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Titre :
Le Journal de Québec
Le Journal de Québec participe aux grands débats politiques de son époque. De tendance réformiste à ses débuts, il soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872. Il devient libéral de 1873 à 1878 et affiche ensuite un conservatisme modéré jusqu'en 1889. [...]

Le Journal de Québec est fondé en décembre 1842 par le journaliste, politicien et futur maire de Québec Joseph Cauchon. Son premier numéro est distribué aux abonnés de la défunte édition française de la Quebec Gazette. Le Journal se donne pour mandat de travailler à la réconciliation du peuple canadien, qui subit les conséquences de l'Acte d'Union de 1840. Il vise à faire valoir les intérêts des Canadiens français ainsi qu'à contribuer au développement du pays.

De tendance réformiste, la rédaction fait preuve d'une relative indépendance politique jusqu'aux années 1850. Ce désir d'indépendance s'amenuise au fil de l'implication politique de Cauchon, qui dirige le contenu du journal de façon à promouvoir ses opinions personnelles. Le Journal de Québec soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872 et passe dans le camp libéral lorsque Cauchon siège dans le cabinet d'Alexander Mackenzie de 1873 à 1878.

Le succès du journal est assuré par sa bonne entente avec le clergé de Québec. Dès 1849, son tirage atteint 1200 exemplaires. Cette association prend fin lorsque Cauchon rejoint le ministère libéral-conservateur de MacNab-Taché en 1855. Cette rupture mène à la création d'un journal rival, l'organe officieux du clergé Le Courrier du Canada.

Les colonnes du journal traitent principalement de politique et de religion. Elles se composent de nouvelles internationales et provinciales empruntées à d'autres journaux canadiens et étrangers et accordent une grande place aux activités municipales, économiques et littéraires de la région de Québec. Le journal contient généralement un éditorial, un feuilleton, des publicités et des textes divers où l'histoire occupe une place importante.

Le Journal de Québec prend part aux grands débats politiques et publics et entretient de nombreuses polémiques avec plusieurs journaux rivaux. De 1855 à 1859, il s'oppose à Marc-Aurèle Plamondon et Télesphore Fournier du National, qui appuient l'idéologie des « Rouges », parti politique libéral radical. Il prend également position contre le fondateur du Globe de Toronto, George Brown, qui soutient le principe de la représentation proportionnelle.

Cauchon s'oppose au projet de confédération des colonies anglaises d'Amérique tel qu'énoncé par Joseph-Charles Taché dans Le Courrier du Canada du 7 juillet au 23 octobre 1857. Il fait cependant volte-face pour appuyer les 72 résolutions du projet confédératif de la Conférence de Québec dans une série de 38 articles intitulée « Projet de constitution de la Convention de Québec » et publiée dans Le Journal de Québec du 12 décembre 1864 au 30 janvier 1865.

Les prestigieux rédacteurs et collaborateurs du Journal de Québec appartiennent à l'élite littéraire et journalistique qui prend racine à l'époque dans la région de Québec. Les Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Alfred Duclos DeCelles, Stanislas Drapeau, l'abbé Bois, Hector Berthelot et François-Xavier Garneau lui assurent un contenu de qualité.

Selon les époques, le journal est un hebdomadaire, un bihebdomadaire, un trihebdomadaire ou un quotidien. Passé aux mains d'Augustin Côté en 1862, il continue de jouir d'un bon lectorat pour atteindre les 1350 copies en 1870. Dès 1872, ce chiffre diminue pour se stabiliser à 600 exemplaires de 1877 à 1889. Le Journal de Québec, qui ne s'adapte pas aux changements apportés par la presse populaire, paraît pour la dernière fois le 1er octobre 1889.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 123-126.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Les Cahiers des dix, no 58, 2004, p. 213-250.

DÉSILET, André, « Cauchon, Joseph-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LAURENCE, Gérard, « Côté, Augustin », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.



Éditeur :
  • Québec,1842-1889
Contenu spécifique :
mardi 29 novembre 1853
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Gazette de Québec (1832)
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Références

Le Journal de Québec, 1853-11-29, Collections de BAnQ.

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Ile année* Mardi 90 Novembre !«83.Numéro 13$.On •' 4 Québec, au bureau du Journal, près l'Archevêché ; A Pana, chez Hector Bossante, J 5, quai Voltaire, qui reçoit let Ajmonces destinées au Journal de pusher.çY Vu,r l’-fw* è la fin le la quatrième page.MU* ot L’A SON N IM INT.Pour le Canada, par aa,sin* lea frais de j>o$te.1 louis.Pour Pans, y compris les frais de posit jusqu'à Londres» •>ar an.Safranes C our dn Bane da In Reine.U) Kamocsasea, 5 novembre 1*53.Sous la présidence de l’honorable jugo Tanit.LA REINE, ri.PRUDENT PELLETIER.Eus Tardif, de la paroisse de Kamouraska.—Connaissez-vous le prisonnier è la barre 1 R.Oui* —Avez-vous connu le défunt Michel LeUel î K.Oui.—Que connaissez* vous relavetiment è l’accident qui lui est arrivé î R.Je me suis rendu au champ le jsur de l’aeci-dent, et j’y ai vu le défunt.Je suis resté là environ une demi heure, jusqu'au temps qu’on l’a descendu a la maison.—Pendant que vous étiez là, le défunt a-t-il parlé î R.Pendant qu’on le transportait sur le boyard il a parlé.Il se lamentsit au Bon Dieu et à la Bonne Vierge.Après que 1« médecin eût pansé ses plaies, il me dit : “ Tâchez de me descendre et de ne pas me laisser ici.” Je lui répondis : “ Ils achèvent le boyard.” Il ajouta J’espère qu’on va partir ” JOURNAL QUEBEC POLITIQUE, COMMERCIAL, INDUSTRIEL ET LITTÉRAIRE.R.Vers quatre heures de l’aprés-uud'.Le magistrat Gttguu îi'elail pus encore arrive.Var U Juge.—Quand avez-vous été assigue comme témoin ?R.Samedi soir.Transquestionné_Combien de temps êtes-vous demeure chez le défaut le jour de l’accnlent ?R.A peu-prés cinq heures.Reexamine.—Vous dites que vous avez demandé au delunt Le Bol comment l’accident était arrivé ; est-ce avant qu’il vous dit qu’il n’en reviendrait pas t R.C’est le samedi après qu’il m’eût dit qu’il n’eu reviendrait pas.Marianne LfHkl.—Comment vous nommez-vous ?R.Marianne Le Bel, et je demeure chez Maicel LeBcl, à la Pointe-Sèche.—Connaissez vous le prisonnier à la barre î U.Oui.-Avez-vous connu le défunt Michel Le Bel î R.Oui, mais je ne les ai pas vus ni l’un ni l’autre le jour de l'accident ?—Savez-vous quand le défunt LeBcl est mort ?R.Le 26 juin dernier.—Avez-vous connaissance qu’en aucun temps avant la mort de Le Bel le prisonnier se soit servi de quelques expressions tendant a noircir le caractère du défunt, ou a lui lairc du tort 1 R.Oui.C’était, il y a un an ; j’étais un jour Pendant qu on le transportait, plusieurs fois il nous cbez pruje,)t Pelletier [le prisouuier] avec un nom-dit: “ Mettez-moi à bas ; je ne puis p us resi - Olivier tiriant.J’ai entendu le prisonnier due : ter.Nous l'avons mis * bas.Il so plaignait „ jy pa, pouMt l/vtiçttnn> par - - • ~ R.Il s dit qu’il allait en mourir ?—Répétez ces mots tels qu’il les a prononcés ?R.Il disait : “ Je n’en reviendrai pas : je vais en mourir.” —Vers quel temps a-t-il dit eela ?R.Le dimanche matin comme je m’en allais à la mes*e, il me dit qu'il /’irait pas à midi.—Lc samedi disait-il quelque chose blable ?R.Il disait qu’il n’en reviendrait pas II pouvait être deux ou trois trois heures de l’après-miai, lorsqu’il a dit cela ?—A quelle heure êtes-vous parti de là le sa medi ?de Vsir l« Journal 4s 17 sav.as.lit t de !• asv.se.IM ; 4s 25 osv, so.lll|daXtBiv.m.lMM 4aMasT.se.H?M.Taché.—N’avcz-vous pas, en aucun tempe, et dites quand, laissé votre logis de nuit pour aller chez le prisonnier?R.Oui, j’y si été plusieurs lois de nuit quand la femme du prisonnier était malade ; mais la fois dont vous me parlez, elle u’était pas malade.—Pourquoi y avez-vous été cette nuit là ?R.J’y allais pour me désennuyer.Il n’y avait œ.! pas de créatures chez nous.Cette nuit là n’était pas noire, je vous assure.—Quelles étaient les créatures qui demeurant chez vous ?R.Il y avait Phrebenie Langlois et la fille de Plessis Couturier que j’élevais.—N’y svait-il pas une autre fille du nom d’Arthé-mise Desjardins?R.Ja ne m*en rappelle pu, je n*ai pu de mémoire.RAPPORT Dr Comité special nomme par une resolution Je l'.’ls-sembler législative du 22 février lSf'3, pour s'en-quérir de l'etat de l'éducation dans le Ras Canada, du fonctionnement de la loi des écoles, de l'efficacité du departement de l'éducation dans le lias-Canada, et des moyens de rendre plus effectues les dispositions legislatives adopters pour l'iivanamint de /'education dans le Ras- Canada.(Suite.) Mais, dira-t-on, il serait impossible de trouver uns chaque imitnci|nilité scolaire, nu nombre suffisant d’homnirs qualifies à remplir les devoirs de commissaires d’ecole.D'accord; et cette impossibilité est la meilleure raison qu’on puisse donner en laveur du contrôle et de lu surveillance du gouvernement sur l’action do lu loi des écoles.Si, pour la plupart, les commis a res ne sont pas à la hauteur de leur mission, s’ils sont incupablrs de luire exécuter cette loi, raison de plus pour que ’uction du cette loi lie soit pas abandonnée sans contrôle, suns surveillance active et énergique de l’exécutif; raison de plus pour nu pas confier à des hommes mcupubles des |>ouvoirs et des attributions énormes qu’ils exercent sans discrétion comme sans appel.Ainsi le législateur s ubonné eette loi à des hommes incapubles ; il a placé l’instituteur à lu merci îles caprices et de l’urbitruiru de despotes ignorants et entêtes; il a fait seuls juges lu système d’tns truct ion, du mode d’enseignement, du cours d’etudes et dos livres classiques, des hommes dont lu plupart savent à peine lire et écrire.Faut-il étonner, si lu loi sur l’instruction primaire n'a pas fonctionné avec succès dans le passé, si elle fonctionne mal présentement ?Il est evident qu’elle n’uura pas de plus heureux effets dans l’avenir, si on s’obstine à vouloir conserver l’ordre do choses actuel.Je dois faire remarquer que tous les commissaires d’école ne sont pas ignorants ot incapables ; il s’en trouve de parfaitement qualifiés à remplir les devoirs qui leur sont imposés ; niais, malheureusement, le nombre en est bien j>etil.7e.Cause—Elle est la conséquence du peu de confiance que le peuplo généralement h dans le système actuel d’enseignement.Kilo découle naturellement de celles quoj’ui signalers plus hunt.En effet, quelle confiance peuvent avoir 1rs parents dans les avantages qui résultent de l’instruction sous l’ordre de choses actuel ?Un enfant a fréquenté les écoles de sa paroisse pendant plusieurs années.Ses parents le croyant suffisamment instruit le retirent de l’ecole.Le père aura une lettre à écrire, un compte a faire, ou aura reçu une lettre qu’il n’rsl pas capable de lire lui-même : il appelle son enfant et lui d t d’ecrirc ou de lire celte lultru ou de faire ce compte.Quel est son désappointement, son chagrin, en voyant quo i’eufant est incapable de lire, d’écrire une lettre ou de faire un compte ?A quoi bon, dira le père désolé, i quoi bon d’avoir sacrifié tant d’argent, de m'être privé pendant tant d’années des services de mon enfunt pour l’envoyer aux écoles d'où il est sorti nussi ignorant quo jo lo suis moi-mémo ?Le brave homme, incapable de fairo la part des viess et des omissions de la lui qui obligo S payer pur l’avantage de ses enfants uno instruction qu’ils n’out pas reçue et qu’ils ne pouvaient pa» recevoir, accuse de ce mécompto, l’instruction et l’éducation qu’il regarde comme un prétexte inventé par le gouvernement pour soutirer l'argent du peuple.De là au niécoutentement, au mépris pur l’instruction et pour les instituteurs, il n’y a qu’un pas qui est bientôt franchi.Lo manque de considération dont jouissent les instituteurs, le maigre traitement qui leur est fait, la pauvreté, les besoins avec lesquels ils sont aux prises, la dépendance dans laquelle ils vivent, tout contribue à donner à la partie non instruite de ’ population une idée bien désavantageuse de l’instruction.“ A quoi sert, dira un cultivateur aisé et ignorant, à quoi sert l’éducation ?Voyez le maître d’école qui est savant comme lecuréî Eh! bien, est puvre, prsonne ne le respete ; et moi qui suis ignorant, qui ne sais ni lire, ni écrire pas plus que mon père et mon grand-père l’ont su, je suis riche et considéré ; je suis marguiilier, conseiller municipal ! Sans instruction, j’ai pu acquérir du bien, de l’influence parmi ceux de ma paroisse.C’ssi doue pus vrai que l’éducation aide les gens s amas s et du bien, puisque partout, les maîtres d’école sont pauvres et moins considérés que le bedeau de la paroisse.Car, enfin, si l’instruction sert s enrichir le monde, purquoi les maîtres d’école qui donnent l’instruction aux autres, sont-ils tous si pauvres, si misérables, si peu considérés?” Voilà un argument assez spécieux et que j’ai entendu bien des fuis.Il a produit de bien déplorables conséquences que tous les raisonnements possibles ne détruiront pas; car, cet argument a pur auxiliaires l’ignorance et les préjugés, et il faut le dire, le système scolaire actuel lui donne une nouvelle force.On a dit et répété que la masse du peuple du Ras-Canada est hostile à la cause de l’instruction.C’est une infâme ealomme.Notre peuple est avide de savoir et d’apprendre.Mais que lui enseigne-t-on, que lui apprend-t-on dans la plus grande partie de nos écoles élémentaires?Rien ; pas même suffisamment à lire pur faire goûter aux enfants l’amour, l’attrait et l’utilité de la lecture.Quels livres met-on entre les muni des élèves?Pour l’enfant, lire est une tâche pénible dont il s’acquitte sans goût comme sans plaisir, et dont il s’affranchit pour toujours du moment qu’il quitte les bancs de l’école où il a passé dans l’ennui et l’insotion les belles années de l’snfanca.Non, la peupla n’est pas hostile h l’instrootion.Voyez 1m quelques rares totalités où dos conmio* Doit-on s'étonner que lo peuple qui paie mut meut pur l’instruction de ses enfants, murmure cl •oit mal disposé à l’endroit do la loi actuelle ?Ou devrait plutôt s’étonner de sa pntienco à supporter un état ue choses qui le force à payer pour l’iuslruc-tiou de la jeunesse qui va poulie son temps dans do mauvaises écoles ou dlc itppioml à defaut d'autres connaissances, l'oisiveté et peut-être pis encore.Créez un système rationnel, uniforme, efficace d’mstiuction publique ; dourcz-li'.; toutes les garanties necessaires ; qu’il so leeofumande de lui-même par ses bons effets, pr ses heureux résultats, alors lo puple s'empressera de lui donner son appui le plus cordial, comme il l’a toujours donné à ce qu’il sait être bon, utile et avantageux.Troisième question.—Quels seraient les meilleurs moyens à adopter pur avaucer l’instruction pu-maire, et pur porfectiouner notre système d’écoles pniuuires ?Réponse.—Avant de répondra à cotte question, il couvrant d’examiner quel est l'objet de l'instruction publiquo et les obligations de tout gouvernement relativement à ce sujet d’une importance vitale pour le bonheur, le bien-être moral ot matériel du peuple et la prospérité du pays.Voici ce que dit à ce sujet M.Guizot,dans son Es sat sur l'instruction publique en France: “ L’étut donne l’éducation «t l'instruction à ceux qui n’en recevraient point sans lui, et se charge de les procurer s ceux qui voudront les recevoir de lui.l’cl est l’objet de tous les établissements d’instruction publique.Il n’est uiicuira situation, aucune profession qui n’exigent cortaiues connaissance» sans lesquelles l’homme ne saurnil travailler avec fruit ni pour la société, ni pour lui même.“ Il y a donc un certain genre d’éducation et un certain degro d'instruction dont tous les sujets du l’état ont besoin.C’est co qu'on appelle l'insti uction primaire.Ello doit comprendre lus préceptes de la religion et du lu morale, les devoir* généraux des homines eu société, et ces connaissances élémentaires qui sont duveniies utiles et presque nécessaires dans toutes les conditions, autant pour l’iulérêl de l’etat que pour celui des individus.Il est de même une certaine instruction dont ira sauraient se passur les hommes qui sont destinés à avoir du loisir et do l’aisance, ou qui embrassent des professions libres d’un ordre plus relevé, telles quo lo commerce, les lettres, etc.Depuis que fi s lumières se sont répandues, elles doivent nécessairement uc-compagner la supériorité du rang ou de la fortune.Sans elles, celte supériorité serait méconnue ut n'ofiucndrait aucun crédit.Puisque la scienco est devenue une véritable force, elle est indispensable a tous ceux que leur situation obligo ou nppellu a exercer quelque intlueucu sur les autres hommes, sous peine do tonifier à un rung inferieur.” C’est là l’objet do l'instruction secondaire.Enfin, le troisième degré d'instruction, est l'instruction spéciale qui forme des ministres do la religion capables de la propager et do la défendre ; des militaires en étal d’appliquer, dans l’intérêt de lu patrie, ces connaissances qu’exige aujourd'hui lu guerre de (erre et du mer ; administrateurs instruits do tout ce qui fonde la prospérité intericuro cl extérieure des peuples, des magistrats vorsés dans lu science comme dans les principes des lois, et propres, à en diriger l’application ; des médecins habiles à employer, au profil de la sunté publiquo et du soulagement des infirmités humuiiios, toutes les ressources des sciences publiques.“ Il suffit de jofer un coup d’œil sur l'histoiro des peuples (>our se convaincre que cos trois degrés d’instruction sont indispensables, et que do leur bonté relative, do leur sage distribution, dépondeiit jus- 3u*a un certain point, non seulement le bien-être es sujets, l’éclat et la prospérité d’uu empire, mais encore son repos intérieur et sa duréu.“ L'instruction primaire procure aux dusses inférieures do la société les moyens d’étendre leur industrie, d’améliorer leur sort et d’ouvrir ainsi, un profit de l’état, de nouvelles sources de richesses.Sa nécessité so fonde sur des considérations plus importantes encore.S’il était possible du condurn ner le peuple à une ignorance irrévocable, quelque injuste que fut une telle interdiction, on concevrait que les classes supérieures, dans l’espoir d’assurer leur empire, essayassent de la prononcer et de lu maintenir.Mais la providence n’a pas perm is quo cette injustice fût possible, et elle y a attaché de tels dangers, que l’intérêt d’accord avec le devoir, défend aux gouvernements de la commettre.*' L’instruction secondaire n’est pas d’une moindre importance.Sa nécessité est reconnue, parce que les hommes qui pourraient on contester les avantages l’ont reçue et en recueillent les fruits; mais su muuvaise nature et sou imprudente distribution peuvent avoir et ont eu en effet des eonsé quences funestes.Trop légère et trop peu appropriée à l’état de la nation ou aux besoins du temps, elle exalte l’imagination des jeunes gens, fait naître dans leur esprit une fonle d’idées fausses, et les prépars mal su monde dans lequel ils doivent vivre, ou aux diverses carrières qu’ils peuvent embrasser.Ella éveilla l’activité de leur intelligence sans la régler, les livre ainsi, presque sans défenao, aux sophismes de tout genre contre lesquels elle devrait les prémunir.Distribuée avec trop de profusion et trop peu da discernement, aile inspire aux jeunes gens des classes inférieures le mépris de leurs pareils et le dégoût da leur état, en leur procurant une sorte de supériorité trompeuse, qui ne leur permet plus da sa contenter d'une existence laborieuse et obscure, et qui na leur donno cependant pas cette supériorité réelle at forte que peu d’hommes ont reçu de la nature, et qu’aucune éducation ne saurait faire acquérir.Ella peupla ainsi la société de membres inutiles qui y portant l’esprit d’insubordination, ledéiirdu changement, et une ambition inquiéta at vague que ne peut satisfaire un« situation toujours incertaine, et qui s’agite en tout sans pour acquérir, soit da l’aisanoe, soit de l’auto-fité.” « L'iduution m généra), a’Mt pu moins impor- I shlo dans la puissance elective, l’instruction île* ; à tous, parce que tous ont des droits à exert exercer ou îles devoirs à accomplir.L’enseigne muni primaire, n'est ni un don, m une libéralité, mais une dette sméo île I’Ktat, l’o principe établi, il suit que pour voir germer sur toute la superficie du royaume une instruction nationale, identique, graduée et professionnelle, co n’est plus avec les votes parcimonieux îles conseils municipaux, qu’il faut semer ; un budjet suffisant, invariable et voté par les chambres doit acquitter eetlo dette annuelle.” Dans ma repense à la deuxième question, j’ui suffisamment indiqué ce que devrait être l’instruction primaire pour la rendre efficace et utile ; néanmoins je prendrai lu liberté do faire au comité les suggestions suivantes, extraites d'un projet de loi sur l’ms traction primaire, quoj'ai pré|*arè il y a près do deux uus.Depuis IN3(i jusqu’à co jour, comme so-crétturo do la Nocrate d'éducation du district de Quéluo, et aussi comme commissaire des écoles cu-iIndiques do lu cité de Québec, et comme membre du bureau des examinateurs, j’ai pris une part active dans l'administration des écoles, et je lira suis occupé d’uno manière toute spéciale de* moyens à adopter pour doter lu l’uys d’un bon système d’ins-t r uct mu primaire.Voici mas suggest ions : I.Un miuistio ou ooninnsnaii'o do l’instruction public.Se* devoirs et attribution* seraient, entre unties: I.do régfi-r le mode d’enseignement et les livres dont il serait fait usage, exoepté les livres d'enseignements religieux et moral qui seraient choisis |>ar l'autorité ecclésiastique do chaque dénomination religieuse; 2.île faire tous les réglements nécessaires à la régie, s dm i unira lion et discipline des écolrs ; 3.île rédiger et envoyer aux surintendants «lo district ci-après nommés, toutes les instructions néeesMiircs à l'action «lo la l«ii et lu meilleure organisation «lu departement «le l’instruction publi-jira ; 4.d’entendre ot «técnlor toutes plainte»portées contra les surintendants de «lislrict, et d'on faire ru|>port au g«iiivrrnriir ; T), «le faire chaque annéo un rip|K>rl complot et circonstancié sur l’instruction publique, cmlirussunt ses progrès, les diverses branches «l’études, lo nombre d’élèves suivant chutjuo branche, otc.; t».«lo régler ot déci«l«’r toutes Isa (jirastions ot t«ms les cas non prévus par lo loi, et toutes l«*s difficultés relatives à sou interprétation.Et toutn toile décision oti réglement seraient ontclu-sifs et final*, et sans uppel «lovsnt quolipm tribunal ut do quelipic maniéro «|uo co soit.Toutn contra-vontion, infraction d’nn réglomont, ou «lês«ibéis-suncfl à uno décision «lu ministre do l’instruction publique, s«irait pumu cornmo tuuto offensa contra la loi dus écoles.II.D«*s surintendants «lo l’instruction m .1 «lans chaque district judiciaire «lu Bss-Cunado.fiCtirs «levoirs et attributions soroiont les mêmes «pra ceux du surintendant actuel, ot «lo plus: «l’«’ii-tendro et déceler sans appol toutn difficulté ou c«>n-testation relative à l’emploi dos deniers ou so ratto-chant à l’exécution «lo la loi ; do vaillor à l’exécution do la loi conformément à scs dispositions et aux instructions «fit ministre «lo l’instruction publique, «t «les réglements et décisions par lui faits ou donnés ; «l«« fmro cliaijiio annéo, è l’époque fixéo par lo ministre «lo l'instruction publique, la visite ot examen «fiis écoles «lo lours districts respectifs ; d’oxiiininnr avec soin les progrès dos élèves, la capacité tins instituteurs; do destituer tout instituteur pour mca|iucité, négligence ou immoralité; «lo faire >1 mu i Ami.ftvA une I «t rviinistf rn fin Pîlllt flICtlOll rapport au tem|>i fixé par lo miuistro do l’inst ruction publiquo; de vcillor è co quo les commissaires d’école so conforment aux disjiositions «lu la loi et au règloment ot décisions du rninistro do l’instruction publujiiu ; «lo fairo l'cxnmen des comptes du scorétairc-trésorior ot dos régitros «fits délibérations de* commnixitircs ; do condamner à l’amende les commissaires d’écolo contrevenant à la loi, utc.; do so conformer scrupuleusement aux instructions qu’ils recevront du ministre de l’instruction publique.III.Des bureaux d’instruction publique dans chuquo district judiciaire.Lesquels bureaux s«j-raienl cornjiosés do six pors«>nnes qualifiées nom-iné«:s par lo gouverneur.Entre autres devoirs, ils examineraient les qualifications d«*s instituteurs ot institutrices (les Frères des éco'es chrétiennes et firs dûmes «lu la congrégation oxcajités,) lour acc«»r-deiaient 1rs diplômes ; et seraient tenu* do faire de temps à autre au ministre de l’instruction publique toutes les suggestions qu’ils croiraient utiles à la cause de l’instruction.IV.Commissaires d’école, élus dans chaque localité par les propriétaires (excepté dans les cités do Québec cl Montréal ou ils seraient choisis par les corporations «le ces cités.) Leurs devoirs et attributions seraient: 1.De prendre possession do tous les biens des écoles de leurs localités respectives.2.De veiller à l’entretien, réparation et construction des m*isoos d’école.3.D’engager les instituteurs et institutrices dûment qualifié* suivant la loi.4.De se conformer aux dispositions de la loi, aux réglements cl decisions du ministre du l’instruction publiquo à peine d’amende.S.De visiter aux moins tous les deux moi* les écoles tous leur contrôle.6.De faire choix des sites pour lu construction des éeoras.7.De diviser chaque Itjculilé en arrondissements scolaires avec l'approbation du surintendant u district.8o.Du prélever par cotisation; lo.uno suinmo égale • celle afférente a leur localité sur .o fonds commun des écoles ; 2o.toute somme necessaire pour la rejHirution, entretien el construction des maisons d’école ; 3o.toute somme necessaire pair former le lraitem< nt des instituteurs et institutrices,*! la cotiiAtioudéjà imposée n’est pas suffisante ; 4o.de fixer le t*ox de rétribution mensuelle payable par chaque parent ayant des enfants en Igede frequenter le* écoles.9.De faire le recensement de tous tea enfan's de la municipalité.lOo.De décider toute difficulté survenant entré les inslita-r«urs et les parents des élèves.V.Formalités de la cotisation simplifiées.VI.Ecoles normales.Une école dans chacun des districts de Québec et de Montréal au moins, pour former des maîtres.Les maîtresses pourrais nt être formée! dans nia communauté da filial de esc 9244 Journal de Québec, 90 Novembre 1858.districts respectivement.Ko aus des dépenses de l’etablissement dee écoles normales, et de leur soutien annuel, il aérait voté chaque année une ccrtamo su mine comme subvention pour venir en aide aux |>er sort nés n'ayant pas le moyen de suivre Ica coure de l'école normale, ou de payer leur education dans un couvent de filles.Les régies et réglementa des écoles normales faits ptr le ministre de l’instruction publique, etc.Vil.Un journal de l’instruction publique qui serait publie sous la direction du ministre du l'instruction publique et servirait eu mémo temps de journal utiioiel pour donner publicité s tous les document» du département de l'instruction publique.Il serait adressé è tous les officiers préjrosés a l'exé.cation du U loi.Lus instituteurs et institutrices tenus de s’y abonner Abonnement, 5» pur un.VIII.Division de l'instruction publique un ms tructiou primaire élémentaire et eu instruction primaire iiipèrieure.Les diverses brandies de ces deux enseignements déterminées par la loi.IX.Fixer par la loi le minimum du truitement des instituteurs et des institutrices.Je n'ui pus besoin d'ajouter qu’il faudrait rappeler lu loi ucluelle en entier pour eu substituer une uutre embrassant les suggestions ci-dessus.Je sais que mes suggestions ne rencontreront pas l'upprobution de tout I» monde ; qu’on les regardera comme conférant au ministre do l’instruction publi que des |>ouvoirs dictatoriaux qui, cependant, sont nécessaires, indispensables même, pendant au moins quelques minées, pour étublir et consolider nu bon système d'instruction publique.Je crois quo tous ceux qui ont fuit de ce sujet l'objet de leurs méditations, s’accorderont uvoc moi sur eu point.Le planque je propose n'ost pas nouveau ; il est suivi en France, en Belgique, al j« crois aussi en Allô-rii tgne.Partout il u eu los [dus heureux résultats ; pourquoi n'en serait-il pas do même duus lo Bus-Canada I D’autres disent : mui* co plan coûterait beaucoup (tour lo mettre A exécution.Je pense que £6 a £8000 par un suffiraient, truand ou prodiguo des millions pour les chemins de fer, quand ou no fuit pus do eus de voter dos £100,000 pour des avantages matériels, il semble qu'on no devrait pus lésiner, marchander, pour une bagutello du six à huit rmllo louis, lorsqu’il s’ugit de l'instruction d'une population comme celle du Has-Caimdu.A moins qu'on ne prétendo quo les chemins do fer sont plus uvuntugmx uu Canada quo l'instruction do sou peuple ; et j’avoue qu’une semblable prétention ne m’étonnerait pas le moins du inonde.Il est di s gens qui uo voient, qui ne comptent, (pii n’estiment que la matière ; tout ce qui n'est pus matière est pour eux sans valeur.£ s.d , voilà lo critérium au moyen duquel ils jugent de tout.J’aurais désiré outrer dans quelques détails sur lo plan quo je propose, mais lu longueur du ces réponses, non ptu9 que mes occupations,no me lo permettent pas.J.Crêmazie.Québec, 14 avril 1853.Mammaire dn annonce» nouvelle*.Vente do flous.—A.J.Muxh m.Idem do Joaillnrics et marchuiidisos sèches.—F IL Hall.Vente considérable.— H.Cole.Idem pour los assureurs.—A.J.Maxham.Idem do thé, si.cio, etc.— A.J.Mnxhuni.U no Carte.—James Carrait.Manufactura do pipos à fumer.—Michel McAvoy Avis.—Doriou et Frère.Avis.—Lo docteur Nockon.Avis à Edward Scott, nlwciit.— Burroughs et Fi set.CANADA.QUEBEC, 29 NOVEMBRE ISM.Le Canadien nous dit qu'il n’n pus abandonné l'argument do Vinivnstitutionnulité, puisqu'il n’a fuit que l’appuyer d’un autro ; il ujouto: “ Ou nous “ a donné des raisons commit quoi la question aei-“ gneurialo devrait faire exception à cot argument.“ Nous avons répliqué en démontrant que lu ques-“ turn seigneuriale serait dé bat tue sans fruit avec “ lu constitution actuelle du conseil." Nous ré (Hindous : vous ave/, abandonné l'urgu ment de Ymconstitutionnlité, et force vous a été du l’ubondonnor, parce qu'il était en contradiction tlugranto avec les faits du pouvoir.En eflot, celui ci venait, l'unnéo dernière, demander au conseil legislatif d'adopter lo bill seigneurial, lorsque les deux chambres, en passant le bill de lu representation avaient décrété l'inconstitutionnalite do la représentation actuelle.Donc votre argument est ubsurde, «pie vous l’abandonniez ou que vous no l’abandonniez pas ; et nous sommes sûr que, sans avoir perdu la mémoire de l'histoiro parlementaire de l'uunée dernière, vous n’auriez jamais éveillé cet argument funostc ! Lo Journal a combattu l'urgumont ; mais personne, que nous sachions, “ n’u don no des raisons comme quoi la question seigiieuriule devait faire exception à cet argument.” C’est dans la règle generale, o’est dans ls principe constitutionnel suit-stuncié par le pouvoir, l’année dernière, que nous voulons plucer la question seigneuriale, et non dans une exception sans utilité.“ Le trouble que le Journal, dit le Canadien, se “ donr.o |iour pour pallier la conduite du conseil à “ l’égard du bill seigneurial, il se le donne en pure “ perte.C’est l’influence seigneuriale qui a fait re-“ jeter co bill ; il n’y a personne qui so fasse il-“ lésion là-dessus.” Lo Journal ne se donne aucuuo peine pour pallier la couduite du conseil legislatif ; il n’essaic même pas de la pallier ou de la justifier ; mais en constatant que le bill seigneurial est lu première mesure gouvernementale qu’ait repousseo lo conseil depuis l’Union, ut que le pouvoir veut retarder à son tour mdéfiiiiment, il prouve que si le bill do M.Drummond n’est pus loi, o’est lu faute du pouvoir.“ Il n’y a personne qui se fasse illusion là-dessus." Il n’avait pas même besoin, comme pour lo b.Il delà représentation, d’envoyer uu ministre jusqu’à l’extrémité supérieur du Ilaut-Cauuda à la recherche des voteurs retardataires.Ne parlez donc pas de “ l’inlluence seigneuriale ; ’ que pouvait-elle contre IVuorme influence du pouvoir 1 El avaut de faire usago d'arguments uusm misérables, comptez dono le nombre des seigneurs dans le conseil T Eu comptez-vous seulement ri «y ?Or, sur les vingt-quatre qui ont vote, sept seulement ont voté pour le bill.Le Canadien trouve que "nous nous enfermons dans uu cercle vicieux quand, dit-il, lions reprochons su gouvernement d’avoir créé lui-mémo l'obstacle dont nous nous plaignons.” Sans lui répondre, comme répondait dans une pareille occasion, l'abbé Maury à Mirabeau : “ Si vous m'embrassez," nous lui dirous : c'est la pouvoir, en supposant sa plainte fondée, qui s’est lui qième eu-ferme dans uu cercle vicieux.Il savait, ou son ignoruuce serait une ignominie,qu’eu fesanl adopter à la chambre élective, les résolutions qui affectent le conseil, il dégradait celui-ci.Or, eu supposant la dégradatiou nécessaire, devait-il la faire avant la solution d’une mesure 4>ien autrement pressante, bien autrement pleine de dangers! 11 fallait au moins attendre pour vsus justifier, qu’elle devint 1 nécessaire par la conduite du conseil sur la ques- tion seigneuriale ! " Et même après cette con duite, comme le conseil n'aureit pas été dégradé, il eût été plus sage de crier do pain pour résoudre une question qui n# pouvait sttendre sans danger Quand le Journal et celui dont il est la pensée ont combattu énergiquement les résolutions de M Morin et le conseil électif, comment pouvez-vous diro que “ si le gouvernement n'aveit pas propose eus résolutions, te Journal eût crié à la conns vence f " Nous avons jugé le pouvoir sur tes propres raisons eu supposant, pour base d’argumentation, qu’avec le Conseil aduel, la solution Je la question soigneu riale est littéralement impossible.Mai* tout en lui montrant quM est le père de l'impossibilité qu’il feint do déplorer, si toutefois elle existe, nous u'avons cesse de dire qu’elle n’a pas d’existence et qu’uvec une volonté ordinaire, il lui est facile de contrecarrer i’iufluuuco des cinq seigneurs conseil 1er» ! “ Puisqu'il doit y avoir une session, le Journal “ tient qu'il faut qu'on y traite toutes les questions, “ cl il n’admet pas qu'a la vaille d’une election gé “ in raie, ou soit dans une situation différente de " cello ou l'un se trouve deux uns aupuravuut.” Nous n'avons jamais prétendu que l’on devait “ trailer toutes les questions dans une session, mais nous disons quo, loisque dans une session, l’on u'u rien fait j>our lu Has-Camida, dans la session suivante il serait A propos do faire quelque chose pour prouver qu'on est sincère et qu’on n’est pas uniquement ambitieux d’étro au |>ouvoir.Dans une dernière session (et qui encore vous oblige de lu faire dernière 1) il n’est peut-être pas tou jours convenable do trancher une question nouvelle ; il est plus prudent de la laisser mûrir duus lu cou-clie-cliuiide do la discussion publique.Mais la question scigneurialo est-elle nouvelle, et une seule voix s’est-ello éluvéo du milieu du peuple |x>ur vous duniuudor d'en retarder la solution?foutes,au contraire, vous pressent d’ugir et d’ugir sans délai.Vos propres organes ou vous abandonnent irrités, ou gardent le silence.La Minerve est muette comme la tombe sous les coups redoublés que lui porto le Courrier de Saint Hyacinthe.Le Canadien n’a pas donné à entendre que le gouvernement abandonnait les réserves, mais le Pi-lat l’a fait, mais lo North American affirme en avoir uppris rubuudon do la bouche même d’un ministre, dans lo burcuu mémo de co journal! Lo Journal vous défie de prouver qu'il ait jamais " pressé lu solution des réserves." Il a constaté l’intention du gouvernement et l'opinion du Haut-Canada sur cette question ; voilà tout.Prouvez plus ! Si perxonno n’a dit : " Périsse nos institutions plutôt que do manquer d'occasions de les défendre," le Canadien, durant lu session dernière, a accusé quelqu’un de l’avoir dit, en lo nommant, voilà la personnalité.Il y a déjà longtemps que le correspondant d’un Journal fusait allusion à" l'exploitation de l'homme par l'homme, ” et un autre correspondant lui répondait avec amertume ou lui reprochant de rendre publiques des conversations intimes ! Sa plainte était une admission ; mais le réclamant ne donnait pns son nom, ut il est conséquemment difficile du trouver sa ductrino dans scs écrits ! Quoiqu’il en soit, lu politique actuello est une vaste exploitation sociale au profit du pouvoir.Nos lecteurs savent le casque nous avons toujours fait du Journal des Trois-Rivières, précisément parce qu'il n'a pus d’ubonnès; ils savent également que nous n'avons juntuis apprécié do la mémo manière lo Courrier do Saint-1lyucinthe, lors même qu'il nous uttuquait avec le plus do force.La conduite de ce dernier journal est d'uutunt plus inattaquable que, jusqu’au moment où lu gouvernement lit déclarer qu’il ne voulnit pas régler la question de la tenure seigneuriale, cetto année, il lo défendait vigoureusement contre nous comme contre tous scs uutrus adversaires.La .Minerve n'attaque pas ; mais elle gardo le si-lenco nu bruit de l’opinion publique.Lo Courrier do Saint-Hyacinthe n’est pas tin converti, c’est un diverti de votre |*>litique, parce qu’cllo s’est fait connaître dans sa réalité et dans sa déccvance ! La Gazette officielle de samedi contient la nomination de M.Joseph Lee, » la place du secretaire du eonsed exécutif, vaeaute depots 1850, par la mort de M.Joseph.M.Lee, l’eeentant-aecrétaire, remplissait depuis cette époqu*, par interim, lee fonctions de son ehef non existant.Nous ignorons qui empêcha le ministère LeFon-tame de donner un successeur A M.Joseph, de même que nous ignorons ce qui a emj>échu jusqu'ici l'administration llmcks de combler le même vide.Le Norik America qui avait prie un groe fret M-irsdi, dans i’espé'anoe de pouvoir partir dans la 1 nuit, se déchargeait hier, pour aller preodre ses quartiers d’hiver è l'Anse dee Mères.Le Lady Elgm qui était aeeoaté depuis dimanche, au quai Napoléon, n’a pu tenir è la violence dee glaces qui venaient se heurter contre lui au baissant, et a dû abandonner son mouillage après de nouvelles avaries.Cette nuit, un dee vapeurs faisant le service de “ En second lieu, aile doit ressembler à un echo, qui ne parle que lorsqu'on l'interroge; mais ne doit pas, comme 1 'echo, chercher s avoir toujours le dernier mot." Troisièmement, enfin elle doit être comme l'horloge de la telle, d’une exactitude et d'une régularité parfaites : mais elle ne dml pae, comme I horloge, faire assez de bruit pour être euteudue de toute la ville."—Communique.L’une et l'autre administrations devaient avoir uo Quebec a la Poiute-Levi, a coulé Las au quai ou il motif pour attendre, autre que celui qui vient d’eii' gager lu dernière a nommer M.Lee, puisque celui-ci occupait en 1850, 1851, 1852, 1853, la position d'assistant-iecrétaire qu'il occupait encore samedi.On sait qu’eu 1851, M.Furent redevint secretaire du conseil exécutif, et occupa s« vieille-nouvelle position durant vingt-quatre heurts, M.Chauveau uyant été vingt-quatre heures us-i»tant-iecrétaire provincial.On dit que M.Parent retourna avec regret au secrétariat provincial ou Pavait poliment exilé le ministère-Draper, maudissant ceux qui, par respect pour les principes, brisaient des arrangement convoités.Est-ce donc que les rangs ministériels sont tellement décimés qu’on n'y a pu trouver un assistant-secrétaire provincial et qu'on u dû >c résigner en fin de compte A renoncer a un projet de plusieurs années ?M.Killàly, l'assistant-cuinmissaire des travaux publics, est parti pour l'Europe, charge, dit-on, de la mission de visiter les chemins de fur en Angleterre et sur le continent, afin de inetire le gouvernement en état de mieux juger lu qualité de l'ouvrage dus contracteurs Jackson et Uetts.On ussure que la qualité de l’ouvrage du chemin du fer de Richmond u suscite do» craintes pour le reste du chemin provincial, dans l'esprit des minii-très; on affirme bien davantage, mais il est (dus convenable d'attendro tus événements.était accosté s la seule d’uue voie d’eau, causée par le choc des glaces.Vsaitircct oc Us.McLanr—Ce Vermifuge « u* jour» guén, I>e.-.I?' rvembre 1853._ SEL DE LIVERPOOL.A tendre par le soussigné : failli g! ATS SKL do Liverpool, JiHK) miiiot» do do en gros.WALTER C.HENDERSON.Québec, 12 nov.IS53.EN CAOITlIKHC, ETC —On trouvera cbe/ Ktiennk Ai «in, (iil, rue St.Jean, Uubouig Saint-Jean, el à l’encoignure de» rue» Notre-Dame et Sous-le-Fort, lUMe-Ville, une quantité considerable de CH AUSSI K ES EN CAOUTCHOUC, et CUIR i>* toutes sorti*, drap noir foulé de NICIIOI,.HABITS de cérémonie du NICHOL.SURTOUTS de NICHOL.GILETS Melton do NICIIOI.VESTES du cérémonie de NICIIOI,.PANTALONS de cérémonie de NICHOL.Los aousaigrnéa ont reçu aujourd’hui, par la voie de Boston, un assortiment des VÊTEMENTS CÉLÈBRES ci-dessus.GLOVER & FRY, Agent*.Québec, 3 novembre 1853.CHAUSSURES POUR DAMEZ.¦" ES soussignés viennent de recevoir nuolq Md douzaine»de Bottine» française», cuir verni, double win iKiur dames.—AUSSI :— Soulier» en satin noir et blanc, et l’aiitnnllb » en maroquin.J.k O.CKEMAZIE, 12, rua la Fabrique.Québee, 27 octobre 1853.IPÜlfiiMBSSNrSL: ~ PARDESSUS da bons Whitneys, draps de l’i lofe, de goût» nouveaiix.confcctionné» à Québec, à 22».6d.; 25*.; 27*.6d.: 30*.: et 35s.GLOVER et FRY.Québec, 3 novembre 1853.nos teinulle, (CD'Ü’iD'üAiTïïOn HDIB (ti‘U*iîlb*iî/D0 Bureau du flrrffirr de la Cité, Québec, 16 novembre 1853.ON recevra dos SOUMISSIONS CACHETÉES à ce bureau d'iri au 1er DECEMBRE prochain, pour l’exécution de* réparation* de la POMPE A FFd' N° 2.Le* «oumi**ion» devront contenir un état détaillé de ce» réparation».ün pourra voir la Pompe en «’adressant à l’inspecteur du feu, M.WcLLa, nie Couillard.Par ordre, F.X.GARNEAU, Greffier de la Cité.CHEMINS A BARRIERES.ON recevru djs SOUMISSIONS au Bureau de la Commission de* Barrières, d'ici à MARDI, le 29 du courant, à MIDI, pour l’érection d’un PONT sur le rheniin du Moulin, Ancicnne-Lorette, conformément aux plan et spécification» que l’on pourra voir au Bureau, où l’on pourra obtenir tout autre renseignement désirable.J.PORTER, Secrétaire.Québec, 17 nov.1853.O’ Chemins a Barrières.N fait «avoir quo lo tompu pour recevoir des SOUMISSIONS POUR AMÉLIORER LES CHEMINS nommés dans l’annonce en date du 22 d’OCTOBRK dernier, [excepté le chemin de la Pointe-Lévi et de Saint-Henri, pour lequel des SoumiAMona seront reçue* MARDI prochain, ainsi qu’il y est mentionné J eut ÉTENDU jusqu'au TREIZIÈME jour do DÉCEMBRE prochain, a MIDI ; lequel jour il sera aussi reçu des SOUMISSIONS pour MACADAMISER et PARFAIRE les chemins suivant», conformément aux plans et devis rju’on pourra voir au Bureau des et âpre» le VINGT-NEUF courant, savoir : Le chemin de ÿtone/usm, depuis chez François Eatrarice, pour une distance de quatre milles et demi ; Le chemin du Lac de Heauport, depuis chez Fr».Lafrance, pour une distance de deux milles ; Le chemin de la Misere, reliant le chemin Saint-Charle» Nord et le chemin Saint-Joseph ; Le chemin dont l’ouverture a été récemment ordonné par le conseil municipal du comté de Québec, entre les paroisses de Charlesbourg et de Saint-Ambroise, tel que décrit
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