Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1 mars 1880, lundi 1 mars 1880
IHüiiMMIlt,:]'; “.r : I-':'.";” '.“'ll 11| ':»"Iii'llîlîiTl"5Œ sSfiPÆ I' I i ii'iini i' 11 i i 111U il TF-.I mw CANADA MUSICAL Revue Artistique et Littéraire PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.6e.Année.No.11.Un Morceau de Musique accompagne chaque Numéro.A.J.BOUCLIER Edite ur-Proprielaire No.280, Rue Notre-Dame MONTREAL.iii:;ii,iriiTiirïïiini|ir.rriin:i;in;i^niiTii!iinniii!ii;fflriirii'i^:{iïin!1ir'id?lMT'i|i;|iïi£y__a^j_^a^^^ ______.¦ ^>ii^iiiiiiiiii)iiiiiiiiiii|ii|iiiiiiii!ii!iiiiiiiiiliiil!il'i!i''liC.|1l;ililiii'll'l^inil'!llli:lililliiliili‘-'ili!'i'l'l^1 ^I1''i1 j' ' "!"¦¦ A'y' • A ' ^ ^ ^ TO» w^1!18 111 11 ",!; g|1,11 SOMMAIRE.— Orgues-harmoniums de la Puissance.Robert Schumann.Conseils utiles aux chanteurs.Notices biographiques concernant divers musiciens célèbres : Ilrisson, Burgmuller, Cabel.Correspondance de Québec.Musique : Désillusion, mélodie de Geo.Eupès.Nouvelles artistiques Canadiennes.Plaisanteries.Naissances.Décès.Abonnements reçus dans le cours du mois.Annonces.Calendrier et Guide des Organistes et Directeurs de Chœurs pour le mois de Mare-Avril.Nouvelle musique pour Orgue ou Harmonium.___________ 1er Mars 1880 Abonnement ; fît.O O par an, 'vayabîe d'avance /Oc/s.le numéro séparé.Imprimé par la “ Montreal Printing Co.,” 245, Rue St.Jacques, Montréal.30863454^44847^58433 90514791^297 162 LE CANADA MUSICAL.ORGUES-HARMONIUMS DE LA PUISSANCE.[IPlpeilOllO I1QJ1Q nOÎÔ Ô nono^onoii o'iiau! I If! N III K) VOUBœ acSsaf* 5,Q*o^ OOMfN.0' •——— IjiMMWfWW.?«üflg -•V ., '>¦ - (DOMINION ENTREPOT PRINCIPAL — AU — Magasin de Musique — DE — A.J.BOUCHER, s@r 280 “©a Eue Notre - Dame, MONTREAL.ADRESSE POSTALE: Boite 1403, MONTREAL.Toujours on magasin,un choix d'Orguos do 15 ou 18 différents modèles et de différents prix.ORGANS.) 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YOL.6.] Le Canada Musical.MONTREAL, 1er MARS 18S0.[No.11.ROBERT SCHUMANN.II.Schumann a laissé un grand nombre de pièces vocales, mélodies, lieder, duos, chœurs, doubles chœurs.Ces œuvres, de sentiments très variés, n’affirment pas seulement l’infatigable ardeur et la souplesse d’imagination de leur auteur ; elles prouvent encore la continuité de son inspiration mélodique et la puissance du souffle poétique qui animait ces créations de caractères si différents.Sans doute Schumann n’a pas atteint la perfection idéale, l’équilibre transcendant réalisés par Weber, Mendelssohn et Schubert; mais il appartient, avec des inégalités et des défaillances qu’il serait au moins inutile de vouloir contester, à la même famille d’esprits créateurs et d’imaginations supérieurement douées.Ses lieder et ses chœurs ont un charme exquis ; on y retrouve l’idée d’une âme aimante, exaltée, dont la fièvre même revêt une forme artistique, et qui, dans sa sympathie passionnelle pour l’humanité, essaye toujours de lui communiquer l’impression de sa joie ou de ses tristesses.Je citerai parmi les ravissantes mélodies: A ma Fiancée, les Deux Grenadiers, Une Nuit de Printemps, les Amours du Poète, 16 mélodies, l'Amour d'une Femme, 8 mélodies.Il faut aussi louer sans restrictions les nombreux recueils de petites pièces caractéristiques pour piano qui contiennent tant d’idées charmantes et pri-mesautières : op.2, les Papillons, 12 pièces ; op.6, 18 pièces; op.16, Scènes d'Enfants; op.21, Novelettes’, op.68, Dans la Forêt ; op.82.pièces à quatre mains ; op.99, 8 pièces; op.188, 8 sonates; op.124, Feuillets d'Album ] op.130, Bal d'Enfants, 6 morceaux faciles.Toutes ces compositions originales, renfermées dans un cadre restreint, montrent une forte individualité, un tempérament, vigoureux.Ces bluettes et ces enfantillages sont des œuvres d’imagination où le savoir s’unit étroitement à l’inspiration et dans lesquelles on ne sent jamais l’effort du travail, mais un sentiment musical profond et tout à fait personnel.La Toccata, op.7 ; les pièces romantiques, op.12 ; Y Arabesque et Humoresque, op.18 et 20 ; les Masques, op.9, sont des pièces originales que les pianistes ont tout intérêt à connaître.Les six Etudes de concert, d’après les caprices de Paganini, les douze Etudes symphoniques, op.13 Kreisleriana.la grande fantaisie dédiée à Listz op.17, sont aussi des œuvres très remarquables.On y rencontre des passages étranges, on y reconnaît les partis-pris d’une originalité" étudiée ; mais il est impossible d’en contester la grande habilité de main, le travail méthodique, et l’effort persistant en vue d’ouvrir des chemins nouveaux.Ce désir poussé à l’extrême a fait adopter par Schu’mann certains procédés harmoniques et rhythmiques qui déroutent les musiciens dont l’oreille n’est pas faite aux nouveautés audacieuses.Les sonates op.11 et 14, la sonate op.24 en sol mi- neur, le Carnaval de Vienne, op.26, l'amiante varié à deux pianos, son quatuor et son quintette, pour piano et instruments à cordes, op.46 et 47, les trois trios, piano, violon et violoncelle, op.63, 80, 110, le concerto en la mineur pour piano et orchestre, l’op.92, et Y allegro appassionato, sont des œuvres de grand style.Les pensées musicales, chaudes et colorées, ont un véritable sentiment poétique.Il faut encore reconnaître la belle ordonnance des différentes parties le parfait équilibre et l’enchaînement logique des développements.Le plan harmonique est clair, l'habileté de main incontestable, et l’ensemble mérite d’etre placé an rang des chefs-d’œuvre.Au point do vue des aspirations élevées, de la perpétuelle horreur du banal et du vulgaire, Schumann est inattaquable.Et pourtant dans le détail de la mélodie, les défauts les plus apparents sont l’abus des syncopes et le parti pris fatigant du déplacement normal des accents, les rythmes haletants, ne laissent jamais respirer à l’aise l’interprète ou l’auditeur.Il convient de signaler les modulations fréquentes, les enchevêtrements de rhythmes se contrariant à plaisir et amenant, si l’exécution est imparfaite ou simplement ordinaire, un trouble inévitable.Mais ces complications trop ingénieuses prouvent aussi le soin minutieux apporté par Schumann dans toutes ses œuvres, petites ou grandes.En étudiant sans parti pris son œuvre entière, on se rend parfaitement compte des influences diverses et des oscillations prononcées que son style musical a subies.Malgré ses tendances souvent affirmées pour la fantaisie libre, exempte des entraves imposées par les pédagogues, le compositeur essaye fréquemment do conserver à ses œuvres sérieuses les formes consacrées par les grands maîtres classiques.Il est facile de saisir au passage dans l’héritage artistique de Schumann plus d’un legs de Beethoven, de Weber, de Mendelssohn et même de Chopin et de Franz Schubert, dans scs lieder et chants à plusieurs voix.La maison Flaxland, qui a édité presque toutes les œuvres instrumentales et vocales de Schumann, a publié en recueils et séparément plus de cent mélodies, ainsi que les partitions, chœurs, soli et orchestres du Paradis et la Péri, Requiem pour Mignon, Manfred, poème dramatique en trois parties, /’Anathème du Chanteur, te Fils du roi, ballade, chant et orchestre, Faust, scène tirée de Gœthe.Le catalogue complet donne aussi quatre symphonies, ta Ire en si bémol, la 2e en ut majeur, la 3e en mi bémol, la 4e en ré mineur.Ajoutons à ces travaux considérables, accomplis en peu d’années, les ouvertures de la Fiancée de Messine, de Manfred, de Jules César, à'Hermann et Dorothée.L’audition de plusieurs de ces compositions n'a pas répondu à l’effet attendu et espéré par les amis et les admirateurs du maître de Leipsick.On ne peut refuser à ces pièces orchestrales et chorales une grande profondeur de pensées, des aspirations - poétiques et grandioses, mais le souffle inspiré, l’accent dramatique y font souvent défaut. 164 LE CANADA MUSICAL.Les symphonies et compositions orchestrales ont une valeur indéniable, mais laissent une part assez large à la critique.A la lecture comme à l’audition, on y reconnaît la main d’un maître, mais on voit que le mu-sicien, malgré ses habiletés et ses audaces, ne possède pas à fond le mécanisme et les nuances.Schumann n’avait fait qu’assez tard les études sérieuses de haute composition.La lecture et l’analyse des partitions ne pouvait que dans certaine mesure remplacer cette facilité courante que donne seule une longue habitude.Les idées choisies et traitées par Schumann n’ont pas toujours le caractère déterminé qui convient de préférence à la symphonie ; la trame harmonique est beaucoup trop serrée ; l’orchestre n’a pas toujours la liberté d’allures, le mouvement alerte, familier aux symphonistes expérimentés.Les épisodes manquent de clarté et de concision, et, malgré le travail consciencieux du grand musicien, nous trouvons son orchestre terne ou trop bruyant.Le coloris musical n’a pas la transparence, le brio, les oppositions de timbre et de sonorité qui donnent un si A'if intérêt à une orchestration habile.Les musiciens de sentiment qui apprennent sur le tard la scolastique et l’esthétique de leur art subissent toujours, quelle que soit leur force de volonté, un temps d’arrêt appréciable et des difficultés inconnues aux musiciens de race, élevés dans un milieu spécial favorisant le développement régulier et progressif de leurs facultés.Schumann et Berlioz sont deux exemples frappants de cette vérité qui nous semble trop absolue pour avoir besoin d’être démontrée.Il y a dans tous les arts un côté pratique, indispensable, une habitude de métier que rien ne peut suppléer; et, si l’on n’a été formé au début par les études spéciales que comporte tout enseignement méthodique, il en coûte beaucoup plus tard pour remplacer cette première éducation spéciale et professionnelle.Les carrières imposées et les vocations contrariées sont de véritables atteintes portées à la destinée des enfants, surtout quand il s’agit d’organisations exceptionnelles, s’accusant avec une énergie soutenue.Etudier les aptitudes des enfants est un devoir pour les parents; les violenter, un acte d’égoïsme ou d’autorité inintelligente; Schumann et Berlioz sont deux preuves éclatantes en faveur de ce principe trop souvent applicable.Encouragés, secondés, dirigés dès leur enfance dans une voie méthodique et rationnelle, tous deux eussent certainement laissé des o uvres parfaites, plus limpides, moins tourmentées, et l’art n’aurait pas à s’attrister de voir d’aussi belles facultés consacrées à des œuvres où l’inspiration tombe des cimes les plus élevées à un terre à terre regrettable.Ces critiques naturellement suggérées par toute étude sans parti pris des œuvres de Robert Schumann, laissent intacte sa triple auréole de poète musical, de philosophe et de rhéteur.Esprit nuageux et troublé, mais chercheur infatigable, innovateur dans la belle acception du mot, il garde une individualité vivace et puissante.Sa musique de chambre, vocale ou instrumentale, accuse trop souvent les brusques échappées, les pires audaces d’une fièvre poussée parfois jusqu’au paroxysme, mais souvent aussi on y voit passer des éclairs géniaux.En condamnant l’abus des syncopes, les enchevêtrements de rhythmes, l’absence de cadences et de repos, qui ne laissent pas respirer up instant l’at- tention la plus soutenue, on admire d’autant plus les inventions heureuses, les beautés de premier ordre.Je crois pouvoir apprécier en toute impartialité l’œuvre de piano de Robert Schumann.Peu enthousiaste du style bizarre, bigarré, haché et diffus de l’école moderne allemande, il m’en coûte d’autant moins de reconnaître à Robert Schumann, apôtre plus ou moins conscient de la “ musique de l’avenir,” une musicalité infiniment supérieure à celle de la plupart des réformateurs qui ont marché dans sa voie.J’ajouterai que Robert Schumann, dans ses plus vifs accès de lyrisme en l’honneur de la patrie allemande, n’a jamais médit de la France ; nos chants nationaux se sont même offerts plusieurs fois à sa pensée et ont trouvé place dans une de ses mélodies ainsi que dans sa belle fantaisie dit Carnaval de Vienne.Le nom de Robert Schumann, placé depuis longtemps en Allemagne à côté de celui des plus illustres musiciens dont s’honore cette terre classique de l’harmonie, n’est entré en France, dans le grand courant musical, que depuis peu.Après de longues années d’indifférence et d’oubli une réaction sérieuse s’est accomplie, lentement mais sûrement.Quelques amateurs éclectiques, et sans parti pris d’école, quelques virtuoses d’élite ont d’abord produit dans les séances de musique de chambre, ses trios, son quatuor et son quintette.Puis des chanteurs de haut style, se sont faits les interprètes de ses lieders avec la même foi, la même conviction que pour les mélodies de François Schubert.Enfin les nombreuses petites pièces caractéristiques, jouées fréquemment comme les romances sans paroles de Mendelssohn, ont peu à peu initié le public des concerts au style, si personnel, et si original du maître saxon.Antipathique d’abord au plus grand nombre, compris ensuite de quelques-uns, Schumann a conquis progressivement une place à part.Ses nombreuses pièces de piano méritent d’être étudiées.Ce ne sont pas des chefs-d’œuvre irréprochables, mais des compositions d’un style élevé et d’une lecture toujours intéressante.Quant à un jugement complet sur les tendances, l’œuvre et l’influence de Schumann, il est trop tôt pour porter cette appréciation définitive en pleine crise de révolution, dont le maître saxon a donné le signal.Nature rêveuse et concentrée, talent puissant et complexe, le chantre des lieders appartiendra pendant longtemps encore aux engouements comme aux réactions d’une critique indécise.Mais dès à présent son rôle d’initiateur est hors de conteste, et le nom de Robert Schumann a une double valeur historique et musicale.Marmontel.CONSEILS UTILES AUX CHANTEURS.par M.l’Abbé Caron.I.De la culture de la voix.Q.lo.En quoi consiste la culture de la voix ?R.La voix est l’instrument le plus parfait dont nous puissions nous servir pour exprimor, par la parole ou par le chant, nos pensées et nos affections.La qualité essentielle de cet instrument, c’est qu’il soit entièrement à la disposition de celui qui l’emploie.C’est ce que l’on appelle la flexibilité de la voix.Toutes les voix ont le germe de cette flexibilité, comme nous avons en germe tous les dons de la nature.Mais il faut, avant tout, lo, Eloigner les obstacles LE CANADA MUSICAL.165 qui s’opposeraient au perfectionnement de la voix ; c’est-à-dire, qu’il faut commencer par en corriger les défauts; 2o.Donner à ce bel instrument toute la perfection dont il est susceptible ; 3o.Enfin, conserver cette perfection que la natu-re et nos propres efforts ont pu lui donner.Réformer, Perfectionner et Conserver la voix, voilà comment nous pouvons la cultiver.Q.2o Comment reformer sa voix ?R.Il faut corriger les défauts qui pourraient en diminuer ou la force, ou l’extension, on l’agrément et la vibration.I.La voix a moins de force, elle ne peut se faire entendre de bien loin, quand elle est sourde, rauque ou gutturale.Ces défauts se corrigent de la manière suivante : Si la voix est sourde et rauque, il faut s’habituer à ouvrir la bouche en chantant ; il faut aussi observer très-exactement ce que nous dirons un peu plus bas de la respiration.Si la voix est gutturale, il suffit de faire avancer un peu la langue qui se tient trop au fond de la bouche.II.La voix n’a pas beaucoup d’extension, c’est-à-dire qu’elle ne peut parcourir beaucoup de degrés sur l’échelle des sons, ou du moins on ne peut profiter de cette précieuse qualité, quand elle est portée à baisser ou à monter.Ce défaut se corrige en chantant avec une ardeur et une attention soute/mes.III.Enfin la voix n’a pas l’agrément et la vibration désirables, quand elle est vacillante et tremblante, nasillarde, criards.Voici comment se corrigent ces défauts : Si la voix est criarde, commencer les sons doucement et les augmenter sans efforts désagréables.Si la voix est nasillarde, chanter la même chose jusqu’à ce que les sons soient clairs et agréables ; avoir soin que les sons passent par les lèvres, et non par le nez.Si la voix est vacillante et tremblante, lui donner plus de fermeté par des exercices fréquents.IV.Il est un défaut plus grave que les précédents, et que l’on regarde souvent comme incurable ; c’est le manque de justesse, c’est ce qu’on appelle la voix fausse.Cependant ce défaut peut diminuer, s’il ne peut absolument disparaître.Voici le traitement que l’on conseille pour guérir ce mal.Si la voix est fausse, s’habituer à écouter très-attentivement les sons exécutés par les autres, et les exécuter avec eux jusqu’à ce qu’on puisse les exécuter soi-même avec justesse ; insister longtemps sur les exercices des divers intervalles.Constater soigneusement le défaut propre à chacun ; et à peu près pendant un mois, employer, pour le corriger, les moyens que nous venons d’indiquer.Il est rare qu’une voix présente plusieurs défauts à la fois ; mais il n’en faut qu’un pour lui ôter toute sa puissance et toute sa beauté.D'un autre côté, combien de voix paraissent très-ingrates et comme frappées d’impuissance, uniquement à cause de l’un ou de l’autre de ces défauts ! Quel zèle ne devons-nous pas avoir pour corriger des défauts qui mettent obstacle au bien que nous pouvons faire par le chant ou par la parole ! Prendre comme exercices des chants déjà connus, ou que l’exercice du solfège nous ait rendus très-faciles ; afin que l’on ne soit pas préoccupé par les difficultés de l’exécution, et que l’on n’ait qu’à chercher à se corriger.Mais il ne suffit pas de corriger les défauts qui peuvent nuire à la force, à l’extension, à l’agrément ou à la vibration de la voix ; de plus il faut développer autant que possible ces précieuses qualités.Q.3o Comment PERFECTIONNER la voix ?IL I.La voix a besoin de force pour se faire entendre* au loin et au large, en proportion du local dans lequel le chant doit s’exécuter.Par des moyens très-simples, et par des habitudes qu’il est très-facile de contracter, on peut ajouter beaucoup à la puissance que la nature a pu nous donner sous ce rapport.Comme la voix se sert avant tout de l’air que nous tirons des poumons en le faisant passer par le larynx et la bouche, il est évident que plus cet air se trouve en abondance dans la poitrine, et plus il eu sort facilement.plus la voix a de puissance.Il faut donc avant tout s’habituer à recevoir et à renvoyer l’air de la manière la plus favorable au chant, c’est-à-dire aspirer abondamment et rapidement, avant de commencer, ou lorsque l’on arrive aux signes qui indiquent les différents repos; et ensuite n'expirer que très-lentement, de manière à pouvoir exécuter toutes les notes placées entre deux barres, sans s’arrêter et avec toute la force convenable.Pour faciliter cette double opération, et pour que l’air sorte facilement de la poitrine, il faut s’habituer à se tenir le corps droit, et la tête ni trop abaissée ni trop élevée.Si l’on est assis, le buste et la tête doivent garder la même position.Si l’on est à genoux, prendre garde de no pas s’accouder, Je manière à ne pas gêner la respiration.Si l’on se sert d’un livre, ne pas trop l’approcher de la bouche, même quand on aurait la vue basse, pour ne pas intercepter les sons.Pendant un certain temps s’observer, pour prendre l’habitude de se bien placer avant de commencer ; et se tenir toujours comme il faut.II.Pour exprimer les sentiments divers, soit en montant, soit en descendant sur l’échelle des sons, il faut que la voix s’habitue à descendre et à s’élever autant que possible, avec une égale facilité et avec une égale fermeté ; il lui faut une extension aussi grande que possible.Si la voix ne peut facilement monter, comme il arrive particulièrement aux enfants qui ne peuvent guère s’élever au-dessus du si bémol, il faut s’habituer à passer facilement, sans coup de gosier, ni hoquet, de ce que l’on appelle la voix de poitrine ou voix ordinaire et plus naturelle, à une autre voix que l’on appelle voix de télé ou de fausset.Pour passer de la voix de poitrine à la voix de tête, il faut chanter d’abord avec la voix de poitrine, les notes au-dessous du si bémol ; et ensuite les notes au-dessus, avec la voix de tête, si l’on est encore dans l’enfance.Un adulte doit exécuter avec la voix de la poitrine les notes qu’il exécute ainsi avec facilité, puis, 1Gb * LE CANADA MUSICAL.à partir cio ces notes, exécuter celles d’au-dessus avec la voix de tête.Et cela, simultanément, sur des gammes rapprochées, ou sur des morceaux que l’on entonne de manière à présenter des notes que l’on doive exécuter par les deux espèces de voix.Elever un peu la tète, quand on chante avec la voix de tête ; la baisser un peu, pour la voix de poitrine.Chanter doucement ce que l’on exécute avec la voix de poitrine ; chanter plus fortement, mais sans l'aire éclater les sons, avec la voix de tète.S’exercer ainsi jusqu’à ce que l’on passe d’une A'oix à l’autre sans secousse et d’une manière insensible.Les voix d’enlants ainsi formées ont quelque chose d’angélique.Elles produisent le plus bel effet, à l’église surtout, pour le chant des versets, des répons brefs, ou même pour tout autre partie de l'office.Si, au contraire, la voix ne peut facilement descendre, et que l'on soit toujours tenté de chanter plus haut que les voix ordinaires par l’exercice on peut s’habituer à chanter plus bas.Pour cela, il faut faire le contraire de ce qui a été dit précédemment ; il faut chanter doucement les notes plus élevées, et fortement les notes plus basses.Il ne faut donc pas croire facilement qu’on ne peut pas chanter plus haut ou plus bas qu’on ne le fait instinctivement.Par des exercices, on peut donner à sa voix une très-grande extension.Un peut mettre à sa disposition comme deux registres différents, par l’addition de la voix de tcle à la voix de poitrine, et l’on peut ajouter quelques notes au registre que nous possédons tous en possédant la voix de poitrine.111.Enfin la voix doit passer d’une note à mie autre note : bien plus, d’une nuance requise pour commencer une note, à une autre nuance requise pour la continuer; et de celle-ci à une autre, requise encore pour la terminer.Et elle doit faire tout cela avec le plus de netteté, de clarté possible, de la manière la plus agréable, donnant aux sons cette vibration qui va jusqu’à l'âme des auditeurs.lo.Il faut donc prendre l’habitude d'attaquer les sons nettement, comme sans brusquerie, et de les continuer sans hésitation, ni d’une voix tremblante.2o.Il faut prendre encore l'habitude à.'augmenter ou de diminuer l'intensité de la voix à volonté.Un peut commencer cet exercice sur une seule note longue.Attaquer cette note très-doucement, aller toujours en augmentant l’intensité de la voix jusqu’à la moitié du temps que l’on doit mettre à la prononcer, puis diminuer insensiblement cette intensité pour la seconde partie de ce temps.C’est ce que l’on peut exprimer par le signe crescendo.S’exercer ensuite sur des notes moins longues, et sur une suite de notes.3o.Il faut prendre l’habitude de passer d'un ton d un autre, sans secousse, sans coup de gosier.Q.4o.Comment CONSERVER sa voix ?If.Éviter autant que possible ce qui peut altérer, irriter ou forcer l’organe de.la voix.Pour ne pas altérer cet organe, ne pas chanter habituellement en plein air, surtout le soir, ou par un temps humide, ou après une course fatigante.Ne pas l'irriter, en prenant des substances huileuses, des mets épicés.Pour ne pas le forcer, il ne faut pas chanter quand la voix mue ; éviter aussi de chanter trop haut ou trop bas sans changer de voix ou de registre, comme il a été dit précédemment.NOTICES BIOGRAPHIQUES (Extraites du Supplément 'à la Biographie universelle des Musiciens de F.J.Fétis,—Par M.Arthur Pougin,) CONCERNANT DIVERS MUSICIENS CELEBRES QUI ONT VISITÉ L’AMÉRIQUE, OU DONT LA RÉPUTATION-., OU LES ŒUVRES SONT PLUS PARTICULIÈREMENT CONNUES ET ESTIMÉES Au Canada.BUISSON (Frederic), pianiste et compositeur distingué, est né à Angoulème (Charente), le 25 décembre 1821.Il apprit le piano sans professeur, et néanmoins se faisait entendre pour la première fois en public à l’âge de douze ans, et à quinze ans, commençait à donner des leçons dans sa ville natale.Après avoir étudié l’harmonie avec Gfaraudé, M.Brisson publiait en 1840 ses premières compositions, et à la fin de 1846, venait se fixer à Paris.Dès 1847, il livrait au public plusieurs morceaux qui le faisaient aussitôt remarquer et qui commençaient sa réputation : l'Arabesque, la Pluie d'or,.l'Ondine, Sans amour.Depuis lors, il a écrit plus de cent-cinquante morceaux de piano, puis des duos, des; trios, et de nombreuses compositions pour l’orgue.Ses travaux de compositions n’empêchaient pas M.Brisson de se livrer à l’enseignement, et de se produire fréquemment comme virtuose.Il a formé de nombreux élèves qui aujourd’hui sont professeurs et propagent ses principes dans la plupart des villes de France, et pendant quinze ans, il n’a cessé de donner, à Paris, des concerts qui lui valaient les succès les plus flatteurs.M.Brisson ne s’est pas fait remarquer seulement par son talent de virtuose, mais encore et surtout, par les qualités de savoir et d’inspiration dont il a fait preuve dans ses nombreuses compositions.Il est l’un des artistes qui ont le plus contribué à la vulgarisation et à l’expansion de l'harmonium, en faisant entendre souvent cet instrument en public, et en écrivant pour lui un grand nombre de morceaux élégants, dans lesquels la banalité n’entre pour rien, et qui font le plus grand honneur à sa bonne éducation musicale, à ses: facultés d’imagination et à sa conscience de compositeur.Professeur excellent, et jouissant sous ce rapport d’une: renommée légitime, cet artiste a publié un ouvrage fort important : Ecole d'orgue traitant spécialement de la soufflerie, et contenant 38 exercices, 50 exem/iles, et 20 études.Parmi ses compositions les plus intéressantes, il faut citer : lo.Trio de Guillaume Tell, arrangé pour piano, violon et orgue ; 2o.grand duo caractéristique sur Robert le Diable, pour piano et orgue ; 3o.trio pour piano, violon et orgue sur l’Africaine ; 4o.id.sur la Somnam-bula; 5o.id., sur Maria-, 6o.id., sur Norma ; 7o.id., sur le Pardon de Ploërmel ; 8o.fantaisie de concert pour le piano sur Norma ; 9o.sur les Porcherotis-, lOo.sur Gibby la Cornemuse ; llo.sur un B allô in Blascliera ; 12o.sur le Songe d'une nuit d'été ; 13o.sur le Roi l'a dit ; 14o.sur Don Carlos-, 15o.sur Jérusalem-, 16o.cent cinquante morceaux de genre originaux pour le piano, LE CANADA MUSICAL.167 divertissements, caprices, études, mélodies, nocturnes, etc., se distinguant par l’élégance de la forme et la grâce de l’idée musicale.M.Brisson a fait jouer dans un concert en 1863, une opérette intitulée les Ruses villageoises, et il a publié quelques articles de critique musicale dans le Moniteur des Travaux Publies.Une particularité est à mentionner en ce qui concerne M.Brisson.C’est cet artiste qui le premier a eu l’idée (attribuée à tort à Thalbergj d’écrire la musique avec deux sortes de grosseurs de notes.Le premier morceau qu’il a fait paraître en employant ce procédé est intitulé la Rose et le Papillon.Tout ce qui, dans l’esprit du compositeur, se rapportait à la Rose était écrit en grosses notes, tandis que la partie du Papillon était tracée en notes plus petites.BURG-MULLER (Jean-Frédéric-François), né à Ratisboime, non en 1804, mais en 1806, est mort à Beau-lieu (Seine-et-Oise), le 13 février 1874.Cet artiste est l’auteur d'un motif de valse très gracieux, mais très court, intercalé par Adolphe Adam dans son joli ballet de Giselle, et devenu presque fameux sous le nom de “ valse de Giselle.” Ce motif a même servi de timbre, il y a vingt ou trente ans, à un grand nombre de couplets de vaudeville.CABEL (Marie-Joseph, Dreulletle épouse Cabu, dite), chanteuse distinguée, fille d’un ancien otlicier de cavalerie de l’armée française devenu plus tard agent comptable dans divers théâtres de Belgique, est née à Liège le 31 janvier 1827.Elle montra dès ses plus jeunes années d’excellentes dispositions musicales, et Mme.Pauline Viardot.qui habitait alors un château aux environs de Bruxelles, ayant eu occasion de l’entendre chanter, lui prédit un brillant avenir.Son père étant mort, elle donna d’abord des leçons de solfège et soutint sa mère à l’aide de son travail.Bientôt elle devint l’élève d’un jeune professeur de chant, M.Louis Joseph Cabu, dit Cabel, qui l’épousa ; ce mariage toutefois ne fut pas heureux.En 1847 Mme.Cabel vint à Paris et se fit entendre air Château des Fleurs, établissement de concerts situé aux Champs-Elysées, puis elle obtint un engagement à l’Opéra Comique, où elle débuta au mois de mai 1849, dans le rôle de Georgette du Val d'Andorre, après quoi, elle se montra dans les Mousquetaires de la Reine.Elle passa alors complètement inaperçue, mais M.Haussons chef d’orchestre du théâtre de la Monnaie, de Bruxelles, étant venu l’entendre, la lit engager à ce théâtre, où elle se produisit en 1850 et 1851 avec un énorme succès.Cependant, en 1852, elle allait tenir l’emploi des chanteuses légères à Lyon, aux appointements de 3,000 francs par mois, puis l’année suivante, se faisait entendre à Strasbourg et Genève.Enfin, engagée au Théâtre Lyrique, elle y vint débuter le 6 octobre 1853, dans un ouvrage nouveau d’Adolphe Adam, le Bijou perdu, et fit affluer la foule à ce théâtre par la façon dont elle jouait et chantait le rôle de Toinon.Jeune, fraîche, souriante, ayant le diable au corps, manquant à la fois de goût et de style musical; mais douée d’une voix admirable, d’une pureté merveilleuse, et dont le timbre brillant et argentin produisait un effet étonnant sur le public, avec cela lançant les traits les plus difficiles avec une crânerie et une sûreté surprenantes, Mme.Cabel se fit rapidement une très grande réputation, qui s’accrut encore avec la création qu’elle fit dans la Promise de Clapisson.Son succès ne fut pas moins grand dans plusieurs autres ouvrages nouveaux, Jagua-rita l'Indienne, le Muletier de Tolède, la Chatte merveilleuse, si bien que l’Opéra-Comique jugea bon de se l’attacher.Elle reparut à ce théâtre dans un nouvel opéra d'Auber, Manon Lescaut, et cette fois, le public ne lui marchanda pas ses applaudissements.Elle reprit alors plusieurs pièces du répertoire, l'Etoile du Nord, /'Ambassadrice Galatée, le Songe d'une nuit d'été, et mit le comble à sa renommée par sa création de Dinorab du Pardon de Ploërmet, bientôt suivies de celles qu’elle fit dans Château-Trompette et dans ZiUla.En 1863, Mme.Cabel retourna au Théâtre-Lyrique pour jouer Peines d'amour, traduction de Cosifan lutte, de Mozart, puis elle revint à l’Opéra-Comique, établir le rôle de Philine dans la Mignon, de M.Ambroise Thomas.Peu après, elle quitta Paris, et depuis lors, elle a donné des repré-sentations en province, en Belgique et à l’Opéra-Comique de Londres, où, en 1872, elle a obtenu de très grands succès.CoiTCspoiidance de Quebec.Québec, le 25 février 18S0.Dimanche, le 7 février, M.Clodomir Delisle, organiste à la Chapelle des Congréganistes de la Haute-Ville, invitait l’Union musicale, dont il a été le Secrétaire-Trésorier pendant plusieurs .années, à répéter la messe de Gounod dans cette chapelle.La messe dirigée par M.C.Lavallée, était accompagnée par un orchestre peu nombreux, mais choisi.Mdllc.Wyse, MM.H.A.Bédard et Eug.Belleau formaient le trio chargé des soli.Commo aux dernières exécutions, cette messe a été, une fois de plus, très bien rendue.Une nouvelle Société musicale vient d’être formée à la Pointeaux-Trembles, sous le nom de “l’Union Musicale le la P.-aux-T.” Notre ami M.Gédéon Delisle en est le Président; le Directeur est 11.Parent, l’organiste.Nos meilleurs souhaits de succès à la nouvelle société.A Lévis, on vient aussi de jeter les bases d’une nouvelle Société qui porto le nom “Association Musicale de Lévis;” les élections ont eu lieu le 2*2 du courant, avec le résultat suivant : '1 Hubert Rucl, Prés.MM.Geo.McNeil, Dir.Pierre Berland, Sec.et B.Carrière, Très.On dit que cette société est affiliée à “l’Association Musicale de Québec ” ; si tel est le cas, il nous sera permis de lui souhaiter une carrière plus active qne celle de son homonyme à Québec.La Société Ste.Cécile prépare la Messe solennelle de Rossini pour Pâques ; le chœur de l’Eglise St.Jean sc propose de donner la messe en sol de “Weber” le même jour ; pour la fête St Patrice, M.Lavallée a mis à l’étude la messe du Sacre de Cherubini Une nouvaine en l’honneur de St.François-Xavier vient de se terminer â la Basilique et à la Congrégation de St.Roch le même jour, Dimanche 22 du courant.A la Basilique, l’Union musicale et â la Congrégation, le chœur de cette Eglise sous la direction de M.O.S.Delisle, organiste, fe-saient les frais de la partie musicale à tous les offices du soir.A l'occasion de la solennité des Quarante Heures à St Rochi commencées Dimanche le 7 courant, la Société Ste.Cécile invita les (Suite sur la page 170.) DÉSILLUSION! MÉLODIE.Poesie de Musique de VICTOR HUGO.GEORGES RUPÈS.Anaatile.p——p ce en - fount, est un ro-seau, l’a - ve - nir pur ray - on, quelqu'un -pleure en rê - vunt, 1—Toute ès - pe run 3- Si duns ses mains pa - rais - sait se pieu - rer Dieu tient nos jours, mu co - lom h mon â - me é - blou - i Sans en cher-clier lu eau —0- f(t - tal fu - seau, l’al - cy - on, est bon sou - vent son pleu - rev Puis Fleur Pour Le fib cas lu-mi - neu Vhomme hé - las! le sort sur qui Pm lento erl espressivo.u - ne tom è - va-nou - i ve quelque eho il germe s’est dans tout ber-ceau te vi - si - on te larme en-fard Arec âme.u - ne topi é-va - non- i ve quelque cho Car dans tout ber-ceau Cet - te vi - si - on il §erme • ! 170 LE CANADA MUSICAL.autres sociétés musicales à venir faire visite au St.Sacrement, et voici le programme musical de chacune d’entre-ellcs : Dimanche à 4 hs.le Chœur de l’Eglise St.Jean, M.Geo.Hébert, organiste: Ave Maria, de Rossini—Jubilate—Tantum Ergo, en fa, de Lambillotte.A 5 hs.le chœur de la Congrégation St.Itoch, M.Octave De-lisle, organiste : Sauctus, de Larrieu—Lauda Sion, de Labat de Serène—Tantum, de Leseeq.A 7 hs.La Société Ste.Cecile, M.L.N.Levasseur organiste : Kyrie, 12me.messe de Deitch—O Salutaris, de Davis, Solo par Mdlle.Lcmelin—Credo de Deitch, Tantum de Lambillotte.A 74 hs.Le Quatuor Vocal de Québec M.C.Lavallée, Directeur : Gloria, de la messe sans accompagnement d’Alwens.Lundi, à 74 hs.l’Union Musicale de Québec : Ave Regina, de Rossini—En Dilectus, de Lambillotte—Tantum de Lemaigre.La Société St.Jean-Baptiste parait éprouver beaucoup de difficultés à déterminer quelle part doit prendre la musique, dans les fêtes que l’on propose pour le 24 juin prochain et les deux jours suivants.Nous savons qu’il en a été quelque peu question au comité de la convention, mais sans doute l’idée de procurer de l’amusement à la population considérable attendue à Québec ces jours-là, au moyen d’une œuvre musicale quelconque, ou même d’un grand concert populaire, ne semble rencontrer que bien peu de partisans, puisqu’on a maintenant fixé presque définitivement le programme des deux premiers jours, et ce programme ne renferme aucune partie musicale.En somme, les amateurs c’en seront peut-être pas fâchés ; ils aimeront autant ne pas être tenus pendant les plus beaux mois de l’année, au travail qu’exige une telle organisation.Dans tous les cas, les sociétés musicales étaient préparées à toute éventualité, et nous croyons savoir que malgré leur patriotisme et leur désir de se rendre agréables elles n’auraient pas accepté de premier abord toute proposition qui leur auraient été faite.Dimanche, le 22 du courant, le QuatuorVoeal de Québec, sous la direction de son professeur, M.C.Lavallée, exécutait pour la première fois la messe sans accompagnement de Chs.Alwens.Par considération pour son directeur, le Quatuor voulut la chanter à l’Eglise St Patrice.A l'exception du “ Gloria,” la messe fut donnée au complet avec “l’O Salutaris” à l’offertoire.C’était la première fois depuis près de trente ans qu’une messe orphéonique était exécutée à Québec ; à l’époque dont nous parlons Québec comme d’autres villes du Canada, reçut la visite de cinq montagnards Béarnais qui voyagaient dans le but de demander de l’aide pour la construction d’une Eglise daus leur pays.Entr’autres manières de solliciter cet aide, ils chantaient, seuls, sans accompagnement, une messe dans les différentes églises et on leur accordait la quête ; coïncidence singulière, c’est la même messe chantée par ces voyageurs, qu’avaient mise à l’étude et que vient de rendre le Quatuor Vocal.Cette société s’était acquise une réputation des plus enviables dans la musique profane, et elle a su la conserver dans le genre religieux ; parmi les membres, on compte les meilleurs solistes de Québec et les amateurs les plus en renom ; voici d’ailleurs, la disposition des parties : MM.} t Barytons.1er Ténors.Eph.Dugal, H.A.Bedard O.S.Delislc, Eug.Belleau, 2d Ténors.Basses.A.J.Deschambault, C.Dclisle, P.Laurent, C.Dclisle, Nous avons constaté chez ces MM.une précision admirable et une parfaite application des diverses nuances.De plus, les voix s’harmonisent très-bien et forment un ensemble des plus agréables.Ces effets dénotent en même temps un travail constant de la part des membres et une direction savante chez le professeur.Nous félicitons vivement le Quatuor sur le succès qu’il a obtenu-dimanche dernier ; il l’a bien mérité.Nous espérons que s’il ne peut, pour des raisons majeures, exécuter en public de la musique profane pour quelque temps encore, nous aurons, avec tous les amateurs de belle musique, le plaisir de l’entendre soavent dans nos églises, interpréter des morceaux dans le genre de la messe d’Alwens.L’Association Musicale de Québec a invité, il y a quelque temps les artistes et les sociétés musicales à se prononcer sur le projet de faire construire un char contenant une représentation allégorique de la musique, pour figurer dans la procession de la fête nationale du 24 juin prochain.Un plan de ce char, dessiné par M.Paul Cousin, fut montré à la députation des différentes sociétés.Le plan est bien fait et comporte une bien jolie idée, du moment que l’on admet le principe de représenter la musique par un char allégorique, et voilà où il n’y a pas eu entente.Le char est du genre des charriots romains ; au milieu, une statue de Ste.Cécile, grandeur naturelle, dans la position ou on la représente généralement.Sur les quatre côtés du block supportant la statueront inscrits les noms des grands maîtres les plus populaires on Canada ; au bas, tout autour, sont placées les armes et devises des différentes sociétés.A chaque coin du char, se trouve une colonne surmontée d’une petite statue représentant la Renommée, tenant dans la main droite un ruban, lequel s’enroule autour de la colonne et contient les noms de nos compositeurs Canadiens.On a évalué le coût de ce char à $200.Sur les neuf sociétés appelées à se joindre au mouvement, quatre ont donné leur adhésion : L’Association Musicale, le Cercle Musical, la Société Ste.Cécile et le Chœur de l’Eglise St.Jean.Les sociétés suivantes ont refusé leur concours à ce projet, donnant pour raison que la musique ne peut être dignement représentée de cette manière : L’Union Musicale, le Quatuor Vocal et le Chœur de la Congrégation ; la majorité des membres du Septuor Haydn partage l’opinion de ces derniers, et il en est de même, croyons nous, de l’Académie de Musique.Malgré le peu d’entente parmi les sociétés au sujet de ce char, et quoique la majorité d’entr’elles soit, apparemment, opposée à la réalisation de ce projet, les initiateurs tiennent à lui donner suite, et.on nous assure que les sociétés qui ont approuvé le projet feront seules construire le char.Ce qu’il y a de bien regrettable dans tout ceci, c’est que pour avoir montré trop de ténacité dans leurs opinions respectives les artistes et amateurs de Québec se trouvent aujourd’hui assez divisés, et donneront une bien faible idée, le 24 juin prochain, de cet esprit d’harmonie et de bonne entente dont on a tant parlé comme d’un caractère distinctif de l'élément musical à Québec.* * * Nouvelles Artistiques Canadiennes.—La somme de $700 a été volée à la troupe d’opéra “ Holman,” pendant son récent séjour à Québec.—Le second concert de la Société Philarmonique de Montréal est retardé jusqu’à la deuxième semaine de Mars.—M.Gustave Satter a donné son premier concert à Montréal, à la Salle Nordheimer, vendredi dernier, le 27 février.—Un concert a été donné à Winnipeg, Manitoba, le mois dernier, sous les auspices de la Société St.André de cette ville.—Un concert de salon complimenlaire a été offert à Madame Elena Waters par ses élèves, à la Salle Nordheimer, le 26 février dernier.—Une Société Fhilarmonique, composée de 70 membres, vient de se former à Winnipeg, Manitoba, et a fait sa première répétition le 17 février dernier.—La brillante messe de Battmann, en mi bémol, a été parfaitement rendue, avec accompagnement d’orchestre, à l’Eglise du Gésu, le dimanche 8 février, solennité de la Purification. LE CANADA MUSICAL.171 —MM.Desève, Lefebvre, Labelle, et autres ont donné un concert, le 24 février, dans la Salle du Conseil de Longueuil, au bénéfice des pauvres de la paroisse.—La troupe Holman, de retour de Québec, a donné des représentations d’opéras comiques anglais, au Théâtre Royal de cette ville, pendant la quinzaine du 9 au 21 février.—Le célèbre Arthur Sullivan, auteur du cosmopolite Pinafore, était, la semaine dernière, l’hôte de leurs excellences la Princesse Louise et le Marquis de Lome, à Rideau Hall, Ottawa.—Le dimanche 22 février, M.Dalton, baryton de la troupe “ Holman,” interprétait avec beaucoup de goût, le charmant O Salutaris de Hartgitt, au Salut anglais du soir, au Gésu.—Au second concert classique donné à Ottawa, au commencement de février, par M.l’organiste Harrison, notre estimable violoniste M.Charles Reischling a exécuté avec succès la Fantaisie Suédoise de Léonard.—C.T.Whitney, de Détroit, Michigan, vient d’éditer l’œuvre 119e de notre artiste Canadien, M.Salomon Mazurette : c’est un gracieux mazurka, intitulé Souvenir de Houston, et dédié aux élèves du Couvent de Houston, Texas.—Les paroissiens de Notre-Dame apprendront avec satisfaction que le chœur de cette église prépare, pour la prochaine solennité de Pâques, la superbe messe de Kalliwcda, qui sera exécutée pour la première fois à Notre-Dame.—La troupe d’opéra “ Oates ” a donné un concert sacré à la Salle d’Üpéra Royale, à Toronto, dimanche, le 22 février dernier.Une soirée musicale publique et payante le dimanche est une inovation à laquelle nous ne sommes guère préparés.—M.Alexis Contant a actuellement entre les mains de son graveur une charmante suite de valses, de sa composition, intitulées les Belles de Montréal.Nous prédisons un très grand succès à cette production de notre jeune compositeur Canadien.—Une parodie politico-lyrique du populaire Pinafore, intitulée II.M.S.Parliament, et dans laquelle les acteurs rappellent à s’y méprendre nos graves Ministres d’Ottawa, a beaucoup amusé, ces jours derniers, les habitués de l’Académie de Musique.—Notre organiste distingué, M.R.Octave Pelletier, donnait un charmant récital d’orgue, vendredi, le 27 février, aux ateliers de M.Louis Mitchell, No.101, rue St.Antoine, sur le superbe instrument que vient de terminer M.Mitchell pour la paroisse de Lotbinière.—M.F.Jéhin Prume se rendait à Ottawa au commencement de la semaine dernière, pour y prendre part au troisième concert classique donné par M.Harrison, organiste de la capitale.Un auditoire distingué et nombreux patronisait ce concert, qui a été, sous tous les rapports, un brillant succès.—Un concert a été donné dernièrement à Richmond, P.Q., sous les auspices de la Société St.Jean-Baptiste de l’endroit.On mentionne favorablement les succès remportés par Mesdames C.Bélamrcr et J.N.Dubrule, et par Mlles.Robillard, Annie Griffith, Dillon et Dubois, les cantatrices et musiciennes de la soirée.—Le 17 février dernier, M.A.Desève gratifiait les élèves de l’école des Commissaires protestants, de la rue Sherbrooke, d’une matinée musicale, dans le cours de laquelle il leur a fait entendre plusieurs des plus brillants morceaux de son répertoire.Le programme fut en outre diversifié par quelques morceaux de piano interprétés par Mlle.Lunn, et par le chant des élèves.—Le programme musical exécuté à Notre-Dame, sous la direction de M.l’abbé Desrochers, lors de la réception de Sa Grandeur Mgr.Fabre, à son retour de Rome, comprenait le Cantate Domino de Hændel, l’J«-sanœ et vanœ de Haydn, exécuté par l’orchestre seul, lo Jésus dulcis memoria de Bühler, le Tu es Petrus de Desvignes, la Prière de.Moïse de Rossini et le Tantum ergo, en ut mineur, de Lambillotte.—Nous lisons dans le Ménestrel de Paris : “ On nous écrit de Milan que l’ensemble de la représentation de Rigofello, qui a suivi celle de Lucia, ayant été tout aussi défectueux, l’Albani a dû renoncer à se faire entendre davantage à la Scala.La célèbre prima donna se dirige sur Bruxelles où elle trouvera, non-seulement i un théâtre bien monté et en plein succès, mais aussi de I fins appréciateurs dix beau chant italien.” —Le concert de Madame DeFoy, à la Salle Nordheimer, jeudi, le 19 février dernier, a obtenu le succès artistique que l’on en attendait.Selon son ha-| bitude, M.F.Jéhin Prume, dont le nom est un gage de succès pour tout programme auquel il figure, sut charmer son auditoire par son interprétation sympathique de la Mélancolie de François Prume, et par son exécution brillante de la Fantaisie-Caprice do Vieuxtemps.—Une intéressante soirée musicale et dramatique a été donnée, le 1er février dernier, à la salle de l'Ins-: titut de Laprairie, au profit des infirmes de l’Asile de la Providence de cette paroisse.Mlles.Aruélia et Clara Bonrassa, Louise Peltier, Alphonsine Patnaude, C.Syl-: vestre".et A.Collet, MM.J.Sylvestre, A.Beaudry, E.Bisaillon, et A.Brisson, assistés du chœur de Laprairie, j ont habilement rempli la partie musicale du programme.—Une délégation des principaux facteurs d’instruments de musique d’Ontario, composée de M.W.S.Russell, de la compagnie des Orgues de la Puissance de Bowmnnville, de M.William Bell, de Guelph, de MM.S.May et W.Baird, de Toronto, et de M.Chas.L.Thomas, de Hamilton, a eu une entrevue à Ottawa, lo 11 février dernier, avec le Ministre des Douanes, rela-1 tivement aux droits actuels sur les instruments de musique.—Nous attirons l’attention des maîtres de chapelle et des directeurs et directrices de chœurs de nos maisons d'éducation à l’assortiment très complet de cantiques français pour le mois de St.Joseph, pour le mois de Marie, et pour le mois du Sacré-Cœur, qu’otlre à leur choix la Maison A.J.Boucher : nous leur signalons tout particulièrement les deux charmantes collections Fleurs de Mars, ($2 25,) et Fleurs de Juin, ($1.90.) de l’abbé Giély.—Pendant son récent séjour en Angleterre, Son Altesse Royale aurait engagé les services d’un musicien distingué, M.le Professeur King, qui résidera, dit-on, à Rideau Hall, et prendra la direction du chœur de l’Eglise de St.Barthélemi, de New-Edinburgh, paroisse de Son Altesse Royale.La dépêche ajoute naïvement 172 LE CANADA.MUSICAL.que le professeur apporte avec lui son piano d’Angleterre.Quelle surprise ce piano d’Angleterre ne causera-t-il pas parmi nos Outaouais 1 .—L’orchestre de la nouvelle “Société Symphonique de Montréal ” doit faire son début, au grand complet, à une conversazione que donnent les élèves de l’Université McGill, dans la grande salle de l’institution, jeudi, le 4 mars prochain et exécutera en cette occasion l’ouverture de Don Juan, la Ire symphonie de Beethoven, la Reverie de Vieuxtemps, ainsi que l’accompagnement du premier mouvement du Concerto pour violon de Beethoven, qu’interprétera en solo M.A.Desève.—M.A.J.Boucher a résigné, ces jours derniers, ses fonctions de directeur du corps de musique “Ville-Marie,” ses nombreuses occupations ne lui permettant pas de remplir plus longtemps cette charge.Sous sa direction, cette excellente musique a enrichi son répertoire de plusieurs marches brillantes de Gobbaerts, Blake, Suppé et Meyerbeer, de suites de valses de Strauss, de fantaisies de concert sur Lucie, et la Fille du Régiment, et des ouvertures de Tancredi, le Poele et le Paysan, Fra Diavolu et Guillaume Tell.—Un concert sacré a été donné à l’Eglise Paroissiale de Sorel, le 27 janvier dernier, par le chœur des Révérends Frères de la doctrine chrétienne, avec le concours de la Fanfare de Sorel et de plusieurs amateurs, chantres et instrumentistes, de la localité.La séance était sous la direction expérimentée du Revd.Frère Bardomian, et le programme se composait d’extraits favoris de Concone, Farmer, Cherubini, Rossini et Mozart.Le succès de la soirée fut si satisfaisant qu’elle dut être répétée la semaine suivante.—Plusieurs de nos amateurs estimés, réunis en société musicale sous le nom de Nouveaux Montagnards, et dirigés par M.Arthur Renaud, ont donné, à l’Eglise de la Côte St.Paul, le 5 février, un concert qui a été fort goûté de l’auditoire nombreux qui y assistait.Madame C.Leblanc, l’ex-soliste soprano du Gésu, prêtait également son concours à cette intéressante soirée, et déploya de nouveau, dans 6a sympathique interprétation de l'Ange de t'Espérance, tout le charme de sa belle voix d’autrefois.—La “Société Symphonique,” établie à Montréal depuis quelques semaines, vient de s’organiser régulièrement, et a fait ces jours derniers ses élections avec le résultat suivant: Président, M.le Dr.Leclerc; Secrétaire, C.A.Vilbon ; Trésorier, G.N.Moncel ; Bibliothécaire, E.Hardy ; Conducteur, G.Couture ; Sous-conducteur, J.B.Geai.Cette nouvelle association se recrute parmi les premiers artistes et les amateurs les plus distingués de la ville, et nous promet sous peu un premier concert.—A un récent concert à Toronto, le conducteur M.F.H.Torrington, importuné par le babillage déplacé de certains auditeurs mal élevés, interrompit subitement l’exécution de l’orchestre, afin de ne point couvrir l’intéressante conversation de ses gentils causeurs.Lorsqu’enfin ceux-ci sentirent l’inconvenance de leur conduite et se turent, confus de leur incivilité, le conducteur, satisfait, reprit tranquillement l’exécution de la symphonie interrompue.Nous avons remarqué à quelques uns de nos concerts, à Montréal, certains gentlemen auxquelles la leçon profiterait également.—Nous apprenons avec plaisir que le cadre des cours de musique—piano et chant—de notre professeur distingué, Madame Petipas (actuellement établie vis-à-vis l’Eglise du Gésu,) se remplit rapidement.Ce résultat satisfaisant du reste n’est nullement surprenant, eu égard à la haute réputation dont jouit à si juste titre cette éminente artiste : l’expérience des douze dernières années a démontré, en effet, qu'on recourant aux précieuses leçons de cette habile maîtresse, l’on prend un des moyens les plus sûrs de devenir, en peu de temps, chanteur ou pianiste consciencieux et intelligent.—Les Canadiens qui ont appris avec peine que leur prima donna avait été sifflée au théâtre de la Scuta, à Milan, trouveront peut-être une consolation dans la connaissance des circonstances suivantes : “ Le ténor italien Aramburo avait été engagé par le directeur de la première scène lyrique de New-York pour remplir le rôle de premier ténor.Cet artiste n’ayant pas plu au public New-Yorkais, fut obliger de repasser la mer après avoir chanté deux fois à New-York.Le dit signor, de retour en Itatie, fut engagé à la Seal a, et la manifestation contre l’Albani n’est qu’une mesquine vengeance des Milanais, comme le prouve l’ovation faite à Aramburo le lendemain soir.” —Les fortunés élèves du Petit Séminaire de Ste.Thérèse ont joyeusement clôturé le carnaval par une soirée musicale des plus attrayantes, dont MM.T.Tru-del, ténor, Alexis Contant, pianiste, et F.Jéhin Prume, violoniste, ont aimablement tait les frais.M.Trudel leur a artistement chanté le Cujas animam du S/abat de Rossini,—M.Contant a déployé sa rare virtuosité dans une brillante interprétation d’une Polonaise et d’une Yalse de Chopin et du Staccato de Dupont.M.Prume enfin, a exécuté la féerique Danse des Sorciers de Paganini de façon à donner aux plus graves philosophes du Séminaire un vertige musical qui n’a pu être apaisé que par l’exécution d’une interminable série d’étince-lantes variations sur le populaire Carnaval de Venise.— M.L.E.N.Pratte.l’agent pour cette Province des célèbres Orgues-harmoniums “ de là Puissance,” recevait, ces jours derniers, le nouveau témoignage flatteur suivant : St.Maurice.Mon cher Monsieur, Je suis heureux de vous dire que je suis très content des instruments que vous m’avez vendus.Celui de l’église surtout, par la richesse du son et la variété des jeux, répond aussi parfaitement à son but que le peut un Orgue-harmonium dans un édilice aussi vaste.La modicité du prix, la beauté et la bonté de ces instruments font que c’est un double avantage de faire des transactions avec vous.Je demeure votre très obligé serviteur, J.O.Prince, Ptre.—Le printemps doit amener plusieurs changements notables dans le commerce d’instruments et do musique de cette ville.M.Joseph Gould, après avoir fait pendant près de vingt ans un commerce honorable et prospère de pianos et d’harmoniums, se retire des affaires au 1er mai.Deux confrères, éditeurs de musique anglais, déménagent à la partie ouest de la ville ; un troisième se retire, dit-on, du commerce, et un nouvel éditeur anglais, d’Ontario, viendrait ici prendre la place de ce dernier.La maison A.T.Boucher continuera, comme ci-devant, à occuper le magnifique éta- LE CANADA MUSICAL.173 blisseraent No.280, rue Notre-Dame, ou elle agrandit notablement chaque jour le cercle de ses affaires, étant actuellement la seule maison de la Province en mesure de faire le commerce de musique en gros, aussi bien qu’en détail.—L’importante maison Oliver Ditson & Cie., de Boston, vient de faire l’acquisition du Home, sweet home si populaire de M.Salomon Mazurette, arrangement brillant de ce motif favori, qui introduit, on le sait, une imitation des plus frappantes du mugissement des vagues de la mer.Cette transaction avantageuse est un joli compliment rendu au talent de notre auteur Canadien, qui lui-même a déjà prolitablement exploité sa composition, au point d’en avoir publié plusieurs éditions qui lui ont précédemment rapporté au delà de $2200 de bénéfices.M.Mazurette n’entend pas toutefois en rester là de ses sirccès d’auteur, et déjà il a remis à son éditeur le manuscrit d’une nouvelle composition descriptive intitulée A travers l'Océan, qu’il destine à être le digne pendant de son célèbre Home sweet home.Nous parlerons plus au long de cette nouvelle composition remarquable dans une prochaine livraison.—Nous avons eu le plaisir de recevoir la visite, dans le cours du mois, de l’éminent pianiste et compositeur Viennois, M.Gustave Satter, qui séjourne quelque temps à Montréal.La réputation artistique de ce virtuose distingué, déjà connu au Canada par ses brillantes compositions, est universelle, et nous avons sous les yeux de copieux extraits des journaux de Paris, de Vienne, de Londres, de Leipzig, de Copenhague, de de Stockholm, aussi biens que de New-York, de Philadelphie, de Baltimore et d’autres grands centres américains, qui tous assignent à M.Satter le rang le plus élevé parmi les grands pianistes contemporains.Membre de plusieurs des sociétés artistiques les plus célèbres de l’Europe, il a reçu des Cours du Hanovre, de la Saxe, du Danemark, de la Suède et de la Norvège, et d’autres personnages éminents, de rares faveurs et les témoignages les plus flatteurs, que lui ont valu son talent artistique exceptionnel.Nous espérons bien que M.Satter ne quittera pas Montréal sans nous donner aussi l’occasion de l’applaudir.—Nos lecteurs apprendront avec regret le fâcheux accident survenu à M.F.Jéhin-Prume, le G février dernier, date du concert du Chœur Mendelssohn, auquel l’éminent virtuose devait exécuter le.superbe Concerto de Max Bruch.Pendant que M.Frnme, accompagné de plusieurs membres do sa famille, se rendait en voiture découverte, à la salle de concert, son magnifique violon, enfermé dans un étui de cuir et déposé sur la robe de fourrure qui recouvrait les promeneurs, glissa inaperçu sur la voie publique.Lorsqu’un instant plus tard, on remarqua sa disparition ce ne fut que pour le retrouver à peu de distance en arrière, complètement brisé, ainsi que la boîte qui le renfermait.Dans l’obscurité, le cheval qui conduisait une voiture suivant de près celle de M.Prume, foula aux pieds malheureusement et écrasa de part en part ce magnifique instrument.C’était un Amali, d’une très grande valeur, et que M.Prume estimait doublement, l’ayant reçu eu cadeau de plusieurs dilettanti appréciateurs de Baltimore, lors de la tournée artistique qu’il lit en cette ville, il y a quelques années.Les nombreux amis d,e l’art à Montréal déplorent vivement la perte sensible que vient d’éprouver leur artiste favori.—Nos cousins américains remporteront toujours le prix de l’originalité! Nous connaissions les présentations de portraits, offerts à ceux qui le plus souvent après avoir bien des fois posé pour se faire peindre, affectent l’étonnement le plus naïf en recevant ce cadeau.Nos bons voisins ont substitué à ce genre de présentation, une variante tout aussi artistique, en même temps qu’elle nous semble plus délicate et plus désintéressée.En voici la première application.Le barreau de Détroit et les amis du nouveau Juge Chipman, désirant célébrer convenablement son élévation sur le banc, commissionnèrent M.Salomon Mazurette de lui composer et dédier un morceau de circonstance, auquel notre compositeur Canadien a donné la forme d’une grande Marche triomphale, intitulée Honorius.La présentation formelle de cette nouvelle production artistique eut lieu à la Salle Merrill, à Détroit, mercredi le 11 février, à 3 heures de l’après-midi.Après le discours de présentation prononcé par M.D.Bethune Duflield, M.Mazurette exécuta sur le piano sa brillante inspiration, au milieu d’applaudissements réitérés, et M.le Juge Chipman accepta avec reconnaissance ce gracieux tribut, d’un genre absolument nouveau, offert à son mérite de légiste éminent, puis il félicita en termes éloquents M.Mazurette sur la parfaite réussite de son œuvre.—L’excellent Chœur Mendelssohn, si habilement dirigé par M.Joseph Gould, a donné, vendredi, le 6 février dernier, à la Salle des Artisans, l’un de ses concerts les mieux réussis.Le chœur a chanté, avec sa perfection habituelle et sans accompagnement, plusieurs ravissants part-songs de Mendelssohn ainsi qu'un petit bijou de chœur intitulé the Daffodils, spécialement composé pour cette société par M.S.P.Warren, autrefois de Montréal et actuellement l’un des organistes les plus distingués de New-York.La célèbre pianiste américaine Madame Julia Rivé King a interprété avec une précision admirable une Fugue de Guillmanrt, la Sonate Appassionato de Beethoven, un Nocturne et un Prélude de Chopin et, en rappel, le Concerto de violon de Mendelssohn, habilement transcrit par elle-même pour le piano.Le chant de Mlle.Ida Hubbell, cantatrice spécialement amenée de New-York, ne nous a cependant pas impressionné favorablement : il ne suffit pas d’un organe bruyant et exercé au-delà de ses moyens pour racheter une articulation imparfaite, une intonation constamment fausse et une voix de gorge lancée outre mesure.Un accident regrettable a privé l’auditoire du plaisir d’entendre l’éminent virtuose M.F.Jehin-Frume ; l’inscription sur le programme du magnifique Concerto de Max Bruch, qu’il devait exécuter, avait sufli pour attirer à la salle une large proportion de l’auditoire nombreux et appréciateur qui y aflluait ; aussi y eût-il dans tous les rangs une agitation pénible en apprenant la perte irréparable de son précieux instrument.Le concert fut terminé par l’ex-é 'ution, avec accompagnement d’orchestre complet, de l’opéra inachevé de Lorely de Mendelssohn, œuvre intéressante assurément, mais que l'on ne peut guère juger à une première audition.Nous réitérons nos félicitations à M.Joseph Gould, auquel revient de bon droit la large part du succès de cette charmante soirée. 174 LE CANADA MUSICAL.PLAISANTERIES.Le petit Billy est allé visiter un oncle sourd an point de ne pouvoir saisir un seul mot sans l'aide du cornet acoustique.Billy examine l’appareil avec curiosité, puis il s’écrie : Maman ! pourquoi donc l’oncle veut-il jouer du cornet par l’oreille 1 *** Un chanteur doué de plus de jactance que de talent et malheureusement affligé de chaussures d’une solidité et d’une élégance fort suspectes, vantait son mérite en termes exagérés.Je fais de ma voix tout ce que je veux ! disait-il.Eh bien !—lui répondit un jour, un auditeur agacé —faites en donc des bottes ! Le tenor Roger mort il y a quelques semaines, prenait grand souci d&sa dignité d’artiste, et entendait la faire respecter également par les autres.Un financier millionnaire l’avait engagé pour nue soirée moyennant deux mille francs.Le jour arrive—Roger entame son premier morceau au milieu du bruit et de l’inattention générale.Etonné, il croit que cela va finir ; pas du tout, les caquetages continuent d’aller leur train, et ayant achevé, il se retire salué par quelques applaudissements isolés et distraits.Il parait qu'alors déjà c’était de bon ton.Quand le moment fut venu, on chercha vainement Roger pour l’exécution du second morceau ; il avait disparu.Le lendemain, le susdit financier reçut le billet suivant.“ Je vous renvoie ci-joint les deux mille francs que “ vous m’avez payés; j’y joins, en vous priant d’agréer “ mes excuses, un billet de cinq cent francs pour vous “ dédommager de l’ennui que je vous ai causé en ve-“ nant chez vous déranger les conversations.“ J’ai l’honneur de vous saluer,” “Roger.” *** Le pour et le contre.—Le Masque de fer du Figaro a trouvé un argument péremptoire contre la Marseillaise, et pour les officiers qui la refusent.Nous sommes dans une ville de garnison du Nord, un jour de revue.Au moment du défilé, la foule réclame l’hymne de Rouget de l’Isle.Le général commandant s’avance vers les braillards les plus Téussis, et dit : —Etes-vous tyrannisés ?—Non ! —Entendez-vous mugir mes soldats ?—Non ! —Paraissent-ils avoir l’intention d’égorger, jusque dans vos bras, vos filles et vos compagnes ?—Non ! —Enfin, vos sillons ont-ils absolument besoin d’être abreuvés d’un sang impur ?—Non ! —Eh bien ! alors, pourquoi demandez-vous la Marseillaise ?.Rien à répondre à cela, réplique le Tintamarre.Nous espérons même que tout le monde va faire son profit de la leçon, à commencer par Gfalli-Marié.Elle arrivera en scène, regardera bien en face les spectateurs venus pour entendre Mignon et leur dira : —Connaissez-vous le pays où fleurit l’oranger ?—Non ! —Connaissez-vous le pays où l’on m’attend là-bas ?—Non ! —Avez-vous absolument besoin d’y aller ?—Non ! —Eh bien, alors, nous allons passer ce morceau-là qui ne vous serait utile à rien.Ce sera simple et de bon goût.Et malin encore plus ! Ce Figaro, il n’y a que lui ! ZEsLATSBA-JSTQIES.A Montréal, vendredi, le 13 février 1880, Madame J.Frémeau, un fils.En cette ville, samedi, le 28 février, Madame Tietro Del Vecchio, un fils.DECES.En cette ville, vendredi, le 6 février dernier, M.James F.Gillespie, accordeur de pianos, âgé de 55 ans.En cette ville, mardi, le 24 février, M.Isaac Jacques Duhaut, âgé de 71 ans.Abonnements reçus dans le cours du mois.Pour janvier 1879-80—MM.Chs.Payette, A.Desève, J.P.Anderson.Pour mai 1879-80—Mde.JV.Desmarteau, le Couvent de New-Castle, Revd.M.Beaubien.MM.V.Thériault, J.N.Beaudry, Boisseau, C.Forte, L’Honble.T.Cam-pau, L.O.Legendre, L.Larivé.Pour janvier 1880-81—Mlle.L.Paquin, Révde.Sr.Roy, MM.L’Abbé Huart, A.Tardif.Pour mai 1880-81—Mlle.Alph.Collette.ANNONCES.Demandes, les deux numéros (1 et 2) du Canada Musical du fer juin et du 1er juillet 1875.Quelqu’un qui pourrait en disposer trouverait à les vendre, en s’adressant au magasin de musique de A.J.Boucher, 280, rue Notre-Dame.A vendre, d’occasion, un excellent Orgue-harmonium français, de 4 jeux, 14 registres, et à deux claviers.Cet instrument puissant est en très bon ordre et peut parfaitement convenir pour une chapelle ou une église.Prix net, $145.S'adresser à M.L.E.N.Pratte, (Agent des Orgues “ de la Puissance,”) au No.280, rue Notre-Dame.Nous offrons en vente un excellent petit orgue a tuyaux, de deux jeux, très convenable pour une petite église ou pour une chapelle de communauté, Cet instrument, construit par W arren, a coûté primitivement 8350 : il est maintenant offert pour la moitié du prix, soit, §175, comptant.jrTt r urr^rxr’^ ?.rasai: tara Mis , sais LE CANADA MUSICAL.175 Calendrier Mensuel Et Gruide des Organistes et Directeurs de Choeurs, pour les Offices des DIMANCHES ET FETES.MARS.—(Continué.) DATES.FÊTES RELIGIEUSES.ÉPHÉMÉRIDES MUSICALES ET NATIONALES.10 11 12 13 M.J.V.S.Les Quarante Martyrs.St.Thomas d’Aquin.(40 h.St.Basile.) St.Théophane.St.Grégoire, P.D.(40 b.Couvent d'Ho-chelaga.) Mort de Moschcles, à Leipzig, 1870.Première représentation du Don Carlos de Verdi, à Paris, 1867.Naissance de A.P.Peellaert, il Bruges, 1793.Première représentation de Médéc, de Cherubini, il Paris, 1797.14.D.de la Passion.Semi-double.(77.) Messe du Careme, sans orgue.Plus de Gloria Patri il l’A spermes, ni à YIntroit.Vêpres, (134.) Poiut de suffrages.15 L.St.Longin.(40 h.St.Patrice d’Ilin- 16 M.St.Cyriaque.[chinhroolc,) 17 M.St.Patrice.(40 h.St.Joseph de la Rivière des Prairies.) 18 J.St.Gabriel, Archange.19 V.St.Joseph.(40 h.Couvent du Sacré Coeur, Sault-au-Récollct.) 20 S.Notre-Dame de'Pitié.Compagnie de Jésus au Cauada, 1800.rt de Jacques-Fromental-Elie Ilalcvy, il Nice, 1802.Première représentation de la Chatte merveilleuse, de A.Grisar, il Paris, 1862.Première représentation du Faust de Gounod, il Paris, 1859.(Le 19.) Mort de Antoine-Louis Clapisson, il Paris.1866.21.D.des Rameaux.(40 li.Collige Joliettc.) Semi-double.Bénédiction des Rameaux, (79.) (87.) Messe du Carema, sans orgue.Vêpres, (138.) Point de suffrages.22 L.St.Octavien.23 M.St.Victorien.(40 h.St.Jacques, à St.Siméou.[Montréal.) 24 M.25 J.Jeudi-Saint.Ire classe.26 V.Vendredi-Saint.27 S.Samedi-Saint.(40 h.Grand Séminaire, à Montréal.) Mort de Jean-Bte.Lulli, 1687.Mort de Nicolo Isouard, ISIS.Naissance de Marie Malibran, il Paris, 1808.Naissance de François-Joseph Fétis, il Mons, 1784.Mort de Ludwig Von Beetiiovkn, 1827.Naissance du 11.P.Louis Lambillottc, S.J., à Charleroi, 1796.28.D.Pâques.Double de Ire classe, avec octave.(121.) Vuli aquam.Messe Royale.Prose.Vêpres du jour _216.) Regina cocli.Bénédiction.29 30 31 L.M.M.St.Eustache.(40 h.Collige St.Laurent.)j Wort du célèbre flûtiste et compositeur Nicholson, 1837.St.Jean Climaque.! Naissance do Cramer, 1795.St Gui.(40 h.Couvent Je Lachinc.) Naissance de Joseph Haydn, a Rohrau, 1732.Consacre a Jesus ressuscite.AVRIL.Ce mois a 30 jours.Avril,—du latin aperire “ouvrir,”—parce qu alors la terre semble s ouvrir.J.V.S.Première représentation du Lac Jes Fies, d Auber, a Paris, 1839, Naissance de Franz Lachncr, il Rain, 1804.Stc.Théodore.Ste.Théodosie.(40 h.FF.des Ecoles j St, Richard, Ev.[Chrétiennes, rue Cotti.) Naissance de Emile Prudent, il Angoulême, 1817.4.D.Quasimodo.(40 h.Académie St.Denis ) Double-majeur, (132.) Messe du Temps Pascal.1res Vêpres de 1 Annonciation, (331.) Mémoire du Dimanche, Past, 222, v.Mane, 222.Bénédiction.5 6 7 8 9 £ L.M.M.J.V.Annonciation.St.Benoit.(40 b.Couvent de Longucuil.) St.Thuribe, E.C.St.François de Paule.(40 h.Providence, St.Isidore, E.D.[à Montréal.) Naissance de Louis Spohr, :l Seescn, 1784.Première représentation de lu Dame Blanche, de Boiëldieu, à Bruxelles, 1826.Naissance de II.Léonard, û Bcllaire, 1819.Mort de Gaetano Donizetti, 1848.Première représentation des Huguenots, de Meyerbeer, à Leipzig, 1837.» 176 LE CANADA MUSICAL.MUSIQUE NOUVELLE — PGUR — ORGUE OU HARMONIUM.— PUBLIÉE ET IMPORTÉE PAR LA — MAIS ON A.J.BOUCHER, Dépositaire des Orgues-Harmoniums “Alexandre,” de Paris, et de ceux “delà Puissance,” de Bowmanville, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.Tout Recueil ou Morceau expédié franc de port, sur réception du prix.“©S MÉTHODES.Auger (F.) 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Ecole Pratique de la Modulation, démontrée par des exemples, .' .net $3.00 - One hundred V< luntnrics, Preludes and Interludes, net $0.75 Trojelli ( \ngelino).I.e petit Service de l’Organiste, 30 morceaux faciles et chantants .net $1.00 Wely (Lefébure).L’Organiste moderne.9e livraison, contenant le Noël populaire Ca bergers, brillamment varié, et un autre morceau pour inauguration d’orgue .pet $1.50
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