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Titre :
Le Journal de Québec
Le Journal de Québec participe aux grands débats politiques de son époque. De tendance réformiste à ses débuts, il soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872. Il devient libéral de 1873 à 1878 et affiche ensuite un conservatisme modéré jusqu'en 1889. [...]

Le Journal de Québec est fondé en décembre 1842 par le journaliste, politicien et futur maire de Québec Joseph Cauchon. Son premier numéro est distribué aux abonnés de la défunte édition française de la Quebec Gazette. Le Journal se donne pour mandat de travailler à la réconciliation du peuple canadien, qui subit les conséquences de l'Acte d'Union de 1840. Il vise à faire valoir les intérêts des Canadiens français ainsi qu'à contribuer au développement du pays.

De tendance réformiste, la rédaction fait preuve d'une relative indépendance politique jusqu'aux années 1850. Ce désir d'indépendance s'amenuise au fil de l'implication politique de Cauchon, qui dirige le contenu du journal de façon à promouvoir ses opinions personnelles. Le Journal de Québec soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872 et passe dans le camp libéral lorsque Cauchon siège dans le cabinet d'Alexander Mackenzie de 1873 à 1878.

Le succès du journal est assuré par sa bonne entente avec le clergé de Québec. Dès 1849, son tirage atteint 1200 exemplaires. Cette association prend fin lorsque Cauchon rejoint le ministère libéral-conservateur de MacNab-Taché en 1855. Cette rupture mène à la création d'un journal rival, l'organe officieux du clergé Le Courrier du Canada.

Les colonnes du journal traitent principalement de politique et de religion. Elles se composent de nouvelles internationales et provinciales empruntées à d'autres journaux canadiens et étrangers et accordent une grande place aux activités municipales, économiques et littéraires de la région de Québec. Le journal contient généralement un éditorial, un feuilleton, des publicités et des textes divers où l'histoire occupe une place importante.

Le Journal de Québec prend part aux grands débats politiques et publics et entretient de nombreuses polémiques avec plusieurs journaux rivaux. De 1855 à 1859, il s'oppose à Marc-Aurèle Plamondon et Télesphore Fournier du National, qui appuient l'idéologie des « Rouges », parti politique libéral radical. Il prend également position contre le fondateur du Globe de Toronto, George Brown, qui soutient le principe de la représentation proportionnelle.

Cauchon s'oppose au projet de confédération des colonies anglaises d'Amérique tel qu'énoncé par Joseph-Charles Taché dans Le Courrier du Canada du 7 juillet au 23 octobre 1857. Il fait cependant volte-face pour appuyer les 72 résolutions du projet confédératif de la Conférence de Québec dans une série de 38 articles intitulée « Projet de constitution de la Convention de Québec » et publiée dans Le Journal de Québec du 12 décembre 1864 au 30 janvier 1865.

Les prestigieux rédacteurs et collaborateurs du Journal de Québec appartiennent à l'élite littéraire et journalistique qui prend racine à l'époque dans la région de Québec. Les Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Alfred Duclos DeCelles, Stanislas Drapeau, l'abbé Bois, Hector Berthelot et François-Xavier Garneau lui assurent un contenu de qualité.

Selon les époques, le journal est un hebdomadaire, un bihebdomadaire, un trihebdomadaire ou un quotidien. Passé aux mains d'Augustin Côté en 1862, il continue de jouir d'un bon lectorat pour atteindre les 1350 copies en 1870. Dès 1872, ce chiffre diminue pour se stabiliser à 600 exemplaires de 1877 à 1889. Le Journal de Québec, qui ne s'adapte pas aux changements apportés par la presse populaire, paraît pour la dernière fois le 1er octobre 1889.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 123-126.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Les Cahiers des dix, no 58, 2004, p. 213-250.

DÉSILET, André, « Cauchon, Joseph-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LAURENCE, Gérard, « Côté, Augustin », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.



Éditeur :
  • Québec,1842-1889
Contenu spécifique :
samedi 17 avril 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Gazette de Québec (1832)
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Références

Le Journal de Québec, 1886-04-17, Collections de BAnQ.

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440 e""ée édit.tri-hebdomadaire, N 44.SAMEDI, 17 AVRIL 1886.édit, quotidienne, Is ° 289 81e année, TAUX DE L’ABONNEMENT AU JOURNAL édition tri-hebdomadaire Par an, payai le d’avance.$3.00 Pour le* paya frange*».4 00 ÉDITION QUOTIDIENNE ' Par an, payable d'avance.$ 6.eo Pour le* paya Orangers.7.00 L’édition tri-hebdomadaire parait les MARDIS, le* JEUDIS et les SAMEDIS.Pour se désabonner avis à cet effet doit Itre donné à l'administration un mois avant la fin du semestre courant, autrement l’a-boituewent est censé renouvelé.On s'abonne à Québec, rue du Fort, S, vis-à-vi* le bureau Je Poste central.LE DE QUÉBEC POLITIQUE, COMMERCIAL, INDUSTRIEL ET LITTÉRAIRE MMUQQIlli IÎc(iteur-pyopnétatre, Augustin COTÉ, à qui toute correspondances, tetra, etc., doivent être adressées franco ^ TARIF DES ANNONCES Six lignes, première insertion.$0.50 Au-dessus de 6 lignée et pas plus de 10, 0.80 Pour chaque ligue au-dessus de tolig.0.10 Pour chaque insertion subsé j, jarlig.0.05 La ligne est comptée surm.p.6."Les réclames, rapport, de coumundih s, décès, mariages, etc., sont ;j m au tant del annonces.Toute annonce dépo .;ui b u ,|c journal, si le nombre d’.n» n.:» i n.'< t ¦ 1* fixé, est pub iée jusqu a av:s «.mrurv.Une remisa libérale « 1.«a.r.Lc po.r les annonces j Ion ^ tenue.t£T 11 ne t tenu t-jcun compte dos écrits anonymes.Les manuiu.i .r.0.1 i .s.,i.- ! R U DESTRUCTION DE ROME OBI MOITTBliLI LETTRE DE UEBOO aoTiüi.Houe continuons d’enregistrer Iss protestation* qui s'élèvent do toutes Us parties de monde civilisé sontro )a destruetion de Home.Après l'article retentissant de M.Griiuiu dans )• Lut te he Rundschau, voici une nouvelle et très remarquable lettre où le oélèbre historien allemand Gregorovius oondnmne, au nom do l’art et de I* civilisation, la trane formation ou mieux la déformation que, sous prétexte d'agrandissement, la munieipelité aotusllo cet en train do faire subir A la Ville Eternelle.A tort ou A raison, nos liberaux ont récusé l'autorité et la compétenoe de U.Grimm ; ils ns réoussront psa selles de Gregoroviu*.L’illustro historien est protestant ; il e«t pout-être un des étrangers qui ent lu plus étudié et qui connaissent le mieux le Home païenne ot chrétienne ; son Rttoire dt la ville de Rome a été traduite par les soin» de la raunioi* rdits de Rome, qui a mémo confers l’auteur le titre de citoyon romain.Ceito forme et oourageusn protesta- J ion contre le vandalisme introduit à lom* par la brèche de la Porta Pis a done une imporlanoo qu’on ne suu-rsit cou:ester.La lettre de Grego roviur-, Jni'o do Munich, osl adressée au président de l’Aoadémiede Saint* Lue.Nous lu recommandons tout spécialement à l'attention du syndic de Rome, M.le duo Torionin, qui, l’autre jour, en plein Conseil municipal, a cru devoir quu ifior de ca lomnisuses et de mensongères les sec salions portées par le presse étrangère et itaiienns.Cher et vénéré monsieur, Si vous lises uveo soin la prosso étrangère, vous uurss lemxiqué qu'on y suit aveo beaucoup d’attention do ce côté ci dus Alpes la transformation actuelle de lu ville de Rome.Rien d’êlonnant à cela ; car Rome, aujourd'hui commo autrefois, est regardée, avec vénération par tous les hommes cultives qui voient eu elle « le monutnonl lu plus sublime érigé par i’histoiro.Il ne peut être indifferent A aucune nation civilisée, vous quelle forme ce eanctuaire de l humanité passe au monde coniem|»nrnin et h la postérité.Encore moins s'eton neru t on que les Allemand* y prennent un si vif intérêt, car ils aiment Rome d’une vieille et légitimé passion que los 1 elutions séculaires de I'histeire et de la culture sciontitique expliquent sutli»«rnmonl.Jo croi* aussi que ies Italiens et les Romaine ne peuvent montrer do l'indifférenoo relativement nu jugement que portent les nations amies »ur la transformation uctuello de Home.« Car, de toutes les métamorj.hoses qu'a subies la Ville Ktornsllo depuis Auguste, oetto transformation est la plus considerable, ol modifions pour longtemps «on caractère.> Pendant treize siècles, liomo a été confiôo a la gaur rail ropondro que cinq un* ont sufll aux Athenian* pour construire le* Propylée*, 01 main* encore |>oirtlu ver le Parthenon, ot, oot a aujourd’hui I’ll* de Saint Barthélémy où le beau couvent du même nom eat défiguré pir l'oUeuso construction d'une morgue I E' maintenant on apprébonde pour le sort du plu* sublime de* monument* d'ici ha», aveo l'Acropole d'Aih»ne, le Capitole.Malgré l'avis de la municipalité dont j'ai vu la déoisionon.registre» dans tes protocole», maigre la déoision de l'Aoadeinie des beaux-art*, on a impose le projet du monu ment a Vietor-Emmanuol.dont l'execution molerni«era l'aspect séculaire du Capitole, Ou a déjà commence h démolir la tour de Paul III at du oouventdo l'Ara-Cœ'i ( cette démoli, tion est achevas d I heure qu'il est.— N de h Réd.) Ainsi disparat'ra ce superbe edifice qui dominait io Capitole ut la villo,et auquel t-a rat.tachaient les tradition* dea \firubilia urbis »ur la maison d’Ootavc ; I» basilique maintenant Lolae de l'Ara Cosli, l'ancienne ogli*e du Sénat r main au inoyen-Ago eat menscce à son tour.Cette destruction violente ctait-olle indispensable e.né ces*aire ?C eat oe qu'on se domande do co côle-eides Alpes.Le but de ces ligne» e*t rempli.En m’adressant A vous, comme au digue représentant «l'une célèbre association qui garde io» traditions do* grand* mallrss ol lo pahdium to lu beauté artistique, j'ai voulu vol’* faire connaître les deutes ot les appréhensions de l'«>pinion publique | chez nous sur cetto transformation de Rome,qui est tout autro chou que la renaissance rêvée par tou» les peuple* cultivés et qu'ils auraient sa luée aveo joie.S'il y a des erreur* dans cea lignos, vous pouvez las rectifier, mais vous excuserez cetto communication parce qu’elle m est dictée par ee reaped ei cet amour pour iiorae que doit re»*eniir quelqu’un qui, malgré son indignité, est devenu lo fils d'adoption de l’Alma mater Roma.Ferdinand Gazooaovio».Muniob, le 17 mar».« ) imuErn iimiuiii! 17 Avril 1886—No S LA FORET DE LA PERLE 3 l*ldro.—Don Anaatatio Véft.~»La forêt de la Itria.—La grotte d» fBrmtte.—Gust-apena.«•Père, «’est aveo lea vivant» u’il voua faudra compter.Au ire de José, , et d'après oa quo Voua avez appria A Oriaava, o'eat un métis nommé Ueadon qui n pris possession de vos propriétés abandonnées, —Oui, Salvador Rendon, un en* faut que j'ai fuit suuler autrefois sur genoux.—Tl voua restituera vos biens.—¦Voilà •• dont je ne aui» pas kiMilr.' —Vous plaHeroz, le droit est pour tous.—Y E-t-il une justice dans un pays RQt a méconnu la rot de asa pères, qui n’est pxs enoore oon»titué 7 —Pour oela, père, répliqua Lola •n riant, js n'en eau rien ; co que je e’eet - que j» vous aime et que je roe trouverai partout heureuse aveo voua.Si voua oa réua*ia«es pas à '•conquérir oetto fortuno qui doit permettre da mo piomener en BErroaae, eh bien, je continuerai de ttareher à pied.7*Qui m'efit dit, reprit don Anas* ta*io quo c«t Iturbido.mon ami d’en-r*Qoe, deviendrait empereur et pé* r|r»it sou» les balles de oeux qu'il Etait aoLdmaae rendue >libre» ?Qui n eût dit, enfin, que je reverrais oe P*ya lequel ie 0royale avoir adreaaé *» éternel adieu ?—Qui m’eût dit, père, s'éoria Lola, que jo vou* verrais si triste, alor* que vous touches au but qoo vou» vou» êtes propo-é d'atteinlre, alors «jue jo auie à la veille «io pox* aéJer le carrosso que vous ra'avea si souvent promis 7 —Folle I le moquas tu dono de mon afioction pour toi 7 -—Je ne aui» point folle, pèrn ; la preuve qua jo sois, au contraire, très sensée, c'o»i que je tien* A mon carrosse.Cioyes-vou* que je no saurai pas m'etendre sur les coussins aussi bien que la femme du gouverneur de cette province ?Vou» tn'avea souvent répété qu'une foi* en possession de v< s biens, vous series riobo pour quo je pui«.»o épouser un prince, oommo dans lo* contes de fé s.Seulement, père, il vous faudra retourner on Europe pour tuo marier, oar on ne trouvo plus de prinoeadans oe beau pays.Don Anaslasio.grave comme un vérituble E-pagnol, no sourit mémo pas de la plaisanterie de sa fille, qui • 1 mit A oueillir des fleurs d’orchidée», dont los oouleurs ot les forraoe •iagulières lu séduisaient.En luisant sa recolle, Lola s’approoha d>'s deux Indiens ; lo vioux Jo»é s'était étendu aur le sol ot dormait, tandis qus son fil», accoudé oontro uno rooho ot semblable à uno bolle statue de cuivre rouge, regardait aller et venir la joune fille.—N'o*Uil pas temps de partir, Isidro 7ftdemanda l'Eipagnol à son guide.Gelui-ol se leva, touoha légèrement le bras da aon père, qui se redressa aussitôt.— Le maître veut partir, dit le jeune Indien.En un instant les ehevaux furent bridés ; Lois et son père se mirent en ¦elle, et les Indiens, ayant repris leurs fardeaux, franchirent l’étroit sommet do la montagne.Arrivée sur le rover», la petite caravuue suivit un »entier moins uoci ionte quo lo premier, muis plu» pe illeux peui-otre» cause «lu h ponte.A me»ure que I on avançait, le» arbr>-» se pressaient davantage, le terrain dévouait humide, et lo jour avait peine a pénétrer sou» les ombrages Un bruit sourd «e faisait entendre : au fond du l'étroit ravin que «lovaient traverser le* voyigeurs coulait un torrent aux onde» glacee».Le but utloint, on tii halte pour se rufruiehir et ropremiro haleine.Lo lieu étu« t pittoresque et sauvage.Fariuul des arbre» gigauto»que*, mais pa* un chant d’oiseau n'tgayait leur feu i liage.Le soleil no pénétrait qa'un instant dan» co* profondeurs ; neanmoins, le p «issgo ra* pule de ses rayons *ufil»ait pour on-tretonir la vie.Lola *> taisait 01 admirait ; elle écoutait mugir lo torrent, dont vingt échos se renvoyaient le bruit, fanant planer sur ce coin du mon le primitif un éternel gr«>nddiaont do tonnerre.Il fallut plus d’utio bouro pour sortir déco gouffre ot rotrouver les ruyon» du soleil.Durant oetto | marche, tous avaient garde lo si-lonce.Au premier rayon qui vint éclairer lu sentier «io so» floches d'or, Lola sourit, «‘xcila sa monture et respira plu» librement.Bientôt les fleurs *0 montrèrent, et le grondement lointain du t«»rrent so changea on une vague rumeur.Il était cinq heures do l'après-midi ; l’obiiqu'tu de» ruyon* du soleil annonçait que l’astre allait bientôt disphraitro derriè-o lo» montagne* —Il sera null dan» uno demi-heure maître, dit Jo»é ; hâtons lo pu», si n ’U» voulons atteindre la grotte de l'Ermite.—Hâter le i»a», voilà qui est facile à dire, s’écria Lola ; pour ma LES CHARBONNAGES EN BELGIQUE 1 I Nous publions, sous ce titre, uno I lettro pleine d’interlt, qui vient do paraître dans le Journal de Bruxelles, à qui elle a été adressée.L j leciour y trouvera de précieux enseignements sur les conséquences ru nouses des grèves, sans qu’il en profito à ceux qui les fom, bion loin de là : • Monsieur le rédacteur en ch«*f, > Four tous oeux qui, comme moi, so sont occupe» d'industrie, qui connaissent lo» ouvriers, non par oui duo, mai» pour les avoir pratiqué*, il y n un» trintosee profonde, en même temps qu'une grando indignation, â lire le» articles récent» de la presse radical».¦ Comme on voil bien que lo* gen* qui écrivent ces ohoscs ont étudie le» questions sociales, mda»lriello», pa., jj no demanderai» pa* mieux que de galoper, seulement, je n'en voi.» pua la possibilité.— Marchons touiour», ré|>omlitdon Anustasi*» ; lea nuits sont gluoiu n* sur ces hauteurs, et la grotte do l'Ermite e»t le seul endroit où nous puissions nou» abriter.—La grotte de i'Krmito qu'est-ce que cél 1, père 7 —(Juo exoavation taillée dans le flanc de la montagne que nous gra vis-ons, et où vivait un vieux moine qui doit lire mort aujourd'hui.—Il eat moil, dit José ; mort ns-sassi a a.—Assassiné! Par qui, bonté du ciel ?a'écria don Anaslasio.—On l’ignore ; son corps a été trouvé au fond lu ravin, poroé do balles et A moitié dévoré par le» vautours.— Est ce pondant la révolte quo oe crime a été commis t —Non ; mais deux ans plus tard, alor* que la poudre ne parlait plus.— Et lo raourtrier n'a jamais été découvert 7 —Jamais.— L'ermite était un saint hommo, reprit I Espagnol en te signant ; il fut mon ami, et au temps de ma prospérité j'ai secouru plus d'un pauvro par son intercession.Attristé par oe* souvenir», don Ana»taaio retomba dans son mutisme accoutumé.Désirant le distraire, sa fille exoita le petit choval Î[o'elle montait et qui semblait in-âtigable.Plue son père la gour-mandait aur non impradéneo, plus lu jolie Lola riait dee obstacle* ot se montrait enjouée.Lea voyageurs, par un dornier effort, atteignirent lu crête sur laquelle ils espéraient trouver un abri ot cheminèrent entre le* bloc* de frauit que ies oonvnlaion* pério* iquesdu sel font rouler daoa le ravin.economiques, autour des bocks ot dan* lu fuméo des oigsros ! Quelle» gigarnesju-s ancres lie débitant d'un ton d«>c'.oi al ! Quelle ignorance ol quelle imprudoi eu ! Il* ont par u ru, uno toi» par hasard, uno uni-no ou un charbonnage ; ils out lu [’Intransigeant et Germinal, et il» croient t»ut s «voir.Lu on*«\ pour eux, n'a plus do mystères ; tie ont trouvé lo remède, il n’y a plu* qu'à l'appiiqi er.» Fartons, par exemple, do la Chronique Elle disait, l'autre jour, que l'Etat cède une propriété qui appartient A tout le monde, celle «le» mine», et qu'il n'exige rien en échange.On i e sait donc pas, é la Chronique, que l'Etat porçoit une rolovunuo de* exploitante ol que c ux-ci août aetieiute au payement d'une autre roJevanoo uux propriétaires de lu aurfaoe.On n'y sait done pas qu'une mine est unoeh.se *ana valeur, dé» qu'on n’y a pa* élu-bd «le» puil» d'extraction, d’oxhuure et d'aerxge, de* muihines pour ex-truire le chai bon, p«»ur épui*er les eaux, ot pour y luire la ventilation ; «tuo l'execution de tou» ces travaux, l’in*tuliuliou de toutes oe» maihino* exigent des mi»us de fonds considé-rabiot», des million» ut ies million», avant qu'on pui»se recueillir le moindre résultat On ne suit p -s h Ih Chronique que toute» les recher chu» géologique» possible» et impo*-mille* ne permettent point do cou-nui t ro la valour nolle d'un gisement et quo de» centaine» «le capitulate* se sont ruine» à vouloir mettre un j valeur uno ru he-Hû qui n'existait ; po«nt.On ignore enfin quo lu', plupart «le no» charbonnage» bol- j ges, aujourd'hui pi e»qne èpui.e», lut lent aveu lu plu* grande difficulté contre la concurreucj de» houillère» uiletnande* ot frança>o* onc«»re pi c» juo vierge», et que l’on»emblo des capitaux cngugè» dan» l'indu»-trio charbonnière bulge ne produit pa» 2 p c.d'intérêt.u 11 ont vrai que lu Reforme dépa* j »e, et do beuucoup, la Chronique, ' dan» »«)* u-Horiion* et duns »os conseils.Elle ne parlo rien moins, la Reforme, quo du rachat des mines par l’Etat et de leur exploitation par «ies eyndicats ouvrier».Malgré i’oxHger>non de cette a>tli»e, raisonnons froidement.Supposons donc que l’Etat purvionno à résoudre ce problèmo difficile «le payer on écu» donnant» lu fortune de» capitalistes, j avec les impôt» dus capita i»te», — | cur, «:’e»t exactement «le cola qu’il s'agit,—et qu’on remetlo le» mines ' av.c toute» leurs installations entre ' les mains ues syndicats d'ouvrier».; Evidemment l'Etat ne pourra faiio celte concession gratuitement, puisque lui-inème a du procéder uu ra-i chat.Il faudra done percevoir une annuité, tout au moins un intérêt, do» propriétaires ouvriers.A corn bien se montera cet intérêt ?Le* mine» rapportent aoluollJinent uux propriétaires on moyenne p.100 Supposonsque I Klat »e conlon* tu «le cette rémunération.Eb bien, la situation «le» ouvriers ro»tora ex-««Moment ce qu’ello e*l aujourd hui.Qu'y auront il» gagr.é 7 Rien du tout.» Co n’e»t pn» tout.Indépendamment de» installation» qui rop»o«en-tout le capital immobilise, il faut, pour exploiter, un capitul roulant.A lu Reforme, un no »’ou doute peut-èiro pu».Mais dans les charbon- nages en dépen»e par tonne de char-1 bon extraite 70, 80, 00 contlinea, 1 Bruno et mémo plus en fraie de b«d-sago.Il faut donc faire d«-e appro ! visionnement», concturo de* m r- j ehé* et effenuer les paiements.l>u plu», il y faut de l'huiU pour les lamj>ee, des outil», pioches, pie», polie», havere«*e», fer* a mine-, marteaux M deux po*nto\ toute» cho*«‘» qui, en majeure partie, sont actuel.ement foarni.-a gratis uux ouvriers.Il faut payer h*» lôrge- ' ron», les méeaui««iena et bien «i’uu 1 1res avant que leu« travail un «qtere ; un ré-ulLat * convertir en écu*.En- j An, le charbon ne se reno «ntre pu* s chaque pua.Pour le trouver, il faut creu*et dos galerie» à travel » banc», dans la pierre, tous travaux qui néoesaitent de grosses avance- j de fond» ; il faut traverser le» dérangement*, ouvrages stériles qui coûtent ch«*r et ne rapportent rien.1» Eb bien ! où trouver lo* fond* 7 , De* ca dtuli*tes, il n'on f 1 ut plu».' C'est l’Etat qui interviendra, dai» l'Etat lui même où trouver» t il e«‘* capitaux ?oar, enfin, tout lo monde ne peut pa» prêter de l'urgent â tout le monde.Mai», allons toujours, ! même duns l'ub-urde.Supposons encore toute* ces diflicu t*s résolue*.Qu’y uuru-l il do change ?L’E tat sera devenu lo bailleur du fond», l'HlTreux cupilali»to et le» ministre* seront los admini»lrHteur* «Irlégucs do tnu» les chnrbonnugcu do la Belgique.Eu vérité, un n'imagine point que de* gen» qui mangent, boivont et donnent comme tout lo inonde, et qui »o promènent dan» les ruo» sans donner dos signes visible* t d'alienation mentale, p ii*»unt imaginer des théories conduisant n des ; conséquences pareilles.1 Et pui», lu Réforme pense t-ollo que lu» mineurs pourront su pa-»«T d’ingénieurs, qu'ils sauront calculer oux-mèmo» lo» élément» d’une machine, le» dinion»ion* «l’un chassis a mnlet'cs, la puissance d'un ventilateur ?Non.Jo no puis ordre qu'elle lo pense.Croit elle quo le» mineur» )>ourront courir le» bourse», fairo des offie», conclu u de» marché* 7 II faudra donc toujours et do» ingénieurs et des agents commerciaux ot des comptables.Car il y a là uno division du travail qui n'est point voulue, qui n’est point lo fuit do personne, mais qui est dan» lu nature des choses.Encore un point auquel la Reforme n’a point songe.¦ Le résultat auquel on arriverait parce beau système n'est pa» difll-oilo â prévoir.Que dis )o 7 il e»t t ut prevu, il s’est réulise.Jo lisais, il y a quelque deux ans, dans lo Journal des Economistes, l'histoire d’uno mine de fer du midi de la France, qui appartient â uno commune et qui e»t exploitée par un syndicatd’ouvriors.Comme on s’y est toujours partage immo iatement tou» le» bénéfice», qu’on n’a jamais rien réservé pour l'avenir, on s’y e»t trouvé dan» l'impossibilité d'inctalier du» machine* suffisamment puissanto*.d'epui*or le» eaux et do traverser le» r**cho» stériles.Auj mr l’hui la mine o»t perdue, totalement perdue ; on y a pri» ce qu’il y avait do ran-ux, a portée do l'o «til, »ans »o soucier do la d rection à doi n* r uux tiavaux qui ont été conduit- on dépit du bon bon», et le mal e-t irrémédiable.• Et l’on voit immédiatement quelle consequenco pareil e vêlement aurait sur 1* situation econo- mique de no'io pays.Ne trouvant plu» lu clrni bon, « u pain du 1’ ndu-iri", dans leu «ondition» «|h prix ucluo'le».no» («ng », no» lamin'» !*-, lin» lubrique» in m «< line- «t «le mutériul de l'hemiti «io t«*r, nos v« r-roiie-, nos tilmui-' S «•< un» ti»»ii!»e», tou» no- club i-v inohi» indu-iri 1» «¦ ii ri n, iiioti'i'ai « t un à un «I «ou somptinn.ci e per o l«* l«* mi-ère effroyable, «i t •!!« • riat!V«*n-«» nnu* a• 111 oi>•* n iia»«*r-cr ! l a il Ignpi* re eviut dr -il ce qu'elle -1 u « t au XIII* »t«*cle, 111, pay- «*x lu-ivoment agricole, et comme notre pro leu-tion de tr«»mont -utiit à p'*me aux 2M «lo lu pop'ilalinn, «K* »ix mi mn* d'habitants, c«*lie p puliilion tomberait a 4 million» î Q .e -< ra ont devenus lo- deux autre» million» ?.» Ah 1 vraiment, ceux qui polluent les ouvrnr» A la u'no'te par leurs artiuie», mnt «lu bien grandi coupable» ! • L«*e ouvrier* î Jo les ro'iiiii» le» ouvi-ii-r* chu.bom.ioië, pour avoir vécu de l« ur vie pi n nul ein«| an», endohsant «• mémo «o.-tume«lo ra-v»»i 1, purlageant leur* la ig -, l« ur.» travaux, «*t les dm g.r- su-i endua sur leur oxi-tence.Il m'o-l ru-toilo celle vio uno profonde sympathie pour nn» travailleur», mai» uu»»i, je dois lu dire, uii-j grande commisération.Et cette e numeration, co n’est pus leur condition rnatoridle qui me l'inspire.Il* ne- oit pa», à ce point «le vue, nu-m malheureux qu'on lo croit genernl«*meiit : I li «r-rour de la mine »'• \i»t«i point pour eux comme pour !•* mo-»ieui» «le« ville* «jui font, une foi* par b .-aid, uno excursion »nul« rrai >- .1 vont guiement au travail «u «.'Imi tent pendant toute la dni( «' de la «le-reulu «• t «le la romoiit»*.\’nat t à 11 rampa gue, ils ont mi lo |•••h»oureo» ju'iguo rent le- ouvrier- des ville*.» Au grand charbonnage où )’«i ot*j attache p n huit cin j an* un ouvri r pouvait avoir une rnai-on composée «!«• 4 pièce» ot une man b.imIc, ave.: 2 uiv* -lo jardin «.-t ui «> étable à pure-, pour 7 fraiu» pur mois.Le» légume» frai*, «louceur inconnue même aux petit* bourgooi» de» ville*, no leur coûtai*' t qim lu peine de le» cultiver.Lu charbon leur était vendu au prix do revient «le lo francs pur tonne.I m* la mille composée «le -ix person n*1», le père et doux garçon.» travaillant .1 la fausse, pouvaient »e faire uu re venu annuel «le 3,000 lranc».t'*)m bien «I’empl y’és, portant redingote, sont dan» une situation pin» mauvaise ?» Mai» eo qui fait piti«», c’e»t leur caractère er fan lin, leur impinvo-yunce, leur misère morale.D«i» notion* vague» du ji»’o eide »’ 1 n• juste, un esprit prompt a i « ntraine ment, nue rage de folle* dopun-e» dont on n«i -e tail point d'i 1 *•, voilà le* traits de leur caractère .)« n «mi ci (««rai qu’un exemple.En 1^72 187.1, les journée* inon ao'nt .1 7 et 8 lis no*.IM toi- temp* I » mineur» du Centre 01 l ee .rp* j >our « fu ro i< * gill** 'le Bin-ch«i » J'ai connu un m « home «\ «pii à cette *M"> |ne «io pr> *p-iit- .v.ot paye 3000 fr.un chu e et .; j» urnes plu» beau «J'ie ctdili »b s- s « impi-gnrns.Un nripeati «|ui «levai1 lui servir troi* jo «r- ! J « n ai en « mtu d’aune» me «1 «duiei «• ii* nie« t qu a eel'e Cpnquo il- l«c rc II 11 II i v « 11 .;né o chir bu une L »u- J >sé marchait en avant, son flls le suivait à peu de di*tunce, puis y.oiait J«)H Ana*ia»io et enfin Lo a.fout » Cou p «leux ou troi» •(¦ l-na-lion* retentirent ; le vieil In lien, qui, en ou uniment, gravissait uno ro.-ho, tourna lui même et tomba la f»co contre terre.1-idro, jelunt »on firdoau, n’élança dun» le- buiaaous, et lecheval «io don Anaslasio s'abattit.Toute cette -cène »j passa sou* les yeux do Lola comme un éclair, car »u monture, se cabrant «l luisant voltofice, »o préoipita su guloji sur lu pente qu elle avait eu tant do peine a gravir.II L* fuit»—Un xsuveur.—Marche dans 1s forêt.—Le Vieux Joa«\—Iteucoo re Inattendue.—Htvouic io bandits, Lola était excellente écuyère ; elle tenta pourtant en vain de retenir son cheval ; 0 noble animal, irrité, effraye, no «entait plus lo mors.A Chilean do t>3» bon Is, colle qui lo montait semblait devoir être lancée sur lo» roches ou broyce contre un trône d'arbre.— Fèro ! cria-t elle avec angoisso ; pui* oi io ferma te» yeux.•Soulain le petit cheval poussa on henni»»omont douloureux, prolongé, ot ralentit sa course ; ii tremblait et vacillait sur «os jambes.Il s’arrêta brusquement, et la jeune fille out à peine le temps do sauter à terre ; la pauvro bote, atteinte d'une bslio au poitrail, tomba oommo foudroyée.Lola demeura un instant al-tenée par ce nouvel incident ; bientôt il Ini sembla qu'un bruit do pas résonnait au-dessus d’elle, el ins tinclivemeiit elle «o jeta dans les fourrée- Elle marcha quelques minutes sans avoir trop coneciencj de zou action, ee dirigeant vers le fond du ravin.A mesure qu’elle avançait la nuit vonait, r«p de, sans crépuscule.Lola s'arrêta pour éouiLT, entend t un en d'ap^el et reprit -a eomse.Enfin, no voyant plu* • ù po-er se* pie I», cLo su leuueiilit nu instant et pen-a à son pèro.— Folio que je suis I l'ecria-t elle, ju l'abandonne.Elle voulut appelor, sa gorg « des-éuhée nu produi*il aucun son.La courageuse jeune fille.apr**s «’être orientée, marcha ré-olùn.unt ver* l'endroit où éiait 1 «mbe le vieux Jo*e.M o» bientôt dlu ne vit el u'eniundit plu* rien.— Il Isut quu jo trouve mon pèro, dit-elle sveo énergie.El elle au remit on marche, so heurtant à chaque pa» 0 «ntre un ob»tscle, oa embarrassant «u- p od» entre les tige» sournoise» de- herbe» rampantes Ne pouvsnt piu* b m ger, perdue au milieu d'uno forêt peuplée de fauves, craignant quo son père n'eût été tué, nnforiuiieo ee iota A genoux et pria.Flus d uno heure a’éooula.Lola, grelottante, s'eteit assise nu pied «i'un arbre et ae tenant le» yeux fer-rase.Que de pensées traversaient son esprit I Elle revoyait lo vieux José etondu sur lo «entier, le cheval «le dou Anaslasio s'abattant avec «on crtvelier, et ii lui semblait en-J core Etre emportée par la rour»e vertiginous# de sa propre monturo.| Comment dans cette solitude, avaient-ils pu être attaqués 7 Qui leur S7sit tendu co guel-spen» 7 L’air était si oslme, que pas une feuille no bougeait ; lo profond silence qai régnait autour d’elle, au lieu de la rassurer, l'épouvantait en lui faisant mieux sentir son isolement.Peu â j eu les ténèbres devinrent moins spsisBOs ; uno vaguo lueur éclairs la forêt.—Est-ce le jour 7 se demands la jeuns fille, A qui les minâtes parais- saient hii»-i loiiifiK*- j ne l«'- aimée» Elle le va le- yeux et reconnut viic les pau * fiai t.*- !o lu !«m** ; lo j in r -jiuii b «in «•« « «n e.E !»• o»-i«yu «I.s 01 ici 1 r 1 «mji- 10-gavfi 0 le si'iilior ; c IikIVi Ile* Ci ni t •» 1 -ii 1111 r- ri'.A le « 1 re-, la- m «-r•» a*|»enies du sol.Tout à coup file «'arrêta : elle croyait entendre remuer «lan* les fourres.A plu-iours tepri-o sello avait eu cottu illusion, «nais cetto fois ollo «.o «o Iront j ait 1 a*.Elis «c pliu;a derrière le tronc d'un arbre el attunJit.Les j)h» so rnppiochèrent ; l oin, jirisc de nouveau de terreur, abandonna le sentier jiotir fuir, Dan* s» course clic écartait les branches avec violence, sans réfléchir que oc bruit Hllir.-iil le «langer qu’elle voulait évéler.En effet, elle reconnut bientôt qu’elle duit suivie, et figura mémo qu’on l'ajipolait.En ce moment qu'elle était embarrassée pur dos Hune» dont ollo no parvenait pas A ee dégager.Lucien Biakp.(A continuer) .; •' ^ S V - LE JOURNAL DE QUEBEC—1880, teille oodcox do bordft»u* ou do champagne.» II oil do»©*ooplionft.J ai mo»i oonnu mo charbonnier qui, aprèo ©vo:r élevé uno famille norobroaae, Mt mori à I’Ag® d© 58 an*,oo lour léguant à ubauun tlVux uo© maison »r««o jardin.Et il était ooiré on ménage ©an© uo ©Od vaillant ! t El Ion cent bat* do eoq* I Et I®* pigeon© I El I®® joua do hi»a*rd do touto ©»pèuo engloutissant do© quin-©©Die" entière© 1 • Muia i-o o'aol |>»* lo momei t do s'upputan' ir a r loo défoula, d au-tant ploa qu'i'a aoot mêlé© h do ao liJon qua ite* Co qui manqua A n
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