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Titre :
Le Canada musical : revue artistique et littéraire
Canada musical rapporte des nouvelles du domaine de la musique en provenance du Canada et de la France. Elle met particulièrement en valeur la carrière de jeunes musiciens tels Emma Albani, Frantz Jehin-Prume, François Boucher et Oscar Martel.
Éditeur :
  • Montréal :A.J. Boucher,1866-1881
Contenu spécifique :
samedi 1 mai 1875
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Boucher et Pratte's musical journal
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Références

Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1875-05, Collections de BAnQ.

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wmmgff MME® IjifflfflffliMfej! l >¦ l'|i'i''i;illj'|i» 'I'l-I'MI *||!|i|r.l»ili||:-tsiU|:ni UrW*" ! i:— —=- JICl'IEFïïiiT'i'l Mi'i'itïïT'iV'fii-' I niiiüïï'Hfivi Ir iiitiililVii ra.V'TiSw-4 mmm CANADA MUSICAL Revue Artistique et Littéraire PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.Un Morceau de Musique accompagne chaque Numéro.2e Année.Nouvelle Série.No.1.1er Mai 1375.A.J.BOUCHER ; Editeur-Proprietaire No.252, Rue Notre-Dame M O N T R E A L fiiilWl :iuü.ii iiiii,mlit;iiiii,i.:lilii iiiiiK iriiirtlWt!!;]' 'iliii'lil^rl'll 11 li|i:iinll îû iJy 'U37 vj.ÿww vbJ ôwïU Ou i! juvi|r1i‘i,-;.i:i i.t, Choix de Chants Sacrés pour les Dimanches et les principales Fêtes des mois de Mai, de Juin, et de Juillet.A nos abonnes, anciens et nouveaux.Mode de Publication.Nouvelles musicales du Canada.Entretien des Pianos.Poésie : Les Chants de Mai.Biographie de Mademoiselle Emma Aliîani La jeunesse.Musique : L’Amitié, Romance par L.Canivet.De ta Musique en Allemagne et en Italie; par Madame de Staël.Le Burin.Adresses.Variétés musicales.Bulletin de nouvelles publications musicales.Visite à la manufacture des Orgues-lIarmoniums-Alexandre, à Ivry-sur-Seine.Calendrier et Guide des Organistes et Directeurs do Choeurs, pour le mois do Mai.Pianos Ilazelton et Orgues-Harmoniums-Alexandre.iiii i'll 899999999999 0176 O LE CANADA MUSICAL.CHOIX DE CHANTS SACRES SPom?les lliiiieiei et les PpluelpMes Petes DES MOIS DE MAI, JUIM HT ' JUILLET.(Notre Catalogue complet comprend près de 500 Motets différents.) Motets au St.Sacrement et pour Fetes spéciales.Motets a la Ste- Vierge, pour le Mois de Marie, Salute, Etc-, Etc.Collections de Chants Sacres, Eccueils d’accompagnement de Plain-Chant, Etc.[Tour VAscension.] SUPER FLUMINA.Lamlfillotte 5010 et Choeur.GOcts [Pour la Pentecô/e ] VEXI CREATOR.Dietsc 5011 et Choeur, .S0cts' VEXI CREATOR.Lunibillottc Quatuor et Choeur, .Tacts [Pour la Fête-Pieu.] AVE VERtJM.I!nri;i Solo de T.ou S, .âOctj AVE VERUM.Klein Trio S.T.et B., Ü0cts ECCE P AXIS.Cherubini Solo de Soprano, ,40cts JESU DEI VIVI.Verdi Trio pour S.T.et B., ,30cts JESU.M O.MNES AGXOSCITE.Bidder Canon à 4 voix, .50cts LAUDA SION.Lnmbillotte Choeur, .50cts O SALUTARIS HOSTIA.Xeukomm Duo pour deux Dessus .50cts O SALUTARIS HOSTIA.Panofka Solo de Mezzo-Soprano, .3ücts O SALUTARIS HOSTIA.Zimmerman Solo de Soprano et Chœur, .iiUcts [Pour la Fête du Sacre' Coeur.] O COR AMORIS.Lnmbillotte Solo et Choeur, .80ets O COR AMORIS.Itondinella Duo pour S.et A., ,40cts QUID RETR1BUAM.Lnmbillotte Solo et Choeur.70cts [Pour la Fête de St ¦ Jean-Baptiste.] JUSTUS UT PALMA.Lambillottc Duo pour T.et B., .GOcts [Pour la Fête de St.Pierre.1 TU ES PETRUS.Desvignes Chœur, .70cts LA MESSE ROYALE.Dumont Harmonisée d'après Xovello, par A.J.Boucher, 20 cts.l’exemplaire on $2.00 la douzaine, (plus.12 cents pour envoi par la poste.) LA MESSE DU SECOND TON.Harmonisée à:4 voix, .lOcts j .\V E MARIA.7.Cherubini j Solo, 33cts AVE MARIA.DeDoos Solo de S.ou T., 30cts AVE MARIA.Lambillottc Duo, 40cts AVE MARIA.Lejeai Duo, 3âcts AVE MARIA.Millard Solo, 50cts AVE MARIA.Miné Solo de Tenor et Chœur, Tacts AVE MARIA.Owen Canon, S.A.et T.GOcts AVE MARIA.Gust.Smith Solo de Soprano ou Tenor, 40cts AVE MARIA.Wallace Duo, .35cts AVE MARIS STELLA.Procli Solo, SCcts BEXEDICTA MARIA.Lambillottc Solo de Baryton et Chœur, GOcts EGO MATER.Xeukomm Solo et Chœur.$1.00 MEMORARE.Lambillottc 5010 et Chœur, GOcts MOXSTRA TE.Lambillottc Quatuor, 50cls O GLORIOSA DOMINA.Lnmbillotte Chœur, GOcts SALVE REGINA.Davis Solo, üCcts SALVE REGINA.Millard 5011 et Chœur, GOcts SUB TOUM.Dnnjou Solo de Basse et Chœur, GOcts TOTA PULCHRA ES.Lnmbillotte Solo de Basse et Chœur, 75cts CHANTS A MARIE.Lnmbillotte Les trois parties réunies, avec accompagnement pour l’Orgue, l vol.grand in-8, relié, $G.OO Morceaux détachés des GRANDS SALUTS de Lnmbillotte : Ire et 2e Collections ; de 30 cts.il $1.25 La collection des PETITS SALUTS de Lnmbillotte comprenant les 20 morceaux suivants : tre Livraison : O Salutaris [Do] Duo, Inviolata[Z?o] Duo, Ave Verum [Noi] Duo ou Solo, Omni die [Sol) Duo, 2e Livraison : O Salutaris [Mi-bc/:iol] Duo, Ave maris Stella [Do] Chœur, In illo tempore [Si-bémol] Chœur, O cor nmoris [Do mineur] Solo, 3e Livraison : Ecce qunm bonum [Mi-bémol] Chœur Alma Redemptoris [Sol] Solo, Ave Maria [Si-bcmot] Solo, Tantum ergo [Mi-bémol] S.et Chœur 4e Livraison : O Salutaris [Do] ^uo, Ave Maria [Sol] Solo, Justus ut palma [Mi-bémol] Duo, Tantum ergo (Si-bémol) S.et Choeur 5c Livraison : Ecce pnnis (Si-bcmol) Solo, Salve Regina (Do-mineur) Solo, Motet pour St.J.-Btc.(Si-bémol) Duo Tantum ergo [Sol) Solo et Chour.La Collection complète, .net,.$7.75 Ces livraisons ne se vendent pas séparément.LE REPERTOIRE DE L'ORGANISTE.Labellc Recueil de Chant Grégorien, net $8.00 LES CIIANTS DE L’EGLISE.I.agncé Harmonisés pour l’Orgue.net $12.00 LE MEMORARE.Werner Collection de Messes, Antiennes, etc., net S2.75 LYRA CATHOLICA.Wilcox Recueil de Motets, Messes, etc.net $2.50 HYMNS AND HARMONIES, for Catholic Schools and Homes.—Choix de Cantiques nouveaux, paroles anglaises, 35cts CHANTS LITURGIQUES, extraits du Graduel, du Vespéral et du I’roccssionnl ; in-18.GOcts On oxpédiora les morceaux mentionnés ci-dossns,—franc deport,—à, touto adresse on Canada ou aux Etats-Unis, sur réception du prix marqué.En bommandant dos Cahiors reliés cependant, on devra ajouter lo prix du port On trouvera constamment chez A.J.BOUCHEE, La Petite Chapelle, (1er Vol.83.00, 2o Vol.83.50), LeTresordes Organistes, (2 Vols : 83.00, chacun), Le Service des Chapelles, (1 Vol; 82.50).Ainsi qu’un choix varié do Mu.-ique D'Orgue, Méthodes d’Orgue ot d'Uar.vonium, olc., etc. Le Canada Musical.VOL.2.] MONTREAL, 1er MAI 1S7-5.[No.1.A nos Abonnes, anciens et nouveaux.Lorsque, on Août 1867, nous nous voyions forcé do suspendre, bion à regret, la publication do notre chor quoique modesto Canada Musical, nous nous hâtions d’ajouter que nous saisirions, avec bonheur, la première occasion favorable d’on roprondro la publication interrompue.Co moment si ardemment désiré par nous et—nous osons nous on flatter—par cctto petite mais généreuse phalange do lecteurs-amis qui nous avaient si cordialement aidé et soutenu do leurs encouragements lors de notre première apparition,— cette heure, disons-nous, somblo enfin sonnée.Que s’ost-il donc passé dans le domaino do l’art musical-pendant ces huit années d’un tacet absolu, pour nous auto, riser à reprendre aujourd’hui notre plumo, et, avoc elle, l’espoir do no la plus déposer que ponr la confier à un successeur qui continuera uu jour cotte œuvre qui no doit plus s’éteindre ?Notre pays so sorait-il donc signalé autrement que dans la voio d’un progrès matériel, commercial et industriel incontestable ?Laissant à des écrivains autorisés le soin do retracer la marcho progressive des esprits et dos lettres dans ces donnions temps, nous nous contontcrons d’attirer simplement l’attention sur une série do faits artistiques accomplis au milieu do nous, otqui affirment hautomont les aptitudes pou ordinaires de notre population—Canadionne-Françaiso surtout—pour l’art musical, et établissent les succès éclatants qui ont dignomont couronné les courageux efforts do plusieurs do nos jeunes compatriotes.Donc, pondant que quelques rares professeurs expérimentés continuent à propager au milieu do nous, avoc un zèlo consciencieux, les principes d’une saine éducation musicale,—que plusieurs do nos hautes maisons d’éducation recourent au seul enseignement méthodique basé sur la connaissance indispensable dos premiers rudimonts et du Solfégo, nous sommes appelés à saluer le retour, à différentes époquos, do onze jounos compatriotes qui, après ayoir mis à profit les excellentes leçons des professeurs judicieux qui dirigeaient ici leurs études, avaient résolument entrepris, lo plus souvent en présonco do difficultés quasi-insurmontables, le voyago on Europe afin d’y confirmer, par une étude ardue, aidéo do la comparaison éclairéo, les débuts rassurants qu’ils avaient laissé entrevoir.Do co nombre, cinq nous revenaient do Paris ; trois avaient suivi les cours du Consorvatoiro do Lcipsic ; un autre rapportait au Canada l’honorablo dictinction de Yiolon-Promior Prix du Consorvatoiro do Liégo ; deux autres enfin avaiont plus pavticulièromcnt-fixé lour séjour on Angleterre.A l’heuro qu’il est notre pays compto à Paris d’honorables interprètes do la théorie et do la pratiquo musicales dans la porsonno do deux jeunes Canadiens : l’un, M.Guillaume Couture, par son talent exceptionnel no s’est fait ouvrir les portes, jusquo là infranchissables, du Conservatoire que pour oscalador du coup lo premier rang des har- monistes ; l’autre, M.Calixte Lava liée, s.'est affirmé là où l'on no s’impose pas, par l'excellence et lo cliarmo remarquable do ses brillantes compositions, tant pour lo piano que pour l’orchestre,—écrits dont les plus illustres maîtres de Paris ont gracieusement accepté la dédicace.Mais co qui a surtout contribué à donner droit de cité au Canada parmi les nations artistiques du monde c'est indubitablement la position élevée si glorieusement conquise par cctto aimable enfant du sol, dont tant d’états et do cités do la I\é_ o voisine nous disputent vainement l’honneur du berceau.En effet, si la Suèdo s’enorgueillit d'avoir vu tiaîlro Jenny Lind et Nilsson, l’Angleterre la Paropa, l’Irlande sa Cathorino llayos, l’Allomngno la Sontag, l’Italio l’Al boni et la Pasta, la Franco la Malibran, lo Canada no peut-il pas avoc une égale fierté leur présenter son Ai.nANt.Or, lo pays qui peut se glorifier d’avoir donné lo jour à uno artisto aussi illustre, s’il acquiert le privilège do compter pour beaucoup dans la république dos arts et des lettres, no contracte-t-il pas, en mémo temps, des obligationset dos devoirs qu’il doit s’efforcer d’acquitter ?C’est on présence do cos faits, constatés avec bonheur, —et persuadé que nous sommes que lo Canada a suffisamment grandi dans la voio du progrès artistique pour éprouver lo besoin d’un organo, quelque modesto qu’il soit, plus spécialomont consacré à la littérature et à la eritiquo artistique,—que nous ropronons aujourd’hui la publication du Canada Musical.Puisso ce briof exposé do notre pensée rencontrer un appui cordial et éclairé, propre à nous oneouragor dans les efforts incessants que nous proposons do fairo afin do rondro lo Canada Musical digno, sous tous les rapports do la confiance et du bionvoillant patronago do scs nombroux loc-tours.Mode de publication.Lo Canada Musical paraîtra lopromior do chaquo mois, par livraisons do 16 pages.Comme lo présent, chaquo numéro subséquent contiendra la revuo des événements artistiques du mois,—les nouvelles musicales de l’étranger,—dos correspondances, biographies et poésies musicales,—-1 annonce dos principales publications musicales du mois précédent,—lo calendrier mensuel des organistes et directeurs de chœurs et deux pages de musique vocat.e ou instrumen- tale.Confiant dans les ressources quo nous nous proposons d’exploiter et comptant sur les sympathies quo no peut manquor d’éveiller l’œuvro quo nous entreprenons, nous adressons cotte première livraison do la nouvollo série do notre IIovuo à la plupart do nos abonnés d'autrefois, ainsi qu’à un granit nonibro d’amateurs dont lo goût prononcé pour les arts et la littérature nous permet do croire quo nous no faisons pas, à leur égard, acte il intrusion, t eux qui cependant, après l’avoir parcourue, no désireraient pas s y abonner, voudront bien nous renvoyer co premier numéro, en y inscrivant lo mot ‘‘ refusé,” accompagné de leur nom autrement, ils soront considérés comme abonnés.88552 0078 4 LE CANADA MUSICAL.Malgré l'augmentation notable du eoîlt do l’impression et, du prix du papier survcnuo depuis la suspension du Canada Musical, nous nous proposons do nous on tenir à l’ancien abonnement de SI.OU par année, invariablement payable d’avance.La musique qui accompagnera chaque numéro est en vente à notre magasin (transporté, depuis lo lor.Mai, au No.232, lino Notre-Dame, on face do la Rue St.Laurent) et vaut à elle seule plusieurs fois lo montant de l’abonnement entier.Nouvelles Musicales Canadiennes.Afin de répondre pleinement à son but.lo Canada Musical aurait à passer on revue les principaux événements artistiques qui ont signalé la saison musicale que nous terminons.Cotte rude tâclio s’annonce cependant assez mai à propos au moment où il a fallu concentrer tous nos moyens organisateurs pour imprimer une vie nouvelle à notre Bévue.Nous nous bornerons, donc pour cette fois, à onrégistrer simplement les réunions musicales de cos mois derniers,— réservant aux séances futures une appréciation plus étendue.L’annonce d’une répétition du Désert de Félicien David, que donnait le Chœur du Gésu, le 12 janvier dernier, attirait à la Salle Académique du Gésu deux milles auditeurs.L’organisateur de la fête avait osé innover sur Paris mémo, en annonçant la représentation en costume.L’idée fut trouvée bonne, et l’auditoire se crut transporté, pour lo quart d’heure, en plein Sahara.“ L’hymne à la nuit” confié à M.Hector Drolet, fut interprété par ce monsieur avoc un sentiment exquis.“ La rêvorio du soir ” fournit à M.i’oné Iludon uno occasion favorable do produire son excellente voix do tonor-légcr.Bref, cotte séance fut un admirable succès,—nous pourrions même ajouter, uno spécula-tion très heureuse Le 19 janvier, répétition partielle du DésertA l’occasion d’une très intéressante loeturo, sur les peuplades Kabyles, donnée à la Salle Academique de Gésu, par le Bévd.Pcro Charmotant.Uno poésie de; circonstance, intitulée La Bcligion et les Missionnaires,” composée par M.Gaston Wiallard et admirablement lue par M.Achillo Dorion, no fut pas la moins intéressante partio de la séance.Au commencement do Mars, réapparition il Montréal, dans doux concerts, do M.Boscovitz—domicilié depuis quelques mois à Boston.Soit lo caractèro trop sévère des programmes annoncés ou lo pou do prestigo qu'inspirait un entourago puremont local, notro artisto pianiste fut moins heureux cotte fois que dans la plupart do sos concerts pié-cédonts.Lo 23 et 24 mars, le “ Quintette Beethoven ” de Boston, que nos dilettanti accueillent toujours avoc délices, nous favorisait do deux do ses concerts les mieux réussis.Madame Anna Granger Dow accompagnait lo “ Quintotto ” en qualité do cantatrice.I o 12 Avril, concert donné par M.Joan-Bto.Labollc, assisté par plusieurs do sos élèves.L’absence, pour causo de maladie, do M.Genot qui, avoc Madamo, dovait représenter les Noces de Jeannette do Victor Masse, nécessita la suppression inévitable do la plus intéressante partio du programme.Grand concert symphonique, dirigé par M.Vogt, lo 15 Avril.N’ayant reçu ni billet, ni programme, nous n’avons connu do cette soirée que ce qu’on ont publié les journaux anglais de cette ville.Tout on décernant à M.le directeur la part d’éloges à laquelle son esprit d’ontropriso (si misérablement soeondé à Montréal) lui donno assurément droit, lo Star insinue que la claque n’était pout-êtro pas tout-à-fait étrangère aux chaleureux applaudissements qui accueillaient certains morceaux qui, sur d’autres auditeurs moins enthousiastes, so traduisaient par des clfots plutôt soporifiques.Quoiqu’il en soit, on s’accorde à dire quo Madllc.Jeannette Vogt s’est fort bien acquittée do l’exécution sur lo piano, do la Sonate on sol mineur de Schumann et do la Polonaise en mi bémol majeur de Chopin.Lo 20 Avril, plusieurs des élèves do piano et de chant do Madamo Petipas donnaient à la Sallo dos Artisans uno soirée très intéressante.L'excellente voix do tenor et l’articulation distincte do M.G.Lamothe, lo chant expressif de Madllo.L.Ste.Mario, les vocalises faciles et gracieuses de Madamo Loach et de Madllo.Frees, le phrasago correct do Madllo.E.Tassé, et l’exécution sûre et brillanto do Mdllo.Dagenais ont été particulièrement admirés.Excellent concert de musiquo classique et autre, savamment interprété par e “ Quintette Mendelssohn ” de Boston, avec le concr 5 do Madllo.Fanny Ivollog à la Sallo “ Association,” le lG Avril.Cette organisation admirable qui compto déjà'vingt-six années d’existence, a été la première à inclure Montréal dans ses tournées annuelles ; aussi lui on conservons-nous uno vivo reconnaissance qui se traduit par un accueil de plus en plus chaleureux à chaque visite successive.Nous réservons pour la livraison de Juin lo compterendu do la charmanto soirée donnée à la Sallo Académiquo du Gésu, mardi dernier, lo 27 Avril, par lo chœur et l’or-chcstro du Gésu, avec l’aimablo concours do plusieurs amis amateurs.Entretien des Pianos.Nous avons pris des arrangements pour nous assuror les services permanents d’un excellent facteur do pianos, qui aura la charge principale du département instrumental do notro maison.Ce monsieur qui possèdo une cxpéricnco très pratique, acquise pendant un séjour do plusieurs années dans- les principales fabriques et maisons d’importation Françaises et Anglaises de Montréal, so chargera aussi do l’ACCORDAGE et de la reparation des instruments que l’on voudra bien lui confier.La multiplicité des commandes pour aecordages que nous recevons à cotto époque do l’annéo nous ongago à prior nos pratiquas do vouloir bien faire parvenir leurs commandes quelques jours d’avance, si elles no veulent pas éprouver des contrariétés parfois inévitables pendant la saison dos affaires.Nous attendons do Paris, par les premiers vapeurs océaniques do la saison, un envoi très considérable do Musique d’orgue, Cantates pour fêtes ot distributions de prix, Chants comiquos, Chœurs montagnards, otc.Nous recevrons, on mémo temps, do Jjondres notro importation du printemps do musiquo pour piano,comprenant, entre autres nouveautés, la collection la plus eomplèto en Amérique dos compositions do l’auteur favori du jour, Sidney Smith. LE CANADA MUSICAL.i) POESIS.LES CHAITTS IDE DVL^I.(Pour le Canada Musical.) (I) Si tout clianto ici-bas, que chante la fleurette.Dont l’air est parfumé, Que murmure à sa sœur, la blanche pâquerette, , Au mois de mai ?Si tout chante ici-bas, que chantes-tu, fleurette ?Que soupire un brin d'herbe, en traversant la mousse Où le vont l’a semé, De quoi parlo un bourgeon, une feuille qui pousse, Au mois do mai ?Qu’acclames-tu, brin d’herbo, au sortir do la mousse ! Que gazouillent au bois rossignol et fauvette, Dans leur chant animé, Quo babillent au champs, la grive et l’alouette, Au mois do mai ?Que modulez-vous donc, rossignol et fauvette ?Que dit le papillon au blanc lis qui l’abrite Dans son sein embaumé, Quo dit le roitelet aux roseaux qu’il visito, Au mois do mai ?Que dis-tu, papillon, au blanc lis qui t’abrite '! Qu’annonce l’hirondelle à l’onde, son amio, Quand l’orage est calmé, Que fredonne l’abeille â la rose épanouie, Au mois de mai ?Qu’annonce riiirondcllc ù Fonde, son amie ?Quo bourdonne l'insecte à l’humble rcnonculo Qui lo retient charmé, Que ehanto au nénuphar la svclto libel Iule, Au mois de mai ?Que bourdonno l’insocto à l'humble renoncule ?Ils chantent Dieu qui donne au printemps son soleil, A l’oiseau son ramage, à la fleur sa parure ; Pour lui la pâquerette xlialc son murmure, Et le chantro des bois gazouille â son réveil.(H) Que raconto un vieillard que lo froid ot la neige Ont chez lui renfermé, Que s’écrie un bambin so rendant au collège, Au mois do mai ?Que contez-vous, vieillard, après le froid, la neige ?Que soupire un malade au teint hâve ot fébrile Par lo chaud ranimé, Et lo convalescent qui so sent moins débile, Au mois do mai ?Malade, que redit ta voix encor fébrilo ?Que répète lo pauvro hier tromblant cncoro Sous son toit enfumé, Quo clianto l’ouvrier dont lo sert &taméiioro,_ Au mois do mai ?Que dis-tu, mendiant, tremblant hier encore ?Que dit lo laboureur à scs prés qui verdissent, A son blé bien germé, Que répond le fermier à sos bœufs qui mugissent, Au mois do mai ?Que dis-tu, laboureur, ù, tos prés qui verdissent ?Que chante la fermière, en disposant la ruche, Où lo miel est formé, Que dit la ménagère, en nettoyant sa huche, Au mois de mai ?Quo chantes-tu, fermière, en disposant ta ruche ?Quo dit l’enfant de forme aux poules qui vont pondre ?Au gros coq enrhumé, Quo dit le petit pâtre aux brobis qu'il va tondre, Au mois de mai ?Que dit l’enfant de forme aux poules qui vont pondre ?Ils chantent le retour de la belle saison.L’air chaud, le ciel d’azur qui rappelle à la vio, Dissipe la souffrance, éveille l’industrie, liamèno les travaux ot mûrit la.moisson.fill) Parmi les fleurs, l’encens, quel cantique s’élance D’un sanctuairo aimé, Quand le soleil s'éteint, quel doux concert commence Au mois de mai ?Parmi les fleurs, Fonçons, quoi cantique s'élance ?Dans tout élan du cœur ot dans toute prière, Quel nom est proclamé A l’entour d’un autel rayonnant de lumière, Au mois de mai ?Que chantent tous les cœurs, que dit chaque prièro '! Quel nom mélodieux, plein de grâce ineffable, Est-on accoutumé De donner â ce mois,—quel est lo nom aimablo Du mois do mai ?Quel nom plein d’harmonio et do grâce ineffable ?Quoi pieux chant d’amour et dilate et remue Lo cœur tout enflammé Do cotte jouno fille on blanc touto vêtue, Au mois do mai ?Par quoi chant do l’amour son âme est-elle émue ?Quels accents, quels soupirs sortent do la poitrine Do l’enfant transformé, Uccovant dans son sein la visite divine, Au mois do mai ?Quels accents, qitols soupirs sortent de sa poitrino ?C’est vous quo tout cœur chante, ô Mère du Sauveur, Vous, grâces à qui l’homme a le Ciel sur la tone, Vous quo lu Pils do Dieu nous légua commo mère ; A vous lo mois de mai doit son nom, sa splendeur .Nous n’avons pas cru pouvoir débuter d’une manière plus acceptable â nos nombreux lecteurs-musiciens qu’en-leur offrant, dès le premier numéro do cette nouvollc série du Canada Musical, la biographie si attrayante de Mademoiselle Ai.iia.ni [Emma I,ajeunes.se].Nous sommes redevable de cette gracieuse faveur à l’auteur, Monsieur Napoléon Legendre, qui, non seulement a mis son intéressant travail à notre disposition, mais de plus a bien voulu suggérer quelques corrections et introduire, tout exprès pour lo Canada Musical, certaines notes supplémentaires qu’il est parvenu à recueillir depuis la publication de son étude.Ceux, cependant, qui s’impatienteraient de la lenteur de notre publication, ou qui aimeraient â voir figurer permanemment sur les rayons de leur bibliothèque la vio de cette aimable artiste qui a jeté un lustre si éclatant sur notro jeune patrie, trouveront en vente, à notre magasin de musique, [No.252, Rue Notre-Dame], la Biographie complète, en brochure, au prix de 25 centins, ou de 30 contins s, l’envoi doit être fait par la poste.En faire l'acquisition, c'est enrichir sa bibliotlièqued'uno public»- 6 LE CANADA MUSICAL.tion charmante, tout en reconnaissant faiblement le travail et le mérite d’un auteur Canadien.ALBANI (Emma Lajeunesse) par JSTapoléon Legendre.Emma Lajounosso,—ou Albani, pour l’appeler du nom qu’elle a illustrer en si peu de temps, ost née à Chambly, province do Québec, dans l’hiver do 1847-4-i.Ello fut bap-tisé, un mois et demi après sa naissance, à Plattsburg, N.Y.Son père, Joseph Lajounosso, d’abord étudiant en médecine, était un professeur de musique d’une certaine habileté et possédait surtout un goût comparativement très-dé-voloppé.Emma est l’aînée do doux autres enfants, dont l’un est actuellement dans les ordros, au séminaire do Montréal.Madame Lajcunossc (née Mélina Mignatilt), fut lo premier professeur do sa tille.Dès l’âge do quatre ans, ht potito Emma avait déjà commencé, dans les croches et les doubles croches, les pauses et les soupirs, ce travail qui devait porter plus tard do si beaux fruits.On conçoit, cependant, qu’à cetto époque, l’élude do la musique n’occupait pas la placo principale dans son existence.Car, comme tous les autres enfants, même les mieux doués, surtout les mieux doués, dirions-nous avec plus de vérité peut-être, la petite Emma adorait lo jeu, les courses et lo tapage.Elle était en outre espiègle, colère et tort difficile à conduire.Nous avons toujours trouvé que l’on faisait à l’enfance uno grando injustice en la comparant à uno cire mollo.La cire, il est vrai, reçoit uno omprointo,mais du promior coup, sans résistaneo, platement et lourdement.Ce n’est pas ainsi qu’un enfant est formé ot - ulé.Il faut des efforts graduels et réitérés, des assauts jntolligonts et mesurés.C’est plutôt un acier généreux qui so façonne à l’aido do la flamme et d’une pression savante.Or, notre jeuno virtuose n’était pas uno cire mollo ; autrement ello no fût probablement jamais devenue la grando artisto que nous savons.Vers 1S53, M.Lajounosso vint s’établir à Montréal.Nous rappelons encore la maison qu’il a occupée, sur la rue St.Charles-Borroméo.Il enseignait la musiquo, réparait ot accordait les pianos.On no deviont pas riche, de nos jours, dans l’exercice do cetto profession.A cetto époque, elle était moins lucrative encore.Cependant, la petite Emma perdit sa mère, ot co grand malheur vint la frapper à un âge où il laisse déjà des tracos profondes, surtout chez une jouno fille.La maison fut triste pondant bien des mois ; los études, toutefois, no furent point abandonnées, ot M.Lajounosso y trouva uno distraction qui l’aida à supporter lo violent chagrin qu’il avait ressenti.C’est vers co temps qu’a commencé la véritable éducation musicale de la petite Emma.Diro que son père l’aimait serait no poindro que faiblement l’espèce de culte qu’il avait pour sa fille.Il la sentait douéo ot no songeait qu’à la faire briller, qu’à en fairo uno grando artiste.Etait-ce le rêve de l’amour patornol ou la prévision du musicien en présonco d’une organisation pleino do grandes promessos ?C’était probablement les doux.Quoiqu’il en soit, la prévision a été justo, lo rêve ost dovenu uno réalité.M.Lajounosso adorait sa fille ; mais lorsqu’il s’agissait de scs études musicales, il était d’uno extrême sévérité.La journée do la potito Emma était bion remplie.Ello s’exerçait six heures par jour régulièrement : doux ou trois heures do piano, uno heure ou doux do harpe, ot uno heure do chant matin et soir : tel était lo programme dont olio no s’écartait quo très-rarement, hors les occasions où sa constitution délicalo lui dictait quelques jours d’un repos néces- saire.Son père était alors son unique professour ; ot il ost justo do dire qu’il lui a donné uno excellente direction.Tout n’était pas rose, néanmoins, dans l’oxistonco do la jouno mu8icionno.Lo public qui voit paraître un artiste sur la scène ou manœuvrer un régiment sur place, s’imagine volontiers que lo jeu entraînant do l’un ot los évolutions brillantes do l’autro ont été acquis sans plus do peino ot do difficultés qu’il n’on a à les rogardor ou à les entendre.Hélas 1 s’il lui était donné d'o jeter un coup d’œil dans la eoulisso ou dans la sallo d’exercice ; s’il pouvait voir combien co qu’on ost convenu d’appelor la ficollo tient plutôt du cable et do la chaîne ; comme il changerait d’idée ! Cependant, en admirerait-il plus les uns ot los autres ?Nous croyons que non.Car, dans co monde, tout singulier que cela paraisse, la fiction est plus forte quo la réalité ; et l’on pleurera toujours plus volontiers sur lo malhour supposé do l’Eléonore du Trouvère que sur les angoisses réelles de l’artiste qui est peut-être obligéo do chanter co rôle pondant quo chez ello les ciorgos brûlent dans uno chambro mortuai-ro, près du corps d’un parent chéri.Nous avons déjà eu occasion do diro que notre jeuno musicienne, tout en cultivant son art, n’ontondait pas ro-noncor complètement aux amusements do son âge ; ello consorvait donc un goût prononcé pour lo jeu ot le tapage.Après tout, à cet âge, la chose est si naturelle ! Mais elle se laissait emporter souvent au-delà des limites qu’une raison plus froide devait établir.De là aussi, maintes fois, de ces petites scènes do famille ontro la fille ot lo père : remontrances d’un côté, pleurs et colères de l’autre.M.Lajounosso avait trouvé, à Montréal, dans la personne do M.Guillaume David, alors célibataire aisé, un ami et un protecteur précieux.Ce digno citoyen avait conçu uno affection toute paternelle pour la potito Emma.Elle no l’appolait pas autrement quo l’onclo Guillaumo.Aussi, combien de fois no l’a-t-il pas consoléo do ses chagrins d’on-fant ; combien do fois n’a-t-il pas rétabli ontro la fille et lo père uno paix quo co dernior no demandait qu’à signer.jusqu’à la prochaine cscapado do notro espiôglo enfant.Madamo Lavignc, la mèro do notro violoniste populairo, a aussi été souvent, pour Mlle.Lajeunesse, la confidente do ces gros chagrins que nous avons tous ressentis, ot ses caresses maternelles ont bien des fois remplacé los baisers do cello qui n’était plus.Nous no pouvons résister au désir do raconter ici une ou deux anccdotos qui peindront d’une manière plus frappante l’onfanco et lo caractère de la jeune virtuose.La profession de M.Lajounosso l’appolait souvent on dehors do la ville, dans certains villagosoü il allaitdo temps à autre accorder ou réparer los instruments.Il no partait jamais sans fairo à sa fillo los plus minutiousos recommandations sur l’emploi du temps pondant son absonco.Or, un jour, il devait partir à doux houres pour Vau-drcuil.Emma avait préparé avoc soin la malle do son pôro, co qui no l’avait pas d’ailleurs tollomont absorbée qu’elle n’eût ou lo temps d’avortir quolquos-uncs do ses petites amios.—Papa no revient que demain soir, avait-elle dit ; nous pourrons nous amuser toulo l’après-midi, et jo trouverai bion lo moyen onsuito do rattrapor lo temps perdu.A midi, lo papa vint dînor, ot, un pou avant uno houro, uno voituro l’emportait avoc sa mallo vers la gare do la Pointo St.Charles.—Surtout no t’amuse pas ot travaille ; jo saurai bion rn’aporcovoir, à mon retour, do la manièro dont tu auras employé ton temps.Tâcho d’êtro bonno fillo I Toiles avaient été ses dorniôros paroles, au moment do monter on voituro.Emma avait bon cœur ; los derniers mots do la recommandation l’avaient touchéo.Ello so serait probablement miso à son piano ou sa harpe.Mais, hélas I los potitos amios avaiont été avortios ot il est si difficile do décommander uno fête, surtout à douzo ans 1 Le père avait, d’aillours, à peino tourné lo coin do la LE CANADA MUSICAL.i ruo qu'une des invitées, qui guettait impatiommont co départ, commence à montror sa petite tête et entre sur la pointe du pied.—Est-il bien parti ?demande t-ellc à voix basse et avec do petits yeux inquiets ?Que répondre ?Que faire ?Il no fallait pas mentir.Emma, d’ailleurs, n’eut pas le temps do prendre une décision.Une seconde petite têto se montra, puis une troisième, une quatrième, une cinquième ;.les amies ot les amios des amies, un véritablo essaim de fraiclies figures.11 n’y avait plus moyen de reculer ; la dame do céans se résigno—sans trop de peine, il faut bien le dire, et la fête commence, c’est-àdiro, les francs éclats de rire, les jeux, le bruit à casser les vitres ! On s’amusait comme nous nous sommes tous amusés dans ces jours frais et riants de notre onfanco, hélas ! maintenant envolés ! Cependant, M.Lajounosso avait dû arrêter un instant chez Seobold, pour prendre quelques effets.L’instant s’é*ait un peu prolongé.Puis il avait rencontré, plus loin, un ami avec lequel il avait causé.La bête qui le conduisait n’était pas un pur sang, ot il lui fallut encoro subir un encombrement sur lo pont 'Wellington.Bref, lorsqu’il arriva*à la Pointe Saint-Charles lo dernier wagon du train était sorti do la gare.—Just in time to be too late ! dit le chef de gare, homme spirituel mais incompris.Il fallut revenir.En montant l’escalier, il entendit des symphonies qui n’avaient aucuno parenté avec la harpe ou lo piano ; il écouta et comprit do suite la situation.La fête était à son apogée.On riait, on s’amusait, on tapageait sur un volcan ! Soudainement, un coup soc est frappé à, la porto.Emma elle-même viont ouvrir, et reste pétrifiée en lace de la figure paternelle à laquollo dos lunettes bleues prêtaient jo no sais quelle sévérité.En un clin cl’œil, toutes les petites amies étaient disparues.Nous no savons trop ce qui arriva, mais la remontrance fut sévèro ; car lorsque le père sortit pour aller à ses leçons, la petito courut so réfugier chez Madamo Lavigno.Elle en avait assez do chant ot do musique, ot dans son oxaltation, olle parlait do s’en aller aux Etats-Unis ou d’entror dans une communauté.Madame Lavigno la consola avec do cos paroles corn-mo les mères seules savont en trouver.Elle finit par calmer ses esprits échauffés ot la retint à, souper avec la famille.Pondant lo repas, M.David apparut- Emma dut lui raconter do nouvoau touto son aventure, ot ce fut uno nouvelle explosion do sanglots et do grandes résolutions.M.David avait une grande influence sur sa petite protégée.Il acheva do la calmer en so chargeant do négocier uno paix durablo.—Maintenant, dit-il en formo do conclusion, to voilà ici, je te donne congé pour la soirée ; reste avec nous, nous allons faire do la musiquo J o prends sur moi tousles risques.Tout alla bien jusque vers huit heures et demie, lorsquo soudain, la aonnotto do la porto se fit entendre.La musiquo se tut comme par cnchantomont.Lo jour.o Arthur Lavigno, qui n’était pas encore, alors, l’artiste que nous connaissons aujourd’hui, alla ouvrir.A la vuo de M.Lajounosso, l’œil inquiet, la figure défaite, il so trouble, no trouvo pas une parolo ot court so ré-fugior au salon.L’onclo va lui mémo recevoir lo nouvol arrivant.—Ma fille ost-elle ici ?sanglotto M.Lajounesso ^-Mais non, dit tranquillement M.David.*—Ah 1 mon Diou I qu’ost-ollo dovonuo ?jo la chorcho partout depuis sept licuros, et jo venais ici en dernier ressort.—Eh ! bien, vous l’auroz grondée, et elle est partie ; vous savez comme ello a lo caractère décidé ! J e me doutais toujours qu’il en adviendrait ainsi ! Lo père so désole ot veut recommencer scs recherches.M David, qui no veut-pas prolonger scs souffrances, lo tire par le bras : —En voilà assez, dit-il ; venez, jo vais vous fairo retrouver votro fille.Et il l’entraîne au salon.Lajoie de M.Lajounesso peut se concevoir plus facilement qu’elle no peut se décrire.Nous avons dit qu’il avait pour sa fille un véritablo culte.11 était facilo do lo comprendre à la vue dos caresses qu’il lui prodigua on cotto circonstance.La soirée s’acheva avec le plus-charmant entrain et on ne s’aperçut même pas que lo jeune violonisto on horbo fit trois ou quatre fausses notos dans la marche do l’ouverture de la Muette qu’il grattait, en lisant sur la partition do piano.Lorsqu’elle s’en retourna chez elle, apiès la voilléo, Emma avait oublié à pou près son ontréo au couvent ot son départ pour les Etats-Unis.On oublio si vite à cet âge houreux 1 Ello avait bien promis do ne plus donner do fêto ot do s’appliquer sans relâche à son étudo.Mais il n’est pas absolument certain qu’elle no soit jamais relombéo en faute.Qui osera lui jeter la première pierre ?Un enfant no peut pas vivre de gammes ot d’exercices à cinq notes.Ello travaillait cependant avec ardeur et faisait des progrès sensibles, lorsqu’un accident qui aurait pu avoir les suites los plus l'ûchouscs vint mettre dans lo plus grand danger, sa carrière et son avenir.Tant il est vrai quo nous sommes tous dans la main do la Providence ot que les plus grands génies mêmes ont besoin de sa protection pour no pas être arrêtés par les obstacles do la route.Un jour quo M.Lajounesso avait fait uno courso un peu longuo, l’espiègle enfant avait profité do cotto absenco pour so récréer un pou avoc uno petite amie.* En jouant, avec sa pétulance ordinaire, olle s’était fait écraser un doigt dans l’embrasure d’uno porte.Il fallut dissimuler le mal ot souffrir on pationco.Pendant plusieurs jours ello joua ses oxercices avoc un courage au-dessus de son âge et de son soxo.Il s’agissait do cacher à son père co petit malheur qui eût dévoilé la faute, La douleur augmentait cependant-, et la blessure, mal traitée, devint sérieuse.A tel point que, un jour, il fut impossible à l’enfant do jouer sa harpe.Ello s’assit près do l’instrument ot so mit à lire.On conçoit l’étonnement du père, on face de cette espèce do provocation.—Allons I lui dit-il, il no s’agit pas de liro ; travaille.—Jo no puis pas.—Comment I voilà du nouveau, par oxemplo I —Cola mo fait mal aux doigts.—Voyons I montre un pou tes mains.Ello n’eut gardo do le faire ; au contraire, olle se fourra les mains sous son tablior, dans la crainlo do trahir sa conduito.M.Lajounesso se fâcho ot insiste.L’enfant s’ontèto do son côté, tant ot si bien qu’à la fin, la colère l’emportant, elle saisit la harpo ot so mot à courir des gammos échovolées, pondant que la doulour lui crispo los nerfs.Malhcurousoment lo doigt malado so prend dans uno corde fine, et l’ongle tout entior s’on déta-cho.Emma tombo évanouie sur lo parquet et son père a tout juste lo tomps do saisir lo lourd instrument qu’cllo on-trainait dans sa chute ot qui lui eût brisé la tête.Elle revint difficilement à ollo, ot lo doigt blessé fut longtemps sériousemont compromis.Enfin, à forco do soins, la guéiison fut amonée et los études reprirent pou à peu lour cours accoutumé.Nous sommes certain, cependant, que la grande cantatrice so rappollo cncoro avoc uno vivo émotion cet épisodo do son enfance.(fi Continuer.) LE CANADA MUSICAL L’AMITIE Musique do L.CANIVET, Paroles de Mlle.MARIA DUMENIL -1-3- -v—s- !T-gZ Pré -sont des cieux, tié pu - re et sain Et dos bien- O—i -V- du Soigneur bien - fait, truits chantée ¦H*-1—- gzb~ ’ i ' H -O- G •t—! Te chant - te - rai je mieux qu’on ne fa fait 1 Le ceil, sans doute, je -tant 9 LE CANADA MUSICAL.s P=^ '•-7i rc L’homme e - si - le, cet enfant de dou - leurs, dit du SËiËËsfe E^H-ES£E^'= U»«* ^y-C- -&¦-&- S.S.-Æ JL Sï TT •" f-Er r tt-r-Fg- “fcib—i -N 1r 0 9 • -N N i -/L-b J, i ¦ - - •J m p.v 9 -V ; p » • -V _ - JmZ.u 1 1 U“ m • ?jn sJ 9 -9 • - p - Alli v.m m IV r m - - moins, 60U logeons sa mi - sfc * re Par l’a - mi - tic, ce doux li - en di“s V 3^ pour finir.ü§]] Z)« siyno.Par l’a - rai - tié, ce doux li - eu des cœurs ! cœurs cœurs : 2 Oh ! n'est-co pas cette amitié divine Qui partageant nos bonheurs et nos maux, De ces derniers sait épointer l’épino, En nous fesant les autres bien plus beaux 1 C’est l’amitié qui dans notre jeunesse, En so jouant sut essuyer nos pleurs, Et jeune ou vieux où chercher la tendresse 1 Dans l’amitié, ce doux lien des cœurs ! 3 Et lorsquo l’âgo a dépouillé nos têtes Qu’on est heureux do s’appuyer encor, Sur un ami qui connût uos tempêtes, Et qui nous aide à parvenir au port ! Quand le Très Haut nous fait quitter la terre, Qui reste ici plongé dans la douleur î Qui vient prier près d’une croix do pierre î C’est un ami, c’est un frère du cœur ! L’amitié. 10 LE CANADA MUSICAL.De la Musique en Allemagne et en Italie.Adaptation de la musique aux paroles.Les Allemands excellent dans la musiquo instrumentale ; les connaissances qu’elle exige, et la patience qu’il f*ut pour la bien exécuter leur sont tout-à-fait naturelles ; ils ont aussi des compositeurs d’uno imagination très variée et très féconde ; je ne ferai qu’une objection à leur génie, comme musiciens ; ils mettent trop d’esprit dans leurs ouvrages, ils réfléchissent trop à ce qu’ils font.Il faut dans les beaux arts plus d’instinct quo de pensées ; les compositeurs allemands suivont trop exactement lo sens des paroles ; c’est un grand mérite, il est vrai, pour ceux qui aiment plus les paroles que la musiquo, et d’ailleurs l’on ne saurait nier quo lo désaccord entre lo sens des unes et l’expression do l’autro ne fut désagréable : mais les Italiens, qui sont les vrais musiciens do la nature, no conforment les airs aux paroles que d’uno manière générale.Dans les romances, dans les vaudevilles, commo il n’y a pas beaucoup de musique, on peut soumettre aux paroles le peu qu’il y en a ; mais dans los grands effets de la mélodie, il faut aller droit à l’âme par une sonsation immédiate.Ceux qui n’aiment pas beaucoup la peinture en elle -même attachent uno grande importance aux sujets des tableaux ; ils voudraient y retrouvor los impressions que produisent les scènes dramatiques : il en est de même en musique quand on la sent faiblement, on exige qu’elle so conforme avec fidélité aux moindres nuances des paroles ; mais quand elle émeut jusqu’au fond de l’âme, toute attention donnée à ce qui n’est pas elle, no serait qu’une distraction importune ; et pourvu qu'il n’y ait pas d'opposition entre lo poème ot la musique, on s’abandonne à l’art qui doit toujours l’emporter sur tous los autres, car la rêverie délicieuse dans laquollo il nom plonge, anéantit les pensées que les mots peuvent exprimer, ot la musiquo réveillant en nous lo sontimont do l’infini, tout co qui tend à particulariser l’objet do la mélodio doit on diminuer l’effet.Gluck, quo los Allemands comptont avec raison parmi leurs hommes do génio, a su merveilleusement adapter lo chant aux paroles, et dans plusieurs do scs opéras, il a rivalisé avec lo poèto par l’expression do sa musique.Lorsque Alcosto a résolu de mourir pour Admète, et que co sacrifice, secrètement offert aux dioux, a rendu son époux à la vio, lo contraste des airs joyoux qui célèbrent la convalescence du roi, ot dos gémissoments étouffés do la reine condamnéo à lo quittor, est d’un grand offet tragique.Orcsto, dans Ipïhi-génio on Taurido, dit : Le calme rentre dans mon âme, ot l’air qu’il chante oxprimo eo sontiment ; mais l’accompa-gnomont do cet air ost sombro et agité.Les musiciens, étonnés do co contraste, voulaient adoucir l’accompagnement on l’oxécutant ; Gluck s’en irritait ot leur criait : “ M’écoutez pas Orostc : il dit qu’il ost calme ; il mont.” Lo Poussin, on poignant les danses des bergères, placo dans lo paysago le tombeau d’une jeune fillo.sur loquol est écrit : Et moi aussi je vécus en Arcadie.Il y a do la pensée dans cotte manière do concevoir les arts, comme dans los combinaisons ingénieuses do Gluck ; mais les arts sont au-dessus do la ponséo : leur langage, co sont los coulours, ou los formes, ou les sons.Si l’on pouvait se figurer les impressions dont notre âme serait susceptible, avant qu’elle connût la parole, on concevrait mieux l’effot do la peinture ot do la musiquo.De tous los musiciens pout-être, celui qui a montré lo plus d’esprit dans lo talent do marier la musiquo avec los paroles, c’est Mozart.Il fait sontir dans ses opéras, et surtout dans “ Le festin do Pierre,” toutes les gradations des scènes dramatiques ; le chant est plein do gaieté, tandis quo l’accompagnement bizarre et fort semble indiquer le sujet fantasque et sombre do la pièce.Cette spirituelle alliance du musicien avec le poète donne aussi un genre do plaisir, mais un plaisir qui naît do la réfloxion et celui-là n’appartient pas à la sphère morvoillouso dos arts.J ’ai entondu à Yionno la Création do Haydn, quatre cents musiciens l’exécutaient à la fois, c’était uno digne fête en l’honneur de l’œuvro qu’elle célébrait ; mais Haydn aussi nuisait quelquefois à son talent par son esprit mémo ; à ces paroles du texte : Dieu dit que la lumière soit, et la lumière fut, les instruments jouaient d’abord très doucement, ot so faisaient à peine entendre, puis tout-à-coup ils partaient tous avec un bruit terriblo, qui devait signaler l’éclat du jour.Aussi un homme d’esprit disait-il qu’à l’apparition de la lumière il fallait se bouclier les oreilles.Dans plusieurs autres morceaux do la Création, la même recherche d’esprit peut être souvont blâméo ; la musiquo so traîne quand les serpents sont créés ; ollc rodovient brillante avec lo chant des oisoaux ; et dans les Saisons aussi de Haydn, cos allusions se multiplient plus encore.Ce sont des concetti on musiquo que des effets ‘ainsi préparés ; sans douto certaines combinaisons do l’harmonie peuvent rappeler des merveilles do la nature, mais ces analogies no tiennent en rion à l’imitation, qui n’est jamais qu’un jeu factice.Les ressemblances réelles des boaux-arts entre oux ot des beaux-arts avec la nature, dépendent des sontiments du mémo gonro qu’ils excitent dans notre âtno par des moyens divers.L’imitation ot l’oxpression diffèrent extrêmement dans les boaux-arts : l’on est assez généralomont d’accord, jo crois, pour oxcluro la musique imitative ; mais il rosto toujours doux manières do voir sur la musiquo oxprossivo ; les uns veulent trouvor ôn ollo la traduction des paroles, les autres, et co sont los Italiens, se contentont d’un rapport général entro los situations do la pnèco ot l’intention dos airs, et cherchent les plaisirs do l’art uniquement en lui.même.La musiquo des Allemands est pdus variéo que colle des Italiens, ot c’est on en cola piout-êtro qil’ollo ost moins bonne ; l’esprit est condamné à la variété, c’est sa misère qui on ost la cause ; mais les arts, commo lo sontimont, ont uno admirablo monotonio,—collo dont on voudrait faire un momont étornol.La musiquo d’église est moins bollo on Allomagno qu’on Italio, pnirco quo los instruments y dominont toujours.Quand on a entondu à Homo lo Miserere chanté par dos voix seulement, toulo musiquo instrumentale, mémo celle de la chapollo do Dresde, parait torrostro.Los violons et les trompottes font partie do l’orchestre de Drosdo, pendant lo sorvico divin, ot la musiquo y ost pdus guerrièro quo reli- V LE CANADA MUSICAL.11 gieuse ; lo contraste des impressions vives qu’elle fait éprouver avec lo recueillement d’une église n’est pas agréable ; il no faut pas animer la vie auprès des tombeaux ; la musique militaire porto à sacrifier l’oxistonco, mais non à s’en détacher.La musique do la chapelle do Vionno mérite aussi d’être vantéo ; celui do tous les arts que les Viennois apprécient lo plus, c’est la musique; cola fait espérer qu’un jour ils deviendront poètes, car, malgré leurs goûts un pou prosaïques, quieonquo aime la musique est enthousiaste, sans lo savoir, do tout ce qu’ollo rappelle.J’ai entondu à Vienne le Requiem que Mozart a composé quelques jours avant do mourir, et qui fut chanté dans l’église, lo jour do ses obsèques ; il n’est pas assez solennel pour la situation, et l’on y retrouve oncoro do l’ingénieux, conimo dans tout co qu’a fait Mozart; néanmoins, qu’y a-t-il do plus touchant qu’un homme d’un talent supérieur, célébrant ainsi sos propres funérailles, inspiré tout à la fois par lo sentiment de sa mort et de son immortalité ! Les souvenirs do la vio doivont décorer les tombeaux ; les armos d’un guerrier y sont suspend nos, et les chefs-d’œuvre do l’art causent une impression solennelle dans lo tomplo où reposent les restes de l’artisto.Madame de Staël.Le burin.Pondant ces années dernières, il n’y a pas que l’art musical qui soit entré dans la voie d’un progrès sensible parmi nous.Lo magnifique sanctuairo que l’on érige à N.D.do Lourdes, los constructions monumentales quo l’on destine au Bureau de Posto et à, l’IIôtel-do-villo proclamont assez hautement le génie romarquablo do leurs architectes respoctifs.Los charmantes fresques qui décorent l’intérieur de la chapollo do Nazareth rappellent une fois de plus l’ha-biloté do notre estimé artiste-peintre Monsiour Napoléon Bourassa, qui, comme Michel-Ange—peintre et arehitocto à, la fois—attend du ciel, (auquel il consacro ces travaux remarquables), la récompense que la terre lui accorde avec tant d’hésitation.Lo ciseau des Larscncur et des Ménard orne les splendides boisorios ot les chapiteaux de nos églisos et do nos édifices publics.L’art du graveur restera-t-il seul ontro les mains d’artistes Anglais ou Allemands qui, depuis quelques années on expioitont si avantageusement lo monopole ?Ilourousomont, non ! L’élégant frontispico et les spirituelles vignettes qui ombollissont notre journal sont là pour attester quo si le ta-lont a si longtemps tardé à se produiro co n’a été que pour so révéler plus éclatant ot so poser onfin au milieu do nous dans dos conditions qui défient la compétition étrangère.Co travail admirable, ainsi quo los gravures et vignot-tes qui, dopuis quolques mois, ornont les pages do plusieurs do nos rovues périodiques ot do certaines publications Canadiennes récentes, est dû au burin do Mons.Jules Marion.Nous sommes houroux do contribuer à faire connaitro, par dos échantillons aussi éloquents, lo nom trop ignoré do cet habile artiste Canadien.Alliant uno pensée patriotique à l’idée artistique, ceux do nos lecteurs qui réclameraient les services du graveur no pourraient faire mieux qu’en adressant leurs commandos à ce Monsieur, dont lo bureau est au No.212 lluo Notre-Dame.Ils y seront servis avec ponctualité, célérité et habileté^ ot à des prix très modérés.Les journaux de Troy annoncent, quo M.Olivier Houle, lo protoctour do Mlle.Emma Albuni, la prima donna Canadienne, est mort subitement en cette ville, le 24 do Février dernier.C’est M.Houle qui, le premier, engagea Mlle Emma Lajeunosso à étudier la musiquo.Il lui acheta un piano et paya une partie des déponsos do son éducation musicalo.M.Houle a toujours porté un vif intérêt à la célèbre cantatrice, et, de son côté, celte dernière n’a pas oublié son bienfaiteur.Lors de sa visite à Boston, elle a ou avec lui ot Mme Houle une entrevue des plus touchantes.—La Minerve."Wagner, lo compositeur de la musiquo do l’avenir, vient d’écrire un opéra intitulé “ Nibolunger-Iiing ” qui sera joué à Bayreuth en Bavière, pendant l’été de lSTti La durée do la représentation de cet opéra requerra trois soirs, ot l’on ne devra lo répéter quo doux ou trois fois.On construit un immonso théâtre spécialement pour cotto représentation unique, qui sera dirigéo par l’autour et à laquelle toutes los célébrités musicales do l’Europo, y compris Liszt et Yon Bulow, prêteront leur concours.Le roi do Bavière est le patron do la fêto.Lo prix d’entréo pour les trois soirs do la représentation est do 300 thalers.La.promièro répétition vocale de l’opéra est fixée au mois do juillet prochain, et los répétitions gonéralcs aux mois do J uin ot J uillet, 1876.PAUL BUClSIaïSSj, OKG-.A.IIsriS'Z’iE-iE’IROIFIESSIETTZR.ET Importateur d.o Musiq.uo, Agent pour le “ Canada Musical,” ST.HYACINTHE.musée Rares Speciments Ornithologiques.Conclw/ogiques, &c.[Audessus du Magasin do Musique do A.J.Boucher.] Admission.: 15 Contins.ARTHUR LAYIGIE, lEUDIHTIETTIBb IDE 3sÆTJSIQ,TJ'E3 Agent pour le “ Canada Musical» ° QUEBEC- mm lARioi, GRAYEUB No.212, 11 UE NOTRE-DAME, Au-dessus des Bureaux de la Minorve. 12 LE CANADA MUSICAL.VARIETES.:W Adélaïde lîistori est do retour à New-York depuis plusieurs sçmainos.Carlotta Patli, la sœur d’Adélina.n’a ¦pas eu do succès à St.Petersburg.Léopold Jansa, violoniste célèbre» vient do mourir à Vienne, âgé de 7H ans.Pauline Lucca chante actuellement à Léipsic, moyennant §750 par soir.Une nouvelle cantatrice Suédoiso—Mlle.Victoria Bunsen—vient de débuter à Copenhague.Le nouvel Opéra de Paris, inauguré le 5 janvier dernier, a déjà coûté la bagatello do SS,000,000.“ Le Journal de Musique de Dwight,” publié à Boston, inaugurait,le 17 Avril dernier, son trente-cinquième volume.M.Ambroise Thomas présidera le grand concours international des Sociétés chorales qui doit se tenir à Amiens, pendant le présent mois de Mai.A l'occasion de l’inauguration du nouvel Opéra do Paris, la location d’une logo s’est élevéo à 20,000 francs,— plusieurs stalles ont été payées 1,200 francs.Madame Camille Urso est invitée à se joindre à une compagnie d’artistes qui doivent donner une série de concerts en Hollande, en Denmark, en Suède et en Norvège, l’été prochain.On annonce le décès, en Allemagne, du compositeur ostimé J.Val llannn ; sa marche “ Milanollo ” n’a pas pou contribué à le faire connaître des habitués do nos séances musicales.La dernière livraison de L’Amateur, quo publient mensuellement MM.Lee & Walker do Philadelphie, outre un choix remarquable d’excellente littérature artistique, contenait onzo pages de musique vocalo et instrumentale.L’imprcssario d’Albani annonco que ce n’est pas lo salaire élevé payé à cette cantatrice qui a amené la désor.ganisation de sa troupe d’opéra ; qu’au contraire, los profits des soirs où Albani était annoncée comblaient los déficits des soirs où elle ne figurait pas.A la grande exposition qui doit se tenir à Philadelphie en 1S7G, on exhibera un clavecin qui date do 1770.Le professeur J.Jay Watson exposera également un violon “ Ama-ti ” do 1616, que lui a présenté Olo Bull, on 186S.Toutes les sociétés musicales de Franco doivent être conviées à célébrer ensemble, à Rouen, lo centième anniversaire do la naissanco de l’immortel auteur do la Dame Blanche—Boiki.dieu, - le 15 Déccmbro 1875.La fête durera plusieurs semaines.La Messe lloyale, harmoniséo d’après Novollo pour quatre voix,devient do plus en plus populaire.Elle a déjà été exécutée à Montréal, dans l’Eglise do Notre-Dame, du Gésu, de St.Patrice ot do St.Pierre—ainsi qu’à Québec, Hull, Toronto, et jus]u’à St.Boniface do Manitoba.“Lo Folio,” excellente revue musicale publiée mensuellement, par MM.Whito, Smith & Cio., do Boston, offre à ses abonnés, avec chaque numéro, un superbe portrait lithographié do quelquo artiste célébré : la livraison d’Avril contenait le portrait de Madame Saurot (Thércsa Carreno) quo nous avons ou lo plaisir d’entendre récemment à Montréal.Le prochain numéro du Canada Musical contiendra un excellent portrait du rogrotté Mossiro Barbarin, accompagné d’une notice biographique sur ce digne serviteur do Pieu.Los nombreux amateurs de nos Chœurs do chant qui désiroraiont posséder ce souvenir d’un directeur bion-aimé, feront bien do s’abonner, sans délai, à notre Revue, attendu que le tirage est restreint au nombro actuel do nos abonnés.Au moment de meltro sous presse, nous rocevons de notre entreprenant confrère, M.Arthur Lavigno, Editeur do Musique à Québec, los nouveautés charmantes qui suivent : Pauvre France ! Romance par Faure,—Albani Galop par Cfco.McNeil, et Les fleurs du printemps, valse brillante transcrite par J.A.Dofoy.Tous ces morceaux sont envoûte à notre magasin de musique.Le lustro du nouvel Opéra do Paris possède trois cent quarante bec de gaz.La maison, La Carrière-Dolatour et Cie., s’est chargé do la fonte de co lustre dont le modèle, fait par M.Corbon, est une mervoillo de ciselure.On raconte que cette maison, tenant avant tout à l’honneur de faire co beau travail, a accepté largement la certitude do perdre 10.000 francs sur la somme do 30,000 qui lui était otforto.M.Lo Chevalier installera an dessus du magasin de musique de A.J.Boucher, vers lo 15 Mai prochain, son Musée Ornithologiquo, Entomologique ot Conchologiquo.Les nombreux spécimens quo nous avons eu l’avantago d’inspiocter chez ce Naturaliste distingué, nous autorisont à annoncer aux amateurs d’Histoiro naturelle une collection des plus complètes et des plus rares qui ait jamais été exhibée à Montréal.La manufacture des célèbres Orgues-Harmoniums Alexandro, pour salons, églises, chapollos et communautés —établie à Ivry -sur-Soino, près Paris, depuis plus do quarante ans, occupo, avoc la cité-ouvrière environnante, 50.000 mètres.Deux machinos à vapeur et l’outillage en proportion permet à la fabrication d’attoindro lo chiffre extraordinaire do MILLE instruments par mois.Dernièrement, los propriétaires do Fenwick Hall à New Saybrook, Connecticut, chargèrent un comité do six artistes do faire l’acquisition, pour lour magnifiquo salle, du piano qu’ils jugoraiont lo plus parfait.Après un oxamon très sévère dos instruments des premières fabriques Américaines lo comité décida quo lo Piano IIazelton l’omportait sur tous les autres pour l’é-lasticitédo la touche, la qualité chantanto, la pureté et la puissance du son et la solidité delà fabri- mm LE CANADA MUSICAL.13 BULLETIN MENSUEL DE PUBLICATIONS NOUVELLES Reçues pendant le mois d’Avril 1875, par.A.J.BOUCHER, lUTO.252, IR/TTE ItsTOTIE^IE-ID^IVEEÎ, DVCOIDTTIR/IE^lLi.Nous recevons chaque mois, de Paris, de Londres, de New-York, de Boston, de Philadelphie et de la Nouvelle-Urléans, plusieurs centaines de publications nouvelles.Nous les repassons toutes au piano, attentivement—une à une,—et nous signalons, ci-dessous, au bénéfice de nos abonnés, celles des publications si variées de ces diflérents Editeurs que nous jugeons, après mûr examen, posséder un mérite réel et offrir le plus d’intérêt à nos lecteurs-musiciens.Nous ne recommandnns rien de médiocre : les remarques qui accompagnent chaque publication sont l’appréciation fidèle et nullement exagérée de ces compositions.Cllîltit.ENFANTS D’UN .JOUR.[En Sol.] Emile Durand 75 Charmante Berceuse, style reclicrché.genre “ Gounod,” destinée cependant aux seuls connaisseurs.PAUVRE FRANCE ! '• Eu Si mineur.” J.Favre 35 Touchante mélodie, par l’auteur estimé des “Rameaux.” REPONDS PETITE FLEUR.“ En Do.” VA MON VAISSEAU.“En — ’’ NE T’EN SOUVIENS-TU PAS ?“ En Fa.” Strearbog 35 Trois charmantes Romances, paroles françaises et anglaises, accompagnement très facile : elles deviendront certainement aussi populaires que “ la Charité,” de Mercier, et l’“Alicc,” d’Ascher.L'AMITIE.“ En Mi bémol.” L.Canivet 25 Réimpression d’une délicieuse mélodie : paroles adaptées aux Pensionnants aussi bien qu’aux salons.SïtJéûtjuu iiisti'iiincnhile.GRANDE VALSE BRILLANTE.“En Mi bémol.” Gobbaerts Op.48.75 Cette valse nouvelle, de moyenne difficulté, est cependant de l'effet le plus brillant : elle ne peut manquer de donner satisfaction générale.» PALESTINE ’’ GRANDE MARCHE.“ En l'a.' E.L.Ilime CO Motif majestueux, couleur Orientale.Excellente Marche pour Orgue, ou pour entrée de Séance.SI LA 8TANCIIEEZA.Iîoyton Smith.__C0 Arrangement facile et brillant de ce motif populaire du Trim vire : nous n’exagérons rien en assurant que ce charmant morceau plait invariablement.PEARLY CASCADE- “ En Mi bémol.” Lichncr.50 Mélodie courante, genre “ Pluie de perles,” mais moins difficile ; par un auteur qui n'attache son nom qu’à des compositions de premier ordre.CASCAR1LLA, Danse Cubaine.“ En Mi bémol.” Richard Hoffman.75 Caprice élégant, assez difficile, mais renfermant de rares beautés.Nous le recommandons comme morceau très distingué.LA SEDUISANTE, Valse.“ En Mi bémol.” Lange.GO Le titre en proclame le mérite.RÊVE DU SOIR.v En Fc mineur.'' Gobbaerts Op.45.GO Nocturne d’un sentiment exquis : nous le recommandons en toute confiance aux amateurs de la musique plaintive.“ FAIRY REALMS,” Valse.“ En—” Sidney Smith.80 Danse féerique, comme son nom le proclame.EVENING WALK.“ En Sol.” J.D.Wilson.50 Aimable petite Fantaisie, renfermant une mélodie très agréable.FENELLA, Valse.“En Mi bémol.”" Tito Mattéi.75 Acquiert une popularité aus à grande que bien méritée.Une favorite universelle.LA FILLE DU REGIMENT.“ En La bémol.” Sidney Smith.1.00 Un des derniers arrangements de cet auteur populaire, nullement inférieur à son “ Robert le Diable,” “ Martha,” “ Fra Diavolo,” etc.MORRIS DANGERS.“ En Fa.” Wilson.40 Petit caprice original: agréable imitation dans le genre Ethiopien.S’adresser à A.J.BOUCHES, 252, Rue Notre-Dame, Montréal.Uttcratiirc Musicale.lUojru[ihie de Mademoiselle Emma ALBANI Lajeuncsse, avec autographe et portrait, par Napoléon Legendre : 25 Par la poste : 30 Melliotlcs, I&cciicils, etc.PLAIDY’S TECHNICAL STUDIES.Relié : 1.50 L’édition que nous importons est, d'après le témoignage des nombreux Professeurs qui eu ont fait usage, la mieux imprimée, la plus correcte, la plus complète et, en même temps, la moins coûteuse do toutes celles qui ont été publiées jusqu’à ce jour.METHODE ANALYTIQUE DE BELLAK.Pour le piano : 75 Edition nouvelle et augmentée.Assurément la plus intéressante et la meilleure méthode connue pour de jeunes élèves, et, dans bien des cas, pouvant servir avec grand avantage, à des élèves d'un âge plus avancé.MUSICAL PASTIME, Pour violon et piano, ou flûte et piano : 2.50 Collection très considérable de Mélodies Opérali-ques et autres, de Marches, Valses, Quadrilles et Galops, arrangés dans un style agréable et facile, pour des Amateurs de moyenne force.Les parties de Violon et de Flûte sont imprimées au-dessus de celles du Piano, mais peuvent aussi s'acheter sépa-ment.MUSICAL PASTIME, Pour Violon ou Flûte Solo : 1.50 Fournitures Musicales.Papier-Musique, première qualité : 50cts la main.Cordes Italiennes, première qualité pour violons.4e Corde argentée de “Bêlait-” “ Sol.” .50 Cornets “ Gautrot,” de Pari3 : 89.50 Sur réception du prix marqué, A.J.Boucher expédiera, franc do port, à toute adressa quelconque, aucun morceau de Musique ou de Chant publié au Canada ou aux Etats-Unis. 14 LE CANADA MUSICAL.Visite a la Manufacture des célébrés Orgues-Harmoniums Alexandre.(Pour Salons, Maisons d'Éducation et Eglises.') Au milieu des préoccupations matérielles qui étroignont notre temps, au milieu des théories décevantes qui l'assiègent, une choso console, et servira peut-être à sauver la société, c’est l’étudo do la musique.Non seulement ello fait partie do l’éducation des classes élevées, mais encore elle tond à s’introduire dans les mœurs du peuple.C’est là, incontestablement, un élément puissant do moralisation et d’ordro, et l’attention des hommes d’Etat s’est portéo particulièrement, depuis quelques années, sur la diffusion la plus large do l’enseignement do la musique.Une remarques importante à l'aire à ce sujot, c’ost la placo, do jour en jour plusgrundo, quo proud la musique sé-riouso dans l’attention des masses.Qui aurait pu prédire, il y a vingt ans, que les œuvres grandioses des plus grands maîtres de l’art trouveraient prochainement des auditeurs attentifs et exercés dans ccs masses p __ 'aires, si éloignées, semblait-il, du sentiment et des connaissances do la mu-siquo.C’est quo le temps a marché, l'éducation du peuple a fait des pas rapides, et la possession complète des droits et des prérogatives du citoyen a réveillé en lui le besoin des grandes et belles choses, l’instinct de la dignité.Nous paraissons renaître aux jours antiques do laGrèco, où les arts, la musique surtout, étaient tout-puissants sur l’esprit et les mœurs des peuples.Nous produisons des chofs-d’œuvro et nous sommes entourés, nous jouissons do tous ceux que nous ont légués les siècles écoulés.Jamais la science sublime do l’harmonio n'a ou autant d’interprêtes, autant d’échos ; la musique est partout, à tous les étages de nos vastes demeures, et, l'industrie aidant, chacun peut avoir à sa portéo l’instrument do son choix sans avoir à s’imposer des sacrifices trop lourds.J’observo, avec l'attention du philosopho, cette expansion d‘un art régénérateur ; j’en marque les phases avec joie, car chaquo progrès est une eonquêto.Lorsquo j’en- * tonds quelquo part le son d’un violon, jo m’arrête et je crois entondro l’accent d’un homme honnêtoou qui va le devenir ; lorsquo les accords d’un piano frappent mes oreilles, jo m'assieds en pensée au foyer do la famille, jo la vois heureuse, rocucillic, unie : le pèro soigno l'éducation do ses enfants, ceux-ci aiment lour père, et l’ordro publie s’on ressent, et la société en acquiert plus do i'orco et do grandeur.Mais combien plus mon âme s’élève aux sons retentissants do l’orgue ! combien cetto puissante expression de la louange et do la prière rapproche l’homme de la grande voix do la nature et do l’oroillo do Dieu ! Sous les doigts do l’artisto, l’orgue est un orchestre complet : il imite tous les instruments, tous les sons ; il soupire, il pleure, il gémit, il gronde, il tonne, il éclate ; l’âme s’imprègne avec délices do ccs accents si ploins, si étendus, si graves, si nobles, si majestueux qui remplissent d’harmonie les plus vastes nefs.Aussi le culte Catholiquo s’ost-il, do bonne heure, empressé de s’en approprier l’usage.Il était donné à notre temps de faire sortir l’orgue dos temples du vrai Dieu pour le répandre jusque sous les plus humbles toits, et le génio humain se pliant aux exigences do l’époque, est parvenu à faire contenir cette voix formi-’ dablo des orgues do nos églises dans les proportions d’un instrument portatif, l’orguc-harmonium à quarante piastres ! Certes, ce sora la gloire do notre génération d’avoir, par les efforts do l’industrie, abaissé le prix do toutes choses, et multiplié infiniment la sommo des jouissances et des satisfactions do touto nature, intellectuelles et matérielles.On y est parvenu par l’application des procédés mécaniques, par l’approvisionnement aux sources do production, par la division du travail, par uno comptabilité régulière, par l’habileté industrielle.Ce sont toutes ccs conditions réunies qui ont rondu si intéressante la visito quo j’ai faito, à Ivry-sur-Seino, do l’admirable manufacture où so confectionne un instrument d’uno ronomméo universelle, l'Orgue expressif.Nocommandé à l’aimable et intelligent directeur do l’usine, j’ai pu assister à tous los détails do la fabrication, me rendro cornpto de ses conditions, do son importance, et j’ai été édifié, jo le dis avec jcio, do l’ordre,do l’entente, do la propreté qui font de cotte fabriquo curiouso un établissement modèlo.J’y ai vu, pour ainsi dire, le bois entrer on grumo et on ressortir à l’état d’instrumont parfait, destiné à orner los plus somptueux salons.Non seulement j’ai pu prondro dos notes tout à mon aiso pendant lo cours de ma minutieuse visito, mais encore jo dois à mon complaisant cicerone des renseignements écrits qui me permettent do parler ici en connaissance de cause d’une fabrication si peu connuo et si intéressante.L’usine occupo, do la manière la plus liourouse, uno vaste étendue empruntée au parc d’un ancien châtoau qui subsiste encoro.On y a installé, sans souci do l'espace, des ateliers, des hangars, .des magasins, des dépendances do touto sorte, habilomont ordonnancés ; doux machines à vapour de la forco do cent chevaux distribuent partout uno force motrice qui donne lo mouvement à uno foule d’outils ingénioux.Le silonco lo plus complet règno dans cotte ru-cho do près do cent travailleurs qui so meuvent à l’aise dans les spacieux compartiments qui sont leurs ateliers.L’approvisionnement des bois qui doivent, avant d’êtro employés, parvenir à un état do siccité absoluo qui no peut être obtonuo qu’au bout do plusieurs années, comprend toujours pour plus do 200,000 francs do bois en grumo ou débités, placés sur dos chantiers, ou dans d’immonsos hangars.Une indication des ateliers et locaux omployés donnera uno idéo assez; exacte do la naturo ot do la distribution du travail.Nous comptons donc : lo.Do grands chantiers pour lo bois en grumo ; 2o.Des greniers pour sécher lo bois ; 3o.Doux machines à vapeur de 100 chovaux de forco.4o.Trois chaudières, dont doux à marche constante ; 5o.Une scierie ; 6o.Un atelier do débitage du bois avec trois raboteuses mécaniques ; 7o.Un atelier do ferrure et de serrurerie ; So.Uno fonderie do cuivro ; 9o.Un atelier do mécaniciens ; lOo.Un atolior do fabrication de dièzos ; 1 lo.Un atolior de sommiers ot claviers ; !2o.Un atelier pour la fabrication des caisses ; 13o.Un atelier pour la fabrication des soufliots ; Mo.Un atolior pour lo montage des soufliots ; lôo.Un atelier do jeux ; llio.Un atelier do limeurs aux tons ; 17o.Un atolior do petite finition ; 18o.Un atelier do grando finition ; l9o.Dos cabinets pour les accordeurs ; 20o.Un atelier pour lo vornissago ; 21o.Un atelier pour lo repassage ; 22o.Un bureau du visa, qui est lo passo-port do l’instrument achevé ; 23o.Un salon d’exposition ; 24o, Un atelier pour l’emballago ; 2üo.Des magasins pour l’approvisionnomont do toutes los matières employées dans l’usine ; 2Co.Dos bureaux pour l’administration.Tout cola largo, haut, éclairé, à l’aiso sur uno superficio do 25,000 mètres dont les ateliers soûls occupent 15,000 mètres, au milieu d’un magnifiquo parc, est disposé do manière à favoriser tous los services, lo eontrôlo ot l’inspoction.Un monte-charge puissant ajouto son utilité à toutes colles que jo mo suis plu à signaler.L’orguo à anches libres, harmonium, mélodium ou orgue expressif, était à peino connu il y a uno trentaine d’annéos.L’industrie naissanto on était abandonnée à quelques petits fabricants dont les produits étaient insignifiants.(A Continuer.) 31 LE CANADA MUSICAL.15 CALENDRIER MENSUEL Et Guide des Organistes et Directeurs de Choeurs, pour les Offices des DIMANCHES ET FETES.Consacre a la Ste.Vierge Marie.MAT.Ce Mois a 31 Jours.S3 MAI primLtivomont consacré â Maïa.môro cio Moreuro.On pout remarquer quo l’Hgliso n’a ou quo la lottro R il ajoutor pour consacrer co beau mois il MARIE.[Simays.] DATES FETES RELIGIEUSES.ÉIUIÉMÉIUDES MUSICALES ET NATIONALES.1|S.ISS.Philippo ot Jacqucs, Ap.(Champlain découvre l’Islo do Sublo, 1(1(14.2.D St.Athanase, [40 h.St.Pierre, Montréal,] Double.Messe des Doubles-Majeurs.1res.Vêpres do l’Invontion do la Sto.Croix [352] Mémoire do St.Athanaso : 0 Doctor.[524] : v.Justum [52S].3 L.Invention do la Sto.Croix.4 M.Ste.Moniquo [40 h.Terrebonne.] 5 M.St.Pio V.[lo 2], .Donner engagement do Madamo Mali bran au Théâtre Drury Lane, Premièro a apparition do Jenny Lincl à Londres.1847 Mort du célèbre compositeur Italien Zingarelli, 1S37.[1830.6.J.L’Ascension de N- J.C.[40 h.Ste.Monique.] D’obligation.Ire.Classo, avec Oct.Messe Royale.2des.Vêpres do l’Ascension [231].Mémoiro do St.Stanislas : Lux.v.Sancti.[5I0J.71V.8 S.10 L.11 M.12 M.13 J.14 V.15 S.St.Stanislas, Ev.M.App.St.Michel, [40 h.St.Paul, Montréal.] Mort do Piccini, 1S00.Pont do glace devant Québec en mouvement, après quatro mois do por-manonco, 1S35.9.D St.Gregoire de Naz.Doublo.Messe des Doubles-Majeurs.2dos.Vêpres do St.Grég.do X[528].llymno : Supremos, v.Amavit [523] A Magn.Sacenlos [524] Mémoires: St.Grég.O Doctor [524] v.Justum [528], Dim : Ilœc.v.Dominus [532], Octavo O Rex [531], v.Ascendit [233], SS.Gordion, Lux, v.Sancti [510], St.Antonin [40 h.Ste.Adèle.] |[le 0.] Naissance do Paisiollo, 1741.St.Jean do la P.Lat.INaissanco do Sacchini, 1735.SS.Néréo et comp.[40 h.St.Jean Première apparition de Madamo Pasta dans “ Médée,” 1831.St.Jean lo Silencieux.[Chrysostôme.jPromiôro apparition do Lablacho en Angleterre, 1830.St.Bonifaco [40 h.Congrégation E.D.320 musiciens exécutent “ le.s Saisons” de Haydn à Heidelborg, 1837.St.Isidore.[d/o«G-éaL|Mort do Zolter, le professeur do Mendelssohn, ÎS32.16.D.La Pentecôte.[40 h.St Isidore.] lro.Classe, avoe Oct.Veni Creator après lo Vidi ajuan.Masse Royale.Prose Veni Sancte Spiritus.2dcs.Vêpres de la Pentecôte [238].Pas do mémoire.17 1 .1S M.19 M.20 J.21 V.22 S.St.Pascal Baylon.(Départ des MM.de St.Sulpieo pour lo Canada, 1657.St.Venant, [40 h.St.C'et.] iPrcmiôro représentation du Eidolio” de Beethoven, on Anglotorro,1832.St.Pierre Célestin.Mozart, âgé de 8 ans.jouo on présoncodo la famille iioyaloet accompagno St.Bernardin do Sienne, [40 h.Ste.la Heine, 1764.[Dusseldorf, 1836.Anne du bout de VIsle.] [[lo 22] Le “ St.Paul ’’ do Mendelssohn exécuté pour la premièro fois X St.Félix do (Juntalico.jMort do Sir John Hawkins, 17S0.[da, 1800.Sto.Julio, [40 h.Contrecœur.] (Mort du D.P.Félix do Berry, dernier Supérieur des Décolleta en Cana- 23.D.La Ste.Trinité.2do.Classo.Messe de 2de Classe 2dos.Vêpres d : la Trinité [2 1 !].Mémoires do N.D.Auxiliatrico, Ecce, v.Dignare [591]; du 1 Dim.ap.Pont.JSFolite, v.Dirigatur [245].Salve Regina.24 L.iN.D.do Bon Secours, [40 h.àV.D.de Bonsecours Montréal.] 25 M.St.Grégoire VII.20 M.ISt.Philippo do Néri, [40 h.St.Jean-Baptiste de Montréal,] Naissance do la Beino Victoria, 1819.Arthurson introduit l'Oratorio Anglais il Montréal, 1858.Mort do Monsieur lo Chovalier do Callièro, 1703.27.J.La Fete-Dieu-D'obligation.Iro.Classo,avec Oct.Messe Royale.Proso : Lauda Sion.2dos.Vêp.do la Fête-Dieu [251.] 28 29 V.S.St.Gormain, [40 h.Ste.Julie.] St.Maximin.Mort d’Antoino Hcicha, 1836.810 Musiciens exécutent “ lo Mcssio ” do Ilaondcl dans l’Abbayo do Westminster, 1787.30.D .Il apres la Pentecôte.[40 h.Ste.Malanhie.] Somi-doublo.Messe des Dimanches de l’annee.1res.Vêpres do Sto.Angôlo [502J.Mémoires du II Dimanoho Exi, v, Cibavit [253] : do l’Octavo.O Sacrujn [252], v.Panent [248] ot de Sto.Pétronille, Simile [53S], v.Diffusa [538].31 |L.S ISto.Angèlo do M.(Mort do Haydn, 1809.B 16 LE CANADA MUSICAL.2Qj- Afin de répondre aux nombreuses commandes qui nous sont adressées pour instruments, nous avons résolu d’établir dans notre mwjEm MMmmM, 1ST 0.352 IR/TJIE] ISTOTBE DAME [BATISSE DES ER.SS.DE LA CONGREGATION N.-D.] TIN DEPOT DE m « 2EABB0BIB] DE IPlO-DEÎlVXXIEÜEt CHOIX.Nous avons la satisfaction d’informer le public musical que désormais, nous aurons constamment en mains UN CHOIX VARIE Ü@M1 DES CELEBRES ŒÆ! ÜTEW - YORK) ET DES BIAIf © (DE PARIS.) (JJtJ Nous nous abstenons de reproduire ici les innombrables certificats et les témoignages irréfutables qui constatent LES MERITES HORS LIGNE de ces instruments TOUT-A-FAIT SUPÉRIEURS, les seuls noms de HAZELTON et d ALEXANDRE étant suffisamment connus et appréciés de tous les dileUanii aussi bien que des virtuoses les plus estimés.Nous offrons ces instruments pour COMPTANT seulement, persuadé que nos pratiques, en s’épargnant les lourds intérêts qu’entraînent nécessairement de longs délais accordés, trouveront, tout aussi bien que nous, leur avantage dans les PRIX TRÈS MODÉRÉS que des conditions au comptant nous permettent d’établir pour ces INSTRUMENTS DE PREMIERE QUALITE, que nous serons ainsi en mesure d'offrir à des PRIX MOINS ELEVÉS que ceux demandés souvent pour des instruments de qualité très inférieure.Tout instrument vendu par nous sera pleinement garanti pendant cinq ans.Nous attirons particulièrement l’attention des MAISONS D’EDUCATION, des élèves de musique, de tous ceux qui désirent un instrument durable à bon marché, des familles qui tiennent à conserver leur piano de luxe, au PIANO-E.TUDE-ALEXANDRE, (de Paris), DE 7 OCTAVES,-CAISSE EN VIEUX CHÊNE OU NOYER, $16o A.J.BOUCHER, lEIDITIEnj'IR, UDIE IMITJSIQ.TTIEL Que nous vendons au prix net de
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