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Titre :
Le Canada musical : revue artistique et littéraire
Canada musical rapporte des nouvelles du domaine de la musique en provenance du Canada et de la France. Elle met particulièrement en valeur la carrière de jeunes musiciens tels Emma Albani, Frantz Jehin-Prume, François Boucher et Oscar Martel.
Éditeur :
  • Montréal :A.J. Boucher,1866-1881
Contenu spécifique :
vendredi 1 octobre 1875
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Boucher et Pratte's musical journal
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Références

Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1875-10, Collections de BAnQ.

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InmI îiHîWi ¦'¦Vv;.” I Mllllll'l 'llii|l! "«•wîBwflîK** CANADA MUSICAL Rsvue Artistique st Littéraire PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS Un Morceau de Musique accompagne chaque Numéro.2e Année.Nouvelle Sene, No.6., 1er Octobre 1875 A.J.BOUCHER Editeur-Proprietairej No.252, Rue Notre-Dame M O N T R E A L I^T.Rit,-.il,i-Ciiii».!"|l;iii:;ic I'11 ilililllliil1 ¦: I NWI, f Il'lifïif.II1 WWliWIiHI wvwJ Q tj y Ofc iwiwr» SOMMAIBE : Dépôt de Pianos Hazelton et d’Orgues-Harmoniums-Alexandre.Poésie : Personnel du ci-levant Théâtre Impérial de VOptra.Les Musiciens du temps de l'Empire par Léon Kscudier.Publications nouvelles.Séance musicale de M.Galixa Lavallée.Bizarreries d’artistes.MM.Prume et Lavallée.Le Home sweet home de S.Mazurette.Musique : Le Portrait, Romance, paroles de L.Tournier, musique de F.Boissiere.Charles Gounod, par F.C.Musique nouvelle reçue.Opéras centenaires.Notes musicales Canadiennes.Romances nouvelles.Une dilettante.Leçons de piano.Singularité.Classe du Soir.Réparation de pianos.Leçons de violon.Variétés Musicales.Mariage.Calendrier et Guide des Organistes et Directeurs de Chœurs, pour le mois d'Octobrc-Novembrc.Une Romance nouvelle, etc.¦ -r-UiLm lilIiFulim MimMi A Abonnement: $1.00 par an, payable d’avance.lOcts.le numéro séparé.Imprimé par J.B.Laplaxte, 43, RueJSt.Gabriel, Montréal. 82 LE CANADA MUSICAL.JCQr Afin do répondre aux nombreuses commandes qui nous sont adressées pour instruments, nous avons résolu d’établir dans notre 3ST 0: 252 IEL TT IE NOTRE DAME [BATISSE DES RE.SS.DE LA CONGREGATION N.-D.J UN DEPOT DE X533 CHOIX.Nous avons la satisfaction d’informer le publie musical que désormais, nous aurons constamment en mains DES CELEBRES UN CHOIX VARIE Jj Mi Lai-.(DDE LTEW - YOBK) ET DKS (IDE PARIS.) Æsà MP-, Nous nous abstenons de reproduire ici les innombrables certificats et les témoignages irréfutables qui constatent LES MERITES H OR-LIGNE de ces instruments TOUT-A-FAIT SUPÉRIEURS, les seuls noms de IIAZELTON et d'ALEXANDRE étant suffisamment connus et appréciés de tous les dilettanti aussi bien que des virtuoses les plus estimés.Nous offrons ces instruments pour COMPTANT seulement, persuadé que nos pratiques, en s’épargnant les lourds intérêts qu’entraînent nécessairement de lonjgs délais accordés, trouveront, tout aussi bien que nous, leur avantage dans les PRIX TRÈS MODÉRÉS que des conditions au comptant nous permettent d’établir pour ccs INSTRUMENTS DE PREMIERE QUALITE, que nous serons ainsi en mesure d’offrir à de PRIX MOINS ÉLEVÉS que ceux demandés souvent pour des instruments de qualité très inférieure.Tout instrument vendu par nous sera pleinement GARANTI pendant cinq ans.Nous attirons particulièrement l’attention des MAISONS D’EDUCATION, des élèves de musique, de tous ceux qui désirent un instrument durable à bon marché, des familles qui tiennent à conserver leur piano de luxe, au PIANO-ETUDE-ALEXANDRE, (de Paris), DE 7 OCTAVES,-CAISSE EN VIEUX CHÊNE OU NOYER, $173 JL® - i §3» - -, EDITEUR “DDE DVETTSIQ,TJDE.Que nous vendons au prix net de YOL.2.] MONTREAL, 1er OCTOBRE 1S75.[No.6.Personnel du ci-devant Theatre Imperial de l’Opera — Un soir, en entendant les vers de Pacini, Je me suis écrié : Je suis pocto aussi I Et, laissant dans un coin les socques do la proso, Je ne veux plus sortir qu’en vers :—cela repose.Quelle troupe, monsieur! me disait l’autre jour, Assis dans son tauteuil, bonliommo Bassecour.Je no m’y connais pas, moi : je suis au critique Exactement ce qu’est au prêtre le laïque.Mais, enfin, j’apprécie , et sans préventions, Avec mon gros bon sens ot mes impressions, Je ne sais co qu’en dit Jouvin, mais je déclare Que pour moi cotte troupe est une troupe rare, Choix de tous les talents, assomblago charmant Do tous les genres: rion n’y manque!—Seulement.M.BONNEIIÉE Dont la voix, ccrto, est belle ot pure, je l’accorde, Mc fait parfois l'effet d’un polit Ha basson.Il semble qu’il voudrait, on exhalant un son, Faire, autour do sa tempe, éclater une corde.M.OBIN Toujours les bras croisés et l’œil observateur D’un profond philosophe ou d'un conspirateur.Quant à, la voix, il a trois noto3 vraimont bellos Qui font un pou pâlir leurs sœurs, à côté d’elles.M.BEL VAL Chanteur moins grand, mais plus uniformo quo lui.—Do l’uniformité naît, direz-vous-, l’ennui.M.GUETMARD ET M.ROGER Nous formons à nous deux lo phénix qu’on, réclame: J’ai la voix d’un ténor,—et vous en avoz l'âme.M, KŒNIG Une santé do for, chantant tout—par malheur, Transposant volontiers tous ses airs on mineur.Utile—mais prouvant de façon contestable Qu’on puisse mélanger l’utile et l’agréable.M.JIARIÉ Eaux baryton, ténor baissé, vous dira-t-on.—Il baisse encor bien plus enffant que baryton.MM.SAPIN ET AYMÈS Semblables tous les deux à ces chevaux do course Qui, pour courto distance, offront do la ressource, Malgré lour peu do fond, ils marcheront, le jour Où tous les opéras seront on un seul tour.MM.COTJI.ON ET GUIGNOT Deux chantros, au lutrin, ronflant la putenôtro: Domiiivs vobiscum, dit l’un :—Amen, fait l’autre.m.mas s OI, Massol?Il a quitté l’Opéra.—Lui?non pas! Hier, il a causé dans le Philtre,—tout bas.M.BOUI.O —Petits oiseaux, venez sous mu fenê-c-tre ! —Tous avoz, dans la ruo, entendu ça, pout-Otro ?Sur les hommos, monsieur, voilà mon sentiment.Les femmes sont encor plus fortos.—Seulement.7 .AN-PIERIIE.Les Musiciens du temps de l’Empire.I.Coup d’œil sur lo mouvement musical do 1* Mm pire.—Méhul.—Son opera d ' Uthnï.— 11 supprime les violons et leur substitue des altos.—Détails sur Vlmto.—Méhul la mine d’esprit.—Ses succès dans les salons.—Une enntato de l’ersuis.—Trait de délicatesse do co compositeur.— Le Loyer de l’Opéra.— M.Papillon de La Fcrté, surintendant des menus plaisirs.Sous quclquo rapport qu’on l’onvisago, l’Empiro est uno dos plus morvoillousos époques do notre histoire.A la grandeur des événements, à l’éclat do la gloiro militaire ollo joignit lo prestige dos arts.Elle vit éclore et so dévoloppor tous les gonres do mérites.Enfin, elle donna à l'Europe ot au monde l’imposant spoctaclo d’uno nation arrivéo à son plus haut point do splondour.Vieillard septuagénaire, j’ai lo droit do parler do celte immortelle époque.Ma jeunesse s’est écoulée sous lo régne du grand Empereur.J’ai recueilli beaucoup de souvenirs, j’ai vu beaucoup d’hommes célébrés, ot mes révélations, jo crois, sont do nature à offrir quclquo intérêt.Depuis longtemps dos amis m’ongageaient à mettre en ordre ot à publier mes impressions.J’ai enfin cédé à leurs instances.Mais jo dois lo déclarer dés lo début de co récit, mon incompétonco absolue on matière do politique m’interdit touto excursion sur co torrain.D’un caractère éminemment pacifique, je n’éprouve aucun désir de descendre dans l’arène où s’agitont les partis.Qu’on no s’attende donc à lire ni une apologie ni un pamphlet.Artiste ot musicion par vocation, j’ontonds mo renfermer exclusivement dans le domaine do l’art et do la musique.La musique sous l’Empire !.Eut-il jamais un sujet plus intéressant et d’uno plus haute portée ?Quelle période plus glorieuse on effet que colle où brillaient à la fois sur nos scènes lyriques des compositeurs tols quo Gré try, Méhul, Spontini, Cherubini, Losuour, Paër.Zingarolli, Borton, Mon-signy, Nieolo, Dalayrac, Boïoldiou, oie.?A propos do Méhul, je vais donner quelques détails qui mo somblent propres à jeter un nouveau jour sur lo caractère ot lo talent do ce musicien célèbre.Méhul était à la fois un compositeur do premier ordre et un homme aussi aimable quo spirituel.II avait une profonde connaissance de la scène, ot donnait d’excellents avis aux musiciens qui lui apportaient leurs ouvrages et réclamaient lo concours do son admirablo talent.II s’était nourri do bonne heure des partitions do Gluck ot de Mozart, et sa ma- S4 LE CANADA MUSICAL.nièro rappelait souvent celle de ces grands maîtres.Il me suffira de citer pour exemple le sublime duo do la jalousie dans Euphrosine et Coradin.11 n’est aucun do ses ouvrages où l'on ne trouve dos morceaux qui suffiraient seuls pour fonder une grande réputation musicale.Comme il attachait un grand prix à conserver la couleur do l’époque, lorsqu’il mit en musiquo l’opéra d ' U thaï, il voulut imprimer à son orchestre un caractère tristo ot mélancolique en harmonie avec les chants du vieux barde écossais, et il supprima les violons pour leur substituer dos altos.Cotte innovation no fut pas houreuso; elle répandit sur losaccom-pagnomonts une monotonie qui fatigua singulièrement l’auditoire.Gré try, en sortant do cette représentation, dit assez plaisamment : “ C’est fort bien, sans doute, mais j’aurais donné volontiors un louis pour entendre une chanterelle.” En sa qualité de musicien français, Méhul poussait à l’excès la susceptibilité nationale.Il pensait que nous avions assez do richesses pour dédaigner colles île nos voisins, et il no pouvait dissimuler sa colère en voyant l’enthousiasme qui accueillait les compositeurs étrangers.Cotto indignation, toute patriotique et dégagée do tout sentiment do jalousie mesquine, le tourmentait à tel point, qu’il résolut do donner une leçon à ses concitoyens.Il lit part de son projet au directeur de l’Opéra Comique, homme d’une discrétion éprouvée et qui partageait son opinion ; ils convinrent entre eux qu’un compositeur italien, qui désirait se faire précéder dans la capitale par un succès, adresserait à l'Opéra-Comiquo un ouvrage ayant pour titre Vlruto.On annonça cotto nouvelle par la voie des journaux, en ajoutant qu’on allait s’occuper sans relâche de la mise en scène de l’ouvrage.Quelques personnes privilégiés, qui furent admises aux répétitions, allèrent colporter son éloge dé salon en salon, et la renommée de l’œuvre nouvelle s’accrut de jour on jour par anticipation.Toutes les loges furent retenus trois semaines avant la première représentation.Enfin cllo ont liou et la pièce obtint un succès général ; les journaux qui en rendirent compte ne manquèrent pas d’ajouter qu’il n’y avait qu’un Italien capablo île trouver des motifs mélodiques aussi heureux ot aussi abandants.Cependant on s’étonnait que le nom du compositeur no fût pas sur l’affiche.Mais lorsque la mystification fut complète, lonomdo Méhul fut proclamé, au grand désappointement des dilottantos, qui no pouvait so pardonner d’avoir témoigné leur enthousiasme à un nom qui ne se terminait ni en i ni on o.Méhul joignait beaucoup d’esprit à son beau talent.Heureux le propriétaire d’un château qui le possédait chez lui pendant les soirées d’automne ! Lorsqu’on se trouvait rassemblé dans le salon, on n’avait besoin pour se distraire ni de cartes ni do piano.Méhul était doué d’une facilite merveilleuse pour inventer des contes ou dos anoedotes II voyait l'intérêt s’accroître de moment en moment et suspendait sa narration pour la remettre au lendemain.J’ai eu quelquefois l’occasion do l’ontondre et j’aveuo qu’il oxcollait dans ce genre d’improvisation.Parmi les musiciens que je rencontrais àcetteépoquo dans los salons de la capitale, je dois signalor Persuis, qui s’était fait connaître par un opéra intitulé le Triomphe de Trajan, dont Esménard avait fait los paroles.Persuis n'était qu’un compositeur do seconde ordre, mais c’était le cœur le, plus noble, le caraetèro lo plus loyal que j'ai jamais connu.Je citerai do lui un trait do délicatesse qui m’a été attesté par un do ses amis intimes, M.Baour-Lormian.Au mois do décembre 1S04, Lormian reçut un matin la visito d’Amaury-Duval, chef do bureau au ministèro do l’Intérieur.Lo ministre, lui dit-il, tandis que l’Emporour poursuit le cours do ses victoires, désirerait faire quoique chose qui fût agréable àM.Lormian ; en conséquence, il lo priait de composer pour l’Opéra soit un potit acto dans loquol on rendrait hommage à notre bravo arméo et à son illustro chef, soit une cantate.Lormian répondit que lo désir oxprimé par le ministro était sans doute fort honorable pour lui, mais quo, n’ayant jamais rien écrit dans ce goure, il répondrait pout- Ctro mal à ses vuos.Il céda enfin aux instancos réitérées d’Amaury-Duval ot s’occupa d’une cantate.Lorsque cotte œuvre fut terminée, il la porta à son ami Lesuour, qui, pour travailler loin du bruit, habitait ù Nouilly une maison de campagne.Lesuour avait lait représenter à l’Academie impériale do musiquo Ossian ou les Bardes.Cot opéra obtint lo plus éclatant succès, et l’Empereur éprouva uno si vivo satisfaction, qu’il fit remettre ù.Lesueur uno magnifique boîte en or avec ces mots gravés à l’intérieur : L'Empereur des Français à l'auteur des Bardes.Lormian espérait quo Lesuour vondrait bien joindre ses vers sa belle musique ; mais il n’en fut rien.“ Je suis fort occupé, lui disait-il, d’une nouvelle messe-que l’on doit exécuter au château le jour do Pâques, et je ne puis m’en distrairo un seul moment; mais jo vous donnerai,.pour mon remplaçant, Persuis, chef des chœurs do ’Opéra y c’est un do mes élèves les plus distingués.” Lesueur écrivit sur-lo-cliamp, et Lormian alla porter cotte lettre û Persuis, ainsi que sa cantate.Au bout do quinze jours, la première répétition eut lieu, ot lo 3 janvier 1S05, cotto cantato, miso on action, fut chantée par los premiers artistes de l’Opéra.Lo soir même do cotto représentation, il s’élova vers les six houres un brouillard si épais, si compacte, que les voitures so heurtaient dans les rues, ot que los passants avaient la plus grando peine à se guider.Cette circonstance, comme on doit le penser, nuisit beaucoup à l’effet de la cantate ; la salle ne contenait que bien peu de monde, ot presquo toutes les premières loges étaient vides ; mais, lo vendrodi suivant, la salle do l’Opéra réunit une grande affluence de spectateurs.Plus d’un mois s’était écoulé sans que Lormian eût ou occasion do revoir Persuis, lorsqu’un matin il reçut la visite du jeune compositeur, qui lui raconta ce qu’on va lire : — Il avait reçu la veille uno lettre du ministre do l'intérieur, où on l’invitait à venir toucher une somme do 1,50!) fr;.qui lui était allouée pour la musique de sa cantato.Il s’était rendu à l’invitation qui lui était adressée; mais, avant de recevoir sa gratification, il demanda au caissier si son collaborateur Baour-Lormian avait reçu pareille somme.Sur la réponso négative qui lui fut laite, Persuis déclara que, si son collaborateur n’était pas traité comme lui, il refusait il’uc-coptor uno distinction qui lui paraissait souverainement injusto, et il sortit.—Le rofus do Porsuis produisit un excellent effet, ot, trois jours après, Lormian fut invité ù se présenter pour recevoir la même somme.Dès ce moment, il s’établit ontro lui et Persuis les relations los plus amicales.Persuis était doué d’un esprit naturel ot il’uno grando intelligence.Il passa successivomont l’Opéra par tous les grades; il fut d’abord maître des chœurs, puis chef dor-chostro, puis enfin directeur.Le foyer do l'Opéra était, à cette époque, le rendez-vous-do la moillouro compagnie.On y voyait tous les étrangers do hauto distinction, los membres du corps diplomatique, les sommités do l’ancienne noblesso, beaucoup do gens de lettres et de journalistes.Il était l’un dos promeneurs les plus assidus do co beau foyer.Tout a bien changé do face depuis.L’Opéra, dégénéré de sa véritable institution, a donné trop souvent des pièces d’un genro bâtard qui ne se sont soutenues que par les décorations, les ballots et un luxe éblouissant do costumes.Gluck, Saechini, Spontini, Lesuour,.no sont plus au Béportoire.Jo crois que si l’Opéra remontait avec soin ces ouvrages presquo inconnus do la génération présonto, il ferait uno heureuse spéculation.J’étais intimement lié avec la plupart des mombros du jury chargé de prononcer sur le mérito clcs ouvrages présentés ù l’Académie impériale do musiquo.Lo comité, présidé, par Papillon de la Porté, intendant des menus-plaisirs, se composait do Monsigny, il’Arnault ot do Picard.Puisque j’ai nommé Papillon de la Porté, jo crois devoir rappolerà son sujet uno courte anecdote : —En 1815, lorsque la Bostoration poursuivait avec tant d’acharnement les partisans do l’Empereur, M.de la Porté s’adressant un soir LE CANADA MUSICAL.85 à mademoiselle Mars, qui so trouvait dans le foyer particulier de la Comédie-Française, lui dit en l’abordant : “ Eli bien, mademoiselle, serez-vous toujours une grando Bonapartiste ?—Monsieur, lui répondit-elle, je la serai jusqu’à ce quo les papillons soient des aigles.Et tout le monde éclata de rire au dépens do M.Papillon.II.Physionomie des salons.— Le comte de Lauraguais.— Lo vicomte do Sè*ur et ses excentricités.— (îosscc.— Sacchini et la première représentation d'Œdipe, — Lecture d’un opéra-comique dans le salon de Robespierre.Un des traits les plus saillants du caractère français, c’est la causerie piquante et spirituelle.C’est dans les salons parisiens que commencèrent à se développer, il y a deux siècles, lo goût et lo sentimont des plus exquises délicatossos do l’art et do la poésie.La conversation a été chez nous lopins puissant auxiliaire des idées ; tantôt sérieuse, tantôt légère et satirique, elle a contribué à adoucir les mœurs, à polir les intelligences, à mettre on relief les talents réels, à frapper de ridicule les médiocrités intrigantes, à introduire dans les relations sociales plus d’élégance et do charme.Los plus grandes illustrations littéraires et musicales du passé ont grandi dans les cercles de l’aristocratie et de la financo.Ces réunions, formées de l’élite do la société, eurent longtemps le privilège de juger on dernier ressort les écrivains, les compositours et les virtuoses, et ceux-ci’no se croyaient assurés du succès qu’après avoir reçu de cos oracles du goût un brevet de génie.La tourmente révolutionnaire vint disporser cette fine fleur do l’.esprit français.Les salons do Paris restèrent fermés pondant cette période ; sous lo Directoiro, ils so rouvrirent timidement et no reprirent tout leur éclat quo sous le Consulat et l’Empire.Le calmo succédait à de pénibles agitations politiques ; on respirait enfin.Lo monde élégant recommença à se livrer au plaisir avec toute la vivacité, toute l’ardeur qui est la suite naturelle de longues et douloureuses privations.Los fêtes, deG bals s’organisèrent do toutos parts, et l’on y déploya un luxe prestigieux.Les habitudes de confortable, les traditions d’esprit et de bon goût reparurent comme par magie aux premiers symptômes de l’ordre et do la sécurité.La causerie fine et ingénieuse, momentanément exilée do notro patrie, vint rendre aux cercles parisiens leur intérêt et leur animation.Los salons do François de Uouehâtcau, do madame do Staël, do Lucien Bonaparte, de l’impératrieo Joséphino, do la reine Hortonso, etc., devinrent lo rendez-vous des notabilités do l'aristocratie, de la literature et des arts.J’aurai souvent l’occasion de parlor do ces réunions, et notammont do cello de madame do Staël, qui, abstraction faite do la couleur d’opposition un peu trop systématique, était sans contredit la plus remarquable do l’époquo.C’est là que je vis do près une des physionomies los plus caractéristiques de l’ancienne cour, le comte do Lauraguais, charmant et beau vieillard, qui, à soixante-dix ans, conservait toute la verve et la gaioté do son éblouissanto jounosse.Lo comte de Lauraguais était le type accompli du grand soigneur d’autrofois.Il aimait les arts et les artistes.Son inépuisable mémoire lui fournissait une foule do détails intéressants.Il avait été intimement lié avec la plupart des célébrités du dernier siècle, et notammont avoc lo malhoureux Voltaire qui lui avait adressé plusieurs fois do fort jolis vers, dont il gardait précieusement lo manuscrit.Lo eomto do Lauraguais avait été un dos habitués les plus assidus ot les plus Bpirituols do l’ancien foyer do l’Opéra.Il avait pris une part active aux luttes qui avaient éclaté à propos des débuts de mesdemoiselles Sallé ot Camargo ; il avait figuré avec éclat dans la guerre des Gluekistcs et des Piccinnistes.A ce sujet, il nous raconta un jour une anecdote quo jo crois devoir rappeler ; elle prouve quo los grands artistes d’autre-fois étaient étrangers à ces jalousies mesquines, trop fréquentes aujourd’hui dans lo monde musical.Laissons parler le eomto do Lauraguais : Pideinni s’occupait de mettre en musique l’opéra do Roland, dont Marmontel avait fait lo poëmo, en apportant do profondes modifications au travail do Quinault.Donnor à ce sujet dos formes ot des proportions on harmonio avoc les exigences do la scèno lyriquo modorno, toi était le but des efforts combinés du poëte et du compositour.Gluck eut connaissance do cotte particularité, ot, bion qu’il travaillât à un ouvrage dont le titro et lo sujot étaient parfaitement identiques, il no témoigna aucun mécontomont.Convaincu que la musique de son rival, faite sur un poëmo meilleur que lo sien, obtiendrait une juste préféronco, il n’hésita pas à jeter au feu sa partition presque terminée.Ses amis protestèrent énorgiquement contre ce qu’ils appelaient uno folio.— Il est inconcevable, disaient-ils, quô vous renonciez ainsi aux avantages d’un travail qui pourrait accroître vetro renommée et votre fortune.— Que m’importo.— Mais, quo direz-vous, si le Roland, do Piccinni échoue dès son apparition ?— J’en éprouverai un véritable regret.— Et s’il obtiont un succès éclatant ?— Alors jo m’emparerai du sujet, et je lo traiterai à ma façon.Ce trait point lo caractèro do Gluck.Parmi les habitués los plus assidus des salons de Lucien Bonaparte, je citerai le vicomte do Ségur, homme do beaucoup d’osprit, ot qui a composé seul ou on collaboration, un assez grand nombre de vaudevilles, d’opéras comiques otdo chansons ravissantes.C’était un des membres los plus distingués do l'ancien Caveau.Le vicomte de Ségur possédait de brillantes qualités, auxquelles se mêlaient quolquos ridicules.Il avait conservé soigneusomont lo costume oxeen-triquo du tomps du Liroctoire, et il avait la manie do no jamais prononcer los r.Lans les salons, au foyer do l'Opéra, il vous abordait invariablement par cotto phrase ; Bonjou, mon clic, comment vovs potez-vons ?Cctto bizarrorie lui attirait parfois dos raillcrios piquantes.Lays surtout lo contrefaisait à ravir.Mais ses réparties, pleines do sol et d’à-propos, finissaient ordinairement par mettre les rieurs do son côté.Jo voyais beaucoup Gossec.C’est un des plus aimables vieillards que j'ai connus.Pondant sa longue carrière il s’était trouvé on relation avoc les hommes les plus marquants dans les arts, et il avait recueilli de nombreux souvenirs.Jo lui demandais, un jour, s’il avait connu Sacchini.— Certainement, me répondit-il ; j'ai même assisté à la première représentation d'Œdipe.Et, à ce propos, il me conta l’anocdolc quo voici ; — A la première représentation d’Œdipe, la salle était non-soulemont remplie, mais toutes les avenues étaient occupées.Les spoctatours étaient partagés on doux factions également violontes ; l’uno applaudissait avec un enthousiasme indescriptible, l’autre sifflait avec un frénétiquo acharnement.En traversant un corridor, Sacchini vit un grand et gros homme adossé contre un des poêles, ot do là soufflant de toute la force de ses énormes poumons dans un cor do chasse.il sifflait, mais il sifflait.à déchirer son propre tympan.Sacchini vint à lui ; — Monsieur, lui dit-il, vous êtes bion mal placé dans co corridor ; car vous sifflez sans être entendu, ot, d’un autro côté, vous n’entendez pas co que vous sifflez.L’homme au cor de chasse regarda lo maestro d’un air étonné, ot suspondit un moment sa diabolique musique.—Monsiour lui dit-il après l’avoir examiné avoc attention, seriez-vous un ami do l’autour?— Bien mieux que cela jo suis l’auteur lui-même.— Vous, monsiour ?— Oui, sans doute, ot si vous voulez me faire l’honneur 1 d’accepter uno place dans ma loge, il m’en reste heurouse-1 ment uno que jo puis vous offrir.Venez, vous serez en face, i assis et bien plus commodément placé pour silllor( on bonno ' conscience, que dans co corridor.Qui jamais ouït parler d’un sifflet partant d’un corridor ?.Vouez, monsieur, et je so LE CANADA MUSICAL.vous promots do vous laisser la liberté do sifllor tout co que vous voudrez, mémo mes passages do prédilection.L’homme au cor do chasse s’on alla, jo ne sais où; ce qu’il y a do certain, c’est qu’il ne siffla plus.Gossec avait assisté au diverses phases do notre révolution, et il avait connu particulièrement les principaux acteurs do co grand dramo.—Un soir, à la Malmaison, il oxcita au plus haut point notre curiosité, en nous parlant do la lecture d’un opéra-comique dans le salon de Hobospiorre ; et comme ces derniers mots faisaient sourire les auditeurs : — Messieurs, dit Gossec, ne vous étonnez pas.Lo goût des lettres et dos arts n’a jamais complètement disparu en France.Il y avait dos salons même sous la Terreur, ot au milieu des terribles préoccupations de cette époque, où l’on trouvait encore lo temps de s’intéresser aux œuvres de l'esprit.Je reprends donc mon récit.—-Un jour, Camille Dos-moulins lut dans le salon do lîobcspierre un poëmo d’opéra-comique intitulé : Emile ou l'innocence vengée.Parmi los membres les plus éminents de l’aréopage littéraire, réuni chez le célèbre dictateur, jo citerai Tallien, Barrèro, Cambacérès, Lays, Talma, Chénier.Le sujotdo l’œuvre on question était tout à l'ait en rapport avec les idées démocratiques do l’époque.— Une jouno iillo vit heureuse et tranquillo dans son village ; un grand soigneur la trompe et l’abandonne lâchement : tel est le thème sur lequel Camille Desmoulins avait brodé les plus éloquentes déclamations.L’hommo riche était un misérable, la joune personne un type d'innocence et de pureté : tout cela était de rigueur.Mais ce qui me frappa surtout, c’est la couleur pastorale qui dominait dans cette composition.Jamais Tliéocrito et Yirgilo n’avaient ou des inspirations plus sauves.Quel saisissant contraste entre co drame champêtre et sentimental, et la plupart dos hommes qui on suivaient avec intérêt toutes les péripéties ! — Je fus prié par Camille et ses amis, poursuivit Gossec, do faire'do la musiquo sur ce poëmo.J’avais mémo com-moncéma partition, quand les événements vinrent donner une autre direction ù mos travaux.Mais quand je vivrais mille ans, jo n’oublierais jamais cette réunion d’hommes violents, écoutant une œuvre d’art et souriant à la voix do l’un d’eux lorsqu'il parlait du lover du jour, do la paix des champs, dos charmes do la vertu.Concevoz-vous un spccta-clo plus curieux, une anomalie plus étrange ?Léon Escudier.(A continuer.') Aux Maîtres de Chajiello, Directeurs de Chœur, etc., etc.VENANT d’etre REÇU (Prière à la Très-Sainte Vierge, pour Soli ot Chœur,) réduit pour Orgue, par GUILLAUME COUTURE.l'ISIX SET : §Ï.OO.La Poupée Malade, CIIAXMDNiSKTTE ENFANTINE Avec ou sans parlé (ad libitum.) Excellente petite scène comique pour COUVENTS, PENSIONNATS, LE SALON, ETC., PRIX : 35 OEPTTS.Seance Musicale de M.Calixa Lavallee.L’événement musical du mois écoulé ost incontestablement la charmante soirée musicale graciousement offerte par M.Calixa Lavalléo, à scs nombreux patrons, au Cabinet do Lecture Paroissial, jeudi, lo 9 Septembre, dernier.L’auditoire, a-t-on dit, était, d’avance, favorablement disposé envoi's notre jouno compatriote.C’était, du rosto, fort naturel.Ajoutons, néanmoins, que s’il ne l’eût pas été M.La%Tallée possédait le secret facile de se concilier ses sympathies los plus vives.Et d’abord, un mot de programme.Entreprendre d’in-térosser, pendant doux heures, un auditoiro Montréalais, on lui présentant un programme à peu près exclusivement composé des œuvres do Weber, do Beothovon, do Meudols-sohnot do Chopin, était téméraire au plus haut degré.Avoir réussi eommo il l’a fait, est lo témoignage lo plus sûr des progrès réalisés par M, Lavalléo pondant son court séjour à Paris—la prouve la plus évidente do l’éclatant succès qui a couronné ses travaux, Non seulement son exécution et son interprétation de morceaux appartenant, à des genres aussi variés et hérissés des plus grandes difficultés de technique nous ont semblé exemptes do défaut, - mais elles nous ont paru marquées au cachet d’une véritablo perfection artistique.Nous avons entendu quelques uns do ces morceaux interprétés par cl’autros artistes, d’une manière légèroment différente pout-être ; — mais il nous reste encore£t appronclro que lo sentiment artistique soit mosquinomont restreint à une soulo forme d’expression.La conception ot l’appréciation do ces beautés étant tout individuelles, c’est le privilêgo de chaque artiste do les traduire d’après les impressions qu’il en ressent ; ot certes, la manière dont M.Lavallée a rendu ces chefs-d’œuvre—si elle présentait certains aspects nouveaux—offrait en même temps le charme d’une interprétation profondément sontio par l’exécutant, plutôt quo la reproduction servile d’un sontiment contrefait.L’exécution do M.Lavalléo ost aujourd’hui caractérisée par une nottoté remarquable,—par uno tochniquo sûro, sor-vio par un jou brillant et énergiquo, bion quo sobre do tout oxcès,—et par l'intorprétation fidèlo do son autour.Bref, nous attendions boaucoup do M.Lavalléo : disons, pour lui rendre justice, qu’il a dépassé même les cspérancos los plus ardentes do ses nombreux amis.S’il manquait uno fleur au bouquet musical exquis que nous présentait M.Lavallée, l’agréable surprise occasionnée par la présence inattonduo do l’éminent violoniste M.E Jehin Prumo comblait la lacune do la maniêro la plus délicate.En véritable artiste, co monsieur avait graciousement offert il son jouno cônfrèro scs aimables sorvicos, en qualité de moinbro du quintotto accompagnateur.Co qui satisfaisait la modestio de M.Prumo cependant, no put pas contontor l’impatience de son auditoiro, avide do savourer do nouveau les délices que procuro invariablement son incomparable exécution.Il fallut donc so rendre û l’invitation pressante du public,—ot l’exécution ravissante do la Mélancolie (cliof-d’œuvro do François Prume, onclo do l’artiste-oxécutant) —parfaitement accompagnéo par M.Lavalléo—fut couverte, comme elle le méritait, d’applaudissements onthousiastos. LE CANADA MUSICAL.S7 Dans lo Concerto de Weber, M.Lavallée l’ut obligeamment secondé par un Quintette instrumental composé de M.il.B.Shea, A.Maffré, C.Bienvenu, À.Lavallée père, et G.Leclère, sous l’habile direction de il.P.Jeliin Prunio.La partie instrumentale du programme fut agréablement diversifiée par le chant do M.Hector Drolet,(Tenor au Chœur du Gésu).Ce monsieur so fit particuliérement remarquer par son admirable interprétation do la Eomance favorite, Le Cousin Charles, do Nadaud.Bizarreries d’Artistes.Beethoven s’inspira toujours dans “ lo temple do la nature,” comme il le dit lui-même.Il aimait passionnémont la campagne : il composa plusieurs de ses ouvrages assis entro doux grands chênes, sans rocourir à l’auxiliairo du piar.o, dans un village près de Schœnbrunn.Quand il ne so sontait pas disposé, il sortait, n’importe quel temps qu’il fît, marchait à grands pas dans los chemins les plus ’solitaires, à toute l'ardeur du soleil ; aussi avait-il lo teint brûlé comme celui d’un moissonneur.Mais dès l’âgo de trente ans, sa surdité lui faisait monsr l’oxistonce “ d’un véritable banni,” et lo poursuivait ù la campagne où il s’était retiré tout à fait.Il écrit en 1802 : 'De quel chagrin j’étais saisi quand à côté do moi quelqu’un entendait au loin uno flûte ou le chant d’un pâtre, et que jo n’entendais rien ! Jo ressentais un désespoir si violent, quo pou s’on fallait quo jo no misse fin ù ma vio.L’art seul m’a retenu ; il me semblait impossible do quittor lomondo avant d’avoir produit tout co que jo me tentais appolé à produire.C’est ainsi que jo continuai cotte vie misérablo.” La physionomie de Beethoven reproduisait énorgiquo-ment los irrégularités bizarres de son tempérament ot do son esprit: dos traits anguleux, un œil plein do fou sous une orbito cave, une démarche lourde ot gênée, uno gaucherie extrêmo dans tout co qu’il faisait.Il était fort rare do lui voir toucher quelque objot sans lo laisser tombor ou lo briser.Plus d’une fois il ronvorsa son encrier dans le piano ouvert et placé près de son bureau.Malheur aux meubles, ot surtout aux moublos élégants dont on pouvait lui faire cadeau ! tout était bousculé, taché, ondommagé.Copondant il se rasait lui-mêmo; aussi do nombreuses entailles stir sa figure témoignaient elles constamment dosa provorbialo maladresse.A ces observations, Fordinand liies.qui fut son élève de prédilection, on ajoute uno autre quo l’on pout avoir de la poino à croire, c’ost que ce célèbre musicion n’a jamais pu approndrô “ à danser en mosuro.” MM.Prume et Lavallee.Nous nous faisons un devoir do rectifier une erreur assez généralement répandue ot tondant à laissor ontendre quo MM.Prume ot Lavallée no reçoivent respectivement que des élèves do violon ou do piano déjà avancés.Ces Messieurs,au contraire,destinent heureusement leurs leçons à dos élèves do tous les degrés d’avancement, et apportent LE MEME SOIN A FORMER LES COMMENÇANTS qu’à diriger les hautes études d’amateurs déjà avancés.Nous espérons qu’ils recevront la largo part du patronage musical auquel leur donno si justement droit leur expérience incontestable.Au mois de Mai dernier, les amis-musiciens de M.S.Mazurette lui décernaient une superbe médaille en or, comme témoignage spécial, cette ibis, de leur admiration de ses ingénieuses variations sur le " Home, sweet home.”—Journal du Détroit.AVEC NOUVEAU ft AIR FAVORI.Variations Brillantes et Originales IMITANT LE BRUIT DES VAGUES, PAR I.Salomon Mazurette, Organiste de V Eglise de la Stc.Trinité DE DETROIT, PROFESSEUR DE MUSIQUE AU ETC., ETC.PRIX.$1.50 6941^^83 88 LIE CANADA MÜSÎCAL 2 LE PORTRAIT.MÉLODIE.Paroles de L.TOURNIER.Musique de FREDERIC BOISSIERE.?l.V'7).'1Ar2I.Y0.^ Vt « _ .K N 1 L_u_ cl rw rr ' B,>a«eaa= dim.V 5 > >5 5 é >.E üS § O > »© > o Ovy > *© o P O O '© O '© S- O ‘© wwwHOÜ0i«i-t0^71OOC0CCWC0iflCCi^( Ol Cln^l?) -M çq rH (M Y1 Cl h-fri !M « •3 o H jl S-si ° ° © > £ O o o> O © >.fl © -3 VH tr-3 ot I O I P h r k ^ © eî © J- © o J -fia I « I > © , © fl : JD P > fit fit ) © JD ; >i © a I Sfi» „ o p ,2 ~cî o © • fl O ¦ P .I ° s © à © © © © JO Pi Æ ,0 JD fil fit fit fi © © .2 © 'fl rSfi.-2-f S Sx Sx ta S ta Si *2 fi ' fl .2'2 .2 P s ,5 Pi © P,—* g t *.8 © O fi w £ ¦ O .© a s O •- ©1 fi -3 fi •p © .P çj P ci O Ô3 P O «5 O P ^ 5 ° — C O H ^ fl taO*—* fl 5Î*3>U a « -2 ^ 3 £ .2 S 3 o| 3 c; « 3 o) fifiOOfifififi o a 'S *3 g fi © -^ T3 CS • .c5 .m .ci ©.fi 3 P © • JD © • —H fi .CP».q fi* a •ôS ü .©o g ¦3 fi ü • »gfi Bt 5 -L.fl fl 1*^1 • 5 yj Çj * O .^ OT fl OT P ^ N TS 2 w ^ ;2 CO j © csa © es ©-e © © c3 © tH ZP c '-2*2 ° OT ci '© >> © t- es fl © cS Ajoutons que l’Opéra compto aussi quatorze ballets arrivés à leur contièmo représentation.Ce sont : Flore et Zéphyre, Mars et Vénus, Cendrillon, la Tentation, le Carnaval de Vejdse, Nina, les Noces de Gamache, la Dansomanie, les Pages du duc de Vendôme, la Sylphide, la Somnambule, le Diable à Quatre, Paul et Virginie, enfin Giselle.Le premior de ces ballots est celui qui est arrivé lo plus vite à sa centième, on deux ans et onzo mois.Le dernier, au contrair# (co bijou do Saint-Gcorgos et d’Adam !), joué lo 28 Juin 1841, n’ost arrivé quo lo 22 Mai 1863 à sa containo ; c’cst-à-diro qu’il lui a fallu vingt et un ans ot onzo mois pour atteindre co résulta1. LE CANADA MUSICAL.93 m Notes Musicales Canadiennes- Monsieur Desèvo, jeuno violoniste do talent, annonce un concert pour mardi lo 10 Octobre prochain.M.Mallard est chargé de renseignement du piano au Séminaire do Sto.Thérèse,—M.l’Abbé Sauvé rotenant, comme par le passé, la direction du Chœur et de la Musique militaire.La Minerve- s’est assuré les services do M.Guillaume Couture on qualité de critique musical,—ce monsieur s’engageant à lui fournir, chaque lundi, une revue artistique et musicale de la semaine écoulée.M.et Mdo.F.Jehin Prumo et M.Calixa Lnvalléo se sont fait entendre à Ottawa, pendant la semaine do l’Exposition.Ils ont également donné un concert à St.Jean Dorchester pondant la même semaine.Nous apprenons avoc plaisir l’organisation d’une nouvelle société s’intitulant, Cercle Orphéonique de Montréal, étayant pour but la culture ot l’exécution de la musique vocale.Le Cercle su composo actuolloment do M.M.H.Drolet et E.Hudon.lers.Ténors,—J.B.Ménard ot P.J.Bédard,2nds Ténors,—U.Denis ot Alex.Leblanc, Barytons et Lavorrièro ot Aug.Leblanc, Basses.Los exercices ont lieu lo jeudi do chaque somaino.Vendredi, le 24 Septembre dernier, le Club Philharmonique do Boston, accompagné do Madame Anna Granger Dow, cantatrice de mérite, donnait un concert, à notre Sallo des Artisans.L’auditoire nombreux parut enchanté do cette délicieuse soiréo.Il est seulement à regretter qu’un si grand nombre do nos amateurs Canadiens-Français laissent échapper dos occasions—si rares pourtant— d’entendre de la bonne musique aussi habilement interprétée.Lo Chœur ot l’Orcliostro du Gésu, assisté do M.ot Madame J.Finn ot do plusieurs autres amateurs distingués do Montréal ot do Québec fit les frais du second grand concert Provincial donné à Trois-Eiviôros, lo 25 Septembre dernier.Nous publierons quelques détails sur cette intéressante excursion dans notre prochain numéro.Romances Nouvelles.L’AMITIE .' .Le VIEILLAED ot l’OEMEAU PIGEON VOLE Lo COUSIN CHAULES .Le POETEAIT La POU PÉE MALADE .Canivot : 25 Cts* Boissièro : 25 U Van Lamperon : 35 U Nadaud: 40 a Boissièro : 30 u Battman .35 u Cette dernière—chansonnetto enfantine, avec ou sans parlé (ad libitum)—interprétée par nos Jeunes cantatrices, est destinée à avoir un très grand succès dans nos salons.Nous expédions toutes cos Eomancos, ainsi que touto autre musique, franc de port, en en recevant lo prix marqué.Une dilettante.— Annio Smith raffole do la musique.Hier an so rendant au marché Bonsecours ollo s’arrêta pour entendre los mélodioux accords tirés d’un stradivarius par un aveugle assis près do la borne.Elle lui donna une pièce do dix contins en lui demandant do jouer uno gigue.L’a-vou"lo tourmenta son instrument du mieux qu’il pût pour satisfaire la pratique générouso.Cello-ci so mit ù, exécuter un pas soul qui fit les délices do tous los gavroches qui s’é-taiont assemblés pour être témoins do cot étrange spectacle.Après avoir dansé pondant cinq ou six minutes Annio Smith , demanda un autre air do danse.Le musicien ne trouva pas dans son réportoiro l’air qu’oxigeait la dansouso.Inde irœ, Annie demande à l’aveugle do lui rondro sa pièco do dix cents.Ce dernier refusa ot la danseuso l’accabla do toutes los épithètes malsonnantes qu’elle pût trouver dans le vocabu-lairo dos poissardes.La foule ignare et mal appriso prit fait et cause pour l’avouglo ot Annie se fâcha tout rouge.Elle distribua des coups de poings à droito ot gaucho, renversa un panier do pommes.Comme olio no pouvait chasser la foule des gamins qui l’accablaient do quolibets, elle battit en retraite vers la rue Notre-Dame, poursuivie par une vingtaine do gavroches.Ello se réfugia dans lo magasin do nouveautés do MM.Prévost et Paré, mais ces messieurs no voulurent pas lui donner asile.Elle pénétra onsuito dans lo magasin voisin tenu par M.Eonaud mais on no lui fit pas un meilleur accueil.Les constables Léon et Allard arrivèrent sur los entrefaites et mirent tin à la farce on conduisant Annio au violon.Ello paraît co matin dorant le rocordor.—Le Bien Public.Leçons de Piano et de Soif eye.Mademoiselle Philomene Boucher Eocovra chez elle, No.484, EUE LAGAUCHETIERE, SIX ELEVES POUR PIANO OU POUR SOLFEGE.Conditions ; $3.00 par mois.Singularité.—On a mis on cours récemment uno chargo attribuée l’oxcollont comédien Arnal.Colui-ci, dit-on, aurait adrossé un jour cette demande è, l’autour du Chalet :—Monsieur Adam, vous qui êtes passé maître en choses do musique, ditos-moi donc, je vous prie, s’il est vrai que lo Caid 6oit la mémo chose qu’ILnjdée ?—Mais non, mais non, mon cher Arnal, on vous a trompé ; lo Coldest un opéra-comique, et Haydée on est un autre.—C’est singulier, on m’a pourtant bien affirmé quo lo Caid C A 1.1) (c’est llaydée) ! LSCOHS DU SOIR B0NNÉES PAU M.HENRI WESTERLINCK Classes de Français, d’Anglais, de Sténographie et de Piano.* Pour plus amples renseignements, voir la circulaire déposée au Magasin do Musique do M.Boucher, 252, Euo Notre-Dame.a J.CRAIG-, Accorde et répare les Pianos,Harmoninins,&c.ATELIER No, 252,—Au Second Stage, Ru© RTotro.Daruo, Montreal. 94 LE CANADA MUSICAL.LEÇONS DE VIOLON.M.FRANCOIS BOUCHER Elevé de M.E.Jehin Prume, et Membre-diplômé de V Académie de Musique de Québec, RECEVRA AU SSTo* 252, 3&U» Quelques Elèves pour Yiolon.CONDITIONS .- 8300 PAE MOIS.Variétés Musicales.Kellogg vaut $200-000 : Nilsson un demi million.Madame Anna "Bishop voyage en Australie.Lovy, le célèbre cornet, à épousé, à New-York, à la fin d’Août, Madllo.Ma rianno J.Conway Madlle.Adelaide Philipps organise une nouvelle troupe d’O- péra Italien, avec chœur et orchestre.Los divers Conservatoires do Boston ont fait la réouverture de leurs classes à la mi-Septembro dernier.L’Opéra do la Daine Blanche, que Madllo.Kellogg doit prochainement introduire aux Etats-Unis, a ou déjà 1346 représentations à Paris seulement.liions.S.Mazurette a repris ses fonctions do professeur de musique à l'Académie Stc.Mario, des Eli.SS.des Sts.Noms de Jésus et de Marie de "Windsor, Ont.Nous avons été mal informé relativement au changement do domicile de M.Arthur Dumouchel.C’est à Eocfiostor, et non à Oswego, que cet habile professeur et organiste est maintenant fixé.Los régisseurs dos théâtres do Paris contribuent dix pour cent do leurs grosses recettes en faveur des pauvres do la capitale.En 1874, co fond a réalisé 2,360,122 francs.On peut donc appeler les pauvres do Paris des millionnaires.Une statistiquo musicale récente mentionne 16 églises Catholiques et 20 églises Protestantes de Londres où l’on oxé cute do la musique sacrée d’un ordro rolové.La proportion fait honneur assurémont à nos co-réligionnaires.Londres compte déplus 2,000 professeurs de musique.On y a publié l’an dernier, 2.500 morceaux nouveaux, dont 1000 romances 200 chants à deux voix ou en parties, et 1200 morceaux pour piano.Le Chœur ot l’Orchestre du Gésu do Montréal, (comprenant cinquante-cinq membres) ont assisté on corps à la Grande Messe à la Cathédrale do Trois-Eiviôros, dimanche der-nior, et y ont exécuté, à l’occasion do la clôture solennellodes exercices du Jubilé, la deuxième Messe do Haydn, on ut.L’orgue fut tenu par M.Octave Pelletier, ot son excellent accompagnement ne contribua pas peu au succès remarquable do l’exécution.A l’Offertoire, il interpréta avec un sentiment exquis, une ravissante mélodie de Lommons, ot, pour .Sortie, il exécuta avec une rare habileté, un brillant fragment d’uno des œuvres do Mendelssohn.A l’Epitre M.B.Shea joua sur le violon un joli andante do Cornelias.Sa Grandeur Mgr.Laflècho assistait à la cérémonie : le sermon fut donné par le E.P.Connilleau, S.J.M.P.Donys, do l'Institut des sourds et muets, do Belle-ville, Ontario, vient de succéder à M.le Professeur "Warren, on qualité d’organiste de l’église Catholique do St.Michel, de Bolleville.M.Denys est un musicien conscioncieux ot enthousiaste, qui s’acquittera do sa nouvelle chargo avec grand succès, nous n’en doutons pas.M.Salomon Mazurette semble no s’accorder aucun repos : c’est un auteur infatigable.Non content d’ajouter chaque mois à la liste do ses compositions déjà nombreuses, il a récemment livré à la publication son autobiographie et s'occupe on ce moment de la composition d’uno Messe en ré, dédié à M.le Curé de lEgliso do la Stc.Trinité, de Détroit.Les journaux de cette cité mentionnent en tormos flattours une soirée d’adieu offerte à Madlle.M.C.Brewster, à laquelle cette cantatrice introduisit, pour la première fois, cinq nouvelles Eomances dues à la plumo fécondo do notre compositeur Canadien.Madame ïiotjens, l’éminente cantatrice que nous aurons probablement ï’avuntago d’entendre à Montréal dans le cours d’Octobro, est aujourd’hui âgée de quarante et un ans.Elle fit son début à Londres il y a vingt ans.En dépit des grandes fatigués qu’elle a éprouvées depuis cette époque, comme cantatrice de concert ot d’Opéra, on assure qu’elle possède en core une voix * des plus fraîches.On vante trôshautoment aussi sa méthode et son style.Attachée au Drury Lane 1 he-atre de Londres, elle on perçoit £10,000 Fi HALE p RAV0 'J3p.AVI SS 1 JY! 0 ! ! stlgs.annuellement.MAKIAOE.A Montréal, lundi, le 20 Septembre, 1S75, M.John Alexander Finn conduisait à l’autel Mademoiselle Louiso Charlotte Papineau, fille ainéo do D.E.Papineau, Ecr., N.P.Le mariage fut célébré à.l’Eglise St.Jacques, par le Eovd.Messiro Soutenue.Nos meilleurs souhaits accompagnent les houreux époux.On peut se procurer les DU CANADA MUSICAL Aux dépôts de nouvelles de M.G.PERRY, Coinjles Ducs Craig et St.Laurent, DE MM.PARE 8l GRAVEL, Coin de la Côte St- Lambert et de la Liuellc Fortification, ET CHEZ L’EdITEUR-PrOPRIETAIRE, A.J.BOUCHER, 252, Rue Notre-Dame." PRIX: 10 CENTS LE NUMERO. '!sF.'La A LE CANADA MUSICAL.95 CALENDRIER MENSUEL Et Guide des Organistes et Directeurs de Choeurs, pour les Offices des DIMANCHES ET FETES.OCTOBRE—(Continué.) DATES | FÊTES RELIGIEUSES.ÉPHÉMÉRIDES MUSICALES ET NATIONALES.— , 1 10.D.Maternité de la Ste.Vierge.Double.Messe des Doubles-Majeurs.2des.Vêpres du jour, (59S).Mémoires du XXI Dimanche après la Pentecôte, (273) et de St.François do Borgia, Similabo,v.Amavit (530).11 L.12 M.13 M.14 J.15 V.16 S.St.Frs.do St.Procule Borgia.(40 h.Ste.Geneviè- Première représentation du Songe d’une nuit d’été, do Mendelssohn, 1843.i.[re.) Premier grand concert provincial do Trois Bivièrcs, (125 exécutants,) à l’occasion de l’inauguration de l’Hôtol-do-Ville, 1872.St.Edouard.(40 h.St.Jacques l'Achi- (Le 12) Première représentation do l’oratorio de Samson, do Hœndol, il gan.) j Londres, 1743.St.Calixte.M.do Tracy part pour fairo la guerre aux Iroquois, 1607.Ste.Thérèse.(40 h.St.Jean de Atat/ia.) Première apparition do Mademoiselle Emma Albani Lajcunosso à St.f | Potersbourg, 1873.St.Gai.'Début de Charles Braham, 1S48.17.D.Purete de la Ste.Vierge.(40 h.Ste.Thérèse.') Doublo.Messe des Doubles-Majeurs.1res.Vêpres do St.Luc, • (469).Mémoire de la Pureté do la Ste.Viergo, Beata, (601), v.Cum.(600).18 L.19 M.20 M.21 J.22 V.23 S.Mort de Méhul, 1817 : do Winter, 1S25.ISt.Luc, Evangéliste.'St.Pierre d’Alcantara.(40 h.St.Jc- (Lo 24) Début do Mademoiselle Emma Albani Lajounes.se au Théâtre Italien do Paris, 1S72.Mort du violoniste Pixis, 1842.Début de Mademoiselle Emma Albani Lajounossc New-York, dans la Somnambule, 1S74.St.Sévère.[réal.)Naissance de l’Abbé Liszt, 1811.St.Domain.(40 h.St.Gabriel, Mont-!Mort do Nauman, 1801.rôme.) St.Jean do Canti.Sto.Iledwidgc.(40 h.St.Bruno.) 24.D.Patronage de la B.V.M, Doublo.Messe des Doubles-Majeurs.2dos.Vêpres du jour, (605).Mémoires do St.Baphaël, Ego, v.Stetit, (804),—du XXIII Dimanche après la Pentecôte, (274),—et de SS.Chrysantho et Comp.Istorum, (516), v.Lœtamini, (515).25 L.26 M.27IM.28 J.29 V.30 S.St.Baphaël.(40 h.Pointe Claire.) 6,000 auditeurs assistent è, l’oxécution du Désert par 150 amatours Canadiens, au Palais do Cristal do Montréal, I860.|Bataille do Châtoauguay, 1813.¦Arrivée do Parodi à New-York, 1S50.Naissance do Bortini, 1798.St.Evariste.St.Armand.(40 h.St.Edouard.) SS.Simon et Judo, Apôtres.St.Maximillien.(40 h.St- Vincent de Séance musicale offerte à Mgr.Bourget, à l’occasion do ses Noces d’Or, Paul.) en son Palais épiscopal, par le Chœur du Gésu, 1872.St.Zénodie.(Le 2S) Première exécution du Don Juan do Mozart à Praguo, 1787.31.D.XXIV apres la Pentecôte.(40 h.Alt.Ste.Marie.) Somi-Doublo.Messe des Dimanches de l’armee., 1res.Vêpres do la Toussaint.(473), sans Mémoire.Consacre aux Ames du Purgatoire.ÎTOVEMBRE.Ce mois a 3Q jours.Novembre (du latin Eovember) a été ainsi nommé parce qu’il était lo neuvième, mois de l’annéo romaine.1.L La Toussaint.Ire.Classe.Messe Royale.2des.Vêpres du jour, (478).Vêpres des Morts, (551).2.M.Les Trépassés.(40 h.Villa Maria.) Somi-Double.Messe de Requiem., sans orgue.3 M.4 J.5|V.G S.ISt.Hubert.St Charles Borromée.(40 h.St.Placide.) St.Zacharie.|St.Léonard.(40 h.Lachenaic.) Naissance de Bellini, 1820.(Lo 7) Grand festival musical è, Vienne : 1100 musiciens exécutent la Création d’Haydn, 1S37.Les volontaires s'emparent do l’imprimerie do “ La Minorvo,” 1838.Destruction do l’imprimorio du “ Vindicator,” 1837 7.D.XXV .apres la Pentecôte.Somi-Doublo."Messe de6 Dimanches de l’annee.1res.Vêpres do l’Octavo do la Toussaint, (473).Mémoire du V.Dimanche après l’Epiphanie, (119),—et des 4 Couronnés.Istorum, (416), v.Lœtamini, (515).SiL.|St.GodfroTT(40 h.Jolictte.) \L’Elisée,de Mendelssohn, exécuté à New-York pour la première lois,1847.9[M.[Dédicace de la Basilique do Latran, ;Mort do Faleoni, 1600* m 96 LE CANADA MUSICAL.UNE ROMANCE NOUVELLE.Paroles et musique de Gustave Nadaud.Tu viens du pays, cousin Charlo : Quelles nouvelles ?Parle, parle.J’ai vu ta m ère elle m’a dit : “ Embrasse bien notre petit.“ Pour lui, j’ai brûlé plus d’un ciergo.“ Les soldats n’ont pas assez pour.“ Dis-lui, qu’il mette sur son cœur “ Cotto médaille do la Vierge.” Merci, cousin Charles, merci.Va, mon métier n’est pas le pire.Le soldat n’a pas un souci.A ceux qui m’aiment tu poux diro Quo je les aime aussi ! Voici une délicieuse Romance de Salon.On ne la chante jamais sans éveiller la plus douce émotion.A la demande d’un grand nombre d’amateurs qui l’ont entendue interpréter de la manière la plus charmante, par M.Wiallard, au Concert des Dames de Charité, il y a quelques mois, nous nous sommes décidés à la publier.Prix : é5 cents.- Par la poste ; 50 cents.Nous tenons constamment en magasin un assortiment des célèbres Introduits dans les premières familles de Montréal depuis quinze ans, ils ont donné invariablement la plus parfaite satisfaction.Tous ceux que nous avons reçus ont subi l’examen des professeurs les plus compétents et des artistes les plus distingués de cette cité, qui déclarent à T unanimité, que ces instruments ne sont surpassés par aucuns fabriqués en Amérique.La détermination ou nous sommes de ne vendre que pour ARGENT-COMPTANT nous autorise à fixer des prix de §100 à §125 au-dessous de ceux demandés par les maisons qui s’accomodent de longs crédits souvent incertains, Nous invitons respectueusement toutes les personnes et les institutions désirant transiger AU COMPTANT à venir visiter ces .INSTRUMENTS DE PREMIERE QUALITE et à prendre connaissance de l’extrême modicité de nos prix.Est ouvert à l’inspection du public, tous les jours, (les Dimanches et Fêtes exceptés) DE lO h.A.91.A O h.P.M., AU S’INSTRUIRE EN S’AMUSANT.” No.252 RUE NOTRE-DAME, /Premier Etage./ ADMISSION - - l 15 CENTS.
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