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Titre :
La Quête : journal de la rue
Le mensuel La Quête se veut la voix des gens de la rue et vise à sensibiliser le public au phénomène de l'itinérance. La publication offre aux plus démunis la possibilité d'exprimer leurs points de vue sur des sujets qui les concernent, d'offrir un témoignage ou de publier de la poésie.
Éditeur :
  • Québec :Archipel d'entraide,1995-
Contenu spécifique :
Novembre - Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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La Quête : journal de la rue, 1998-11, Collections de BAnQ.

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journal de la rue numéro 14 Novembre-Décembre 1998 ç.JesMrnab SOMMAIRE Pas d’audience à la régie-pages 14 & 15 MIE LS-Québec Relais d’espérance page 19 Le visage changeant du sida page 22 L’odeur de la misère-pages 6 & 7 Chronique vidéo page 23 Faire son épicerie.pages 28 & 29 Remerciements Nous remercions le Secrétariat au développement des régions, le député de Taschereau, monsieur André Gaulin, la ministre d'État de l’emploi et de la Solidarité, de l’Action communautaire autonome, madame Louise Harel, le Club Rotary de Québec, le député de Charlesbourg et ministre monsieur Jean Rochon.Ces personnes et organismes, par leur soutien financier, ont contribué à la production de ce numéro.Éditeur : L'Archipel d’Entraide Coordonnateur : Christian Massé Collaborateur-trice-s: Bernard St-Onge, Antoine Faucher.Bruno Anger, Louise Gagné, Danièle Marcoux, Roger Frédette, Marie Madelaine, Jean-Pierre Chénard, Alcide Labrecque, Cynthia Racine, Yolaine Chénard, Yves Roy, François Boucher, Yan Muckle, Marc-André LeMay, Richard Turmel Promotion et distribution : Christian Massé, Yolaine Chénard Illustration couverture : Francis Desharnais Photographe : Laval Gagnon Infographie et montage : Christian Massé Imprimeur : IMPRIMERIE Québécor inc.Lu Quête est distribuée sur la rue en échange d'une contribution volontaire de 2 $, dont 1 $ revient directement au camelot Tirage : 5 000 exemplaires La Quête, 729 côte d’Abraham Québec (Québec), GIR 1A2 Téléphone : 418.649.2388 Télécopieur : 418.649.7770 Dépôt légal 457621 Bibliothèque Nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs La Quête est membre de la NASNA L’Association nord-américaine des journaux de rue Distri/bution Asser/mentée Les gouvernements sont pauvres.Restrictions budgétaires, crash financier, effondrement des marchés boursiers, les manchettes télévisées nous en parlent à chaque jour, soyons confiants, abaissons la dette, l'économie s'en portera mieux et tout le monde en bénéficiera.Sommes-nous encore dans la crise?Les gens qui ne sont même pas capables de se nourrir et de se vêtir décemment n'en ont rien à foutre de ce bordel économique.Quand de plus en plus on s'aperçoit que la classe moyenne de la population rejoint les rangs des plus démuni-e-s.Quand on voit des millions de dollars engloutis dans des entreprises déjà bien nanties, quand on voit les surplus de l'assurance-emploi payer la dette, que peut-on y faire?Le partage des richesses ne pourra se faire sans l'appui des dirigeants politiques.Mais y a-t-il encore des gens conscientisés parmi eux?On soulage bien notre conscience en appuyant les groupes communautaires.Faut-il qu'il y ait des catastrophes comme à l'accueil Bonneau pour faire réaliser à ceux qui touchent à la répartition des richesses l'importance de leur action?Chaque organisme qui apporte un soutien aux plus démuni-e-s est important.Arrêtons de classifier, réglementer et rendre encore plus compliqué notre système de financement des groupes communautaires.Car chaque fois qu'un organisme d'aide est touché pas des coupures sauvages, c'est plusieurs personnes qui venaient y chercher de l'aide qu'on pénalise.Bien sûr tout le monde en veut plus, oui, on est de plus en plus sollicités, mais voyons-y des cris d'alarmes et cessons de nous plaindre quand nous avons mangé et dormi au chaud.Le partage de nos richesses et de nos ressources est, je crois, la véritable solution.Christian Massé i Je le, s Ai s La PAUVRETE CHERIE AUGMENTE / MAIS QUE PEUT ON Y FAIRE?Mmm- 1 * TÆ.: • *rp* Source: L Soleil Le coin des cameloh Il eut une coquille blanche et molle! Voici coquille dure! Qui se questionne! « Où étais-je?» (Le penseur de Rodin se réveille, s’étire et se demande) Où suis-je?Qu’est-ce que je fais là?Ha! Je me souviens que je m’emmerdais à regarder mes ongles d’orteils.Je me souviens que je regardais les fleurs du tapis! Également! Et actuellement je me sens observé par une foule d'humains.Je dois être rendu encore dans une salle climatisée, fi-oide et bondée! Je vais me rappeler de lui dire au premier, celui qui m a fait, le responsable de mes rhumatismes.Aujourd’hui pourtant je sens que j’existe et dans le profond de mon bronze.Mes molécules dorées et vert-de-gris sont toujours actives et circulent librement.Alors, je dois être bien et en santé.Non.C’est étrange pourquoi suis-je regardé, jugé, palpé si intensément?J entends, autour de moi des murmures qui me donnent des frissons! On parle d’action de bourse, de taux mondial dans des villes aux noms étranges qui il me semble, concernent mes particules les plus intimes.Elles pourraient être fondues et transformées.Je ne me vois pas devenir un engrenage, une pièce de mobilier ou un panneau solaire.Je ne suis après tout qu’un bronze! Pourquoi tenter de me changer?Que je m appelle Rodin, Cloutier, Rémi ou Latulippe, je ne me sens bien qu’en bronze! Je cours une partie du monde, et encore mes semblables sont transformés et même arrachés de leurs milieux.Mes anciennes particules « parentales » m’ont bien averti, que peut-être certains changements seront à prévoir nresséd ^ “"^i ^ qU3ndJ™"16’ être tnturé Par tous e* chacun, fondu dans une communauté et com- presse dans un moule commun.Ça ne faisait pas partie de leurs conseils, loin de là! Alors! Où étiez-vous lorsque j’ai été sculpté et façonné?François Boucher / camelot sur la rue St-Jean mÊL journal La Quête 6 novembre 1998 J’ai brisé ma coquille.J’ai le don, la facilité de me réfugier, me cacher, de refuser le monde actuel en refermant ma porte.Je décide de décrocher sur commande.Vous vous demandez pourquoi?Les psys et les shrinkes que je rencontre également! Il n’y a pas de solution pour ça, à moins de vouloir être un tube à essais pharmaceutique.Très peu pour moi! On s’habitue à la solitude, j’y trouve même une forme de sécurité bienfaisante.On s’habitue à ce qu’on connaît le plus! « Le bonheur ou l’aisance, ça fait peur ».J’ai un ami qui m’a envoyé une bouée de sauvetage si je puis dire.Cela a pris des semaines d’essais pour me joindre.Finalement, je l’ai attrapée.Dessus, étaient écrits de simples mots « Archipel & camelot » « Dignité & fierté » Timidement j’en fais l’essai.C’est épeurant les premiers jours.Insidieusement la nouvelle choque, fait son effet et s’installe.Je rencontre les « ARCHIPELIENS ».Ils me font confiance, ne me jugent pas, me prennent comme je suis.Ils me proposent d’être camelot sur la rue.AYOUL (la panique) suis-je capable après des années de retraite dans ma coquille?Je m’essaie! Redécouvre Québec et ses beautés « filles, garçons, architecture, etc.» C’est une révélation pour quelqu’un comme moi! Je sors de mon monde à moi.J’ai peur et aussi suis attiré vers une réalité qui (malgré tout) , je n’avais pas oubliée.« Je me décide.Je plonge ».Après quelques jours, je m’en tire assez bien je crois! Je trouve même un certain plaisir à rencontrer tous ces gens.Leurs réactions bonnes ou négatives font que j’aime le challenge que ça procure.Chaque matin, je pense aux gens que je vais rencontrer avec mon journal dans la main.C’est cela le défi du camelot qui revient sur le marché : le « contact », le « parlage », « vendre ».Que de notions si éloignées de moi ! Cela fait partie intégrante de ma réhabilitation face à la société.Que dire de plus!?Un service mutuel.Oui.Une fierté certainement.À ce prix, je continue.Nounour / camelot Journal La Quête 6 novembre 1998 5 i .mm r_\ .¦ ^ it ?.§ ';' méâ - « L’odeur de la misère est la même à travers le monde » Par Volainc Chénard Le réveil sonne une première fois.10 minutes plus tard, il sonne encore : Gilles se lève.Sa première pensée : « J’ai rendez-vous avec l’amour ».Dans notre société productivité, les gestes que pose Gilles sont à première vue complètement inconcevables.Qu’il prenne le temps de visiter 11 fois par jour une dame atteinte d’Alzheimer, incontinente de surcroît et qui joue avec ses matières fécales distraitement, comme un enfant qui fait ses premières explorations.Y’a de quoi désarçonner même les plus aguerris.Lui et son équipe permettent aux personnes seules et abandonnées, principalement de la Basse-Ville de Québec, de demeurer chez elles, d’éviter l’hospitalisation et le placement dans les foyers.Et ça marche.Et les gens sont heureux.Et la dignité humaine est préservée.peut demeurer chez lui grâce à Gilles et son équipe qui viennent lui préparer sa nourriture chaque jour.Jacques a passé par l’itinérance.Il a rencontré Gilles qui l’a aidé à s’en sortir.Aujourd’hui, il est mécon- Accompagnant Gilles un bon matin, j’ai rencontré des gens vulnérables qui avaient besoin de son aide à différents niveaux pour pouvoir rester dans leur chez-eux.J’ai visité : Émile qui a fait beaucoup de bénévolat dans sa vie (maison Revivre, Lauberivière) mais qui s’est retrouvé dans une situation inextricable où il se faisait exploiter par son propriétaire et son entourage qui lui soutiraient tout son argent et qui le maintenaient sous l’emprise de médicaments.Il a lancé un appel de détresse à Gilles lorsqu’il l’a rencontré au Mail St-Roch.Gilles lui a rendu visite et petit à petit a réussi à soustraire Émile de l’emprise de son entourage.Aujourd’hui, Émile naissable, il fait partie des Missionnaires de la paix et donne un coup de main sept jours sur sept.Angéline serait morte depuis 7 ans selon les médecins.Gilles et son équipe ont réussi à préserver sa qualité de vie.Atteinte d'Alzheimer, cardiaque, elle reçoit 11 visites par jour.Sur sa porte, une pancarte indique qu’en cas d urgence, il taut joindre Gilles avec son numéro de padget.Il faut également s’occuper de ses deux chats et de son chien.La zoothérapie prend tout son sens lorsqu’on rencontre Angéline.Richard qui s’est sauvé de l’hôpital avec sa sonde.il veut rentrer chez-lui.Suite à une entente avec ses filles, il devait rester dans son appartement jusqu’à sa mort.L entente n a pas été honorée.Lorsqu’il a dû être hospitalisé, ses tilles ont loué son logement et donné 6 journal La Quête 6 novembre 1998 son chien.À la rue, il s’est tourné vers Gilles.Jacques lui a prêté son nouveau lit en attendant qu’il ait un logement.On lui a trouvé un logement, des meubles et il est visité plusieurs fois par jour par Gilles et par les membres de l’équipe pour assurer ses soins de base.Gilles s’est occupé de rapatrier son chien qui était rendu à la campagne.Jean-Paul 55 ans, a refusé d’être placé il y a de cela 3 ans alors qu’il avait été retrouvé inerte sur son divan par le pharmacien.Ayant un handicap physique qui l’oblige à marcher courbé, épileptique, narcomane et cardiaque, Jean-Paul était sous les griffes de profiteurs qui le fournissaient en pilules de toutes sortes et lui prenaient tout son argent.Gilles s’est mis à s’en occuper et a réussi à écarter, non sans mal (des menaces lui sont alors proférées), les vautours qui maintenaient Jean-Paul dans sa dépendance.Ensuite, il lui a acheté une chaîne stéréo.Jean-Paul est devenu mélomane, il a repris goût à la vie.Sa fierté retrouvée, il a remboursé Gilles intégralement pour l’achat de la chaîne stéréo.Comble de malheur, un jour, Jean-Paul se fait voler son unique objet de valeur, sa chaîne stéréo.Alertée, la police ne la retrouve pas.Jean-Paul décide de faire la tournée des magasins de revente de matériel usagé et réussit à la retrouver.Ouf! Aujourd’hui, Gilles et son équipe visitent Jean-Paul quelques fois par jour pour l’aider à se faire à manger et bavarder un peu pour briser sa solitude.Rencontres de la rue En déambulant dans St-Roch au côté de Gilles, on fait des rencontres.Un homme s’arrête pour remercier Gilles de lui avoir sauvé la vie : il ne s'alimentait plus, Gilles lui a prodigué les soins nécessaires pour qu’il se rétablisse.Une dame, qui a entendu parler de lui et de son œuvre, lui glisse 10$ en douce.Un homme mal en point lui demande des sous.Gilles lui donne 2$ en se disant que ce qui sort d’un côté nous est remis de l'autre.Gilles travaille même lorsqu’il est malade.Une semaine avant notre rencontre, à la suite d’un accident de vélo (un sac de linge souillé qu’il transportait pour en faire le lavage s’est pris dans la roue de son vélo, le faisant tomber) il s’est cassé quelques côtes.Mais il a tout de même continué à travailler.On a souvent dit que Gilles était un CLSC à lui tout seul.Cependant, son approche est très différente : c’est une approche du cœur.En discutant avec un bénévole qui a été casque bleu en Bosnie, une phrase qu’il a dite m’est restée en tête : « L’odeur de la misère est la même à travers le monde ».Vous voulez savoir l’enseignement que je retire de cette rencontre avec les Missionnaires de la paix?Avant d’y arriver, il faut d’abord que je vous explique qu’à plusieurs reprises, j’ai fait des incursions dans des hôpitaux où il y avait des sections réservées aux soins de longue durée.J’y ai rencontré toutes sortes de gens.J’ai décelé une détresse palpable chez les bénéficiaires, détresse qui transparaissait malgré la somme de médicaments qu’on leur administrait pour qu’ils restent tranquilles.Chez les personnes visitées avec Gilles, j’ai senti la sécurité et le bien-être, malgré l’extrême pauvreté matérielle dénotée.Cependant, ce serait très simpliste de prôner le maintien à domicile à tout cran.Il y a des personnes qui préfèrent, lorsqu’elles commencent à perdre leur autonomie, être en institution.Mais le libre choix, permettre aux gens de mourir chez-eux si ils le désirent, dans des conditions acceptables, honorables et sécurisantes, c’est difficile dans notre monde actuel.L’équipe des Missionnaires de la paix le permet d’une façon admirable, où la fierté des gens est préservée.Journal La Quête 6 novembre 1998 \.*/// America Si vraiment nous avions la capacité de percevoir les grandeurs incommensurables de l’univers, il serait simple de conclure que ce qui domine par-dessus tout, ce ne serait sûrement pas la matière ou encore moins la vie biologique, mais bien plutôt le chaos et le vide le plus total.Par exemple, notre pauvre galaxie possède une longueur de 100 000 années-lumière et la plus proche des étoiles se trouve à 6 années-lumière de nous.Au-dedans de ces distances, il n’y a rien, absolument rien! Phénomène inconcevable parmi tant d autres, il y a la présence de l’Homme dans ces espaces.Cette bête, quelle aberration, croirait avoir le contrôle sur toute sa destinée et même sur celle des autres.Par le fait même, je pense beaucoup à l’Amérique qui aurait été la voie de la liberté et des libres entreprises.Enfin, il serait indéniable que tout ce système, économique bien sûr, serait en équilibre avec la nature qui l’entoure, ce qui ne pourrait être que difficilement vérifiable dans le concret du quotidien et du monde de la réalité politique et écologique à laquelle tous et chacun doivent faire face.Il seiait faux de prétendre par exemple être venus au monde égaux les uns aux autres.Pourtant, on le pose souvent comme prémisse à toute vie sociale.L’Homme aurait sûrement la capacité de s’offrir l’opportunité d’un bonheur réel accessible à tous.Mais, de la psychose à la réa'lité, le corridor étroit de la liberté humaine semble se reformer.J’y vois donc ainsi beaucoup plus la manifestation du pouvoir incroyable de l’Anarchie.Quand le Québec prône la « Révolution tranquille », qui ne fut que l’écho des changements apparus en Amérique et tout particulièrement aux États-Unis, il y a 75 ans déjà, je ris et je répète facilement les paroles de mon père: « Parlons plutôt de Révolution tranquillisante ».Et d’ailleurs, elle conseillerait à chacun des protagonistes de continuer à prendre ses tranquillisants.Rien de plus faux de vouloir prétendre à la Révolution dans ces circonstances! Il n’y aurait à peine qu’un léger changement de mentalité.Vous vous demanderez sûrement pourquoi le titre de « Brand NEW America »?Probablement parce que la marque de commerce de l’oncle SAM doive rebondir à l’écho de la réalité québécoise.avec quelques bonnes décennies.Pour ainsi répondre à la question.S’il y avait eu révolution véritable au Québec ou ailleurs, je vous l’aurais dit.ou enfin, nous l’aurions su! PS.Evitez quand même toute prétention et couchez-vous à l’heure du couvre-feu.Antoine Faucher 8 journal La Quête 6 novembre 1998 Je porte une croix, la mienne.Quand t'as plus de logis, d'abri.quand t'as plus d'ami-e-s.quand t'as plus rien, quand tu y penses bien ben, il te reste la vie.c'est beaucoup ça quand t'as faim.et que t'as que l’odeur du pain, dans tes mains.c'est ça la vraie misère; t'as plus que raison!.mais reste.abandonne pas.quand t'as plus envie de rire et que t'arrives même pas à pleurer.Avoir l'étrange douleur de sentir, au plus profond de toi, que tu ne sers plus à rien.Attends.de beaux jours pointent à l'horizon.y'a plein de mots, de voix qui te chuchoteront à l’oreille, que tu es beau et belle et surtout unique.oui unique, oublie jamais ça.moi, je suis une horloge antique, faite de cuivre qui resplendit.faite de fer qui rouille.faite de cuir.qui rétrécit avec le temps qui passe.De ce temps-ci, je ne tiens plus le temps que de temps en temps seulement.je peux pas toute ma vie être fort, constamment être à la recherche de courage, survivre à bout de bras.moi, je ne suis qu'un homme, tu comprends ça.tu sais parfois, c'est même trop épeurant juste aller de l'avant.c'est tellement plus facile de se mettre sur le radar, sur le pilote automatique, question de survie, tu vois, c'est fort la vie.il n’y a souvent qu'une note à fausser.qu’un mot à dire.qu'un regard à échanger.seulement, une toute petite pensée.pour changer la passion en folie.personne n'en est à l'abri; on est tous égaux, dans ce monde, Pauvres ou riches, au moins à cette place-là.Tu vois, moi j'écris.Pourquoi?J'aime ça.Dans le fond, pourquoi?oui pourquoi.Pis des fois aussi, je nourrirais volontier le panier à déchets de ce paquet de feuilles, d'idées.j’aimerais fermer le « livre », ne plus avoir rien à endormir à jamais sur ces feuilles blanches.mais j'ai encore quelques idées.oui, j'ai encore 1 ou 2 rêves à rêver.Moi, j'ai été trop haut, trop loin.J'ai voulu avant que tout s'écroule, être meilleur que mon « créateur »; Faut le faire! essaie pas ça.Aujourd'hui, j'ai tout à apprendre.J'ai à redevenir ce que je suis.à m’amuser avec un ballon rouge.à être un peu rebelle, « attention », juste un peu et c'est permis.Je suis un fou de la nature.J'aime la tendresse! Oui, un hypersensible et hyper dans tout.Je m'ennuie des câlins, des bizous de mes enfants! Je les aime bien plus que tout.bien plus que vous.Oui, j'aime la forêt, les animaux, mais c'est rien à côté d'eux.Journal La Quête 6 novembre 1998 La vie se laisse approcher, mais comme un « serpent » endormi, elle peut devenir dangereuse, mordre avec fureur.En regardant vers le ciel, j'ai réalisé comment la terre pouvait être petite, délicate, fragile et belle.Il y a tellement d'astres, d'étoiles, de galaxies.Si je me suis écarté du sujet principal un moment, c'est pour prendre conscience qu’il y a sûrement d'autres gens, d'autres vies, quelque part, oui, quelque part.Pour moi, il faut que cesse cette souffrance humaine! Il y a tellement à voir, plus haut, plus loin.Je m'abandonne.Je remets à mon « créateur » ma vie et en même temps ce que j'ai fait de beau et de moins joli.J'éteins les lumières de ma scène.Je ne joue plus, je suis fatigué.J'ai trop de difficulté à apprendre d'autres rôles, d'autres textes.Des fois, j’aimerais ne plus avoir de feuilles, ni de stylos.oui, j'aimerais follement ne plus avoir cette envie d'écrire, qui est devenue pour moi, avec le temps, une « dépendance ».Ouvrez-moi plus votre porte.Laissez la mienne fermée, par respect.s.v.p je suis élan spontané, impulsif.humain quoi! Je suis virage, par mes pensées, mes actions.Je sais être celui qui s'arrête aussi lorsqu'il en a assez.J'essaie d'être silence, écoute.J'essaie d'être plus patient envers l'humain.Je m'accommode des désagréments de l'existence.Je m'efforce de ne pas trop me plaindre.d'être le moins possible irrité et tout ce que je viens d'énumérer, oui humblement, je ne fais qu'essayer moi aussi! Juste à me regarder comme ça, c'est vrai que vous avez le droit de croire que je suis empressé de partir.Moi, je peux lire facilement dans vos yeux que je suis déjà plus qu'un souvenir, bon ou mauvais.c'est à votre goût.Ne me reste plus qu'avoir le courage d'attendre.Allez, allez, passez les saisons.Il me semble entendre votre voix qui s'éloigne en écho.C'est différent d'autrefois.C'est comme si j'avais de moins en moins besoin de vous écouter.J'ai comme plus rien à dire, à écrire.Je vis et je demeure par l'intérieur.Je suis fatigué de tout comprendre, écœuré de tant chercher.Je vis et je dors très mal avec cette conjointe que j'ai mariée pour la vie et qui s'appelle « solitude ».Je voyage, je rêve.Je suis encore hésitant, trop.Un sentier et tout s'arrête.et un autre, voilà que tout redevient possible, encore.c'est étrange.Ùà ËMjSjb journal La Quête 6 novembre 1998 Parfois, j'arrive à être ce que je veux être et c'est seulement lorsque je me permets de sortir de mon corps.de le quitter.Lorsque je redeviens moi-même, il me manque cette union de l'intérieur.soit : l’âme, le cœur, l'esprit.Je serai toujours là, si tu m'appelles et ça, même dans l'au-delà, dans l'irréel.il y aura toujours un refuge, une oasis de paix pour une âme affolée, errante, solitaire.N'oublie jamais qu'un jour ou l'autre, ton cœur devra dire la vérité, seulement la vérité et ton âme, ben.te dira merci de t'avoir délivré.Je t'enverrai de beaux rêves, tellement de jolis paysages, d'un calme absolu.d'un bien-être inconnu.d'un pays très spécial.Prendre cette porte toujours ouverte où c'est impossible de te perdre.tu verras, il y a mille et une couleurs, lumières, c'est comme être étendu dans un champ de fleurs sauvages.J'irai lorsque mon cerveau, mon cœur et mon âme en auront assez de ne pas se comprendre, de se faire la guerre.J'irai lorsque j'en aurai assez de me détruire.Ça fait chaud et froid de l'écrire, ça délivre.Maintenant, c'est à moi de me fixer un rendez-vous doux.Oui, c'est à moi de choisir ma destinée, de choisir le jour, la date, l'heure et le lieu.Pour le moment présent, j'attends, j'écoute, j'observe, j'apprends encore.et encore.Je sais trop bien que plus j'hésite, plus je souffre et plus c'est long, pénible, douloureux.J'aurai peint un peu.Tellement écrit, que ça m'a permis de faire minimum vingt fois le tour de la terre.j'ai comme un petit sentier battu, sur cette petite boule de souffrances, de misères.Je suis un inconnu pour chacun de vous.C'est vrai, parfois, je semble juste comme ça, un peu comme ci, comme ça, mystérieux.Nous sommes tous portés à juger sur l'impression que nous donne le premier regard et c'est malheureux.Il faut être très maladroit et rendu très bas pour analyser, juger, condamner, son semblable, un être fait de chair et de sang.comme toi.Nous sommes tous au fond des têtes au deux-tiers remplies d'eau.Si j'ai choisi de peser sur le compte à rebours, c'est pour moins souffrir.tout en étant extrêmement conscient du geste., (à suivre) Yves Roy Adolescence Emprisonnée dans la ville je cherche l'issue L’issue de ma propre misère Ce fabuleux destin qui m'appartient ne viendra point, ce désert dans lequel je vis Dépourvue de lumière je ne puis qu’errer dans le labyrinthe qui ne m'amènera qu'à la mort Mais cette poudre blanche qui est si puissante.La liberté qui s'y rattache ne fait que m'enfoncer dans l'enfer Tout perdre pour cette mauvaise route Ces êtres qui m'étaient chers ne m’ont pas suivie, moi, j'ai compris trop tard Je suis incapable de me reprendre Peinée je ne puis qu'oublier Oublier cette haine qui me transperce le cœur Ce que je ne peux crier, ce que je ne peux détruire Je ne fais que subir les conséquences de mes propres choix Conséquences qui me coûtent dix fois plus que ce qu'elles valent Isolée je ne peux qu'oublier Tenter de disparaître, me faire toute petite, si petite que personne ne pourra me voir, me trouver $ Si petite, pour ne plus exister.Cynthia Racine Journal La Quête 6 novembre 1998 Le somnambule frappe encore « Ça arrive à Nomenclature, les deux poings serrés ben durs, ça veut changer de président, même et surtout que le nouveau dictateur est pire que le précédent.» Des fois, lorsque je déambule dans Québec, je porte des œillères comme les chevaux des calèches sinon on peut être assailli par un tas de gens, de sollicitations, qui nous vam-pirisent l'essence par nos cinq sens, même de la part de ceux qui nous veulent du bien.Tant et si bien que la ville est minée.Un peu comme au Cambodge ou en Bosnie, mais au figuré, il y a tout lieu de le prendre « antipersonnel » ou de paranoïer juste ce qu’il faut pour éviter le danger.Il y a du sens et du non-sens qui nous éclate en pleine face.C’est pour ça que la tortue a inventé la caraface.Si on regarde, on peut voir un tas de choses, belles et laides, un tas de gens, beaux et laids.Ça fait douze ans que je reste à Québec, et ça commence à être petit.Cela a du bon parce que je n’ai plus besoin de téléphoner aux gens pour plus être seul.« Non Jeff, t'es pas tout seul ».Je n’ai qu’à sortir marcher, prendre le bus, flâner sur St-Joseph ou St-Jean et neuf fois sur dix je rencontre quelqu’un, quelqu'une, que je connais de près ou de loin, et avec qui je peux jaser un brin.Un de mes vices étant la journal La Quête 6 novembre 1998 curiosité (ce qui n’est peut-être pas si vilain pour un apprenti Tintin), j’aime à presser de questions l’humain que je rencontre, parce que pour moi, chacun^) est une mine de renseignements pimentés de toute la gamme des émotions.Suffit d’avoir le tour.On commence tranquillement avec le temps qu’il fait, puis on fait revenir doucement à l’aide d’un gag quelconque pour détendre l’individu, avant de provoquer ou d'aller fouiller un peu plus loin dans sa vie passée, présente ou future.Au cœur de l’être, se cache la caverne d’Ali-Baba.Parfois, il faut savoir reculer si on « sent » que l'huître va se refermer.Je ne veux pas voler la perle, je veux simplement entrevoir sa lueur.Je me nourris, et plusieurs sont comme moi, de la petite lueur, de l’étincelle qu’il y a dans les yeux, dans le regard des gens que j’aborde.Dans une vie antérieure, j'étais corsaire, borgne mais loyal, j’accostais à qui mieux mieux.Dans une vie ultérieure, je vivrai dans la prochaine station spatiale avec la petite Julie des Colocs, on sera 25 dans un 2 et 1/2.Dans ma vie présente, croyez-le ou non, j’ai extorqué 2$ à une pharmacienne en échange du dernier La Quête et quinze minutes plus tard, je l’ai redonné à un homme qui cherchait sa main dans une poubelle.C'est drôle, c’est si simple.Je lui ai demandé doucement s’il voulait une obole et personne ne nous a vus.J'ai pensé à Robin des Bois avec la certitude de commencer à comprendre comment la « maudite Machine » de Pierre Flynn marche.Mais, même si tu restes dans ton salon, tu peux être assailli.Et je ne parle même pas de la publicité à la télé.Non.Je parle des coïncidences.Par exemple, au comité de lecture de « l’estradinaire » (Sol) journal La Quête, j’ai pris connaissance du Courrier du cœur d'Herma Phrodite où il était question de ligature et vasectomie.Or tantôt, j’écoutais 4 1/2, un téléroman de vétérinaire et d’histoire de couple, et justement, un des personnages principaux était acculé au pied du couic-couic par sa parfois tendre et parfois contrôlante chère épouse.Mais c’est « nomal » comme dit le médecin vietnamien d’Anthony Khavana.Il n'y a pas plus de coïncidences aujourd’hui qu’il n'y en a eu de tout temps.Dans la même soiréé, quand j’ai zappé au hockey, ils parlaient de Denis Savard qui formait un trio des trois Denis de Moskito jusqu'au Junior.Les* trois étaient nés le même jour!?Il y a Cari Jung qui a écrit plusieurs livres sur ce thème des coïncidences et qui a appelé ça la « synchronicity ».D'autres ont repris son œuvre.On peut y croire ou non.Ce n’est pas du tout de l’ordre de la fumisterie des désinformateurs qui nous relancent avec les nouvelles prédictions de Nostradamus selon un plan quinquenal.Ce que je veux dire, dans le fond, c’est que « revenir d'exil comporte des risques, comme planter une aiguille dans un vieux disque » (R.Desjardins).C’est vrai que je l’ai déjà cité (v.octobre 1997).Sauf que depuis quelque temps, j’ai l’impression que mon « timing » s’améliore.Je me rattrape.Je commence enfin à vivre avec mon temps.En 1985, un fol amour a fait déborder un vase déjà rempli à ras bord de kérosène.Une étincelle et je suis parti à la vitesse de la lumière dans le cyberespace.Ou, si vous préférez, je suis devenu un personnage dans une game de Dongeon & Dragons.Mais je tiens ma revanche.Je n’en veux plus à personne sauf aux marchands de canons.(Le Canada, notre pays « propre », a vendu des réacteurs nucléaires Candu à travers le monde, ce qui me fait penser aux paroles des Rollings Stones dans « Sympathy for the Devil » : « I shout it loud, who kill the Kennedy’s, when after all, it was you and me »! Être cocu à vingt ans, ça fait plus mal qu’à quarante.« J'ai pris mon couteau et slaschh ».(J.R Ferland) Au moins à quarante ans, on sait que pas mal tout le monde l’a déjà été, même si certain(e)s ne le savent pas encore.Malheureusement, en Occident, à l’école, on n’apprend pas à développer son sixième sens.Malgré que c’est vrai que cela doit être difficile à enseigner.Ça me fait penser à un ami qui est monté à Montréal pour un colloque de théâtre.Une des questions posées était justement : « Est-ce que le jeu d’acteur s’enseigne?» Question à cent mille piasses.Récemment, à ma job, nous avons eu la visite de deux remplaçantes potentielles pour qu’elles assimilent le gros de l'ouvrage qu’elles auraient à faire advenant que notre contre-maîtresse soit malade ou parte en vacances.Après leur visite, j’ai pris notre contre-maîtresse en aparté pour lui dire que selon moi, les diplômes représentaient moins de vingt pour cent de la formation des qualités qui pèsent dans la balance.Elle était entièrement d’accord avec moi que le non-verbal était infiniment plus révélateur des capacités de la candidate à bien remplir ses fonctions et relayer le flambeau.Tout ça pour répéter ce que m’avait gravement dit mon directeur de secondaire III et je cite : « Un fou qui sait qu’il est fou est moins fou qu’un fou qui ne sait pas qu’il est fou.» Un fou est heureux dans un monde de fou.S’il n'est pas fou ni le monde autour de lui, il est encore heureux.S’il veut changer les mentalités, sans être crucifié, ou bedon il se lève de bonne heure, ou bedon il s’éventre et vide ses trippes sur un ordinateur.Bernard St-Onge - .> .mm Journal La Quête 6 novembre 1998 PAS D'AUDIENCE À LA RÉGIE POUR LA TABLE DE CONCERTATION SUR L'ITINÉRANCE DE QUÉBEC 20 octobre 1998 Photo: Laval Gagnon .C'est par un froid matin automnal que se tient la conférence de presse organisée par la Table de concertation sur l'itinérance de Québec.Endroit symbolique, on se retrouve à côté du mail St-Roch, entre le Café-rencontre Centre-Ville et la Maison Gilles Kègle.Plusieurs groupes communautaires (une dizaine) œuvrant pour assurer un soutien aux personnes sans abris et aux personnes démunies de Québec sont présents.Nous sommes à l'ère de la décentralisation, de la régionalisation, de l'indifférence et de la déresponsabilisation.Le problème de l'itinérance à Québec est plus prononcé qu'on peut le croire.Les chiffres parlent: 2 593 personnes sans-abris recensées en 1996 et plus de 5 000 personnes soutenues par les oiganismes en itinérance.Mais voilà, la politique de la Régie régionale de Québec qui est de répartir les ressources financières par territoire s'applique difficilement à l'itinérance puisque celle-ci est concentrée dans les quartiers centraux de Québec.Mais que fait-on dans notre société actuelle lorsqu'il y a des cas particuliers, des cas qui n'entrent pas directement dans les beaux cadres que les fonctionnaires ont foigés?Comment tenir compte de cette réalité sans faire une fissure dans les plans préétablis de la régionalisation?Pour faire contrepoids à l'inertie gouvernementale, la Table de concertation sur l’itinérance a pris les devants, et voici les recommandations qu'elle adresse à la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Québec concernant le Plan de consolidation des services 1999-2002.• Considérant l'ampleur et la progression accélérée du phénomène de l'itinérance à Québec (2 593 personnes sans-abri recensées en 1996 et plus de 5 000 personnes soutenues par les organismes en itinérance) et l'alourdissement de la clientèle; • Considérant que l'itinérance est une priorité nationale et qu’elle constitue le cinquième objectif de la Politique de santé et bien-être: « D'ici l'an 2002, prévenir l'itinérance et, particulièrement à Montréal et à Québec, atténuer ses conséquences, et favoriser la réinsertion sociale des itinérants »; • Considérant le mandat de la Régie vise « la protection de la santé publique, la protection sociale des personnes, la gestion des ressources humaines, matérielles, financières, ainsi que l'allocation des budgets aux établissements et des subventions aux organismes communautaires »'; • Considérant la concentration de la clientèle itinérante dans le centre-ville de Québec; • Considérant que les orientations soumises à la consultation de la Régie évacuent le territoire Québec-Centre de la prio-risation en ce qui concerne la consolidation des services d'entraide personnes et le développement des ressources d'hébergement (RTF et RI) et de supplément au logement2; 14 journal La Quête 6 novembre I9QS Nous recommandons : De prioriser la consolidation et le développement des organismes qui interviennent auprès des personnes itinérantes et/ou à risque élevé de le devenir : - en consolidant et en développant les services de suivi dans le milieu, de travail de rue et d'entraide personnes assumés par les organismes communautaires auprès des personnes itinérantes sur le territoire de Québec-Centre; - en soutenant deux niveaux d'intervention : des mesures préventives et des mesures curatives et de réinsertion à l'intention des personnes itinérantes et des personnes à risque; - en développant des mesures préventives, informatives et promotionnelles qui agissent en amont du phénomène de l'itinérance sur l'ensemble du territoire 03; - en poursuivant le programme itinérance jeunesse.De rendre accessibles les mesures et les programmes qui touchent à l'hébergement (déjà en place ou à développer) des personnes itinérantes ou à risque de le devenir : - en développant et en soutenant de l'hébergement de type communautaire pour les personnes itinérantes, notamment pour les adultes hommes et femmes et pour les jeunes; - en développant des ressources d'hébergement (RTF et RI) et de supplément au logement pour les personnes itinérantes ou à risque de le devenir; s - en contribuant au développement du soutien communautaire en logement social pour la région 03.De mettre en œuvre rapidement le projet d'entente régionale pour l'accessibilité à un réseau intégré de services pour les personnes sans domicile fixe et leur entourage et d'assurer toutes les conditions nécessaires à sa réussite : - en reconnaissant l'expertise des partenaires communautaires et en soutenant leur action; - en assurant des lits pour les personnes convalescentes; - en redressant les effectifs médicaux en Basse-Ville et rendant accessibles les services des psychiatres; - en augmentant les connaissances sur les modèles d'intervention spécifiques aux personnes itinérantes qui ont fait leurs preuves ici et ailleurs; - en vous appuyant sur les recherches récentes effectuées dans le domaine de l’itinérance en ce qui a trait à la planification, l'organisation et l'évaluation des services pour cette clientèle spécifique; - en élaborant des activités de formation permettant le développement d'une meilleure connaissance de la problématique de l'itinérance et des ressources disponibles (mission et services) chez l’ensemble des inter-venant-e-s de la santé et des service sociaux.Pour en connaître davantage sur les recommandations citées ci-haut, vous pouvez joindre la Table de concertation sur l'itinérance de Québec à l'adresse suivante: 729, Côte d'Abraham, Québec, tél.418.649.0100 télec: 418.649.7770, courriel: acctoit @ globetrotter.qc .ca ^Consolider l'accès aux services sur une base locale et régionale.Plan de consolidation des services 1999-2002, p.5.“Ibid, pp.42-43 Yolaine Chénard Journal La Quête 6 novembre 1998 Le courrier du cœur par Herma Phrodite m £¦£ * % j » », 01/01/01 Très chère Herma, Voici mon problème! Mon cœur est en branle.Ma blonde, toute pleine de bonne volonté, est ligaturée depuis quelque temps.J’ai été moi-même vasectomisé.Subséquemment, nous avons eu, après qu’elle ait soigneusement pris la « pilule », une relation sexuelle où tous les préservatifs ont été précieusement respectés : j’avais revêtu le condom qui a subitement déchiré lors du coït et de plus, son diaphragme avait lui-aussi été légèrement déplacé.Ainsi, la grande nouvelle, cause de mon malheur, ma blonde s’est retrouvée enceinte.Nous n’avons ni les lieux physiques, ni l’argent pour nous permettre d’élever un enfant.D’ailleurs, ce même enfant saura probablement un jour me dire combien il regrette ne pas avoir été voulu par son père.Je vous demanderais conseil, car je connais votre bon sens et votre bonne conscience.Ma blonde pratique la religion catholique 16 journal La Quête 6 novembre 1998 romaine et voici que les extrémistes de cette même Église lui refusent toute opportunité devant l’avortement.C’est ainsi qu’avec courage, je devrais normalement accepter la venue du cher ange d’ici deux mois, selon la volonté de ma femme.Que dois-je faire?Un pauvre condamné! Québec, 69/66/9 Pauvre condamné, Votre lettre me laisse un peu perplexe.Vous me semblez on ne peut plus responsable en matière de contraception - ce qui n'est pas si fréquent chez un homme - et votre prudence, hélas, n'a d'égale que votre malchance.En fait, puisque votre conduite est tout à fait irréprochable et que vos angoisses sont légitimes, je ne vois qu'une solution à votre problème: poursuivez la compagnie Ramsès de vous avoir vendu des condoms périmés.Je ne m'y connais pas vraiment dans le domaine juridique - pas plus qu'en condoms à vrai dire -, mais je pense que votre cause est assez farfelue pour intéresser un disciple de Kenneth Starr.Avec un peu de chance -bien qu'à priori celle-ci semble vous fuir -on parlera de vous dans les journaux, ce qui devrait vous rassurer puisque, même si vous perdez votre procès, on vous suggérera d'écrire - publier serait plus juste - votre biographie.Au pire, on vous invitera chez Claire Lamarche.C'est à ce moment-là qu'il faut faire chanter le médecin qui vous a si maladroitement charcuté les bijoux de famille, le gynécologue qui n'est pas foutu de nouer les trompes de votre conjointe et le pharmacien qui s'est trompé de pilules.Ils paieront, j'en suis certaine.Ils ne pourraient souffrir une mauvaise publicité dans un pays où l'on croit tous ceux qui ouvrent la bouche, du moment que ce soit dans un show télévisé.Vous verrez, la venue de votre bébé risque d'être pour vous et votre amie une expérience des plus enrichissantes.Sincèrement vôtre, Herma Phrodite P.S.- En passant, si vous cherchez une marraine.Pour rejoindre madame Phrodite par la poste : Mme Phrodite La Quête 729 côte d’Abraham Québec, (Québec) GIR 1A2 Journal La Quête 6 novembre 1998 CHAMBRE 12 pieds x 12 pieds, avec tapis, un beau cercueil rembourré! Mon univers, que j’achète chaque mois avec la majeure partie de mon revenu.J’ai une cage non pas dorée, plutôt en placo-plâtre de 5/8 de pouce d’épaisseur, avec système de son intégré c’est-à-dire le voisin d’à côté quand il se sert de la toilette ou lorsqu’il écoute la télé.J’ai grandi comme tout le monde, dans un milieu à bon marché, ni pire ni mieux! Une enfance heureuse, même insouciante « les jeux, l’école, les amis ».La normalité par le bas.Sans stimulant! J’étais un bon petit Québécois qui ne savait pas où aller.Quelques années plus tard, le marché du travail m’attendait grand ouvert.Je quittais un emploi pour un autre le lendemain.Je quittais ma blonde pour une autre qui m’attendait.Avec pour objectif la facilité et le plaisir, et comme résultat l’échec! De plus en plus j’avais besoin de sensations fortes dans une vie qui manquait d'intérêt, de sti-mulis.Drogues, alcool, sexe : les échappatoires faciles naturellement, et cela m’a permis de survivre à mes désillusions.Vous savez, tout n’était pas si mauvais dans cet enfer.J’ai même dû en faire mon deuil! Aujourd’hui, fatigué, usé, l'âge et la raison ont fait leur chemin.Je n'ai toujours pas compris pourquoi l’étincelle n’était pas au rendez-vous.Pourtant je goûte chaque moment maintenant.Grand Dieu que j’aime la vie! ! t FB PS.: Vous vous demandez pourquoi 12 pieds x 12 pieds rembourré cherche le maintenant?Rue des Anges Princesse aux princes naufragés pythonisse des rues où noircit l'éclat d'âpres nuits fiévreuse aux fièvres barbitales depuis tous les temps permise aux infirmes verdeurs comme un nuage étalé sous la pluie tu es la risée du rire des frayeurs la vertu des maris inconnus grande avenue d'offrandes menues tes seins contre chagrins d'Attila quand vaquent les dévots du sabbat Frileuse aux frousses mal soudées © Marc-André LeMay 02/05/95 18 journal La Quête 6 novembre 1998 Relais d’espérance valeurs véhiculées : confiance, espoir et amour.Tout d’abord, il faut bien comprendre pourquoi cette ressource se nomme Relais d’espérance : relais étant donné que c’est un endroit de passage, et espérance puisqu’il faut percevoir le manque d’espoir comme une condition passagère (même si quand on le vit, on pense qu’on ne s’en sortira jamais!).La ressource, maintenant située dans Limoilou, vise une clientèle de 16 ans et plus.Par son approche multiproblématique, elle accueille toute personne ayant besoin de repos, de ressourcement.Les gens ne sont que de passage, ils repartent lorsqu’ils ont trouvé leur réponse.Fonctionnant beaucoup par bénévolat, le Relais offre une formation de base de 6 semaines afin d'outiller les bénévoles et leur permettre de bien intégrer la philosophie qui sous-tend cette ressource.Existant depuis 18 ans, le Relais a toujours combattu les préjugés en accueillant sans distinction les personnes homosexuelles, prostituées, itinérantes.à une époque pas si lointaine où la société était particulièrement intolérante à leur égard.Ici, on ne pose pas de diagnostic, il y a une écoute thérapeutique où l’intervenant-e transmet les valeurs du Relais qui pourraient se résumer comme suit : l’approche du cœur.Ce sont des valeurs naturelles à l’être humain - regard -écoute - espoir - joie de vivre.En fait, il s’agit en premier lieu d’apprendre à vivre avec ses blessures.Le Relais permet aux gens de lâcher prise pour mieux reprendre prise.Côté activités, outre le suivi individuel, le Relais offre plusieurs ateliers de groupe tel taïchi, mise en forme, créativité, chant chorale, etc., les ateliers variant selon la demande.Des conférences sont également organisées ainsi qu’un café-rencontre d’amitié qui a lieu à chaque après-midi.Le Relais d’espérance est situé au 1001, 4ème avenue, Québec 522.3301 Photo: Laval Gagnon y*T?
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