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Titre :
Le Canada musical : revue artistique et littéraire
Canada musical rapporte des nouvelles du domaine de la musique en provenance du Canada et de la France. Elle met particulièrement en valeur la carrière de jeunes musiciens tels Emma Albani, Frantz Jehin-Prume, François Boucher et Oscar Martel.
Éditeur :
  • Montréal :A.J. Boucher,1866-1881
Contenu spécifique :
dimanche 1 septembre 1878
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Boucher et Pratte's musical journal
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Références

Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1878-09, Collections de BAnQ.

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! zmm&isgmssmm £1.1111.1,,i|,l|lllTi|¥.WMil|.nlt|ul'||l|,iltMIH.| ill'llniliilillllliilliln Un Morceau de Musique accompagne chaquo Numéro.53, Annee, No.ü m Revue Artistique et Littéraire PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.A.J.BOUCHER Editeur-Proprietaire No.252 Rue Notre-Dame M O N T R EA L .''•UuJuÏmwi^AC?"' ,u'-' ''' '1'!: j1"'"" 1er.Septembre 1878, SOMMAIRE.—Certificats d’excellence en faveur des Célèbres Pianos Hazelton.Poésie : liimrs donhatr*.Vie anecdotique de Paganini.[Suite.] Correspondance parisienne.François Bazin.Un jury comique.La nouvelle et attrayante méthode de Blake.Le Home Favorite.Musique: .Jeanne J Arc au Bûcher.Mélodie, paroles de Salin, musique de F.Boissière.Correspondance Belge.Nouvelles diverses.Conseils d'un professeur sur l’enseignement du piano, par A.Mannontel, [Suite et/in.] Naissance.Abonnements reçus dans le cours du mois.Calendrier et Guide des Organistes et Directeurs de choeurs pour le mois de Septembre-Octobre.Certificats d’excellence en faveur des Célèbres Orgues-Harmoniums “ Alexandre,” de Paris.lUaUMnrcKvIfiaJfM Abonnement : $1.00 par an, payable d’avance.lOcts.le numéro séparé.Imprints par J- 5.Laplantb 30 Rue, St.Gabriel, Montréal.451^^6721832 413339 66 LE CANADA MUSICAL.CERTIFICATS D’EXECELLNCE EST S'AVEUR DSS CSL5BBSS PIASOS HAZELTOH, Agent, a Montreal, ta Maison A.J.BOUCHER, 252 Rue Notre-Dame.Montréal, 25 mai, 1878.Mon cher Monsieur, En réponse à votre lettre d’hier, je dois vous dire que le piano (Hazelton, frères) que vous m’avez vendu il y a deux ans, nous a donné la plus complète satisfaction : des connaisseurs le déclarent égal à n’importe quel piano vendu en cette ville.Votre Serviteur, ŒDIPE DANDURAND, No.17, Beaver Hall.Montréal, 17 mai, 1878.Je soussigné certifie par les présentes à qui il appartiendra que le piano “Hazelton” que nous avons acheté de M.A.J.Boucher, en l’année 1876, était un instrument excellent ; et l’ayant fait examiner par un connaisseur, on nous a confirmé dans notre opinion, en nous assurant que nous ne pouvions avoir rien de mieux dans ce genre d’instrument.Sa.Ste.THERESE de JESUS, Supr.Couvent de la Miséricorde.Cher Monsieur, Montréal, 28 mai, 1878.Je constate avec plaisir que le piano “ Hazelton ” que j’ai acheté de vous en 1875, sur la recommandation de M.Calixa Lavallée, m’a constamment depuis donné la plus entière satisfaction, sous tous les rapports.Je doute qu’un piano d’aucune autre fabrique tienne mieux ou aussi longtemps d’accord, —et la qualité du son, argentine et superbe lorsque je fis l’acquisition de l’instrument, semble même s’être améliorée par quelques mois d’usage.Le mécanisme continue à fonctionner parfaitement.Je n’ai reçu que des compliments de mes nombreux amis-musiciens qui ont eu l’occasion de toucher mon “ Hazelton,”—et je dois à la vérité d’ajouter que les félicitations les plus chaleureuses me sont venues de de la part de professeurs de musique et d’artistes parfaitement compétents à se prononcer.J.EUG.DUPUIS, De la Maison Dupuis, Frères.Montréal, 18 mai, 1878.M.A.J.Boucher, Importateur de Pianos et d’Harmoniums, Montréal.Monsieur.Je suis heureux de vous faire part de mon entière satisfaction du superbe piano “ Hazelton ” que vous m’avez vendu en août 1877.En effet, à la suite de longues recherches, je crois avoir trouvé chez vous, à un prix extrêmement raisonnable, l’égal,sous tous les rapports, pour ne pas dire davantage, des instruments les plus dispendieux, et des facteurs les plus renommés des Etats-Unis.La belle qualité chantante du son et la précision du mécanisme, surtout, ne laissent rien à désirer ; il se conserve aussi parfaitement d’accord.Je dois ajouter que de nombreux amis-amateurs, qui ont eu l’occasion de toucher et d’entendre mon “ Hazelton,” partagent pleinement l’opinion favorable que je me fais un plaisir de vous transmettre.Croyez-moi, votre bien dévoué, L.J.BEAUCHEMIN, De la Maison Beauchemin & Valois, Libraires. VOL 5.] MONTREAL, 1er SEPTEMBRE 1878.[No.5 R B M E S D'ORCHESTRE.-:o:- UN COMPLOT INSTRUMENTAL.* (La scène se pisse, pendant un entr'acte, dans un orchestre de théâtre.Les musiciens viennent d'en sortir, laissant, pi cs des pupitres, encore tout ruisselants de sueur.) LES BOIS.Jadis, sous la verte ramée, Nous écoutions les nids jaser; Chaque soir, la brise embaumée Nous caressait d’un long baiser.LES cuivres.Ensevelis au sein dos terres, Nous dormions depuis dos mille ans, Bercés par les bruits des cratères Dont la lave léchait nos flancs.LES CORDES.L’agneau broutait par la fugèro, Et, pendant la douce saison, Los doigts rosés do la bergère Frisaient sa gontillo toison.les bois (soupirant).A souffler, sans prendre ha loine, En un théâtre on nous astreint, Notre brise est do l’hydrogène, Nos forêts sont en carton peint.les cuivres (s'épongeant le pavillon).L’affreux bâton du chef d’orchestre Nous a fait jaunir do dépit.Hélas ! sous la croûte terrestre, Nul n’ontend ce tic-toc maudit.LE3 CORDES.Los bourroaux nous ont arrachées Dos ontraillosdo l’agnoiot, Et, martyres, nous ont couchées Sur un infâme chevalet.LA BATTERIE.Durant le cours de notre vie, Martin-bâton nous rossa fort.Pourquoi sa rage inassouvie Nous poursuit-ello après la mort ?UNE CHANTERELLE.( désignant le bâton de chef d'orchestre).C’est lui qui fait couler nos larmes.Il dort !.Ah I frères, par Pluton, Jurons do nous venger.'Aux armos! _ TOUS.Nous le jurons.Mort au bâton ! les cuivres (en sourdine).Si parmi nous il ost des trrraîtics.LA CHANTERELLE.Silonco ! A bas l’air d’opéra ! TOUS.* Oui, l’heure a sonné- Plus de maîtres! LA CHANTERELLE.Hâtons-nous ! Qui lo frappera?TOUS.Vous.LA CHANTERELLE.Mais.UNE CLARINETTE.Passez-lui votre corde Au cou.la chanterelle (se tordant de rage).J’ai les bras attachés.Frappez, Point do miséricorde, Assommoz-le, vous, les archets.un lupût (tremblant de tous ses crins).Mesurer ma frêle baguette Avec le gourdin que voilà ! LA CHANTERELLE.Il dort.LE LUP0T.Je crains qu’il no nous guette.LA CHANTERELLE, O Brutus ! le baton {rêvant avec agitation).La si la si la.LA CHANTERELLE (t/'CS montée).Frappez, vous autres.Quoi ! porsonno.N’a donc do ôa !.LA SONNETTE D’ENTR’ACTE.Drolin dindon ! I.E BATON (réveillé "'° COUPLET: Loin demau-dire un ju-geinent in - fâ -'me.Jt-an-ne par-donne en.cor à ses bour ,Tcau» ; De son bu.cher elle affronte la flam - racAusou.ye .nip Je sesjours'esplus beaux.El-le re-voil cliauinière.amis-fa.mil - le; Sa vois.»' 'OBï&MM 74 LE CANADA MUSICAL, Nous introduisons au Public Musical, aux Professours, aux Commençants, aux Petites Mains surtout, LA NOUVELLE ET ATTRAYANTE METHODE DE BLAKE, POUR LE PIANO, Contenant outro les Principes, Gammes et Exercices d’usago, plus do GO PAGES d’Airs populaires et nouveaux, ieittiries autres, PRINCE IMPERIAL GALOP, TITUS MARCH, BLACK KEY Polka-Mazurka, LES CLOCHES DU MONASTÈRE, MOONLIGHT ON THS LAKE, Valso et Polka de MADAME ANGOT, JOLLY BROTHERS GAI,OP, MONEY MUSK, ST.PATRICK’S DAY, LE DESIR, ROCHESTER SCHOTTISCHE, LES ROSES VALSE, FIRST KISS VALSE, U and I VALSE, &c., &c.PRIX s *7B RESUES, XaE , RECUEIL XŒS IEŒCTTIEIXjS Surpassant on IlOUVeautS, on variété ot en excellence tous les autres recueils connus, LE2 H# ATOII l Supcrbo volumo rolié, orné do deux portraits d’artistes célèbres, contenant 4 Et* pour la plupart?I^OUVSSAUX^ Entre autres, SHEPHERD'S EVENING SONG, WAVES OF THE OCEAN GALOP, CHANSON DES ALPES, ON THE RACE COURSE, VALSE DE CHOPIN on mi bémol, PEARL OF LOVE, ANGEL VOICES EVER NEAR, otc., etc., aussi plusieurs jolis morceaux à 4 MAINS.La valour do cos 51 morceaux, aehotés séparémont, dépasse $25.00, tandis quo le prix du Recueil, complot, rolid n’est quo do $2.50.Sur réception du prix nous expédierons ce magnifique volumo à touto adresso, franc de port.Avise SmECTEïïHS do CHOETOS, FABRIQUES, Etc., Etc., 1 »fi O HARMONISÉE A QUATRE PARTIES, COMPRENANT LE Dibera?De Frofundis et un Offertoire nouveau • T3JH L’ABBE XÆIGXXX3L.PRIX; 20Cts.VExemplaire, ou $2.00 la Douzaine.AUSSI D’APRES L’ARRANGEMENT DE “NOVELLO,” PAR A.J.BOGCHER.PEÎE: 25 Cts.L’SSSMPLAmE, ou $2.50 la DOTTZAXITE.fin rente nu Magasin de A.J, BOUCHER, No.252 Rue Notre-Dame, où l’on trouve également un choix de Musique Religieuse des plus variés. LE CANADA MUSICAL.75 CORRESPONDANCE BELGE.(Spéciale au Canada Musicale.) -:0:- XVII.' Lieoe ce 9 août, 187S.La direction du Théâtre de la Monnaie se propose d’inaugurer la saison prochaine par le Capitaine Fracasse, le nouvel opéra de M.Lessard, dont le succès à Paris s’affirme chaque jour.On parle aussi de deux représentations d’Aida l’une gala le 22 août, l’autre gratuite Je 2-1 à l’occasion des noces d’argent de Leurs Majestés le Roi et la Reine.Il est également question d’une exécution de la belle cantate “ Rubens,” de Peter Benoit.Ce n’est encore qu’une présomption.Le nombre des exécutants serait de douze cents sous la conduite de l’auteur, Le Guide Musical nous apprend une bonne nouvelle plusieurs fois démentie : Un arrêté royal du 17 Juillet supporte l’arrêté royal du 22 Janvier nommant Mme.Marchesi professeur de chant au Conservatoire.Mieux vaut tard.I Bruges.—Le grand festival aura décidément lieu les 19 et 20 août à quatre heures du soir.J’aurai j’espère l’occasion de vous en reparler.Mons.—Le sixième grand festival de Belgique aura lieu en 1879 en cette ville.C'est tout ce que l’on sait.Namuu.—Maddlc.lieuse et M.Jehin-Prume ont obtenu le 11 juillet au Kursaal un succès qui fera époque dans leur vie d’artiste.L’excellent violoniste dont vous connaissez le talent s’est acquis d’emblée toutes les sympathies—quoique le récent concert de (J, Sivori soit encore présent il la mémoire de la plupart des auditeurs.—M.Prutno après uno fantaisie de Léonard et le beau rondo de Bériot, a joué une romance de sa composition qui a été très-goûtéc.Liecie.—Ce mois a été plus varié en plaisirs musicaux que nou3 ne l’espérions.Varié en effet car nous n’avons pas seulement eu a juger les artistes, mais aussi leur musique, leurs mœurs même.Je vous signale d’abord les deux concerts donnés les 17 et 18 juillet par la musique du 22e.Régiment de New-York qui est certainement à, la hauteur des corps les plus renommés do notre vieille Europe.Les solistes sont excellents, l’ensemble parfait; quant au chef M.Gilmore, il conduit ses homrnos avec une vigueur réellement remarquable.En un mot il les tient au bout de son bâton.Cette qualité est la principale chez MM.les chefs d’orchestre.Leur programme est beau, leurs diverses “ sélections ” ont bien plu.Nous espérons que ces Messieurs emporteront au delà de l’Atlantique un bon souvenir de Liège et peut-être y reviendront.Une autro bande d’une originalité extrême est cello des quarante Bohémiens-Russes en costume national, exécutant des chants et des danocs populaires.Comme les premiers ils reviennent de Paris : après avoir donné quelques séances très suivies à Bruxollcs et dans les principales villes de Belgique, ils se sont arrêté six jours à Liège où leur succès s’ost maintenu.Les voix sont généralement belles quoiquo étranges et un peu gutturales.Cela provient, croyons-nous, de l’abus du tabac dont ces dames même fout une grande consommation—gratuite, vu la générosité des jeunes gens de notre université, exemple suivi bientôt par tout le monde,—Leurs chants agréables il l’oreille, sont néanmoins empreints d’un cachet tant soit peu sauvago.Quatre sœurs, Mlles.Voslicek do Prague, forment un beau quatuor et ont partagé, les trois derniers jours, les applaudissements du publie.Elles sont élèves des Conservatoires de Leipsig et do Prague.______ Notro compatriote le baryton Bouhy vient de faire, après sept années d’absence, sa rentrée à l’Opéra de Paris, en lieu et place de M.Taure.La succession est lourde, aussi M.Bouhy malgré tout son taleut, se bornera-t-il aux solos chevaleresques de llamlct, Don Juan, do Alphonse de la Favoiite : les autres grands solos incomberont à, M.Gaillard, la voix de M.Bouhy paraissant pou étendue pour le vaste vaisseau de l’Opéra.Une autre artiste liégeoise, Mlle.Soubre, fille du regretté directeur du Conservatoire, est aussi engagé par M.Halanzier.Nos sincères félicitations à ces débutants.Le résultats des concours du Conservatoire sont satisfaisants cette année malgré l’extrême sévérité qui préside aux examens préparatoires.Les concours supérieurs ont été meilleurs que ceux des cours inférieurs.M.O.Dossin, violoniste, a réussi comme bien rarement; il a obtonu la médaille en vermeil (le plus haut grade) avec la plus grando distinction û l'unanimité.Le second prix (la médaille en vermeil) était pour M.Delsupexhc que la mort nous enlève trois jours après â l’âge de dix-neuf ans.Les obsèques auront lieu demain au milieu d’une grando foule, n’en doutons pas.A la prochaine fois, le compte rendu de cette tristo cérémonie.-:o: Rigobert.NOUVELLES DIVERSES.-:o:- S’il faut on croire les journaux Européens, c’ost mardi le G Août dornior quo Mlle.Albani épousait M.Gyo.*** Dans un récont concert qui ont liou, lo lundi, 12 Août, à Guolph, Ont., on a beaucoup admiré lo jou délicat et précis do notro jouno factour d’orguo, M.Sam.Mitcholl.Nous apprenons avoc plaisir quo M.Emory Lavigno, frèro du diroctour du corps do musiquo do la Cité, est parti pour Oswogo, Etats-Unis, où il a obtonu la chargo d’orga-nisto do l’Egliso St.Joan do cotto localité.* Luigi Arditi a été demandé par M.Maploson pour diriger l’orchostro do l’Académio do musiquo do Now-Ycrk, où vont se lairo ontondro les artistos de Majosty’s-Thoatro, l’automno ot l’hivor prochains.Par suito, c’ost M.Sullivan qui dirigera les concerts do Covont-Gardon.* * * La musique ost largement représentée û l’Exposition du palais do l’Industrio.Peintres ot sculpteurs lui ont fait uno place importante dans les envois du Salon do 1S78.En outre do trois Sainto Cécile, les scènes musicales abondent: Grandchamp, Andante expressivo (15S), tabloau un pou papillotant, mais d’un bon dessein ot tl’uno exécution délicate.—Grucliy, la Répétition (1077) ; Ilabort, la Leçon de musique (1111)); Juglar, la Leron de plain-chant (12-10); Moyso, Un Cantique (1G55).Signalons encore los guitaris-tos andalouses do Mirallès (1600), les musiciens du soizièmo siècle qui figurent dans les fiançailles do Loloir (1394), lo Maître de chapelle, do Adam (9), la Leçon de Sidhade, do Clémont (520).Plusieurs sujets lyriques ont tenté los peintres do domi-caractèro.Il faut mottro en premièro ligne la Mignon, do Lefèbvro (1373), où l’on voit la Mignon idéalo du poèto ot du compositeur rêver au pay*s “ où llourit l’orangor.” Il y a doux Marguerite, cello de Lanavo (1298) ot cello do Langhard (1304), Marguerite à l'église.Lo Trio des masques de Don Juan est un tabloau très-travaillé do M.Eouffio (1946).Los portraits d’artistos sont nombreux.Montionnons: Pandolfini, par Castigliono ; Mlle.Caro!, do l’Opéra-Co-miquo par Dastagno, Mlle, liighetti, par Gisbort ; M.Stéphane, par Robin; M.Boudounsque, par Serres; un très romar-quablo portrait trop idéalisé, à vrai dire) do Mme.Judic, par Aimé Perrot ; Aille.Granier, dans lo Petit Duc, par Mura-ton.Il convient do signalor cncoro aux aquarolles un très-agréablo dessin do Dotaillo; VInauguration du nouvel Opéra, 76 LE CANADA MUSICAL.et aux faïoncos un portrait do Mmo.Albani, par Caminadc.H.Delaplancho a obtenu une des deux médaillos d’honneur accord 60s cotto ann6o à la sculpture, pour la réplique en marbre do sa Vierge au Lys, otpour uno statue allégorique do la Musique, do grand stylo, ot d’une exquise pureté (l’expression.AI.Faure d Mme.Allo’an-CarvulJio figurent dans les mémos paragos à l’oxposition do sculpture, il.Gcnito, n’a pas flatté H.Fauro, il l’a traité par grandes masses ot avec uno rudosso do cisoau qui demanderait plus do perspective.Le buste est d’ailleurs intéressant.Quand à Mmo.Carvalho, M.Franceschi a modelé son portrait avec boaucoup de grâce ot do souplesse.A côté d’un excellent busto cio .Mario Dumas, M.Hébert oxposo un bon portrait do M.Melchissidec.L’admira-blo busto do AI.Gevaert, par Godobski, ot Mme.Ugalde, par Eiverin, complètent la part do l’art musical contemporain dans le Salon do 1878.-:0:- CONSEILS D’UN PROFESSEUR SUR L’ENSEIGNEMENT DU PIANO, PAR JL.IMAAIRIMIOIISrTIEILj.(Suite.') -:o:- Nous croyons ccs simples observations do la plus h auto importance pour l’avenir dos élèves virtuosos.Les recommandations quo nous venons do faire pour l’oxécution dos pièces étudiées, apprises do mémoire, sont plus impérieuses encore pour la lecture à vue, à doux ot à quatre mains.• TJno dos qualités primordiales d’un bon lecteur consiste à no jamais s’arrêter ni se reprendre.Il faut, nous le répétons, savoir so tromper on mesuro, éluder los passagos ou les mouvements trop difficiles, siinplifior, abandonner pour un instant, si l’on n’a pas do meilleure rossourco, la lecture d’une main, puis reprendre l’ensemble à la promière éclaircio.La faulo la plus gravo, la plus rogrottablo serait do s'arrêter, bégayer, do frappor ot refrappor los mêmes notes.Il faut donc, si l’on veut préparer des lecteurs sérieux, liabiluor les élèves, dès leurs premiers mois d’étudos, à cotto gymnastiquo des yeux et do l’intelligence qui pcrmotde voir vite et juste, d’observer laduréo exacto des valours, do mesurer les distances, et do bien s’imprégner do la tonalité, des modulations passagères ou persistantes.On doit arriver à lire h prima vista, commo dans un livro ou dans uno lettre manuscrite.Certains profcs6ours défendent do comptor par temps, ot fractions do temps.Nous no partageons pas lour avis.— Comptor à haute voix d’abord, puis mentalement, nous som-blo préférable à 1 usago du métronome.Celui-ci pout acci-dontollomont sup|iléor la parolo ou roposor l’élève ; mais un instrument no remplace jamais la penséo réfléchio qui fait qu avant d appeler lo temps, l’élève doit ojiéror mentalement la numération dos valours correspondantes à la duréo dos temps.Lo professeur pout du resto compter lui-mêmo à haute voix et faire sentir la valeur des temps forts dans lo discours musical.Marquer la mesuro avec le pied nous scmblo un bruit iatigant ot incommodo dont los pianistes doivont proscrire l’habitudo.Un dernier mot encore sur los interruptions trop fré-quontos, los observations incessantes, la critique do l’exécution.A côté dos professeurs qui, par oxcès do zèlo ou inox-périonco, no laissent pas rospircr l’élève et lo reprennent û tout propos, il oxisto certains maîtres qui agissent pour des motifs bien différents ot moins oxcusablos.Coux-lâ sont réputés habiles dans la mauvaiso acception du mot; ils no voient rion do mioux pour établir leur supériorité personnelle otpour amoindrir lo mérito do leurs collègues, que do critiquer sous lo moindre prétoxto, souvont mémo sans au-cuno raison avouable, dos élèves dontlo plus grand tort est d’avoir été formés à uno autre écolo.Pour ces natures mesquines et envieuses, quo font souffrir la réputation ou los succès d’autrui, tout ost à refaire, à roprondre on sous œuvro, à recommencer par la base ; ils no feront grâce à l'élève d’aucune remarquo, si pou fondée qu’-ollo soit.Co sont los interrupteurs do parti pris.Nous avons parlé jusqu’ici dos interruptions venant du profossour.Il peut en venir’ do l’élève.Celui-ci sora naturellement porté è, posor dos questions do divorsos natures ; ot il importe à l’autorité d’un bon enseignement quo lo maîtro répondo sans hésitation, oxpliquo avec clarté, résolve sans répliquo los détails qui ont frappé l’attention do l’élôvo.Toutefois, s’il ost bon ot raisonnable do chercher la raison do chaquo choso, do vouloir approfondir, il no faut pas que cotto intelligente et saino curiosité dégénèro en manio de causeries perpétuelles.Lo temps do la leçon s’écoulerait alors en dissertations oiseuses.Pour évitor cette fâcheuse perte de temps, sans décourager les élèves f.rdonts à s’instruire, lo mieux sora, à la fin do chaquo leçon, do posor doux ou trois questions do théorie à résoudre à la leçon suivante.On mettra l’écolior sur lo chomin des déductions et des raisonnomonts quo son degré d’instruction musicale pourra lui pormottro.En suivant réguliéromont cctlo méthodo d’uno façon progressive ot sans surcharge, on donnera à l’élèvo l’esprit d'analyse.Co n’est pas encore le goût, mais c’en est la base la plus sure ot son moillour appui.Il deviendra capable d’apprécier, on toute connaissance do causo, non-seulement los divers procédés do la partie mécaniquo ot technique, mais encore los innombrables questions d’esthériquo, lo côté génial ot poétiquo do l’art.Mais, avant d’on arrivor lû, il faudra, lorsquo l'âgo ot lo modo d’éducation do l’élève n’y seront pas un obstaclo invincible, éveiller son imagination par des lectures spéciales : celles des poètes ot dos littérateurs qui se sont appliqués à la philosophio do l’art, Lamennais, Cousin, Taino et tant d'illustres chorchours dont la ponséo s’est élovéojusqu’à cos hautos sphères ou plane l’idéal suprêmo do tous los boaux-arts.La lecture û potitos dosos do chapitres spéciaux choisis dans los œuvros do cos grands maîtres do la ponséo aura certainement uno salutairo ot puissante influence sur la nature impressionablo et sonsiblo dos jounos musiciens, dont l’âmo est en général disposée à vibrer aux grandos émotions, à s'exalter aux sontiments généreux.On me dira que les journées les plus longues no suffiraient pas à faire co quo je demando.Je réponds qu’il ost parfaitement possiblo do romplir co programme; mais, pour cola, il faut uno régularité extrême, uno progression parfai-to, un enchaînement raisonné, uno volonté porsistanto,—on-fin l’esprit d’ordro chez l’élève et une direction ferme et éclairée choz lo maîtro.Ajoutons-y co point capital : uno con-flanco bien placéo do la part dos parents; jamais d’entravos, ni d’immixtion importune dans l’onsoignomont; do simples marques d’intérêt ot d’encouragement, graduéos aux progrès ot mêmes aux souls efforts de l’élève.Nous affirmons qu’on procédant do la sorte los études donneront des résultats merveilleux.Lo musicion formé à un paroil onsoignomont ne sora pas soulemont un très-habile praticien, un virtuose transcendant; mais un artisto ayant lo sontimont du beau en tout, la possession parfaito do son LE CANADA MUSICAL.77 art, l’âme et l’intolligenco ouvertes à toutes los grandes ot nobles impressions.-:o:- Etude de l’harmonie.-:o:- Dans notre conviction intime, l’dtudo do l’harmonie, au moins do l’harmonie appliquée au piano, est indispensable, non-souloment au point do vuo strict de la connaissance des accords ot des modulations, mais encore pour savoir analyser d’une manière intelligente ot en connaissance do cause, une composition vocalo ou instrumentale.Pour que l’élôvo sache discerner les notes mélodiques dos notes harmoniques, les notes réelles des notes do passage, los notes de goût, appogiatures, altérations, etc., dos dissonances harmoniques, ilfautuno connaissance parfaite des éléments constitutifs do la mélodio ot de l'harmonie.Sans cela comment analyser une mélodie, la structure des phrases, des périodes la contexture des traits?—C’est beaucoup demander, me dira-t-on.—Mais, si l’élèvo a la patience, la volonté, l’ambition couragouso do s’élevor jusque là, quelle source immense, inépuisable de jouissances intellectuelles, ot combien son osécution gagnera on justosso d’accent, on vérité d’expression ! Cet élève sera alors bion réellomont un artiste, car pour lui chaque noto aura sa valeur oxacto, son degré d’intérêt, sa couleur propre-et bien détorminée.D’inspiration, la pon-séo du maître vibreront on lui, et sous sos doigts intelligents, conscients, animés, l’œuvre interprétée aura la chaleur, l’autorité que donnent la foi dans le beau ot aussi la conviction du bion dire.Nous n’avons pas à fairo ici un cours d’harmonie appliquée au piano.Panseron, Garaudé, Kalkbrenner, Czerny, Chauliou, etc., ont écrit des traités d’harmonie appliquée au piano ; Catel, Cherubini, Dourlon, Barboroau.Savard, Bazin, Cohon, dos traités d’harmonio pour los voix, lioicha a laissé un manuel analytique do la mélodie traitant à fond ce sujet, dont on trouvera aussi un excellent manuel théorique ot pratique dans la méthode de chant appliquée au piano, de Pélix Godefroid.Mais nous recommandons aux musicions qui s’intéressent à ces attrayantes études de lire deux livres do M.Matins Lussy, Réforme dans l'enseignement du piano, Traité de Vexpression musicale ; l'Enseignement du piano, par Lo Couppey, l'Art d« jouer du piano, do Bichbert, enfin un très-bon opuscule do lîomeu, l’Elève de piano, ot un oxcollont ouvrago do Mllo.Paront.Des etudes vocales et leçons d’accompagnement- -;o:- On nous a maintes fois demandé si l’on pouvait, sans préjudico pour la voix, étudier lo piano avec assiduité ; nous répondons: oui, et de la façon la plus absoluo—à la condition de no pas travailler avec excès ot do mettre ontro l’exécution des morceaux do bravouro qui agitont et occasionnent un ébranlement nervoux, un temps d’arrêt ot do repos avant do commencer les oxorcices do vocaliso et de sons filés.Nous affirmons qu’une domi-houro d’intorvallo ontro l’étudo instrumentale et vocalo suffira pour fairo disparaître tout tromblomcnt dans Porgano vocal, toute oscillation dans lo son, si la voix a été bien posée, suivant los régies et préceptes d’uno bonne écolo.Mesdames Damorcau, Viardot et autros célébrités vocales, ont pu être de grandes cantatrices ot d’habiles pianistes, tout à la fois.Mais, disons-lo tout bas, los professeurs do chant veulent, on général, être los guides omnipotents, les arbitres indiscutés dos pianistes musicions qui réclament leurs bons conseils.Et pourtant, dans notro intime conviction, il serait à désirer que tous los musicions ot particulièrement los pianistes no voulussent passe désintérossor dos études vocales.Il y a là pour les instrumentistes ot les virtuoses une mine inépuisable d’aporçus ingénieux sur la couleur poétiquo du son, l’art do lo conduire, sur l’accent dramatique, etc., ote., enfin mille détails précieux qu’il est indispensable do connaître à tond.Jo no répéterai pas les résorvos préeédontos à l’ondroit dos professeurs d’aeeompagnomont.C’est déjà trop vraiment quo do m’être fait un instant l’écho dos fâcheuses rivalités professionnelles.Jom’omprosso de reconnaître qu’il est utile ot surtout très intéressant do fairo do la musiquo concertante : duos, trios, quatuors, quintettes ot septuors, sans oublier los concertos di camera ou symphoniques ; mais, si jo no partage pas la conviction do quolques musicions qui considèrent commo parfaitement inutilo, dangereux mémo d’oxposor leurs élèves à doux courants de stylo, quelquefois différents, qu’il me soit permis do domandor aux artistos qui collabore à cetto dernière périodo do l’onsoignoment, do respecter chez los élèves formés à bonno écolo par do longues cd saines études, l'individualité d’expression ot do sentiment, ' cetto fleur du goût.Sur co point, commo sur boaucoup d’autros, jo crois être parfaitement d’accord avoe mes chors ot illustros collègues, Alard, Massart, Dancla, Sausay, Biillot, Maurin, Chaîne, Hammer, Garcin, Cuvillon, Aimingaud, Lebrun, Franchommo, Chovillard, Jacquard, Norblin, ote., qui tous, on suivant des voios différentes, consacrent leur talent, lour pationtos et incessantes étudos à la recherche du beau idéal, mettant touto leur âmo dans l’intorprétation des chefs-d’œuvre ancions aussi bion que dos œuvros modernes.Jo m’abstiendrai d’intervenir dans lo choix dos piècos concertantes, quostion touto ontiôro du domaine des maîtres d’accompagnement.L’habitudo d’un enseignement spécial ot la parfaite connaissance dos compositours qui so sont appliqués à la musiquo dite de chambre, leur donnent l’oxpé-rionco ot l’autorité voulues pour dirigor avoc cortitudo los œuvros dont lo degré, do forco, lo stylo sont lo mioux appropriés au savoir petit ou grand do l’élôvo.Mais ce quo je mo permettrai de diro, c’est quo, pour fairo suito à mon Ecole classique du piano, MM.Alard ot Franchommo ont publié, avoc le concours do M.D.Diémcr, uno Ecole classique concertante quo jo no saurais trop signaler aux jounos pianistes qui voulont so perfectionner dans co gonro do musiquo.Ils trouveront dans cotte bello collection dos œuvros concertantes d’Haydn, do Mozart ot do Beethoven commo uno édition vraimont modèle do ces chofs-d’œuvre, d’après los éditions allemandes ot françaises comparées.Toxto absolu-mont corroct, doigtés, accentuations, mouvomonts, rien n’y manque.Et, bien quo JIM.Alard ot Franchommo déclarent facultatives toutes les indications élaborées par eux avoc lo plus grand soin, lo reflet en quelque sorlo do leur interprétation touto porsonnollo.On no court aucun risque do se Irompor, avoc do pareils maîtres, et jo erois”dovoir los recommander spéeialomont aux professeurs otaux élèves éloignés des grands contres artistiques, c’est-à-dire des saines traditions do la musiquo concertante.-:o:- Du choix d’un instrument.-:o:- Do nos jours la liste dos faetours habilos ot justomont célèbres n’est plus à fairo ; quels que soit notre sentiment et nos préféroncos, nous no voulons pas intervenir dans cetto délicate et épinouso quostion du choix d'un piano, pas plus par intrusion quo par élimination.Il existe dans la facture des pianos, aussi bion quo dans l’ensoignomont do cct instrument, dos noms qui, par leur notoriété, priment tous les autres.Nous n’avons pas à les discutor ni à les préconiser :aux per. 78 LE CANADA MUSICAL.sonnes qui nous consultent et nous demandent les qualités distinctives d'un bon piano, (les questions des matériaux employés, do la bonno fabrication, do Fi résistance à l’action climatérique et à un travail do moyenne durée étant admises et bion fixées), nous répondrons: Il importe lo.quo la qualité du son soit belle, homogène et distinguée dans tou to l’étendue do l’échelle; 2o.que les basses no soient pas cavernou-sos ou trop sonores ; 3o.que lo médium chante bion ots’har-moniso parfaitement avec lo grave ot l’aigu ; 4o.que la partie hauto du piano consorvo jusqu’au sur-aigu un timbre sonore, chantant et jamais criard; 60.quo les touches cèdent facilement, mais sans trop de mollesso, à, la pression intelligente dos doigts ; Go.que la répercussion lonto ou rapide dos touches se prête avec facilité aux nuancos variéos, délicates ou profondes qui rondont le clavior sensible, animé, vivant sous l’action du doigt.Telles sont les qualités essentielles d’un bon piano, unies à la tenue résistante do l’accord : Cela bion compris, lo choix est fait.-:o:- Conseils generaux sur l’etude.-:o:- Los formules d’exercices et do traits brillants publiés par les maîtros du piano qui so sont plus particulièrement occupés du mécanisme et des procédés les meilleurs pour atteindre rapidement uné grando virtuosité, se comptent par milliers, et pourtant cet immonso arsenal du mécanisme est toujours incomplot, insuffisant, à perfectionner.Mais Charles Czerny, dans ses intéressants rocuoils do passages de doigtés extraits dos œuvres dos maîtres anciens et modernes, a indiqué do la manière la plus évidente, la plus claire, le moi Hour modo de travail pour vaincre les difficultés d’un morceau : isoler de la pièce qu’on étudio lo trait qui fait obstaclo, qui empêche la libre exécution do la période musicale, ot lo transformer on exorcico spécial que l’on répétera jusqu’il la possession libre du trait.Voilà l’unique procédé, lo seul pratique: nous lo signalons à tous les pianistes que n’effraie pas la difficulté à vaincro ot qui ont la volonté d’acquérir une oxécution do nivoau avec les combinaisons los plus ardues, les traits les plus périlleux.L’audition uttontivo ot raisonnée dos virtuoses célèbres par lour grand stylo ou leur bravoure d’exécution peut Gtro utile aux progrès d’élèves avancés déjà.Pou importe quo les artistes pris pour modèles soiont chanteurs ou instrumentistes ; il existo pour l’art musical dos principes généraux “ du beau ” qui trouvent également lour application pour la voix ot pour los instruments.Une franche ot bonno attaque du son, qu’il faut savoir moduler suivant lo caractère du morceau, de la phrase, avoc toutes los nuancos d’intensité, do doucour ot do forco, une justosso irréprochable ot l’audace du virtuose dans les traits los plus ardus, une expression toujours vraio, simple, noble, jamais oxagéréo, une ornementation sobre, délicate, do bon goût, no visant jamais à l’effet : voilà los qualités quo l’on peut apprécior et chercher à imiter, soit qu’on los trouve chez un chanteur habile, soit qu’on les roncontro chez un instrumentiste de bonno écolo.Le point capital, c’cst, après avoir roligiousomont écouté des artistes do valeur, do bien sorondro compto do leurs qualités individuelles et aussi dos petites défectuosités que l’on doit évitor do reproduire.Désunions notre pensée dans un dornior consoil : Il faut apporter de la conscience, do la volonté, un sérieux esprit d’analyso ot do réflexion dans toutos los études relatives à la saino pratique do l’art; maison doit cosscr do so préoccuper des détails minutieux do la scolastique, du moment où lo talont acquis nous permet d’exprimer nos impressions, nos sensations, avoc cctto sûreté do goût quo don-no seule une bonno méthodo.C’est alors lo souffle divin do l’onthousiasmo, sans lequel / on no fait rien do boau dans les arts, qui doit donnor la vio à nos droits ot à notro imagination.La sourco oxpansivo ot véritablement puro do l’expression est dans l’ânio de l’artiste : la nuance écrite est le guide assuré de l’élève, mais l’inspiration vonuo du cœur fait seule lo génio du virtuose.L’âme d’un véritable artiste doit s’exaltor à tout ce qui est grand ot boau, dans l’ordre moral commo dans l’ordro physique.Chez l’artiste il y a prosquo toujours exagération do sensibilité ; aussi ost-il bionraro ot mémo tout à fait anormal que son cœur no vibro pas aux idées généreuses.Cotto impressionabilité inhérente au tompérammont do l’artisto doit Gtro consorvéo, sans dégénéror en faiblosso maladive.Co serait une fauto gravo pour un musicion que do se confiner dans la pratique matérielle do son art ; un véritable artisto aimera les beautés do la naturo, aura l’intelligence des chofs-d’œuvro littéraires, un goût éclairé pour toutos les œuvres de stylo et d’imagination, qu’il s’agisse do poésio, do peinture ou do musiquo.Lo musicien qui n’est pas ému, touché, remué par l’audition d’une œuvre dramatiquo, qui reste indifférent devant uno bollo statue où l’œuvre inspirée d’un peintro, que la vue dos morvoillos de la création no rond pas rêvour, n’aura jamais ni fou ni enthousiasme.C’est tout au plus un habilo praticien ; los grands horizons lui sont formés.Pour s’élever plus haut, il faut avoir l’amour du grand, toujours chercher l'idéal, d’uno poursuito couragouso.Les sublimes harmonies do la naturo, la mer, los montagnes ot los forêts no sont pas toujours à-notro portéo, mais, à défaut mémo dos idylles riantes que donnont la prairie, los ruisseaux, les collines, los vallons, on peut rGvor aussi doucomont à l’ombre dos modostos allées.Lo point capital pour l’artiste cot do renouveler ses forces créatrices par un autro genre d’activité.Meubler l’imagination do figures poétiques ou grandioses, enrichir l’esprit, dévoloppor l’intelligence, entretenir la sensibilité dans do justos limites, tout cola est indispensable au progrès, à l’alimontation intellectuelle ot morale.Nous terminerons ici ces simples réflexions sur un art dont l’étude a absorbé la majouro partie do notro oxistonce, pendant un demi-siècle.Cotto longue période est sans dou-to peu do chose, elle roprésonto pourtant la puissance d’uno unité dans lo grand mouvement musical.Si d’aillours mes conseils ot mes aperçus sur renseignement ont élucidé quelque point obscur, je croirai ne pas avoir perdu mon temps; j’estimerai ma tâcho bien romplio.Los professeurs passent : l’art est éternel.C’est à lui, c’est à co patrimoino commun, transmis d'âge en âgo, que nous dovons tous apporter, les uns notro travail, los autros notro oxpérionco.Si cos quelques pages ont une valeur, elles la tirent do co sentiment bien compris ot puissamment gardé au fond do l’âme ; si co livro à uno prétontion.c’cst de romettro sous los youx do ceux qui l’ouvriront lo but toujours poursuivi, lo véritable idéal : Sursum corda.FIN.-:o:- NTAISSANTGE.4, -:0:- En cette ville, lo 31 juillet, la Dame de M.J.A.Finn, professeur à l’Académie Commerciale Catholique, un fils.-:o:- Abonnements reçus dans le cours du mois.-:o:- Pour Janvier 1878-79.—Mlle.M.L.Etuo,—M.J.Mo-rol.— Pour Mai 1878-79.—Mdo.Fisot,—Mlles.Coderre, Mont-gruin, C.Ilébort.—Los Couvonts do St.Ours, Lachino, Sto.Scholastique, Oswego,—MM.J.A.Finn, A.Tanguay, A.Lanctôt, A.Ed.Dumouchol, L.A.Dumouchel, H.A.Bé-dard. LE CANADA MUSICAL.79 CALENDRIER MENSUEL Et Guide des Organistes et Directeurs de Choeurs, pour les Offices des DIMANCHES ET FETES.SISPTSjMISHiS.—( Continué) DATES FÊTES RELIGIEUSES.I ÉPHÉMÉRIDES MUSICALES ET NATIONALES.10 11 12 13 14 M.M.J.V.s.St.Nicolas Tolontin.St.Prote.(40 h.La Prairie.) St.Guy, pauvre.St.Maurillo.(40 h.Ile Perrot.) Exaltation do la Sto.Croix.Naissanco do Busschop, à, Paris, 1810.Proinior concert do Jenny Lind it Now-York ; rocotto $25,000.Ello consacre sa part entière ($10,000) à dosœuvros do charité, 1850.Naissance do J.Louis Tulou, à Paris, 1786.Naissance do Madame Schumann, à Leipsig, 1819.Bataille dos Plaines d’Abraham, Québec, 1759.15.D.St.Nom de Marie.(40 h.St.Cyprien.) Double.(345.) Messe des Doubles Majeurs.2dos VOpros du jour, (442.) Mémoires du XIV Dimanche après la Pontocôto, Qiiœrite, (269,)—do St.Cornoillo, Istorum, (516,) v.Lcctamini, (515,)—et do Sto.Euphémie, Gaudent, v.Exultabunt, (519.) Prcmièro représentation du Calife de Bagdad, de Boïoldiou,è, Paris, 1800.Naissance do II.M.Borton, à Paris, 1767.Québoc capitule aux Anglais, 1729.Promièro représentation, des Dragons de Villars, do A, Maillart, à Pa-, ris, 1S56.Inauguration do l’Univorsité Laval, à Québoc, 1851.Naissanco do Augustin AVilholmy, à, Usingon, 1845.SS.Cornoillo et Cyprien, MM.Stigmates do St.François.(40 h.St.Thomas.') 4 Temps.St.Joscjfii do Cupertino.SS.Janvier, etc., MM.(40 h.St.Augustin.) 4 Temps.St.Eustache.4 Temps.St.Mathieu, Ap.(40 h.St.Y incent de Montréal.) 16 17 18 19 L.M.M.J.20 Y.21 S.22.D.N.D.des Sept Douleurs.Double.(253.) Messe des Doubles Majeurs.Après le Graduol, on no chante pas Alleluia, mais la Prose, ot à la fin do la Prose Alleluia.2dos.Yêpres du jour.(448.) Mémoiros du XY Dimanche après la Pontocôto, Proplieta, (270,) -do St.Lin, Iste Sa7ictus, v.Gloria, (504,)—ot do Sto.Thèclo, Veni Sponsa, (537,) v.Specie, (536.) 23 L.St.Lin, P.M.(40 h.St.Jean de Ma- tha.) " 24 M.N.D.do la Merci.25 M.St.Thomas do Villanova.(40 h.Ver-chères.) 26 J.SS.Cyprion et Justine, MM.27 Y.S3.Cômo ot Damion, MM.(46 h.St.Eustache.) 28 S.St.Yincoslas, M.Mort do Vinconzo Bollini, à Paris, 1835.Mort do A.E.M.Grétry, à, Paris, 1813.Naissanco du violoniste-compositeur J.B.Singoléc, à Bruxelles, 1812.Naissanco de P.M.Audran, à Marseille, 1817.Promièro représentation de Mosguita la Sorcière, do Boissolot, à Paris, 1851.Naissanco, à Drosdo, do A.AVallorstoin, 1813.'29.D.St.Michel Archange.(40 h.Sie.Apathe.) 2de.Classo.(353.) Messe de Seconde Ciasse.2dos.Vêpres du jour, (458.) Mémoires doSt.Jérôme, Similabo, v.Amavit, (530,)—ot du XYI Dimanche après la Pontocôto, (270.) 30 | L.| St.Jérôme, C.D.Première représentation do la Flûte Enchantée, do Mozart, à Vionno, 1790.Consacre aux Saints Anges.OCTOSEE.Ce mois a 31 Jours.Octobre, (du latin October,) a été ainsi nommé parce qu’il était lo huitième mois do l’annéo romaino.M.M.J.V.5 S.St.Itérai, E.C.(40 h.Chambly.) SS.Anges Gardions.St.Denis.(40 h.St.JérCme.) St.François d’Assise.St.Placido.(40 h.L’Assomption ) Naissanco, à Passy, do P.M.F.Baillot, 1771.Naissanco do II.Panofka, à Breslau, 1808.Naissanco do W.Bargiol, à Berlin, 1828.Naissanco do Léopold Aimon, à Vaucluso, 1779.Promièro représentation do l'Eclair d'IIalévy, àBruxellos, 1836.6.D.Saint Rosaire.Double.(354.) Messe des Doubles-Majeurs.2des.Vêpres du jour, (459.) Mémoires do St.Bruno, Similabo, v.Amavit, (530,)—du XVII Dimanche après la Pontocôto, Quid Vobis, (271,) —do St.Marc, Sacerdos,-(p2A,) v,.Justum, (528,) —et do St.Sorgius, Istorum, (516,) v.Lœtamini, (515.) L.M.M.St.Bruno.(40 h.St.Lin.) Sto.Brigitte, Vo.SS.Denis, otc., MM.(40 dreuil.) h.Vau- Début do Tamburini, à Paris, 1832.Mort do Adrien F.Boiëldiou, à Jarry, 1834.Naissanco do Joseph Verdi, a Itoncalo, 1814. 80 LE CANADA MUSICAL.CERTIFICATS D’EXCELLENCE IELT IHLÆJVEÎTTIR, DBS célébrés __________________:_______“Alexandre,” Agent, pour le Canada, la Maison A.J.BOUCIÏER, 252 Rue Notre-Dame.*.A.J.Boucher, Esq., 252 Noire Damo St., Montreal.Boar Sir, Tho “ Harmonium ” which I purchased from you in January 1S76, has given mo the highest satisfaction.For swcotnoss and power, I have not hoard any that can bear it any comparison.Your obed.Sorvt.EWD.H.MUERA Y, I\ P.Kbmptvillk, Gth.May 1878.A Monsieur A.J.Boucher, Montréal.Monsieur, Je suis très satisfait do l’Harmonium “ Alexandro” do Paris, que vous m’avez vondu il y a dix-huit mois.Il se conserve en bon état.Ampleur et richesse du son rien n’y manque.J’ai l’honneur d’ôtre, Monsieur, Votre très humble et obéissant serviteur, C.MARTIN, Pire.Longue-Pointe, le 10 Mai, 1828 Ste.SorniE de Levraud, Comté do Nicolot, 20 Mai, 1878.A.J.Bouchor, Importateur do musique, Montréal.Monsiour, Jo no veux pas tarder à vous exprimer le plaisir et la parfaito satisfaction que m’a procuré l’Orguo-Har-monium “ Alexandre ” que j’ai acheté do vous on 18/5.Cot instrument à percussion contenant quinze régistros produit par l’onsomble et la variété do combinaisons des jeux un effet d’orchestre.Les confrères que j’ai ou le plrisir do voir ont admiré comme moi les merveilleuses qualités do vos harmoniums.Sonorité puissanto, souplesse du clavior, timbre do l’orgue aux vibrations si pures, ampleur majostuouso dos basses, unie à l’éclat brillant et velouté tout à la fois dos dessus; voilà les qualités que j’ai remarquées dans cot instrument et qui placent dans mon humble opinion l’harmonium Aloxandro au promier rang.Votre bion dévoué Serviteur, J.U.TESSIER, Ptre., Curé.Manufacture d'Orguos à tuyaux.Montreal, No.100 Ruo St.Ar.loino, 15 Mai, 1878.Je cortifîo volontiers, par les présontos, quo, pour los paroissos, églisos, et divers établissements dont los moyonspécu-niairos no permettent pas l’acquisition immédiate d’un orguo à tuyaux, le moillour substitut est incontostablomont l’Or-guo-llarmonium “ Alexandre,” do Paris, dont la maison A.J.Bouchor (252, Ruo Notre Damo,) a l’agonco pour le Canada.Cos instruments, quo jo connais dans lours plus petits détails.ofFront, par la variété remarquable do lours jeux, par la grande puissance rolativo ot le brillant do leur timbre et par le fonctionnement prompt ot parfait du mécanisme, de très-grands avantages sur les meilleurs fabriqués aux Etats-Unis, et d'après mon avis, sont los souls propros à suppléer à l’ab-sonco forcée do l’orgue à tuyaux dans los éditicos et institutions sus-montionnés.L.MITCHELL, Facteur d’Orguos.Académio Commerciale Catholique Montreal, 27 Avril, 1878.Jo cortifio quo l’Harmonium “ Aloxandro ” No.108 (4J joux, 15 régistros,) achoté do la maison A.J.Bouchor, on Sop-tombro 1875, pour I’usago do l’Académio Commerciale Oatholiquo, a répondu, on tous points, à mon attonto.Bion quo so trouvant nécossairomont boaucoup plus oxpo.-é, dans los vastos appartomonte d’un établissement public, aux extrêmes du chaud ot du froid, qu’il no lo serait dans une résidonco privéo, il n’a cependant été nullement affecté par ces incommodités, mais il s’ost maintenu parfaitement d’accord, pondant tout co tomps, ot lo mécanisme s’est toujours conservé dans lo moillour état.Bo plus ou égard à la grande puissance, ainsi qu’a l’éclat remarquable et à l’oxtrêmo nottoté du son, jo considèro los Harmoniums “Aloxandro ” éminemmont propres à accompa^nor ot à soutenir efficacement los chœurs nombroux do nos maisons d’éducation ot do nos églisos : l’oxpérionco faite avec l’instrument ci-dossus, au rniliou do nos trois cents élèvos, justifiant ploinoniont cotte opinion.U.ïï.ARCHAMBAULT, Principal.11050107 7938
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