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Titre :
Le Journal de Québec
Le Journal de Québec participe aux grands débats politiques de son époque. De tendance réformiste à ses débuts, il soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872. Il devient libéral de 1873 à 1878 et affiche ensuite un conservatisme modéré jusqu'en 1889. [...]

Le Journal de Québec est fondé en décembre 1842 par le journaliste, politicien et futur maire de Québec Joseph Cauchon. Son premier numéro est distribué aux abonnés de la défunte édition française de la Quebec Gazette. Le Journal se donne pour mandat de travailler à la réconciliation du peuple canadien, qui subit les conséquences de l'Acte d'Union de 1840. Il vise à faire valoir les intérêts des Canadiens français ainsi qu'à contribuer au développement du pays.

De tendance réformiste, la rédaction fait preuve d'une relative indépendance politique jusqu'aux années 1850. Ce désir d'indépendance s'amenuise au fil de l'implication politique de Cauchon, qui dirige le contenu du journal de façon à promouvoir ses opinions personnelles. Le Journal de Québec soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872 et passe dans le camp libéral lorsque Cauchon siège dans le cabinet d'Alexander Mackenzie de 1873 à 1878.

Le succès du journal est assuré par sa bonne entente avec le clergé de Québec. Dès 1849, son tirage atteint 1200 exemplaires. Cette association prend fin lorsque Cauchon rejoint le ministère libéral-conservateur de MacNab-Taché en 1855. Cette rupture mène à la création d'un journal rival, l'organe officieux du clergé Le Courrier du Canada.

Les colonnes du journal traitent principalement de politique et de religion. Elles se composent de nouvelles internationales et provinciales empruntées à d'autres journaux canadiens et étrangers et accordent une grande place aux activités municipales, économiques et littéraires de la région de Québec. Le journal contient généralement un éditorial, un feuilleton, des publicités et des textes divers où l'histoire occupe une place importante.

Le Journal de Québec prend part aux grands débats politiques et publics et entretient de nombreuses polémiques avec plusieurs journaux rivaux. De 1855 à 1859, il s'oppose à Marc-Aurèle Plamondon et Télesphore Fournier du National, qui appuient l'idéologie des « Rouges », parti politique libéral radical. Il prend également position contre le fondateur du Globe de Toronto, George Brown, qui soutient le principe de la représentation proportionnelle.

Cauchon s'oppose au projet de confédération des colonies anglaises d'Amérique tel qu'énoncé par Joseph-Charles Taché dans Le Courrier du Canada du 7 juillet au 23 octobre 1857. Il fait cependant volte-face pour appuyer les 72 résolutions du projet confédératif de la Conférence de Québec dans une série de 38 articles intitulée « Projet de constitution de la Convention de Québec » et publiée dans Le Journal de Québec du 12 décembre 1864 au 30 janvier 1865.

Les prestigieux rédacteurs et collaborateurs du Journal de Québec appartiennent à l'élite littéraire et journalistique qui prend racine à l'époque dans la région de Québec. Les Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Alfred Duclos DeCelles, Stanislas Drapeau, l'abbé Bois, Hector Berthelot et François-Xavier Garneau lui assurent un contenu de qualité.

Selon les époques, le journal est un hebdomadaire, un bihebdomadaire, un trihebdomadaire ou un quotidien. Passé aux mains d'Augustin Côté en 1862, il continue de jouir d'un bon lectorat pour atteindre les 1350 copies en 1870. Dès 1872, ce chiffre diminue pour se stabiliser à 600 exemplaires de 1877 à 1889. Le Journal de Québec, qui ne s'adapte pas aux changements apportés par la presse populaire, paraît pour la dernière fois le 1er octobre 1889.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 123-126.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Les Cahiers des dix, no 58, 2004, p. 213-250.

DÉSILET, André, « Cauchon, Joseph-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LAURENCE, Gérard, « Côté, Augustin », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.



Éditeur :
  • Québec,1842-1889
Contenu spécifique :
samedi 14 octobre 1865
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Gazette de Québec (1832)
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Références

Le Journal de Québec, 1865-10-14, Collections de BAnQ.

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23e année édit, tri-liebdomadairc, N° 119.SAMEDI, 14 OCTOBRE, 18G5.2c 'année édit, quotidienne, N-0 139.TAUX il)K L'ABONNKMMNT.KUITIOM TKI-IIKBDOMADAlia.PuurUouie uioia.gj.oO Pour »lx moi*.joo fcl'ITItl.N SilomiltN.NK.Pour doute utuia.#0 (N) Pour »u lUuie.x.oo /‘uÿitblt il'avance.L’éditiun trl-Uebdoiuadaire du Journal parait Ion MAHDIM, le» JKI OIN et les MA1MKDIM.On no peut n’y abonner pour moins de six mois.Bans le cas dos eU-nno-inouti pour un tomps indéfini, lu retrait n’a lieu quo sur avis donn^ à l'administration au utuius un mois avant lY-chéanoe du semestre couruut, vt après avoir soldé son compte On s'abonne directement aux bureaux du Journal, llauto-Yillo, près de l'Arche-Ÿèohè.Politique, Commercial, Snîmotvicl et Cinéraire.L éditeur-propriétaire, A.COTfc, « qui toutes correspondances, lettres, etc., doivent être adressées franco.TAUX Ut* VYXO.XCfc*.lignes.ÿo.ao An-dessus de six lignes et [.as plus de dix.o.oo Pour chaquo ligne au-dessus de dix lignus.o.OH line remise libérulo est accordée pour les annonces à long terme.^risi annoncos déjiosées jusqu’à 10 heures dn jonr de la publication paraissent le même jour.Toute annonce envoyée sans ordre sera publiée jusqu’à avis du contraire.Nouvelles de l’Etranger.ITALIE.On écrit de Florence, le 25 septembre : « Tout ne s’est pas pansé à Turin aussi tranquillement qu’on l’avait espéré.Des efforts suprêmes d'apaisement avaient comprimé pour la journée du 22 les plus exaltés ; mais lo eu'-me, la digni é, lu grandeur imposante d’une démonstration de 10(1,000 personnes, effectuée sans trouble, avaient eontrurié les projets de cas hommes, qui ne rêvent quo la violcnco et le désordre.Dans la soiréo du 22 a eu lieu une éch.tuffburée regrettable.Des gamins, conduits par des figures finistree, parcoururent la ville en criant : Vive Garibaldi ! à bas (a richesse mobilière à b is la munici- palité ! Des pierre» étaient lancées contre les portes des magasins, et, sur la plaoc (’bâteau, oet attroupement se mit i\ crier : Vive Ming-hetti I pour amener le cri de : à bas Minghelti ! Il se porta, on ajoutant à ses vivats ceux de Mazzini et d'Orsini, au Ghetto, rue d’Angcn-nes.Ce fut là qu’un brave citoyen, cherchant à oalmer lVffervcsocnce de ces forcenés, fut frappé d'un coup de poignard mortel et qu’une l’eimnc et un enlant furent également Fessés.Sur la place Solf’erino, une bande do 100 à 150 individus entonna l'hymne de Garibaldi et ne se dispersa que vers deux heures du matin.La garde nationale tit des arrestations, et, le 23 dans la matinée, elle dût encore intervenir auprès de rasscmh'c nents qui tentaient de renouveler les scènes de la veille.> Tout cela démontre comme il aurait ful'u peu do chose pour causer de plus grands malheurs.Le gouvernement à lui seul n’aurait eu aucune action Mir les sentiments de toute une population qui s'est gardée elle même des excès, et qui a montré à la fois sa force, sa rai sou et son indépendance, t'es circonstances ont servi le gouvernement, mais il trouve en cela mémo matière û p'us d'une réflexion inquiétante.!Sn mauvaise humeur se trahit au resto chaque fois qu'il peut l’exprimer sans danger.Jeudi soir, c'est û dire la veille du jour de la démonstration, le numéro de \' Avan-guardi i était saisi pour un article sur la commémoration des événements des 21 et 22 septembre, mais toutes ces colères n’ont pu empêcher cette leçon grave et digne donnéo par la présence de MM.lo comte Sclopis, Cassinis, Cadorna et autres, qui ont assisté è la démonstration comme au service funèbre.Quant à M.Cndornn.en outre, tenant la déclaration qu'il avait faite, après être resté ù son poste jusqu'après le 22, il a laissé la préfecture de Turin au comte Radieuti di Passorano, con-oilier délégué.» L'opinion n'est pas encore remise du froissement que lui a causé l’appréciation du gnu-vernement sur l'instruction donnée par les corporations rcl'gieuscs.M.Xatnli a cru flétrir celles ci, en les déclarant atteintes de décadence intellectuelle.S il y a décadence intellectuelle, elle n’est assurément pas du côté des corporations religieuses, mais bien du côté de celui qui entend triompher par la violence, jhit le • nouveau droit, le droit du plus fort, c’est à dire la droit de ceux quitus non est inltllcctus.Si les corporations religieuses jouissaient de la li fierté égale pour tous, elles ont, quoi qu’en dise M.Natoli, une force vitale considérable, et en fait d'instruction, le gouvernement n'aurait {•asla supériorité.Mais la violence est en hem rrnur.Heureusement toutes les violences n’ont qu’un temps.> C’est oo qui arrive déjà pour les impôts exagérés dont les populations sont écrasées.Le peuple, qui a payé jusqu'ici, ne veut plus payer et ne paiera plus que dans les mains de ministres qui donneront de solide» garanties d’honnêteté, do moralité, d'économie et de régulière administration.Les temps do la complaisance avcuglo du peuple sont passés.C’est un vrai crève cœur de voir que dans les conseils de la couronne personne ne s’en aperçoive.Il vien- * dra un moment où personne ne voudra plus payer un tmioque â un ministère qui promettait do réduire le budget â une dépense do 100 millions, et qui, pou do mois après, en annonce une de 2so millions.» Comme en l’a toujours pensé, l'emprunt municipal â Florence n'a pas été couvert intégralement.Knviron -1,000 ob'igations n'ont pas été souscrites, et on n’est at rivé au ré-ultat omi-obtenu, qu'à grands renforts de réclames.On doit regretter, au paluis Ferroni, de n'avoir soit jusqu’à présent lo résultat lo plus sérieux firm do la Société des féniuo», et lo gouvorno-pas accepté les offres avantageuses des grands de la conspiration.Ko effet, oc qui fait la fai- moot est déotdé à no point se départir do su sé-établissements de crédit, plutôt quo d'avoir eu blosse de l’utsociation fénunc, o'est qu’elle ne 1 vérité, jusqu’à ce que tons 1rs ohef» soient boub recours à un procédé qui a pu réussir en , compto aucun membre important dans son sein ; sa main, le s témoignages qu’ont recueillit) les .t des plus concluants.Les pens les p'us mauvaises conditions.\ oi.à en plus iodivilus arrêtés sont un homme do lettres, | a ri 6 té s seront iutrés commo t révenus de trcî Franco, mais qui, à Florence, avait contre lui ; les personnages les plus considérables parmi les autorités cont des pius concluants.Les les p'us mauvaises conditions.\ oi.à en plus iodivilus arrêtés sont un homme do lettre», i anêtés seront jugés commo | révenus de G .avec les mains liées jusqu’en auteur d’une via d’O’Connoll, uu commis dra- triso et do conspiration, et si une mise en J 807.> ANGLETERRE.On ceril do Lundi es, lo 25 septembre ; » Montjoie et Saint-Déniât Saint Georges à la retcoussc 1 » Tel (Ht lo doublo cri que poussent en ce moment !a presse et lo peuple anglais.Non, non, l'entento cordia'e n’est pns un vain mot : non, non, les Français et les Anglais no se sont pas visité» uniquement pour danser : ils songont maintonant à fa:ro danser les autre».Ah 1 les Autrichiens et les Prussiens n'ont pas voulu prendre au f-érioux le» grand» dîners de Cherbourg, de Mrcst de Portsmouth, Fatale erreur! et qui va Kur coûter bien du.papier ! De plu» do vingt dépêches oeoi Bera la source.Déjà lord Russell (qui a la soif do l’enore comme d'autres ont lu soif du Bung) et M Drcuyo de Lhuys ont adressé des oirouloircs à ‘ous les ngents diplomatique j lacé.» sou» leursordres.Co sont c.'fl document» oui rnuQinmt les Anglais de joie.Il» tirent de leur timultanéité, de leur quasi idoosité lo plus brillant horoscope.Ils voient déjà le Schleswig ren Ju au Danemark et le due d’Augustecbourg trônent à Kiel.Qui oserait résister à tant d'é'oquencc ?Qui ne tremb'crait devant c»:» menaces muettes ?Los Aog'ais sont fiers do lord Russell.Dour m Il savait fort bien que le cki vrcau no descendrait rus de son mur pour veuir lui répéter ses monac » en faoe, bit n moins encore pour les mettre à exécution, et il no H'cn mettait pas en puue.M.de Risnmk fera co mue le loup.* » Mon confrère de Pari» qui signe O.0.»c plaint de ce quo Ks journaux français ont traité la conspiration fénianc aveo trop do légèreté, et je suis de son avis.Seulement, selon moi.cette légèreté corniste à lui avoir attribué autant d’importance, en la qualifiant do rc Jouta ble.Ici les journaux, à jeun depuis plusieurs jours, so sont jetés sur cette pâture aveo une avidité facile à compn ndre, mais sans que le plus léger sentiment de t.rreur soit venu trou fi’or leur digestion.Aujourd'hui on est retombé à cet égard dans la plus profonde indifference., ot ri vous part a des finiac» à quelqu'un qui arrive d Irlande, il lèvo les épsulcs et vous I répond dédaigneusement : c Thnfjuc a set of fouls > (c’ist un tas d'insensés).S'il se fût agi d'uno invasion du Canada (objet primitif de l'anioeiatioo), le danger aurait été réel, car in force dos tenions c»t en Amérique.Mais en Irlande, à quelques heures de l'Angleterre et de toute sa puissance, 1» tentative était ridienlc, d'autant plus que les fénians, aveo l'indiscrétion qui est le propre de la r»oo irlandaise, avaient Lésé percer à jour toii9 leur» projets.Leur org.nisation était connue, à tel point que j’ai pu vous on détailler le plan, il y a plusieurs mot» ; et Uur» réunion» nocturne» pour faire l'exercice aveo des manohes à b liai n'étaient des mystère» pour personne.On s'attendait chaque jour à un soulèvement et lo gouvernement sc tenait prêt, c’est oo qui me faisait diro en parlant do leur» machinations : < Ceci va tourner à la charcuterie.> Heureusement l’acte énergique du gouvernement u prévenu Diffusion du sang.> Que mon collègue «o rassure : les lois d'uno sévérité inexorable dont il parle nYxi- tent plus et lo» ooospiroteuisont été urrêtés.ct leur journal saisi en vertu d'un acte du parlement passé en Is-18 qui a précisément pour objet de sub»ti- I tuer à la peine capitale en matière de| haute trahison des châtiment» moins draconiens et une législation plus clémente.11 est même probable que les deux nous otlieicrs arrêtés, le tambour major du 2 • de ligne et lo sergent du 99e, ne seront pas oondamués à mort, bien que leur défection l pier et un tmître tailbur.Uno autro cause d'impuissance est la réprobation dont la Sooiété d* s fénians a été frapfée par l’Eglise paris voix do Mgr.Farrell, évêque de Hamilton, de Mgr.Kenrick, archevêque do St.-Louis, de Mgr.Cullen, archevêque de Dublin, ot d'uno foule d'autres ccolésiastiques qui n’étaient en cette circoastano-) que 1 a organes de la volonté du St.-Siège.Et qu’il mo soit permis ici de faire ressortir la différence outre la conduite de la cour do Rome et o< I e dans des conjonctures analogues.i Oarc rapp.llc avec qud acharnement lo gouvernement de lord Palmerston a travaillé au renversement du pouvoir temporel du Saint-Père, excitant,par 1 organe du Times, du Daily News et du Morning Post, b s habitants de» htufs de 1 Eglise à la révolte, afin de provofuer par là une intervention piéinouuise.Comment le Papo a-t il répondu à ces menées indigues ?En frappant d\-^communication oeux qui cherchent à leur tour à renverser lo pouvoir de sus ennemis : et certm, quelque bonnes intentions que le gouvernement anglais puisse avoir dan» le prés nt et pour l’avenir, on est bien forcé d avouer que dans le pa-»é il a été moins débonnaire on Irlande que celui du Souverain Pontifo dans le» Mardi '» et dan» l’Oinbric.Aussi Pie IX aurait-il le droit de diro de sa voix suave et doue' à lord Palmerston ; De* Jiuux 4ne uous -enn.nsoonnitula différent.» Ee» ami» do M.Gladstone sc proposent de faire passer à la postérité le souvenir do sa défaite et de l’abaissement d'Oxford.On a présenté plur-i 'urs projet»! il a été succcssivein» rit question d’un tablcnu et d’uno statue, mai» dan» i’état aotud de la sculpture on a pensé avec raison qu une statue serait quelque chose de plu» humiliant que la défaito même.On a donc proposé en dernier lieu une bourse qui porterait le nom de M.Gladstone et qui serait fondée en faveur de i’étudiaDt le plus versé dans la littérature anglaise.L’autcur du projet ajoute : i Si i’écluc de M.Glidstnnc a pour ré-» Huit nt de faire mieux apprécier la littérature > anglaise et do diminuer le nombre des ser-» mors conuy> ux.M.Gladstono lui mémo ne a sera pas le dernier à s’en réjouir.> Ceci est uuc sanglante veng aoce tirée du clergé d-s campagne», qui s’était ligué contre M.Gladstone.accusation est prononcéo contre eux, la sentence s.Ta probablement une couduninatiou uux travaux foicés pour un temps assez long.> BELGIQUE.Qiii*li|ti(‘s extraits rie Particle quo M.Lon-b'iiol a publié», dims lo dornior ntimûro de la élire gauche, sons oo tilro : l'Arbitraire, à propos do PoxpiiEion de M.Rogoonl, existence agitée sous la république, 1er- , viotoire.On n’en sait rien.Toujours est-il minée |Kir une disgrâce éclatante lors du , H110 00 0l0,i cftt-il été écouté ou non, no fut coup d’état, le noble historien du noble gé- Pa8 ^ : fl P0'8*}® no ^ ^ut ras> bS*DS do«te» mirai continues ainsi : il.p.» I «t»._ , .» -’luis quoi, était ce donc co baton do maré- « En un jour, ou plutôt en une nuit, tout ce 0hal, si cruellement dérobé à ceux qui l’avaient présent et tout cet avenirs écrouleront.A qua- H| bien gagné ; étaiunt-cc les grade» et les dé-ranto cinq ans, Lawoncière, tombant do la plus ooratioas, le» dorures et les traitements, vol-belle po-itton qu un so.dat français pût occuper eaire pâture des âme» vulgaires ; était ce là ce qui attirait, oo qui enfi itniuait oes âmes hère i- » E'Augblcric ferait bien d'envoyer qu'l-que» missionnaires de moins ù Toïri.où ils entravent l uiuvre dos prêtre) catholiques, et de le» diriger sur Sh ffi.ld.Ee rapport quo vient do publier la conituisHon chargée do surveiller lo travail dos infant» fait connaître qu'il existe un certaiu nombre do jouuen gens, d ailleurs fort bons enfuit» et po-sédant un livret de o lisse d'é{ argne, qui sont arrivé» à l'âic de quatorze ans sans avoir jamais entendu parler de Dim, de Jésus-Christ, ui do la Bible ; qui torn bent des nui s quand m leur parle du Paradis et qui croient (juo le jardin d'Kdcn était uno taverne renommée ; de» garçon» qui ne savent pas qu'il» habita nt T Angleterre, qui vont à l’é-gliso de temps en temps, sans savoir si c’tst a sanctuairo catholique ou un t mplo protestant, ni co qu’ils vont y faire.Si lo rapport n’é tait pas signé par MM.Trcmcnhere et Tuff-noil on se refuserait à croire qu’un fareil état de choses puisse exister on \ng!ctcrrc au xixe siècle.» Mgr.1’arehcvèquo de Westminster vicut do | ubiier un livre qui est appelé à produire une sen-ation profondo en ce moment où lo» controverses religieuses tiennent uno si large p'aeo dan» le public intelligent.Cet ouvrage n pour titre : Auiun tnn/ioiel/c du Saint-Esprit dans I Enlise, il a jour objet do prouver «jue depuis la Pentecôte le Saint K«prit n a pas cessé d'agir dir> l'Eglise, et que si lo miracle de la Pentecôte est vrai, l’Fgliso catholique c»t i la seule véiitablc, car elle est la seule où oc mi- I racle n’ait cessé de re' produire.> oirtiJnnl ' ° nlS Pro,'v,,r°nt qtm le gouvernemenl belge n’a point fail, Et vouiz maintenant, grands patriote», qui avez rôle la loi restaurée, parler à la Belgique dca dangers qu\lle peut courir.Promenez encore devant sc» yeux ce spectre repoussant de l'annexion ; nous, nou?lui montrerons votre Roi et »c» ministres.serrant la main sanglante rf inepte qui a mitraillée Paris (t écrit la vie de César ! Et nou» cri.rons bien haut, »ûrs d'être compris de tous : L Annexion est faito ! > Par l'arrêté du l.‘! juillet, qui ioauiruro oette série do lâches oonoession» promises à Ro-uaparte, LéopolJ a perdu co renom de fermeté et de sagesse qu'on iui avait fait judis.Oo n’est pas cela pourtant que nous lui reprocherons.I n roi peut toujours signer sa déchéance, mais il ne peut signer la déchéance de son jwuple.Lo système d'expulsion aujourd'hui commencé, si l’opinion publique no h réprouve éoergique-moot, est gros de honte» et de dangers.Nous les avons Mgna’és «an» rctiooncos it sans hypocrisie.Nous avons jeté un cri d'alarme et d'iadignatioo.Maintenant e'c-t à la nation d'aviser.> Du t'cril do Londres, le 2(», à l’iigenee Havas : < Chaque jour, on ariêto de nouvoaux mom LE HEROS DE CASTELFIDARDO.Nous avons déjà parlé de l'article du coinle de MontuleinbciT sur le general Ln-morieière.Après avoir parlé de sa jeunesse, de »ii Ciiinpiigue d'Afrique et de son sans qu’on eût à lui reprocher l’ombre d'un crime ou d’uno faute, se vit fermer pour toujours l’aocès des deux carrières où il avait con quis une si glorieuse illustration, où il marchait I égal ou le supérieur de tous.Sa vie militaire et sa vie publique étaient closes.Le plus brillant de nos soldats succombait à une révolution militaire.L’homme d’Etat et de tribune, si épris des sympathies populaires, était emporté par un mouvement que venait sanctionner uno incontestable popularité.Il fut brisé quand ln loi fut brisée avec l'assentiment uu peuple ; brisé pour être resté fidèle à une opinion qui avait pour olle le droit constitutionnel et l’inviolabilité du serment : brisé bien moins encore par les impitoyables exigences de la victoire que par l’oubli et l'abandon de la Franco ; brisé pour n'avoir pas compris que cette Franco avait tout à coup changé d’allures et de tendances, et ne croyait plus à rien do ce qu'elle avait prétendu croire ou vouloir depuis 1814.II lui fut donc imposé, à son tour, de subir ces prodigos d’inconstanco et d'ingratitude où se complaît le public contemporain à l'égard des princes, quand ils sont libéraux, et des hommes supérieurs, quand ils sont honnêtes.> Aucune amertume ne lui fut épargnée ; je parle des amort urnes de cœur et d’esprit, les p!us poignantes et les p’u.» incurables de toutes.Et je parle non seulement pour lui.mais pour ses vnil'nnts et infortunés compagnons de gloire et d’exil Dans les premiers temps de cet exil il ne rencontra, en dehors delà famille de sa femme, que de trop rares sympathies, dans cotte Re'gique où les catholiques surtoutétaient presque tous sous lo prestige du vainqueur.A un âge où l’on a la conscience de la plénitude de scs forces et de scs moyens, où l’emploi do ces dons de Dieu est lo premier des besoins, il se voyait condamné à sc déshabituer, non-seulement de l’exercice du pouvoir et du maniement des grandes affaires, mais do toute vie publique, de toute vie active.Il avait beau se répéter la devise de son généreux émule et ami Changarnier : Bonheur p isst, honneur reste.11 avait beau direct écrire, comme le comte de Maistre après Tilsit t : L Europe esta Bonaparte, mais mon crtur est à moi.11 lui fallut connaître et savourer longuement les langueurs mortelles du calme plat après les salutaires et vivifiantes excitations de l’orage ; puis s’enfoncer dans cette oisiveté forcée, mère des dése.»-poirs, dont parlait Fouquct à Pignerol.Il lui tailut apprendre à subir ces déchirements de l'impuissance, c cet amortissement du dépit, oette stérilité de la promenade ot des livres pour uu homme de sou état, cet ennui d'uuo vie dé-soceupéc, > dont la seule pensée faisait frémir Saint Simon et l’onchainait dans les antichambres de Louis XIV.> Mais voici uno épreuve plus cruelle, plu» amèro mille fois, dont ni Fouquct ni S»int-8i-mon ne pouvaient se faire une idée.» La France va faire la guerre, la grande guerre, ot ce» vaillants, oe» grands chefs de guerre u’y seront pas ! C’est d'Afriquo quo I on tire les bataillons qu'ils ont formés, commandés, tant do fois conduit» à U victoire et qui marcheront sous d'autre» chefs à de nouveaux triomphes ! Eux si longtemps les premiers et les seuls ; eux, sur qui les regard» de la Franco et do l'Europe étaient accoutumés à se fixer; eux.tout frémissants enooro d'ardeur, ds vigueur, de patriotisme, les voi à, sans avoir jamais failli à la patiie, à i’honoeui, à la justice, les voilà condamnés à l inaotion, à l'oubli, au néant I Des renommées subalternes montent ot n'emparent du premier rang dans l'attention du monde.Qui pout dire, qui peut concevoir les angoisses, les tourments de oes hommes si illustres, si intrépides, et qu'on no l'oublie point, si innocents.si irréprochables devant le pays et devant l'armée 7 > On nous dit aujourd hui qu un mot, un foui mot eût suffi pour obteoir leur rappel en France, d-’B commandements en Crimée, lo bâ ton do maréchal, a tout ce surcroit do splcn Jour vt de prospérité quo mène à sa suite la quo9 ?Non, mille fois o'était le dévouement ; non ; o’était lo péril ; c’était l’élan, l’action, le Borvioc de la France, i’umour du pay», l’amour du noble drapeau qu'ils avaient porté si haut pendant vingt ans ; lu glorieuse confraternité des armes avec tant de bons soldats, tant de braves officiers, issus pour ainsi diro do leurs flancs ; c’était la soif inextinguible et mtllo fois légitime d’ajouter de nouveaux lauriers à leurs lauriers d'autrefois : en un nmf, o'était l’honneur.Et précisément c'était 1 honneur qui les condamnait à l’inaction, au silence, à la mort, la vraie mort et la soulo qu’ils eussent jamais redoutée 1 —Jamais Calderon, le grand poèto espagnol, dans oes dranus fair,eux qui roulent toujours sur les exigences impérieuses, les raffinements impitoyables,les délicatesses torturantes de l'honneur, n'avait imaginé une situation plus saisissante, une épreuve plus poignante, un défilé plus étroit, un joug plus écrasant.L'épreuve fut subie, le défilé fut franchi, lo joug fut porté jusqu'au bout.Nous ne pouvons pas tout dire : et co que nous disons n’est rien auprès do la souffrance que nous avons vue, sentie, connue et partagée.> Dn jour viendra peut être où ces angoisses seront comprîtes, et payées de l'admiration qui leur est due.Dn jour.Mais qui sait ?il faudrait pour cela croire à la justice de l'histoire : et qui sait s'il y aura encore une histoire digne de oc nom ?On peut on douter, quaud on rongo à ce qui sc passa autour de noue, en un sièclo qui s'est longtemps vanté d’avoir régénéré l’étude de l'histoire, et où nous voyons tics libéraux faire le panégyrique du IhxAoÜt, des chrétiens applaudir à la révocation de l'édit de Nantes, et dos écrivains fort sccréJités dans leurs divers partis entreprendre à l’envi do réhabiliter la Terreur, l'Inquisition et l’Empire romain.> Rien n'a manqué, avons nous dit.ù l'infortune de notre ami.Après huit ans d'exil en Belgique, son fis unique tomba malade en France, et pendant qu'on débattait aveo le père désolé le» conditions de son retour, l'enfant, le seul ispoir de sa race, mourut.Quant on lui permit enfin de rentrer, il était trop tard pour qu'il jùt rcouoillir le dernier soupir de cet entant.11 en fut désespéré : « On tne rend mon > pays, < disait-il, « mais qui tue rendra mon » fils?» Ce u'était pas non plus son pays ; du moins oe n'était pas le pays tel qu'il l'avait connu, le pays surtout dont il avait été ti connu, si vanté, si admiré.Lo véritable exil a'est pas d’être arraché à son pays ; c’est d y vivro ot de n'y plus rien trouver de ce qui le faisait aimer.L ne s'en aperçut que trop tôt.Il comprit d'aillours la différence des temps et des hommes, et s'y conforma aveo une mâle et intelligente résignatioo, qui ne tenait on rien de l'adhésion, qu i n’ôtkit rien, ni à l'énergie do scs eonviotions, ni à la dignité do son attitude.Du reste, il n avait rapporté du la terre d'exil ni illusions d'émigré, ni animosités nvcuglcs, ni amertumes mesquines ou bruyantes.Et ce pondant il n'était pas au bout de sis croix.> Il lui restait un dernier bien humain, une dernière planche sauvés du naufrage : sa vieille popularité parmi les contcirq or lins et les compagnons do oc naufrage, auptr» de ses vieux amis politiques, au sein du parti qu'il avait non soulcmcnt servi et défendu, tuais surtout honoré ot protégé de sa gloire.Cette popularité, il la risque tout à coup au service de la causa la plus délaissée, la plus contestée, la plu» vilipendée.Il la risque et il la perd.I n prêtre, qu'il avait connu soldat »ur la terre d'Afriquo et sou» le drapeau de la France, avant de devenir son parent et son ami.vient lui offrir au nom de Pic IX l'ocoasisn de courir à de nouveaux périls, avec li ccrtituJc d'être vaincu dans une lutte désespérée, il y court.Aussitôt un lonceri d’insulte et de dérision s'élève du sein de tout cc qui s'appe lo U démocratie européenne.Il est traîné aux gémonies, lui et la poignéo de jeunes braves qui s'élancent »ur scs truces./fiiillitoi! bu Suiirmil bt iDutlirt pi i 4 mu mm h mua UN HOMME SERIEUX."1 Ruiu.l'n matin, nu moment où M.de Pontail-ly déjeunait en lête-à-tèle nvne.lti marquise, une des portes de l.t'nlle à imiuger «’ouvrit avec bruit, et le-» deux époux virent entrer pAle, défait et presque hors de lui, M.(llio-VîiHsii, m compassé d'ordinaire.—Passons dans votre elianihre, dit-il à sa sertir d’une voix altérée, cl surtout, ajuu-ta-t-il tout lias, qu'aucun de vos domestiques ne puisse nous entendre.M"* de Ponlailly se leva, inquiète, malgré sou égoïsme, de létal où elle voyait sou frère ; le vieillard en lit autant, et tous trois passèrent dans un petit parloir aliénant à la chambre à coucher du la marqni-ao.—Henriette a disparu, dit alors le député en écartant les bras pai uu geste pathétique.—Henriette ?s’écria la marquise, dont la ligure exprima aussitôt une émotion extraordinaire.—Enlmez-vous, C.hevnssu, et racoutez-iiimis ce qui s’est passé, dll M.do Pontnily avec uu sang-froid «pu s’écartait étrangement de $a vivacité habituelle.—Vous save/., reprit le député, que d’accord avec ma sieur, j'avais envoyé ma tille chez ma belle-sanir, M“‘ Grenier?—Vous ne m’aviez pas dit un mol de cela m Fun ni l'autre, répondit le marquis en regardant alternativement son beau-frère et sa femme ; mais peu importe, ce n’est pas le cas de montrer de la suseepli-bilité.(ioulinuez, F.hevassu.—Eroyaiit Henriette depuis une semaine à Monlmoreiicv, il m’a paru convenable d’écrire avant-lner à ma belle-sœur.Plût au ciel que je l’eusse fait plus tôt ! mais le travail dont je suis écrasé ne me l'a pas permis.—Ah ! oui, la chambre î interrompit le vieillard avec un accent moqueur.—Tout à l’heure, je reçois la réponse de M""’Grenier.Elle ne sait ee que je veux lui dire ; elle li a pas vu ma tille.Ainsi, depuis dix jouis,Henriette • * _ .Quesl- olle devenue, grand Dieu ?—('.’est uu événement affreux, du M™* depontailly avec uucalfiictioii plus ou moins sincère.—Affreux ! répéta comme un écho le marquis, dont la physionomie semblait moins troublée qu’on u’eùt dû s'y attendre *« l'affection qu'il portail à sa nièce.—(’.'est vous, ma sœur, qui êtes responsable de ce malheur, puisque r'csl dans votre voilure, avec vous, qu'llenriette est soi lie de ‘•a pension.Ne deviez-vous pas, d’après nos conventions, la conduire vous-même jusqu’à Saint-Denis ! —F.’o>l ce que j’ai fail.A Saint-Denis, j'ai laissé Henriette dans la voilure, cl j’ai donné ordre à mon cocher de la mener aus- « sitôt chez M • Grenier.A son retour, Dominique m'a dit qu'il avait |ioncliiclle-ment exécuté mes instructions.—Fais-le.venir, le misérable î s'écria M.< lievassu.—Tout louine contre nous ; Dominique est absent.—Absent ! —Le lendemain même de mon voyage à Saiiil-Dems, il m'a demandé un conge de quelques jouis, sous lo prétexte d’aller voir à Rouen son père, dangereusement malade ; il n’est pas encore revenu.—Le scélérat était du complot, et celte prétendue maladie de son père n ètaUqu'un prétexte pour prendre la fuite ; c'e>l un enlèvement, que dis-jc 1 un rapt abominable 1 M.Gheva*»sucontinua d'épancher son indignation «Mi gesticulant avec vehemence ; même à travers sa douleur paternelle perçaient les habitudes ampoulées du barreau.Le marquis gardait le silence, et l’on pouvait atti ihuer à F, i cause sou- vent le chagrin l'immobilité de son attitude .M"* de Poiilailly enfin réllecliissnil profondément, tout en ayant l’air d’écouler avec sympathie les déclamations de son li ère ; une tristesse officielle était peinte sur son v isage, mais >es pensées secrètes donnaient un démenti formel à ce simulacre d'allliclioii.—J’ai eu tort d'accuser Donner do lâcheté, m* disait-elle, il a agi.Son absence, h1 départ de Dominique, la disparition d Henriette, tuutiFaccordc.Plus de doute, je sms vengée ! —Uu seul homme a pu se rendre coupa- ble d’un tel attentat, s’écria tout à coup M.Ghcvassu : c’est cel inlâme Moréal ! Il iFenlrait pas dans les vues de la tnar-quise de laisser peser sur le vicomte un pareil soupçon ; pour que sa vengeance lût complète, il fallait que Hornier épousât Henriette.Attribuant à ce dernier l’cule-vornent de la jeune tille, s’éluit servir sa propre i aucune que de le designer comme I uu veritable ravisseur, cl d obleiiir pour lui le pardon du porc outrage.—Mon livre, dit-elle d'on ton d’allec-tueuse gravité, si légitime que soit votre douleur, elle ne doit pas vous rendre injuste.\ ous savez que je n’ai jamais plaidé près ilt* vous la cause de M.de Moréal ; je ne crains donc pas que vous m’accusiez, de partialité en sa faveur.Eh bien ! je dois vous declarei que vu* soupçons me sem-blenl mal fondes, et que je le crois tout-à-fait drangei à ce malheureux événement.—S’il n'est pas coupable, qui donc accuser ?— l u homme que vous aimez, un homme qui, eu raison même des preuves d’uflectiou qu'il a reçues de vous, aura cru .pouvoir compter sur votre indulgence.—Donner ! —Je le crois.—Mais c’est impossible.Quelle raison aurait pu avoir Hornier pour enlever ma fille : Ne la lui avais-je pas promise en mariage ?—Il aura craint que vous ne changiez d'avi*.Il a su que vous aviez paru tort refroidi à son egard pendant quelques jours.Les poursuites de M.de Moréal, tes caprices d Henriette, une passion irritée par | lesohslades, l’inquiétude, la jalousie, que sais-je encore ?tout cela lui aura moulé la tète.Ce n’est pas par la raison que brillent les amoureux, et uu parti téméraire e>l si tôt pris.—Hornier ! dit M.F.hevassu en frappant ses mains l’une contre l’autre ; non, je ne puis le croire.Toutes les raisons sur lesquelles sc fonde votre opinion ne sont que de vagues conjectures.Où sont vos preuves ?—Rappelez-vous qu’à part vous et moi, Donner seul savait que Henriette devait être conduite à Montmorency.—C’est vrai, répondit le député, frappé de cette observation ; il était en tiers avec nous ici lorsque la resolution en a été I prise.—Depuis le jour où je suis allée à Saiul-Ih'tiis, plus de traces d'Henriette ; depuis le meme instant, plus de nouvelles de Doi-nier.—C’est vrai, reprit M.F.hevassu ; la coïncidence est en effet trappanle.—Rappiochcz de celte double disparition le départ subit de Dominique, et dites s'il n>st pas évident que M.Hornier, après avoir mis mon cocher dans ses intérêts, a enlevé votre fille de grc ou de force ?cl, à vrai dire, je pencherais |K»ur la première opinion, car, en pari* il cas, la violence n’est guère presumable.—Vous avez raison, ma sœur, dit le député tout-à-fuit convaincu, la chose a dù se passer ain>i.Autiement, comment expliquer la conduite de Hornier devenu introuvable depuis dix jours ?—Moi, je l’expliquais d'uno autre ma- nière, dit h1 marquis avec un air «L» bonhomie.—De quelle manière, s'il vous plait ?demanda le père d'Henriette.: —Je l’expliquais, reprit le vieillard en cherchant à dissimuler un sourire moqueur, par l'affection qu'a pu concevoir M Donner pour les cent mille francs que vous loi avez remis avec une si noble conliauce, M * de Ponlailly et vous.— L’un nVmpùche pas l'autre repartit brusquement lo depute du Nord, en ce moment exas|>eiY contre son ancien ami : qui dit ravisseur peut dire voleur.I u homme pour qui j'ai tant fait ! un homme que je > à regarder comme mou elèu».î j un homme que je voulais nommer mon , fils ! Oh ! je l'écraserai, serpent r» chauffe dans mou sein.A l'instant meme je vais au parquet déposer ma plainte.Mon livre, mon fière, s'écria la marquise eu s’opposant à la sortie du député ; réfléchissez, je vous en prie, à ce que vous allez faire.Que gagnerez-vous à mettre lepu-blie dans la confidence de vos chagrins de famille ?Ignorez-vous que les moindres évènements qui intéresMiet uu homme comme vous sont une bonne fortune pour la malignité des journaux ?Voulez-vous amusera vos dépens Pans et la France entière ?Déjà vous avez pu reniaiquel le lâelieux effet qu’a produit à la chambre l’ai resta lion de votre fils.Avez-vous envie d’aggraver le mal eu publiant vous-ménio l’enlèvement de vutie fille ?Quelle joie, quel triomphe pour des collègues jaloux de votre mérite î (.1 ronfmurr.) ClàRàES l)K lU.RMRP.' O) V Un Cialdini ose dire, dans un ordre du jour à son armée, que Lamoricière et ses oom-pagoons sont des merci noires altérés par la soif de Tor et du pillage, et le roi Victor-Kmmsnael annonea à l'empereur des Français < qu’il fait a entrer ses troupes dans les Marches et l'Om-a brie pour y rétablir l’ordre sans toucher à l'an-» torité du Rape et pour livrer, s’il le fallait, > une bataille à la révolution sur le territoiro > napolitain.> Huit jours après, les troupes do oe roi fondent, dix contre un, sur la petite armée de Lamoricière.La bourgade inconnue de Castel&dardo est immortalisée par cette boucherie : Rimodan y périt d’une mort digne de *on chef : celui-ci, réfugié dans Ancôoe, capitule quand sa dernière pièce ot démontée ; oe général français, et quel général I rend son épée à des Piémontais.Ses jeunes compagnons, prisonniers oomme lui, traversent l'Italie au milieu des avanies et des outrages.Lui-même relâché, dès que l’œuvre de spoliation est con-nommée, revient en France pour y être raillé par ceux qui l'avaient insulté au départ (1).a Depuis lors, tout s'est accompli ou, du moins, tout a marché vers la fin prévue et voulue.Les plus sombres pressentiments, les plus tristes prédictions se sont vérifiées.La France chrétienne s'est résignée et l’Europe s’est habi toée à ce qui paraissait, il y a cinq ans, le ncc plus ultra de i'iniqnité impossible ; on en cet venu à regarder le maintien de la spoliation dans ses limites actuelles comme un bienfait dont la certitude ferait éolater uc Te Dcum sur les lèvres des catholiques endormis ou trompés.> Lamoricière a va toot ce'».a souffert tout cela, et ce n'a été que la dernière phase d'une disgrâce qui a doré quinz?ans sans relâche et bbds revanche.Comme cette vie ainsi déchirée en deax tirait à sa fin, par on jeu insolent do la fortune, par un contraste et one coïncidenc'' dont l'étrange mystère sera un des étonnements de l’avenir, Abd-el-Kadcr arrive en France pour y être rçu en souverain ! > Le vainqueur et le vaiocu se sont rencontrés, dit-on, dans la rue ; Lamoricière à pied, confondu dans la foule, Abd-el-Kader avec toute la pompe de son attirail officiel, le grand cordon de la Légion d'honneur sur ia poitrine.Ils o’oot échangé qu’un regard.Après quoi le prisonnier de 1S47 s'e«t trouvé suffisamment vengé du prisonnier du ‘J décembre.Poursuivant aa carrière à grand fracas, caressé, fêté, acclamé par les courtisans,les fonctionnaire et les francs-maçons, présenté \ la jeunesse univorsitaire oomme un type delà civilisation moderne et de la religion des grande* âmes, Abd-el-Kadcr quitte en triomphateur le sol de la France, avec ses femmea, pour aller retrouver son palais d 0-rient.• Lamoricière rentre cbex lui pour y mourir : et il y meurt tout seul, oublié de la foule, ignoré de la génération qui e'é ève, enseveli dans le silence par les flatteurs et les satellites de la fortune.La mort de ce irrand serviteur de la France est annoncée par lo journal oflhicl de l'empire Française parmi les faits divers, après un article sur la conduite des eaux dans Paris.Au déclin du jour, son cercueil, se dirigeant vers un cimetière de village, traverse obscurément les rues de cette Bsbylooe qu'il a sau vée, réellement sauvée de ia barbarie ; e»e rue» naguère silloocéca par le pompeux cortège d’un maréchal de France, nommé grand m itre delà franc maçonuerie par décret impérial.> Pendaot que les Culdioi, les Fanti et tant d'autre* fauteurs et auteurs du guet-apens de Castelfidardo, tant d'autres violateurs du droit des gens et de la foi jurée, survivent et triom- Îhent, nageant dan» Topoicnce et la prospérité.«amoricière, pour avoir été fidèle à la ioi, à 1 honneur, à la religion, s éteint et di«parait, vaincu, méoonuu.oub té.> Je l’ai dit, le» jugements de l'histoire me •ont suspect*, parce qu’elle est presque toujours la servante ou la prêtresse du suce*-* ; mais ses récit* sont toujours instructifs, et je consens à ce qu’on t’interroge pour Bien qu’ils m doiv- nt renouveler qu'une partie de leur administration, les citoyens de New-York comprennent quo o'o*t sur eux qu’cet fixée l’attention do tout lo pays, qui attend son mot d’ord'e.L-: grand point, c'est l'upproba- comkii.uk VH.I.K tion A donner A la politique du Président John Une réunion dn Conseibde-Ville a eu lieu »°n- Quoique cclui-oi ait la singulière(fortune hier soir.Présent* : Son Honneur le Maire et «° voir choyé par le* conventions dos deux partis, personne n ignore que, si les louange» de» démocrates sont sincères, celles des républicains no lo sont pas.Le» derniers n'ont pas osé demander publiquement le suffrage dca noirs : il* auraient craint de no mottro < a opposition ouverte avec lo Pré-udcnt, qui no veut pas de l'intervention fédérale dans cette queition.Mais chacun «ait que la pierre angulfciro do leur futur programme est le suffrage nègre, et que, lo jour où ils serah-ot les maîtres «ans conteste, il* n’hésiteraient pas A l'imposer aux Etat \ surtout A ceux du Sud, quitte A ic rejeter pour les H f a 11 du Nord.> Aussi I L démocrate» d; l’Etat îrnpiro se meMont-ils înrfoul en campagne av Ajoutons que lo discours do M.Wi'son a été médiocrement goûté, même par les républicain» do Yonkers.La réaction libéralo contre l’omnipotence républioaino commence, et il était temps, > Il paraît que, lo mois dernier, ou a retenu aux employés do la poste de New York 24 p.e.do lours appointemont, afin de défrayer 1*8 dépenses de l’agitation électorale : il est probab’o que los hauts fonctionnaires, qui «ont républicains, veulent appliquer lo fruit do cetto exaction au triomphe des candidats de leur parti.Ce» vols déguisés sont uno honte, et tou.» le» ministres devraient imiter M.Wells, qui a formellement interdit ce genre de manœuvre daus «ou service administratif.» Nous avons oublié, jusqu’aujourd’hui, do parler d’un dîner qui a été donné, A Montréal, au Saint Lawrence Hall, et qui avait p«mr but la dégustation des eaux de-vic do la célèbre maison française Ssyer et Cie.Diro «jue le diner était bon, au Saint Lawrence, c’est faire un travail de surérogation ; mais les eaux dc-vio, dont nous venons de psrlor, n’étaient pas au»si oonnucs ; il s’agissait donc «lo le» déguster, l^es juges étaient au nombre do vingt environ.Gn procéda à l’examen pir rang d’âge, les eaux-do-vie le» plus jeunes subissant les premières l’épreuve : c’était le procédé le p'u» ra-tionel.CMlo de deux ans fut trouvéo do bonne qualité, nuis un peu jeune ; celle de quatre ans considérablement tnuiilcuro.Il y avait progrès entre cello de quatre et pelle de six, mais tout naturellement moins sensible qu’entre colle de deux et celle de quatre.De six ans on tombait A dix ans, et ici lo pro grè9 était si notable qu’il n’était pas nécessaire d’ètro dégustateur pour en être frappé ; nuis de dix ans l’on sautait A \ingt-cinq ans.C é-t ùt délioieux et, pour la plupart, le tier plus ultra de l’excellence.Que fat-eo donc «pand on goûta collo de soixante ans ?Ce fut un cri général d’admiration! M.Jules Fournier, l’agent do la grande maison Sayer et Cio., leur enseigna lo secret d’une admiration plus réelle: c Lo moyen d’en mieux prouver, dit-il, M* sincérité c’est d’acheter, » et nul doute que plu«ieur.s suivront «on oon-eil.Nous pensons beaucoup comme M, Fournier.< m it m: imm.h k.Dans cette cour, William Durant, second mousse du navire Elisabeth a été condamné A cinq sebelings d’amende et trais do la poursuite ou huit jours de prison, pour av ir an-ailli William Tecsdalc, charpentier de ce navire.rut H UL II K» OllOKlt.Quatre prisonnier», dont doux femmes, accu sés d ivrognerie et «le vagabondage ont cf>mj»aru, hier, à cette Cour, devant 8on Honneur le Recorder.Trois n’ayant pu payer l’amende ont été envoyés en prison ; le quatrième, ayant payé, a été acquitté.Si quelqu’un désire prrndro A domioiD, «les leçons particulières do frarçiis, «1 • Latin, «le grec, do Mathématiques, ou «L* philosophie, il n’aqu’A en donner avis au bureau do ee journal.— Communiqué, FAIT* DIVKK4.—ün commenej A sortir quelque » r d-*-*.’-, du bureau du Conseil Exécutif.—M.Peachy, urchitcctc, ru« » Saint-Jean « t Henderson, faubourg Saint Jean, vient Jn, lessoul-france» et le «li'raiigoiuent.Dan» celte condition prene* de» pilule» le Ayer et v««u» verre* combien elle» rétablissent l’action naturelle du système, et avec elle la santé.Cela est vrai lu-n -oulemont dan* le- uialai«a* |«eu grave» mai» même «Un* le» maladie» le» plus «latigereu**».Le mémo ellet purged! le» cla-»e.Causée» par «le» obstruction» semblable» et «le* dérangement* analogues de* fonction» natuelle» du corps, elles sont rapidement et plusieurs d'entre elles sibement guéries par le» même» moyens.Quiconque connaît la vertu «le ce* pilules nedoitpa» négli-ger d'en taire usage quand il »«>u!be -le maladie» telle» -pie le mal -l« tète, le mal d'estomac, la dissenterie, l'indigestion, le dérangement «la f-te, la constipation, le» rliw-madsmes, la g-utte, le» ver» ; il faut le» prendre en forte» doses.Klle* sont recmiverles en »ucre «le sorte que le plus délioet peut le» prendre avec plaisir, et elle» »nt le meilleur purgadl qui existe au invnde Annonces Nouvelles.jr- ~m.rr.-~ -s.-Jr jc ¦J^• - - TRAITE D’ PAR F.X.TOUSSAINT, .i l'F.coh Xon/m/r-/.mil, Ci K TRAITÉ est le cou» *uivi A l'Ecole Nonnalo-J Laval.I*ri\ : *iOa lit ilou/.iiiiH'-Ü* la En vente cliex MM.Trudol et Garant, Noé Lange vin, Duquel et chex G.K.Desbarat# A Ottawa.Il oet, jgfifi.lfii>3-lta-3fps__ Arl roiirrriiiinl la l'aillibs IMil.1FIS Créancier» «lu soussigné, sont notifié* do se réunir, j à Québec, dans l'étude «le Louis Prévost, notaire, n.40, rue Saint-Pierre, MARDI, le TRENTE UNIEME jour d'octobre courant, à DIX heure» de l’avant-midi, afin de recevoir un état de »e* affaire- et de nommer un svndie auquel il |««urra faire une ce**ion, eu vertu de l'acte •usait.CHARLES DERNIER, Ville do Lévis, 13 oct.1885.14oct-18l»8-15j PENSION.UN JEUNE MONSIEUR voudrait une PF.NSfnN dans tine famille canadienne française.S'adre-*cr, en mentionnent les conditions, A II.\\ ., |-v.*te reitunte.14 oct.1885.1W0-3T PROVINCE DU CANADA, i lnsratcT pk Qi kskc.V Dan* lu Cour Le dixième j-ur d'octobre mil huit cent *oixante-et-einq.Présent:—L’hoo.Jug.« Andrkw Stvakt.No.1410.LTION.ISIDORE TIIIDAUDBAU, «le la cité de Quél-ec, et HENRY THOMAS, écuyer, de la oit.- de Montreal, marchands, faisant commerce A Quebec, district «le Québec, sous le* nom et raison de Thibau-dcau, Thomas et Cie.Demandeurs.rs.CKLEsTIN GOSSELIN, do la paroisse do DeschambauU, district de Québec, cultivateur.D«fetidour.VU l’epplieotion faite par M M.Gauthier «t Roy, avin-at* de la part de» demandeurs, |>our permission d'appeler le détendeur par les journaux ; ennsid«;rant qu'il appert par le retour d'Isidore Frenetic, l’un «le» huli*»era ‘le la Cour Sup« rlcurc, j-« ur le «li-trict de Québec, nu R-* du tref de lommattoo • mané eu cette cause,-pie le dit défendeur a quitté son domicile dan» le district de Québec ; il oit ordonne «pie.par avertissement A «'tre publié «leu* foi» en Unguo Irançalie dan» le pnpb-r n- uvolle» appelé Is J«.m»m«/ de Qa.‘re, et deux fois en langue anglaise dans le papier nouvelles appelé, /'*• Af-rai««/< V«r«*n»« f«, tou» deux publics en la cité de Québec, le dit défendeur soit notifié -ie comparaître devant la dite Cour Supérieure à Québec, dans les deux mois A compter de la derni.Qo insertion du dit avertissement pour répondre A la de mande «les dits demandeurs, et qu'A défaut par lui de ce faire, il -"it permis aux demandeur» de procéder à jugement comme dan» uno cause « j-«rlct.1885.I4œt-18M Un rut t/ tin Ê.tthrtuiur.I i Xi \ 1)ARILS, KN DON ORDRE.1 UU 1# Fin vente che* LKl’AtlK, Lx.MOl.NE ET Cie.14 oet.1885.I8«4 UO.ni'AUKIK ni KM inil.llH Incorporée par un Acte du Parlement.Liant journalière dm Vapeurs de la Malle Royale entre QUEBEC ET MONTREAL Le splendide Vapeur VENTES FAE ENCAN l‘AIl A.J.MAX11AM et Cie.^ 4 A • .V -r- •'tu YKNTtë POI'R LKS AS8UHKURS.Par encan aura vendu, MARDI MATIN, le 17 du présent, aux magasin» de MM.TETU et UAKNKAU.W 11 1 I 4 ALLE DE MüLTON DLEU, débarqué G (I § 10 1 I) dan» un état endommagé du Mtltun l.ofk/tiiri, venu de Liverpool, et vendu jiour le compte de ceux que cela ooticerne.La veut# A ONZE heures.A.J.MAX11AM ET Ci#., 14 oet 18155.1885______________K.et 0.Vciilo riMffW'tt tl'iin navire nau- flpftfèe Pour In compte de ceux que cela peut concerner, sera vendu, u u x iiiugasina de» soussigné», rue Saiut-Pierre.IFI.S VOILES suivante» sauvée* de la barque /Vines j of R'.ib's abaudonnéo en mer, savoir : Uno Voile carrée, Une Voile carrée du grand mAt, Une Voile de Perroquet, Uno Voile de brigantine.La vente aura lieu LUNDI, le 10 du prêtent mois, à ONZE heures.A.J.MAXÜAM ET Oie., 13 oet.1885.10VI K.et C.PAH O.et H.GIBSONE.Par encan, aux magasin» de» souuigoéi, LUNDI, le 10 octobre.La vente A ONZE heures A.M.précise, sans réserve, pour le compte des manufacturiers et autre» intéressés.IJ.NE CAISSE, 70 pca.PLAIDS ALLEMANDS.G.et II.GIBSONE.Conditions comptant—en billet» de bao'jue.14 oct.1805.DVJfl Vente d un Fonds de lianqueroute de valeurt par ordre du Syndic.Pur encan sera vendu, sans réserve, aux magasin» des soussigné», MERCREDI prochain, le 18 du présent, et le» jours suivants.TOUT le fonds de commerce de Marchandises Sèches de valeur appartenant aux biens de J.D.PELLETIER, comprenant: Draps, Casimires, Doeskins, Drap de Pilote, Whitneys, Drap de Castor, Couverture» de lame, F lanelle» de toutes les couleur» et qualité», Ch Ale» -le laine, Flchatq-ei, Chapeaux, Manteaux et Mantille».Articles en laine, Gants, Chemises «le fUtielle, Gilets Garibaldi, Tapii datable, Velours de soie, Crêpe, Rubans, tsoie A coudre, Fleur, Mérinos français et Delaines, Lustre», Cobcmrg», i’Iai 1» de laine, Moscou et Damas, Shirt'ngs, Denims, Indienne», Doublures -le couleur, Mousselines, Lnwns, Toiles, Union», Toiles cirées, F'ourrure», Soulier» en caoutchouc, Avec une grande variété d’article» propre* pour le commerce.Condition» :—Au-dessous do $50 comptant; au-dessus de $50, billets A 3 mois—payable en billets de banque.La vente cba«iuo jour A DEUX heurrs, précises.G.et H.UIBSUNE.14 oct.1885.16»7 E.et C.BUREAU DK POSTE.QUÉBEC, 7 octobre 1885, A Partir de LUNDI, le 0 du courant, le» Malle» pour Montréal et le» bureaux A l'Ouest de cette cité, qui sont maintenant fermée» A MIDI, seront discontinuées.Le» Malle» pour U» paroisse» d'en bas jusqu'à la Ri-vière-du-Loup fermeront A H heures A.M., lo sac supplémentaire A V heures A.M.J.SEW FILL, Maître de Poste.12 oct.1885.I874-3F PAR F U M K RIE N OU V K LI, E, Savons de Toilette, Brosse s, etc.LE soussigné a roçu, par le North Amrrirun, un assortiment choisi et considérable d’articles do Parfumerie de Lubin, Rigge et Gosnell, SAVONS VN TO IL NTT S a A U T JC NS A HT IU L RS VK TOILNTTR, ae.—AUSSI— Un assortiment très complet de Drosses Aougle», A dent à cbevoux et à bardes.JOHN W.MoLEOD, Chimiste et Droguiste, 12 oct.1865.1682 63, Porte Saint-Jean.ÂTlT HlAÎVBII-yPHlNllB, Relieur et Régleur, N° 20, RUE SAINT-NICOLAS, PALAIS, INFORME ses ami» et le public en général qu'il vient d’»uvrir un atelier de relieur et régleur au n.20, rue Saint-Nicolas, Palais, où U espère, par son assiduité à remplir les r«lres qui lui seront confiés, mériter la confianco et lo patronago du public, ayant été eontre-maitre |«endant 17 ans A l'établissement de l’imprimeur de la Reine.M.G.A.H.-L.exécutera aussi sur commande Cartes Géographiques et autre» montées sur coton, vernissée», eto., ainsi que Livres blancs «le toute» sorte», Régistres do comté et de parois»e.6 oct 1885.1642 Résidences a louer.OUTAOUMS.A LOUER A $4 U JrJJBL «iu i U ATR K MAGASINS, de 22J x 60, avec rox-de-chausséo, sur la rue Sparks, près bureau de l’Impriutour de luRofue.Aussi, DEUX RÉSIDENCES, comprenant dix chambre» chacune, tai.-aut partie «lu mémo quart*'' do luaixou».S'adresser A GEORGE K.DIISDARATS.7 oet.1865.1847 Mil Reçu par le Fanny Forsyth, Milton Lockhart et autres navires.jy'ER en barre anglais et écossais, Plaques «le fer pour bouilloires, Cercle* en fer, baguettes et fer en leuilles, Lames de fer blanc, Fil «le for, Hé«'lio».Pelles, FIcrou», Laveurs et Rivets, Clou» A Cheval et autres, Fiches en fer travaillé.Chevilles on métal jaune et Métal jaune en feuille», Laveurs et Epingles pour lo litige, Têtes de Chevilles, Cuivre en feuilles.Fer blanc, Antimoine et Zinc «n feuilles, Fonte et Ressorts en acier, Enclume», Vis, Sou Blets de F'««rge.Peinture, blanc de Plomb, Colle, Rouge de Piouib, et Mine -le Plomb, Huile de Lin, blanc de Ceruse, Mastic, Dalle «t Feuille de Plomb, Vitres.C.ET W.WURTKLB.Rue Saint-Paul.12 oct.1865.168-4 Corilam' en lil «l€ IVr.Reçu j-ar le /’nuiy /'or«yfA ; /-\UAL1TK supérieure et grandeur* assorties.* C.et W.WURTELK, 13 oet.1865.167» Rue Saint-Paul.# k n «v K N 3UMMERLKE No.I.4el r VENTE.Jf O il' N C.et W.WURTELK, 12 oet.1866.1680 COUVERTURES.NOUS vendons cet automne des Couverture* de laine A tr«'»-bas prix.Nous venons d’étaler un second envol, comprenant une balle de ce* article» extra épais.Le tout pure luine.H KHAN FRERES, (Ci-devant O'Neil et behan.) 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Commercial House, 12 oct.1865.1677 Nouvelles en Laine “ MONTREAL, Capitaine KOliERT NELSON, LAISSKKA I.K QU Al fx A FOI.KO N FOI K MONTREAL, VU NOiti, n -I heure», PRIX du Fa KH au ¦ : CHAMBRE |Reposât lit» de cabine,en lia», indu*) $2.fll ENTREPONT.4';o La compagnie ne sera pas re*|«on*ah!e de» mont i t» d’argent ou effets do valeur, à nu-in» qu'un connaissement, *i -cillant la valeur, ne #-it signé A cet effet.Pour autres Informations s'adresser au bureau de compagnie.Marchandise!! d’Ecosse.GILETS et Caleçons en laine d'Ecosee pour messieurs Do do d» de Shetland, Do do pour enfan t», Chemise» de fantaisie en flam-Ile, Chemisa» blanche» de la meilleure qualité.Ganta et Mitaine» d'automne et d'hiver, Manchon» en laine, C«-l» do chemises, Cravates, Poignet», Echarpe», Anneaux, Epingle» Doutons de chemise», etc., etc.@4“ Le» prix sont marqué» en chiffre» distincts sur chaque article.Point de second prix.H (l FUI AN FRERES, (Ci-devant O’Neil et Dehaa.) 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Aiton.HtBKNN/AN, 2434 ton.•• Dutton.NOVA SCOTIAN, 2300 ton.“ Mylie.BRLUIAN, 2200 ton.“ Drown.I NORTH A MR H tU AN, 1784 ton.*• Kerr.DAMASCUS, 1300 ton." " ST-DAVID, 1600 ton." Aird.TRANSPORTANT LKS MALLES DU CANADA ET DÏS ÉTATS-UNIS.L’un de» steamer» mentionné plu» bas ou autros steamers partira de LIVERPOOL chaque Jhl DI et do QUEBEC chaque SAMEDI, arrêtant & Loch F’oylr (our prendre à bord et débarquer les passagers qui iront Londonderry ou qui en partiront.Voiei les dates de départ : DK QUEBEC.PERUVIAN.Samedi, 16 septembre Ht H RR NI A N." 23 " DAMASCUS.» " MORAVIAN." 7 octobre HR UH AS." 14 •• NORTH AMR RICAN." *1 " PRIX DE LA TRAVERSÉE, DE Q» W»EO A Londonderry ou Livtrjxtol.CHAMBRE, $66.00, $70.00 et $80.00, selon les oc-commodément».D ENTREPONT.$25.Un ne peut releult de chambre» ei oe ne paie d'arnoe.Il y aura dans chatch Whiskey, Old Torn Gin, K birch, Oiu, Whiskey, Curacao Hygiénique, Li-iueur* ita*|-ail, Crème de an ill*, •• de Rose, " de Noyau, Scubac, Kau-d’or, i’arfait Amour, Elixir do Uarus, Anisette, Chartreuse, Maraschino, bardmes A I'builc, Fr- tuage de Gray «'re, etc., etc., etc.S'adresser A L.MAURICE.54, rue Saint l'ierre, Basse-Ville, Québec.d L’on trouvera au mémo établissement toutes serto# de Liquide* en cai*#** et en barils, uinsi que Fusil» doubles et aiuii-le», des premières manufactures de F'rance et de liclgique.Revolvers, nouveau système, Machine* électrique», Argentine, pour argenter i«>i-m«,tBe, Insecticide Vivat, pour détruire toutes sorte» d'insectes.Cigares de la Havane et autre», Et une foule d'articles français trop longs à énutner.M'adresser A L.MAURICE, 64, rue Saint-Pierre, bas* -Ville, Québoe.^ «FNIKVRK de l>ekuy|«*r eu tonnes d» do.Partons No.I, Fu soute ches LEPAGE.LEMOINE ET Cie.4 oct 1866.1631 Huile «l«* Veau Marin.1aN BARILS.j Kn veut* che* LEPAGE, LEMOINE ET l'w.«oet.186».1632 ANNONCENT AU PUBLIC QU ILS VENDRONT FONDS POUR ARGENT COMPTANT TOUT LEUR DK COMMERCE A «les l-rix qui no feront qu'augmenter la réputation si bien méritée Vxe, |H>88tde déjà cet établissement île vendre à bon marche.( CÔTÉ ET CATELLIER, L* soiiM'gné informe respectueusement le public qu’il vient de recevoir 2ÔÜ CAISSES DE VIN KOUGE, 8t.)uli«u MtJdoc, uiarquc W.R rtrnnJ et Cio.vendu partout $5 la dousaine.Pour clore cette consignation, ces même# Vins seront vendus à paitir d'aujourd'hui à la no-dique somme de 13».9d.argent comptant.S'adresser A L.MAURICE, 54, rue Saint-Pierre, Bas»* Ville, Québec.Avis très iinjiortunt à ceux qui ont des jterles a vendre.Le soussigné étant pour taire un grand envoi de Perles en France, A la fin d'octobre prochain, informe respec-I tueusemeut I# public iju'A partir d’aujourd'hui U rayera je* perle* et les pierre» précieuses à 10V pour 100 de plu* i qu'elle* «nt été payées jusqu a co jour, attendu que cette marchandise se trouve en très grande hausse sur les marchés d'Kunq-e, et venant de recevoir de» instruction* d* payer ces w arc h and i se* leur juste valeur.D'adresser A L.MAURICE.54.rue Saint-Pierre, basse Ville, Québec il I i a.L* souüigné informe respectueusement le* pécheur* «le perle.- «le la campagne «le se ni- tier de diflcrei.tes personnes «iui voyagent dan* le# paroisse» «e disant ngent# i«««ur le» achat» de Perle» | Préparation de Mais BENSON & ASPDEN.C A X A I) A.Pour les pouding», flans, blanc-mange et.pour la nourriture de* enfants, rtr., RC* III TP O ' ( préparation a et* couronne* i lExposition In - ^1 I I w lereoloiilale qui a eu lieu , Londres en lc(iï e*.#« I a meilienre qui exist* au monde Manufacture : tiriwardsbur#, H € DR.ROW ^ N'D.médecin consultant-F0KNYTU *t BELL, Agent*.Chambre* de Commaro* T8« 12m En Tente chei 3 juin 1865.V4V F.X.LEPAGE.A.I1AMKL et FKEKK.S, no\ Pio\( i;tii:\r.I A Fabriqua d* Saint-8ylre»tr«, dtocèn* d* Québec, ^ désire emprunter un* • mine d* AI200 4X1500 d'une, ou planeur* forsonne» 4 un taux tn'idéré.Four plu» ample» information»»’adrei«**r 4M.KlXrUARD FAFARD, curé de Saia(-8ylr*str*, ou 4 M.LANGE VIN, »*créuire du dioeès*.29juin 1865.1138-jno et au publie rn qu’il o-t j>rôt i\ vendre, A do.s iniuicr.su a- orti*ncnt de MARCH AN DISES 1>’AIJ- 2 oet.1865.Acl« couecrsiMiit lu Faillite, IsGl.Dans l’affaire de GlNGHAa *t BIGAOUETTE.Faillis.Lttb créanciers * lè&mMi&sSx NOUVEAUTES.Léger et Rinfret m DÉSIRENT iiiformur leurs amis
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