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Titre :
Le Journal de Québec
Le Journal de Québec participe aux grands débats politiques de son époque. De tendance réformiste à ses débuts, il soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872. Il devient libéral de 1873 à 1878 et affiche ensuite un conservatisme modéré jusqu'en 1889. [...]

Le Journal de Québec est fondé en décembre 1842 par le journaliste, politicien et futur maire de Québec Joseph Cauchon. Son premier numéro est distribué aux abonnés de la défunte édition française de la Quebec Gazette. Le Journal se donne pour mandat de travailler à la réconciliation du peuple canadien, qui subit les conséquences de l'Acte d'Union de 1840. Il vise à faire valoir les intérêts des Canadiens français ainsi qu'à contribuer au développement du pays.

De tendance réformiste, la rédaction fait preuve d'une relative indépendance politique jusqu'aux années 1850. Ce désir d'indépendance s'amenuise au fil de l'implication politique de Cauchon, qui dirige le contenu du journal de façon à promouvoir ses opinions personnelles. Le Journal de Québec soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872 et passe dans le camp libéral lorsque Cauchon siège dans le cabinet d'Alexander Mackenzie de 1873 à 1878.

Le succès du journal est assuré par sa bonne entente avec le clergé de Québec. Dès 1849, son tirage atteint 1200 exemplaires. Cette association prend fin lorsque Cauchon rejoint le ministère libéral-conservateur de MacNab-Taché en 1855. Cette rupture mène à la création d'un journal rival, l'organe officieux du clergé Le Courrier du Canada.

Les colonnes du journal traitent principalement de politique et de religion. Elles se composent de nouvelles internationales et provinciales empruntées à d'autres journaux canadiens et étrangers et accordent une grande place aux activités municipales, économiques et littéraires de la région de Québec. Le journal contient généralement un éditorial, un feuilleton, des publicités et des textes divers où l'histoire occupe une place importante.

Le Journal de Québec prend part aux grands débats politiques et publics et entretient de nombreuses polémiques avec plusieurs journaux rivaux. De 1855 à 1859, il s'oppose à Marc-Aurèle Plamondon et Télesphore Fournier du National, qui appuient l'idéologie des « Rouges », parti politique libéral radical. Il prend également position contre le fondateur du Globe de Toronto, George Brown, qui soutient le principe de la représentation proportionnelle.

Cauchon s'oppose au projet de confédération des colonies anglaises d'Amérique tel qu'énoncé par Joseph-Charles Taché dans Le Courrier du Canada du 7 juillet au 23 octobre 1857. Il fait cependant volte-face pour appuyer les 72 résolutions du projet confédératif de la Conférence de Québec dans une série de 38 articles intitulée « Projet de constitution de la Convention de Québec » et publiée dans Le Journal de Québec du 12 décembre 1864 au 30 janvier 1865.

Les prestigieux rédacteurs et collaborateurs du Journal de Québec appartiennent à l'élite littéraire et journalistique qui prend racine à l'époque dans la région de Québec. Les Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Alfred Duclos DeCelles, Stanislas Drapeau, l'abbé Bois, Hector Berthelot et François-Xavier Garneau lui assurent un contenu de qualité.

Selon les époques, le journal est un hebdomadaire, un bihebdomadaire, un trihebdomadaire ou un quotidien. Passé aux mains d'Augustin Côté en 1862, il continue de jouir d'un bon lectorat pour atteindre les 1350 copies en 1870. Dès 1872, ce chiffre diminue pour se stabiliser à 600 exemplaires de 1877 à 1889. Le Journal de Québec, qui ne s'adapte pas aux changements apportés par la presse populaire, paraît pour la dernière fois le 1er octobre 1889.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 123-126.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Les Cahiers des dix, no 58, 2004, p. 213-250.

DÉSILET, André, « Cauchon, Joseph-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LAURENCE, Gérard, « Côté, Augustin », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.



Éditeur :
  • Québec,1842-1889
Contenu spécifique :
mardi 1 juin 1852
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Gazette de Québec (1832)
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Références

Le Journal de Québec, 1852-06-01, Collections de BAnQ.

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lOe année.Hardi 1 Juin 1HSS.Numéro 62.On »*at»oniM* à Québec, un bureau du Journal, prés i*Archevêché ; A runs, chez Hector üossangc, 25, quai Y'ultuire, qui reçoit les annonces destinées au Journal de Québec.tfr Voir l,sivi« s la tin de la quatrième |wge.JOURNAL RK QUEBEC, PRIX UK L’A BONNEMENT.Pour leCanuda, parait,sali* les trais de poste.1 louis.Pour Paris, y compris les thus de poste jusqu'à Londres, oar au.35 francs FRANCE.—Paris, 9 mai 1852.revue des journaux.Lû .Moniteur contient la promulgation île lu loi sur la refonte des mounaies de cuivre.C’est lu première loi promulguée depuis l’organisation du corps législatif et du sénat.Les pièces d’un liard et de deux liards, les pièces d'un sou et de deux sous, les pièces d’un, de cinq et de dix centimes, seront retirées do la circula tion.La nouvelle monnaie de bronze portera sur la face l’ettigie du président de la république, avec lu légende : Louis-Napoléon Bonaparte, et au revers l’indication de lu valeur de la pièce ut l’uuuée de la fabrication.Ainsi, la légendo: République française, disparaîtra décidément.La feuille officielle contient également un décret qui réorganise l’administration centrale du minis 1ère do l’instruction publique.Suivent des nominations déjuges de paix Charles Jourdan, chef du secrétariat, est nommé chef de la division do la comptabilité centrale de l’instruction publique et des cultes.M.Génin, chef de la 3o division au môme dé partement, est mis à la retraite par suite de lu sup pression de son emploi.IJ Union se récrie beaucoup contre les organes de la presse libéralo qui so sont élevés contre l’in tention du grand duc de Toscune, lequel veut abolir les lois lèopoldines, ces lois qui, comme chacun suit ont réglé duns un sens libéral tout ce qui concerne lu matière des lidéi-commis, de mainmortes, des immunités ecclésiastiques, et généralement toutes les questions qui étaient autrefois du ressort do la cour do Home.U U ni on, qui depuis quelques jours n’est plus que la droiture do VUnivers, déclare à ce propos que le vieux libéralisme est incorrigible Que l’Union nous permette de lui dire qu’il y a quelque chose de plus incorrigible encore que le vieux libéralisme, c’est le vieux légitimisme.Le Journal des Débats fait remarquer que le re nouvellement du traité avec la Belgique va expirer d’ici à quelques mois, il appelle l’attention du gou vernement sur la question de contrefaçon littéraire qui est un des griefs do In librairie française.Du reste, nous devons njoutor que, dans l’esprit des deux gouvernements, français et belge, la question est à peu prés résolue.On assure quo de part et d’autre on est d’uccord otque la contrefaçon touche à sa dernière heure.Le Mémorial bordelais qui nous parvient aujourd’hui fait vuloir, on faveur du gouvernement du 2 décembre, un argument assez nouveau : “ Le plus bel éloge qu’on puisse faire de la politique de l’empereur, o’est le salut venu à la France par un prince de sa famille et de son nom, continuateur de son œuvre ; c'est aussi l'attitude inquiète et réservées des puissances européenne.en face de la France.” Voici la promière fois qu’ou met eu avant un argument de cette nature, et nous serions bien étonnés que lo gouvernement fût flatté d’uvoir beaucoup do défenseurs de cette force.Les avertissements se continuent.Hier, c’était le Courrier de la Bretagne ; aujourd’hui, c’ost la Colonne, Observateur de Boulogne, qui vient de re covoir l’invitation de ne pas perdre de vue, à l'avenir, les obligations et les convenances dont l'observation est recommandée à la presse, Recoinmandée est le mot.Il est en co moment question d’enlever du Pun-théon lo fronton de M.David, qui serait placé au musé de Versailles, et de le remplacer pur uu nouveau fronton.S’il faut en croire la Patrie, qui doit êtro bien informée, l’etügie do M.le Président de la république figurerait dans lo nouvoau fronton.Voici co qu’on lit dans cette feuille : “ Parmis les projets dont il est question on co moment, on cite celui dont M.Desprez a fait une esquisse remarquable.Au centre de sa composition est lo Christ; à sa droite les Vertus théologales lui présentent lu patronne de Paris ; à sa gauche, la Religion reçoit des muins du priuce-président les clefs du temple rendu uu culte ; dans les angles d’un côté Sainte Geneviève socourt des malades et des blessés ; de l’autre elle donne des vêtements et des vivres aux umlhcuroux.D.wis co projet, l’artiste a su tout réunir : l’apothéose de la saiuto, la nouvelle consécration du templo et le souvenir de la bienfaisance et de l’humanité du Geneviève.” Le Public adressait hier à divers journaux, y compris le Siècle, nous ne dirons pas des offenses, mais des injures auxquelles une feuille qui se respecte no pourrait répondre sans compromettre uu moins la dignité de son langage.Les inveetives dont lo Siècle a su part aujourd’hui sont de celles qui, si elles pouvaient emprunter quelque gravité de leur persistance, no devruit recevoir do réponse quo sur les bancs de lu police correctionnelle.Nous nous bornons quant à présent, à nous étonner de ce qu’une fouülo qui a lu prétention d’ôtre icmi-officiuile, et qui prend pour second titro la qualité do Moniteur du soir, comprenne assez peu les convenances du rôle qu’elle s’attribue, |>our ne pasernindro de fuiro descendre sa polémique à de telles grossièretés.Leur moindre inconvenient est do rappeler, do dépasser môme les violences des journaux les plus tristement célèbres d’une autre époque.La chntnbro dos communes n adopté les huit premiers articles du bill de la milice et de la sc-condo lettre du bill de l'incotne-tax.(’’est le 15 que l’empereur de Russie arrivera à Berlin, où sa vemio excite une vive anxiété parmi les amis du régime constitutionnel.L’upprochc des élections, qui doivent renouveler la moitié do la chambre des représentants, cause yne vivo agitation on Belgique.E.Texier.POLITIQUE, COMMERCIAL, INDUSTRIEL ET LITTÉRAIRE.d«*« Annonce»».Six ligues de petit-texte.2/b AudâMUs de six lignes et pus plus dû dix.3 Four chaque ligne uudessus de dix.0/4 Les lignes en gros caractères sont comptées pour autant de lignes qu’ils sont de points.Ou fuit un escompte libéral pour les annonces d’une gruude étendue et selon le nombre d’insertions.J os, Oauchon, rédacteur en chef.Auuustin (’ôté, géront.mm Le gouvernement saxon, bien quo l'empereur * J’allui prendre au hasard—dans lu bibliothèque— François-Joseph doive épouser lu princesse Sidoine un livre broché et non coupe que j’apportai à Alexis de Saxo, nen cru 1 S34, u Jeune son adhesion aux propositions fuites par lu l’russu dans le congrès de douanes.On nous écrit de B rliu, 5 mai, que le roi doit puitir le 6 pour aller an-devaut de l’eiupcreur do Russie, qui arrivera le 15 à Berlin.Comme lo eu lo priant de lire à une pugo donnée sans ouvrir le volume.L’impression étuit compacte et lu superposition des feuilles produisait un pêle-mêle ob«citr—un fouillis presque impénétrable a la vue troublée d’Alexis.Pourtant, pou à peu, les yeux de son âme débrouillèrent ce chaos, et il parvint a Un comte de Nesselrode, chancelier do l’empire et mi- déchiffrer les premières lignes de la page 37.nistro des affaires étrangères, accompugneru leozar ouvrit le volume—on couj>a lo feuillet,'vierge en-pendant tout le voyage, ou présume que des ques- .core du couteau d’ivoire, et les quelques ligues délions politiques de la plus liante importance seront discutées entre les souverains du Nord.Le comte do Nesselrode se rendra d’ici à ______________ _ Carsl- bad ou les conférences continueront.La tlotto allemande u définitivement cessé d’exister.Les hommes d’équipage, au nombre de 600, ont été congédiés lo 30 avril.11 ne reste à bord de chaque bâtiment qu’un petit détachement de huit hommes et un otlicier, en attendant l’adjudication à laquelle il va être procédé sans retard.Les olü-ciers et fonctionnaires resteront au service er.attendant lu liquidation de leur compte.L’umiral Bro-ming a été autorisé à proclamer la loi martiale pour le cas où des désordres auraient lieu à l’occasion du licenciement.Les journaux non ministériels de Madrid doivent cesser do paraître à dater du 4, la nouvelle loi sur la presso devenant obligatoire le lendemain.La chambre dos députés du Turin a rejeté dans sa séance du 4 mai une proposition tendante à garantir la .Savoir contre toute imposition nouvelle pendant cinq ans.: I RÉSUMÉ I)KS NOUVELLES CONTINENTALES.On écrit de Paris, à la dutu du 9 : Nous u avons pas encore reçu do détails sur le vote pur lequel la deuxième chambre do Prusse a rejeté lo projet ministériel sur lu pairie, et maintenu la première chambre sous le principe électif.Tout ce que nous pouvons dire, c’est que la chambre, en faisant tublo ruse par lo rejet du projet du gouvernement et do tous les amendements, u constitué une situation extrêmement gruve.Nous avons dit hier, d’uprés le Journal allemand de Francfort, que l’Autriche uvuit offert de garantir lo produit uclucl de leurs revenus do douanes aux Etats qui se sépareraient du Zollverein.Le JVou-velliste de Berlin annonce quo l’Autriche, qui avait fait cet offre, l’a retirée.Exploits du magnétisme.Undo ces derniers étés, j’étais à Montc-Christo co joli château dans le goût de la renaissance, que Dumas a fait bâtir entre Si-Germain et Fort-Marly.fl y uvait nombreuse compagnie chez le célèbre uuteur dramatique, qui commençait ulors ou était sur le point de commencer Balsamo.Outre l’ami que j’avais amené, j’en comptais là plusieurs autres,—artistes et gens de lettres, et gens du monde,—attirés, comme moi, par lo beau temps, le bon air, le bon accueil du maître du logis,—et la promesse do deux plaisirs fort alléchants; savoir-la vue gratis du prince Jérôme Bonaparte,—et une séance de magnétisme.Lo prince Jérôme no parut pas, ce dont nous nous consolâmes.Mais le magnétiseur Marcillct et son sujet Alexis arrivèrent ; ce dont nous nous applaudîmes.Comme le lecteur sait, à n’en pas douter, ce que c’ost que M.Marcillct, nous ne lui forons pus l’injure de lui dire que c’est l’un des plus fervents et des plus habiles udeptes do Mesmer; un do ces hommes convaincus et convaincants dont le dévouement et le zèle, constamment couronnés de succès, ont fuit faire, do nos jours, à la science du magné tisme, los plus rapides et les plus remarquables progrès.Quant à Alexis, c’est un jeune homme, mince et peu élovéde taille, doux et sérieux do visage, aux joues pâles, au Iront iuquiet.Son rogard flotte tantôt incertain, tunlôt s’uninio d’une expression d’iutelligencc, vive et rapide comme l’éclair.C’est surtout dans l’état do sommeil lucide que scs traits prennent l’expression dont nous parlons.Eveillé, c’est autre chose.Alors, volontiers, on le croirait endormi, tant il semble absorbé dans une contemplation vague, tant il lutte, à son insu, contre une obsession de tous les instants.Cette auxiélé est habituelle à beaucoup do sonmaubules.Us cherchent jusqu à ce qu’ils soient endormis.C est dans le sommeil magnétique qu’ils vivent, c’est dans le sommeil que l’intelligence leur vient.Alexis exerce la profession d’acteur et ost attaché au personnel d’un de nos théâtres de boulevarts.Il venait, ce jour-là, en representation à St-Germain, où il devait jouer, le soir môme, avec sa femme’ la Fiole de Caliostro.En attendant, il donnait chez Dumas, à Monte-Christo, une séance do somnambulisme.Nous nous promenâmes quelque temps dans le jardin, attendunt l’heure fixée pour les expériences.Mme Alexis, dont le mari venait de monter au salon, so divortissnit fort à voir l’air sombre de Jupiter—un vautour des Alpes—qu’une clmtnette et un pieu retenaient captif au milieu d’uno pelouse.Son attention so partageuit entro ce pauvre prisonnier et les cabrioles do Kèratry, l’un des singes favoris d’Alexandre Dumas.—Tout-à-coup cet air d’insouciance et de gaîté disparut et fit place à une expression étrange.Mme Alexis porta vivoinent lu main à son front et chancela.-Quelqu’un la soutint.Fresque aussitôt une fenêtre du salon ’ouvrit et l’on nous appela.Tout s’expliquait: Alexis venait do s’endormir, et lu sympathio avait produit l’étrange contre-coup dont nous parlons.Les premières expériences auxquelles nous assistâmes, bien que fort surprenantes, n’attirèrent que médiocrement notre attention.Lesoinnambuic jouait aux cartes les yeux bandés, ou, pour mieux dire,calfeutrés, et lisait sans jamais so tromper, dans le jeu de son adversaire.Je n’ai jamais eu foi duns ces sortes d’épreuves, et les cartes m’ont toujours semblé l’attribut obligé de la Frestidigitation.J’ut-tendais d’Alexis des preuves plus concluantes de son savoir et de sa lucidité.Elles ne su firent pas uttendre.Dumas u été raconté, duns un autre journal, quelques-uns des faits merveilleux qui signalèrent cette séance : depuis le bracelet de Mme.Pradier, dont Alexis devina l’origine, jusqu’à un voyagea’ Tunis, recommence* mentalement par M.L**\ et dont Alexis retraça scrupuleusement moindres circonstances.J’engageai mon camarade Collin à présenter au somnambule la bague-chevalière qu’il avuit au doigt, et dont la pierre ovule, souvenir d’une personne aujourd’hui morte, est un lapis-lazuli.— Alexis examina attentivement la bague, et déclaru que la monture et la pierro formaient deux objets distincts dans sa pensée ; — que lo donataire de lu pierre avuit fait monter la bague, et qu’enfiii Mme., de qui mou ami Collin tenait co présent, était morte.Tout cola était vrai.Une autre personne, qui venait à Monte-Christo jHiiir la première fois, M.Berthon, ancien élève de la marine, fut curieux do savoir si Alexis connaîtrait quelque particularité de su vio passée.Mi» en communication avec lo somnambule, il lui posa diverses questions auxquelles celui-ci répond it sans so tromner et suns hésiter.Dés l’abord, il déclare Sue M.Berthon uvuit été marin, et que sou pays o prédilection était la Martinique.jusqu uux viuécs par Alexis cominançaient ellèctivement la page 37 que j’avais designée.Cette expérience se répéta plusieurs lois et amena des résultats plus ou moins satistaisunts, selon quo lu perception du somnambule étui* plus ou moins facile.On craignit de lo fatiguer par des lectures trop multipliées—et Fou passa à d’autres éprouves.La plus décisive pour moi fut celle-ci.Quelques mots que je traçai en secret sur un petit morceau de papier, furent pliés en quatre et mis sous enveloppe, puis renfermes dans une boite, ot la boite soigneusement serree dans l’armoire d’une pièce voisine, derrière une rungée de livres.—Alexis se m it par la pensée a la recherche de l’armoire et de lu boite, trouva l'une et l’autre, pénétra le mystère de l’enveloppe et épela lentement les trois syllabes quo voici la loco.” Quelque effort qu’il fit pour continuer, sa vue était fatiguée.Il n’en put lire davantage.Mais cela me snllisa.it.Ces trois syllabes commençaient réellement la phrase que j’uvnis écrito: —“la locomotive fera le tour du monde.”— J’allai chercher la botte, je décachetai l’enveloppe, et lu vérification se fit au milieu d’un ébahissement général.Ce fut la dernière expérience de la journée.Depuis lors j’ui rencontré pl sieurs fois Alexis, et toujours les faits somnamhu! u s dont j’ai été témoin m’ont paru de nature à xnptor les esprits les plus incrédules.\ oici d’autres faits encore plus digues do remarque que ceux quo l’on vient Je lire.M.Leroux, propriétaire, dér.•liront place Suint-Séverin, se rendit, il y a six semaines environ, uuprés d’Alexis Comme il commençait à expliquer l’objet dosa visite:—“ Arrêtez, lui dit M.Mar-cillet, il est inutile do nous apprendre pourquoi vous venez ; Alexis lo devinera.” — En effet, le jeune somnambule, mis en rapport avec le visiteur, lui dit sans hésiter ; —Vous avez perdu un chien de ehnssc.—C’est vrai, répondit M.Loi ux.Alexis donna le signalement exact du chien, et finit par dire qu’il s’appelait Pulka.Et M.Leroux, étonné, reconnut que c’était bien là, en effet le signalement et le nom de son chien favori.— “ Ce n’est pus tout, continua Alexis : je vois votre chien.Il est en ce moment attaché avec une cordedans une maison de la rue Saint-Florentin.Ne nous dérangez pas.Demain il aura rongé son attache, et vous le verrez revenir chez vous la cordc au cou, comme un bourgeois de Calais.” Cette prédiction, si singulière qu’elle parut s’accomplit de point en point, et le chien fut de retour le lendemain, chez son maître, dans la tenue pittoresque annoncée par Alexis.Vers les derniers temps de la vio do Chopin, ce grand artiste étant très-malade, une riche Anglaise, autrefois son élève, voulut acquitter lino dette de reconnaissance, et lui envoya duns une lettre une bank-note de 25,000 francs.Cet envoi resta sans réjionse.Surprise d’un tel silence, lady se rendit à Paris, et upprit bientôt par Chopin lui-même qu’il n’avait rien reçu.Ce fut ulors que le comte do Grisimola, ami du célébré pianiste, conseilla à colui-ci d’aller consulter Alexis.Le jeune somnanbule n’hésita pas:—“ Je vois “ votre lettre, dit-il à Chopin.Elle est dans le “ tiroir du milieu do la commode de votre pur-“ tiére.” En effet, elle s’y trouva.Le zélé exagéré d’une voisine, qui avait tenu la loge eu l’absence de la conciergo, était la cause de ce malentendu.M.lo comte do Forbin, qui habite Paris et demeure place du Havre, vint un jour dire à Alexis qu’on lui avait volé cinq ou six pièces d’or.—Alexis lui fit connaître son voleur et la cachette qui recelait le produit du larcin.Mais perquisition faite au lieu indiqué, rien ne s’y trouva.—“ C’est votre faute, dit Alexis à M.de Forbin, qui était revenu lo consulter.Pourquoi avez-vous causé de cette alliure, hier, avec plusieurs personnes?Votre homme aura pris l’éveil.Mais attendez donc !.le voilà qui se repent.il veut vous rendre cet or ! .Demain il ira a l’église, il demandera un prêtre, et le suppliera, sous le sceau de la confession, do vous restituer la somme.Vous recevrez dans quatre jours la visite de cet ecclésiastique.” ^ Quatre jours sc passèrent, au bout desquels M.de Forbin reçut la visite du prêtre et la restitution de la somme annoncée.Une des plusbizurros aventures est celle du prince Ghika, lequel avait quitté lu Moldavie peu de temps uprès la révolution de février.Le prince se trouva par hasard, amené chez M.Marcillet ; et voulut consulter le somnambule.Mis en rapport avec lo noble visiteur, Alexis ne tarda pas à témoigner la plus vive surprise : —Qu’y a-t-il donc?demanda le prince.—Une grande révolution dans votre pays ! —Une révolution ?—Oui.bientôt?—cela ne peut pas tarder._______ De grands troubles éclateront.et le prince régnant ubdiquera ;.et, à votre retour à Jassy, vous régnorez à sa place.” A cette prophétie, qui rappelait si étrangement celle des sorcièros dans JÎIacbeth, la surprise du prince fut à son comble.Peu de temps après, l’ho-roscopo s’accomplit de point en point,—et, à l’heure Îu’il est, c’est le prince Ghika qui régne en Mol-avio, de par son droit d’abord,—et la singulière révélation du somnambule Alexis.Des faits aussi curieux et aussi répétés no pouvaient manquer d’attirer une sorte de célébrité à eo jeune homme.Aussi, de toutes parts, lui a-t-on fait littérairement la cour pour obtenir la faveur do quelques séances.Appelé à Versailles, chez M.de Candolle, il y a deux mois, avec M.Martillet, il fut interrogé sur le contenu d’une boite qui lui remit Mlle, do Mar-tineng.—Que contient cette boite ?—Un petit morceau de bois de couleur foncée.—Cela est vrai ; mais d’où provient ce morceau de bois.—Du tombeau d’un illustro personnage, mort déjà depuis longtemps.—Le nom de co personnage ?.— Attendez !.dit Alexis.Fuis, après avoir rétléchi quelques secondes : —C’est un morceau du corcueii de l’empereur Na;»oleon.Il uvuit devine juste.Ce fut nmsi qu’il proclama l’origine d’un bia-celet donné à .Mme pur Mme la duchesse do Berry.Et, comme un autre bracelet lui fut imtnediato-ment présenté par uncuutre dame : —C’est étrange ! dit Alexis, on diiuit que celui-ci est également un cadeau de madame la duchesse de Berry.Fuis se reprenant : .—Ah ! c’est tout simple ; c’est le même tluido ; ce bracelet vous a été donné pur sa fille — madame lu princesse de l’arme.C’était vrai.Un dernier et tout récent exemple do luoidité a été donné pur Alexis dans uu salon du faubourg Poissonnière, où se trouvait M.Cavaignac.L’ho-norublo générnl avait mis le somnambule au défi de déchiffrer quelques mots qu’il venait do tracer sur un papier fort ej>ais, plié et soigneusement cacheté.Alexis n’eut besoin que do so recueillir un instant pour lire par la penséo cette courte phrase : “ Je ne crois pas au magnétisme.” —Vous y croirez, maintenant, général, lui dit Alexis en souriant.De tout ce qui précèdo, il fuut bien conclure en faveur du magnétisme, en faveur de cette puissance mystérieuse qui produit des phénomènes si surprenants.Sans doute, malgré tant de beaux travaux déjà accomplis, malgré les persévérants efforts do tant d’habiles expérimentateurs, malgré les savantes recherches des Deleuze, des l’uységur, des Dupotet, la scioncc du magnétisme en est encore aux tâtonnements; et qui sait même si lo secret poursuivi par ces laborieux investigateurs nous sera jamais révélé ! En présence de résultats si merveilleux et si divers, quelquefois si incomplets et si contradictoires, la science hésite et balbutie.La lucidité, qu se rit des obstacles et qui supprime la distance, est un miroir aussi trompeur souvent qu’il est fidèle, et l’on ne saurait uveuglcmeiit s’y fier.Que fairo donc ?Etudier et attendre ;—se tenir également en garde contre un engouement irréfléchi et uno négation systématique;—agir onvers cette science nouvelle comme envers tout co qui so produit aux yeux do notre intelligence:—avec discernement et bonne foi.Coreeluf.r Delanoue._ k® fovenu estimatif de la dernière année était de .>.,140,000 liv.st.( 1,303,505,000 fr.) ; le revenu effectif, eu dépit du réductions plus grundes que celles 9“ *7 “iBicipées, monte a 52,468,000 livres (1,311,700,000 fr.) Les dépenses effectives sont de 50,791,100 liv.st.(1,.>7,.77,.>00 fr.), et laissent, pur conséquent, un surplus de 2,276,000 hv.(57,900,000 fi.) L’état financier est donc très satisfaisant pour 1851.Quant à l’année courante, les dépenses sont évuluéet comme il suit : Charge» sur lu detto.liv.Charges sur les fonds consolidés.Armée.Marine et paquebots du service postal.Artillerie.Service civil.< Lierre des C’a fire s.Milice.27,950,000 2,600,000 6,491,000 6.493.000 2.473.000 4.182.000 660,000 350,000 Total.liv.51,199,000 fr.1,279,975,000 Lo revenu estimatif, y compris l'impôt sur lo revenu et sur le» propriétés, dont lo renouvellement n’est proposé que pour lu présente année, est ainsi établi : Douanes.Accises.Timbres.Tuxcs.Impôt sur le revenu.Administration J es postes.Eaux et foiéts.Divers.Vieux matériel.20.572.000 14.604.000 6.339.000 3.125.000 5.187.000 938.000 235.000 260.000 400,000 Le lluilfçct de l»Angleterre L'opinion publique, on Angleterre, admet généralement quo, sous l’empire des circonstances ne tucllcs, lo chancelier du l’échiquier a agi sagement cn-n’upportant aucune modification au budget.Trois misons majeures militent en faveur de cetto situation.D’abord la politique commerciale du pays est si étroitement unio à sa politique financière, qu’on ne peut utilement changer l’uno et laisser l’autre on suspens: or, le gouvernement voulant appeler le pays à so prononcer sur la question du libro échange, il ne peut discuter avec fruit uno nouvelle assiette de l’impôt, tunt quo cet appel est pendutit.Puis, une commission spéciale s’occupant de la taxe sur lo revenu, il est impossible de renou voler cette taxe pour plus d’uno année.Enfin, les théories les plus variées et les plus con-tradictoires sont mises eu avant par les candidats parlementaires do differente?nuances.M.d’Israëli l’a dit, du reste, ouvertement : lo gouvernement est dans un état provisoire, et tant que le pays n’aura pas dit son dernier mot, la chambre des commune* ne peut pas reconnaître les principes qui devront, à l’avenir, régir la question du revenu public.Le chancelier do l’échiquier no s’est pas borné à présenter le budget, il y a joint une dissertation financière.S’il n’u rien fait en pratique, il a beaucoup admis en théorie.S’il reste dans le statu quo pour la session actuelle, il n déblayé lo terrain pour l’année prochaine.Personne, assurément, n’auruit attendu de M.d’Israëli l’apologie du libre-échange et, cependant, il l’a faite implicitement.Il n étu-bli que depuis 1842, les droits de douane ont été réduits chaque année, et que cependant les revenus dus douanes n’ont jamais été diminués.Le même fait se reproduit dans les contributions indirectes.Les droit» sur les importations ont subi, pendant ces dix dernières années, une réduction de 9 millions sterlings (225,000,000 fr.) ,et les droits d’accises uno réduction de 1 million et demi (37 à 38 millions de francs) ; et nonobstant les douanes et l’accise rapportent tout co qui a été produit eu 1842.En un mot, toutes les réductions, en y joignant celles de la taxe sur les fenêtres et le timbre des journaux, ne s’élèvent pas à moins de 12,200,000 (315 millions) par an, mais le3 recettes, venant de ces sources, c’est-à dire exclusives de celles des impôts sur le revenu et sur les propriétés, sont inférieures de 1,400,000 (35 millions do francs) seulement, en 1851, à celles de 1843.En effet, en 1842, le rove-nti des douanes, de l’uccise, des portes et fenêtres et du timbre était do 48 millions sterl.(1,100 millions de francs) : et en 1851, il s’est élevé à 46, 600.000 liv.(126,500,000 fr.) Ainsi, en négligeant le rappel de la taxe sur les fenêtres, les 10 millions et demi réduits par lu taxe des fenêtres et sur les droits de douanes seront retrouvés par l’accroissement de la consommation.M.d’Israëli lie s’est pas borné à parler des généralités.Il a prouvé en détail, par des chiffres 1 ° que la réduction de 6 pence par livre sur le café, n augmenté In consommation do cette denrée alimentaire de 5 millions do livres; et que les produits des colonies en ont ressonti les effets, autant que ceux de l’étranger; 2° que la diminution des droits sur les bois n’a amené qu’une réduction de 126.000 livres (3,150,000 fr.) au lieu de cello do 286.000 à laquelle on s’attendait (6,150,000 fr.) ; enfin 3 ° quo la consommation du sucre s’est accrue do 33 p.c.depuis la première réduction faite par M.Robert Feel en 1845.Somme toute, lo chancelier do l’échiquier a proclamé que l’industrie et le commerce de l’Angleterre sont dans un état de parfaite prospérité.Cependant, pour faire une part égale à tous les partis, il a ajouté quelques mots sur les dangers de la voie dans laquelle le parlement s’est engagé et sur les 1 H •• X t« I A n ê M «à ’ I > M A b .) >t IA M If C f J* fit A f I Total.liv.51,660,000 fr.1,291.500,000 L’excédant apparent est donc de 461,000 hv.(11,525,000 fr.), en comprenant dans cos calculs l’impôt sur le revenu do l’année entière, tel qu’il a «té proposé pur M.d’Iraëli et voté pur la chambre ; sans cela il youruit eu un déficit de 2,180,479 liv.(près do 55 millions de fr.).Le gouvernement, comme nous l’avons dit en commençant, a ugi sagement en suivant lu vieille routine et en évituut les discussions à cette époque de transition.Le pays sc prononcera en dernier et suprême ressort sur los principes qu’il entend faire prévaloir; en attendant, les dispositions financières et l’ugcncc-ment des affaires resteront co qu’ils sont.La chambre dos communes a accueilli l’exposé financier de M.d’Israëli, avec une ferveur marquée, et la plupart des journaux rendent hommage au beau talent avec lequel il est présenté.CEmancipation.) Concile de Baltimore.Le deuxième concile catholiquo national des Etats-Unis a été clos avec grande pompe avant-hier jeudi, fête do l’Ascension.Uno messe solennelle, précédée d’une gruude procession, a été célébréo dans lu cathédralede Baltimore par Monseigneur F.R.Kenridk, archevêque do St.-Louis, et le sermon n été prêché par Mgr.Fitz-Fatrick, cvôquc de Boston.Ce concile a siégé pendant onzo jours ; il s’était ouvert le 9 et s’est terminé le 20.Trois do ses séances, indépendamment do l’ouverture et do la clôture, ont été tenus publiquement.La hiérarchio tout entière de l’église catholiquo aux Etats-Unis s’y trouvait représentée.On y comptait six archevêques ot évêques ; Mgr.¦'rancis l’utrick lvenrick, archevêque de Baltimore, t les six suifrugiints de Charleston, Richmond, Pittsburg, Wheeling,Savannah et Philadelphie; — Mgr.Antoine Blanc, de la Nouvelle-Orléans, avec les quatre suffrugants de Mobile, Nutchez, Galveston et Little-Rock ; —Mgr.John Hughes, do New-Fork, avec les quatre suffragants d’Albany, Boston, Buffalo et Hurtford;—Mgr.John B.Purcell, de Cincinnati, avec les trois suffragants de Louisville, Détroit et Cleveland ; —Mgr.Fetor llichurd Kcn-rick, de St.-Louis, avec les cinq suffragunts do Dubuque, Nashville, Milwaukee, Chicago et St.-Paul ; — Mgr.François N.Blanchet, d’Oregon City, avec un seul suffrngant, celui-ci de Walla-Walla ; — ’evêque de Monterey et les vicaires apostoliques du Noiivcuu-Mcxiqiic et du territoire indien.Toutes les cérémonies publiques ont eu co cachet de grandeur, do beauté, de poésie qui u’appurtient qu’au culte catholique, et la ville de Bultinioro n’avait pus souvent ussisté à un paroi! spectacle.Les délibérations n’ont pas cessé d’être animées de cet esprit do concorde et do charité qui convient aux ministres du Christ.Quant aux décrets adoptés par le concile, on dit que plusieurs sont une grande importunée; mais ces décrets ne doivent être publiés qu’uprès avoir obtenu la sanction du l’apc.Lo concile, nssure-t-on, a recommandé la création de sept ou huit nouveuiix sièges épiscopaux dans les Etats-Unis; il u luit ressortir avec force lu nécessité de |>oursuivrc sur tous les points l’o uvre du catholicisme.Cette œuvre est en bon chemin, et l’activité ne fuit pas défunt i ceux qui l’ont entreprise.Il faut d’uilleurs de l’énergie à l’église catholique pour ne point se laisser devancer pur les églises rivales, et son développement doit marcher de pair avec celui du pays.C’est là ce quo comprennent les esprits éminents qui ladirigent aux Etats-Unis.— Courrier E.-U.inconvénients d’uno réduction systématique des contributions indirectes.L’histoire du budjet est courto et simple, et ne provoquera, sans doute, aucune discussion.Institut national.—Nous avons lo pluisir d’annoncer à nos lecteurs qu’il s’est formé dans cette ville line nouvelle société littéruiro, dont le but est de procurer à la jeunesse do toutes les dusses, uu moyeu facile do puisor des connaissances utiles.L’un des objets iomibles que cette association a pour but do réaliser, est d’ouvrir une chambre de nouvelles que les marchands canadiens pourront fréquenter uvec uvuntuge, et une bibliothèque d’oii-vrages choisis et recommandables sous tous les rapports.Plusieurs amis réunis un soir, vers la fin du mois dernier, prirent la détermination de fonder cette société, et do faire un appel au patriotisme et i la générosité des citoyens, et nous devons le dire, l’expérience ft prouvé éloquemment qu’ils ne pouvaient mieux s’adresser, comme nous le ferons voir bientôt en donnant, dans notre prochain numéro probablement, un rapport détuillé de l’état de la société, et en publiant les réglements et les noms des officiera.Il suffira de dire pour le moment que J.L.Beaudry I Journal de Québec, 1 Juin 1852, écr., » 4M porté à la priai Jette, üo l'Inltitut P*r ohoiS judicieux ‘les membres.leiUOOè* Nous faisons des vœux bien sinc^r P0 ja_# la société qui «’inaugure d’ailleurs i ^ ftn.la plus brillante, comme on peut voir | nonces de ce Jour.—Jf énerve.SoMHSiro d«i mmon»***» nuumllM.Veute de hardes fuites, etc.—F.Laroche.Thés café, sucre, otc., à vendra.—W.Paterson.].'écoîo académique.—F.X.Toussaint.Proc la mut ion.—Maison Boisseau.Réception de marchandises.—1).A.Cal am.Gravures et médailles pour le Jubilé.—J.et ü.Gravures Crémazie._ .Livres de comptes.—J.et u Crémazie.CANADA.QUEliliC, 1 JUIN 1852.lettre Nous lisons avec beaucoup de regret une de M.Chiniquy publiée dans lo Moniteur.Cetto lettre est un démenti malheureux uu passé de l’apôtre do la tempérance.Il n’y a T10 P°u de mois encore, il fesait, athlète courageux, les luttes de la patrie contre ses ennemis, petits et grands, et il combattait comine un malheur religieux, moral et politique, l’annexion do ses compatriotes à la républiquo des Etats-Unis.Nous applaudissions à son courage, nous étions fier d’avoir pour compagnon d’armes non-seulement un ami, mais un grand citoyen, et un grtsud bienfaiteur de son pays ! Aujourd’hui, avec l’énergie qu’on lui connaît, il travaille à effacer son passé, il court à toutes jambes vers l’annexion qu’il repoussait naguère do toutes les puissances de son âme, qu’il rejetait de son cœur de prêtre et de citoyen comme une mauvaise pensée, comme un sentiment coupable, comme un crime do lèse-patrio ! Aujourd’hui, il sc dit annexioniste et républicain et plus américain que les descendants de ceux qui secouèrent en 1775 le joug do l’Angleterre ; il soupire presque avec angoisse après lo moment où le lion britannique blessé et mourant, rendra, par sa chute formidable, témoignage au triomphe do la liberté.Qu’il soit ce qu’il voudra sous le ciel auquel il demande “ l’espace, l’air et la liberté ; ” qu’il soit, s’il le vent, républicain sous un gouvernement républicain ; mais nous le conjurons de nous laisser en paix dans la patrie que nos pères ont choisie et sur le sol qu’ils ont tant de fois arrosé de leur sang* ., Ne nous offrez pas une terre promise quand, heureux, nous avons posé nos tentes sur les bords du grand fleuve.Voulez-vous donc nous affoiblir en attirant, sur la terre étrangère, la fieur do notre population, et nous livrer ainsi aux mains de l’ennenn 1 Notre force, vous le savez, vous l’avez dit mille fois vous-môme, est dans notre nombre, dans notre union, dans notre centralisation, dans l’amour du sol paternel, Mais si vous dites que ce sol est maudit, et que l’exil vers Babylone est la récompense de lu fidélité du peuple aux ordres du Ciel, vous éteignez l’amour de la patrie en le déclarant criminel, et vous proclamez la fuite comme une vertu et un devoir ! Espérons le, M.Chiniquy se prendra un jour, bientôt à réfléchir, et il comprendra lo ciime qu’il commet en invitant ainsi ses compatriotes à aller chercher lo bonheur sur la terre étrangère, lorsqu’il sait que nul pays n’est plus heureux que le Canada ; et il demandera pardon A Dieu et aux hommes de •on erreur.té de Drummond situé dans le district des 'Irois-Kiviéres.Far proclamation en date du 28 mai, une certaine étendue de territoire dans lo comté de Dorchester, est érigé en township sous le nom de Li-niirt.Une autre proclamation du même jour érige en township bous le nom de Saint-Maurice, une étendue do territoire, dans le comté de Suint-Maurice.Une troisième proclamation, de même dute,érige le district de l’Ottawa, à compter du 21 do juin courant.Les sessions des cours dans le nouveau district seront comme suit : Session do la puix, lo 5 avril et le 5 octobre.Cour supérieure, le 1 lévrier et lo 1 juillet et les neuf jours juridiques suivants.Cour criminelle, le 10 juin elle 10 décembre.Une proclamation en date du 21 de mai, détache une certaine partie do Sainte-Antoine do la Ri-vièro-du-Loup, environ 850 arpents en superficie, borné au sud-est, uu nord-est et un nord-ouest, par la rivière Maskinongé, ot au sud-ouest par le ii Carufel, jiour l’annexer à Saint-Joseph nongé, district de Trois-Uivières.1 do Muski- Sir James Stuart, le juge en chef do la cour du Banc de la Reine, est urrivé à Québec avant hier matin, dans lo vapeur Québec.On lo dit tout à fait rétabli.L’honorable M.Cameron est arrivé le môme jour sur le même vapeur.Les honorables Francis llincks et Ed.B.Chandler ont été présentés h Sa Majesté, le 13 mai, par lo ministre des colonies, sir John l’ackington.•.’honorable .11.Price.On lit dans lo Globe : ** Une rumeur a circulé que Thon.M.James Harvey Price sc porterait candidat à Niugara, dans le cas où M.llincks opterait pour Oxford.Nous tenons de lo meilleure autor.té qu’il n’y a aucun fondement à cette rumeur.” Par voie télégraphique, qui sui- jusqu’au 18 MAI.Le steamer .Jrtic, apporte les nouvelles vent, transmises par le télégraphe.Angleterre.—La chambre des lords a passé en comité, lo bill de la juridiction ecclésiastique, et celui des dissidents protestants.Les Communes sont cncoro occupés du bill des milices.Un amendement proposé pour retrancher dans la IGc section, les mots choisis par ballottes, a été rejeté par 157 contre 110.Le Times de Londres regarde l’adoption de cette mesure comme malheureuse pour la popularité et la paix du gouvernement.Presque la moitié du village Maymouth dans lo Cambridgeshire a été détruite par un incendie, le 16.Les rapports des mines de l’Australie sont toujours favorables.5 hommes ont obtenu, en 6 semaines, la valeur de £250 en or.Irlande.—Le lord-lieutenant, en réponse à une députation demandant le pardon de .Smith O’Brien et de ses compagnons, a déclaré qu’il no se croyait pas justifiable à recommander à la considération favorable de tSa Majesté la demande contenue dans la requête de la députation.France.—Les généraux Lamoricière et Bedeau ont refusé de prêter serment d’allégeance au Président.L’empereur de Russie a formellement demandé le remboursement des capitaux par lui versés dans les fonds publics à 5 par cent.Le bruit court que le département de la Police va être supprimé, et quo M.de l’ersigny doit être nommé ministre des affaires étrangères.Le commerce de Paris est devenu très actif par suite du flux considérable d’étrangers et d’ordres considérables reçus d’Amérique.Autriche.—Une fête militaire a eu lieu à Vienne, le 10 ; il y avait 40,000 hommes sous les armes.La revue a été fuite par les empereurs de Russie et d’Autriche.Marchés Anglais.—Farine active, aux mêmes prix qu’aux dernières nouvelles.Argent abondant ; plusieurs maisons ont de la difficulté à opérer le placement de leurs capitaux.L’encaisse métallique de la Banque d’Angleterre est de £20,200,000 Actes Officiels.Bonaventure Maurault, do Gcntilly, écuyor, pour être inspecteur des écoles des comtés de Nicolct et d’Yamaska.George Allan Bourgeois, écuyor, de Saint-Grégoire pour être ditto — dans cette partie du coro- La distribution des Aigles au Ghampde-Mars.Paris, 10 mui.Nous venons d’assister à une de ces grandes solennités qui font époque dons la vie d’une nation, et qui seule subirait pour lui inspirer le sentiment de sa forco et lu confiance dans ses glorieuses destinées.Les grandes journées nationales s’accomplissent ainsi ; l’enthousiasme du peuple en fuit les frais bien mieux que le programme des édiles, et certes jamais il n’éclata uvec plus de spontanéité qu’au-jourd’hui ; jamais cérémonie ne fut plus imposante, plus grandiose que celle qui vient d’avoir lieu uu Champ-de*Mars.La Franco tout entière étuit là, en habit de fête, la France en grande tenue, représentée par plus do 400,000 hommes de toutes les provinces, de toutes les conditions : guerriers, législateurs, magistrats, artisans, la France nouvelle et libre, la France, avant-garde de la civilisation, par les armes, par les sciences, par l’industrie.Il y avait aussi parmi les spectateurs des hommes de toutes les nations, des capitaines do toutes les armées, fantassins d’Autriche et de Russie, cavaliers anglais, artilleurs prussiens, soldats d’Egypte et do Turquie, et jusqu’à ces chefs numides, vaincus par nos armes et aujourd’hui nos alliés, qui, comme aux beaux jours de Rome consulaire, venaient, par leur présence, rehausser l’éclat du triomphe des grands capitaines.Tous ces étrangers avaient voulu voir de près cotte armée que l’Europe nous envie, et qui, en moins d’un demi-siècle, a accompli tant de prodiges, depuis Austerlitz jusqu’à Isly, jusqu’à l’assaut de Rome, jusqu’à Zuatchn.Il y a quarante-sept ans bientôt, une cérémonie pareille avait lieu dans celte môme enceinte du Champ-de-Mars, et cette cérémonie est restée a jamais gravée dans les souvenirs de la France.Le 5 décembre 1804, Napoléon distribuait h ses armées les nouvelles enseignes de l’empire.C’est une des époques les plus solennelles de notre histoire.La France, illustrée par l’épée du général Bonaparte, préservée de l’anarchie par son puissant génie, voyait s’ouvrir devant ello un vaste horison de prospérité et do grandeur.Tous les cœurs souriaient à l’espérance, toutes les têtes cédaient à l’ivresse ; car les quatre années du régime consulaire 3ui venaient de s’accomplir, avaient vu s’opérer o grands évènements, do grandes réformes politiques.Le 15 juillet 1801, Bonaparte, premier consul, avait signé un concordat avec le pape.Le21 janvier 1802, il avait accepté lo titre do président de la république cisalpine.Lo 25 mai, il avait signé la paix d’Amiens entro la France et l’Espagne.Le 2 août suivant, il avait été nommé consul à vie.Le 2 novombro 1804, il avait été sacré empereur par le pape Pie VII dans l’église Notre-Dame à Taris.Lo 5, il distribuait des aigles à son armée, et quelle armée ! Tlacée entro deux périodes également glorieuses, dont l’une venait de s’accomplir, dont l’autre allait commencer bientôt ; riche des souvenirs ucquis sur les bords du Rhin, du Danube, do l’Adige et du Nil ; forte par la trempe et le morul de ses éléments, puissante par son organisation, son savoir, son expérience, intelligente par le lulent de scsolli-ciers, commaudée par les premiers capitaines du monde, elle surpassait alors toutes les armées anciennes et modernes.L’enthousiasme fut au comble, disent ceux de nos contemporains qui ont assisté à cette grande cérémonie militaire, à la vue de ces solduts illustrés sur tant de champs do batailles, à lu vue de ces drapeaux surmontés do l’aigle romnine portant dans sos serres la foudre aux losanges d’or et qui ne devaient rontrer dans la patrie quo noircis par la poudre et déchirés par la mitraille, après avoir visité toutes les capitales de l’Europe et inscrit sur leurs flammes tricolores cette gloricuao légende : 1805, entrée des Français à Vienne, it Munich; 1806, entrée des Français à Berlin, à Hambourg, à Varsovie ; 1807, entrée des Français à Dantzick et à Lisbonne j 1808, entrée des Français à Rome ot à Madrid ; 1809, ontréo des Français à Vienne ; 1810, entrée des Français à Séville, à Astorgu, à Lérida, à Alméidu ; 1811, entiéo des Français à Sagonte ; 1812, entrée des Français à Wilna, à Moscou ; 1813, entrée des Français à Dresde ; 1814, succès, trahison, revers.La cérémonie d’aujourd’hui n’a été ni moins solennelle, ni moins grandiose.Ello restera également gravée dans les souvenirs de lu nation comme le point de départ d’une ère nouvelle.Ainsi quo le premier consul Bonaparte, Louis-Napoléon a préservé lu France do l’anarchie, et rapproché dans une mémo pensée fécondé et nationale ces deux époques do notre histoiro 1799-1852.Nouvel Œdipe, il a vaincu le spliynx de la guerre civile.Comme Nupoléon, il a été élevé au pouvoir par lo vœu ununime do la France, et aujourd’hui son nom est proclumé uvec enthousiasme par lo peuple, et la nation a foi dans sa destinée.Quant à notre armée actuelle, ello a, elle aussi, sa légende glorieuse, scs annales militaires écrites à la lueur des feux du bivouac, scs drapaux troués par los bulles onnemies, ses batailles et ses traditions que l’histoire a déjà recueillies.Sur ce üoI crevassé de l’Afrique ello a su immortaliser le nom do la Franco et conservé le feu sucré do lu gloire.Nos sublimes fantassins, a dit un écrivain militaire, ont jeté des teintes brillantes sur l’horison si terne que nous avait fait la politique de ces 20 dernières années.L’empereur eut des armées plus nombreuses dons ses camps et sur ses champs de bataille; il n’eut jamais plus d’harmonio duns scs troupes, plus de dé-voûrnent, plus de discipline et de savoir ; jamais le soldat ne fut mieux armé, mieux vêtu, mieux monté, plus heureux enfin.Et, s’il lui avait été donné d’assister s la cérémonio d’aujourd’hui, il eût tressailli d’enthousiasmo à la vue de nos soldats.Les dispositions de la cérémonio du 10 mai avaient été faites par les soins du génie.Une immense estrade divisée en tribunes avait été adosséo à la façade de l’Ecole-Militaire, à la hauteur des appariements du jialais.Au centre s’élevait la tribut e du prince, et sur chaque côté une tribune de 720 places avec un pavillon do 418, plus une tribune réparée de 1,268 places.A cette immense estrade, qui contenait avec la famille et lu muisoii du prince, les ministres, les maréchauds, le corps diplomatique tout entier et les principaux généraux français et étrangers présents a Tuns, on arrivait par uu esculier majestueux de 1K mètres de larges, orné de stututs représentant lu Force, la Victoire, lu Prudence, l’Histoire et la l’aix, et dues uu ciseau do nos premiers sculpteurs.Elle était intérieurement tendue de velours cramoisi étoilé d’or, aux lorsudes, franges et crépines d’or, écussonné du chilire du président et du monogramme de l’Empereur, avec bannières allégoriques, devises, noms do victoires et de découvertes, panaches uu sommet et lambrequins frangés de torsades d’or.Les tupis les plus riches montaient du sol uu plancher do la tribune, et sur les marches étaient posés des lions, des trophées et d’immenses vases de fleurs.Les dames du corps diplomatique, les familles des ministres, de tous les grands dignitaires étaient placées dans les deux tribunes immédiatement latérales a cello du Président.Chacune d’elles avuit 32 mètres de long sur 22 rungs de hauteur, et chaque rang pouvait contenir 90 personnes.Les décorations étuient analogues a celle de la tribune principale.A droite et à gauche, un pavillon do 22 rungs de largo sur 90 mètres de long et 15 do hauteur, et enfin deux immenses tribunes de cinquante mètres de long chacune, recevaient le sénat, le corps Législatif, le conseil d’Etat, la cour de cassation, la cour d’appel, le tribunal civil, avec leurs parquets ; les magistrats do l’assistance judiciaire, le tribunal do commerce, les juges de paix et les prud’hommes; la cour des comptes, le conseil supérieur de l’ins-^ truction publique et les corps savants, l'institut en^ tète ; les membres des corps nationaux des ponts-ot-clinussés et des mines ; les fonctionnaires et professeurs do l’Ecole d’état-major, de l’Ecole polytechnique et de Saint-Cyr ; le préfet du département de ls Seino et le préfet de police suivis des corps municipaux et des commissaires de police de Paris et do la banlieue ; les consistoires des cultes non catholiques ; l’état-major de la garde nationale de Paris ; l’état-major de l'armée et de la marine ; la chambre des notaires et celle des avoués ; les chambres syndicales des agents de change, des commissaires-priseurs, des courtiers de commerce et d’assurance.Devant les tribunes des corps constitués, enclavées v rre la tribune présidentielle et les pavillons, étaient à droite et à gauche des gradins découverts qui pouvaient recevoir en tout douzo cents personnes.Sur les talus de droite et de gaucho du Champ-dc-Murs s’élevaient huit tribunes de 100 mètres de long et pouvant contenir chacune quatre cents spectateurs.Lachapelle, ouverte sur toutes les faces, avait 18 mètres de large sur 25 do hauteur ; elle était peinte en blanc, rehaussée d’or, soutenue par huit colonnes cannelées avec chapitaux corinthiens.Sur les quatre pans, quatre immenses vélarium de velours cramoisi, brodés et drapés d’or, un duis d’une magnificence inouïe au-dessus do l’autel et un drap d’or, complétaient la décoration de la chapelle.C’est sur ce pallier élevé que se groupaient les colonels de chaque régiment avec leurs aigles, pour recevoir la bénédiction donnée par Mgr l’Archevêque de Puris.Sur les huit colonnes de la chapelle, huit stutues allégoriques de Rullières et un dôme entièrement doré ; sur l'escalier, des vases d’échiffres, des cassolettes, des candélabres et des jardinières; Enfin, deux cents mâts garnis de bannières, trophées, panoplies, portant l’inscription do chaque numéro do régiment, avec l’imlicotion des batailles où il a figuré, complétaient cette décoration immense.La cérémonie avuit été divisée en quatre parties : La revue, La distribution des aighs, La bénédiction, Le défilé.A dix heures du matin, les troupes s’étaient mises en mouvement A onze heures, elles corn-mençaient à déboucher duns le Chainp-de-Mars par les divers points qui leur avaient été assignés et se formaient en ordre de batuille sur deux lignes dans toute la longueur du vaste hippodrome : l’infanterie par bataillon en masse, la cavalerie en colonnes serrées par escadron.I/iiifunterie à droite en entrant par le pont d’iéna.La cavalerie à gauche; les deux urmes étaient séparées entre elles par un intervalle de 60 mètres.L’artillerie et le train des équipages fermaient le Champ-de-Murs du côté du point d’iéna.Les députations des différents corps des armées de terro et de mer, étaient placées dans l’espace vido entro les lignes et l’Ecolc-Militaire ; les députations à pied dans leur ordre réglementaire du côté de l’infanterie ; les députations à cheval, do même, du côté do la cavalerie.A 11 heures et demie, toutes les lignes étaient en ordre do bataille.Toutes ces troupes étaient placées sous les ordres du général Magnan, commandant en chef do l’armée de l’a ris.A midi précis, lo prince-président de la république urrivuit au Champ-de-Mars pur le pont d’iéna; il était accompagné do sa maison militaire, du maréchal Jérôme Bonaparte, du ministre de la guerre, du général en chef de l’armée do l’aris, des maréchaux et d’uu grand nombre d’ofiieiers généraux français étrangers, qui avuient été désignés par lui.Le cortege étuit fermé par le peloton do chefs arabes conduits par le colonel Durrieu, et dont les burnous aux couleurs éclutantes attiraient tous les regards.En ce moment, le Champ-de-Mars présentait le coup d'œil le plus pittoresque et le plus imposant.Ces tribunes, remplies des grands dignitaires de l’Etat ; cet autel monumental, ces immenses vélarium, ces bannières flottantes, ces trophées, ces panoplies, ccs ligues de troupes aux armes si diverses, si variées; ces casques, ces cuirasses, ces baïonnettes étincelant au soleil, ces roulements de tambour, les sonneries des instruments de guerre, le cliquetis des urines, le piaffement des chevaux, le silence majestueux de la troupe, cette alternative d’immobilité complète etde mouvements précipités ; cette foule immense, compacte, joyeuse, enthousiaste, qui couvre les tertres de lu vaste enceinte et encadre, pour ainsi dire, ce tableau grandiose, tout contribue au contraste qui frappe les yeux et forme mi de ces spectacles «uisissonts qu’il est im-possible de décrire.Une immense acclamation du peuple et do l’armée, mêlée uu bruit du canon, uu roulement du tambour et aux fanfares milituires, a salué l’arrivée du chef de l’Etut.Le prince Président, en arrivant au Champ-de-Mars, s’est dirigé vers la gauche de la ligne d infanterie qu’il a remontée au galop, salué pur les vivats les plus enthousiastes; puis il a redescendu do même lu ligne de la cavalerie, et après avoir traversé le Champ-de-Mars devant l’artillerie, il est venu so placer sur l’estrade qui lui avait été réservée.Derrière lui sont venus so placer : 1* Les officiers do la maison du prince ; 2° Lo ministre de la guorro ; 3° Les maréchaux et leurs aides-de-camp ; 4W Le coromaudant en chef de l’année de Paris ; 5V Les présidents des comités; 6* Les officiers du ministre et ceux du conunan-dunt en chef.Les drapeaux et étendards que le Prince uIlait distribuer a l’armée avaient été placés sur des ifs prépares a cet effet et disjiosés derrière lui.Le général Bressolles avait été charge de surveille! ces disjtositions et d’elublir la chuine qui devait faire purveuir de mains en mums les dra|ieaiix au un iiistre et au commundant en chef de l’armée de Paris, chargés do les présenter au Prince.Aussitôt uprés lo défilé, les chefs do corps désignés pour recevoir les drapeaux, sont sortis et sont venus s pied se ranger au bas de lYsculier conduisant à la tribune du Prince, la droite à l'Ecol*-, la guuche dans lu direction du pout, par rang do vingt.A mesure que les chefs de corps arrivaient uu haut de l’estrade, le drapeau qui lui était destiné lui était remis par le prince.Quand tous les drapeaux ont été ainsi distribués les chefs de corps qui Its portaient se sont rangés uu pied de l’estrade faisant face au prince, dan» le mémo ordre ou ils étaient placés primitivement à sa gauche.Au signal donné par le ministre de la guerre, ils ont tous monté les gradins de l’estrade pour s’approcher du prince, en s’arrêtant, suivant l’espace, les uns sur les marches, les autres sur le palier de l’escalier, pour entendre les paroles du chef de l’Etat.Un silence imposant régnait en ce moment dans les tribunes.Le prince-Président a prononcé d’une voix forte et accentuée le discours suivant : “ Soldats, “ L’histoire des peuples est en grande partie “ l’histoire des armées.De leurs succès ou de leurs “ revers dépend lo sort do la civilisation et do la “ patrie.Vaincues, c’est l’invasion ou l’anarchie ; “ victorieuses, c’est la gloire ou l’ordre.“ Aussi les nations comme les armées portent.“ elles une vénération religieuse à ces emblèmes u de l’honneur militaire, qui résument en eux tout “ un pussé do luttes et de triomphes.“ L’Aigle romaine, adoptée par l’empereur Nn-u poléon au commencement de ce siècle, fut la si-u gnification la plus éclatante de la régénération et “ de la grandeur de la France.Elle disparut dans “ nos malheurs.Elle devait revenir lorsque la “ France, relevée de ses défaites, muîtresse d’elle-“ même, ne semblerait plus répudier sa propre “ gloire.“ Soldats, “ Reprenez donc ces Aigles, non comme une “ menace contre les étrangers, mais commo le “ symbole de notre indépendance, comme lo sou-“ venir d’une époque héroïque, comme le signe de “ noblesse de chaque régiment.“ Reprenez ce» Aigles qui ont si souvent conduit “ nos pères à la victoire, et jurez de mourir, s’il le " faut, pour les défendre.” Ces patriotiques paroles, fréquemment interrompues pur les acclamations enthousiastes des chefs de corps, auxquelles répondaient les troupes par le cri de vivo Napoléon ! ont produit une profonde sensation ; elles auront en Franco et en Europe un grand retentissement.Aune heure, les chefs des divers corps, descendant les gradins, ont marché dans le mémo ordre vers l’autel où le clergé les attendait en grande pompe, et sont venus se placer sur le palier qui entoure la chapelle, portant dans leurs mains les drapeaux aux flammes tricolores, à l’ombre desquels vont s’abriter désormais la gloire, la grandeur, l’indépendance de la patrie.Le chapitre métropolitain, l’archevêque de l’aris en tête, les chanoines honoraires de l’église de Taris, MM.les curés et vicaires, les séminaires diocésains, uvaient été convoqués à cette cérémonie.A un signal donné de l’autel, le canon o fuit entendre sa voix do bronze, et la cérémonie religieuse a commencé.Un nouveau coup do canon a annoncé l’élévation.A ce moment, les tambours ont battu aux champs, les trompettes ont sonné la marche, les troupes ont présenté les armes, les drapeaux se sont inclinés, et tous les officiers, sans commandement, se sont découverts pour rendre hommage à ce Dieu des armées qui a si souvent béni les glorieuses destinée» de la France.L’archevêque a procédé ensuite à la bénédiction des drapeaux.Cent et un coups do canon ont retenti pendant cette cérémonie.Après la bénédiction des drapeaux, le prélat a prononcé le discours suivant : Sanctificate bellum.Jer.VI.4.“ Trince, soldats, « Le Dieu de paix, dont noussommes les ministres, est au>si le Dieu des armées.Voilà pourquoi notre place, la place de la Religion, est marquée dans cette fête guerrière.“ Il y eut toujours une religion des combats.Chez le peuplj juif, c’est Dieu qui dirigeait les batailles, qui formait les grands capitaines, qui inspirait aux prophètes les accents les plus belliqueux.Les Romains plaçaient les Dieux à côté des uiglcs, en tête des légions.« Constantin remporta ses grandes victoires sous l’étendard ce la croix.Nos preux chevaliers, avant d’aller conibuttre les infidèles, se faisaient armer et bénir par l’église.Je no parle pas de ce drapeau de l’ancienne monurchic que nos rois allaient recevoir des mains de la religion, avant leur expédition guerrière, sur l’autel de Saint-Denis: lo souvenir en est venu naturellement à tous les esprits.“ Chose étonnante ! l’Eglise, qui prêche à tous la paix, l’Eglise, dont la milice sainte ne sait verser que son sang, et u même horreur du sang ennemi, l’Eglise a toujours eu des bénédictions abondantes pour le soldai, pour ses urmes et pour ses drapeaux.“ L’explication de ce mystère n’est pus diflicilo, et c’est tout le sens de cette grande solennité, militaire à la fois et religieuse.“ La paix est le dessein do Dieu.C’est le but vers lequel marchent les sociétés humaines, quand elles suivent, dans leur cours régulier, les principes de la justice et les inspirations d’en haut.La gucrrc n’est légitime qu’à la condition de conquérir et d’us-surer lu paix.Les armées sont duns lu main de Dieu, comme de puissants instruments de pacification et d’ordre public.“ Le droit u besoin do lu forco pour sc lairo respecter ici bas ; mais à son tour la force a besoin du droit pour demeurer ellc-mï io dans l’ordre providentiel.La paix est donc toujours le but, lu guerre quelquefois le moyen : moyen terrible, niais nécessaire, hélas ! par l’effet des passions qui agitent le monde.“ Voilà pourquoi Dieu l’approuve ; pourquoi les prophètes l’appellent sainte, sanctijicate bellum ; pourquoi l’église a pour elle des paroles de bénédiction, d’encouragement et presque d’amour ; )>our-Mhiii, comme si souvent duns le passé, le soldat et le prêtre se sont rencontrés et se sont tendu lu main.“ Lo soldat et lo piêtro, placés l’un et l’uutre sous les lois austères do la discipline, ayunt au cœur les mêmes principes do conduite, qui sont l’amour du devoir par-dessus toutes choses et l’esprit de dé-voûment jusqu’au sacrifice de su vie, travaillent ensemble, quoique diversement, à procurer, par l’apaisement des passions, le triomphe de la justice duns les sociétés humaines.*' Que de services rendus « la paix publique jior cette glorieuse urmèe qui vient aujourd’hui inc’ ner son front de vu ni lu majesté suprême ! D’où vient que ces bruits sourds qui groudaieiit dans les entrailles de la Fiance et de l’Europe se sont lus, tout à coup ?Tourquoi c s menaces de guerre civile et d’anarchie qui jetaient l’épouvante duns les esprits, sont-elles désarmées ?Qui u arrêté ce travail de dissolution qui faisait de si rapides progrès?C’est une volonté ferme et résolue, appuyée, d’un côté, sur lu volonté nutiouule qui fait son droit, et de l’uutre, sur une invincible armée qui luit sa force.“ Et maintenant, subit, glorieux étendards, symbole de tant de victoires ! Notre âme do pontife, qui n’est jamais restée étrangère à aucun des sentiments du patriotisme, s’émeut en vous revoyant.Lu gloire en ce moment efface a nos yeux les anciens malheurs de la patrie.Et pourtant tant de douloureux souvenirs qui ne trouvent pas place ici, ne sauraient être oubliés ! “Oprince ! que la volonté d’un grund peuple a mis à la tête de ses destinées, nous comprenons ce que ces signes héroïque!, que vous nous apportez comme la plus glorieuse purt de votre héritage domestique, doivent dire à votre cœur.“ Ah ! nous comptons sur votre sagesse ; elle voua mettra à l’abri des éblouissements de lu gloire.La France u soif de tranquillité et d’ordre.Fatiguée de la licence, sans répudier la liberté, elle veut se reposer à l’ombre d’un pouvoir fort et tutélaire.Continuez à la conduire duns les voies pacifiques où ello est entrée.Qu’elle puisse développer tous les éléments de forco et de prospérité cachés dans son sein féeond.“ Au-dessus des intérêts matériels, il y a les intérêts moruux du pays.Ils sont l’âme et le cœur d’un grand peuple, suns lesquels il ne peut tarder à décliner et à se dissoudre.Soyez toujours leur défenseur.La religion que vous aimez ne vous demande pas des privilèges et des faveurs, elle vous demande do lui conserver toujours ce que l’Empereur, votre oncle, lui rendit dans les beaux jour?de sa gloire, la liberté de vivre et de faire le bien.Vous y gagnerez la reconnaissance des peuples et la seule gloire, peut-être, qu’un grand cœur puisse encore ambitionner aujourd’hui.“ Prince, regardez moins le passé que l’avenir.Un peut parler de paix, quand on tient dans sa main de si vaillantes armées.Vos aigles, des cîmes de l’Atlas aux cimes des Alpes et des Pyrénées, auront pour leur vol sublime d’assez vastes espaces.“ La Providence vous destine à l’édification d’une œuvre grande et sainte.“ Souvenez-vous que, pour bâtir le temple, Dieu préféra Salomon à David.Continuez à reconstruire en paix la société si profondément ébranlée, bâtissant d’une main, et de l’autre tenant toujours l’épée glorieuse do la France.“ Vous avez d’ailleurs compris qu’à une époque où toutes les institutions tendent à s’imprégner de plus en plus do l’esprit de l’évangile, l’édifice social ne peut bien se cimenter que dans l’amour et la clémence.“ O Dieu, maître souverain de la guerre et de la paix, qui dissipez les ci mplots, qui calmez les tempêtes, qui brisez, quand vous le voulez, le glaive tiré pour le combat, qui conteris bella ; venez bénir vous-mêmes ces étendards, imprimez-y des signe éclatauts de votre puissance et de votre sainteté.Qu’en les voyunt, le courage s’anime, s’élève et monte jusqu’à son céleste principe : De cœlo forti-tudo est.“ Noies rendez terribles qu’aux ennemis du rep public, et àces nations, s’il s’en trouvait encore, jalousée de notre gloire et de notre prospérité, et qui tenteraient de les troubler, ad dissipandas gentes quæ bella volunt.Qu’ils soient pour nos vaillants soldats une sauve-garde et un gage assuré de la victoire, Victoria- certœ fduria.“ Qu’ils renferment duns leurs plis glorieux la paix et la guerre pour la sécurité des bons et la terreur des méchants : et qu’à leur ombre la France respire et soit, pour le bonheur du monde, la plus grande et la plus heureuse des nations ! “ La France entière applaudira à ces nobles paroles do l’archevêque de Taris, la France qui veut la paix, mais qui ne craint pas la guerre ; la Frt nce qui est encore et toujours, lu grande nation p: .le armes, comme elle l’est par la civilisation.*’ Lo Trince i’résident est remonté à cheval à 1 heure el demie, et le défilé a commencé.Les derniers avis do Thiladeiphie mentionnen que le trésorier de l’Etat a accuse dans un rappor officiel une liste de 350 défalcateurs publics qui ont collectivement volé à l’Etat plus de 3 millions de piastres.—Trois mille enfants se sont rendus en corps au Capitole à Washington, comme porteurs d’uno pétition au congrès demandant des secours pour les écoles indépendantes ou sépurées.Accident.—Un jeune homme dont nous ignoron le nom a été littéralement coupé en deux par une scie ronde, dans la scierie de M.Demers, à Saint-Jcan-des-Chailions.La scie Ta traversé transversalement un peu au-dessus des hanches.Il est mort instantanément.Les Rifle Brigade sont arrivés ici de Kingston, et doivent s’embarquer sur le Stmoon pour l’Angle* terro.Le Journal S Exprees d’IIamilton, dit qu’en crei sant le lit du chemin de fer Great IVestern à une profondeur de 40 pieds, Ton a trouvé une énorme dent ou défense d’éléphant.Cetto dent a onze pieds et demi de longueur, 24 pouces de circonférence à la partie supérieure et 1 pouces à la partie inférieure.Les défenses les plus longues de l’espèce d’élé-phants qui reste, ne dépassent pas six pieds.Toutes les découvertes prouvent que les animaux avant lo déluge étuient plus grands quo les races uctuclles.Il faut croiro que les hommes étaient également d’une taille plus grundo; et, d’ailleurs, l’écrituro" sainte nous lu dit ussez.03r Nous remercions M.O’Meara et M.Mord, pour l’envoi qu’ils nous ont fuit de plusieurs journaux français apportés par la dernière nmllo d’Europe.POIKT DK QUEBEC.^ ARRIVAGES.30 Mai.Brick Transit, Glaister, 21 avril de Whitehaven, à ordre, lest,— pilote Henry Lavoie.__Falcon, Armstrong, 5 avril de Newcastle, à C.E.Levey h Cie., charbon,—pilote Damas Bnbin.— 31 — Navire Prince Regent, Wharton, 14 aviil d'Hull, à H.4 E* Burstall, charbon,—pilote Isaac Gonrdeau.Brick Blossom, Ritchie.Il avril de Leith, à ordre, cargaison générale, 10 passagers,—pilote Réné Simard._ > Goélette Oliver Frost, Smith, 2 avril de Matanzas, à J.Iilfin, (Montréal), mélasse,—pilote Michel Vézina.DÉCÈS.A Lotbinière, le 21 de mai dernier, à l’âge avan-( cê de près do 86 ans, Antoioe-biinou Houle, res- 557^81 Journal de Québec, i Juin 1858.IM) 50,UUO 20 IU 5 10 15 IU 1U bu '20 1 2 u 5 10 10 500 50 500 50 50 50 150 Le soussigné offre en vente vm» nrnivu consistavi kn T 11/ noil I KUIIC Il V ».Ml , hJy lljsuiiTwanka),lly.•«u lin, üuiipow Jrr, (Moi.g Souchong el Congou, belles ri dcuu-botle» Tabac, comprenant Cavendish, 1K Ib.; Hom y dew, 5 cl h ibs.; eien demi-livre ; tabac eu feuilles de James Hiver, elideui desenUur d’Oronuka, figarre» (communes) Kegaliaa, Havanes brunes et tachées, (Judo Saut), Principea, et une variété d’autres marques, de qualités supérieures, boucauts sucre de Porto-Rico, lierions idem écrasé allemand, boues idem blanchi idem, boucauts tabac en feuille, quarts mu I de Cuba, idem* ( eo**|‘«^oae de Cuiii|>éclie, Ventes per Encan.tanins verrerie, anglaise et américaine, s” •ailes coton tt lliêclCI,A MATION MAIS POUR NOX l’AS lu; i.a RÉUNION 1)U l’AIlLEViKNT, LA DEPECHE DSS AFFAIRES A BAS PRIX MIACAÎII IB EAÏAÏA, ( Mai; on Boisseau, ) Ql I ESI MAINTENANT KKMFLI D I X TONDS SITEKBE ET BIEN ASSORTI DE HlarcliandiNCh» M'cliem et d'utilité, Toutes nouvelles et désirables.DRAPS D’ÉTÉ POUR HOMMES ET ENFANTS TAPIS Pont SALON, ET COUVERTURES DE TABLE CIRÉES MARCHANDISES DE 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«•*«'.«¦« l'*r I" M, »M* r Î,.,W,de.un „ ïZ%‘ * 'N»», 'le * L dernière «4e.d.Pari., d.N.wV.et de (’liapeaux à la UoNNIltll, chapeaux de Paille, de Foin, de forme, et couleurs diverse» JiYK: baVon» C Ca!,,,,,lr,’ UraP‘' Tweed».^tinets, Patron» de Veste», Cl pris.I.X’N NOlINNlgIK’N ont Cravates, Mouchoirs, etc., etc.J.c tout à Blouses, Pantalon.rVe.tc.,etî"?tr,.,!,e,tc.Mi0rU,ne,'t dC h“rdC‘ fuiU‘’ comm® Surtout., Habit, de chasse, Jenny Linds, € blanches, decouleurs, Cols, etc., ete.etc.De plus : 250 Portemanteaux de Cuir, de grandeurs assorties, I 50 Douzaines de Sacs de Tepis 300 Valise, de Toile Cirée.| 4:, idem Sac.de Toile.Ku.laî*n.V,11* st à Jean-Baptiste Martin dit Beaulieu.” Le.sur-enchérea te rout reçues en ce bureau jusqu’à LUNDI, la VINGT-HUITIEME jour de JUIN prochain, à DIX heures avant-midi.BURROUGHS «i FISET, 3f-lfs.p.C.S.Caisse d’Economie de Notre-Dame.AVIS est pur le présent Junné que le bureau de la Caissu d'Economie Notre-Dame sera désormais ouvert trou fois par aemaine, le LUNDI, MERCREDI et SAMEDI, de SIX à HUIT heurea du soir, en la demeure du Secrétaire-Trésorier, à l’enseigne Banque d'Epargnes, n° 19, côté sud de la rue Saint-Jean, faubourg Saint-Jean.F.VEZINA, Secrétaire* Trésorier.Québec, 7 raci 1852.4M».Avis aux Pilotes, ATTENDU qu’il est pourvu par la 55c section de l’Acte Provincial 12c Victoria, Chap.114 “ que le mailrc ou comman-“ dont de tout bâtiment arrivant dans les (> limites du port de Québec, n’ayant pas de “ pilote licencié à son bord, qui aperceviaà “ une distance raisonnable la chaloupe ou “ autre embarcation d’un pilote licencié, portant au haut du mât le pavillon distinctif du pilote, devra en mettant en panne, en temps convenable, ou en diminuant la “ voilure ou par tous autres moyens praticables, faciliter l’em barque ment de tel pilote et lui donner la charge dcaon bâtiment, â peine d’une amende qui n’excédcra pas dix louis courant, en sus du pilotage en entier niiquel aura droit tel pilote qui aura montré par signal ou autrement Json intention d'aborder tel “ bâtiment et d'en prendre In charge C’est pourquoi, en vertu de l'autorité qui m’est déférée par le réglement suivant de la Maison de la Trinité de Québec, passé le 12c jour d’Avril 1850, et sanctionné le 22e jour de Mai de la même année, savoir:— “ Que tout pilote croisant en baa de Québec obéira à loua et chacun les ordres qu’il recevra par écrit ou autrement de temps en temps des Surintendants des Pilotes ou de l’un d’eux, soua “ une pénalité n’excédant pas XI0 pour chaque cas de déso ” béissancc, ” J’ordonne et règle par le présent que tout pilote licencié ]>ourle havre de Québec et uu-dessous, qui croisera à la recherche d’un vaisseau venant d’outre-mer, fera tous scs efforts pour approcher à une distance suffisante pour aborder tel vaisseau arrivant dans les limites du Port de Québec, que le dit pilote croisant comme ci-dcssus aura aperçu le premier ou qui sera le plus prés de la cha loupe ou petite embarcation dans laquelle tel pilote croisera dan le temps, cl abordera le premier vaisseau arrivant ainsi d’outremer dans les limites du Port de Québec u’ayant pas déjà à son bord un pilote licencié et en destination pour le havre de Québec ou tout endroit au-dessus dont il s’approehrra ainsi et demeurera à bord de tel vaisseau et en prendra soin et le conduit a suivant la loi dans 1rs limites de sa licence.Fit je donne par le présent avis que tout pilote qui ne se conformera pas strictement à cet ordre sera poursuivi en vertu du réglement ci-dessus mentionné.(Signé) Maison de la Trinité de Québec, 27 mai 1852.F.GOURDEAU, S.P.EKDVSi ©1 SÂIQAID m, MARCHÉ I)K LA BASSE-VILLE.ICHKL BACQUET remcrcio srs amis M.les marchands de la campagne et public en général de l’encouragement qu’ .lui ont donné depuis les quatre ans qu’il tient l'Ilôtel du Canada, et saisit cette occasion pour annoi cer que son Hôtel a subi cc printemps des changements considérables.Il a été peinturé à neuf et changé de manière à le rendre plus commode et plus comfortable qu’il ne l’était auparavant, et à taire espérer à M-Uacquet un patronage aussi libéral que par le passé.M.Bacquet invite spécialement MM.les membres du Parlement et MM.les marchands de la campagne et ôse affirmer que sa table, et le service entier de son Hôtel, joints à la tranquillité qui y règne et que peuvent attester les respectables pensionnaires qui y restent à l’année, ne leur laisseront rien à désirer.Québec, 22 mai 1852.AVIS PUBLIC est donné qu’il sera demandé à la Législature Provinciale, dans sa ptochaiiu .rsaion, un une Société d’Anurance mutuelle entre riques des Eglises Cathohquca du diocèse de Québec.” Québec, 15 mal 1852.Acte pour incorporer le» fatiri JOHN HENDERSON & Cie.RUE JlUdJDE, DÉSIRENT nppeler rattemion des chalands sur le FONDS 1 E CHAPEAUX qu’ils ont en main à leur Etablissement, et qu’ils viennent de recevoir des manufacturesles plus en renom à Ixmdres, Paris et New-York.Li’.LR ASSORTIMENT étant complet de toutes les descriptions, le public de Québec aura une occasion de »c procurer des Chapeaux d des prix ci-devar.t inconnus en cette cité.Ils ont toujours aussi en main un choix de CliAPF.AUX propres aux messieurs du clergé.Québec, 15 mai 1852.Société formée.nu public qu’à compter du premier du présent mois, lus affaires sc fusant ci-devant sous les noms et raisons de L.ît.C.Tett, seront continuées par les soussignés, sous les noms et raisons de L.fie C.Tetü k Ci*.L.TF.TU, C.TETU, P.GARNEAU.Québec, C mai 1852.lin.CONFITURIER ET ÉPIC IER EN GROS ST EN DÉTAIL, Marché de la Basse-Utile.PR END la liberté do remercier ses pratiques et le public en général «le leurs faveurs passées, cl de les informer en même temps qu’il a toujours en inain un assortiment de CONFITURES DK CHOIX, de sa propre manufacture.— AUSSI : — Un at.sortiment choisi d’F.piccries de toute espèce, convenables à l’usage des familles.— AUSSI, — Une grande quantité de graines de Mil, de Trèffe, et de toutes sortes du graines de Champs et de Jardin, d très-bas prix.Québec, 18 mai 1852.4feN a besoin immédiatement d’un Instituteur, sachant l'anglais et le français, pour l’arrom'issrment du Bas du Sault-Montinorency, dans la paroisse >b Benuport.L’instituteur devra être muni d’un brevet de capacité du Bureau des Examinateurs, et fournir des certificats de moralité.S’adresser à M.le curé de Benuport.13 mal 1852.%Tm'& wr,0„ , AVIS.¦ K S Notaires des disi nets de Québec et do Gaspé, qui n’ont pas encore payé leur contribution annuelle à la boursi- de la chain lire des Notaires pour ces districts, pour le» aune*s 1851 «’t 1852, sont priés de payer sans déni, an aoun-»igué, faute «le quoi il sera procédé coutie .ux suivant In ,’*** A.B.SI KOI! Trésorier, C.N., Q.Québec, 4 mars 1852.N DEMANDE pour In Châtra -Richer, UN INSTITUTEUR pour l’école du village, muni deccitifiests de capacité et do moralité, sachant bien l’anglais et le français.S’adresser à M.SIMON GRAVKLLK, Président des Commissaires.Château-Richer.O 24 avril 1852.¥)A8AUL1 & LANGLOIS, avoentx, ont transporté leur bureau sur la RUE HALDfMAND, porte voisine de l’honorable Jean Chabot Québec, Dr mai 1852.12m.Pfeg ¦ A F LE U R, m • N°.165, rue St.Québec, 25 mai 1852.EUHLIER ET CHAISIER, Jean, faubourg St.Jean.CHERRY soussigès donnent avis Banque de Québec.AVIS est par le présent donné qu’un dividende de TROIS pour CENT a été déclaré cc jour sur le montant du capital, et sera payable le ou apres le PREMIER DE JUIN PROCHAIN.L’assemblée générale des actionnaires aura lieu à la Banque, LUNDI, le SEPTIEME jour de JUIN prochain, à ONZE heures du MATIN, temps où un état des affaires de la corporation sera présenté, et où aura lieu l’élection des Directeurs pour les douze mois suivants.Par ordre du Bureau, NOAH FREER, Caissier.Québec, 27 avril 1852.Pierres Meulieres, » AAA TOER11ES MEULIÈRES et quelques MEULES DE MOULIN.A vendre par BOSSANGE, MOREL k Ci*., 12, rue Buade, vis-à-vis le Presbytère.Québec, 22 avril 1852.F«r the Care of OOUOE8, GOLDS, HOAR SEULS S, BRONCHITIS, WHOOPI NT G-GO UGH, GROUP ASTHMA and CONSUMPTION Cerisier Pectoral POUR LA TOUX, LE RHUME.ENROUEMENT, BRONCHES,TOUX-CRIARDE, LE CROUPE, L’ATI IME ET LA CONSOMPTION.De la part du professeur distingué de Chimie et Materia Médira, au collège Ilowdoin.Cher monsieur,—J’ai tardé d’accuser réception d«* votre préparation jusqu'au temps où j’ai pu en faire l’expérience dans ma propre fdtnille, ou dans quelques familles amies.Cette expérience, je l’ai laite à un haut degré de satisfaction, dans des cas tant d’adultes que d’enfants.Je l’ai trouvée, ainsi que le démunirent scs ingrédients, un remède puissant contre les toux, les rhumes, et les maux de poitrine.PARKER CLEAVKLAND, M.D.Brunswick, Mc.5 février 1847.5>YSPê£St« uP T3LK galvanisée, zinc en feuille, Ferblanc, IC.IX.DX.DXX., etc., etc., Fer d’Ecosse de toute sgrandeurs ; fer raffiné, Peinture de zinc de Hubbuck, Blanc de plomb et autres peintures, Huile de lin, esprit de térébentine, Soufflets de forge, enclumes, Tôle à bouilloire, acier, fer en feuille, Etoffe de blutoir, or tn feuille, Plomb en feuille, et tuyau de plomb, etc., etc.A vendre par HENRY S.SCOTT.Québec, 6 mars 1852.Institutrice demandée, ON a besoin immédiatement, a Ste.Marguerite de Jolliet, D’UNE INSTITUTRICE pour l’école du village.On exige qu’elle soit munie «le certificats de capacité-Celle qui saurait l'anglais serait préférée.S’adresser au Rev.M.BELLE-ISLE, .Curé du lieu.30 décembre 1851.MAD.VEUVE PIERRE COUTURE, informe ses amis et le public en général qu’elle va continuer à tenir boutique au même lieu, N 0 .25, rue Lamontagne, où elle est prêt à faire exécuter toute ouvrage qu’on voudra lui confier.Québec, 13 janvier 1852.6m.ADRESSE D’AFFAIRE.CHS.BAILLAIKKÊ, pratique C.IrcAiltclure, I .1rpent age et la Génie Civil, i l’encoignure des rues -Saint-Joseph at Saint-François.»Québec, 8 mai 1852.Du conducteur des moulins d'I/amillon, en cette cité.Lowell, 10 août 1849.A Dr.J- C.Aveu,—J’ai été guéri du plus mauvais rhume que j’ai eu dans ma vie, par l’usage du Cerisier Pectoral, et je ne manquerai jamais, à chaque occasion, de le recommander aux autres.Je suis etc., S.D.EMERSON.Lisez ce qui suit, et voyez si cette médecine mérite un essai.Le patient était devenu faible, et l'effet de la médecine fut très visible : UNITED STATES IIOTF.L.Sources de Saratoga.b juillet 1849, D.J.C.Ayer.—Monsieur,—J’ai été affligé d’une affection douloureuse de poumons et les symptômes de consomption décidée durèrent pendant plus d’une année.Je ne pus trouver de médecine effective pour moi, jusqu’à ce que j'eus fait usage du Cerisier Pectoral, qui me causa un mieux graduel, et j’ai depuis peu à peu recouvré les forces et le rétablissement de ina santé.rendant que je fesais usage de votre médecine, j’eus le plaisir «le guérir mon révérend ami, M.Truman, du district de Sumpter, qui était empêché dans l’exercice de ses devoirs pastoraux par une attaque sévère de» bronches.J’ai du plaisir à vous certifier ces faits, F.tjesuis, monsieur, respectueusement, etc., J.F.CALHOUN, De la Caroline «lu Sud.£7» Ce qui suit est un des cas les plus sévères que des médecins et amis croyaient être d-^ consomption incurable : 41 Chester, l*a., 22 août, 1816.44 A J.C.Aver.—Monsieur,—Je fus pris d’un rhume terrible, provenant du froid, au commencement de février dernier, et fus alité pendant plus de «Itua mois.Toussant nuit et jour, je devins maigr • et pâte, mes yeux renfoncés et vitreux, et ma rtspirulion courte.Eu vérité, je succombais rapidement, et dans une telle détresse, il me restait peu d'espoir de recouvrement.Fendant que j’étais dans cette situation, un de mes amis (le révérend John Keller, de l’Eglise méthodiste,) rn’upporia une bouteille de votre ('erisier Pectoral que je mis à essai plus pour lui faire plaisir que dans l’espérance d’en obtenir du soulagement.Les bons elfets m’induisirent à continuer som emploi, et bientôt ma santé s’était améliorée.Maintenant, en trois mois, je suis devenu bien et fort, et je puis attribuer ma guérison à votre grand remede seul, etc.44 JAMES GODFREY.” Préparée et à vendre par J.G.Aych, Chimiste Lowell, Mass.A vendre par JOSEPH BOWLES, pharmacien, place dit murché de la lluiite-Ville, et chez JOHN V1USSON, phurmncien, rue Bttade, Hatite-V'ille.Québec, 25 mai 1852.LIQUEUR AMERE OXYDEE.Remede souverain pour lu dyspepsie, l'asthme et la débilité générale, ne renfermant point d'alcohol; f A médecine au monde la plus fortement rcconi- mandés pour la guérison de la dyspepsie, sous toutes ses fermes, tels que douleurs d'estomac, brûlement d’estomac, constipation liubituclle, maux de tête, perte d’appétit, poil, sueurs nocturnes, asthme ou phtysie ; flutuosité ou vents dans IV»-loinac, nervosité, froid uux extrémités, maladies de» poumons, DEBILITE* generale, provenant de divers prolut gécs, d'une exposition à la chaleur ou nu froid.de la vieillisse, d'une mauvaise digestion ou d'un dérangement d’estnninr, et .st le meilleur tonique connu pour prévenir et guérir In fièvre.Cette médecine est aussi un remède excellent et ne peut être surpassée par aucune autre médecine pour les maladies de mulricc et pour les maladies nerveuses.Parmi 1rs nombreux et respectables certificats, sc trouvent ceux dr» premiers citoyens dont les noms suivent et auxquels on peut référer : Professeur A.A.Haves, M.D., essayeur des R.-U.FiTZHENRr IIomeh, écuyer, de Boston.Jas.C.IK'NN, écuyer, trésorier de la cité de Boston, lion.JVIyron Lawrence, ex-président du Sénat dr Mass.Hou.L.II.Arnold, autrefois gouverneur du Rhode -Islai.d, et membre du Congre».lion.Wm.Wooobhidge, autrefois gouverneur de Michigan, idem.lion.J.T.Mohehkad, autrefois gouverneur de Kentucky, idem.lion.J.F.Simmons, membre du Sénat des E.-U.nour Rhode-lsland.‘ lion.Samuel S.Phelps, idem pour Vermont Hon.Wm.Upham, idem id «n.lion.Solomon Foote, membre du Congres, de Ver #ot.Hon.II.I).Foster, membre du Congres, d«; Pennsylvanie.Hunt M L.Martin, délégué au Congres par le territoire du Wisconsin.Gén.A.C.Dodge, délégué su Congrès par l’lowa.R- P- Stowe, greffier de la chambre des représentants.C.C.Trowbridgk, écuyer, Détroit.Güo.W.Jones, arpenteur-général, à Dubuqi a lowa.Joseph IIoxik, N°.76, Wull street, New-Y-ik Plusieurs autres persmncs de la haute lespeclabu.té auxquelles on peut référer, confirmeront tcut ce qui a été dit en faveur de cette précieuse médecine.Dr.Geo.B.GREEN’ propriétaire, Windsor, Vt.HELD, BATES fie AUS'IN, marchands-droguistes en gros, 26, Merchants’ Ruw, Boston, agents généraux.Prix : Luc piastre par bouteille ; 6 pour 5 piastres, I'hecaution.— Chaque bouteille de la liijueuk amer* oxyde* véritable sert enveloppée d’un papier imprimé enlhngue anglaise, française et espagnole, aver la signature de Gen.B.Green, propriétaire, sur trois côtés, et additionnellrnienl d’une lahelle portant l’empreinte d’une belle gravur;, affilée sur le goulot, avec la signature de Reed, Bates k Austin, qui sont les seuls agents, et auxquels doivent s’adresser tou» le» ordres.A vendre à Québec en gros et en détail, chez JOSEPH BOWLF.S, Halle-Médicale, marché de la IfauU-Ulle, et chex JOHN MÙ88ON, Proguists, à l’encoignure de» rues Buade et du Fort.—2 mars 1852 Journal de fiuébec, 1 Juin IMS.Compagnie d’Assumnce de l’Etna.* O’UTIGA ».Y.¦UKKAV, W, *«»*••* "“«• i'APll'Âtl m m m m $170,000* INCORPORÉE EN 1851.w E but de cette compagnie eut d’assurer les pro-P a uriété«u»‘ wobUUirr* «lu’imiiiubilmiu» cuulre It» perti» vu Ica downing** e*u»«5a p«£^ ,,m(re U* dangers de la i*a»Uution océanique et intérieure ; et #*r Ir* »vai.t»g«CParlieulUr.qu'offre »a chart* »uua la loi del A»-^ a l do l K'at J- Ni »v-York, de même que par la longue ».Ari ni d de quelque»-uti» de sea ufticitr*, les Directeur* ont raison 5* croire qu'il* peueeiit le l'aire à de* terme» au»ai ataulageux et avec autant de sûreté |«our le» assuré* qu'aucune autre compagnie Msuonsablc quelconque.Conduite à la loi» »ur le» |triiiciuM de» toiiipaKi'i**d’aaaurunce mutuelle et de» coiu|>agiile» ucoi>ital |»ar action, elle réunit le» avantage* de» deux »y»tome», outre |du> sieur» autre» qu'on ne trouve |>aadun» nue compagnie conduite •ur un seul de ce» principe».Son sTstémc d’allatre» est 3 ÉQUITABLE ET SUR, différant esseiitielleuient de presque toute» autre» compagnie» lüU-tuelle» ; »e» prime» en urgent la mettant en étut de payer promptement le» perte» aux assuré», »un» contribution.Le» Directeurs ont la satisfaction dédire qu’ils ont réussi ù uccumulcr un ample FONDS DE lt Es eh y e qui, ajouté uu capital de lu compagnie, est placé le plu» sûrement possible, de maniéré a lu mettre tu étut d'offrir le» meilleures garanties d’indemnité à ceux qui feront de» affaire» avec celte Compagnie.Le» vaisseaux allant aux port» inferieurs et eu venant aont assurés à de» taux aussi peu élevé» qu’on peut le luire avec sûreté.Voiei quelques-uns de» principes suivuul lesquel» est conduite cette Compagnie et l’on doit en upercevoir de suite et l’équité et la libéralité : 10.—Elle reconnaît les actes de »e» agent» autorisés, tuut eu fesant les inspections qu’en donnant les l'olices ; et pour éviter la contestation, elle règle les diülcullés par urbitruge et duns les lieux commodes pour les assurés.2o.—Elle paye promptement toute» les pertes dont elle répond.30.—Elle Be tient responsable des perte* et dommages causés par la foudre.40.__Elle ne prend aucun risque pour une somme excédant $5,000, ni sur une propriété Immobiliaire pour plus des deux tiers de sa valeur.5o,__Les fond» qui restent, après les pertes et les dépenses payées, sont placés ù l’avantage de la Compagnie ou distribués entre les membres, en autant que les directeurs le jugeront à propos.„ , 6o._F,llc classe ses risques d’une maniéré telle que les prunes des cultivateurs et autres personnes qui assurent des propriétés pas plu» exposées que le» bâtiments de ferme, ne sont pas engagées pour les pertes encourues sur de* propriétés plus exigée»1 et les marchands et les assureurs d’édifiecs exposés seulement en partie ne sont non plus engagés pour les pertes encourues sur de» choses considérées comme beaucoup plus exposées.Directeur» A L'ENSEIGNE DE LA BOTTE ET BU CASTOR ! EDOUARD —|^a» METHOT, OODIIDQNlNIIËR, EN remerciant chaleureusement ses nombreuse* pratique» et le public pour l’eticourugement qu’il a reçu d’eux, a l’honneur de U» informer qu’sprc» le 1KF-M1KH MAI prochain, son étubli»* ou Comté d’Onéida.S John E.IIinman, président, et Horace IL Hawley, secrétaire de la Compagnie d’Assurancc de l’F.tna d’Utica, étant tou» deux dûment assermentés, séparément, déposent et disent chacun pour soi que ce que ci-dessus est au meilleur de leur connaissance et croyance un compte exact et vrai des ressources permanente» et désengagements de la dite compagnie au premier ianvier A.D.1852 ; que le dit John E.Hintnnn est le président et le dit Horace H.Hawlcy est le secrétaire de la dite Compagnie d’As-•urancc, et les dits déposants ne disent rien de plus.JOHN K.HINMAM, HORACE H.HAWLEY.Signé et juré par les deux déposants devant moi ce 15 janvier 1852.A.COBURN, Juge de Paix.Québec, 18 tnai 1852.Engin et Bouilloire a vendre, WTN excellent ENGIN VERTICAL de six forces de cheval, ù haute pression, avec gouverneur, roue d’air, essieu extra, et BOUILLOIRE CYLINDRIQUE en fer «le 3-8 de pouce, de mains supérieures, complet, et parfaitement en ordre, n’ayant nresque pas servi.UNE FOURNAISE carrée ù haute pression aussi pour un engin de la force de huit chevaux, ayant servi cinq moi* seulement, et étant en bon or«lre.S’udressei à HENRY S.SCOTT Québec, 4 mars 1852.Vente ü acthus DANS LE FONDS DE LA SOCIÉTÉ DE BATISSE DITE DE L’UNION.JMNQ PARTS à vemlro au pair.V S’adrcsserau bureau de la Société.Québec, 13 oct.1851.POMMES A INCENDIE PORTATIVES.TJDOMPES LÉGÈRES PORTATIVES ET EF- FECTIVES, poussant) ’eau ù 5U pieds.Prix réduits yl)IX piastres.A VENDRE, avec d’autres de dimensions plus grandes, â prix aussi réduits, par HENRY 8.SCOTT.Québec, 6 septembre 1851.LICENSES D’AUBERGE ETC.M* E soussigné fera application à la corporation et -M^gux conseils municipaux pour ceux qui désirent prendre Licence d’Auberge.Personne n’est autorisé de sa part â agir pour lui.Ceux qui résident à la campagne feraient bien de te bâter.B.LEMOINE.Québec, 18 janvier 1852.POLKAS, RONDOS, Q U A D RI LL ES, M A RCH ES, VALSES, QUICKSTEP, VARIATION’S, OALOPPADES, FANTAISIES, MORCEAUX D’OPÉRA, CtC.Des plus célèbres compositeurs et à vendre uux prix des EtaU Unis.On ne pourra changer la musique après l’achat, et il lie sera (permis de l’apporter pour examen.Les personnes qui achèteront ù lu fois uu montant de $12, uu liure gratis.J.T.BROUSSEAU, Ituc Ruade, vis-à-vis le Presbytère.Québec, 23 mars 1862.MAISON DE PENSION PRIVÊÉ.MADAME V.DEROME, ruo St.Joseph, Ny.•*¦*-*- 20, Haute-Ville, recevra comme pensionnaires plusieurs messieurs qui trouveront bonne table, tranquillité, et tout le comfort désirable.Québec, 9 septembre 1851.COMPAGNIE D'ASSURANCE DE LIVERPOOL ET DE LONDRES CONTRE LE FEU ET DE LA VIE.Capital Mariai t {2,000,000 sterling.IES soussignés ayant été nommés ugents pour ^ la compagnie susdite, sont maintenant prêt» à assurer la pro-pr té contre les risques du feu, aux taux les plus raisonnables.PEMBERTON FRERES, Rue St.Pierre.Québec, 19 août 1851.12m.Nouvelle Tapisserie Française.W E soussigné informe respectueusement ses amis et le public qu’il a reçu de Paris, 75 riche* patrons de Tapisserie avec les burdurets propres à chaque patron, étant ce qu’ily u de plus beau en ce genre aujourd’hui à Paris.On trouvera aussi chez, le soussigné, uu grand assortiment de meubles d’aenjuu, noyer noir, faits dunslc dernier goût, ü des prix réduits.J 0 VALL1ERES, Rue Saint-Vallicr, pré* du Parc ù bois.Québec, 5juin 1851.Adresse* d'affaires.d'avoir une journée de Weii, souffrant d’une extrême faiblesse et débilité, avec de eoiitiuasl» maux de téteiiervcux, des étourdis-*cui> nls et un dérangement d'estomac, accompagne d'un grand abattement d'eiprlt.Je m'étais accoutumé d croire que rien ue pourrait lue f»iie du bien, vu que je m'étais adr««sé a plusieurs médeciu», dont quelques-un», auré» m'avoir fait tout c* qui était «u leur pouvoir, ui'aiiuoiieereiit qu'il» considéraient que J'avais uu mal dan» l'épine dorsale Incurable, avec uu dérauge-Went du l'estomac et du fble, qui renduleut la maladie »i compliquée, qu’ils n‘y pouvaient rleu faire.Un Jour que j étais plu* mal uu’à l'ordinaire, et dans un grand abattement, ie vis 1‘anuonce de voa Pilule», et résolut «fs les essayer, plutôt par > unoMld que par l'e.poir d'étr* guéri ; Cependant Je me trouvai blruF’t mieux en le» prenant, et je continuai d en faire usage p< iiilnut six moi», temp, après lequel je suit heureux de dire ju't'llr» ont opéré uiu parlaite guérisou.(Signe) WILLI AM SMITH.(Fréquemment appe lé F.D W A U D).GUÉRISON I)’UN ASTHME DE VINGT ANNÉES.Extrait d'une lettre de M.J.K.Heydon, King Street, Sydney, en dite du 10 novembre 18É0.Au Professeur Holloway.Monsieur,—J'ai le plaisir de vous inlormtr que plusieurs guérisons extraordinaires «le l'u.tbuie out été opérées Ici au moyen «le vos Pilules.L'une est celle d'une «laine qui demeure près «le Ittaorbark.Iat prescrit dans tous le» cas de débilité et d’irrégularité dans les fonctions naturelles.Comme tonique, il est sans pnreille, c’est aussi un remède certain pour la consomption, l’indigestion, affaissement des muscles, lassitudes, faiblesse des femmes etc., etc.Ce remède est garanti pour touH ceux qui en feront usage, dans les mnladies ci-dessus mentionnées.J*récaution.—Ce remède ne peut pas être véritable, »ans porter la signature de Judson & Cie., sur l'enveloppe.(N* B.—Les seuls agents américains).AUX PROPRIÉTAIRES ETAUX MARCHAND,S DE CHEVAUX.Onguent de Carleton pour les chevaux forcés.Pour guérir les chevaux qui ont été forcés, qui ont la corne fendue, le pied serré, et encastelé, des blessures, contusions, écorchures, gerçures, égratignures, ruades, etc.REMÈDE DE CARLETON POUR LES ÉCORRES, LES ÉPAR VINS, LE SOUFFLE, LES FÊLURES.Ce remède pour les écorres est préparé d’après la formule d’un vétérinaire anglais célèbre, et guérira 1)9 sur 100 des maladies susdite».Leu fermiers, les gens qui ont des écuries publiques, les propriétaires d'omnibus, et autres, l’ont employé avec les pins grands avantages.CAvez*vous le rhume ?—Ne le négligez pa».— Des milliers ont rencontré une mort prémnturée pour avoir négligé un rhume ordinaire.Le «Sirop d'Œillet adoucissant du docteur Bartholct donne du repos et sauve de la maladie In plus dangereuse, la consomption pulmonaire, qui, d’ordinaire, emporte dans la tombe les jeunes, les vieux, l'aimable et l’enjoué.RHUMATISME.Le Baume pour les nerfs et les os, de Comstock, et«t garanti pour les ens do rhumatisme, goutte, contraction des muscles, ou de jointures raides ; donne de la force aux membres aiTniblis et de l'activité aux perclus.Usez de cet Article et gtiérissez-vous, ou allez sans en faire usage et soufTrez, comme vous ' voudrez.VIEUX ET JEUNE.S ! ! ET VOUS, TÊTES ROUGES OU GRISES ! ! ! PHÉNOMÈNE DE LA CHIMIE!!!! Teinture tie.* In et es pour tes Cheeett.r, Colorant les cheveux et non la peau.Cette teinture peut s’appliquer la nuit ; la première nuit, elle chnngern les cheveux rouges ou gris en brun foncé, et par l’application une seconde nuit, elle donnera aux cheveux la couleur du jais.Oui, qui que ce soit peut, cependant, sans aucun trouble, conserver se» cheveux d’un noir quelconque ou parfaitement noir, , avec l’assurance positive que la teinture, si elle arrive à la peau, ne l'affectera nullement- Far l’emploi occasioned une personne à cheveux gris, ne sera jama
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