Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1 juillet 1876, samedi 1 juillet 1876
iawRSfiHimfmsmiêÿ&gg& LE CANADA MUSICAL | Revue Artistique et Littéraire PARAISSANT LE PREMIERïDE CHAQUE MOIS.Un Morceau de Musique accompagne chaque Numéro.3e.Année.No.3.1er Juillet 1876.A.J.BOUCHER ' Editeur-Proprietaire No.252 Rue Notre-Dame MONTREAL.SOMMAIRE.—Orgues-Hnrmoniums “ Alexandre.” Pianos “Hazelton." Harmoniums “ Dcbain.” Poésie •• Le Maître et iEltoe, par Achille Millon.Avis.Les Musiciens du temps de l'Empire.[Suite.] Tantum Enjo, de Sixto Perez.Au Public Musical.Présentation au Maître de Chapelle du Gésu.Nouvelles Publications Musicales.Témoignnge d’estime.L’Orgue-Expressif.Musique : Il Ange des Jeunes filles, paroles de E.Plouvier, musique de J.Concone.Plaisanteries.Exposnnts Canadiens d'instruments de Musique i l'Exposition de Philadelphie.Compositions favorites pour piano et chant de M.Salomon Mazurette.I)u Chant.Le Chansonnier des Ecoles.Bulletin musical du mois écoulé.M.F.Jehin-Prume.Abonnements reçus daim le cours du Concours de l’Académie de Musique de Québec.Décés.Nouvelles musicales Canadienne', endrier et Guide des Organistes et Directeurs de Chœurs, pour le mois de Juillet-Août Grand mois dernier.Naissance.Calendrier Concert Festival offert à M.F.Jehin-Prume, le 3 Juillet.'SWÜIislîlIITi! ’ Jf/tèi A*À k mi/ ' n’;"''''V^T:NT-^rnTiinTiipiV!7w;p'|^OTo^T7, •7;Xrrq7TT.'înMlîn!lî! 1 l!riïïîïïïT’!U.!v; I HI! U Abonnement : $1.00 par an, payable d’avance.lOcts.le numéro séparé.Imprimé^par^J.B.LAPLAXTE, 30 Rue, St.Gabriel, Montréal. LE CANADA MUSICAL POUE POUE •L, *_ A A i j I ^ Ç >• ' T r-*’ De la célèbre Maison De la célôbro Maison 1 I" •.• • •••••• l'M'ïiïïiS; lifeliàÿLin.'.BÜvflÇ DE PARIS, ALEXANDRE, PERE ET EXE aVE^n^UrEAA.CTTJIRtE ETABLIE ElsT 1829.MEiDAIELSS A TOUTES LES EXPOSITIONS.Instruments de toutes formes, dimensions, puissance, capacité, etc., en chêne, noyer, palissandre et acajou, de prix variant de $20.00 a $120.0.00 INSTRUMENTS DE PREMIERE QUALITE SEULEMENT.Toujours on mains un choix des CELEBEES PIANOS HAZELTON DE NEW-YORK.Toujours en mains un choix des CELEBEES PIMOS HAZELTOII DE NEW-YORK- PIANOS CARPES—PIANOS DROITS-PIANOS A QUEUE.On «’emploie que dos Matériaux do PEEMIEE CHOIX dans la confection do ces Instruments supérieurs, fabriqués par des Ouvriers spéciaux, hors ligne.ONZE modèles différents offerts en vonto aux prix les plus modérés du marché, pour des Instruments do PEEMIEEE CLASSE : do §425 à, §1200.îêrTout Instrument vendu par nous est pleinement garanti pondant cinq ans.A VENDRE ADI PRIX RESPECTIFS DE $100, $100 ET $200 Récemment importes de Paris.Nous attirons Vattention des Fabriques et des Communautés sur ces magnifiques instruments.Jljf] Le Canada 8 VOL 3.] MONTREAL, 1er JUILLET 1STG.[No.3.LE MAITRE ET L’ELEVE.-:o:- Dans la douce retraite D’un bois frais et silencieux, Vivait une jeune fauvette ; L’amour et l’amitié souriaient à ses jeux.Est-il rien de plus doux, sous la voûte dos cioux, Que la fraîcheur des bois, le calme et la tendresse?Aussi, dans ce charmant loisir, Xotro potit oiseau n’avait quo jours d’ivresse: Il chantait; c’était un plaisir! Tous les échos du voisinage île répétaient plus que ses chants ; Quelquefois ils étaient touchants, Car le cœur dictait son langago ; Mais plus souvent il égarait Sa voix rustique et sans culture, Don imparfait de la naturo.Un certain soir qu’il soupirait, Dans sa retraite solitaire, La chanson facile et légère Qui charmait chaque jour los hôtes do cos bois, Un rossignol sortit do la forêt prochaine, Et, se cachant sous l’ombrage d’un chêno, Remplit le bois d’accents mélodieux.Los échos d’alentours oubliaient la fauvecte ; Elle aussi, tremblante et muette, Ecoutait, admirait les suaves accords Qui, du gosior savant, découlaient à pleins bords.L’aimable artiste ailé, do ses notes hardies, Parcourut, tour à tour, toutes los mélodies.La fauvotte resta sans voix, Elle avait reconnu son maître.Du nouvel hôte de ces bois Elle approcho, ot lui dit ces mots, qui devraient êtro Et dans la bouche ot dans lo cœur Do ceux qui trouvent un vainqueur Aux nobles combats du génie : “ Vous êtes roi do l’harmonie.Et moi jechanto aussi, mais do faibles chansons : Daignez guider ma voix sauvage, Et peut-être qu’ un jour, grâces à vos leçons, J'aurai, mémo après vous, do quoi plairo au bocage.’ L’élève rospocta longtemps conimo dos lois Los conseils bienveillants du maître ; Longtemps onsemble, dans les bois, On los vit tous les deux paraître, Chantant sur lo même arbre, allant d’un mémo vol ; Et depuis ce jour, la fauvette A gardé, dans sa voix sémillante et coquetto, Quolquos échos du chant du rossignol.Tous les talonts, ot mémo lo génie, Mal dirigés, sont des arbres sans fruits, Dion ici-bas no vaut les bons avis, Et.l’on gagne toujours en bonne compagnie.Acim.ui Mru.ox.AYIS.Vous rappelons respectueusement a nos souscripteurs retardataires «lisel'abonnement si minime au Canada Musical, [$1.00 par au, payable «t’avance, I est maintenant du pour l'anucc courante, [du 1er mai 1S7G au 1er.mai 1S77.] Ceux donc «jui nous auraient oublies, nous obligeront eu se conformant a notre bien raisonnable invitation.Les Musiciens du temps de l’Empire.-:o:- XIV Un souvenir de la jeunesse de Dalaÿrac.—Une mystification.—Mon premier voyage aux Pyrénées_Un concert chez M.île Bourienne.—Une représentation dramatique aux Tuileries.—La chapelle impériale.—Compositions religieuses do Lcsiteur.—Fêles du mariage de Napoléon.—Un déplorable accident.Dalaÿrac est undo nos plus estimables compositeurs; | il a laissé au répertoire de l’Opéra-Comique une foulo d’ouvrages dont lo charme no vieillira point, tant qu’on appré-j ciera les mélodies piquantes, spirituelles ot naïvement ins-| piréos.Tout lo monde a mille fois applaudi-cctto musique si vivo, si animée, si pétillante do verve, qui éblouit ot charme tour ;\ tour par los plus étincelantes lantaisios, les délicatesses les plus oxquisos, les saillies les plus joyousos ; mais ce que tout lo monde no commit pas, c’est la bienveillance expansive, co sont les grâces charmantes que Dalaÿrac apportait dans la société.Sa vivacité méridionale avait un attrait irrésistible ; il contait à ravir; voici comment il nous disait i un jour une des plus délicieuses espiègleries do sa jeunesse : '
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