinet, de Glen’s Falls.Les comptes-rendus de la soirée ajoutent que notre jeune compatriote possède une voix de soprano très riche, et les bis qu’elle a provoqués prouvent qu’elle a été fort appréciée.—La Gazelle de Soret nous apprend que Mlle.Anna Charbonneau, soprano, de cette ville, doit bientôt se rendre à Montréal pour y prendre des leçons de chant d’un habile professeur.Mlle.Charbonneau se faisait entendre à Sorel pour la dernière fois à la soirée musicale donnée le 24 mai, au bénéfice de l’Hôpital du District de Richelieu.—M.Oscar Martel termine, dans le Courrier de Montréal du-22 mai, par une étude sur “la musique classique et la musique moderne,” la série d’articles intitulés “ l’Art musical,” qu'il publie dans ce journal depuis un an.Ce long travail, fruit d’études sérieuses et de diligentes recherches, dénote chez l’auteur un grand amour de son art et a été suivi avec intérêt et profit par de nombreux lecteurs artistiques.—M.F.Jehin-Prume ajoutait au charme de l’intéressante causerie de M.L.Lejeune,sur “les journalistes Parisiens,” le 11 mai dernier, en exécutant une brillante composition de Vieuxtemps, et une de ses propres fantaisies.M.Ls.H.Fréchette a aussi été beaucoup goûté dans la récitation d’une de ses poésies—la Découverte du Mississippi—récitation dans laquelle le charme du débit le disputait au talent de l’auteur.—La première édition du Sancta Maria de C.W.Sabatier—l’une de ses plus sublimes, et sa dernière composition—étant épuisée depuis plusieurs années, la Maison A.J.Boucher, pour répondre aux demandes réitérées des directeurs de chœur et des communautés religieuses, vient d’en publier une nouvelle édition, beaucoup supérieure sous le rapport de la correction et de l’élégance, à la première.Prix net : 25 cts.—Les membres du chœur de chant de l’église St.Patrice, de cette ville, viennent de se constituer en société musicale, sous le nom de “ Union Chorale Mozart,” et ont élu les officiers suivants : Président, M.Robert Warren ; directeur musical, M.le Prof.J.A.Fowler ; assistant-directeur musical, M.M.Cloran ; secrétaire-trésorier, M.E.A.O’Brien; et un bureau de direction composé de MM.T.C.O’Brien, J.Crompton et J.J.O’Brien.La première répétition a eu lieu jeudi, le 13 mai dernier.—Les Zouaves Pontificaux de Québec organisent un grand concert avec tableaux vivants, pour les premiers jours de juin, afin de leur permettre de donner à leurs frères d’armes, conviés de toutes les parties de la Province à la grande célébration de notre prochaine fête nationale, une hospitalité digne de leurs hôtes distingués.Madame Yincelette s’est chargée de la partie des tableaux vivants, et le public sait toute l’habileté que cette généreuse personne sait déployer dans ces soirées dont le but est tout de charité.—-L’office entier du mois de Marie, au Gésu, a été chanté cette année par les dames et demoiselles qui faisaient autrefois partie du chœur de cette église.Ces zélées musiciennes ont exécuté avec succès les plus beaux chants de leur répertoire, extraits des œuvres de Mozart, Haydn, Hændel, Mendelssohn, "Weber, Schubert, Gounod, Rossini, Mercadante, Sixto-Perez, Wallace, Sieg, Douaneau, Blin, de Doss, Miné, Lambillotte, Della-Maria, Kreutzer, Millard, Battmann, Garcia, Mercier, Dietsch, Novello, etc.—M.Eugène Hamel, artiste-peintre de Québec, a envoyé à Y Exposition des objets d'art de la province d’Ontario, un portrait, qui valut à son auteur, lors de l’Exposition des Beaux-Arts à Ottawa, un diplôme d’honneur.Le Globe de Toronto, félicite chaleureusement notre ami.Ce portrait, dit-il, est certainement digne de l’honneur élevé qu’on lui a décerné.Il n’y a aucun doute que le fini du tableau, où le dessin et l’application des couleurs ont été faits de main de maître, ne place l’auteur dans un rang très élevé parmi les portraitistes canadiens.—Lewiston, Maine, compte des Canadiens dans toutes les branches d’industrie et de commerce : il faut dire que nos compatriotes occupent là une position qui LE CANADA MUSICAL.29 n’est inférieure à celle d’aucune autre nationalité.Une seule chose leur manquait pour les rendre parfaitement indépendants et pour qu’ils pussent se suffire à eux-mêmes,—la présence au milieu d’eux d’un professeur de musique habile.Or, cette lacune vient d’être heureusement comblée par l’arrivée à Lewiston de Mdme.Dumas, musicienne distinguée, qui se propose de s’y établir pour y enseigner la musique.—Le dixième examen public annuel des élèves de musique de notre distingué pianiste compositeur, M.Salomon Mazurotte, qui a eu lieu le 27 du mois dernier, a attiré au Merrill Hall, Détroit, un auditoire de 1300 personnes.Voilà une réunion assurément qui proclame assez hautement le vif intérêt qu’éveille chez les dilettanti de la capitale artistique du Michigan, l’enseignement remarquable de notre compatriote virtuose.M.Mazurette ajouta à l’attrait du programme—qui fut du reste, parfaitement exécuté par 17 de ses élèves,— en interprétant lui-même, d’une façon magistrale, sa grande marche triomphale Hotiorius et sa dernière composition remarquable, A travers l'Océan, ainsi que l’œuvre 120 de Hurnmel.—Le 17 mai au soir, M.Ernest Lavigne, lieutenant du 65e., a été l’objet d’une ovation.En reconnaissance des services que l’habile musicien a rendu aux clairons, ceux-ci lui ont présenté un magnifique sabre.L’adresse toute militaire qui accompagnait ce cadeau a été lire par le clairon-major M.A.Beaudry.M.Lavigne, pris par-surprise, fut très sensible à cette marque d’estime que lui offrait ses élèves et compagnons d’armes ; il les invita à venir prendre un verre de vin à la santé du 65me.Voici les noms des messieurs qui ont contribué au cadeau : clairon-major, M.A.Beaudry ; clairons-caporaux, MM.N.Leduc et C.E.Dubuc ; simples clairons, MM.Albert Béliveau, Jos.Varin, Auguste Laberge, J.C.Villeneuve, O.Nourri, J.Dubord, Alfred Lapierre et J.Colleret.—Le Dr.Maclagan, organiste de cette ville, est l’auteur d’une opérette nouvelle, intitulée The Queen's Shilling, qu’il prépare actuellement avec grand soin et espère pouvoir faire représenter dans la première semaine de juin, sous le patronage immédiat de l’état-major et des officiers de la Brigade de Montréal.L’orchestre déjà nombreux, sera renforcé par le corps de musique du 0e Fusiliers, et cent militaires empruntés au Royal Ecossais, aux Carabiniers Victoria et à l’Artillerie, participeront aux évolutions militaires qui forment une partie notable de la mise en scène de cette opérette.M.Maclagan s’est assuré les services artistiques de Mlle.Laura Schinner, prima-donna de Boston et de New-York, et de M.Fritsch, ténor, qui jadis en compagnie de Tietjens, a obtenu des succès dans le Fidelio de Beethoven, et, plus récemment, dans le Lohengrin de Wagner.—Une nouvelle association musicale vient d’être formée sous le nom de “ Société d’Harmonie de Mont-tréal.” Ses membres ont été choisis parmi les principaux musiciens des corps de musique Ville-Marie ^t Hardy, et leur but est de former un corps d’harmonie qui puisse faire honneur aux canadiens en général et au public de Montréal en particulier.Cette société possède tous les instruments nécessaires à la formation d’une harmonie complète.Outre ceux ordinairement en usage, elle possède les suivants : flûtes, hautbois, clarinettes, bassons, saxophones, cors, trompettes, etc., etc., et nous pouvons affirmer de source certaine qu’elle est la seule association de ce genre à Montréal, et peut-être, dans la province de Québec, possédant ces derniers instruments.La société d’harmonie a déjà choisi ses officiers, dont nous donnons les noms : président, Louis Steben ; secrétaire, David Legault ; trésorier, J.T.Beaudoin ; bibliothécaire, Alexis Faucher ; directeur, Edmond Hardy ; assistant-directeur, J.B.F.Geay.—Nos bien sincères remerciments à l’intéressant Progrès Artistique, de Paris, pour les bonnes paroles qu’il trouve à l’adresse du Canada Musical, dans son numéro du 7 mai dernier, reçu cette semaine.A ce propos, tranquillisons en passant certain correspondant mal élevé qui dans les colonnes de la Minerve du 13 mai, sous le pseudonyme de Justice, (jamais nom plus faux), feint de croire que la circulation du Canada Musical ne dépasse point les limites de notre province.Grâce aux idées patriotiques et éclairées d’un grand nombre d’artistes et amateurs distingués de l’étranger— idées qui contraste singulièrement avec les aspirations sordides du maître de cérémonies de M.Satter—notre modeste revue compte de nombreux lecteurs dans les autres provinces de la Puissance, dans la plupart des Etats de la République voisine, comme aussi dans plusieurs des grands centres artistiques européens, notamment à Paris, Bordeaux et St.Péray, en France,—à Bruxelles, Liège et Louvain, en Belgique,—à Londres et à Madrid.Quoiqu’il en soit, M.Satter, “ l’homme fêté dans l'intimité de presque tous les souverains d’Europe” et sonfidus Achates—Arcades anibo—(pour parler, nous aussi, un tantinet, la langue du docte Platon),—ces messieurs peuvent reposer sans inquiétudes; les correspondants étrangers du Canada Musical ne sont pas évidemment ceux que hantait notre “ célébrité incomprise ” dans sa marche triomphale artistique à travers l’Europe ; et de fait, pour ne parler que de son expérience parisienne, avouons que nous aurions été bien plus édifié en lisant ce qu’ont pu avoir écrit sur le compte de ses exploits artistiques les nombreux journaux musicaux de la grande capitale (le Ménestrel, Y Avenir.Musical, le Journal de Musique, Y Echo Musical, le Monde Artiste, Y Art Musical, et tant d’autres revues du genre), qu’en parcourant l’appréciation banale et ampoulée du prosaïque Journal des Débats, que le Management du grand artiste a pris le soin superflu de nous remettre.UN HABILE LUTHIER CANADIEN.Nous empruntons avec plaisir à la Pairie du 15 mai l’extrait suivant qui rend un juste hommage à l’habileté remarqitable de notre intelligent luthier canadien, M.A.Lavallée, et qui l’élève du coup au rang des facteurs et des réparateurs les plus distingués de l’Europe : “Mardi et jeudi soir, M.Prume a joué sur son fameux violon si malheureusement brisé, l’hiver dernier, sous le sabot d’un cheval.Ceux qui ont vu l’instrument après l’accident, et qui en ont compté les soixante et seize morceaux épars, en croient à peine leurs yeux.Le violon a ôté réparé par l’habile luthier M.Lavallée, le père de l’éminent pianiste ; et tout le monde s’accorde à dire que c’est là un tour de force extraordinaire.Le violon de M.Prume n’a rien perdu de sa valeur; au contraire, il est maintenant plus intéressant que jamais, car il a sa légende.” 30 LE CANADA MUSICAL.Echos musicaux de l’Europe.—Une statue de Verdi sera placée dans le vestibule du théâtre de la Scala à Milan : sculpteur, M.Barzaghi.—MM.Saint-Saëns, Arban, Gillet, Lavainne et Lavoix, fils, viennent d’être décorés des palmes académiques.—L’éditeur Girod vient d’acheter la partition de la Tempête de M.Alphonse Duvernoy, lauréat de la Ville de Paris.—La dernière campagne de l’Opéra à Vienne, malgré l’éclat et l'intérêt des représentations, a produit un déficit considérable.—La direction du Gewandhauss, de Leipzig, ouvre un concours parmi les architectes, pour la constiuction d’une salle monumentale de concerts.—Le compte-rendu du récent concert ait bénéfice de M.Manns, à Londres, nous apprend que le violoniste Sauret a exécuté le Concerto de Mendelssohn.plus vite que qui que ce soit ! —On donnait ces jours derniers, au théâtre San Carlos de Lisbonne, un nouvel opéra intitulé le Guarani/, dont l’auteur est un Brésilien, nommé Carlos Gomez.Great attraction, parait-il.—Tous les soirs depuis le 1er.mai les musiques militaires se l’ont entendre dans les jardins publics de Paris.Le dimanche est réservé aux sociétés d’amateurs, harmonies ou fanfares.—M.Alexandre Guilmant annonce quatre concerts d’orgue au Trocadéro, les jeudis 20 et 27 mai, 3 et 10 juin.Il fera entendre des concertos de Hamdel, inconnus à Paris et écrits pour orgue et orchestre.—Un journal de Malte fait un éloge pompeux d’une nouvelle prima donna américaine nommée Francesca R.Miller.Il la proclame une des cantatrices et actrices modernes les plus accomplies.—Le Pater noster et l'Ave Maria de Verdi ont été exécutés pour la première fois en public, sous la direction de l’auteur, à la lête de Milan.Le succès de cette dernière création du maestro a été immense.—Le nouvel opéra comique de MM.Marot, Fré-bault et Philippe a pour titre : ta Clairon, et non pas le.On a pris la célèbre tragédienne pour une trompette ! En bon canadien, c’est évidemment une trompe ! —L’Institut artistique des dames pensionnaires du roi de Hollande, à Bruxelles, vient d’être supprimé sur le désir de la jeune reine Emma, des Pays-Bas.Le directeur, M.Cabel, obtient une pension de retraite.—Un jeune violoniste, âgé de 14 ans, M.Louis Bailly, a vivement intéressé l’auditoire à un concert récent à Tournai, par son jeu brillant, ferme et hardi sans témérité.Il a exécuté dans la perfection une fantaisie d’Artot.—Le 57e.festival rhénan a été célébré à Cologne, sous la direction de Ferdinand Hiller, pendant les fêtes de la Pentecôte.On y a exécuté l'Israël en Egypte, de Hændel, la 8e.symphonie de Beethoven, et une cantate inédite de Ferdinand Hiller, intitulée : la Nuit.—La Lucca continue à faire les beaux jours à l’Opéra impérial de Berlin.Ses représentations font salle comble chaque fois, et l’artiste de prédilection des Berlinois a retrouvée toute sa vogue d’autrefois.Après Carmen, elle a joué l'Africaine avec un égal succès.—M.et Mme Padilla-Artot sont très fêtés à Berlin, et notamment chez l’empereur, dont ils sont les chanteurs favoris I.’autre soir, ils se sont fait entendre à l’ambassade de Chine, où, comme partout du reste, ils mettent en vogue les œuvres des compositeurs français.—Le dimanche, 2 mai, a eu lieu au cimetière de Bonn, l’inauguration du monument de Robert Schumann.Une grande fête musicale de deux jours a eu lieu à cette occasion dans le Beethoven Hall, sous la direction du violoniste virtuose Joachim et de Wasie-lewski.—Gounod devait se rendre à Rome dans le cours du mois de mai, pour y assister aux fêtes artistiques organisées à l’occasion du centenaire, de Palestrina Le Cercle Philodramatique de Rome l’a aussi invité à être présent à la première représentation de Mireille en cette ville.—Mlle.Caroline Brun, qui se fit remarquer aux Festivals de l’Exposition de 1879, est engagée pour le Mois de Marie, à l’Eglise de la Madeleine.Le 4 mai, elle a chanté d’une façon magistrale un O salutaris de L.Prévost.Œuvre et interprète ont produit une profonde sensation.—M.Pasdeloup a donné à son bénéfice, le 25 mai dernier, un grand concert auquel prirent part MM.Gounod, Massenet, Delibes, .foncières, Guiraud, Lalo et Reyer, qui dirigèrent chacun une de leurs œuvres, ainsi que MM.Àlard, Faure, Vergnet, Mdrae.Devriès, etc.Concours admirable, assurément ! —Le mois dernier, le poète chinois Tin-tun-ling a donné, à l’Athéneum de Paris, une matinée littéraire et artistique.Dans l’interprétation figuraient notamment : M.Paul Frémeaux, de l’opéra; Mdme.Benoît, pianiste-organiste; et les chanteurs T’sien-Sing, Fon-Ning et Li-Wang, des théâtres chinois.—Max Bruch (auteur du superbe concerto exécuté par M.F.Jehin-Prume, au récent concert du Chœur Mendelssohn), a été nommé directeur de la Société Philharmonique de Liverpool, en remplacement de M.Julius Bénédict.M.Bruch n’a pas encore accepté.Le salaire attaché à cette charge est de .£400 par an.- —L’inauguration du monument de Beethoven à Vienne a eu lieu le 1er.mai.Au moment de l’enlèvement du voile, les chœurs réunis du Mannergesangverein, du Singverein et de l’Opéra, appuyés par l’orchestre de l’Opéra, ont entonné, sous la direction de Hans Richter, l'Hymne populaire et la cantate die Elire Gotles de Beethoven.—Le bruit court à Berlin, dans le monde artiste, que Joachim aurait donné sa démission de directeur de l’Ecole Supérieure de Musique.Cette démission serait motivée par un projet de fusion de l’Ecole de Musique avec l’Académie des Beaux-Arts de Berlin,—fusion qui équivaudrait à une suppression de l’Ecole de Musique comme institut indépendant.—Au grand festival organisé air profit des aveugles et qui a eu lieu au Palais du Trocadéro à Paris, le lundi de la Pentecôte, sous le patronage distingué du Corps diplomatique, Son Altesse le Prince Alexandre de Hesse, malheureusement aveugle lui-même, a exécuté deux solos sur le violon.Au nombre des gracieuses LE CANADA MUSICAL.31 quêteuses de la circonstance figurait Mlle.Sarah Bernhardt.—M.Alph.Duvernoy, le lauréat de la ville de Paris, dont l’œuvre symphonique, la Tempcle, a remporté le prix de 10,000 francs, est âgé de 36 ans.Il est élève du Conservatoire, et pianiste des plus distingués.A Paris, il mène la vie résignée du pauvre compositeur : il vit des leçons qu’il est forcé de donner.L’œuvre de M.Duvernoy, inspirée de Shakspeare, sera exécutée l’hiver prochain.—Le musée du Conservatoire de Paris qui déjà possède, entre autres reliques intéressantes, le violon de Stradivarius, la harpe de la Princesse de Lamballe, le piano de voyage de Beethoven, la cornemuse de Van-loo, le piano de ïïérold, une guitare qui fut d’abord la propriété de Paganini, puis celle de Berlioz, le violon de Leslie,—vient de s’enrichir du bâton de mesure dont Yerdi s’est servi le soir de la première à'Aida.—Le succès de l’Albani, au théâtre royal italien de Londres, est considérable.La beauté de la charmante artiste, la perfection de ses vocalises, le charme général de sa personalité artistique ont plus que jamais séduit les dilettanti londoniens.Le prince et la princesse de Galles honoraient de leur présence la réapparition à Londres de l’illustre cantatrice.Lucie a été un triomphe ; Faust en sera un second.Yoilà ce que disent en substance les journaux anglais, qui constatent d’autre part la médiocrité du tenor Engel.—Il n’y a pas qu’au Canada oii l’on rencontre des orchestres incomplets.Rendant compte d'une récente représentation de la Juive au Hâvre, le Progrès artistique écrit : “ Quand aux chœurs ils sont bien maigres pour le grand opéra.L’orchestre a bien marché car M.Geng l’a conduit d’une main ferme et sûre, mais quels trous ! Pas de 2me.flûte, 2me.clarinette, 2me.hautbois, ni 1er basson ! ! Ni violoncelle doublé ! ! ! Est-ce par économie—est-ce par impossibilité?Pour l’honneur et l’amour-propre de la direction, nous disons: impossibilité.—Il y a quelques jours, la cérémonie de la déposition du cœur de Chopin a eu lieu à Yarsovie dans l’église de Ste.Croix.Le cœur était enfermé dans une urne de cristal.Tous les assistants, dont plusieurs étaient parents du grand artiste, baisèrent successivement l’urne ; ensuite celle-ci fut replacée dans la cassette d’ébène qui renfermait le cœur à son arrivée de Paris.Cette cassette est ornée d’un cœur d’argent et porte l’inscription suivante en langue polonaise : “ Frédéric Chopin, né en Pologne le 1er.mars 1810, décédé à Paris le 17 octobre 1849.” —M.Martin Lazare, pianiste et compositeur néerlandais, (né à Bruxelles le 27 octobre 1829), vient de faire représenter par des amateurs des deux sexes, dans un salon de Bruxelles d’abord, puis à Saint-.Tosse-ten-Noode, sur un petit théâtre dressé pour la circonstance, une opérette en deux actes, intitulée Les Deux Mandarins.Musique, interprètes, mise en scène, décors, tout cela a été très goûté, très applaudi par la société choisie qui, ce dernier soir surtout, avait été attirée par le double attrait d’un spectacle piquant et d’une œuvre de bienfaisance.M.Lazare tenait le piano.—Le premier prix offert aux chœurs qui participeront au grand concours international qui a lieu à Bruxelles, dans le cours de l’été, à l’occasion du 50e.anniversaire de l’indépendance belge, consiste en une superbe médaille d’or, offerte par S.M.le Roi, et une prime de 4,000 francs.Déjà 184 sociétés belges et étrangères se sont fait inscrire pour ce concours.Dans les concours pour harmonies et fanfares, fixés au 25 juillet prochain, les corps de musique les plus célèbres des armées belge, bavaroise, prussienne, autrichienne, française et hollandaise se feront entendre.—Le 26 avril, a été célébré à l’église de la Trinité, à Paris, le mariage de M.Jean Gounod, fils de M.Charles Gounod, avec Mlle.Alice Galland, fille de M.Galland, professeur à l’Ecole des Beaux-Arts.Plusieurs artistes de l’Opéra-Comique, sous la direction de M.Grisy, maître de chapelle, se sont fait entendre.La bénédiction nuptiale a été donnée aux jeunes époux par Mgr.Pie, évêque de Poitiers, qui a prononcé une éloquente allocution.Yoici les morceaux qui ont été exécutés au cours de l’office et que le maestro avait lui-même choisis dans ses propres œuvres : Veut Creator, chœur à quatre voix d’hommes: Gounod; Jesu dulcis, solo par Alignez : Gounod ; Ave Maria, par Talazac : Gounod ; O salularis, par Nicot et Tasquin : Gounod ; Pater noster, chœur à quatre voix d’hommes : Gounod.—L’ouverture d’une académie polyglotte des collèges Urbanus et Grœcus de la Propagande, tenue au Vatican le 13 avril dernier, (et dans laquelle on a célébré, en quarante-neuf langues différentes, le nom et les gloires du Souverain Pontife régnant,) a été faite par les chantres de la Chapelle Sixtine, qui dans leur riche costume, ont exécuté avec un art incomparable f Or emus pro Pontifice nostro Leone, magnifique composition de leur célèbre maître le chevalier Mustafa.Plus tard, ces mômes artistes chantèrent un Civitas Jerusalem, noli flere.On sera fier d’apprendre au Canada que l’honneur de déclamer la pièce de poésie française de circonstance, (dont le sujet était, les Missions,) est échu à notre compatriote, M.l’abbé Louis II.Pâquet, qui s’en est acquitté avec beaucoup de délicatesse et de succès.—Une école de musique va être créée à Londres, dans la cité, par la corporation de ce grand quartier, dépourvu jusqu’ici de tout enseignement de ce genre.Il y aura donc un véritable Conservatoire de plus à Londres, car toutes les branches de la musique seront inscrites au programme d’études.Des artistes de renom ont promis leur concours comme professeurs; on cite entre autres: pour le chant Mdme.Louisa Pyne l cantatrice très distinguée et organisatrice de la troupe d’opéra anglais “ Pyne et Harrison,” qui visita le Canada vers l’année 1855,) MM.Cummings, Shakespeare ; pour le piano, MM.E.Pauer, Lindsay Sloper, L.Calsi, Mdme.Viard-Louis ; pour le violon, MM.Carrodus et AYeist Hill ; pour le violoncelle, MM.Lasserre et Libot-ton ; pour la clarinette, M.Lazarus ; pour l’orgue, le docteur Stainer ; pour l’harmonie et la composition, MM.J.F.Barnett, Henry Gadsby, etc.—Après une absence de dix ans, Mme Miolan-Carvalho vient de reparaître à Bruxelles, dans les rôles de Marguerite de Faust et de l’amina de la Flûte enchantée.Cette circonstance intéressante a donné lieu aux commentaires suivants, extraits du Guide Musical, de Bruxelles : “ Ce à quoi personne ne s’attendait, c’est à lui trouver la voix, le charme, la grâce qu’elle possède encore et qui sont toujours aussi admirables.Merveil- 32 LE CANADA MUSICAL.leuse puissance de l’art, qui semble éterniser des trésors ordinairement si fragiles et si passagers ! Oui, c’est par son art exquis, par son habileté surprenante, par sa diction d’une pureté sans pareille que la Miolan a su conserver tout cela.Mais, nous avons été un peu gâtés, nous, par la Lucca, par la Nilsson, par l’Albani surtout, qui s’efforçaient de jouer leurs rôles autant que de les chanter.Ce côté-là de l’interprétation nous a un peu manqué avec Mme.Miolan.Cependant ne soyons pas exigeants, et contentons-nous de saluer en elle l’une des rares et véritables artistes de la scène lyrique française, et dont elle restera l’une des gloires les plus incontestées.FEÏITE ET PICCOLO.Flûte scientifique.Piccolo raisonné.Mon ami RenéSteckel est ingénieur civil; sa partie principale c’est les mathématiques—il y excelle.Il fallait dire cela pour expliquer son succès dans l'invention de deux instruments de musique, grandement appréciés des connaisseurs.Bien entendu, je ne parle pas ici en qualité de musicien, mais, depuis quatorze ans queSteckel entasse ses calculs, dans la chambre voisine de la mienne, son enthousiasme m’a gagné.Je ne suis pas encore mathématicien, cependant je me sens attiré.La double-cloche aidant, ma vocation pourrait se décider.Shakespeare a dit : “ défiez-vous d’un homme qui n’aime pas la musique.” Et moi qui l’aime à la rage ! J’ai donc suivi avec intérêt, avec perplexité plutôt, les tentatives, les efforts, les réussites de mon ami.Il me disait, d’abord, que les flûtes mises dans le commerce sont presque invariablement incorrectes, fausses, et que pour en découvrir une, possédant toutes les qualités requises, il faudrait aller au bout du monde et même plus loin.Cette flûte miraculeuse Dont la vertu tient du roman l’asse, entre nous, pour merveilleuse Et n’existe pas autrement.Nous chantions en duo ce quatrain imité de Désau-giers, lorsque Steckel me dit net : • —Je vais en faire une llûte ! Après tout, c’est une affaire de calcul.Les ondes sonores, ça me connaît; je trouverai moyen de les conduire et de leur faire rendre ce qu’elles ne veulent pas donner aux autres.Il le disait—et il le fit ! Les ingénieurs n’ont certainement pas chiffré autant pour construire le pont Victoria que lui pour fixer le calibre de son instrument, saisir le secret de la marche capricieuse de la colonne d’air enfermée et chassée, et déterminer l’étendue des trous aussi bien que le point juste où il faut les ouvrir.Je ne parle que pour mémoire des caprices de l’embouchure, des ressorts ingénieux des ciels, des conditions de précision extrême qu’exige tout le mécanisme.Il s’agissait de produire un son qui n’eût qu’un seul caractère dans toutes les notes de la gamme.Si les basses gargouillent, c’est mauvais.Si les hautes parlent du nez, pas d’allaire.La question se complique lorsque vous atteignez l’octave, car là, tous les défauts de l’ins- trument se font sentir à la fois : exagération, ton criard en haut, essoufflé en bas—sans compter qu’il faut presser la dose d’air et qu’alors elle agit follement sur les parois de la flûte, se dardant ici par masses, glissant ailleurs sans presque produire d’effet.C’est de l’irrégularité, de l’incorrection, du vacarme—pas de la musique.Jusqu’ici, faute de mieux, on s’est contenté de cela.Pour découvrir les lois de la pression des ondes sonores, et parvenir à emmagasiner celles-ci dans un tube qui ne les force pas à détonner à tout moment, Steckel s’est livré aux expériences les plus curieuses.Enfin, il a produit une flûte qui n’a pas en vain tenté le voyage de Paris et qui y est restée entre les mains d’un fabricant, désireux de la populariser.Mon ami a profité de l’occasion pour aller voir l’Alsace, pays de ses ancêtres.Quand il revint, je vis de suite qu’il manquait quelqne chose à son bonheur ; je le questionnai.—Ah ! dit-il, ce n’est pas fini : au piccolo maintenant ! Et le piccolo y a passé.Après la création de l’homme, il était encore possible de faire un être plus parfait; la femme vit le jour.Le piccolo de Steckel réalise ce rêve.Outre que c’est un véritable bijou, son accent a toutes les grâces des instruments délicats, sensibles et mignons.Aura-ton cru cela du piccolo ?Il a perdu son timbre de gamin railleur.Le voilà qui chante, qui fait de la musique.On va lui porter respect ; plus que cela, il est si gentil de forme et d’allure, il est de si bonne compagnie que sa position est marquée d’avance dans le monde.Ça n’a pas été sans nouveaux calculs, par exemple ! Des complications surgissaient ; une seule non résolue gâtait l’entreprise.Elles ont été réglées et ne reparaîtront plus.Le tube, en nickel, sort de chez M.E.Chanteloup, Montréal.Les percées, les clefs, tous les jeux, sont de M.S.Laporte, Ottawa.Il fallait des artistes pour exécuter ses plans ; l’ouvrage terminé, on peut dire que MM.Laporte et Chanteloup méritent des éloges; ils ont travaillé en maîtres.L’instrument n’a que des clefs, qui s’adoptent aux ouvertures avec une telle justesse que la moindre fuite d’air est impossible.De même que le piccolo idéal ne peut pas être en bois, les trous n’en peuvent pas être ronds.La flûte également.Les trous sont carrés.Je soutiens, en petit comité, que nous avons ici la quadrature du cercle.Sur le piccolo, j’ai fait graver ces vers, bien digne d’un mathématicien de ma force : Joyeux métal, brillant nickel, Chante la gloire de Steckel ! Si je dis tout cela d’un ton léger c’est pour attirer l’attention, .car, cette fois ici, je tiens à être lu, afin de faire connaître les travaux de mon ami.Pour la flûte et le piccolo Chacun dira bravo, bravo ! Benjamin Stjlte. V SUPPLEMENT DÜ “CANADA MUSICAL” : 1er JUIN 1SS0.33 ENCORE M.OUST AYE SATTER.Le spirituel chroniqueur de la Patrie, dans sa soif ardente de la justice et dans son amour plus grand encore de la vérité, décoche, à l’adresse du “grand artiste incompris,” la gamme chromatique suivante, qui traduit plus fidèlement même que ne l’a fait le Canada Musical l’appréciation de notre public musical, connaisseur et sérieux, sur le compte de l’illustre pianiste qui honore actuellement notre pays de sa présence.A propos de musique, je lis dans la Minerve de jeudi une certaine lettre qui a la prétention de venger M.Gustave Satter des critiques du Canada Musical, et qui m’a bien l’air d’avoir ôté écrite par M.Gustave Satter lui-même.Si M.Gustave Satter n’a pas le mérite d’être le premier pianiste du monde,—titre qu’il se donne très modestement lui-même dans les petits entrefilets qu’il porte aux gazetiers, tout rédigés d’avance,— il a certainement celui d’avoir un toupet hors ligne, et de savoir éblouir certaines gens par une réclame à enfoncer tous les Barnums du monde.—Comment ! mais, mon bon, vous ne me connaissez pas ?Yous n’avez jamais entendu parler du grand Satter?Mais vous êtes un sauvage! Je suis le premier pianiste du monde ; Liszt et llubinstein sont des drôles à côté de moi ! Et puis des défis à celui-ci, des injures à celui-là ; et patati et patata ! N-tout craché, enfin ! M.Gustave Satter, vous êtes le N-de la mu- | sique.Seulement ce n’est ni le plus court ni le plus sûr chemin pour arriver à la postérité.Yous faites, j’en conviens, une réclame assez efficace en faveur des pianos "Weber,—vous gagnez votre argent, c’est très bien,—mais cela ne vous donne pas le f droit de traiter ceux que n’éblouissent point vos réclames autographes, de jaloux, de jioseurs, d'insolents, d'audacieux, de sauvages, de sots et d’ignorants, qui vous font l’effet, suivant vos expressions distinguées, d'une mouche prise de coliques sur les tours de Notre-Dame.Comme voilà une jolie comparaison, n’est-ce pas ! Et comme ce style-là est bien digne de cette célébrité cotilemporaine qui honore notre pays de sa présence, qui a remporté tant de triomphes éclatants, d’un artiste aussi renommé, qui depuis vingt-ans compte au nombre des premiers pianistes du monde ! M.Gustave Satter à certainement quelque talent ; mais un talent de mécanisme, et pas autre chose.Pour être un grand artiste, non ! et pour avoir une célébrité européenne, encore moins ! A moins que les l'ours ne rendent célèbre.Il peut enthousiasmer quelques badauds, qui n’admirent en musique que les effets de trucs et de ficelles ; mais nous ne sommes pas tous des badauds ; et plusieurs, ici comme ailleurs, peuvent faire la différence entre le génie qui sait créer ou interpréter une grande œuvre, et les simples champions de l’arpège et du staccato.Un danseur de corde peut exécuter sur son instrument des tours aussi difficiles que M.Satter sur le sien ; et cependant personne ne prendra un danseur de corde pour un artiste.C’est un saltimbanque, voilà tout.Ainsi, que M.Satter apporte à la Patrie, s’il le veut, des articles où il se décerne lui-même le titre de premier pianiste du monde, la Patrie les publiera peut- y être,—de même qu’elle publie quelquefois des annonces de réductions monstrueuses, et de sacrifices éjio avant ables,— mais pour y croire, jamais ! Nous espérions avoir suffisamment entretenu nos lecteurs sur le compte de M.Satter.Malheureusement, en dépit de sa haute éducation, le brave homme semble complètement ignorer le sage proverbe qui enseigne que bien souvent “ le silence est d’or.” Certaines déclarations lancées très solennellement à la face d’un public que M.Satter persiste à croire par trop benêt, a nécessairement provoqué des explications.Conséquence—les observations et éclaircissements suivants, publiés dans la Patrie du 22 mai : Au risque de contribuer à la réclame qui se fait autour des pianos "Weber, je crois devoir revenir sur une partie de ma dernière chronique, et—à la peine de me voir comparer à une mouche prise de coliques sur les tours de Notre-Dame—répondre quelques mots à la lettre que M.Gustave Satter a publié dans la Patrie de mercredi dernier.Le plus grand pianiste du monde, qui—à ce qu'il nous apprend—est homme par la grâce de sa cervelle et par la force de ses principes, nie formellement être payé pour faire mousser les pianos Weber.Très bien, j’accepte sa dénégation.Mais l’on me permettra de trouver un peu étrange que M.Shaw, l’agent de la maison Weber, se soit ainsi épris de M.Gustave Satter, au point de payer le loyer des salles, le coût des annonces et autres impressions pour tous les concerts que le premier pianiste du monde donne à Québec et à Montréal.On a vu des excentriques, des grands seigneurs mettre ainsi leur bourse et leur crédit au service de certaines danseuses ou de certaines cantatrices dont les beaux yeux avaient fait impression sur leur nature chevalresque ; mais je n’aurais jamais ciu qu’un pianiste, l'ût-il l'illustre Gustave Satter lui-même, pût exercer une semblable fascination sur les Américains, et surtout sur ceux de son propre sexe.C’est tout à fait étrange, n’est-ce pas ?Mais enfin.on voit des choses si merveilleuses dans notre siècle ! Pourquoi un Yankee, agent des pianos Weber, ne paierait-il pas les dépenses de concerts de M.Gustave Satter, seulement pour ses beaux yeux, par amour de l’art, et sans aucune arrière pensée de réclame ?* * * “ Je ne me vends pas,” dit M.Gustave Satter.Il est vrai qu’il n’est jamais trop tard pour s’amender.Mais pour être plus exacte, si tant est qu’il se soit amendé, M.Gustave Satter aurait dû dire : ‘Je ne me vends plus;" car, si j’en crois certain témoignage écrit, que j’ai sous les yeux, M.Satter n’aura pas toujours été aussi homme par ta grâce de sa cervelle cl la force de ses principes.Ce témoignage est extrait d’une correspondance tout à lait intéressante, publiée dans le Music Trade Review de New-York, du 3 février, 1878.M.Gustave Satter avait adressé au Chronicle and Constitutionalist d’Augusta, Géorgie, une lettre dans laquelle il parlait des pianos Decker comme n’ayant aucune valeur.Il avouait s’être servi une fois de l’un d’eux, mais il ajoutait qu’il ne s’en servirait jamais plus.Or voici la réponse de MM.Decker, frères à M.Gustave Satter.Elle est intéressante ; 34 SUPPLEMENT DU “CANADA MUSICAL” : 1er JUIN 1880.Aux rédacteurs du Chronicle and Constitutionalist : Notre attention a été attirée sur la lettre de M.Gustave Satter, publiée dans votre numéro du 5 janvier, et dans laquelle—avec une animosité très apparente— il nous injurie et déclare qu’il n’aime plus nos pianos.Ce dédain du docteur (M.Satter se l'ait appeler docteur aux Etats-Unis) pour nos pianos est de date récente, car tout dernièrement encore, il était disposé à nous promettre—comme il avait promis à d’autres—de se servir exclusivement de nos pianos, si nous voulions faire des arrangements avec lui et lui donner immédiatement ta somme de $300, somme à laquelle “ sa position d’artiste lui donnait droit ” comme il le disait dans une lettre adressée à l’un de nos employés.Quand le savant docteur, artiste, compositeur et homme politique, vit que nous n’étions pas disposés à lui accorder ce qu’il appelait “ une petite faveur,” il réduisit généreusement à $200, la somme à laquelle “ sa position d’artiste lui donnait droit.” Cependant, malgré cette concession magnanime de la part du docteur, nous ne crûmes pas que ses services valaient la somme demandée, et nous dûmes lui refuser “cette petite faveur.” Depuis cette époque, il nous a traités ainsi que nos pianos avec un mépris hautain, ce qui—si l’on considère son passé ici et à Philadelphie,—est peut-être la meilleure recommandation qu’il pourrait nous faire, attendu que nos pianos sont bien connus dans le monde entier, et qu’ils auraient été bien à plaindre s’ils eussent eu besoin des certificats du savant docteur, qui, depuis nombre d’années, s'efforce de battre monnaie aux dépens du commerce de pianos, en soutirant de “petites faveurs” auxquelles il croit avoir droit “par sa position d’artiste.” Le fait consolant de son départ prochain du pays, indiquerait que— depuis quelque temps au moins,—il n’a pas été plus heureux avec les autres fabricants de pianos qu’avec nous-mêmes.Decker Bros.Voilà qui explique bien des choses, n’est-ce pas ?Mais ce n’est pas tout.Si l’on veut avoir une idée de la valeur des recommandations que M.Gustave Satter donne aux fabricants de pianos en échange de leurs “ petites faveurs” de $300 à $200, on n’a qu’à lire les certificats suivants, entre autres, et tâcher de les faire accorder ensemble : lo George Steck & Cie,—J’endosse avec plaisir l’opinion de Richard Wagner, en déclarant que vos pianos soirt des modèles de lorce, d’harmonie, de pureté et de touche.2o Stein way & Fils,—J’ai déjà exprimé mon opinion sur des pianos de diverses fabriques, mais je déclare ouvertement et sans hésitation que vos pianos, les grands et les carrés, sont de beaucoup supérieurs aux autres.3o Knabe & Cie,—.le considère vos pianos les meilleurs qui existent dans les deux hémisphères.4o Ilallet, Davis & Cie,—Je reconnais sans hésitation que vos pianos sont éminemment supérieurs en action, en élasticité de touche, et en puissance de son, à toirs ceux dont je me suis servi dans ce pays ou en Europe.5o Chickering & Fils,—Pour le volume et la pureté du son vos pianos sont sans rivaux.Etc., etc., etc.Ainsi, un piano n’a qu’à passer sous les doigts du plus grand pianiste du monde, pour devenir immédiatement un instrument sans égal dans l’univers; à la condition toutefois que M.Satter reçoive les petites faveurs auxquelles sa position d'artiste lui donne droit.Sans cela, l’instrument ne vaut plus rien.Ah ! monsieur Satter, si la poésie est sœur de la musique, elle ne se reconnaît aucune parenté avec la réclame, le charlatanisme, la forfanterie, et la petite spéculation de ce genre.A ce propos, ou plutôt hors de propos, M.Satter fait intervenir M.Fréchette dans le différend, et l’appelle l'émule le plus digne de Victor Hugo.Ecoutez, M.Satter ; vous porrvez vous, faire donner tant que vous voudrez le titre du plus grand pianiste du monde, mais je connais assez mon ami Fréchette pour savoir qu’il n’aime pas qu’on lui casse le nez, fût-ce à coups d’encensoirs.Je suis bien sûr qu’il ne se croit pas plus l’émule de Victor Hugo, qu’il ne vous croit le rival de Liszt ; et c’est lui faire injure que de le supposer capable de gober une pareille citrouille.M.Fréchette est comme tous ceux qui s’occupent de littérature ou d’art à Montréal, il sympathise ar'ec tous les artistes, et il ne refuse l’aide de sa plume à personne ; mais, comme les autres, il déteste les fanfaronnades et les effets de grosse caisse.Le vrai talent s’impose de lui-même ; et en général il est modeste.Nous avons un grand artiste ici,—et il vous vaut d'un grand bout, comme on dit, M.Satter.Eh bien supposez que Triune fût arrivé dans ce pays en traitant tous ses confrères artistes d’ignorants et d’imbéciles, en se proclamant le plus grand violoniste du monde, le rival de Paganini, et mettant sur les affiches et sur les programmes ViUuslre Jehin-Prume, et en lançant des défis à gauche et à droite; il aurait probablement réussi à s’imposer à force de talent, mais il n’aurait jamais eu les sympathies du public.Que dirait-on d’un avocat étranger, par exemple, qui arriverait ici, et qui commencerait par lancer un défi d’éloquence à tous les membres de notre barreau, en se proclamant le premier avocat du monde?On dirait : c’est un fou.Car enfin, un homme de quelque valeur doit être connu, d’abord ; et puis, c’est au public à juger du talent d’un artiste, et non pas à ce dernier de s’inscrire lui-même sur la liste des grands hommes.Il n’y a que N-, ici, qui fasse ce métier, et vou9 avez eu le tort de l’imiter M.Satter.Vous n’avez pas agi comme un artiste: ne réclamez pas les sympathies que l’on accorde généralement aux artistes.Vous êtes un agent de pianos; gagnez votre argent ! Et si vous continuez à sonner la trompette de la réclame—aux dépens de M.Shaw, comme vous l’avouez dans votre lettre,—les gens finiront par chanter : Pas d'N-! Quant à la lettre signée Justice, franchement, là, c’est trop insignifiant pour que l’on se donne la peine d’y répondre une seule ligne.Rapin. SUPPLEMENT DU “CANADA MUSICAL” : 1er JUIN 1880.o r 00 CONCERTS ET SOIREES.Deuxiejie Concert Classique.—Le deuxième de la série des concerts de chambre inaugurés l’hiver dernier par Mdme.A.P.Thrower et M.F.E.Lucy-Barnes, a eu lieu au Synod.Hall, jeudi, le 29 avril dernier.L’auditoire n’était pas aussi nombreux que nous aurions désiré le voir,—ce que l’on doit plutôt attribuer au mauvais temps qu’il faisait qu’à l’absence de goût musical chez nos dilettanti.Le programme comprenait le Quatuor, en fa mineur, op.2 de Mendelssohn, et, pour la première fois en Canada, celui en si bémol, de Chs.E.Stephens, exécutés tous deux par MM.Lucy-Barnes Desève, Reichling et Leblanc.Mdme.Lucy-Barnes reparaissait à Montréal après une absence de plusieurs mois, et interprétait deux romances qui ont été favorablement accueillies du public.Mlle.Zulime Holmes, qui avait été très remarquée au précédent concert du “ Choeur Mendelssohn,” obtint ici un nouveau succès dans le brillant Scherzo â Copriccio, de Mendelssohn, et tout en accroissant sa propre réputation, elle ajouta encore au renom de son habile professeur, M.D.Du-charme.M.Alf.Desève exécuta deux Thèmes sur une seule corde et un Caprice de Paganini.Nous nous faisons un agréable devoir de signaler les progrès très sensibles faits par M.A.Leblanc, le violoncelliste du quatuor, depuis la dernière occasion que nous avions eu de l’entendre.Ce monsieur ne se borne pas à l’exécution matérielle de sa partie importante et difficile, mais l’archet entre ses mains habiles rend avec une délicate précision et un sentiment exquis tous ces passages saillants qui entrent pour une si large part dans les succès et les beautés du quatuor.Concert Martel.—M.Oscar Martel, violoniste, donnait un concert à la Salle Nordheimer, jeudi, le 13 mai, sous un patronage distingué et avec le concours de Mdme.Oscar Martel, de Mlle.Hortense Leduc et de M.Miller (en remplacement de M.Donald Campbell, empêché par un deuil de famille), et de MM.F.Jehin-Prume et F.Boucher, violonistes, G.Sancer, alto, et A.Wills, violoncelliste.M.Martel a exécuté lo Concerto en la, op.25, de Vieuxtemps, et a aussi fait entendre deux de ses nouvelles compositions, un “ Quatuor ” et une “ Polonaise brillante.” Mdme.Martel a chanté la cavatine de Semiramis et celle à'Ernani,—et Mlle.Leduc, la cavatine de Torquato Tasso et le Carnaval de Venise, de Massé et Bénédict.Le succès de la soirée a été la célèbre Sérénade humoristique, à l'Espagnole, de Léonard, pour trois violons solos, interprétée par MM.Jehin-Prume (Léonard), O.Martel (Alard), et F.Boucher (Sivori),—succès qui a valu à ces excellents artistes un chaleureux rappel.Nous constatons avec satisfaction la parfaite réussite de ce concert qui a attiré un auditoire nombreux et choisi.Concert Trtjdel.—Mercredi, le 10 mai, notre ténor, M.Tancrède Trudel, nous offrait la-nouveauté d’un “ Grand Spectacle Concert,” à la Salle Nordheimer.Mesdames Finn et Béliveau, Mlle.Marie, et MM.F.Jehin-Prume, Calixa Lavallée, F.Lefebvre, Ls.La-belle, E.Yarin, Désiré et Marcus, ainsi qu’un double quatuor à cordes, prêtaient au bénéficiaire leur concours estimé.L’habile organisateur butina largement parmi les œuvres les plus remarquables de Gounod et d’Ambr.Thomas pour la partie vocale, et parmi ceux de Gotts- chalk, Prudent et Prume, pour la partie instrumentale de son attrayant programme.M.Trudel a remporté un éclatant succès dans la romance de Mignon, chantée ici tout dernièrement par Capoul : malgré ce voisinage redoutable, un double rappel enthousiaste a donné raison à notre artiste de sa témérité, tout en rendant justice à son beau talent.Le fragment du 2me acte du Médecin malgré lui, de Gounod, interprété par Mdme.Finn, MM.Ÿarin, Finn, Trudel et Lefebvre, doit également compter parmi les beaux succès de la soirée, et a été bruyamment acclamé.Lavallée a enlevé Pasto-rellae Cavalière et la Danse des Fées, avec quelque chose de plus même que son brio habituel.Quant à M.Prume, nouveau triomphe dans sa superbe fantaisie sur Faust— triomphe qu’il a doublé sans peine dans son étincelante interprétation de la Danse des Sorciers de Frs.Prume, exécutée en rappel.Une comédietla en un acte—intitulée les Deux-Sourds, a agréablement diversifié le programme et n’a pas peu contribué à rendre la soirée de M.Trudel l’une des plus intéressantes et des plus attrayantes de la saison.—Le récent succès obtenu par “ la Société Opéra-tique de Montréal ” dans Pinafore, a enhardi les membres entreprenants de cette association musicale anglaise et leur a suggéré l’idée de représenter un œuvre à la fois plus compliqué et plus intéressant.Nos amateurs ont donc fait choix de les Cloches de Cor-neville, de Planquette, qu’ils ont réussi à produire à l’Académie de Musique, du 18 au 22 mai, avec un succès qui eût fait honneur à des artistes de profession.Le rôle Serpolelle était rempli par Mlle.Marie Stone, ci-devant de la troupe d’opéra “ Emma Abbott.” Mais le personnage qui a été le plus fidèlement et le plus artistement représenté, c’est sans contredit celui de Gaspard, rendu par M.Harry Prince, dont le jeu, acquérant chaque soir plus d’assurance, est bientôt devenu d’une perfection qui ne laissait plus rien à désirer et qui a été prononcée par les connaisseurs et les habitués du théâtre, supérieure à celle déployée par tous les acteurs de profession qiri ont rempli, à Montréal, ce rôle de Gaspard.Le chœur comprenait soixante voix bien exercées, et l’orchestre, quarante musiciens ; le tout sous la direction de M.Heeker.L’encouragement du public n’a pas tout-à-fait répondu, paraît-il, au talent et air mérite de nos vaillants amateurs.Conference de M.Lejeune.—L’éloquence et le drame sont trop étroitement liés à la musique pour (pib nous passions sous silence la charmante conférence donnée à la Salle des Artisans, le 21 mai, par M.L.Lejeune, sur le théâtre contemporain.Ce monsieur est un observateur subtil, un critique consciencieux, un causeur des plus aimables, possédant au plus haut degré le talent d’intéresser et de captiver son auditoire, par ses appréciations toujours fort justes, aussi bien que par la forme pleine de charme dont il les revêt et l’esprit, assaisonné de bons mots et de piquantes anecdotes, dont il les parsème si fort à propos.M.Lejeune nous a successivement présenté Victorien Sardou, Alexandre Dumas, fils, Emile Augier, Legouvé et Henri Meilhac, dont il a en même temps analysé les œuvres principales.Nous avons remarqué avec plaisir la présence à ce charmant entretien de plusieurs membres du clergé, directeurs de nos principales maisons d’éducation et professeurs de l’Ecole Normale Jacques-Cartier : c’est ( Continuation à la page 40.J /A M LOCHE DU JwOUYENT, ARCHE.(CONTENT BELL MARCH.) Composée par A.P.WYMAN.Marche. Ted.'Mpp N f Ted.v£- 0 Ted.•Rpp PI *4 f», "L 0LJÊ-J0-.hffl e* - * —r =F=fi££ , £- -jp«.L l L j j.*- * f- «7 =f' B pp r$= =1- *is V d r * ^ pp f •* Li 9 *f0* -&—! i —•—; ! ! ^ v s^s_v • r •' r o* -zÆ$z ¦0- vy i (Z.¦UJ.^ =n=^f T ^J= * -“ J -a- t) * J : 8' 8- o 8- -^—r- 5— ï V*f- ff fyPP PÜÊüÈüi -4- p§ s f u Spy » f i w ^ * HJ?*¦ -4f L *< '^O* 0 «îf V"" £ r*rf- z ?P^4 u Ü U b-^ LaClocho du Courent—4. ¦0—0—0- * * * ijl—y.-f ,n-, -i-'t-M V-*r-P m ?t C JLi y-H—* E-* ëÊHbÉ -a-p-g-a U-l-L—l J- V La Cloche du Couvent—4, ?==K •Pi! PI y- ÎL-Æ£ =Ê= f § «â-f£>p££ £ ê j^S a i, £££ —#- J"- gffei 'T ?9v-s ; ; -;;; -•- -®- a* # tf«»-P P ± 40 SUPPLEMENT DU “CANADA MUSICAL”: 1er JUIN 1SS0.là un bon exemple qui pourrait être plus généralement suivi avec avantage par torrs ceux qui se piquent d’être tant soit peu sensibles aux jouissances de l’esprit ; puisque, comme le fait très bien remarquer un de nos confrères, les critiques d'art et de littérature sont trop rares en Canada pour que chacun ne saisisse pas l’occasion d’aller s’instruire et s’amuser en écoutant ceux qui, comme M.Lejeune, traitent ces sujets délicats et difficiles avec talent et autorité.Les Pirates de Penzance.—La troupe d’opéra “D’Oyly Carte ” a donné avec succès, à l’Académie de Musique, pendant la semaine du 24 au 29 mai, le nouvel et amusant opéra de Gilbert et Sullivan, intitulé les Pirates de Penzance.La représentation a été patro-nisée par des auditoires nombreux, et honorée même de la présence de Son Excellence le Gouverneur Général, de la Princesse Louise, du Prince Léopold et de leurs suites.CONCERTS ANNONCÉS.—Mardi, le 1er juin, concert à Longueuil, par “l’Association chorale ” de l’endroit, avec le concours de MM.Frs.Bouclier, violoniste, et J.M.Haiuault, chanteur comique, sous le patronage du Eévd.M.G.Thibault, pire, curé, et au bénéfice de l’Evêché de Montréal.—Jeudi, le 3 juin, grand concert “ Prume,” à la Salle des Artisans.Programme varié et des plus attrayants,—lequel, entre les mains de Prume et des vaillants artistes qui le secondent, ne peut manquer d’etre brillamment enlevé.Lu reste, notre estimée cantatrice, Mdme.Prume, reparaît pour la première fois depuis son retour d'Europe : il n’en faudrait pas d’avantage pour combler, jeudi soir, la Salle des Artisans.—Le troisième concert de la saison de “ la Société des Symphonistes ” de Montréal, aura lieu à la Salle des Artisans cette fois, mercredi, le 9 juin courant.Un superbe programme classique a été préparé ; nous y avons remarqué le nom de notre cantatrice canadienne distinguée, Mlle.Villeneuve et celui de M.Frs.Boucher, qui exécutera le célèbre Concerto en mi, de Mendelssohn, pour violon, accompagné pour la première fois en Canada, par l’orchestre entier.Correspondance de Quebec.Québec, le 24 mai, 1880.La Compagnie de pianos “Weber,” de New-York, a donné un concert ici, dans la nouvelle salle des Y.M.C.A.mardi le 11 du courant.Les nombreuses réclames dont nos journaux ont été surchargés pendant plusieurs jours, n’ont pu cependant réunir un auditoire nombreux pour entendre M.Gustave Satter et apprécier l’instrument.Le rapport des concerts du Dr.Satter à Montréal, publié dans le dernier numéro du Canada Musical, nous dispense de parler aujourd’hui du talent et des capacités de l’artiste ; toutefois nous ferons remarquer que nos artistes Québecquois sont beaucoup moins sévères à son endroit, que l’on ne semble l’être à Montréal, et ils s’accordent à lui reconnaître certaines qualités que vos critiques musicaux lui refusent.Le but du concert, celui d’introduire les pianos “Weber” avec grand éclat, n’a sans doute pas été atteint à la satisfaction des intéressés; notre ami, M, A.Lavignc, agent pour les “Kranich et Bach,” a publié le soir même du concert, une recommendation des plus flatteuses de la part du Dr.Satter en faveur de ses instruments.Le compte-rendu du concert dans le Chronicle, qui est très favorable au pianiste, constate que certaines notes de l’instrument produisaient une vibration douloureuse, due sans doute à la puissante exécution d’un si grand artiste.Le Septuor Haydn, dont l’existence comme organisation musicale semblait être disparue complètement, promet de renaître à la vie active, grâce à la protection puissante de Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur.Ayant constaté que l'absence d’un lieu de réunion était l’une des principales causes qui avaient fait suspendre les travaux et éloigné les membres du Septuor, I’Hod.M.Robitaille ût des démarches et obtint du Gouvernement Fédéral l’usage d’une salle spacieuse dans les anciennes bâtisses militaires, rue Ste.Aune.Cette salle est actuellement en voie de réparations, par les soins de Son Honneur qui ne fait pas les choses à demi ; le Septuor aura pleine possession de la salle pour répétitions ou concerts de chambre, et cela gratis.Nous félicitons cordialement les Messieurs du Septuor d’avoir su s’attirer tant de faveurs ; sans doute, avec un tel encouragement, ils vont se remettre à l’étude avec ardeur, et nous espérons qu’après les vacances, ils se feront un plaisir de permettre au public d’apprécier leurs travaux.Jeudi le 20 mai, avait lieu à la Salle de Musique une soirée opératique donnée par Mde.Dessane.Dans la première partie du programme on avait introduit deux fragments de l'opéra Paid et Virginie de V.Massé : le premier, l’air Nous marchions cette nuit, chantée par Mlle.Lemclin,—le second le Chœur de la Bamboula ; les soli étaient rendus par Mlle.Lemelin, soprano, Mde.Foley, alto, et MM.H.Chassé, ténor, et M.Morin, basse.Cette scène, comme effet musical, ne peut facilement être détachée de l’œuvre, parcequ’elle contient bien plus de dialogues que de musique d'ensemble, ou de mélodie ; Mlle.A.Dessane a chanté une Cavatine de Halévy, et le Carnaval de Venise de V.Massé.Le Farfadet, opéra comique eu un acte, musique d’Ad.Adam, faisait les frais de la seconde partie : les rôles étaient distribués entre Mlles.A.et J.Dessane, MM.H.Chassé, F.Normandin, et P.Blouin.Ceci a été le succès de la soirée ; les personnages ont tous rempli leurs rôles avec beaucoup de talent, et se sont montrés excellents amateurs.La musique, très-bien rendue, a été fort goûtée; en somme, Mde.Dessane doit être bien satisfaite de cette soirée qui lui fait certainement honneur.Le 25 juin prochain, lendemain de la St.Jean-Baptiste, il y aura une grande réception chez S.II.le Lieutenant Gouverneur.Spencer Wood et ses parcs immenses seront ouverts à toute la population.Pendant la réception, qui commencera à 2 heures p.ui., les différents corps de musique seront invités à se disperser sous les nombreux bocages, et à jouer différents morceaux de leur répertoire ; â 34 heures, aura lieu un concert de tous les corps réunis; une graude estrade doit être construite pour les exécutants, ainsi que pour un chœur nombreux qui chantera “ l’Hymne National” de Lavallée.M.Joseph Vézina, maître de bande, est chargé par S.II.de l’organisation et de la direction de la partie musicale.Hier soir, le corps de musique de la Cité, qui accompagnait le 65me.Bataillon de Montréal, invité par les citoyens de Québec, a joué sur la Terrace Dufferin sous la direction de son maître de bande, M.Ernest Lavigne, un programme assez considérable.Une foule immense s’était rendue pour l'entendre : 8 lis.la bande com- mençait un programme de dix morceaux, dont plusieurs ont été vivement applaudis ; le Rossignol, valse de Julien, avec solo de piccolo, a été rappelé, ainsi que le Concerto pour cornet, de Pezzini, solo par M.E.Lavigne.D’après ce que nous avons pu eu juger hier soir, la Bande de la Cité fait toujours des progrès et tient à conserver la réputation enviable de premier corps de musique canadien.Nous sommes heureux de constater le progrès que fait le Canada Musical ; l’addition faite au dernier numéro le rend certainement très attrayant, et devra contribuer à répandre sa circulation considérablement ; c’est ce que nous souhaitons sincèrement à son propriétaire, M.A.J.Boucher, qui paraît ne vouloir laisser passer aucune occasion de se rendre agréable aux nombreux lecteurs du Canada Musical.* * s: LE CANADA MUSICAL.41 Notes Artistiques (les Etats-Unis.—Le ténor Campanini s’est embarqué pour l’Europe le 27 mai.—La saison dernière aurait réalisé à Mlle.Emma Abbott la jolie bagatelle de $47,000.x —M.P.S.Gilmore, le célèbre conducteur de musique et impressario, est arrivé d’Europe le 15 mai.—L’excellente pianiste Mdme.Eivé-King a donné plusieurs concerts dans l’Illinois, pendant le mois de mai.—On assure que Mdme.Nilsson s’est engagée par contrat à venir chanter aux Etats-Unis pendant la prochaine saison.—Le célèbre violoniste Wilhelmj, qui se repose depuis quelques jours à New-York, projette, dit-on, une nouvelle tournée artistique dans l’Ouest.—Le célèbre pianiste belge, M.Franz Eummel, a donné une matinée, le 4 mai dernier, à la salle Steinway, New-York, devant un auditoire «à la lois nombreux et appréciateur.—Il est rumeur que l’impressario Gye visitera l’Amérique pendant la saison prochaine,—ce qui nous procurerait très probablement l’avantage d’entendre Albani et Patti.—On comptait, il y a quelques semaines, 479 journaux musicaux et dramatiques publiés aux Etats-Unis.Depuis ce calcul fait, plusieurs nouvelles revires du genre ont surgi.—Signor Brignoli a pris un bénéfice à New-York, à la salle Chickering, le 24 mai dernier.Le Don Pas-quale de Donizetti a été représenté, avec le concours de j nombreux amateurs.—Le Pré aux Clercs a été représenté avec un suc- ; cès remarquable, le 4 mai dernier, à New-York, par la troupe d’opéra français de Grau, au profit de la Société de bienfaisance belge.—Joseffy a donné son concert d’adieu à la Salle Chickering, mercredi, le 26 mai : il était assisté d’un orchestre complet, sous la direction de Gotthold Carl-berg.Il doit retourner en Europe aux premiers jours de juin.—Il n’a pu être donné suite au projet de voyage de la musique du régiment des Guides à New-York.La présence à Bruxelles de cet excellent orchestre militaire était du reste très désirable pendant les fêtes nationales i qui se préparent.—Pendant la semaine finissant le 7 mai il n’a été exporté de Boston à la Puissance du Canada qu’un seul orgue-harmonium, (à la Nouvelle-Ecosse,) — valeur $200 — et deux pianos, (également à la Nouvelle-Ecosse,)—de la valeur réunie de $310.Pendant cette même semaine, Boston importait de l’étranger pour $358 d’instruments de musique.—La Société Ste.Cécile de New-York a célébré le lundi de la Pentecôte avec grand éclat, à l’Eglise St.Alphonse, de la 5ème avenue.Mgr.Corrigan, évêque de Newark, officiait pontificalemcnt- le -matin : le soir, il y eut salut solennel, en musique.Les plus beaux extraits des œuvres des compositeurs de musique religieuse ont été admirablement rendus par les chœurs réunis de cinq églises catholiques.—Les exportations d’instruments de musique du port de New-York, pour la semaine finissant le 11 mai, s’élevaient à la somme de $14,728.Les 48 orgues-harmoniums expédiés à Londres seuls représentent une valeur de $10,320.La Eépublique Argentine, le Brésil, Brême, l’Australie, l’Equateur, Hambourg et Liverpool ! se partagent la balance.Comment se fait-il que la Puissance du Canada ne figure point sur ce tableau ?L’excellence et la supériorité des instruments fabriqués dans le pnjrs—notamment des superbes orgues-harmoniums “de la Puissance,” à Bowmanville—seraient-elles donc enfin suffisamment comprises et appréciées pour ; que nos marchands importateurs cessent d’introduire les produits américains, bien souvent inférieurs, toujours plus coûteux ?JJ»ipjca Supplcmcnfmfc^.—Le Faust de Gounod a été la pièce d’inauguration du nouveau théâtre “ Cohen,” à Tunis.—Carmen, avec Mlle.Hersee dans le rôle titulaire, était tout dernièrement le grand succès artistique de.la Nouvelle Zélande ! —Les journaux de Sidney nous apportent des nouvelles de la tournée artistique que fait en ce moment, en Australie, Mdme.Carlotta Patti.Partout où elle a chanté, l’éminente cantatrice a reçu les ovations les plus enthousiastes, et son voyage est devenu une sorte de promenade triomphale.Le mari de Carlotta Patti, M.Ernest de Munck, violoncelliste distingué, a été largement associé aux succès de sa femme.De plus, la haute société de Melbourne a fait très bon accueil aux deux artistes, et Lord Loftus, gouverneur général de l’Australie, a donné un grand dîner en leur honneur.—Le 24 avril dernier à cinq heures de l’après midi, le célèbre violoniste Vieuxtemps passait en voiture découverte dans la rue Bab-Azoun, à Alger, lorsqu’un fanatique Arabe s’est précipité sur lui, un pavé à la main, et l’a violemment frappé à la tête.L’artiste a pu saisir la main du misérable et prévenir de nouveaux coups.La blessure qu’il a reçue est heureusement peu grave.L’auteur de cet inqualifiable attentat a ôté arrêté, mais il n’a voulu assigner aucune cause pouf ce méfait.Vieuxtemps a aussitôt télégraphié à ses amis d’Europe l’heureux dénoûment de cette criminelle agression.Nous apprenons avec satisfaction que le séjour du grand artiste au Sanitarium d’Alger a déjà produit sur sa santé, cruellement ébranlée depuis quelques années, les plus favorables résultats.Funérailles de Wieniawski.Les funérailles de Henri Wieniawski ont été célébrées le 8 avril à Varsovie.La cérémonie avait tous les caractères d’un deuil public.Dans la vaste église, de Sainte-Croix, complètement tendue de noir, le cercueil recouvert de velours violet reposait sur un catafalque élevé, richement orné de fleurs, entouré de cierges et de lampes d’argent.De nombreuses et magnifiques couronnes étaient déposées sur le cercueil et sur les gradins du catafalque.Sur le cercueil aussi le violon de l’éminent virtuose, entouré de fleurs et de crêpe.Le Requiem de Moniuszko a été exécuté par les artistes de l’Opéra polonais, les élèves du Conservatoire et les membres de la Société de Musique, qui ont fait entendre aussi diverses compositions vocales choisies pour la circonstance avec beaucoup de goût. 42 LE CANADA MUSICAL.Sauf un Ave Maria de Cherubini, tous les morceaux exécutés aux funérailles de Wieniawski sont de compositeurs polonais, parmi lesquels il faut citer M.Zarzycki, directeur du Conservatoire, MM.Zebenski, Frosrel, Nidecki.A l’église, un jeune violoniste, M.Barcewicz, a magistralement interprété la poétique Légende de Wieniawski, avec accompagnement d’orgue.Au cimetière, au moment de l’inhumation, l’orchestre a exécuté la marche funèbre de G-rossmann.Une foule immense assistait à cette cérémonie funèbre, dont les artistes ont fait un imposant hommage musical à la mémoire du grand virtuose.SOUVENIRS MUSICAUX — DU — CANADA.Airs et chants nationaux les plus propres à emporter comme “ Souvenirs du pays,” ou à adresser aux amis éloignés.PIAITO.BEAU TRAIT DE FRATERNITÉ ARTISTIQUE.Henri Wieniawski, dont l’art musical déplore la perte, n’avait aucune fortune.Mais à la veille de son mariage, afin qu’en cas de mort sa famille ne fût pas prise au dépourvu, il avait assuré sa vie pour une somme de 200,000 fr., dont il payait régulièrement les annuités à force de travail, de talent et de succès.Pendant sa dernière maladie, tous les sacrifices qu’il s’était imposés faillirent être stérilisés.Il s’agissait de payer un terme, ou sinon tout était perdu.Payer, Wieniawski souffrant, presque mourant, n’y pouvait songer.Heureusement, M.Nicolas Rubinstein qiri, à la première nouvelle de la maladie de son ami, était accouru auprès de lui à Saint-Pétersbourg, avec son frère Antoine, organisa immédiatement un concert qui ne rapporta pas moins de 3,000 roubles.L’annuité fut payée et l’héritage fut sauvé.Wieniawski méritait assurément un tel service, lui qui était la générosité môme, et qui ne s’était jamais refusé à ses confrères.Mais on peut dire de ce trait de fraternité artistique qu’il honore à la fois le bienfaiteur et l’obligé.Les compatriotes et amis de Wieniawski ont résolu de lui élever sur sa tombe, dans le cimetière de Varsovie, un monument digne de sa renommée.NECROLOGIE.Sont décédés : PRIX Vive la Canadienne! Avec variations.Grobe.$0.60 Vive la Canadienne! Moins difficile.Duval.0.35 Vive la Canadienne ! Très facile.Streabbog.0.25 A la claire fontaine.“ “ 0.25 C’est la belle Françoise.“ “ 0.25 En roulant ma boule.“ “ 0.25 Nous n’irons plus au bois.Très facile “ 0.25 Un Canadien errant.Très facile.“ 0.25 Ces six (6) derniers morceaux forment la collection intitulée Les Anciens Canadiens, et se vendent réunis $1.25,— au lieu de $1.50, séparés.Quadrille Canadien.Labcl/e.0.60 La Confederation, Quadrille.Casorti.0.60 Les Canotiers du St.Laurent, Quadrille.Boucher.0.50 The Queen’s Canadian Quadrille.Prince.0.50 Jacques-Cartier, Quadrille .de Tcrlac.0.50 Roberval, Quadrille.« 0.50 Royal Voyageur, Quadrille.Denny.0.80 Crande Marche Canadienne.Sabatier.0.25 Royal Carillon.Waltzes.Denny.0.80 Les bords du St.Laurent.Grobe.0.60 0£±_A.3STT.—A Fraukfort-sur-Mein, Julius André, né le 4 juiu 1808, théoricien, organiste et compositeur.—A Hambourg, le 7 avril, Diederich Km g.né dans cette ville, le 25 mai 1821, pianiste et compositeur.—A Chicago, ces jours derniers à un âge avancé, Adolphe Baunibacli, organiste, professeur et auteur de nombreuses compositions et de collections de morceaux faciles très répandus et estimés en Amérique.—A Paris, le 19 avril, à l’âge de 62 ans, Mme Adolphe Adam, veuve du célèbre compositeur.Avant d’épouser Adolphe Adam, en 1854, elle s’était fait connaître comme artiste d’opéra comique, sous le nom de Mlle.Chéri-Couraud.Elle faisait partie, en 1853, de la troupe du Théâtre-Lyrique pendant qu’Adolphe Adam en était directeur, et y créa notamment un des principaux rôles dans Gastibelza, le premier ouvrage d’Aimé Maillart.Mme.Adolphe Adam avait renoncé à la carrière du théâtre dès 1854.Elle écrivit de charmantes nouvelles.De ce nombre on peut citer celle intitulée : Le Clavecin de Marie-Antoinette.Une fille, son unique enfant, est mariée à M.Busson, fils, facteur de pianos.Le Drapeau de Carillon.Sabatier.0.25 O Canada, mon pays, mes amours !.Labc/le.0.30 La Patrie avant tout.Marchand.0.25 Marche des Volontaires de Terre- bonne .Chapleau.0.25 Notre religion, notre langue, nos mœurs et nos lois .Olivier.0.30 La Conversion d’un pecheur.Opérette Canadienne.Labcl/e.1.00 VIOLON.Vive la Canadienne I.Hone.0.50 Souvenir d’Arthabaska, ronde Canadienne.“ 0.75 Airs Canadiens .Martel.1.75 Variations sur Vive la Canadienne !.“ 1.25 Le “Chansonnier des Ecoles ” comprend parmi scs 41 romances françaises et anglaises, 6 chants Canadiens.Prix: 25 cts.La “ Nouvelle Méthode de Piano,” de Ludovic, contient au nombre de ses récréations, plusieurs airs canadiens.Prix : 75 cts. LE CANADA MUSICAL.43 PLAISANTERIES.Un ténor qui expérimentait pour la première fois dans un nouveau théâtre, déclara au directeur, à la suite de plusieurs brillantes roulades, qu’il trouvait l'en caustique de sa salle excellente.Auber voyant un jour passer devant le Conservatoire trois jeunes filles, fort peu jolies, l’une en deuil, l’autre vêtue de blanc et la troisième boiteuse : Yoilà une blanche, dit-il, une noire et une croche qui ne valent pas un soupir.Dernièrement, dans un théâtre, un baryton commet un couac effroyable.Rires et sifflets dans la salle.Alors l’artiste s’avançant gravement vers la rampe et faisant au public les trois saluts d’usage : —Messieurs, je reconnais que je viens de faire une fausse note.Je la retire i Entre amis :—Oui.mon cher, je me marie.Ma future me plaît infiniment : elle est jolie, bonne, spirituelle, mais elle a un énorme défaut: elle ne sait pas jouer du piano !.—Comment?tu appelles cela un défaut, mais c'est une qualité de premier ordre.—Laisse-moi finir : elle ne sait pas jouer du piano.et elle en joue tout de même ! TÆ -A_T\ÙT_A-GKEE3.—En cette ville, à l’Eglise Notre-Dame, parle Révd.M.Ronsselot, curé,' M.George Dastous, fils de Bazile 1/ Dastous, Ecr., à Madlle.Rose de Lima, fille de Louis Barré, Ecr.DÉCÈS.—A Nicolet, le 29 avril dernier, Marie-Joséphine-Aimée, enfant de M.Octave Chatillon, professeur de musique au Séminaire de Nicolet.Abontiements reçus dans le cours die mois.Pour Janvier, 1880-81—Le Couvent de St.George Ilenryville,— M.Joubert.Pour Mai, 18S0-S1—Mdmes.V.S.Clément, R.Salmon (2 abts.), Petipas, L.J.A.Surveyer, Fiset, L.Brault, M.Marquis, I.s.Tranche-montagne, F.Gatien, G.Préf’ontaine, L.L.Richard, Héroux,—Mlles.C.Dorais, M.L.Lévêque, Mailhiot, A.Poisson, De Foy, P.Rolland, Ph.Cormier, C.Brodeur,—Les Couvents do Bourbonnais, Trois-Rivières, Villa-Maria, Charlottetown, Mont Ste.Marie,—Les RR.MM.F.Martineau, Frère Flamien, P.Ed.Grenier, Fraser, N.M.Iluot, J.U.Tessier, IL Carrières, X.D.St.-Cyr, P.A.Pouliot, J.X.Lussier, .T.S.Thébei-ge,—LTlon.M.A.Plamondon, MM.U.Denis, Degezelle, Lupien, J.A.Fowler, Corbeil, Bourgeois, J.Hone, H.Wehrmann, E.Leclerc, H.Maynard, E.Ilurtubise, Elie Tousignant, L.A.H.Théroux, M.D., J.Bergeron, L.J.Archambault, M.D., A.Hébert, M.D., A.Thoin, Alf.Parenteau, A.Ducharme, G.Moncel, .1.C.Bachand.LAVOIE & BEAULIEU Aitlitei » ©t MmmmÈmm 233, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.AU CLERGÉ, COMMUNAUTÉS .ELIG-IEUSES ET AU PUBLIC EN GÉNÉRAL, Nous avons l’honneur de vous informer que nous avons transporté notre atelier du No.147, Rue St.Laurent, au No.233, Rue Notre-Dame, vis-a-vis la Rue St.Jean-Baptiste, où nous sommes magnifiquement installés et prêts à prendre vos commandes pour tous les ouvrages que vous voudrez bien nous confier, tel que : Beeer&tieus Artistiques, Peimtmres a Fresques et Barures peur Eglise, Autels, Saîles Publiques et Maisess Privées, Aussi : Colorage des murs, Blanchissage, Imitation de faux bois et de marbre de toutes sortes, Vitriers, Tapissiers et Peintres de Maisons et cl’Enseignes.Toutes commandes pour Tableaux, Bannières, Drapeaux, Cottes d’Armes et Rideaux de Châssis seront exécutées de manière à donner la plus entière satisfaction.LAVOIE & BEAULIEU, No.233, Rue Notre-Dame. 44 LE CANADA MUSICAL.Calendrier Mensuel "Et Guide des Organistes et Directeurs de Chœurs, pour les Offices des DIMANCHES ET FETES.SS J U IN.—(Continué DATES.FÊTES RELIGIEUSES.EPHEMERIDES MUSICALES.10 11 12 J.Y.S.Ste.Marguerite, V.St.Barnabe, Ap.(40 h.Ste.Marguerite de l’Acadie.) St.Jean de St.Facond, C.Décès, à Enghien-lez-Paris, du pianiste compositeur Frédéric-Guillaume Kalk- brenner, 1849.Décès, à Paris, d’Egide-Romuald Duni, l’un des créateurs de l'opéra-comique français, 1775.Décès, à Paris, de la célèbre cantatrice italienne Angélique Cantalini (femme Valabregue,) 1849.13.D.St.Antoine de Padoue.(40 b.St.Koch.) Double.(280.) Messe des Doubles-majeurs.2dcs.Vêpres du jour, (371.) Hymne: Supremos, v.Amavit, (523.) A Magnificat, 0 Doctor.Basili, (524.) Mémoires de St.Antoine liic vir, v.Justum, (534,)—et du IV Dimanche après la Pentecôte, (263.) 14 L.St.Basile, E.D.15 M.St.Pierre Célestin, P.C.(40 h.St.Antoine de Longueuil.) 16 M.St.Jean François Régis, C., S.J.17 J.St.Paschal Baylon.(40h.St.Antoine de 1S V.St.Ubalde, E.C.[Lnvnltrie) 19 S.Ste.Julienne.(40h.Ste.Anne à Montréal.) Naissance, à Bruxelles, du violoniste Josse-Louis Vanderosier, 1804.Décès, à Paris, du célèbre organiste Louis-Claude Daquin, 1772.Décès, à Leipzig, de Jean-Adam Hiller, compositeur et écrivain sur la musique, Naissance de Charles Gounod, à, Paris, 1818.[1804.Décès, à Offenbach, de Jean André, compositeur et éditeur de musique, 1799.(Le 17.) Décès, à Mexico, de la célèbre cantatrice Hcuriette-Gertrude-Wal-purgis Sontag (comtesse Rossi.) 1S54.20.D.Ve.apres la Pentecôte.Semi-double.(173.) Messe des Dimanches de l’annee.1res.Vêpres de St.Louis de Gonzague, ( 174.) Mémoire du Ve.Dimanche après la Pentecôte, (263.) 21 22 23 24 25 26 L.St.Louis de Gonzague.(40 h.St.Louis de Gonzague.) M.St.Bernardin de Sienne, C.M.Ste.M.Mad.de Pazzi.(40 h.St.Jacques le Mineur ) J.St.Jean-Baptiste, Patron du Canada.V.S.St.Guillaume, Ab.(40 b.Ste.Julienne.) SS.Jean et Paul, MM.Naissance, à Berlin, de Charles-Frédéric Curshmaun, compositeur, 1805.Première représentation, à Weimar, de Die Niebelungen do H.Dorn, 1854.Première représentation, à Leipzig, de Hans Sachs de Lortzing, 1840.Grande célébration nationale à Montréal : 20 sections, 20 “Sociétés St.Jean-Baptiste ” du Canada et 30 des Etats-Unis participent à la fête, 1874.Première représentation de il Giuramento de Mercadantc, à Anvers, 1841.Naissance, à Naples, de François-Xavicr-Hyacinthe Mercadante, 1797.27.D.Solennité de St.Jean-Baptiste.(40 h.N.D.de Grâce.) Ire.classe.(29h.) Messe Royale.2des.Vêpres de St.Jean-Baptiste, (378.) Mémoires du Vie.Dimanche après la Pentecôte, (264,) —et de St.Léon, Saccrdos, (524.) v.Amavit, (523.) Bénédiction.: 28 L.Jeûne.St.Léon, P C.Naissance, à Halle, de Robert Franz, compositeur de lieder, pianiste et chef d’orchestre.1815.29.M, SS, Pierre et Paul, Ap.D'obligation.(40 h.Ste.Elizabeth.) Ire.classe.(300.) Messe Royale.2dcs.Vêpres des Apôtres, (498.) Hymne: Décora, (386.) v.Annunciavcrunt, (384.) A Magnificat, IJodie, (388.) Bénédiction.30 | M.I Commémoration de St.Paul.Décès, à Londershauscn, de Ernest-Louis Gerbcr, organiste, 1819.Consacre au Précieux Sang de J.C.JUILLET.Ainsi nommé Julius en mémoire de Jules César.Ce mois a 31 jours.1 J.2 V.3 S.St.Thierry.(40 h.Visitation du Sault au Recollet.) Visitation de la B.V.M.St, Raymond.(40 h.Visitation de l’ile Dupas.) La Messe Solennelle de Rossini exécutée pour la première fois on Canada, par le “Choeur du Gésu,” sous la direction de M.A.J.Bouclier,) assisté de Naissance, à, Weidenwang, de C.W.Von Gluck, 1714.[Mme Petipas, 1869.Naissance, à Floreuce, du pianiste Carlo Ducci, 1837.4.D.du Précieux Sang de J.C.2de.classe.(302.) Messe de 2de.classe.2des.Vêpres du jour, (393.) Mémoires de St, Michel des Saints, Snnilabo, v.Amavit, (530,)—et du Vile Dimanche après la Pentecôte, (265.) Bénédiction.5 6 7 8 9 ü_ L.M.M.J.V.St.Michel des Saints.(40 h.St.Martin.) Naissance, à Norwich, du compositeur et professeur William Crotch, 1775.• ° T.]ACie’ M" Décès, il Paris, du pianiste Alexandre-Edouard Goria, 1H60.St.h élix, E.(40 h.St.Anicet.) Réapparition, à Londres, de Madame Sontag, dans Linda di Chamounix, 1849.Ste.Elizabeth, Ve.Décès, il Leipzig, de Jean-Sébastien Bach.1750.SS.Zénou et comp.(40 h.St.Esprit.) Première représentation, à Paris, do le Grandq>rix d’A.Adam, 1831. LE CANADA MUSICAL.45 ORGUES-HARMONIUMS DE LA PUISSANCE.(DOMI ENTREPOT PRINCIPAL — AD — Magasin de Musique — DE — (Editeur-Propriétaire — du — CANADA MUSICAL,) RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.Toujours en magasin,un choix d'Orgues-Harnioniums Français, Américains et Canadiens, de 20 ou 25 différents modèles et de différents prix.«0310 sera sBgyjfi ^ : * r:îi i y?.¦ kTîdrT-il I imiiimmiii I nmim»» ¦ -i."flliv m- A'l2i mm imam»' iiuiuuuuniuu ¦ Province de Quebec, L E.N.Importateur — de — NION ORGANS.) AGENT GENERAL — POUR LA — IPIAAISTOS — ET — d’Orgues-Harmoniums, Canadiens et Etrangers.Circulaires, Certificats, Catalogues descriptifs et illustrés, avec liste des prix, envoyés franco, sur demande.Orgues pour Salon, pour Eglises, pour Ecoles, garanties pour 5 ans.Surpassant en richesse, en puissance et en suavité do son, les meilleurs instruments do fabrique étrangère.Les Orgues-Harmoniums de la Puissance, d’un fini exquis, ont obtenu les plus hautes distinctions et les Premiers Prix à toutes les Exposi.tions où ils ont été exhibés.AU CENTENAIRE DE PHILADELPHIE, 1876, Médaille Internationale et Diplôme d'honneur, (la plus haute récompense accordée,) pour t.K Meilleur Orgue du Monde.A SIDNEY, Australie,: 1877, [ A PARIS, 1878, Premier prix, Médaille et Diplôme, à l’Exposition Universelle.| Médaille Internationale et Diplôme d’honneur, à l’Exposition Universelle.A TORONTO, 1878, Médaille d’Oi à l'Exposition de la Puissance, et PREMIER PRIX, Toronto, 1879.PREMIER PRIX AUX EXPOSITIONS DE LONDRES, HAMILTON, MARKHAM, BRAMPTON, BRANTFORD ET NEWMARKET.Ces instruments superbes étant fabriqués dans la Puissance, l’acheteur bénéficie de 30 à 33 par cent, en économisant les droits excessifs et autres charges imposés sur les Orgues inférieures de manufacture étrangère.I»KIX: 1>K §50 a §1200.Facilites de paiement accordées.N’achetez pas ailleurs avant d’examiner ces instruments supérieurs.Jj, E.JSF.l’RATTE, Agent Général pour la Province de Québec, 280 Rue Notre-Dame, Montreal. 46 LE CANADA MUSICAL.COMPOSITIONS FAVORITES POUR PIANO ET CHANT - DE - SALOMON MAZURETTE.Chacun des morceaux nommés dans le catalogue de piano suivant peut être hautement recommandé pour l'usage des Pensionnats et des Académies.On expédiera franc de port tout morceau demandé, sur réception du prix marqué.S’adresser à A.J.BOUCHER, Editeur et Importateur de Musique, 280, Rue Notre-Dame, Montréal.HVLTJSIQ/TJE1 DE PIANTO.A travers l’Océan—Across the Ocean — Monceau descriptif avec variations imitant le mugissement des vagues.1.50 Souvenir de Lorette, Polka caprice, dédié aux élèves de l’Académie St.Louis de Gonzague, Lorette, Co.de Cambria, Pa., pour lesquelles il fut composé.Pas très difficile.0.75 Souvenir de Houston, Mazurka de salon, composé expressément pour et dédié aux élèves du-Couvent du Verbe Incarné, Houston, Texas.Pas très difficile.0.50 Reminiscences du passe—Recollections of the past—Grande Valse de concert, composée pour et dédié aux élèves de l’Académie Ste.Marie de Windsor, Ont.1.00 Souvenir de Notre-Dame, Morceau de salon, spécialement composé pour et dédié aux élèves de l’Institution Ste.Marie, Milwaukee, Wis.Pas très difficile.1.00 Echoes of the Pines, Caprice de concert, composé pour et dédié aux élèves du Couvent des Ursuliues, Chatham, Ont.0.75 Souvenir de Key-West, Barcarolle brillante, composée pour et dédiée aux élèves du Couvent de l’immaculée Conception, Key- West, Floride.Facile.0.50 Garland, Grande Marche, facile .0.65 Pensce du Soir—Evening thoughts—Méditation composée pour et dédiée aux élèves de l’Académie Ste.Marie de Jacksonville,Orég.0.60 Danse rustique—Rustic dance—Morceau de concert.Moyenne difficulté.1.00 Bessie, Grande Valse-caprice.Moyenne difficulté.1.00 Whispering Pines, Grande Valse-caprice.Moyenne difficulté.1.00 Le Silence de la gloire—The Silence of glory—Moyenne difficulté.1.00 Le Sourire eternel—Eternal smiles—Méditation.Moycnue difficulté.1.00 L’Avenir—The Future—Marche de concert, en octaves.Moyenne difficulté .1.00 L'Orient, Galop de concert, dédié aux Dames du Michigan.Moyenuc difficulté.1.00 Le Papillon—T lie Butterfly—Caprice de concert.Moyenne difficulté.1.00 Barcarolle brillante.Moyenne difficulté.0.60 Premiere Valse-caprice, composée pour et dédiée aux élèves du Couvent du Mt.Ste.Marie, de Montréal, P.Q.Très brillant et pas très difficile.0.75 L’Etoile—The Star—Mazurka-caprice de concert.Moyenne difficulté .1.00 L’Oiseau au vol, Grand Galop de cuncert, composé pour et dédié aux élèves du Couvent de Villa-Maria, près Montréal, P, Q.Moyenne difficulté.1.00 Elle repose—She reposes—Méditation.Moyenne difficulté.1.00 La Tourterelle—The Turtle-dove—Scherzo-valse, composée pour et dédiée aux élèves de l'Académie Ste.Marie de Windsor, Ont.0.75 Le Presto, Morceau de genre.Assez difficile.1.25 Le Murmure des bois—Murmurs of the Woods—Morceau caractéristique.Moyenne difficulté.1.00 Evening cheer, Polka-caprice.Assez difficile.1.25 La Frivolité—Frivolity—Galop de concert.Très brillant et de moyenne difficulté.1.00 Willie’s Polka.Facile.0.50 Souvenir de mon Pays—Souvenir of my Country—Grande fantaisie de concert.Assez difficile.1.50 Honorius, Grande Marche triomphale, avec variations.Assez difficile .,.1.50 Beaming light.Facile et élégant.0.60 Star of Hope, Valse de concert.0.80 LIJBY SET.SIX MORCEAUX F4 CELES POUR LES COMMENÇANTS.Alma, Nocturne.Eugenie, Mazurka.Emelie, Polka.La Course, Galop .Anna, Schottischc.Jane, Valse.30 cts, 30 « 30 “ 30 « 30 “ 30 “ ! LE CANADA MUSICAL.47 COMPOSITIONS VOCALES de S.MAZURETTE.En vente chez A.J.BOUCHER, 280, Rue Notre-Dame, Montreal.Le dernier rendez-vous-—-The last meeting—Romance pour soprano ou ténor, avec paroles françaises et anglaises.Facile.80.35 ?Ave Maria, Chant sacré, pour soprano ou ténor.Moyenne difficulté.0.50 ?My mountain home, Romance et chœur, pour soprano ou ténor.Moyenne difficulté.0.75 * Sweet to be remembered; Barcarolle pour soprano ou ténor, avec portrait de Mlle.Clara Louise Kellogg.Moyenne difficulté.0.50 ?La Priere du voyageur—The wanderer’s prayer—Scène dramatique, pour soprano ou ténor, avec paroles françaises, anglaises et italiennes,—composée pour et dédiée à Madame Marie Roze Mapleson.Un peu difficile.0.80 When I shall be far away, Ballade pour soprano, ténor, baryton ou contralto.Facile .0.30 ?The light of Home, Romance dc concert, pour soprano ou ténor,—composée pour et dédiée il Mlle.Clara Louise Kellogg.Difficile.1.00 I J ^Secourez les pauvres—Pity the poor—Romance pour soprano ou ténor, avec paroles françaises, anglaises et italiennes, dédiée à Madame Eugénie Pappenheim.Moyenne difficulté.0.G0 ?Oh! give me back my native hills, Romance et chœur pour soprano ou ténor, dédiée à Mlle.(Emma Lajeunesse) Albani.Moyenne difficulté.0.65 ?Autumn leaves are falling, Romance et chœur, pour soprano ou ténor,—composée pour et dédiée A Madame Alexandrine Burt.Moyenne difficulté.0.65 ?L’Etoile du matin—Bright star of morn—Romance pour soprano ou ténor, avec paroles françaises et anglaises, dédiée à Joseph Maas.Moyenne difficulté .0.75 ?Going home, Romance de concert, pour soprano ou ténor,—composée pour et dédiée :l Mlle, Brewster.Moyenne difficulté.0.65 ?Mother, take yon easy chair, Romance de concert, pour soprano, ténor, baryton ou contralto.Brillante, mais pas très difficile.0.7U ?Charmant petit bateau—Float away, fairy boat—Quartette pour soprano, alto, ténor et basse, avec paroles françaises et anglaises.Facile.0.75 ?There’s a language speaketh, Romance et chœur, pour soprano ou téuor, dédiée à Mlle.Clara Louise Kellogg.Moyenne difficulté 0.50 5 ?I’ve no mother now, Romance de concert, pour soprano ou ténor.Assez facile.0.75 ?Lenore ! Romance dc concert, pour soprano, ténor, baryton ou contralto,—composée pour et dédiée à Mlle.Montague.Moyenne difficulté.1.00 The last good night, Ballade pour soprano ou ténor, dédiée à Mlle.Inez Sexton.Facile.@.50 ?Mid nature’s sweet repose, Cavatine pour soprano ou ténor, avec paroles françaises et anglaises,—composée pour et dédiée A, Mlle.Marie-Anne Joly.Moyenne difficulté.0.65 ?List ye wild winds sweeping, Romance de concert, pour soprano ou ténor, avec paroles françaises, anglaises et italiennes,—composée pour et dédiée A Mlle.Emma Abbott.Moyenne difficulté.0.80 Forever and forever, Ballade pour soprano, contralto ou baryton.Facile.0.50 ?Nay, stay ! Tarry long, Romance de concert pour soprano ou ténor, avec paroles françaises, anglaises et italiennes,—composée pour et dédiée à Mlle.Clara Louise Kellogg.Moyenne difficulté.0.80 ?Adieu au foyer—Leaving home—Romance de concert, pour contralto ou baryton, avec paroles françaises, anglaises et italiennes, —composée pour et dédiée A Mlle.Annie Louisa Cary.Moyenne difficulté.0.60 ?I hear thee, prand Ocean, Romance de concert, pour soprano ou téuor,—composée pour et dédiée A Mlle.Emma C.Thursby.Moyenne difficulté.•'.0.85 ?Chide gently the erring, Romance et chœur, pour contralto ou baryton,—composée pour et dédiée A Mdme.Zelda Séguin.Facile.0.50 *Ne pleurez plus, ma mere—Grieve nor, mother—Romance de concert, pour soprano ou ténor, avec paroles françaises et anglaises.Moyenne difficulté .0.60 Words of cheer, Romance pour soprano ou ténor,—composée pour et dédiée A Mdme.Van Zandt.Moyenne difficulté.0.65 Come not ! Romance de concert, pour soprano ou ténor.Moyenne difficulté .0.50 ?Nuit d’ete—Summer night—Valse chantée, pour soprano, avec paroles françaises et anglaises.Moyenne difficulté.1.00 ?To the city don’t go.Romance et chœur.Facile.0.35 ?Forget me not.Romance et chœur.Facile.0.35 ?Venez ou les deesses vous appellent—Come where the fairies arc calling—Valse chantée, pour soprano, avec paroles françaises, anglaises et italiennes.Moyenne difficulté.1.00 Serenade, pour soprano ou ténor.Facile .0.40 ?The Sunburst of gold, Chant patriotique eu mémoire de Daniel O’Connell.Facile.0.40 I wait for thee.Rêverie pour soprano ou ténor.Facile.0.30 SOTJS PRESSE.Saint Patrick’s day, avec variations brillantes (pour piano.) Moyenne difficulté.0.75 Les lamentations du lyriste—The lyrist’s lament—Aria, scène dramatique, avec paroles françaises, anglaises et italiennes,— dédiée A Mlle.Emma Abbott.0.75 Adieu—Farewell—Méditation (pour piano).0.75 O Salutaris Hostia, Solo pour soprano ou ténor.0.60 Jesu dulcis memoria, Solo pour soprano ou ténor.0.50 Tantum ergo, Solo et chœur.1.00 Les Romances et autres morceaux de chant précédés d’un astérique (*) peuvent être chantés dans les maisons d’éducation.54311 48 LE CANADA.MUSICAL.ARCHAMBAULT, 300^ RUE NOTRE-DAME, Arti MONTREAL.-> —
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