Le Journal de Québec, 16 avril 1868, jeudi 16 avril 1868
rrt f t , T* * » * ê JEUDI, 16 AVRIL,.1868, i« _ t,ilVi t I*11 TA(IX PI L'AMNNIRINf ivr .1 l V hi < • HI#»/ .uii'il I 1A Altill i*V* -»4 •NSS0.4UDA1BS.d.*>*f» .a&iUmJI.(iiHlihl Ji*H *##**• u»it»n tosur fetish •' •» I 11 n f» » |4 *J |l 4e'année«dit.vquoUdienao,JN.° 289.m tmr»*/• !•< nflBKB) (Ml M' 5 i t ,1 » ,«.« I lUtt* AjtlVi>N« K».«I 4.^ '•** * » e»i, » ^ÎH^Îr'/W'rwvu.•••40 Au-a« |»lua 4s41i.0.1» Poor oknqua ligna aa-dawai da dti JIMP •nr O.OH ¦•pteBIBBBBMI l’fchéMM» du iRpwtti aournnK ab^da • ¦» ^flp'îaKJffiKaUmanl » ji M flMM-VMa,plia d#llATaliaadol#.° ,4 I ill< (S*** an»» Politique, Commercial, -Jutowtritl et CitUraire • • • ,it,' i » ___ ) 1 ^ ; * i < » l»-l* * ' » I L’édâêur-proprtjtQirê, A.COTÉ, d gtM tout* correspondant#*, JrtA**» eto.t doivent être adressées franco / I w.* Dm rants* Ubdrnla ail aaaordéa poar annonaaa à long tarua.r-r Ni A I*} .“ ^¦TLai annonçai deposits jusqu'à mid da jour da la publication paraiaaant la iuAm« jour.Toula annonça anvoyla aana mantloo du nom bra d'inaartioni, larapubliAa jui.ju’u am du eunUaira.» *?I»< ,14 i jvitirt* "1 o a -1 ti i FJ8TIT .gourribu jyjsuaoPH.i .» i i i J*asl$, 17 mgi4.La'Moniteur1 universel paWi** un •dréstê à l’otaperaur Népbtéon pnr M.nisi ,i tar hi iltadHeo 'flas’nolW de VRniflrè.Ça doaoment anoonoo I’ouvorlttrt^tisFVoi^Mbsou^ tripHei» publiée, d’uù* era prim do 440 m(|r • IhTad.'‘Lea ?eNlmcnts sVffUtucraibot b& flogt termo«, do moia en moil.Do oette ab&usa, 187 i.million» seraient employés 6 trsnsformar la toa- • tériel dea années do terra et da mar, poor las Ioelloa toutofoia, un complément do otédiu evra être demandé ploa tard.Lo aurp!ua aar ?ira à oouvrir le défioit qio laisaara I’exeroioe 1867 et à équilibrer lea budgéta de 1868 et 1869.Le oonaeil d’Ktat sera appelé le pria eipo et, s'il y a lieu, le mod» et l’importance d'une indemnité pour Ira porteur* d'obligations mexicaines.L'expoaé constate que la dette flottante a’élcvait, au 1er décembre dernier, 936 million*.La motion prJirntée par M.Qladalone at qui doit être diaoutée lundi à la Chambra dea oom> mu no* produit en Angleterre une vite heniatioo.Tou» leu journaux de Londres eonanorent dea pour 1* à pour la q’inipriiue dans non des villes de l'Italie, demander des instructions sur les eoitaei donner il l'occasion dea élections ‘Cliamlire de Florence.> Nous sommes autorisés à déclarer quA le Saint Pèro a répondu quo rien n’était changé, r artiolcs à l’appréoiation des conséquenc e p >11-tiquoa du vote qui intnrviondra.Le Morning Pott ne dissimule pas quo o'eat uno grande ba taille parlementaire qui so prépara.« D'un côté, dit-il, il J a les prétrndus intérêts da la minorité protestante in Irlande, ot, de l’autr *, les plaint’h souvent renouvelées de la mijo ité oatholiqU) romaine.C*cat à la législatif du Roysuuio-Uni à déoidor oj à quoi ella attache lo pins de prix.Hien dea choaea dépon dront de la répons* qu’elle donpera, bien plus de choses assurément, oroyons-oous, que la sta-bilité de l'Hglise irlandaiae établie.» Le Times fait ob«arvor que la Reine, eotnmo ohef de l'Etat, étant In dispensatrice des grands biens du elcrgét reatroindro son pouvoir à oct égard, ou serait en quelque aorte loucher à sa prérogative royals.Ce jjur lal pense dono quo M.G adatoue a bien Lit de parer à oat inconvénient n proposant ù la Chambre des communes da iairo uuo Adressa à la lisino pour la Srier de mettre à la disposition du Parlement ses roits sur le temporel de l'épisoopat anulioan d'Irlande, atia qu'il y ait lieu da prendre,à l'égard *!•« oQ temporel, telle mesure législative qao ie Parleuu-nt croira devoir adopter.Lu Glohf.s'exprime en termes fort sévères sur la motioa de M.Gladstone.Il L traite de révolutionnaire et y voit un péiil pour toutes les Eglises établies du pays.Si elle était adoptée, rien no pourrait sauver, scion lui, les Eglises d Eoosse et d'Angleterre.De même qae VOb-tervrr, il eonolut à une dissolution du Parlement en ona de vote affirmatif.« Il est difficile de eroire, dit le Globe, que les gens modérés qui aiégont derrière M.Gladstone réuniésuot leurs votos en faveur de nea résolutions ; unis oi les gens extrêmes qui ehcr ( cheat des piaoes, et ceux qui n'ont pss grand^ ehoso A craindre d s ohangemests révolutionnaires do oaraotère le plos grave, peuvent for mer uno majorité ot vainorc le gouvernement ; alors il Lut quo lo gouvernement en appcllo au pay* à tout prix, ot rau'gré mémo 1rs ioeonvé-nieots qui devraisnt résulter do la suspension de la session législative aotuolle.s Eo Irlande, on fonde do grandes espéranses sur lo débat qui va s'ouvrir, et l'on croit tou-eber colin k i hauro dos réparations si longtemps refusées psr l’Angleterre.L'Assoota-tioo nationale a tenu vendredi 4 Dublin une séance des plus nombreuso*.On y a vu une lottre de 8.Em.lo eardinal Cullen dans laquelle il ao félioite de oo que « il est maintenant admis par toot la monde que l’Eglise établie d'Irlaodo o»t une iojustios et une inanité pour le peuple > et de es qoo « Iss hom mes d'Etat d'Angleterre paraissent déterminés à y mettre tin.a II ajoute que tout le monde comprend qu'il y a néoessité da moditicr les lois relatives au sol (land lawt) qui a forcent tooa ceux qui oot quelque industrie à fuir eu Amérique, oe qui uaène comme conséquence l'appauvrissement da pays, s L'agitation politique dont lo Portugal oouti-une d’être le théâtre ns permettant pas au roi dom Luis d'acootnpagner sou auguste épouse à Turin pour assister à la célébration du mariage do l’héritier présomptif do Viotor-Emma-nucl, ta rcioa Marie-Pio quittera seule Lis bonne le 12 avril prochain, pour se rendre par mer à Nioo, at fl* là ilhùodra ta famjlJe royal* d'rtaH* àTuth».m !T C’est par ordrb de t'Impéi*étrier de* Prao-çai*que M.Ta duo do Haas ano, grand oh&mbpl-lUu,"qul putse la Haisbfl,< irhivAr dans Iça eovi-Wuè de Nfob,' ëêt allé à Msrdeille afln de corn 'pllmentftf IA Rolno Niila 8oph|e dos Doux-Hioflos à son nassago daos oetto ville, où l'on •fuit d'abord pfoaé que l'augusto voyageuse débarquerait ; mils le oommandant de la cor ?ette autrichienne, pour abrégur le trajet à cause de la mer qui était houleuse, a préféré mouiller à Nice, d’où Iq Reine Mefie-Hophio a eontinué son voyage eo ohemin do fer pour so rendre par L/on A Pes'h.Cost ee qui explique pourquoi M.lo doc de Rassaoo n'a été admis à présenter scs hommages à S» Majesté qu'à la gara de Marseille.La Reine dea Deux-Sioil Cette note n'a pas besoin de commentaire!!.Elle indique suffisamment la conduite ou ont à tenir un Italie le* catholique* qui veulent demeurer étroitement uni» au Saint Siège, ot ello règle en même temps la oonduite de* oatholiquos de* autres pays qui seraient tenté* de pousser leufs frères italien* dans une voie compromettante.line correspondance de Rouie adressée au NoureUîxtc de Marseille, et émanant d une per sonne en qui oc journal dit avoir < toute confiance *, annonce que lord Clarendon vient d’envoyer à Londres un raji)*»rt contenant ses impression* *ur son voyage à Florence et à Na plus.Le rapport déclarerait quo l'unité itali un ne ust gravement compromise, et qu’il serait fort difficile de la ma’ntunir.Celte opinion de 1 homme d Etat anglais, dit Y Union de Paris, serait d’autant plus remarquable que lord Clarendon a toujours été ami du la révolution piémoi taiso.Une lettre de Rome annonce que beaucoup du soldats du corps expéditionnaire français, qui sont arrivés au terme du leur service, entrent dans lus troupes pontificales.FIANCE.Pari», 27 mar*.LVIévalion du prinen llonapiirle aucar-dinulat itispiru à la France I’arlicle Miii-vant : c L»'* journaux s'osoupent h-aucoup rn ce momontdu jeune prinor français qui vient d’être ( Lissent entrevoir, à cotte ojoa-ion, d * perspective* qui, év;d- m m- nt, *ont lur* Je propos et q ii no répmd itit guère à c qu'on coq nuit da o-rtif ère m uioirsto et des vertu» si chrétienne* du nouveau cardinal.» ha vie entière, eo ofTrf, témoigne de fon abnégation, d'1 *• piété, de c t amour exclusif du bien qui, s’inspirant de mobiles supérieurs aux chose* humaines, ne recherche ni les honneur* ni les récompenses.C'est ainsi que Mgr.Ruitparto a paru profoidément troublé lorsqu'il a appris que le Siint Eère lui réservait une situation si haute.Ce n'est pas sans hé.bilation qu'il a accepté uno dignité qui oe permet pas de vivre d«ns le recueillements d1 l’âme, et qui unpoao lo devoir de preodre une part active au gouvernement de l'E^iiso.» Mgr Bmaparte e«t né en 1828.Il ast fils du priooe Lucun, l'un des premiers savants de l'Europe, qui avait voulu s'élever par la science au niveau de son rang.Sa mère était la prinoc«»e Z5naï le, fi le du roi Joa.'ph ; eo sorte que le jeune prince tient doublement à la fatu 1 e Bonaparte, par son père et par sa mère.» Pur une coïncidence bien frappante, o’c«t la sache, il y a des questions de principes sur l’empereur Napoléon 111 qui a été le parrain du lesquelles l’Eglise no pourrait transiger sau» jeune prino abdiquer.| IX qui l’a ordonné prêtre.Avant d'entrer Lsa ami* du garibaldismc avaient annoncé, il y a quoique temps, que lu prince de Galle* avait sou-orit aux fonds garibaldien».Le jonr-nal the Freeman, du 23 janvier, rapporte qae M.Odo llnsselt, ministre aoglais à Rome, a fait savoir officiellement aox autorités romaines, do la part du priooe ds Galles et du gouvernement do la reine Viotoria, quo li bruit d'ane souscription pareille est dénué de fondement.Cette protestation, quo nous enregistrons aveo le plus grand plaisir, pour l'hoonour muse de l'héritier de la aouronoo du lloyaume-Uoi, n’on est pas moins fort tardive.Lo priooe de Galles aurait dû, sur l'heure, s'inscrire en f«ux contre Isa bruits qui avaient circulé à oc sujet.Il y a dea position* qui obligent.ETAT-POJTflFICAI.Voici lo texte do la note relative aux élections en Italie, publiée par lo Journal de Rome : « Il s’est présenté,eo» jours*ci, à Sa Sainteté, une députation d'un journal catholique qui son coii*in.t t c'cst le pap • Die qui I a ordonné prêtre, dans les orJrcs, il sc distinguait par son esprit méditatif, par se» goût* sérieux, par h maturité de ses jugements.Son pèro l'avait a«»ocié à se» voyage s.et l'examen comparé des m Arrès son ordination, .'abbé Bonaparte a vécu longtemps à Hom?, s'adonnant tout entier aux éluda» tt aux pratiques de la religion.Ce nom de Bonaparte mô'.é avec tant d’éo at à l'histoire politique de a soc été mod roe et uni à tant du grand* évènements, se trouvait aiotj transporté dans une atmosphère de piété oon-tcmplativc, de ferveur chrétienoc, en dehors de toutes les agitations du monde, et le prince le rendait aussi sympathique que les ch.fs de ss famil'c l'avaient rondo glorieux.> Depuis quelques année* lu prince avait été rappelé à Paris, et l'Empereur avait voulu qu'il occupât son rang dans sa famille On a souvent remarqué, dans les cérémonits publiques et sur les marche» du tiôoc, os jeune prêtre revota d'un* sou Une violette, et dotil la flgtre suGèra ot réfléchi* rappelait la* traits dit premier onsul.» Malgré les prérogatives do *| naiasxpot, il s’éloignait autant que po La discours qu'il uadrasHé au préL^qui lui a remis lo chapeau au nom du S.iut-Dèro e»t un modé'o ds tset, de modestie et du digni’é.Dana non langage on sentait toute* le* émotion* de i’&me d’un prêtre et les sentiments d'uu prino< de L famille de l'Empereur.I Son élévation au cardinalat a été aoauul ie à Rome aveo une satisLotiou unanime.Kilo a été jaatemoot considérée oommo uu témoik'uagc de l’affuetion du chef de l’Eglise pour la Fiance et poor soo souverain, et la Fraooe, do ton côté, y Tftrr* un lien de plua antro le Vatican et les Tuileries.> Gu lit t)ao» le Mémorial diplomatique : Depuis l'élévation du prince Lucien Botta parte au cardinalat, certain» journaux, antici pant sur l’avunir, envisqgent lu.» chance» que lo cou*in de l’Empereur de» Français pourrait avoir de ceindre un jour la tinre.Cette quation a été remise sur le tapis pur une lettre de M.Edward Qu in et, adressée à un de se* amis de Vérone, dans lu but de donner I éveil aux patriote* italien» en leur montrant le» dangers que Courrait 1'indupendanco itali enne.rti le cardinal Lucien Bonaparte devenait jamais le *ueees»rur de Die IX.Un de no» confrères de Dariscxt allé plu» loin : il a prétendu dit M.Magne, > va s'imposer de grands saotitioes ; mais il gs- > encra la turillcnrc garantie de L paix, celle > qat résaltc de la fo’Qp , non de cette paix in- > quiète, soupçonneuse, pendant laquelle chaque • nation, par la crainte d'un conflit, ne cc*se > de faire la gaerre à sa prospérité, à son cré-i dit ; mais U paix eslme, nïre d'elle-même, > féconde, reposant sur la oommuoe cr.t- ntn et a le respect mutuel ; ce le que Votre Majesté, > dans sa clairvoyante sagesse, poursuit do scs 9 vœax et de ses effort».> Si ec langage est sincère—et nous ne voulons élever ancuo doute à e* sujet—il va produire daos lo monde uno ailutaire impression, car jamais la eertitade du maintien de la paix ti'a été réclamée avec plu» d'instance par l’opinion publique, par le commerce, par l'industrie, par toutes Ica branches du travail et de l’activ té humaine.L’AGRICULTURE AN FRANCE.I * Voutro alldim'* n’a ptl» d'oreilles.-— Quand h; loin luauquu au râtelier, luxoliovuux *ebattent, —oo qui prouve qu i!» n’ont pas PAjour* Pe» pj it d un chercher dan* lus h«;ttu» do leur» maître»., .Los proverbe» n’on sont pu» moins la *ago»»e des nation», ut les questions «lu »ub»L»tance lus première* question* du monde.A quoi bon étmlior lu» problème» d'économie, s'il n y a rien à économiser ?A quoi l»»n discuter »ur la richo.se publique, quand on est sou» le coup d un autre proverbe au**i triste quo le» autre-» : c Où il n’y a riun lu roi |»erd »c* droits ?a Nous produisons peu , lu terre nu donuc pa.» le tiers de ou qu'elle devrait donner.Ce n’oat pas *u faute ; o'c»t uu )»uu la l'auUî du ceux qui la cultivent.C'est un pou lu faute «lu» v»]irit» éminents qui, .Vêtant donné la mission d'in* trniro lu peuple, lui parlent sans cet*»- (le sus droit», rarement de »«•- intérêts, jamais «lu *c» devoirs.Du produit total, une partie appartient à l'impôt foncier, une part bien plu* fort*e*t perçue par «les ennemi» invisibV», les insecte».Le* insectes •cconipli»>ent cha«|Ue.année, chaque j«jur, à chaque In ure, le prodige ruc«itité par In Bible: Une armée «h-truite par «le» moucherons.Si ! «>n propo-ait l'alwlition de l'impôt foncier, le- propriétair*- réjiondraient —Utopie î — Si une houne fée réalisait ce miracle, on n’aurait pa» a»s«:/ de héné'liction» [mur elle Kh bien 1 il est facile d«* réali»er ce miracle.Quel est le chiffre «le liui|«ot foncier ?172 mi! ion».Le- insectes «létruisent en moyenne «b- !«.*»(* à 100 million» par an.Si l’on pouvait .c’est à-«lire »i I on r«»M- l'ilf combattre ce- ravageur», »i l'on parvenait à réduire »euleincnt «le moitié le dégât «ju ils commettent, nou*auron» re/ngné l'impôt fou cier.Mai«« ai itu d travail cr à les détruire, nou» .« ur («erven- d'»«-xdiair s.Nou» tuons leur» ennemi», le-oi-> aux.Nou» négligeons les jré-Ciution» !«-» plu -iiipc».Il a fallu prescrire l’éch r il i.m«, et qu ci l’autorité administrative pr-ni d«s aiié'.é- pjur ob ig r lus propriétaires à détruire leur» cheuil'c*, on est ti n près de crier au despotisme.Cep n iant p u A p'U I» vérité sc Lit jour.Une société d’insootologie est fondée ; elle a ds cnouuiis invisibles.—Folie I Et quand vous aurez sauvé uno part'V d«; vu réoo te», «juand vou» serrer z «lan* vu» grcnicis la part que voudront hien vou» lais» -r iu c 'ey domio, les ch rançons, l'aluctte et tint d’autre» pariiites, ia U*lgoe de* blé» viendra encore pré lever sa dîme *ur vus f rnvi-ioo» Chaque végétal a ee» ennemi* : — la vigne a la pyrals et l’oumoîpo, l’o.ivicr le dauous id*n, la iozeroe le negnl.i^es petites bcrgcroooctu* vieon< nt fair.» L gaerre aux oh'ni le» ;—vite le» fi.et», vite le» iusils I—Déoioh'’! le» j-.-uxec etuvé ».L » petits oiseaux mettront bien virgt qtia'r> heures à mourir ; le* sjuffrances d«i ce Le correspondant du Times ne voit pi-nou plus les chose* sous un jour fâcheux, mais cela coûtera bien cher : € Je n'envie pa», dit-il, le* Montiui» nt-» du contribuable aog ai» quand les difk-r ni» chu-pitres de dépcn*o pour i Abysaioio vieo Iront ,i ^euillrton hti âonrnnl iir (Siirbfr.OU IS AVHII, ISSN CE FETAIT PAS UK LOUP.SCÈNE UE LA VIE PAHISIKNNE.A bon •¦tooUaiir salut I (Sait*.) Appienant.à mon retour, les vilains bruits auxquels vous faisiez ullusion tout à l'heure je courus chez ma nitae, ia tète et ie cœur pleins d'énergique* résolutions.La tristesse, le dépérissement de la pauvre enfant me navrèrent ! Cependant, lecroiriax-vous, monsieur ! il ne fallut pas moins de trois heures pour prendre d'assaut une Ame fièrement embaslionnëe dans Ja ferme volonté de ne jamais se plaindre ! Mais je suis bretonne, et dame ! ce que je veux, je le veux bien.—Ah ! m’écriai-je, en recevant madame Sorel baignée de larmes dans mes bras.c est donc vrai que lu n'es pas heureuse I Valentine essaya de défendre son mari.—Edouard, dit-elle, ne se doute pas que je m’ennuie à mourir dans cette maison que j’ai choisit* mot-mémo, et la coutume qu’il a contractée de passer toutes scs Voir u i du 14 anil.I soirées dehors est tellement enracinée que pour rien au monde je ne lui demanderais I d'y renoncer.Pensez donc, ma tante, pour lui, quel sacrifice ! —Alors qu’il t'emmène.—A son cercle !.—Ne va-t-il que là ?Je ne sais.,.Quelquefois il invite à dîner des gens qui le reçoivent à leur tour et dont l’apparence permet da supposer un intérieur, une famille., —Ma nièce ! ma pauvre nièce ! tu as épousé un charmant garçon, je ne dis pas le coutraire.J'ai aidé ù ce mariage et ne qi’en repens point ; mais les hommes, vois-lu (les femmes aussi, du reste ), sont ce qu’on les fait.Ne voyant on toi qu’une 1 espèce de Cendrillon accroupie au coin de la cheminée tout l’hiver, ton mari te dé- ( daigne et, au point de vue des droits à l’émancipation intellectuelle que la civilisa- { lion moderne accorde à noire sexe, il ne voit eu loi qu'une éternelle petite flllc !.L’amour conjugal, ma chère eulanl, ressemble au leu de charhou de terre : si on ne le ranime pas, de temps en tempe, il s’ételht.Ah ! si tu voulais écouler mes •vis et les suivre! Malheureusement, reprit en riant ma voisine, j’étais autrefois ce qu’on appelle uno maîtresse femme ! D’autres prétendent que M.de Mirlelie est mort à la peine.Je le nie formellement.Le cher homme était trop heureux de ae laisser mener.par où vous savez ! D’ailleurs, une éclatante vérité de ce monde n'a pu vous échapper : nous ne portons jamais, nous autres, que les culottes abandonuées.Autrement dit, une femme ne montre du caractère et n’exerce une autorité indispensable à l’intérêt commun qu’autanl que le maître officiel manque absolument des qualités voulues.Voilà pourquoi le sceptre de M.de Mirlelie tomba vite en quenouille !.Mais, bien ou mal acquise, ajouta la bonne dame,une réputation comme la mienne inspire aux femmes sentimentales d'horribles préventions, aussi la peur de se voir entraînée à des aeles révolutionnaires ferma hermétiquement les oreilles de Yqji uttine aux salutaires exhortations de mon expérience.Oh ! les femmes qui adorent leurs maris ! quelle mine d’or !.hélas, Irop souvent inexploitée ! * Après une plaidoirie dont la sublime candeur eut attendri un roc, madame Sorel en manière d'argument suprême, ajouta : —L’affection d’Edouard u’est qu’égarée.Les soins, les prévenances dont il me comblait naguère me reviendront, j’en suis sûre ; oui, tellement sûre que vous me voyez prèle à soutenir, à ce sujet, telle gageure qu'il vous plaira, ma tante ! —(Hii da ! Eh ! bien ! soit ! répondis-je, sans trop savoir où cela nous conduirait.Si je gagne, lu écouler;»* docilement mes conseils ; i > perds.—Si vous perdez, ma tante 1 et vous peidrez ! Madame X.a une parure en corail dont la pareille me fait envie depuis longtemps I —Kh ! bien ! ma nièce, tu auras cette parure.si 1d la gagnes ! Je me levai pour partif.La demie après onze heures venait de sonner.J'en fis tout haut la remarque.Valentine répondu avec un air de sincérité qui aurait trompé une autre que moi : —La pendule avance.Edouard ne ronlio jamais après minuit Ne l’altendez-votispas, ! ma tante 1 —Non ! non ! cel les ! bonsoir ! Et après avoir, une dernière fois, pressé sut mon cœur cet ange de résignation, je m’éloignai en toute hâte, par chaulé pour son généreux mensonge.Evidemment, la |uiuvic enfant était perdue, à moins d’un mirocle ; encore ce mil acte dovait-il ne pas attendre, pour s'accomplir, qu’elle-même le sollicitât ! Quant à moi, delerminée à la sauver malgré elle, mai» réduite, comme vous voyez, à mes seuls moyens, je me souvins foil à propos que la ruse est la foice du faible, cl si je ne m'endormais, cette nuit là, que vers trois heures du malin, du malin, du moins ce lardif sommeil fut un des plus suaves qui aient jamais appesanti ma paupière.Comme Archimède, je pouvais dire : j’ai trouvé ! Désireux d’abréger le récit de madame de Mirlelie et sûr de ma tnéiioire, je reprends la |urole ; A quelque temps de là, Edouard Sorel, de retour depuis un instant, fut surpris de voir arriver sa femme dans une toilette à laquelle avait piésidé une certaine reclier-, che.—Ah I fit-il, tu avais projeté de sortir aujourd’hui ; je n’en savais rien ! —Non, une heure avant de partir, j’ignorais moi-méme quel serait l’emploi de cette journée ; mais liens i regarda ! —En effet ! dit Edouard, en parcourant la lettre que lui tendait Valentine, pauvre tante ! Comment ! encore celte maudite névralgie ! eî sans nuire assistance que • dus soin* muncuiiîiirus, j** la plains ! —Si, lu *.u.ais combien ma visite lui a fail plaint ! je ne luxais jamais vue si joyeuse ! —Il faudra ivtournei ehuz elle.—Ma Unite m’attend demain ! dit Valentine, en ôlanl son voile et son chapeau.—-\Ji : —Kl lus jours suivants, ajouta-t-elle réparant, d’une main suxanle, le léger désordre de sus cheveux.—Ah ! ah ! -Ai-je eu tort de faire celle promesse ?Veux-lu que je ne la tienne pas, mou ami ?—Si vraiment ! mais tâche d'être ici axant six heures ! Madame Sorel s’absenta le lendemain, le surlendemain el puis encore cl puis encore ! Elle rouirait la première ; tnai* il lui arriva d élie devancée |»ar son mari.Edouard, peu patient, se serait volontiers fâché ; lu présence d’un a»’ni qu il avail ameue dissipa le nuage, avent qu il eut cussé de pousser au noir.La semaine suivante, l« meme fail s e-tant, reproduit, M.Sorel qui, dans 1 intervalle, avail qualifié de fort enuuyeuses les exigences de la tante malade, secria, en riant comme les gens qui veulent cacher ainsi un mécontentement réel : —Comment ! encore sortie ! —Encore ! Ce trisyllabe insurrectionnel, hâtons-nous de le dire, était inspiré par uue fierté instinctive, en face de In probabilité d’une grondene devant témoins ce! écueil de la dignité conjugale.Valentines'elait redresse* non sans toutefois modifier, par un -ouinu la hardiesse de ce mouvement, et I amination répandue sur sou visage lui doimaii une exprosion charmante, 'lais ce qu'Edouaad remarqua |»arliculicreinenl, c«* fut une étincelle qui, jaillissant des xeux de la jeune femme, révélait la puissance d’une âme ignorante encore d’elle-méine.Frédéric de Prusse ou simple bourgeoi* fiançais, un despote ne déleste pa* qu ou je brave.Eue sensation inconnue lit tressaillir Edouard, qui s’écria : —Tu es gentille, aujourd’hui, ma femme ! Viens m’embrasser ! Cependant, madame de Mirlelie restait prisonnière ditns sou appariement de la rue de Bourgogne.Rien n est a lu fois tenace et capricieux comme les névralgies.Celle en question semblait s acharner i ni -* ¦ ment contre une personne dont î’activité proverbiale s’opi osait au moindre soupçon de douillellerie.Plus d’un mois s’écoula île la sorte ; aussi N aient m**, après chaque séance dans une chambre chauffée outre mesure, éiuu-elle sans ton c contre les séductions d’un splendide soleil, qui l’attirait vois le jardin des Tuileries.—Encore un tour ! disait-elle en regar dent sa montre, et puis, continuait-elle, en aspirant à pleins poumons 1 air embaume, ma tante a raison ; j’ai meilleure mine, el je ine sens uioi-même beaucoup mieux, lorsque je reviens de chez elle, en traversant ce» belles allées où se poulain vent, en rwu( de»* bonc0 mar* Ih08.381 lui.tfp* a VKNUHK.ArTNB BELLE MAISON DE CAMPAGNE, ave* hengar, prés as l'église baint-Lau-reat.II# d'Orléant, y compris un lopin de terra da quatre percha» tat i# leur* afiaires on général.WM.WALKER, Hyndie officiel, Québec, 10 avril 1*08.437-2* Il avril A VENDRE OU A LOUER.f K Ql Al DK LA CHAUDIÈRE.LJ S'adresser A JOS.LAURIN, N F Agent de la ^oigLcune de La .i Qaébeo, 16 avril I80S.470-61 LA DOMINION HOUSE ! A ILÜ ÜtlUilÈ! Xi-LiJ CI-DEVANT LA COMMERCIAL HOUSE, Marché de la llantc-\ illc.Québec.MAISON NOUVELLE HT MARCBANDISRS NOUVELLES.LE8 soussigné* détirant annoncer qu’il* OUVRIRONT L’KTABLlbSEMENT mentionné plu* hast te 16 AVRIL » va# aa ASSORTIMENT ENTIÈREMENT NOUVEAU DI MARCHANDISES D'UTILITÉ KT DK COUT, Qui serti off ert à des jotx ywi commanderont une vente prompte, pg- Ua teépoottoa da rétablteoamaat set vivement oolite lié*.Il avril 1801.«M là! A Y el ROBITAILLE.MEDAILLE DE BRONZE A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE PARIS.LAFKANCE et LEMIEUX, RELIEURS ET RÉGLEURS, No* 11, rue Ml.Joseph, Haute-Ville, QUEBEC.Reliure# simplea et de fantaisie, Lirves de ('ompte, etc., etc., exécutés à ordre.Département lus Douane-, Ottawa, 10 avril 1808.L’ESCOMPTE AUTORISE sur le* K N VOIS a.MK RICAlNb, jnsqu’A nouvel mdre, sera de 2-fcur cent.R.S.M B0UCUK1TK, Commissaire de* D^nenc».pm L’avis ei-deesus est le seul qui devra parattre dans le»journaux autorisés A le publier.16 avril 1888 471 éUîfaj& LETTRES NON RÉCLAMÉES.LlbTK DKS LKTTKKS restent dans le Bureau de Poste d* Québec, le 16 AVRIL 1868.tsi les lettres suivantes n* sont pas retirée» n u» -IX SKMAINK.- de eett# date, elles seront envi vte.au bu reau de» lettre* morte*.N- B.—Ceux qui demanderont quelqtiet-ucr* dr c» lettre» sont respectueusement prié* de ueiuan 1er "Lettre, annoncées.” Les numéro* qui aeeouipagnant quelques-on» des n m.marquent le uombre d* lettres 4 la même aire.se Aaolair, Ferdinand Beurré, J.W.Caron, Notaire Dorvil, Philippe Daigla, Barthélemy Fournier, J.B.Faion, Mrs.Gibb Godbout, Bltéer Giroux, Marguerite LaBelle, A.U.Labrie, Joseph Lachance, beraibm Messier, Alexandre Montmixy, Aurélie Perot, William Richard, Bloteo Richard, Loiao Richard, bimoa Rousseau, veuve Terrien, Adeline Aral, Restaurant B C Dumont, Jos.Aobtil* Fenrnier, Maiviaa Fournitr, Frençoi* G Gauthier, Antoine Gcnérenx, K.A.Letulippe, Frédéric Lafrance, Jean M Mai, P.Cari Richard.Henriette Kbéaame, O.L.Hédé, veuve Thomas Vnatter, Capitaine Abraham Bureau de Poste d* Québec, 16 evnl 1888 472-3f JOHN SEW KL L, Maître da Poet*.TRAVERSE DU GRAND TRONC.LE at après LUNDI, lo 0 du présent, le VAPEUR de IoTKAVIRSK DU GRAND Th* NC ovmmencera see voyage* eom ne suit, juequ’A nouvel ordre ; Laine ion qcfcnao.7.30 ?.M —Troie mixte pour Richmond et te* stations intermédiairas.9 A.M.—Train da le ma'l* poor la Rivière du Loup 0.M P.M.-Trail du la pour l’Ouuet.LainuiKa La rotMTU-i.ft\ ta.8 A.M.—Mallu ut passagers d# l'Ouest.9 avril IM#.4M-lm-9fp* 4 P.M.—Train «le la mall* da la Rivière du Loup.7.20 P.M —Train mixte J# Richmond tt de* stations intermédiaire.A.GA BULKY.Boor4taire Comp, dee Komarqnoert du bl.Laurent, • avril 1900.«» if ri boé pris.1.«fiRlAHV IxSriMBa Québec, 1er juin I86T.932 No.49, ne Saint-Taller.0.RIOHABDAON J.R.RICHARDBON, .M.D.0.Ht- S3 l»v, 18X7.293 DISSOLUTION DE SOCIÉTÉ.sxxiété qni _Qnébe* l#r août 1M7.À VTQ Tentés nnreonna» ayant daa réelami AV lO, contre fasncééxalon én (m J U ME FA- i qni loi bnrenn, TBEEON, éélrontéa 4M.J.R.¦n auééaaloiH mot j^JAredi^W préaeater atH ftyaiTHiféPèmntaai A son al-éavaatl H.WRITE.QUI xxt dûment antertoé à té Jaav.1MT.WHITE, qui i DANIEL MoOIB* Tntonr ÏHexk RI t 1ère deUlflaidelelM ! ENVIRON 2» Iléus ao bas d* MnUM, éémarmut 11 Hnnn én front anr S liants dé profonds ur, planté*»» sla* ét dé bontsMX j aussi possédant dn boanaa stations s* péého •! la Mm naLtrpvnraéo par aaa rivière d laqnéllé la irnitinaada, •» qai fournit na appât nb lut poor la péahn da la mont* VITAL TNTU, 0.A.P.PELLETIER, .Avocat.M.0.MOUNTAIN.• mare IM.MV JOHN ANDEUSON ET CU., i’ANFfhr# éTaf##éir V MAR(ÎHANDS A COMMISSION, BUREAU TRANSPORTÉ AVE UNAIERKIN OR tiOWAIV, 17 jmv.ISéé.lit RUE BAINT-PLBMtBb I1IK Balsamique %!*{ Il Berd.3.K.091119 Lé meilwwire, te (•liikr¦! ¦was M nom U> Gwuve**, »»>'.e»»(ir *1*000(JS W plQajai Ai *• XgraaUe pour te NV.Ia*hu 0 h «i i.i n 1 * a i o a •uiiiima un» l.mfiè préparation p*ar n « 11 .»y# r e» nnwrvcr Isa J.m» A.oaSm, DanUaté.” Un* maladie qni dura i de puis fren te an» en*a guforra J* ran Ma que ma femme a été pendant plus aiiKiae mé-dtl féere." ’’*i etpéruaeirié \ »t anafyaé avec éoia l'Opora KAi.i.rnm-».* rt j'ai trouvé qu’il »c e^ntmei ncadé' én» «ne Ire denu.C* |.«n, hum un plain r da (c n - < t m rua mW an public **m.\ mr un* rxnelieoi* ai «ère préparation.V.W.Wnaa, DealiaU” ‘Ayunt *iamiaê len lagrMteata’ qui ««>iaqt
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