Journal de l'instruction publique, 1 août 1877, Août
PROCpl Volume XXI.Québec, Province «le Québec, Août 1877.Ho.S.SOMMAIRE.—Pautie officielle : Collation des brevets,—Distribution des prix à l'école normale Jacques-Cartier.Partie non-officielle : L’exposition provinciale,—L’Université-Laval.Pédagocie : L’art de la lecture par E.Legouvé.Bulletins : Les bibliothèques publiques aux Etats-Unis (suite).—Le livre des écoles américaines (suite).Annonces.PARTIE OFFICIELLE Département de l’Instruction Publique BUREAU DES EXAMINATEURS AYLMER Ecole élémentaire, 2ème classe (A) : Mlles.Annie Burke, Ellen Colligan, Maggie Donohue, Anna Driscoll, Annie Gorman, Lina Jackson, Florence Kidd, Julia O’Boyle, et MM.Edward Jordon, Neil McKinnon, Alexander McKeon et Thomas Wilson ; (F) : Miles.Azelie Daury, Catherine Legault, Philomène Proulx et Eulalie Thomas.Aylmer, P.Q., 7 août 1877.John Wood, secrétaire.trois rivières (catholique) Ecole modèle, 1ère classe tF) : Mlles.Exilia Baril, Célina Champoux, Joséphine Deshaies, Léa Leblanc, Jeanne Moulin, Oliva Toupin et dame P.Descoteau.Ecole modèle, 2ème classe (F) : Mlles.Mélanie Coulombe, et (A) : Célina Champoux.Ecole élémentaire, 1ère classe (F) : Mlles.Marie-Célérine Auger, Alphonsine Beauchesne, Foedéra Bordeleau, Sophie Laperrière, Marie Victorine Lafond, Adéline Lesieur, Adéline Lupien, Marie Moulin dit Picotin, M L.Simoneau, Marie-Françoise et Olive Vanasse.Ecole modèle, 2ème classe, (F) : Mlle.Mélanie Deshaies.Trois-Rivières, 7 août 1877.Ephrem Dufresne, secrétaire.sherbrooke (catholique) Ecole élémentaire, 2ème classe (F) : Mlle.Célanie Robert.Sherbrooke, 7 août 1877.J.T.L.Archambault, secrétaire.drummond, richmond et wolfe (catholique) Ecole élémentaire, 1ère classe (F) : Mlles.Marie-Henriette Jeanson, Marie Lasonde et Marie-Elmire Lemieux.Ecole élémentaire, 2ème classe (F) : Mlles.Marie Camille Blanchette, Marie-P.-Léontine Jutras, Marie-Arthémise Lafontaine, Marie-Fidéline Leblanc et Helen McNamara.Danville, 7 août 1877.J.A.Brien, secrétaire.ÉCOLE NORMALE JACQUES CARTIER 1876-77 Prix du Prince de Galles—M.Ernest Duval.Quatrième—Excellence—J.Généreux.Philosophie—Pr.E.Tremblay, acc.J.Généreux.Mathématiques—J.Leroux, acc.C.Grégoire.Anglais—Th Brennan.Ecole modèle—Excellence—Pas de prix, 1er acc.Joseph Surprenant, 2 acc.Ernest Duval.Enseignement—1er pr.ex aequo : Romulus Laurendeau, Hector Desrochers, 2 Gustave Lafontaine ; 1er acc.Jérôme Gauthier, 2 acc.Auguste Hébert.Langue française—1er pr.Ernest Duval, 2 Joseph Surprenant; 1er acc.Auguste Brien, 2 Louis Grandpré.Thèmes englais— 1er pr.Ernest Duval, 2 Romulus Laurendeau ; 1er acc.Gustave Lafontaine, 2 Hector Desrochers.Version anglaise—1er pr.Ernest Duval, 2 Joseph Surprenant ; 1er acc.Hector Desrochers, 2 Auguste Brien.Conversation anglaise—1er pr.Romulus Laurendeau, 2 Gustave Lafontaine ; 1er acc.Joseph-Marie Grenier, 2 Hector Desrochers.Algèbre - 1er pr.Joseph Surprenant, 2 Ernest Duval; 1er acc.Auguste Hébert, 2 Hector Desrochers.Géométrie-1er pr.Ernest Duval, 2 Joseph Surprenant : 1er acc.Auguste Hébert, 2 Hector Desrochers.Histoire de France—1er pr.Ernest Duval, 2 Auguste Hébert ; 1er acc.Hector Desrochers, 2 Jérôme Gauthier.Botanique 1er pr.Hector Desrochers, 2 Romulus Laurendeau ; 1er acc.Auguste Brien, 2 Michel Lefebvre.Histoire naturelle—1er pr.Ernest Duval, 2 Romulus Laurendeau ; 1er aco.Joseph Marie Crevier, 2 Auguste Hébert.Ecole élémentaire—Excellence-—1 er pr.Hormisdas Boucher, 2 Moïse Tessier ; 1er acc.Joseph Lavoie, 2 ex aequo .- Joseph Roch et Jacques Desnoyers.Enseignement—lerpr.Hormisdas Boucher, 2 Jean-Baptiste Paquette ; 1er acc.Joseph Manseau, 2 Joseph Lavoie.Langue française—1er pr.Joseph Roch, a Jacques Desnoyers ; 1er acc.Moïse Tessier, 2 Hormisdas Boucher.Thèmes anglais—1er pr.Moïse Tessier, 2 Georges Cuvillier ; 1er acc.Jean-Baptiste Paquette, 2 Hormisdas Boucher.Version anglaise—lerpr.Moïse Tessier, 2 Hormisdas Boucher; 1er acc.Joseph Roch, 2 Joseph Lavoie.Conversation I anglaise—1er pr.Georges Cuvillier, 2 Moïse Tessier ; 1er aco.| Joseph Lavoie, 2 ex aequo : Hormisdas Boucher et Jean Baptiste | Paquette.Lecture et prononciation anglaise—1er pr.Georges L 114 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Cuvillier, 2 ex aequo: Moïse Tessier et Jean-Baptiste Paquette ; 1er acc.Joseph Lavoie, 2 Hormisdas Boucher.Arithmétique— ; 1er pr.Hormisdas Boucher, 2 Moïse Tessier ; 1er acc.Joseph ! Lavoie, 2 Jacques Desnoyers.Tenue des livres—1er pr.ex1 aequo : Hormisdas Boucher et Joseph Lavoie, 2 Jacques Desnoyers ; 1er acc.Joseph Boch, 2 Georges Cuvillier.Géographie —1er pr.Joseph Roch, 2 Moïse Tessier ; 1er acc.Hormisdas Boucher, 2 Joseph Lavoie.Histoire du Canada—1er pr.Hormisdas Boucher, 2 Moïse Tessier; 1er acc.Jacques Desnoyers, 2 Joseph Lavoie.Histoire naturelle—1er pr.Hormisdas Boucher, 2 Moïse Tessier ; 1er acc.Georges Cuvillier, 2 Daniel Caisse.Agriculture—1er pr.Hormisdas Boucher, 2 Jacques Desnoyers ; 1er acc.Moïse Tessier, 2 Joseph Roch.Classe préparatoire—Excellence—1er pr.Joseph Curotte, 2 Napoléon Castagner ; 1er acc.Emile Mailhiot, 2 ex aequo : Phélias Laurin et Jean Baptiste Sincennes.Langue française — 1er pr.Joseph Curotte, 2 Emile Mailhiot; 1er acc.Philias Laurin, 2 Napoléon Baudry.Thème anglais—1er pr.Jean-Baptiste Sincennes, 2 Napoléon Castagner ; 1er acc.Jérémie Primeau, 2 Joseph Curotte.Version anglaise—1er pr.Joseph Curotte, 2 Emile Mailhiot ; 1er acc.Napoléon Castagner, 2 Philias Laurin.Conversation anglaise—1er pr.Jean Baptiste Sincennes, 2 Napoléon Baudry ; 1er acc.Wilfred Contant, 2 Jérémie Primeau.Lecture et prononciation anglaise—1er pr.Jean-Baptiste Sincennes, 2 Wilfred Contant; 1er acc.Napoléon Baudry, 2 Jérémie Primeau.Arithmétique—1er pr.Napo'éon Castagner, 2 Emile Mailhiot ; 1er acc.Philias Laurin, 2 Alfred Lambert.Géographie—1er pr.Alfred Lambert, 2 Octave Pelland ; 1er acc.Joseph Curotte, 2 Napoléon Brisebois.Histoire sainte—lerpr.Joseph Curotte, 2 Jean-Baptiste Sincennes ; 1er acc.Alfred Lambert, 2 Napoléon Castagner.Instruction religieuse—1er pr.Napoléon Castagner, 2 ex aequo : Philias Laurin et Alfred Lambert ; 1er acc.Emile Mailhiot, 2 Jérémie Primeau.Classes réunies—Calligraphie—Classe préparatoire—1er pr.ex aequo : Alfred Lambert et Phélias Laurin ; 2 ex aequo : Napo léon Curotte et Pierre Dandurand ; 1er acc.Jérémie Primeau, 2 Octave Pelland.Prix spécial d’application—Onézime Piette et Tréfilé Laberge.Dessin—Figures—pr.Ernest Duval ; acc.Joseph Généreux.Paysage—pr.Gustave Lafontaine.Instruc tion religieuse—(3e classe)—1er pr.Romulus Laurendeau, 2 Jérémie Gauthier ; 1er acc.Joseph Surprenant.2 Ernest Duval.(2e classe)—1er pr.Hormisdas Boucher, 2 Moïse Tessier ; 1er acc.Joseph Lavoie, 2 Jacques Desnoyers.Physique—1er pr.Ernest Duval, 2 Joseph Surprenant; 1er acc, Joseph Généreux, 2 Jopeph Leroux, 3 Auguste Brien.Chimie—1er pr.Ernest Duval, 2 Joseph Surprenant ; 1er acc.Joseph Leroux, 2 Joseph Généreux, 3 Thomas Brennan.Apiculture—(1ère division)— 1er pr.Casimir Grégoire, 2 Joseph Leroux ; 1er acc.ex aequo • Joseph Généreux etEuclide Tremblay, 2 Samuel Brien.(2ème division)— 1 er pr.Auguste Brien, 2 Joseph Surprenant ; 1er acc.Jean Marie Crevier, 2 Jérôme Gauthier.(Sème division)— 1er pr.Hormisdas Boucher, 2 Joseph Roch ; 1er acc.Delphis Provost, 2 Gédéon Chabot.Sténographie—1er pr.Joseph Surprenant, 2 ex aequo : Euclide Tremblay et Ernest Duval, 3 Joseph Coutu ; 1er acc.Thomas Brennan, 2 Casimir Grégoire, 3 Hector Desrochers.Musique vocale—1er pr.de solfège, Ernest Duval, 2 Euclide Tremblay ; 1er acc.Thomas Brennan.Mention honorable—Michel Lefebvre, Jérôme Gauthier, Romulus Laurendeau et Auguste Brien.Prix spécial de plain chant —Euclide Tremblay.Classe d’orgue—pr.Joseph Surprenant; 1er acc.Jean-Baptiste Sincennes, 2 Thomas Brennan.Gymnastique—(1ère division)—1er pr.A.Brien, 2 R.Laurendeau ; 1er acc.E.Tremblay, 2 A.Brien.(2ème division)—1er pr.Delphis Piovost, 2 Hormisdas Boucher ; 1er acc.J.Tessier, 2 Jacques Desnoyers.(3ème division) —1er pr.B.Goyette, 2 Mailhiot ; 1er acc.Laurin, 2 Lambert, 3 Primeau.Elocution déclamation —1er pr.G.Généreux, 2 E.Tremblay ; 1er acc.Joseph Coutu, 2 Casimir Grégoire.Lecture —(1ère division)—pr.Joseph Surprenant; 1er acc.E.Duval, 2 J.-M.Crevier.(2ème division) —lerpr.G.Cuvillier, 2 A.Provost ;jler acc.Jacques Desnoyers, 2 H.Boucher.PARTIE NON-OFFICIELLE I/£xposition provinciale On sait que l’exposition provinciale s’ouvre, à Québec, le LH septembre prochain.Le Département de l’instruction publique y prendra part, suivant l’intention exprimée par Thon.Surintendant dans son dernier rapport annuel.Il serait bien à désirer que cette première tentative fût couronnée de succès et que, grâce à la bonne volonté de tous, nous fussions en état de faire une exposition assez complète pour donner une idée exacte de notre système scolaire, de ses développements, de son efficacité.Nous disons la bonne volonté de tous, et c’est avec intention.La loi votée à la dernière session donne, il est vrai, au gouvernement le pouvoir de promulguer des règlements “ pour la tenue, l’établissement, la direction et le maintien d’expositions scolaires,” mais les circonstances n’ont pas permis au gouvernement de s’autoriser de cette disposition de la loi.Les règlements n’étant pas encore promulgués, le Surintendant, en s’adressant aux commissaires d’école et aux diverses maisons d’éducation de la province, ne peut que les inviter à prendre part à l’exposition, chacun selon sa propre inspiration, non pas ! en vertu d’une obligation définie.Mais le bon vouloir ne fera pas défaut, nous en sommes convaincus.Déjà plusieurs institutions ont exprimé le désir d’envoyer à Québec leur quote part de travaux, de livres et de fournitures classiques.Nous faisons un nouvel appel à tous les amis de l’éducation.Travaux des élèves,—fournitures classiques,— plans ou photographies des édifices scolaires peuvent être adressés au Département, qui répond de leur conservation et se charge des frais de transport.1/ Université lui val L’annuaire de l’Université Laval pour 1877-78 contient des documents que les amis de l’éducation nous sauront gré de reproduire dans ce journal : LETTRES APOSTOLIQUES DE NOTRE TRÈS-SAINT PÈRE LE PAPE PIE IX ÉRIGEANT CANONIQUEMENT L’UNIVERSITÉ LAVAL DANS LA VILLE DE QUÉBEC.PI K EVEQUE SERVITLI fl DES SERVITEURS DE DIEU A nos Vénérables Frères Et scar-Alexandre Ta,c'iercau, Archevêque de Québec, et autres Evêques du Canada, it nos llien-aimés Fils Thomas-Etienne Hamel, Recteur, et attires professeurs de VUniversité Catholique Laval, dans la ville tie Québec, salut et bénédiction apostolique Parmi les sollicitudes variées que Nous suscite de toutes parts l’accomplissement exact de Notre charge Apostolique, il en est une que nous acceptons volontiers : c’est celle qui tend à fournir, en tout lieu, aux intelli gences désireuses de se livrer à l'étude des lettres, l’occasion et l’opportunité de s’en rendre facilement maîtresses, afin de détruire entièrement, si c’est possible, les erreurs qui naissent le plus souvent de l’ignorance des lettres el JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 115 qui défigurent la doctrine Sacrée de la République Chrétienne : or cet objet, l’expérience de tous les siècles Nous apprend que les Universités ont puissamment concouru à l’obtenir.Depuis longtemps Nos Vénérables Frères l’Archevêque de Québec, Pierre-Flavien Turgeon et les autres Evêques du Canada, Nous avaient fait exprimer, par la Sacrée Congrégation préposée à l’extension du nom Chrétien, le vœu de voir ériger canoniquement une Université Catholique dans la ville de Québec.Cfctte Université, mise sous la protection de la Bienheureuse Vierge Marie conçue sans péché, a été fondée, il y a vingt-quatre ans, par le Séminaire de Québec, qui s’était assuré du bon plaisir du Saint-Siège et du plein appui du pouvoir civil.Dernièrement, Notre Vénérable Frère Elzéar Alexandre Taschereau, Archevêque de Québec, et Notre Bien-aimé Fils Thomas-Etienne Hamel, Recteur de cette même Université, Nous ont présenté me supplique pour en obtenir l’institution canonique.Par le témoignage de Nos Vénérables Frères les Cardinaux de la Sainte Eglise Romaine attachés à la Sacrée Congrégation préposée à l’extension du nom chrétien et réunis en assemblée générale le 8iènre jour de mai 1876, Nous nous sommes assuré de la certitude des faits suivants, à savoir : la ville de Québec doit être regardée comme la Métropole de la religion catholique dans l’Amérique Septentrionale, puisqu’elle est la mère de soixante diocèses ; cette ville offre un accès facile aux habitants de toutes les parties du Canada ; l’Université dont on demande l'institution canonique, est abondamment fournie de très-vastes édifices, dignes d’admiration par l’art qui y préside et par la grandeur des frais qu'ils ont occasionnés ; de plus elle renferme une riche bibliothèque, des musés variés et très-bien montés, capables d’aider à l’acquisition des sciences de tout genre ; elle est soumise au gouvernement et à la direction d’hommes pleins de sagesse, dont plusieurs ont puisé la doctrine ici même dans la ville des saints apôtres Pierre et Paul, dans notre Université Grégorienne delà Société de Jésus et dans les classes de St.Apollinaire ; elle a produit les fruits les plus excellents et pour la religion chrétienne et pour la société civile elle-même, en protégeant les jeunes gens contre la corruption des mœurs, par la construction de vastes églises où ils demeurent sous la surveillance et la discipline de prêtres expérimentés ; elle laisse à espérer des avantages plus grands encore et pour la religion et pour les bonnes mœurs : à ces causes, Nous avons décrété d’ériger, d’instituer et de confirmer la susdite Université canoniquement, sur les mêmes bases, aux mêmes titres et avec la même importance que les Universités les plus célèbres.Suivant le désir de Nos mêmes Vénérables Frères, Nous voulons et décrétons que cette institution se fasse aux conditions suivantes, savoir : le Protecteur de la dite Université sera le Préfet pro tempore de la susdite! Sacrée Congrégation de la Propagande, fonction remplie aujourd’hui par Notre Fils Chéri Alexandre Franchi, Cardinal Prêtre de la Sainte Eglise Romaine, du titre de Ste.Marie in Transtcvcre ; l’Archevêque de Québec remplira la fonction de Chancelier Apostolique ; la dite Université jouira du pouvoir de conférer les honneurs du Doc orat elles autres degrés académiques inférieurs dans chacune des facultés, suivant les règles ordinaires des Universités ; la haute surveillance de la doctrine et de la discipline, c’est-à-dire de la foi et des mœurs, sera confiée à l’Archevêque et à tous les Evêques de la Pro-yince de Québec ou du Bas-Canada ; tout le reste devra cùe réglé d’après la décision donnée par la Sacrée Con-Spégahon de la Propagande en date du 1er Février I876 (*), et d’après les Règlements mêmes de l’Université, (’) Voir plus loin cette Décision, ù la suite de la Rulle.dont une longue expérience a prouvé la sagesse et l’utilité.Mais comme la Souveraine de la Grande Bretagne, la Reine Victoria, a depuis longtemps doté et enrichi l’Université d’une Charte renfermant les plus amples privi léges et à laquelle Nous ne voulons déroger en rien ; cl comme Sa Majesté a laissé à la même institution l’entière liberté de se gouverner elle-même, Nous sommes heureux, d’après l’avis de Nos Vénérables Frères, de combler d’éloges mérités, pour les raisons données ci-dessus.Sa Majesté la Reine, le Gouvernement Fédéral et celui de la Province de Québec.Enfin, Nous exhortons fortement les Evêques de la Province de Québec à faire en sorte que leurs Séminaires et Collèges soient affiliés à l’Université Laval, qui a fourni et fournit encore tant de preuves de sa saine doctrine et de l’intégrité de sa foi ; afin que lesélèves soient de mieux en mieux préparés à fréquenter cette institution.Nous recommandons aussi à tous les Archevêques et Evêques de la Puissance du Canada, de faire le~ possible pour envoyer à cette Université les jeunes gens de bonne espérance qui pourront y faire leurs cours d’études; pour persuader aux parents de ne pas laisser leurs fils jouir de leur propre liberté en leur permettant d’errer dans la ville de Québec, mais de les confier plutôt à ce pensionnat construit exclusivement pour surveiller leur conduite morale et leur faciliter l’avancement dans l’acquisition des sciences; pensionnat élevé au prix de si grands et de si nombreux sacrifices par le Séminaire de Québec; pensionnat au soutien duquel ont contribué, avec une si grande libéralité et uniquement pour le bien de la jeunesse studieuse, les professeurs et directeurs eux-mêmes, à l’exemple de leurs devanciers.Nous décrétons que les présentes et leur contenu ne pourront être d’aucune manière notées, combattues, enfreintes, retirées, sursises, restreintes, amoindries, sujettes à dérogation en quelque point, ni parce que certains intéressés dans cette matière, ou ceux qui pré tendraient l’être, n’auraient pas été appelés, cités ou entendus, ni pour toute autre cause, occasion ou pré texte provenant de subreption, obreption, nullité ou défaut d’intention de Notre part ; Nous entendons de plus que les présentes Lettres ne soient en aucune façon comprises dans les constitutions quelconques, révocations, restrictions, dérogations, modifications, ordonnances, déclarations, soit générales soit particulières, même que ce Siège Apostolique pourrait faire par son propre mouvement, science certaine et plénitude de pouvoir ; mais qu’elles en soient toujours exceptées ; qu’elles soient et demeurent à perpétuité valides, stables et efficaces ; qu’elles sortent et produisent leurs effets pleins et entiers, et soient observées à perpétuité et inviolablement par tous ceux que cela concerne ou concernera d’une manière quelconque à l’avenir ; qu’elles soient à tout jamais un appui souverain pour l’Université, érigée comme il vient d’être dit, ainsi que pour tous ses membres ; et ainsi qu’il a été dit, devra-t il être pensé, jugé et défini par les juges quelconques ordinaires ou délégués, même par les Auditeurs des causes du Palais Apostolique, ainsi que par les Cardinaux de la Sainte Eglise Romaine, tout pouvoir et autorité de juger et d'interpréter autrement leur étant enlevé à tous et à chacun d’eux, de telle sorte que,s’il arrivait à quelqu’un, sciemment ou par ignorance, de vouloir attenter à ce qui est ci-dessus statué, son jugement serait nul et de nulle valeur, quelle que fût d’ailleurs son autorité.C’est pourquoi Nous enjoignons, par Rescrit Apostolique, à Notre Bien-aimé Fils Alexandre Franchi, Cardinal Prêtre de la Sainte Eglise Romaine, Préfet de Notre Sacrée Congrégation de la Propagande, et à ses successeurs pro tempore, de faire exécuter Nos présentes Lettres 116 JOURNAL DE L’ENSTRUCIION PUBLIQUE et leur contenu, et à cet effet Nous lui donnons et accordons toute faculté, autorité et jurisdiction de toute nature, atm qu il devienne pour l’Université et tous ses membres un appui et un défenseur efficace ; qu’il veille à ce que les piésentes Lettres et leur contenu soient inviolable-ment observés par ceux que cela concerne ou concernera plus tard ; qu’il fasse que l’Université elle-même et ses membres jouissent en paix et se félicitent des avantages qui leur sont assurés par la teneur des présentes, et qu’il leprime au besoin les contradicteurs, en observant ce que de droit.Nonobstant, autant que de besoin, Notre Règle et celle de Notre Chancellerie de jure guæsito non tollendo ; no nobs ta nt les édits généraux de Nos prédécesseurs les 1 ontites Romains, ou Leurs constitutions et ordonnances spéciales; nonobstant les Règlements de la dite Université on les Induites et Lettres Apostoliques de quelque teneur et forme que ce soit ; auxquels documents, et à chacun d eu.x, nous dérogeons pour l’effet des présentes, pour cette lois seulement, aussi largement et pleinement que possible, quand même il serait nécessaire pour cela d en insérer ici la teneur totale, d’en faire mention spéciale, spécifique, expresse et individuelle et non pas seulement par des clauses générales, comportant cet effet, ou bien de les exprimer de quelqu’autre manière et d employer quelque forme particulière ; toutes lesquelles teneur, mentions, clauses, expressions et formes, Nous voulons par la teneur des présentes, être regardées comme pleinement et suffisamment exprimées etinsérées, tout en leur conservant leur force ailleurs, et nonobstant toutes les autres choses contraires.Nous voulons en outre qu’on ajoute aux copies des présentes Lettres, soit manuscrites, soit imprimées, pourvu qu elles soient contresignées de la main d’un officier public, et revêtues du sceau d’un dignitaire ecclésiastique, absolument la même foi que l’on accorderait aux présentes Lettres si elles étaient exhibées et montrées.Que nul homme donc ne se permette d’enfreindre ou de contredire, par une audace téméraire, cet écrit par lequel Nous érigeons, instituons,confirmons, soumettons, accordons, exhortons, ordonnons, dérogeons et exprimons notre volonté.Si quelqu’un se rend coupable d’une telle présomption, qu’il sache qu’il encourra l’indignation du Dieu Tout-Puissant et des Bienheureux Pierre et Paul ses Apôtres.Donné à Rome, auprès de St.Pierre, l’an de l’Incarnation de Notre Seigneur, mil huit cent soixante-et-seize, le 15 de mai, de Notre Pontificat l’an XXX.F.CARDINAL ASQUINT C.Goni, Sousdataire.VISA.•I.De Aquila, un des Vicomtes de la Curie.Place -J- de la Bulle de plomb.T.Cugnoni.Enregistré dans la Secrétairerie des Brefs.LETTRE DE S.E.LE CARDINAL A.FRANCHI DU 0 MARS 1870, TRANSMETTANT la décision de I.A s.c.de la propagande DI! 1er FEVRIER 1870.Illustrissime et Bévérendissime Seigneur, Dans la Congrégation du premier de février dernier, on a mis de nouveau à l’examen l’instance de l’Evêque de Montréal pour l’érectiou d’une Université dans son Diocèse, et les Eminentissimes et Révérendissimes SS.Cardinaux ont répondu de la manière que je viens ci-après transcrire à Votre Seigneurie.Au I doute, savoir si et quelle mesure il conviendrait d’adopter relativement à la susdite instance de l’Evêque de Montréal, ad mentem.Mens est, que l’on écrive à l’Archevêque de Québec une lettre qui devra être communiquée à tous ses suffragan ts, dans laquelle on lui dise qu’ayant mis de nouveau à l’examen le projet de fonder une Université à Montréal, on a reconnu l’impossibilité, spécialement pour la raison qu’une telle fondation compromettrait l’existence de l’Université Laval, laquelle à cause des services rendus à l’Eglise et à la Société et des sacrifices pécuniaires qu'elle a faits, doit être sou tenue et conservée.Que néanmoins, cette Université devant servir d’une manière particulière pour tous les Diocèses de la Province de Québec, on a reconnu comme une chose juste que ses suffragants y aient un contrôle, lequel soit en même temps une garantie pour eux, et un avantage pour l’Université elle-même.Que ce but pourra s’obtenir, en laissant intactes les dispositions fondamen taies de Laval, son administration financière et tout ce qui regarde les relations entre la dite Université et le Séminaire Archidiocésain, et en accordant aux évêques, sous la présidence de l’Archevêque, la haute surveillance sur tout ce qui concerne la discipline et la doctrine, soit relativement aux Professeurs, soit par rapport aux élèves.Que pour cela le Recteur de l’Université, dans nne réunion annuelle des Evêques, devra faire connaître exactement l’état de la même Université sous les deux rapports mentionnés, et les Evêques auront le droit de faire leurs observations, et de proposer les changements et les améliorations qu’ils jugeront opportuns, sauf, comme dit plus haut, les dispositions fondamentales de l’Université.Qu’en général il y aura toujours liberté, même obligation, pour les Evêques, d’exercer cette haute surveillance, en réclamant l’attention de l’Archevêque et du Recteur de l’Université sur tout ce qu’ils jugeront à propos de conseiller, sans jamais cependant recourir au moyen de la presse, laquelle d’ordinaire, comme l’a prouvé dans le cas actuel une triste expérience, sert plus à aigrir les esprits et les questions, qu’à remédier au mal, et aboutit à causer préjudice à l’honneur de l’Université, et souvent même à l’honneur de la cause catho lique.Que l’on reconnaît la nécessité de pourvoir en quelque manière à l’instruction supérieure de ces jeunes gens de Montréal qui ne peuvent fréquenter l’Université Laval, comme aussi d’empêcher que les écoles de droit et de médecine, existant dans ladite ville, ne continuent d’être affiliées à des Universités protestantes, et beaucoup plus encore que les étudiants cotholiques ne fréquentent de telles Universités.Que du reste, comme il est évi demment impossible de la part de Laval d’accorder l’affiliation aux dites écoles, laquelle équivaudrait à l’érection d’une Université, pour ainsi dire distincte et indépendante à Montréal, afin de pourvoir cependant à la nécessité énoncée plus haut, il ne se présente pas d’autre expédient que celui d’établir à Montréal une succursale de l’Université Laval, projet à l’exécution duquel les Evêques, en union avec Laval, devront pro céder sur les bases suivantes : 1°.Que toutes les dépenses nécessaires pour la succursale devront être à la charge du Diocèse de Montréal.2°.Les cours seront uniformes à Laval et à Montréal tant pour la durée que pour la distribution des matières dans chaque faculté et dans chaque année ; et là où l’on reconnaîtrait la stricte nécessité de faire quelque changement, que cela se fasse sans préjudice ni au mérite de Laval, ni à l’instruction des jeunes gens en rendant plus facile et plus prompte l’obtention du Doctorat.3°.Que les professeurs de Droit et de Médecine a Montréal feront partie de la faculté respective établie a Laval en vertu de la charte royale.4U.Que comme le Conseil Universitaire, en vertu de la même charte, doit être composé des Directeurs du Séminaire de Québec et des trois plus anciens Professeurs JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 117 de chaque faculté par ordre de nomination, les Professeurs de Montréal à leur tour devront faire partie de ce Conseil.!}o.Les Professeurs de chaque faculté à Montréal formeront, comme ceux de Laval, un Conseil permanent pour tout ce qui regarde non seulement la blanche de Montréal, mais la faculté en général.6».Il y aura à Montréal un Vice-Recteur résident, nommé par le Conseil Universitaire et approuvé par l'Evêque de Montréal, lequel Vice-Recteur suppléera le Recteur dans l’admission ou l’expulsion des étudiants.Celte surveillance est relative seulement à l’observation des règlements universitaires, attendu que, pour la conduite morale et religieuse, l’Evôque de Montréal y pourvoira entièrement.7°.Les Professeurs de Montréalseront nommés, comme ceux de Laval, par le Conseil Universitaire, la branche de Montréal ayant été préalablement consultée.8°.Les émoluments pour chacun des Professeurs seront à Montréal égaux à ceux de Laval.9°.Egalement la somme que les étudiants doivent payer pour les cours sera la même à Montréal qu’à Laval.10°.Les diplômes seront donnés par Laval, et à cette Université seront payés les droits y annexés.Enfin on devra, dans la lettre, recommander à tous les Evêques de faire en sorte que leurs Séminaires et Collèges s’affilient à l’Université Laval, puisque de cette manière les études seront mieux co ordonnées, et les jeunes gens seront préparés pour les cours universitaires.Quanta l’autre doute, savoir si et quelle mesure ultérieure on doit prendre relativement aux professeurs non catholiques de l’Université Laval, les Eminentissimes et Révérendissimes SS.Cardinaux ont répondu : “ Attentis noviter deductis, dilata et si opus fuerit suo loco et tempore providebitur.” Cette résolution fut, dans l’audience du 13 février, présenté au S.Père, qui a daigné l’approuver dans toutes ses parties.Et maintenant je prie le Seigneur qu’il vous accorde longue vie et bonheur.Rome, de la Propagande, le 9 mars 1 H7(j.De V.S.Le très-affectionné serviteur, ALEX.CARD.FRANCHI, Préf.J.B.Agnozzi, Pro.Seerét.L'Illustrissime et Révérendissime Seigneur Monseigneur 1’Archevêque de Québec.PÉDAGOGIE L’art de la lecture Sous ce titre M.Legouvé a fait à l’Ecole normale deux conférences qui ont ensuite été lues par lui d’abord à f Académie, puis au Collège de France, puis à la Sorbonne.Nous sommes heureux de pouvoir les publier aujour-dhui sous leur forme définitive.I MM.les élèves de l'Ecole normale supérieure.
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