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Titre :
Le Canada musical : revue artistique et littéraire
Canada musical rapporte des nouvelles du domaine de la musique en provenance du Canada et de la France. Elle met particulièrement en valeur la carrière de jeunes musiciens tels Emma Albani, Frantz Jehin-Prume, François Boucher et Oscar Martel.
Éditeur :
  • Montréal :A.J. Boucher,1866-1881
Contenu spécifique :
dimanche 1 juin 1879
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Boucher et Pratte's musical journal
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Références

Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1879-06, Collections de BAnQ.

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UI^Piliillll^iUlHHlH1^:-:Ji; • I :.,.l'i.¦^-1I':I jjjjljl|j| i< H i Mn"|iei"rq tpsawSdli K-vmm CANADA MUSICAL Revus Artistique et Littéraire PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS 69.Année.No, 2 —-—rrmr Un Morceau de Musique accompagne chaque Numéro.A.J.BOUCHER Editeur-Proprietaire No.252 Rue Notre-Dame MONTREAL.II I II I l lll JliiliM il hmi i lui] !W© L-.'i'ja» SOMMAIRE.—Nouvelle méthode pratique de Piano, par Ludovic.Etat actuel de la musique en Italie, par le Chevalier Van Elewyck.[Su/te.] Orgues “Alexandre1’ et Harmoniums “Estey.” Musique : Ni la Stanchczza: par Boy ton Smith.Nouvelles artistiques du Canada.Correspondance de Québec.Concerts du mois de mai.Notices biographiques concernant divers musiciens célèbres qui ont visité l'Amérique,ou dont la réputation ou les oeuvres sont plus particulièrement connues et estimées au Canada.Plaisanteries.Naissance.Mariages.Abonnements reçus dans le cours du mois.Académie de Musiquo de Québec: concours de 1879.Calendrier et Guido des Organistes et Directeurs de choeurs pour le mois de Juin-Juillet.3ulletin No.3.Choix de morceaux nouveaux etde romances favorites.1er.Juin 1879, il1 li'liillii! « «nfflSITP! ''il I !; Abonnement : $1.00 par an, payable d’avance.lOcts.le numéro séparé, Lmpruné par J1 B.Laplante 30 Hue St.Gabriel, Montréal, ^780^782943545^3 999999999999999999999961 18 LE CANADA MUSICAL.Edition Spéciale pour le GA2TADA.Teste Français.HNT OITYELLE METHODE PRATIQUE DE PIANO PP .A.B Gr .sw® ©in®, PUBLIE PAR J® lilfllllp “BLOC BEAUDRY,” KO.2SO, RUE NOTRE DAME, MONTREAL.PRIX s 75 CE3MTS7 TABLE BBS MATIERES.Premiers principes de la musique; Notes, Valeurs, Silences,'Signes accidentels, etc.'.1 Exercices ; main droite seule, main gauche seule, les deux mains réunies.4.Première récréation, avec variations.5 Exercices, en do majeur.6 Deuxième récréation, à trois temps.7 Exercices, en do majeur.8 Troisième récréation, mouvement de Marche .9 Exercices pour rendre les doigts indépendants.10 Exercices en sol majeur.p [ Quatrième récréation, mouvement de Valse.12 Exercices en tiorces.pg Leçon à quatre mains.iq.Exercices, en fa majeur.‘.p g Cinquième récréation,—Barcarollo originale.1,7 Sixième récréation,—le Carnaval de Venise.'.|8 Exercices, en ré majeur.pg Septième récréation .og Huitième récréation,—Menuet de Haydn .7.77.7 21 Neuvième récréation,—Air de danso, de Grétry.7.777 22 Dixième récréation,—Air de Beethoven.22 Leçons à quatre mains,—Marche.43 Onzième récréation,—Marche Turque, de Mozart.!.7"7.77 16 Douzième récréation,—Valse do Schubert.7.7 ! .'.27 Treizième récréation,—Roméo et Juliette, de Bellini.22 Quatorzième récréation,—Alleluia du Messie, de Haeudcl.'.".'7 .21 Quinzième récréation,—Célèbre romance de Joconde, de Nicolo.777.7.3g Seizième récréation,—Air de Mathilde de Sabran, de Rossini.7.777.7777.77.17.7 32 Dix-septième récréation,—Le Bouffe et le Tailleur, de Gavcaux.7.77.7.33 Exercices.Vive la Canadienne, air national.3.8 Un Canadien errant, air national.777777777777777 77777777" 40 Leçon à quatre mains.^ Exercices en sixtes et eu octaves.' _ .Gamme chromatique." .^3 Exercice pour apprendre à passer le pouce.7777777777777.7777777.43 Arpèges les plus usités.77.44 Notes répétées.Trilles Excreices pour apprendre à croiser les mains.',7.4g Gammes majeurs, smvi< s d’accords .7.77777.48 Gammes miueurs, suivie» d’accords Gamma en tierces, dans les tons les plus U6kés .Six petites études .7.7.7.777.7 .90 36 44 45 51 YOL 6.] o Le Canada Musical, MONTREAL, 1er JUIN 1879.[No._ Le prompt reglement «le l'abonnement au « Canada Musical ” pour l’anncc courante, [ mai 1878-8#, ] échu le 1er.niai 'écoulé, nous obligera.ETAT ACTUEI.DE LA PAE Le Chevalier Y AN ELEWYCK, Docteur de i'üniversité Catholique de Louvain, Maître de Chapelle de la Collégiale de Saint-Pierre à Louvain, Secrétaire du Congrès international de musique sacrée de Belgique.-:o:- (Suite) Ville de Milan.-:o:- Au point do vuo do la mission quo vous m’avez fait l’honnour do mo confier, Monsieur lo Ministre, la villo do Milan est la plus intéressante do toute l’Italie.Je partage mon rapport sur Milan on cinq parties.Jo traiterai successivement : lo du Conservatoire royal ; 2o do la musique dite do chambre et des écoles populaires pour l’onsoignomont do la musique instrumentale ot du chant ; 3o do ia maîtrise métropolitaine ; 4o do la société do Sainto-Cécile (plain-chant ot musique roligiouso) ; 5o dos grands éditôurs do musique établis à, Milan et, à ce propos, dos tendances quo révèle la nouvelle composition italionno, du journalisme musical ot do la critique.I Quand on se livre à.un examen sérieux du Conservatoire royal de Milan, on arrive à cotte conclusion qu’il no constitue pas seulement une école do musiquo comme le sont le plus grand nombre do celles d’Italie, mais uno véritable Université, où tout ce qui, directement ou indirectement, so rattache à l’art musical, ost étudié à fond.Aussi, l’article premier du Hèglomcnt, approuvé parlo Koi on 1864, dit-il : •' Il R• Conservatorio di musica di Milano e istituito “ per dare l'insegnumento gratuito della musica vocale e is-“ trumentale, e per dlffondere il boon gus:o musica merci la “ eseeuzione de’le migliorc compositioni antiche e moderne, « la quest’ Tstituto oit, e aile Scuole musicu/i propriamenie “ dette, vi souo Scuole lettaarie destitute a complétai e la “ istruzione degli allievi.” Jo traiterai do l’bistoiro de cot-étahlissomcnt, do ses divers règlements, de sa L>ib:iothèquo.Je rendrai compte de la visite dos classes que j’ai faite on détail, sous la conduite do son très-digno directeur, M.lo chevalier Mazzu-cato.Uno étude intéressante à faire sorait eollo do Renseignement do la musiquo à Milan avant la première révolution l'rançaiso.Ello exigerait trop do développements dans co rapport.Jo mo bornerai à résumer l’histoire du Conservatoire depuis l’avénomont do Napoléon 1er au trOno d’Italie.Jo la dois, on grande partie, aux notes qu’à, rocuoillios M.Ludovico Nobile Mclzi, président do la commission directrice.En 1807, lo prince Eugène do Boauharnais promulgua, au nom do l'Empereur, lo décret constitutif du Conservatoire.On y admit dos élèves internes ot dos extornos.Dix-huit bourses do pension gratuito furent réservées aux jou-nes gens, six aux jeunes filles.Lo maître do composition fut placé à la tête do Rétablissement sous lo titre do Censore deW Istituto.C’ost sur la proposition do Simon Mayor (lj quo Bonifacio Asioli fut nommé professeur d’esthétique, Censore ot maître do chapelle do la cour.La valour artistiquo d’Asioli est trop connuo pour quo jo m’arrête longtemps à co compositeur.Mélodisto avant tout, grand coloristo dans son instrumentation, Asioli visa aussi à la science.Il publia divers traités d’harmonie et dos méthodes pour instruments.Un seul reproche pout lui être adressé, c’ost qu’en musiquo religiouso, il so lança dans lo stylo concertant, n’écrivit que d’une manière théâtralo ot nuisit beaucoup à l’art vrai.En 1814, Ambroise Minoja dovint Censore.En 182G, Yinconzo Fodorici succéda à Minoja, ot bionlôt il eut lui-même un successeur, Francesco Basily.Nicola Vaccaj prit, on 1S37, la placo do Basily ot la consorva jusqu’à la fin de 1844.De 1844 à 1850, Felice Frasi fut Censore, ot après lui arriva M.Lauro lîossi.Avant do parler du commandour Lauro lîossi, jo dois entrer dans quolqucs détails sur los directions qui ont précédé la sienne.Celle d’Asioli donna liou à do nombreuses discussions.Elle produisit cependant plusieurs sujots distingués, tant pour la composition quo pour lo chant ot la virtuosité instrumentale.Bien dos artistes italiens, aujourd'hui célèbres, datent do cotto époque.Malgré lo succès relatif do Renseignement créé par Asioli, lo gouvernomont autrichien fut mécontont do lui.Le comte Giulio Ottolini fut placé à la tête de la partie administrative, Asioli so retira, ot c’ost ainsi que Minoja fut appolé à lui succéder.Doux décrets impériaux, Run do 1S20, l’autro do 1823, apportèrent dos modifications à l’organisation du Conservatoire.On supprima l’externat, et le gouvernement se réserva exclusivement la nomination aux posti gratuiti poulies pensionnaires.On donna aussi uno plus grando importance aux études littéraires et on proclama, co qui est très-vrai qu’un compositeur ost un arlisto incomplet lorsqu’il ignore l’histoire do son pays, le mouvement littéraire et artistiquo du monde civilisé et la philosophio des beaux-arts Un rescrit du souverain (1826), confirmé par un autre do 1846, proscrit encore une mesure excellente : l’obligation pour les profe-soiirs d’enseigner pendant trois ans, avant d'être admis au titulariat définitif do leur cours.Si la direction d’Asioli peut revendiquer avec honnour comme élèves datant do son temps, Soliva, Sohraffor, Atari, Gordigiani, los directions qui l’ont suivie, do 1814 à 1848, citent avec non moins do gloire : Scliira, Cagnoni, Biaggi, Fumagalli pour los classes do composition ot do piano, Ar-diti pour le violon, Piutti pour le violoncollo, Bottesini pour la contre basse, Giuditta Grisi, les Brambilla pour lo chant, otc.Uno quantité d’opéras essayés, à cotto époque, sur lo petit théâtre du Conservatoire, eurent plus tard, dit M.Mclzi, los honnours dos premières scènes d’Italie.(1) Voir ce nom sous la rubrique BKBGAME. 20 LE CANADA MUSICAL.\ Quand Bazily out quitté Milan pour dovonir, à Homo, > maître do la cha])ollo Giulia, son successeur Vaccaj s’appliqua à, attacher des hommes do valeur et d’avenir au corps | enseignant, lie co temps date la nomination do Holla à la classe d’acoompagnoment et do lecture des partitions, do Konconi à une classe do chant et, égallomont à uno classo do chaut, do Mazzucato, qui venait d’échanger ses études universitaires, à Padouo, contre celles do l’art musical (1839).M.lo chevalier Albert Mazzucato, diroctour actuol du Conservatoire royal do Milan, ost donc, depuis 3t> ans, professeur à cet établissement.Los évènements do 18-18 eurent uno triste inlluonco sur l’Ecole Milanaiso.Pendant cette année, neanmoins, on réussit à conserver les ponsionnairos et à terminer les cours.Mais en 1818 les locaux furent occupés par l’armée autrichienne.La soulo favour que M.Piazzi, curateur du Con-sorvatoiro, put obtenir du ministre Montocuculli, fut do fairo roeuoi 11 ir les jeunes filles dans uno maison privée et do confier les jounos gens à leurs professeurs respectifs pour la continuation do leurs études.Lo cotto époque date la fin do l’internat.Los nombreuses réparations que les locaux eussent dû.subir, après lo départ des troupes, lo désir exprimé do tous côtés par la population do voir se rouvrir un externat, enfin la considération quo les villes do Paris, de Leipzig, do Bruxellos, do Prague, n’avaient pas do pensionnaires, furent causo qu’on transforma l’établissement en un lycée public.Cotto mesure radicale provoqua do vives critiques, et je los comprends jusqu’à un certain point.S’il ost vrai do dire qu’au point do vue administratif il y avait avantage à renoncor à l’ancien système, il faut roconnrPro que rion n'a pu remplacer la vio commune dans l’une comme dans l’autre pensionnat.Là, les questions musicales planaient sur toutes les branches do l'éducation.Les élèves vivaient dans un milieu artistique, et Jes instrumentistes, los chanteurs, los compositeurs so tram,mettaient sans lo savoir, un onsoi-gnoment mutuol.Jo no conseillerais pas l’annexion do pensionnats aux Conservatoires actuels do Bruxollos ou do Liège.Mais s’ils avaient toujours oxisté.j’hésiterais certainement à on approuver la suppression.On institua un Lircctour proproment dit.Lo Censeur et lo Vice-Censeur,ce dernier cumulant son titre avec celui do professeur d’harmonie, cessèrent d’exister.L’administration reçut aussi une organisation nouvelle au point do vue do sos relations avec l’Etat.M.Lauro Bossi, que des oj éras brillants avaient signalé à l’attention publiquo, que Donizetti avait voulu faire nommer, encore très jeune, à la direction du théâtre Valle à Homo, fut appolé à la direction.Co grand artisto fut lo cliof du Conservatoire royal do Milan, de 1850 à 1871.Il apportons aux premières années do cctto direction : la publication d’un nouveau règlement (il dura jusqu’à celui que lo Boi Victor Emmanuol promulgua on 1804); la création des classes d’orguo, do liarpo, de littérature française, d’histoire, d’esthétique ; l'institution dos Muestrini ; los promiors essais pour former une Académie dans lo genre do celle qui existe au R.Istiiuio Florentine) (1).Quand lo Roi Victor-Emmanuel fut proclamé souverain do la Lombardie, son gouvernement s’occupa immédiatement du Conservatoire do Milan.Celui-ci fut reconnu comme Etablissement Hoyal.et ainsi que je l’ai dit plus haut, son organisation nouvelle commença ou 1SG4.Divors règlomonts, approuvés par décrets royaux datent de cotte aunéo 1884.Je vais les résumer.A la této do la partie artistique se trouve placé un Diroctour ; à la tête du la partie administrative et mémo au-dessus du Directeur, un Président et un Conseil Aca lémi-quo.Lo Président correspond avoc le Gouvernement.Le Conseil se composo : lo.do trois professouis élus par lours (1) Les tontutivos faites à plusieurs reprises, de doter le Conservatoire do Milan d une sectiou académique n’ont jamais, semble-t-il, réussi.Aujourd’hui encore, l’Académie ne peut pas être consi-péiéc cemme étant définitivement constituée.collègues; 2o.do quatro habitants do la ville connus par leurs aptitudes spéciales ot par leur zèle pour l’art.Co Conseil a uno mission très-importante puisqu’il est, sous la seule réserve do la sanction royale, suprême arbitre du choix dos méthodes ot des systèmes d’enseignement.L’instruction, au Conservatoire do Milan, se divise on quatro groupes.lo.Instruction primaire artistique : a) Notions élémentaires ; n) Looturo musicalo parlée ot chantée ; o) Piano ; n) premiers principes d’Harmonio théorique ot pratique.2o.Instruction artistique supérieure : Elle ombrasse pour lo diro on un seul mot, toutes los branches do l’art musical.3o.Instruction littéraire primaire, savoir : la Eeligion, la Grammairo, lo Français, l’Arithmétique, la Géographie, l’Histoire nationale, l’explication dos droits ot dos devoirs oiviquos.4o.Instruction littéraire supérieure : l’Iîistoiro ot la Philosophie do la Musique, la Littérature poétique et dramatique, l’IIistoiro univorsello dans scs rapports avoc lo mouvement dos Boaux-Arts (1).Lo Conservatoire compte 37 professeurs, tous nommés par décret royal.Ils pçuvont êtro suppléés par dos professeurs extraordinaires ot par dos Maeslnni.Il y a, comme à Naples, à Florenco ot à Bologne, des examens d’admission do Confirma, do promotion annuelle ot do fin d’études.Les élèves sont partagés en trois groupes ; coux do composition, dont lo terme des études est fixé à dix ans, coux do chant qui doivont avoir fini on sopt ans, ot coux d’instruments, pour lesquels los délais varient de huit à neuf ans.Lo Conservatoire organiso des séances publiquos ot des s lances privéos.Les nominations des membros dos jurys pour les quatro sortos d’oxamons, sont fuites par lo Conseil académiquo sur la proposition du Directeur.Il y a doux ospôees principales d'oncouragoments : d’abord los distributions annuelles do prix, ensuite dos pensions moiisucllos divisées en quatro classes.Cesponsions sont aunombro do 44 ; dix do 40 francs, dix de 30, douze de 20 et douzo do 10 francs.On los accordo on même temps que la disponso dos rétributions scolaires.Enfin, lo Gouvernement concèdo quelquefois do grandes bourse-, exceptionnelles (2).(1) Il manque, à ce programme, l’étude du latin.On n’a pas négligé do la maintenir dans d’autres Conservatoires italiens.Eilo rendrait aux jeunes compositeurs plus de services que les exercices militaires pour lesquels, m’assure-t-on, il y a aussi une classe à Milan.(2) Je crois utile de reproduire ici textuellement, cinq articles du règlement, relatifs à la classification des prix et à celle des pensions mensuelles : Art.140.I premj si distinguono in Grandi Premj, e Premj Music If.Il Grau prcnifo non puô essere aggiudicato elle a quei giovani che conseguirono per lo mono punti di mérité 9, 50, tanto uello studio principale clic nclla classificazioue media complessiva.Il premia musicale si conferisce a coloro, che ncl corso principale avranno raggiunto per lo mono 9 50, punti di merito ; e nen’ assicme di tutte le matcric, una media complessiva di punti 7, 50.Art.141.Anche le meuzioni si dividono in grandi menzioni ed in menzioni musicali.Per conscguire la grande menzionc l’Alunno dovià aveio raggiunto 8, 50 punti, tanto ncl ramo pri .eipale, che couiplessiva-mentc.Per ottunere la memione musicale doviâ avéré raggiunto 8, 50 punti 0, 50 nella media complessiva.Art.142.Evvi anche una menzioni spéciale per quegli Alun-ni, cho avendo couseguito almeuo 7, 50 punti nel ramo principale, ne otteuessero non rneno di 8, 50 in uno o più dei seguouti rami couiplcmcutarj : composizione, canto, lettura musicale, armonia cd accompHgnamunto, un qualunque strumento, filosofia e storia della LE CANADA MUSICAL.21 Los capitaux nécessaires à l’exonération dos pensions ont été recueillis clans la suppression du doublo internat, l.o Conservatoire touche annuellement, indépendamment do ses rovonus 78,600 francs do subside.11 jouit do la capacité civile.On peut donc lui faire directement des legs et dos donations.Voilà, Monsieur lo Minislro, les bases do l'organisation [décrets royaux de 1864], Mais dans lo Regolamento scolas-tico et dans lo Regolamento disciplinare, il y a oncore différents points que je dois toucher.Ch a quo professour est censé avoir un système complot pour l’ensoignemont do sa matière, depuis les premiers principes élémentaires jusqu’à la fin du cours supérieur.Il prend l’élève à son ontréo au Conservatoire et le conserve toujours.J’ai entendu formuler des plaintes à ce sujet et je crois qu’elles no sont pas sans fondement.Il y aurait un mozzo-tormine à prendre, ce serait de n’attacher définitivement l’élève à son maître qu’à partir des cours supérieurs qui précèdent immédiatement ceux dits do perfectionnement.Il y a doux classos de composition, chacune do dix èlèvos aux plus ; doux d’harmonies, do contrepoint et do fugue, avec un maximum pour chacune d’elles, cio quatorzo élèves ; quatre classes do chant do dix élèves ; trois do piano do quatorzo élèves.Pour la plupart des autres classes lo maximum des élèves est de dix.Enfin quolques cours, par exomplo celui d’esthétique, acceptent un nombre indéterminé d’auditeurs.J’ai déjà dit quo lo Conservatoire cherche à réaliser l’unité dans l’exposition scientifique, ot que lo Directeur et lo Conseil académique sont chargés do l’approbation des méthodes.Mais il y a une grando tolérance pour los matières dans lesquollos il oxisto divergence d’opinion au sein de la scienco.L’unité, à Milan, n’est donc pas hostilo à la variété, ot le professeur y est considéré commo chof do l’école.Bion plus : on prend des précautions pour assuror les traditions dos systèmes.L’article 73 du règlement oblige los mombros du corps enseignant à déposer, endéans los cinq premières années do lour entrée on fonctions, copio complète do lour méthode pédagogique.Autre point spécial.Il est permis au professour do don-nor dos leçons supplémentaires chez lui, mais lo Consoil doit on avoir connaissance, afin qu’il lui soit possiblo d’évaluer équitablement lo mérite vrai dos élèves.Itomarquons quo ceux-ci sont l’objot d’un conlrôlo permanont.Tout ce qui les concorno est annoté semaine par semaine : los points obtenus hebdomadairement entrent en ligne do compto pour los appréciations do fin d’annéo.Les élèves de composition ont à suivro los cours do piano, d’orgue do violon,do violoncello, do chant, do déclamation, d’instruction roligiouso, d’italion, de français, do littérature, do mathématiques, do géographio, d’histoiro nationalo, d’histoire universollo, do philosophio musicalo ot d’histoiro niusica, deoiuimizioue c gesto, storia universale applicata all’ arte, letteratura poctica e drammatica.Akt.143.Le pensioni mensili, fissatc do.l regolamento orga-uico, veugouo assegnatc di anno in anno ai 44 Aluuni ed Alunue più distinti, che rimangono iu corso di ietruzione ; osservando, che U solo grau premio dà diritto alla pensionc di lu grado ; il premio musicale a quella di 2° grado ; la grando meuziouc a quclla di 3° ; la menzione musicole a quella di 4" grado.Durante il tempo che gli Alunui fruiscono dollc pensioni sono anche csoncrati dalla tassa scolastica.La menzione spéciale non reca scco diritto a pensioue o ad cso-ncro dalla tassa.Art.144.Sc gli Alunni meritcvoli délie pensioni in quàlcuno de' gradi superiori fosscro in numéro maggiorc di qucllo fissato dal regolamento organico, si prcleveranno dal grado prossimo successive altrcttante pensioni, quanti sono gli Alunno che la meriterebbero del grado anteriore.Nell’ assegnare le pensioni, si osserverà strettamente la gra-duatoria ddle classificazioni ; teueudo conto, a pari merito, dell’ anzinnità dell’ Alunno rispetto ail1 Istituto.de la musiquo.Il ne manque à cos jeunos gons, pour on faire des artistes complets, quo l’étude, au moins élémentaire du latin.Pour certain des cours, par exemple, pour ceux de chant, do violon, do violoncello, on n’exige quo la simple présence aux leçons.Les élèvos do chant, des deux sexes, doivent fréquenter les cours élémentaires d’harmonie, d’accompagnomont chiffré do piano, do déclamation, d’instruction roligiouso, d’italien, do Français, do littérature, d’arithmétique, do géographio, d’histoire nationalo, d’esthétiquo, do poésie dramatique et d’histoiro universelle.Il on est à pou près de même pour ceux des classes instrumentales, mais l’art.87 du règlement scolasliquo contient uno prescription spéciale pour los concertistes, c'est à-diro pour ceux qui aspirent à devenir un jour des virtuoses.Ils ont l'obligation do suivre, pondant un certain temps, les leçons do composition.Cotte mesuro est oxcollouto.Il arrivo trop souvent qu’un virtuoso,so incitant à écrire,ignore absolument les règles de l’art.Enfin, nul élève u’est dispensé do prendre part aux concerts, aux exercices publics ot privés, auxquels lo Directeur l'appelle.Les exercices publics sont do deux cspècos : los majeurs ot les mineurs.On distinguo les morceaux à exécuter on doux catégories : morceaux d'éducation, morceaux d’expérimentation.Les premiors ont pour but de faire entondro los chofs-d’œu-vro des maîtres, les seconds do mettro on relief los élèvos compositeurs ou les élèves oxécutants.Les exercices majeurs se font avec l’orchestro.Ils se composent do fragments mélodramatiques, do concertos classiques, d’œuvres religieuses, d'cuuvros où los styles sont mêlés.(Trattenimenti mclodrammatici, concerti classici, con-ceiti religiosi, concerti classico-rel/giosi.Les exercices mineurs ne so font qu’avec un seul groupo d’instruments.Uno matièro dos plus intéressantes à traitor, mais qui mo conduirait trop loin dans ce rapport, est colle des exa-mons ot du compte qui se fait hobdomadairomont, monsuel-lomont et à la fin do l’annéo, pour la supputation des points do mérite dos élèvos.I! mo suffira do dire quo rien n’ost laissé à l’arbitraire en lait d’appréciations, ot quo lo Consoil académique, s’il le veut, est renseigné, jour par jour, sur ce qui se passo dans chaquo classo.On le voit, los profossours milanais s’occupent d’autre choso que do faire étudior, dès lo commoncomont do l'année scolairo, lo morceau de concours quo lo récipiendaire présentera dix mois après.Et co n’ost pas dans co Conservatoire qu’on rencontrera des lauréats du premier prix ignorant les éléments de la branche dans laquollo ils sont couronnés.Lo but est do former do vrais musicions.Los rô-glomonts seolastiquo et disciplinaire on constituent uno admirable préparation.Jo ne puis tout citer, Monsieur le Ministre, dans cos doux règlements, mais jo ne résisto pas au désir d’analysor oncoro quolques articlos.Doux fois par an, et plus souvent si o'est nécessaire, los parents sont informés do la conduite do leurs enfants, des progrès qu’ils ont faits dans lours études.Lo rapport qu’on remet est rédigé sur la note dos points do mérite (numéros un à dix), g.gi.és ou perdus par l’élève.Co document constate tout co qui, dans les tabloaux hebdomadaires fournis par les maîtres, pout être cité en l'honneur do l’enfant.Los examens se font d’après dos basos d’évaluation nettement formulées au programme.Il y a obligation, pour lo jury, do prondro en considération los tableaux hobdoma-dairos et mensuels.L’éprouve fiualo, dite do Licence ou do Maestria, comprond la lécapitulation do toutes les matières quo lo récipiendaire a eu à parcourir au Consorvatoiro.Les règlements s’occupent avec soin d’assurer la discipline et la moralité.Il y a des Inspecteurs ot des Inspectrices.Celles-ci ont l’obligation d’assister aux leçons que donnent los professeurs masculins aux jeunes personnes.Enfin, 22 LE CANADA MUSICAL.le Directeur est tenu au courant cio la conduite dos élèves on dehors do l’établissement.Tout cadeau fait à un professeur, par un élèvo ou par ses parents, devient immédiatement l'objet do mesures d’ordre.Voilà, Monsieur lo Ministre, le résumé do ce quo j’avais à dire sur un Conservatoire quo Ton pout proclamer, à bon droit, une Institution modèle.Doux mots sur la bibliothèque, avant do parler do ma visite dans les classes.Elle se corn; ose d’une partie musicale pro promeut dite et d’une partie littéraire.Elle a reçu beaucoup do dons importants, parmi losquols jo citerai ceux faits par les doux grands éditours milanais : MM.Hicordi et Lucca.Dans un discours prononcé, en 1S72, à la distribution des prix du Conservatoire, M.lo chevalier Mazzucato, parlant do la générosité do M.Giulio Hicordi, dit : “ Il quitte von cessa mai “ dal/’ incorraggiat-e a maggiori progressi i nustri aluvni di “ qaulsiasi classe reg tlando g ran numeiO di opère, sempre ig.e-“ gte per isti/e, e sp'Ssn prez;ose per bellezza di edizione.” Puisse l’exemple do MM.Hicordi et Lucca trouver dos imitalours dans les autros pays ! Peu do Conservatoires, il faut l’avouer, ont à se flattor do rocevoir autre chose quo des comptes do fournitures do la part do MM.les éditeurs.La partie musicalo de la Bibliothèquo s’élève à 3,(i00 ouvragos, parmi losquols 300 sur la théorie et 200 do musique sacrée, antique ot moderne.Lo local actuol du Conservatoire contient cent vingt-deux pièces.La salle do concerts o.-t assez spaciouse, très-simple, mais d’une bonne sonorité.Il lui manque un grand orgue, comme à toutes les salles d’Italio.Jovqiis rendre compte, maintenant, do ma visito dans les classes.° Les cours supérieurs do composition, d’harmonie, do contrepoint, ont tous dos titulaires très-considérés dans lo mondo musical italion.J’y ai retrouvé avec bonheur M.Bazzini, quo la Bolgiquo a maintes fois applaudi commo virtuoso sur lo violon ot qui no s’occupo plus, aujourd'hui, quo do science harmonique.Mes entretiens avec les divers professeurs me confirment dans l’opinion qu’il n’y a rien d’exclusif dans l’enseignement do Milan.Ils exposent les théories anciennes ot les modernes et parlont à leurs disciples de toutes les écoles qui ont joui de notoriété.Ils sont pleins do déférence pour les systèmes nouveaux.Tous reconnaissent qu’il y a actuellement du bon en France, en Allemagne, en Bolgiquo, commo on Italie, et que les moyens do produire lo boau dans l'art sont susceptibles d’uno variété infinio.Lo contrepoint occlésiastiquo n’est pas totalement perdu do vuo au conservatoire do Milan.On en fait oncoro écrira aux élèvos.Ce qui mo somblo moins pris on considération, c’est l’accompagnement du plain-chant romain.On no s’en occupe guère dans les cours d’harmonie ot, dans la classe d’orgue, on no trailo ces questions qu’au point do vue do la pratique (1).Au surplus, à Milan commo aillours, l’unité est loin d’être faite on matière do chant liturgique.Cet état do choses, jo le conçois, doit embarrasser les professeurs.Les cours do violon, do violoncello, de piano, sont parfaitement donnés.Jo les ai visités tous, et dans chaque classe, commo à Florcnco, j’ai été invité à choisir un élèvo pour Toxécution d’un morceau.Toutos les cordes réunies m'ont fait entendre un quatuor do Beethoven, exécuté avoc do si fines nuances, un toi onsemblo, un aplomb si magistral, que j’aurais pu mo croira (1) En Italie, le plain-chant no s’accompagne qu’à la partie supérieure.—Sous ce rapport, on peut dire que les extrêmes se touchent.I,’accompagnement à la partie supérieure est, dans toute l’Europe, le fait des musiciens tiès-inédiocres, comme aussi celui des musiciens de première valeur.Les organistes d’une valeur moyenne affectionnent les accompagnements à la basse.transporté en Bolgiquo, à l’audition de nos splondidos concerts dirigés par MM.Govaort, Samuel ou Du Pont.Los cuivres et les bois sont aussi parfaitement enseignés quo les autres instruments.Jo dois avouer, cependant, que cos classos prisos isolément no sont supérieures ni à colles do Naplos, ni à cellos do Florence.Mais où j’ai rencontré une valeur oxcoptionnollo, c’est dans Tonsoignemont du chant, tant aux hommos qu’aux femmes.Les dusses do femmes dirigées par M.Lamperti doivent être citées comme ce qui existe do meilleur dans n’importo quel Conservatoire européen.Finesse, élégance, pose admirablo do la voix, vocalisos.grands traits, tout s’y trouve.Si la Bolgiquo accordait des bourses do voyage aux jeunes personnes couronnées dans nos grandes écoles, c’ost à Milan qu’on devrait les envoyer pour leur permettre do comparer les systèmes ot les maîtros.—Quant aux classes de jeunes gens, j’ai entendu exécuter des études cie voca lises et do roulades quo l’Italie seule peut produire.L’ensoignomont do l’esthétique est réservé à M.lo directeur Mazzucato et se trouve, partant, placé on d’exeollentes mains.Si quelque chose peut ajouter aux mérites do cet artiste aussi savant quo zélé, c’e?t son extrême modostie.J ai été ému on le voyant reporter humblomont à son brillant prédécesseur, M.lo commandeur Lauro Kossi, une bonne partie dos succès do l’établissement.Do somblablos procédés honorent lo talent non moins que lo cœur.Le Conservatoire royal de Milan a achevé l’éducation musicalo de seize cont cinquante élèvos, depuis 1807 jusqu’à nos jours.Bon nombre d’entre eux sont célèbres aujourd’hui en Europe.Jo crois, Monsieur lo Ministro, avoir établi dans ce chapitra, quo l’écolo do Milan est une véritable université musicalo, une gloire pour l’Italie.Voici la liste dos mombres do la Commission dircctiico et de scs professeurs : Conseil cTAdministration.Président du Conservatoire : M.Lodovico Nobile Melzi.Vico-Présidont du Conseil : M.le chevalier A.Mazzucato.Conseillers; MJI.lo comte Francesco .Alberti, An-tonio.Oaimi, prof M.Iunazio Cantu, prof Vincenzo Corbel-uni, doctf Filippo Filippi, prof Bart.Malfatti, prof G.Quare N cm i.Directeur du Conservatoire : M.A.Mazzucato.Professeurs 'do Composition : MM.Honchetti-Monte-viti, A.Bazzini.Professeurs d’harmonio, do contrepoint ot do fuguo : MM.C.Boniforti, F.Faccio.Chant : MM.F.Lamperti, A.Sangioyanni, P.Bona, B.Prati.Dotions élémentaires de musique et d’harmonio : MM.G.Nava, G.Germ, A.Panzini, G.Treves.Solfégo : MM.(Vacaturos).Piano : MM.F.Sanoalli, D.Fumaqalm, C.Andreoi.i.Harpe : M.A.Bovio.Orguo : M.P.Fumagalli.Violon : MM.E, Cavallini, V.Corbellini, G.Eampaz-zini.Violoncello : M.G.Quarenqiii.Contre-basse : M.L.Negri.Flûte : M.A.Zamperoni.Trompette, Cor ot Trombono : M.G.Eossari.Hautbois : M.C.Confalonieiû.Clarinotto : M.II.Orsi.Basson : M.A.Torriniani.Histoire ot esthétiquo do la musique : MM.Mazzucato ot.(Vacature).Littérature poétique et dramatique : M.E.Praga.Géographie, histoire universelle, histoire nationale : M.I.Cantu, %E CANADA MUSICAL.23 Religion et littérature italienne : M.l'abbé C.de Vigili.Langue italienne et droits et devoirs civiques : il.le docteur en droit A.Sangalli.Langue et littérature française : M.P.Humel.Déclamation lyrique : M.A.Guenzati.Mimique et danse : M.C.Della Croce, Quatorze fonctionnaires sont, en outre, attachés à, la partie économique et administrative do l’établissement, tols que lo secrétaire, le bibliothécaire, les inspecteurs et inspectrices, etc.Sous l’annoxo n° 15, je joins à ce rapport los réglements du Conservatoire roya.l do Milan.II La ville de Milan possède uno bonno société do musique do chambre.Je la considère comme étant, on co moment, la plus forte de touto l’Italie.La Società del Quartetto date do 18G4 (1).Elle a été fondée par M.l’éditeur jRicordi.Elle compte dos artistos très-distingués parmi ses membres effectifs ot parmi ses mombros associés.Elle donne tous les ans do six à, huit concerts.Commo lo Quartetto de Ploronco, ello organise des concours de composition.Yoici les noms dos mombros do son conseil d’administration en 1S73 : Présidont : M.lo chevalier Carlo Prinetti.Vice-Président : M.le chevalier Alb.Mazzuoato.Secrétaire : M.lo chevalier Carlo Ciiiusi.Membres : MM.le comto F.Alberti, L.Erra, L.Fu-MAGALLI, E.PeRELLI, M.NoBILE BALD, E.S TRUTH, M.Noerbel, Orrigoni, Nobile Tomaso, comto G.Padulli, G.PlSA, A.Poss, G.SlMONETTA.Un jeune compositeur allemand, M.Martin JRœder, vient do fondor, à, Milan, un Quartetto corale dont on m’a dit du bien.Dans co chœur, il y a dos parties do soprani ot d’alti quo tiennent des damos do la ville.Ce que la Società del Quartetto milanaise fait pour la propagation do l’art au sein do la bonno bourgeoisie, los Scuole popolari lo réalisent dans la population ouvrière.Cos Scuole datont do 1802.Elles sont diviséos en clas-sos do chant et on classes d’instruments à vont.Elles ont pour administrateur M.lo chevalier Antonio JBesana, ot pour secrétaires M.lo chevalier C.Cniusi.Lo diroctour du chant est M.Leoni ; colui des instruments à vont, M.G.ItOSSARI.Je m’étonne que los Scuole popolari n’aient pas encore donné naissance à do nombreuses Sociétés chorales dans lo genre do colles que nous possédons on Belgiquo (2).Si, dans notre pays, nous avions des écoles populaires pour instruments à vont, elles offriraient, entre autres avantages, colui do débarrasser nos Conservatoires do tant d’amateurs dont lo seul but ost do pouvoir jouor uno partio modosto dans dos fanfares.Ces élèves dérobont aujourd'hui un temps précioux quo los profossours préféreraient, commo do justo, consacrer aux artistes propromonts dits.Les Scuole popolari milanaises sont sous la protection spécialo de M.In commandeur Giulio Belinzaghi, Syndic do la villo do Milan, sénateur du Royaume, magistrat éclairé et plein de zèle pour la propagation de l’art.M Belinzaghi est consul do S- M.lo Eoi dos Belges ; jo no puis assez lo remsreior do l’obligeanco avec laquollo il s’est mis à ma disposition dans toutes mos coursos artistiques.A contiru'r.(1) Cf.le chapitre sur Florence, à l’artiole Musique de chambre.(2) Milan possède, depuis peu, uno ou doux sociétés chorales peur voix d’hommes; Celle de M.Léoni paraît devcâr être comme celle de M.Roberti à Florence le point de départ de la fondation de chœurs on Italie ORGUES “ALEXANDRE" (do Paris) ot HARMONIUMS “ EETEY " Actuellement on vente choz -A.J*.BOUOHEB, No.280, BUE NOTRE-DAME, MONTREAL.No.1 Orguo-llarmonium “ALEXANDRE.” Caisse on palissandre Transpositour.lit jeu.6 registres.Cor anglais.Expression.Flûto.Sourdine.Céleste.Trémolo; Prix : §200 net, comptant.-:o;- No.2.Orgue-Harmonium “ALEXANDRE.” Caisse eu palissandre Transpositour.4i jeux.Genouillère.14 registres.Cor anglais.Expression.Flûto.Bourdon.Clarinotto Clairon.Fifro.Basson.Hautbois/ Forte.Céleste.Sourdine.Forto.Trémolo.Prix : $325 net, comptant.-:o:- No.3.Orgue-Harmonium “ALEXANDRE.” Caisso on palissandre Transpositour.5J jeux.Gcnouillèro.15 REGISTRES.Cor anglais.Expression.Flûto.Bourdon.*.Clarinotto.Clairon.Fifro.Basson.Hautbois.Forte.Musette.Sourdine.Célosto.Trémolo.Forto.Prix :$350 net, comptant.-:o:- No.4.Orgue-Harmonium “ALEXANDRE.” Caisso en palissundro Transpositour.G joux.Gonouillôro.17 REGISTRES.Cor anglais.Expression.Flûto.Bourdon.Clarinotto.Clairon.Fifro.Basson.Hautbois.Voix Humaine.Voix célosto 2o.Bourdon.M usotto.Forto.Forto.Sourdine.Trémolo.Prix : 8400 net, comptant.-:o:- No.5.Harmonium “ESTEY.” Caisso on Noyer noir 2 genouillères, 3 joUX Ot 9 REGISTRES.Molodia.Vox humana.Diapason.Viola.Flûte.Violetta.Vox jubilanto.Forte.Forto Expression du grand jou.Prix : 8150 net, comptant. I 24 LE CANADA MUSICAL.ARRANGÉ PAR BOYTON SMITH, ! Allegro moderato, con fer mezza.p grazioso pU+p X irg±±Æ i i i i 11 i f- -P- U— i— T-P- 1-®- -p- '^Aht L ; f L i f I 9-o^r—^ £ sj Lrr Lit’ •ntenutc. LE CANADA MUSICAL.2 25 Andante Grazioso.a tempo il basso sempre legato e piano -©- i=— ~|—"j— —i—j— -4-Œl ^==F ^ -J * * g~ • • - ' “| 1— - • • -J— - ?¦H=t: •- j -i * 0 -fÊ.0 ft î e e m G A • -O- —i —9—O • au •la u • ( o •—» -• P- (*.-0-—je a.cU; i P 0 'I f J ' v —1 0 0~ 0 CjJ y w ar £jj ° P » 1 | 1 tJJ 26 LE CANDA MUSICAL.NOUVELLES ARTISTIQUES DU CANADA.- — Le corps de musique de la Cité a sérénadé le célèbre cor-nettiste Lévy, lors de son arrivée en cette ville, au St.Lawrence Hall.— L’enseignement de la musique à l’Académie des jeunes filles de cette ville ( girls’ High School ) vient d’être confié à Madame Thrower.— M.et Madame P.Jeliin-Prume, de retour d’Europe, via New-York, sont passés à Montréal le 23 mai dernier, en destination do Trois-Rivières.— A sa seconde apparition à Rochester, N.Y., Madame Caldwell, l’éminente soprano do Hamilton, Ont., a, de nouveau, obtenu d’éclatants succès.— A l’instar du r.ôtrc, M.Joseph Gould se propose d'établir dans ses nouvelles Salles de musique, Beaver Hall square, un cabinet de lecture musical.— M.Charles Re'ischling, violoniste , s’est rendu à Ottawa, le 21 mai, pour y prendre part au concert donné par l’Institut des demoiselles de cette ville.— Sir Hugh Allan s’est décidé à reconstruire, sur l’emplacement du Queen’s Hall incendié, une nouvelle salle do concert pouvant contenir 1200 personnes.— Avis aux musiciens.M.J.A.Paré, pré sident de la fanfare de Québec-Bst requiert les services d’un Cornet solo (conducteur) d’un Bugle soprano et d'un Trombone léuor.— Au nombre de nos meilleurs corps de musique Montréalais il raut citer l’excellente fanfare “ Villo Marie,” qui se distingue par ses progrès sensibles et lu perfection de son exécution.— Un tableau à l’huile, représentant Ste.Cécile et peint dans les ateliers de M.Beulao de cette ville, orne actuellement le fond du splendide nouveau magasin de musique do M.A.J, Bouclier.— Le chœur du Gésu a exécuté la Messe, en mi bémol, de Battmann, avec accompagnement d’orchestre, le Dimanche du Patronage de St.Joseph et le Dimanche dans l’octave de l’Ascension.— La fête de l’Ascension a été célébrée à l’Eg'iso St.Jacques de ectto ville, par l’exécution, avec accompagnement d’orchcstrc, de la Messe du Sacre, de Chérubiui,— sous la direction de M.G.Couture.— Le corps de musique “ Victoria,” M.Charles Lavallée conducteur, a reçu de la célèbre maison Lecomte, de Paris, à temps pour la récente célébration de la fête de la Reine, une superbe collection d’iustruments de musique.— M.Chs.H.Biuks qui avait obtenu jugement, il y a quelque tomps, contre le recteur et les uiarguillers de l’église “ Trinité” de cette ville, pour §210, montant de son salaire dû comme organiste de la dite église, vient de prendre une saisie, à la Cour Supérieure, pour ce montant.— Le dimanche 25 mai, à l’occasion de la présenco du 13c régiment américain, de Brooklyn, à l’église paroissiale de Notre-Dame, le chœur de cette église à exécuté la Ire.messe, en si bémol, de Haydn, avec accompagnement d’orchestre, sous la direction du Révd.Mcssire Desrocherp.— Le corps de musique des “ Vietoria Rifles ’’ vient de s'adjoindre M.Powell qui s’est fait remarquer au jubilé musical de l’été dernier, oomme Eupbenium solo du corps do musique du 7e.batail- lon, do London, Ont.M.Powell était autrefois attaché à la musique des “ Grenadier Guards.” — Notre contrait© estimée, Madame Charles Christin, accompagnée de Madame A.M.Lamothe, sa mère, s’est embarquée pour l’Europe, à bord du vapeur Sardinian, lo 17 mai dernier.Elle se propose de continuer, peudant une année ou deux, ses études musicales à Paris, où ello rencontrera ses frères Guillaume et Albert.— Nos publications nouvelles, pendant le mois,de mai écoule, comprennent les Faunes charmante suite de Valses, par Olivier Métra,— Si la Stanehezza, brillant extrait du Trouvère, par Boyton Smith, — le Postillon d'amour, ravissant petit galop, à quatre mains, par Behr,— et la réimpression du chant national populaire, Alsace et Lorraine par Ben Tayoux.— Les élections semestrielles du Conseil de l'Orphéon Canadien ont eu lieu à la dernière assemblée régulière, tenue le 26 mai dernier : le nouveau bureau de direction se compose de MM.U.E.Archambault, F.X.P.Demers, Miller, Tétrault, Hudon, Laverrière, St.Cyr, Bédard et Boucher.Subséquemment, M.René Hudon fut élu président, et M.à.Laverrière, secrétaire-trésorier de l'association.— Les journaux de Détroit annoncent un nouveau concert que doit y donner le 3 juin prochain, M.Salomon Mazurette.Notre compatriote-artiste est inscrit au programme pour, 1.“Grande Paraphrase de concert “Gottschalk, —2.“ Fantaisie, sur Obèron, de Weber,”—-3.“ Gavotte brillante, ” Clark, — 4.“ Seherzo-valse, ” Prudent, — 5.“ Larghetto et Rondo brillant, ” Hummel, —et 6.“ Houorius, ” grande marche triomphale, avec variations, Mazurette.— Nos lecteurs trouveront ailleurs dans nos colonnes l’annonco détaillée de 4 orgues-harmoniums “ Alexandre ” ( de Paris ) et d’un orgue-harmonium “ Estey ” que nous offrons actuellement en vente, à notre magasin, no.2S0 rue Notre-Dame.Inutile d’insister sur la supériorité de ces deux fabriques, que tout musicien reoon-nait comme les premières do l’Europe et de l’Amérique, respectivement.Nous pouvons également disposer, en ce moment, d’un excellent petit orgue à tuyaux, de deux régistres : construit par-Warren, facteur de cette ville, au prix de 8350, il est maintenant offert en vente pour 8176 comptant.— Vingt-quatre portraits d'artistes, richement cucadrés, décorent les panneaux du spacieux magasin de musique de M.À.J.Boucher.L’école du violon y est représenté par d’excellents portraits de Wieniawski, Léonard, Prume, Ole Bull et Camille Urso ; —• celle du chant par ceux de Nilsson, Tietjcns, Lucca, Di Murska, Parcpa, Carey et Mario ; — parmi les maîtres nous remarquons ceux de Mozart, Haydn et Rossini ; — la galerie Canadienne, enfin, comprend pour le moment, ceux de Emma Lajeuncssc (Albani,) Ducharmc, Fowler, Mazurette et feu Mcssire Barbarin.Le portrait assez rare du compositeur populaire, le Révd.père Louis Lam-billotte, S.J., figure également dans cette intéressante collection.— M.A.E.Dumouchel, organiste à Ogdensburg, nous informe que la Misse Solennelle de Rossini, que nous supposions n’avoir été exécutée, comme office, qu’à la Nouvelle-Orléans et au Gésu de Montréal, a cependant été donnée, ave3 accompagnement d’orchestre et sous la direction de son frère, à la cathédrale d'Albany, à Noël, 1S77, — et aussi dans quelques églises de New-York, ajoute t-il.M.Dumouchel nous communique d’intéressants détails concernant le chœur de la cathédrale d’Albany, l'un des mieux organisés et des plus complets du continent : il est actuellement composé do 75 membres ( 30 femmes et 45 homme?, ) non compris l’orchestre, et son répertoire comprend au-delà de 90 messes on musique.“Le Cardinal McCloskey et l’Evêquo Wadhams,” écrit M.Dumouchel, “portaient le plus grand intérêt au succès de ce chœur, et l’Evêque actuel, ainsi que son Vicaire-général, ne s’y intéressent pas moins.” LE CANADA MUSICAL.27 Correspondance de Québec.Québoc, 26 mai, 1879.-o- Dimanche lo 4 mai, jour de la fêto du Patronage de St.Joseph, M.Calixa Lavallée prit possession do l’orgue do St.Patrice.A cotte occasion, une partie de l’ancien chœur de cotte Eglise ainsique les membres du Quatuor Vocal do Québec, désirant témoigner de leur attachement au nouvel organiste, se réuniront et exécutèrent avec l’aide de Mme.Cauldwellot de M.T.Trudel, la 7ème messe de Mozart.Les soli furent rendus par Mme.Cauldwell, Mlles.Carbray et Cannon, MM.T.Trudel et P.Lam-ent.A l’offertoire M.Lavallée, dans un grand morceau d’orgue,prouva à nos confrères Irlandais qu’ils no s’étaient pas mépris dans leur choix d’un organiste, et démontra qu’il était maître de son instrument ; malheureusement cet orgue, quoique réparé tout récemment, ne parait pas être en parfait ordre et ne semble pas rendre toute l’idée de l’exécutant.Nous espérons quo M.Lavallée réussira à trouver les moyons do rendre son instrument plus fidèle, sinon à lo faire remplacer par un nouvoau dont les ressources musicales seront plus en harmonie avec la richesse intérieure do l’édifice.La cérémonie religieuse de la St.Jean-Baptiste doit avoir lieu cette année à l’Eglise St.Loch.La Société St.Jean Baptiste s'est assuré des services de la Société Sto.Cécile, qui doit exécuter à grand orchestre la 2ème messe de Haydn.Nos concitoyens d’origine Irlandaise se proposent do célébrer lo 28 mai, l’anniversaire de la naissance de leur grand pooto Mooro, par doux soirées musicales.MM.Lavallée, Trudel et le Quatuor Vocal do Qaébec doivent figurer dans lo programme du Concert de l’Institut Catho lique et littéraire St.Patrice, lequel à lieu à la salle de Musique.M.Napoléon Déry, facteur d’orguos do cetto ville, a, parait-il, obtenu de la fabrique de l’Ancienno Lorotte, lo contrat pour la confection d’un orguo pour cette paroisse.Le jour de l’Ascension Mme.N.Levasseur, de la Société Fte.Cécile, a chanté à l’offertoire à St.Uoch, lo Salve Maria, de Mercadante.A la Basilique, M.II.A.Bédard do la même Société, a rendu La Vision de Ste.Clcile do Lobouc.M.T.Trudol a donné à l’Eglise St.Patrice, un U Cor Amoris do Valenti.L’Union Musicale a exécuté à St.Jean la mosso du 2nd ton, harmoniséo.A la Congrégation St.lîoch, lo chœur do M.O Dolisle a chanté le Lauda Sion de Lambillotte.M.Lavallée travaille en ce moment avec beaucoup d'activité à la préparation do sa grando Cantate qui doit être donnéo au Pavillon des Patineurs, lors du séjour on cotte ville, du Marquis de Lome et do la Princosse Louiso— c’est-à-diro le 10 ou 11 juin.Aux dernièroB répétiiions les chœurs marchaient avoo un entrain admirablo et comptaient 150 voix.Le Quatuor vocal, la Société Ste.Cécile, l’LJ-nion musicale et les chœurs do St.Patrioo, do la Congrégation et do St.Sauveur fournissent presque tout l’élément des chœurs.Los soli doivent être rendus par Mdlle Wyso, soprano, M.T.Trudel, ténor et un M.Durand.Mdllo.Aumond, d’Ottawa, remplirait la partie d’alto.Les instrumentistes de Québec et do Montréal formeront l’orohestro Tout porto à oroiro qu’un grand succès attend l’oxécution do cetto œuvre parfaitement digne do la réputation do son auteur, comme dos illustres personnages à qui elle est dédiée.* * * -:o:- ~ CONCERTS DU MOIS MAI.Le 9 et le 10 Mai.Doux cor.corts à la Salle dos Artisans, par" lo Quatuor vocal de dames suédoises, ” (compo- sé do Mlle.Hilda IVidoborg.Ire.soprano, do Mllo.Anny Aborg, 2do.soprano, do Madame Maria Pettorson, Ire.alto et do Mllo Wilhelmina Soderlund, 2o.alto,) et du “Quatuor à eo/des Blaisdell.” Le 12 le 13 ET le 14.Concerts du célèbro cornottisto lévy, avec lo concours do Mllo.Stoolo, soprano, do M.T.Bullock, ténor, do M.G.W.Colby, pianisto, et du corps do musiquo de la Cité, sous la direction do M.Lavigno.Lo mécanisme prodigieux du bruyant artisto n’a cependant pas suffi a attirer au Théâtre Loyal 1’atHuonce quo semblaient promettre ses nombreuses réclames, lmmonso succès d’enthousiasme—mince recette.Le 13.Concert du Corps de musiquo des “ Eusiliors Victoria,” M C.Lavallée, conducteur aidé do M.ot do Madame Filiatrault, do MM.Duquette Boucher ot Favreau.Lo programme varié a fourni une excellente occasion do constater les rapides progrès de cette organisation toute réconto, et l’auditoire a vivement goûté l’exécution do l’ouverturo du Maçon d’Aubor, intéressant souvenir du Jubilé musical do 1878.Le 15.Concert, parfaitement réussi, de Madamo Thrower, au Synod Hall qu’encombrait un auditoire fashionable.La bénéficiaire a interprété / s tiois bouquets de.Marguerite do Braga, ot lo Rhin do Franz MM.Desôve ot Barnes ont exécuté un duo concertant sur Don Juan, pour violon ot piano.M.Desôve a aussi joué lo Souvenir de Ilaydn de Léonard, ot M.Barnes une sonate de Sterndale Bennett, pour piano.Lo quintette do Schumann, op.44, interprété par MM.Barnes, Desèvo, Vilbon, Sancer ot Lobîanc fut ü-es favorablement accuoilli do l’auditoire.Le 21.Intéressante soirée musicalo organisée, il Lon-guouil, par M.Ernost E.Favroau, organiste, avec lo concours do MM Geo Trudeau, ténor, Louis Marchand, baryton, Théo philo Locours, basse, Ali Marior, cornot, du chœur des Montagnards ot d'un orehestro.L'amusanto opéretto canadienne La conversion d'un pêcheur, interprétée par MM.G.Trudeau ot l.s.Marchand, a joyeusemont clôtuié la séanco.Le 22 .Matinéo donnéo à la Salle du Muséo d’IIistoiro Naturelle, par lo célèbro artiste-harpiste ot compositeur Ap-tommas.A la suite d’uno série de morceaux do sa composition, pour la plupart sur des motifs populaires, introduisant dos mélodies anglaises, des airs écossais ot gallois, etc.l’éminent virtuose a révélé toute son habileté dans l’interprétation magistrale do la Sonate “Moonlight,” on ut d.ize mineur, (Adagio, Allegretto, Trio, Presto, ot Agitato.) do Beethoven.La nottoté ot la délicatcsso do son oxécution, l’ampleur do'son qu'il tiro do son instrument, la perfection ot la hardiesse de son jeu sont inconcevables, ot élèvent assurément Apton mas au rang do ses illustres prédécesseurs Alvars ot Bochsa.Le 23.M.et Madamo Oscar Martel donnaient, à la Salle des Artisans, un concert au bénéfico do Madlle.Hnr-tonso Leduc : ils étaient assisté do MM.K.McMahon, baryton, E.Lavigno, cornot, ot A.Contant, pianiste.AL.Martel a exécuté pour la promièro fois, croyons-nous, à Montréal, un Concerto en la mineur, do Viotti, ainsi qu’une nouvelle fantaisie do sa composition, intutiléo “ Souvenir d’Ecosso, ” ot dont Son Excellence lo Gouvernour Général a bion voulu acceptor la dédicaco.Madamo Mnrtol nous a égalomont donné la primeur du Polyeuctc do Gounod, sous lbrmo d’un intéressant duo qu’ollo a mtorpiété avec M.E.McMahon : faisons l’élogo, on passant, de l’oxcellontovoixdo co nouvoau chanteur, — elle mérite assurément d’êtro cultivée avec soin et promet déjà d’heureux résultats.Mllo.Hortonso Leduc est possesseur, olle aussi, d’un organo charmant, au timbre argentin,—rappelant même, sous co rapport, celui do notre Albani.Des études sérieuses ot l’application assiduo à son 28 LE CANADA MUSICAL.art pouvont la mener bien loin clans la voie du succès.Son interprétation clos brillantes variations des Diamants de la Couronne a surtout impressionné favorablement lo sympathique auditoiro.Le 23 Joyeux et brillant concert à l’Académie do Mti-siquo, par lo célèbre corps de musique ‘’Dodworth” do New-York, qui accompagnait le ISo.régiment do Brooklyn clans son excursion à .Montréal.Salle comble, abondanto recette enthousiasme lo plus vif — en tin mot, succès complot.On sait du reste qu3 cetto musique est pour l’Amérique ce qu est la musique des Guidos it Bruxolles, cello do la Garde républicaine à Paris, colle des Gardes à Londres.L’auditoire a chaleureusement applaudi la brillante exécution de l’ouverture d'Obérai de Weber, des réminiscences des opéras do Moyer beer et do la valse Galatée composée par S.A.IL le Duc d’Edinbourg.Le 2G.Inauguration de l’orgue (construit par Warren, de Toronto, )do la nouvelle église Wesleyonno do la rue Sto.Catherine.Programme de circonstance, parfaitement interprété par M.lo Dr.Davies.Le 27, Coneert-bénifice de M.et do Madame Bohrer, sous le patronage immédiat do S.A.it.la Princesse Loui-so, clans le Salon privé do l’Hôtel Windsor, Nous retrouvons sur lo programme les noms estimés do Mlles.Hortonse Villeneuve et Alico Crompton, qui furent, l une et l’autre, habilement accompagnées par M.J.A.Powlor.-o- NOTICES BIOGRAPHIQUES (Extraites du Supplement à la Biographie universelle des lMvsiciens do P.J.i’éiis,—par M.Arthur Pougin,) CONCERNANT DIVERS ItlÜSICIENS CELEBRES QUI ONT VISITE I,’AMERIQUE, OU DONT LA REFUTATION, OU LES ŒUVRES SONT PLUS PARTICULIEREMENT CONNUES ET ESTIMEES Au Canada.* AltDITI (Luigi), violonisto, chef d’orchestre, et coin-positour, est né à Croseentino (Piémont), lo 22 juillet 1822.Il lit ses études musicales au Conservatoire do Milan, où il entra lo 17 mars H36 et d’où il sortit le li septembre 1842, après y avoir écrit et lait représenter un opéra en doux actes intitulé : 1.dirigenti.Il se produisit d’abord comme virtuose, en donnant des concerts à Varôso, à Novaro, à Vo-ghera,fut engagé ensuite comme chef d’orchestro à Vercoil, puis remplit les mémos fonctions â Milan ot à Turin,et enfin rocommonça à donner des concerts,en compagnie du fameux contrebassiste Bottesini, jusqu'au moment où il signa un engagement comme chef d’orchestre et concertiste pour le théâtre do la Havane.Do la Havane il so rendit â New-York, où il devint chef d’orchestre do l’Académie de musique, théâtre pour lequel il écrivit un grand opéra sérieux, la Spia, qui fut chanté par Mme.Anna do La Grange, MM.Brignoli et Morolli.Après avoir passé quolques années on Amérique, (-il dirigea, à Montréal, pondant l’été do 1853, la célèbre troupe d’opéra italien *• Do Vries Forth”-) M.Arditi fut appolé â Constantinople, puis AI.Lutnloy l’ayant attiré à Londres, il prit la direction do l'orchestre du Théâtre Italien do cotte ville, où il obtint do grands succès.C’est à Londres qu’il commonça à publier toute une série do méio-dios vocales, qui lurent accueillies avec la plus grando faveur, outre autres collo intituléo Omaggio «lia Bosio, ot surtout la lamouso valso il Bucio qui fut lo triomphe do Mlle.Piccolomini, et que Mme.Patti contribua ensuite à faire devenir populaire.Dopuis lors, M.Arditi n’a guèro quitté Londres, où il se livro â l’enscignomont, et où dans ces dernières années, il était directeur d’uno grando entreprise de concerts.(1) Parmi les mélodies do AI.Arditi qui ont obtenu lo plus do succès, il faut citer il Bacio, valse chantée, VArdiia, id., Kellogg, id., la Stella, id., la Furfaletta, ma-surka chantée, l’incimtro, valse chantée, Tréma, o vil l duo dramatique pour soprano et contralto, otc., etc.M.Arditi a publié aussi un certain nombre do compositions pour lo violon, parmi lesquolics jo citorai : il Trovutore, fantaisie brillante, avec accompagnement do piano, Norma, caprice, id., i Duo Foscari, fantaisie, id., Souvenir de Donizetti, fantaisie, id., Sherzo brillant sur divers chants américains, id., Shorzo brillant pour doux violons, id., etc.otc.ARNAUD (Etienne), est mort à Marsoillo au mois do janvier 1SG3,des suites d’uno lluxion do poitrine.Got artiste avait publié plus do doux cents romances, dont la plupart, empreintes d’un joli sentiment, ouront do véritables succès.Citons particulièrement : En parlant de ma mère, la Fontaine aux perles, Jenny l'ouvrière, Laissez les roses aux rosiers, les Quatre Ages du cœur, la Sirène de Sorrente, etc., etc, ASCHEB (Joseph), pianisto et compositeur, est mort â Londres on juin ou juillet 18U9, à la suito d’uno maladie qui avait coinpiètomout dérangé ses facultés mentales.Elève do Mendelssohn ot do Aloscholès, ami do Thalborg, Ascher s’était lancé dans la voie ouverte par co dernier, ot, avec un talent moins complet, mais brillant et léger, il avait conquis une véritable réputation.Ses compositions, dont lo nombre dépasse une centaine, sont encore très-recherchées ; on cite surtout : Marche de la Reine, Mazurka des traineaux, A la claire Fontaine, Alice, Belle de nuit, Cantique de iXoël, Cascade de roses, Danse espagnole, Fanfare militaire, la Favonte, les Gouttes d'eau, Lncrezia Borgia, Martha, Sans souci Galop, Yelva Mazurka, etc., etc.ATJBEB (Daniel .François Esprit), est mort à Paris, lo 12 mai 18! 1, au plus fort do l’épouvantablo guerre civile qui désolait alors la capitale do la Franco.Il était âgé do 81) ans, étant né â Caon lo 29 janvier 1782, ainsi que lo prouve sou acte do baptême, publié pour la première lois en 1878.1.’est Al.V.Legontil qui, dans un rapport adressé à la Société des Beaux Arts, de Caen, ot inséré dans lo Bul-h tin do cetto société, a lo premier rendu public co document, dont voiei l’oxacto reproduction : “ L’un mil sopt eont quatro-vingt-doux, lo mercrodi 30 janvier, nous, curé soussigné, avons baptisé un fils né d’hier du légitime mariage de J oan-Baptisto Daniol Auber, officier des chasses du roi, et do François-Adélaido-Esprit Vincent, demeurant à Paris, aux petites écuries du Noi, faubourg Saint-Donis, à Paris, paroisse Saint-Laurent, lequel a été nommé Daniol-François-Esprit par Daniol Aubor, pointre tlu Hui, assisté do Françoise-Sophie Vincent, lo dit parrain représenté par J.B.Normand, et la dito marraine par Mario Duelos, qui ont conjointement signé avoc nous.“ Desbordeaux, “ Curé do Saint-Julien.” Un renseignement important, contonu dans l’acto qui précôdo, ost celui qui nous lait savoir quo lo père d’Aubor, à l’époquo do la naissance do son fils, était officier dos chasses du roi, ot non point marchand d'estampes, comme on l’a dit ; il no le dovint donc que plus tard, et sans doute Jorsquo la Révolution lui eut fait perdre son emploi.Co (1) Au moment où cette notice est écrite (novembre 1S75), M.Arditi dirige encore, au théâtre de Covent-Garden, des promenades concert qui obtiennent un grand succès. LE CANADA MUSICAL.29 qu’on ignorait encore, c’est que le père d’Auber était peintre.J’en ai trouvé la prouve dans le livret do 1SCS de la Société académique des Enfants d’Apollon, qui, dans la liste do ses membres, porte ces deux montions : *• Auber père, amateur de chant ot do violon, peintre reçu en 178-1;” et “ Auber (ils, compositeur, reçu on 180(1.” Ceci nous ap prend en outre que si Auber ne s’est produit que fort tard au théâtre, il n’en fut pas moins musioion do bonno heure, puisqu’il prônait la qualification do compositeur, et se faisait recevoir à co titro dans une société artistique.D’autre part, on peut affirmer que l’aïeul d’Auber était, dans un autre gonre, un artiste do talent.Dans la J\Totice du mobilier dépendant de la succession de M.Auber, notico qui a servi à la vente effectuée le 2G juillet 1871, on voit inscrits trois objots d’art importants : lo bas-relief en bois sculpté, bouquet de fleurs dans un vase, signé : Auber fecit, 1772 ; 2o petit bas-relief en bois finement sculpté, représentant des fleurs et des attributs do jardinage, exécuté par le même ; 3o très-beau baromètre en bois finement sculpté ot doré, à feuillage do laurier, guirlandos do fleurs ot médaillon, exécuté par lo même.La notice évidemment bien informéo, ajouto : “ Cos trois objets, d’un rare mérito d’exécution, sont de l’aïeul paternel do M.Auber.” Enfin, l’acte do baptême du maîtro mentionne, commo parrain do l'enfant, Daniel Auber, “ peintre du roi.” Qu’était celui-ci ?Sans doute un frère de son père, c’est a-dire un oncle à lui.Quoi qu’il en soit, on voit que si Auber ne naquit point dans un milieu musical, il appartenait du moins à une véritable famille d’artislos, ot quo ses premières :o»nées durent s’écouler dans uno incessante communion intellectuelle.Je n’entreprendrai pas ici do tracer une caractéristique du génio d’Aubor, un tel travail excéderait de beaucoup les bornes que je dois donner, à cette notico complémentaire.Je ui’on tiendrai à quelques réflexions, ot ferai remarquer tout d’abord que l’œuvre du maîtro semble se diviser on quatre parties principales, correspondant chacunes à quatro périodes distinctes do sa manière.La promière, s’étendant dopuis le Séjour militaire jusqu’à la JSTcige ( jo passe sous silenco Vendôme en Expagne et les Trois genres, couvro do commando ot do circonstance écritos en collaboration ot sans valeur porsonnolle ) comprond les œuvres de jounesso, les premiers essais, qui ne faisaient qu’indiquer et donner lo pressentiment d’une individualité future ; avec le Concert à la cour, Léocadie, le Maçon, Auber est on-tré on pleine possession do lui-inêmo, et cotto sccondo partie de sa carrièro se dût par le succès éclatant, légitime et incontestable do lu Muette, son début à l’Opéra, coup d’essai qui put, ou jamais, passer pour un coupsde maître (il faut remarquer quo la Muette est la première œuvre importante et vigoureuso qui vint après la Vestale et Fernand Cor'cz, et qu’elle précéda Guillaume 'Tell, Robert le Dialled/a Juive ” viennont onsuito, avoo quelques autres productions moins heureuses, quoiquo fort honorables, à l’Opéra, les vrais chofs-d’œuvres d’Aubor dans lo gonre de l'Opéra-co-miquo, la Fiancée, Fra Diavo’o.Detocq, le Chenil de bronze, le Domino noir, %¦ met ta, dans lesquels lo génie a acquis touto, sa grâco, touto sa souplesse, tout son charme séduisant; enfin avec l
de

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