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Titre :
Journal de l'instruction publique
Revue publiée par le Département de l'instruction publique à l'intention des acteurs du milieu de l'éducation. Des textes officiels du gouvernement côtoient des retranscriptions de discours et de conférences, des nouvelles nationales et internationales, des textes sur la pédagogie, des textes littéraires et de la documentation variée en support à l'enseignement.
Éditeur :
  • Montréal :Département de l'instruction publique,1857-1879
Contenu spécifique :
Juin - Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Journal de l'instruction publique, 1871-06, Collections de BAnQ.

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'uturfflfsu'- Volume XV.Québec, Province de Québec, Juin et Juillet, 1871.i SOMMAIRE.—Littérature : Defoe au pilori— Education : Pédagogie-—De la volonté- secret du talent, par Ford.Loue»—Avis Officiels : Erection et Annexion de Municipalités Scolaires-—Nominations des Commissaires u e coles.— Election des Commissaires d’Ecoles.— Diplômes Octroyés par les Ecoles Normales.—Diplômes Octroyé^ par les Bureaux d'Examinateurs.— Institutrice Disponible.—Ehitorial : Ecole Modèle de Madame Thivierge Distribution de Prix et de Diplômes «lans les Ecoles Normales, r.xamens et Distributions de Prix dans les Collèges.Académies et les autres Institutions d’EJucation.— Quarante-troisième Conférence de l’Association des Instituteurs de la Circonscription de l’Ecole Normale Laval.Üunrante-troisième et quarante -quatrième Conférences des Instituteurs de 1 Ecole Normale Jacques-Cartier.—Revue Mensuelle — Nouvfxles etFaits —Distributions de Prix : Ecole Normale Jacques-Cartier Ecole Modèle Annexe.—Ecole Normal© Laval-—Ecoles Modèles Annexes.Annonces.LITTEEATURE.Oeioe au Pilori.Defoe l’auteur de Robinson Crusoi, Defoe au pilori ! Qu’avait-il fait pour mériter une peine si infamante ?Quel crime avait-il commis ?Un vol ?un faux ?un meurtre?Non, il avait seulement écrit une petite brochure de polémique religieuse, intitulée : Le plus court moyen d'en finir avecles Dissenters il).C’était une satire.Defoe était lui-même “ Dissenter ” ou dissident, et il avait déjà souvent mis sa plume au service de ses co religionnaires contre l’intolérance do l'Eglise établie, la haute Église (High Church).Cette fois, par un raffinement d’art qui lui tut fatal, il avait eu la fantaisie d'écrire, sous l’anonyme, comme s’il eut été, au contraire, un partisan fanatique do la haute Église, voulant, à 1 aide de rôle fictif, faire ressortir tout ce qui s'agitait de sentiments de haine contre les Dissenters dans une partie de la High Church.C’est un peu l’artifice qu’emploie Pascal contre les molinistes, dans scs Provinciales, eu faisant parler un père jésuite.On peut encore, pour se bien rendre compte de la vraie situation où s’était placé Defoe, se figurer un huguenot qui aurait publié une brochure supposée écrite par un catholique, et demandant sans (1) The Shortest way with the Dissenters, or Proposals for the establishment of the Church.London, 1702.Johnson donne cette définition du Dissenter : •< Celai qui, par quelque motif que ce soit, refuse d'etre en communion avec l'Église anglaise.” Mais c’est là une définition générale et sc rapportant à la fois aux Presbytériens, Indépendants, Baptistes, Quakers, etc.On donnai, pins particulièrement le nom de Dissenter, à toute une Église séparée de l’Eglise offi-cielle.ambages l’extermination du parti protestant.“ Le plus court moyen, disait Defoe, est de couper la gorge à tout le parti des Dissenters.” On sait combien il excellait à donner un air de réalité à toutes ses inventions : en cette occasion, il n’y réussit que trop bien.Sa brochure eut un succès extraordinaire : les partisans exagérés de la haute Église, ne doutaDt pas qu’elle ne fût vraiment d’un des leurs, se montrèrent ravis.Par contre, les Dissenters, dans la même illusion, se crurent sérieusement menacés, et éprouvèrent un incroyable effroi.XJ11 des fidèles fervents de la haute Église, professeur à Cambridge, écrivit à son libraire : J’ai reçu le pamphlet qui en ce moment tait tant de bruit, Le plus court moyen d’en finir avec les Dissenters, et je vous remercie.Je m’assccie pleinement à l’auteur dans tout ce qu’il dit, et j’estime si haut son livre, qu’après la Bible et les Commentaires sacrés je le considère comme l’œuvre la plus précieuse que je possède.Je prie Dieu d’inspirer au cœur de Sa Majesté la volonté de mettre à exécution ce que l’auteur conseille ” (c’est-à-dire l’extermination de tous les Dissenters).Cependant, soit par suite d’indiscrétions, soit par les réflexions que fit naître une lecture plus attentive, on ne tarda pas à reconnaître que 1 auteur de la brochure était un Dissenter, et enfin on découvrit que cet auteur était Defoe.Alors, les partisans de la haute Église, mystifiés, irrités, crièrent au scandale, et demandèrent au gouvernement, qui était eu ce moment aux mains des torys, d’exereer des poursuites contre Defoe.Pendant cette première explosion, Defoe essaya de se soustraire à une arrestation.Le 10 janvier 1703,1a Gazette de Londres (London Gazette) donna son signalement et offrit une forte récompense à quiconque le découvrirait.“ Daniel de Poe ou De Foë (1|, est accusé d’avoir écrit un pamphlet scandaleux et séditieux, intitulé : The Shortest way with Dissenters.C’est un homme maigre, de taille moyenne, âgé d’environ quarante ans, de teint brun, et dont la chevelure est très-noire (mais il porte perruque) ; il a le nez crochu, le încn-tou poiutu, les yeux gris, et une large tache (ou signe) près de la bouche.Il est né à Londres, et a été pendant longtemps chaus-setier (ou bonnetierl duns Freeman’s yard, Cornhill.Il est maintenant propriétaire d’une fabrique de briques et de tuiles, près (1) Le père de l’auteur de Robinson Crusoé s’appelait Foe, et l’on n’a jamais bien su par suite de quelle circonstance, était survenu le De ; mais assurément ce n’était nullement en vue, comme on fait eu France, de se donner une apparence de noblesse. 74 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.du fort de Tilbury, en Essex.Quiconque fera connaître la retraite du dit Daniel De Foe à un des principaux secrétaires d’Etat de Sa Majesté, recevra immédiatement, d’après l’ordre de Sa Majesté, une somme de 50 livres (1).En attendant qu'il fut possible de se saisir de la personne de Defoe, la chambre des communes condamna son livre à être brûlé par la main du bourreau dans la cour du nouveau palais ; ce qui fut exécuté le 26 février 1703.En même temps, l’imprimeur et l’éditeur furent emprisonnés.A cette nouvelle Defoe se livra pour assumer toute la responsabilité sur lui seul.U employa ses jours de captivité à composer une “ brève explication du récent pamphlet intitulé.: Le plus court moyen contre les Dissenters.” Dans ce mémoire, il ne rétracte aucune de ses intentions : il y exprime son profond étonnement d’avoir suscité des passions extrêmes, non-seulement du côté de l’Église établie, mais encore du côté de ses propres coréligionnaires qui se croyaient compromis par ses témérités.Il avait lieu, en effet, d’être réellement affligé des procédés des ministres dissenters qu’il avait bien souvent défendus ou secourus, et qui refusèrent de venir le voir en prison et même de prier pour lui.On l’engagea, imprudemment ou perfidement, à ne pas trop se défendre, à ne pas tirer parti des violences de divers écrivains de la haute Église à son égard, lui promettant à ce prix la grâce de la reine Anne, s’il ne préférait qu’on le laissât échapper.Il fut trop crédule.Traduit devant le Old Bailey, déclaré par le juré coupable d’avoir composé et publié un libel séditieux, il fut condamné à payer à la reine une amende de deux milles marcs 12), à être exposé trois fois au pilori, à rester prisonnier aussi longtemps qu’il plairait à la reine, et à donner caution pour sa bonne conduite future pendant sept années.” Après cette condamnation, on l’enferma à Newgate.Pendant les vingt jours qui s’écoulèrent entre son emprisonnement et son exposition publique, il composa deux ouvrages : Le plus court moyen pour parvenir à la paix et à l'union, par l’auteur du Plus court moyen contre les Dissenters, et une “ Hymne au Pilori.” Ces deux opuscules parurent le 20 juillet 1703, le jour même où il fut d’abord exposé devant le Royal-Exchange, dans Cornhill.Le jour suivant, il fut exposé près de la Conduite à Cheapside, et le troisième jour à Temple-Bar.Quelle manière de polémique ! quelle réponse à un livre ! quels arguments ! Quand on relit aujourd’hui ces écrits qu’on flétrissait alors à l’égal des crimes les plus affreux, on est confondu d’étonnement, et, toutefois, pour peu qu’on réfléchisse, on est obligé de reconnaître que de notre temps même, et à part le pilori dont sont exempts les assassins eux-mêmes, les sentences de la justice contre ees écrivains dont les opinions déplaisent aux partis en possession de l’influence et du pouvoir ne sont pas beaucoup moins rigoureuses.Mais il est bien constant, (et cela seul devrait faire réfléchir les législateurs) que la conscience publique n’a jamais admis qu’il y eût justice à frapper de peines semblables des infractions à la loi si diverses, et à assimiler par la nature des châtiments un écrivain qui soutient son opinion, fut-elle fausse et erronée, à un voleur.C’est ce qu’on vit bien à l’occasion de l’exposition de Daniel Defoe.Tine foule nombreuse s’assembla devant le pilori, non pour jouir de la confusion de Defoe, non pour l’insulter, mais, au contraire pour le consoler et pour l’applaudir.Ce n’était pas tous certainement des Dissenters, ces spectateurs bienveillants.Le sentiment qui les animait était simplement la haine de l’oppression et le désir de protester eontre l’injustice ou l’exagération de la peine odieuse infligée à un honnête homme qui n’avait fait que défendre sa foi.On était en juillet.Les femmes ornèrent le pilori de guirlandes de fleurs.On but à la santé du condamné et on lui offrit des 11) 1,250 francs ; mais pour le temps, la somme représentait beauceup plus, environ 6,000 d’aujourd’hui.(2) Le marc valait 13 shillings et 4 pence, soit environ 16 francs 5o c-Cette amende était énorme.rafraîchissements lorsqu’il fut détaché de l’infâme machine.On l’accompagna en poussant des vivats chaleureux jusqu’à la prison.Dans les classes supérieures on fut moins généreux, et longtemps après, le célèbre doyen Swift, affectant, en parlant de Defoe, de ne pas se rappeler son nom, le désignait dédaigneusement par cette périphrase : “ L’individu, vous savez, qui a été au pilori." Pope suppose à tort qu’on avait coupé les oreilles à Defoe, et en rit méchamment.Ij Hymne au pilori se répandit avec rapidité dans la ville entière.Plusieurs éditions se succédèrent en peu de temps.C’était une fière protestation, et il est presqu’incroyable que l’on n’y ait pas trouvé le motif d’une nouvelle condamnation contre Defoe.On y remarque, par exemple, ces mots : Dites aux hommes qui l’ont mis à cette place Qu’ils sont les scandales du temps ; Qu’il leur est impossible de prouver qu’il est coupable, Et qu’il ait commis un crime.Après les trois expositions, Defoe resta enfermé à Newgate jusqu’au mois d’août 1704, c’est-à-dire pendant plus d’une année.En ce temps, Newgate, comme toute les autres prisons, était loin d’être ce qu’elles sont devenues, en Angleterre et ailleurs, par suite du grand mouvement de charité dont l’honneur revient en partie à Howard.On ne séparait les condamnés ni d’après leur sexe, ni selon la nature de leurs crimes, et l’on s’inquiétait fort peu de leur hygiène ou de leur nourriture.On admettait même comme normale, sous le nom de “ maladie des prisons,” une maladie endémique particulière qui u’était que la conséquence de la malpropreté, du mauvais air, et de l’usage d’aliments malsains.Il semble cependant probable que Defoe parvint à obtenir une cellule où il se livra à ses travaux avec son ardeur habituelle.Le nombre de ses œuvres de controverse et autres, pendant sa captivité, s’éleva à plus de vingt, et fait plus extraordinaire encore, ce fut de l’intérieur de Newgate qu’il fonda une revue ou feuille hebdomadaire de forme inAo, dont le premier numéro parut le 19 février 1704.Mais quelque fût son activité litéraire, Defoe, prisonnier, eut peine à faire vivre sa famille ; il avait une femme et six enfants, et il ue pouvait compter pour les soutenir sur aucun autre moyen que sa plume.Tandis qu’il était ainsi privé de la liberté, sa tuilerie qui, depuis la mort du roi Guillaume, avait été sa principale source de revenu, fut abandonnée : d’après son estimation, son emprisonnement lui fit perdre mille cinq cents livres (37,500 fr.) (1).Toute la vie de cet auteur est, du teste, assez étrange.On n'en pourrait guère citer aucune qui ait été plus agitée et, en somme, moins heureuse, Defoe ne répond guère à l’idée qu’on serait tenté de se former de son caractère d’après son œuvre la plus célèbre.Nous parlerons de lui plus longuement en quelque’-autre occasion, ses malheurs ne se sont pas terminés avec sa vie ; il n’y a pas longtemps, on lui a contesté jusqu’à l’honneur d’avoir écrit Robinson Crusoé ; mais, sans nous engager ici dans l’examen de ce doute inattendu, nous pouvons dire qu’il n’a pas paru fondé et qu’on ne saurait sérieusement en tenir compte.—Musée des Familles.EDUCATION.De la Volonté, SECRET DU TALENT.Lorsque pour la première fois se produisit au grand jour cette célèbre proposition : Je crois que tous les hommes sont d'une intelli- (1) Observons qu’il faut quintupler cette somme pour en apprécier la valeur.C’est l'avis du savant M.Collier que la valeur de l’argent des règnes d’Elizabeth et de Jacques 1er équivaut t\ cinq fois sa valeur actuelle. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 75 gence égale, un cri de stupéfaction et d'alarme s’éleva de tous les coins du monde enseignant, alors tout imbu des vieux préjugés.Pouvait-il en être autrement, alors qu’on heurtait de front toute les idées reçues! Comment, disait-on, oser émettre un semblable paradoxe ! N'est-ce pas rompre en visière avec le sens commun ?Et l’expérience de tous les jours ne prouve-t-elle pas l'absurdité de ce principe ?Tel homme devient un prodige, tel autre reste une nullité.Rien d’aussi brutal qu’un fait, et celui-ci est irréfutable, le célèbre inventeur de I’EnseignemEnt universel lui-même ne le contestait pas ; seulement il n’attribuait pas ce phénomène aux prédispositions ou aux incapacités originelles.Et, s’il eût été moins absolu de formes et d’idées, il n’eût pas fait tant d’incrédules.Ennemi du paradoxe, nous n’admettons pas d'une manière absolue l'égalité des intelligences.Nous reconnaissons avec tout le monde qu’il y a inégalité en fait ; mais nous nous demandons si cette inégalité est due à une différence native dans les facultés intellectuelles; et nous croyons que ceux qui répondent affirmativement à cette question confondent le principepensant avec l'exercice de l'intelligence.Oui, il y a parmi les hommes des êtres qui végètent toute leur vie, et d’autres qui par leurs talents font honneur à l’humanité.Nous expliquerons ces différences.Constatons d’abord que tout, au moment de la naissance, est essentiel dans le principe intellectuel ou mental.L’homme, en entrant dans la vie apporte avec lui la faculté de comprendre, de saisir, de combiuer des rapports, en un mot, la rationabilité.C'est par là.qu’il se distingue de la bête qui n’éprouve que des sensations irréfléchies.Quoi qu’en pensent certains philosophes en contradiction avec les faits, les idées considérées comme connaissances positives n’existent pas dans l’homme, tel qu’il sort des mains de la nature.Ce qui est inné en nous c'est la faculté de comprendre.A l’aide de cette lumière, nous pourrons acquérir des connaissances, quand l’enseignement viendra éveiller ce principe actif qui dort au fond de notre être.C’est là un fait irrévocable.L’enseignement est aussi nécessaire à l’éclosion de l’intelligence que l’air extérieur au développement de la plante.Or, s’il est vrai que l’enfant, avant de vivre de la vie intellectuelle, n’a que des sensations, et qu’il ne diffère de l'animal que par la faculté de comprendre, tous les hommes en naissant ne sont-ils pas placés dans les mêmes conditions intellectuelles ?N'est-ce pas le même principe qui, avant l’éveil de la raison, préexiste en nous à l’état de puissance et non pas d’acte ?En un mot, le principe pensant, qui n’a pas encore pu exercer son activité, renferme-t-il, aux yeux du philosophe, autre chose que son essence ?Or, quant à l’essence, abstraction faite des organes nécessaires, dans notre état actuel, à l’exercice de l’intelligence, tous les hommes ne sont-ils pas égaux ?Circonscrit dans ces limites, le principe de l’égalité des intelligences me paraît incontestable.Ce n’est ni plus ni moins que l’égalité des âmes, principe consacré par la philosophie.C’est assez dire que nous n’admettons pas que le plus petit enfant possède la même intelligence qu’Archimède homme, ni que la pensée ne soit pas susceptible de développement.C’est au moment où l’intelligence entre en exercice que se manifestent des différences tranchées entre les hommes.Alors les uns font de rapides progrès et promettent de devenir l’ornement de la société et la gloire de la patrie, tandis que les autres croupissent dans l’ignorance et deviennent à charge à eux-mêmes, à leur famille, à leur pays.Où trouver le secret de ces différences ?Elles tiennent à bien des causes que nous ferons connaître ; mais en dernère analyse-a la Volonté.En effet, si la raison consiste à saisir des rapports, celui qui en trouvera le plus sera le plus intelligent.Or, pour arriver là, que faut-il, sinon une étude continuelle ?et, pour étudier, que faut-il ?Vouloir.A quoi servirait à l’homme d’être capable de tout comprendre s’il ne portait pas sa réflexion sur les objets de ses connaissances ?Pour comprendre, il faut donc regarder ; et pour regarder, il faut être attentif.Oui, I’Attention, voilà le grand secret de l’excellence des hommes qui surpassent leurs semblables dans toute espèce de carrières (1).Deux hommes font un voyage dans un pays couvert des merveilles de la nature et des arts.L’un ne pense qu’à bien boire et à bien manger, et reste indifférent à tout ce qui l’entoure.Tout passe devant ses yeux sans le frapper.Et quand il revient de son excursion lointaine, qu’a-t-il rapporté?Rien que de vagues souvenirs qui n’ont fait qu’effleurer la surface de l'intelligence, et qu’emporte le moindre vent de distraction.Il est aussi ignorant au retour qu’au départ.L’autre, au contraire, avide de connaissances, porte ses regards sur tout ce qui s’offre à sa vue.Hommes, monuments, nature, rien ne lui échappe.Il étudie les mœurs et les institutions des peuples, les chefs-d’œuvres des arts, les caractères des hommes dans les assemblées publiques ; il écoute, observe, réfléchit, compare, écrit ses impressions, ses idées, et rapporte de son voyage une ample moisson de connaissances.Il devient ainsi, selon ses goûts, poète, orateur, historien, philosophe, publiciste, critique, et peut aspirer à tous les sommets, à toutes les gloires.Qu’est-cc donc qui met entre ces deux hommes un si grand intervalle?Est-ce que l’un avait au départ UDe faculté dont l’autre était privé ?Non, ils avaient tous deux des yeux pour voir, une intelligence pour comprendre ; mais l’un a été attentif ; et l’autre, distrait.Un abîme que rien ne peut plus combler les sépare, et cet abîme, qui l’a creusé ?La volonté.Mais le génie, s’écrie-t-on, le génie, qui est le privilège d’un petit nombre, s’obtient-il aussi par la volonté ?N'est.ce pas là une faculté à part et qui renverse votre principe par la base ?Nous pourrions considérer le génie comme une faculté spéciale sans ôter à notre principe la généralité de son application ; mais cette opinion n’est pas admissible.A Dieu ne plaise pourtant que je cherche à rabaisser ces géants de l’humanilé dont les noms immortels sont inscrits en lettres d’or sur le frontispice du temple de la postérité, et qui apparaissent de loin en loin à la tête des siècles comme des phares lumineux destinés à éclairer la marche de la civilisation.Ce sont là, je l’avoue, des êtres privilégiés, et la Providence, en allumant dans leur âme le feu sacré de l’inspiration, a voulu en faire les instruments de ses desseins mystérieux sur le monde.Mais l’inspiration n’est pas une faculté, ce n’est qu’un fait.Et l’histoire nous offre des exemples de ces natures élevées au-dessus d'ellcs-mêmes parles circonstances, et retombant au niveau de la simple humanité, une fois leur mission accomplie.Voyez Jeanne d’Arc après le sacre de Charles VIT à Reims ; elle est redevenue ce qu’elle était avant son départ de Domrémy pour aller sauver la France, la plus humble, la plus timide, la plus simple des femmes.Le génie n’est pas l’indice d’une faculté spéciale innée dans certains hommes et constituant une race d’être à part, plus qu'humains, n’ayant de l’humanité que ses faiblesses.Le génie, c’est le sommet de l’intelligence.Et il n’y a entre les hommes ordinaires que la différence du plus au moins.La distance que l’on veut établir entre le talent et le génie n’est pas infranchissable, comme quelques-uns le prétendent.Une œuvre de génie en effet n’est-elle pas une production de notre intelligence?Or en quoi consiste l’exercice de l’intelligence si ce n’est à chercher des rapports ?Celui donc qui aura trouvé les rapports les plus profonds, les plus subtils, les plus inattendus, sera vraiment le roi de l’intelligence.Si ce n’est pas là ce que vous appelez le génie, qu’est-ce donc?Dans l’hypothèse d’une faculté spéciale, legéni: ne produirait quedeschefs-d’œuvres.Est-ce là ce que nous voyons?—Mais le génie sommeille quelquefois ?Il a ses distractions, dites-vous —D’accord; c’est donc l’attention qui produit les œuvres de génie.J'ajouterai que ceux qui considèrent le génie comme une faculté départie à quelques hommes seulement, devraient renoncer à la prétention de le comprendre, car pour sentir ce feu sacré il faut en être embrasé soi-même.Quelle différence y a-t-il entre le génie et vous qui le saisissez sur le fait ?Une autorité de vue, une précession de rapports, voilà (1).U n’y a pas un seul fait raisonable qui ne soit le résultat de l’attention.Les hasards heureux qui se rencontrent quelquefois en rêve proviennent de la continuation d’une pensée qui a vivement préoccupé l’es-prit.^Horinis ce cas, on le sait, rien d i\nssi incohérent qu’un rêve. 76 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.tout.Le génie a regardé avant vous, il est donc naturel qu’il ait vu avant vous.M ais avec quoi a-t-il regardé ?avec sa volonté.Et avec quoi a-t-il vu?avec son intelligence, et ce qu’il a vu vous le voyez aussi ; après lui, il est vrai, mais enfin vous le voyez.Pourquoi telle œuvre qui porte le cachet d’une puissante intelligence n’est-elle pas une œuvre de génie ?parce que l’auteur a été inattentif sous certain rapport et n’est pas parvenu au sommet de l’intelligence.Un dégré de plus, et il y arrivait: voilà la vérité.Le génie est donc un fait et non une faculté : et ce fait ne s’obtient que par l’attention.Aussi, jamais un enfant, au moment de sa naissaoce, n’a révélé du génie.Tout s’explique, on le voit, par l’attention ; et l’attention n’est que l’exercice de la volonté.Oh ! si 1 on réfléchissait bien à cette puissance mystérieuse qui est la cief de toutes les grandes choses ! La Volonté ! mais c'est elle qui a créé l’univers.Et n’est-ce pas avec ce levier aussi que l’homme remue le monde ?Notre intelligence a ses limites ; mais qui donc a mesuré la puissance de l'esprit humain ?Un homme, sorti d’un petit coin de la Grèce, va porter la guerre à l'Orient ; avec une poignée de soldats, il renverse des armées innombrables et prépare l’avènement du moade chrétien en unissant l’Europe à l’Asie.Quel est le secret de la destinée d’Alexandre ?.la volonté.Les Alpes, ces gigantesques montagnes qui semblaient protéger l’Italie comme un rempart inexpugnable, sont traversées par un général carthaginois, au grand ébahissement du peuple romain.Qu’est-ce donc qui fit vaincre à Annibal les forces même de la nature ?Que serait ce sinon la volonté?Un général romain, revenu victorieux des Gaules, arrive à cette barrière que le génie expirant de la liberté romaine avait déclaré infranchissable par les armes à tout citoyen jaloux du maintien de la République.Mais il avait résolu d’asservir sa patrie.Aleajnctn est, dit-il, le sort en est jeté; il pousse son cheval dans le Rubicon, triomphe de ses rivaux ; et, sans le poignard de Brutus, il posait sur sa tête la couronne impériale qui échut bientôt à sa race.Qu’est-ce donc qui inspira cette audace à César ?La volonté, qui seule fait les hommes d’action.Un inconnu sorti de la Corse, sans aïeux, sans autre appui que son indomptable énergie, vient s’enrôler dans ks armées de la République française, devient général en chef, parcourt l’Europe en vainqueur, fait l’empire qu’il avait rêvé, dispose des trônes, pi é-ide le conseil des rois, et, seul contre tous, fait face à l’Europe coalisée.C’est le génie, direz-vous, qui opéra ces miracles.Oui, mais le sénie de Napoléon, ce fut sa volonté.Un obscur navigateur de Gênes, en étudiant le globe, s’aperçoit qu’il y manque un monde.Il n'a plus de repos qu’il ne 1 ait découvert : mille obstacles l’arrêtent dans l’exécution de son dessein ; les savants opiniâtres le traitent d'insensé : enfin la Providence, sous les traits d Isabelle, lui permet d’entreprendre une navigation périlleuse à travers l’inconnu ; ses équipages épouvantés croient aboutir à l’abîme et menacent de jeter à la mer le téméraire aventurier, quand tout à coup un cri d’enthousiasme et de joie s’échappe de toute les poitrines : Terre, terre ! et San-Salvador apparaît aux yeux étonnés et ravis du grand homme.Un nouveau monde est découvert.Voilà ce que peut l’homme quand il veut (1): Vouloir, c'est pouvoir.Tous les prodiges que nous offre l’Histoire ont là leur source.Et dans le domaine de la science toutes les précieuses découvertes dues au génie de l’homme sont le fruit d’une longue patience ; et la patience est fille de la volonté.Newton trouva t-il un jour à son réveil la loi de la pesanteur ?N’est ce pas en établissant hypothèse sur hypothèse, sans se décourager jamais, qu’il parvint à la formule dont il est l’inven teur (2) ?L’homme a dompté les forces de la nature : il sait lire dans les prolondeurs des cieux comme dans les entrailles de la (1) Est-ce à dire que tout homme puisse arriver là ?Rien ne s'y oppose en principe, mais cela n’existe pas en réalité, pareeque tous les hommes Dont pas la même volonté, la même organisation, et ne sont pas servis p ar les mêmes circonstances.De ce qu’une chose n’est p is, s’ensuit-il qu’elle soit impossible ?La non-réalité n’exclut pas la possibilité.(2) On demandait à Newton à quoi il devait sa découverte : A une pensée patiente, répondit-il.terre ; il a arraché son secret au tonnerre ; il a supprimé les distances et imprimé à la matière l’instantanéité, la rapidité, j’allais dire, quelque chose de l’immatérialité de l’esprit.Ferd.Loise.AVIS OFFICIELS Ministère rte l’Instruction Publique.ÉRECTION ET ANNEXION DE MUNICIPALITÉS SCOLAIRES.Le Lieutenant-Gouverneur a bien voulu, par un Ordre en Conseil, en date du 14 du courant : lo Eriger en municipalité scolaire séparée, sous le nom de Ste.Anne de Stukely, dans le Comté de Sheffurd.avec les mêmes limites qui ont été assignées à la dite paroisse pour fins civiles et religieuses.2o.Annexer à la municipalité scolaire de St.Lazare, duns le Comté de Bellechasse, cette partie du quatrième rang de St.Raphaël, dans le dit Comté, comprise entre la terre de Laurent Goulet exclusivement, jusqu’à la teire de Jean Godbout, pire, inclusivement, formant une étendue en frout de cinquante-neuf arpents et demi Lu Li'uleimnl-Gouverueiir a bien voulu, par Ordre en Conseil du 23 Mut dernier, faire lus érections d“ municipalités suivantes, savoir : lo.Eriger en Municipalité scolaire sous le nom de Si.Basile-le-1 Grai d.dans le comte du Chambly, la paroisse du même nom dans le dit comté, avue les mêmes limites qui ont été assignées à celle-ci pour lins par proclamation en date du 15 juin dernier.2o.Eriger en Municipalité scolaire sous le nom de St.Philippe de Néri, dans le comte de Kamouraska, la paroisse du même nom, dans le dit comte, boinee comme suit, savoir : Vers le nord-ouest, dans le troisième du lief et seigneurie de la Bouteillerie, par la plaine non concédée, dite plaine ite la Rivière Ourl’e, dans ie fief et seigneurie de St.Denis, par la ligne qui sépare le deuxième du troisième rang, dans le fief et seigneurie de Kammi-raska, par la ligne qui séparé le second rang de celui appeh' le Relit Hong, vers le noid-e-i dans h* dit fief et seigneurie de Kamouraska, ; anie par la ligne qui séparé la terre du Sieur Maximin Iludon de c> Le du Sieur Joseph Raymond, tous deux habitants du dit Petit Rang dans le troisième rang du dit lief et seigneurie, pai t e par la ligne qui >é| are la terre de Firmiu Dumais de celle de Louis Langelitr, partie par la ligne qui séparé un morceau de terre appartenant au Sieur Magloire Levé que de la terre de Gilbert Langelkr, et partie pur la ligue qui sépare un morceau de terre appartenant au sieur Pascal Michaud de la terre du dit sieur M igh iro Levé pie, non compris toutefois 1 emplacement situe sur la profondeur d -s b mes des dits Firmin Dumais et Pascal Michaud et occupe par le sieur Jean Baptiste Mur-naull, vers le ud-esl, à partir d- la dite ligne par celle qui séparé le dii iroisième rang du quatrième, jusqu'à et y compris la terie de Firmin Dumais, père, de là, allant vers le nord-ouest, eu suivant la dite lerre jusqu’au sommet de la montagne appelée, l.a Montai,ne Pelée, de là.allant vers le sud-ouest en suivant le dit sommet jusqu à la ligne, qui s pare le dit fief et seigneurie rie St.Denis du fief et seigneurie d'* la Bouteillerie, de là, allant vers le nord ouest, en suivant la dite ligne jusqu'à celle qui sépare le iroisième rang du quai rièine, dans ledit lief et seigneui ie de la Bouteillerie, de la allant vers le sud-ouest, en suivant la dite l gne jusqu’à u lie qui sépare la terre du sieur Xavier Levêque de celle du sieur Louis Lévèque, dans le dit troisième rang ; vers le sud-ouest par la dite ligne qui sépare la terre du dit Xavier Levêque de celle du dit Louis Lévèque jusqu’à la plaine ci-dessus mentionnée de la Rivière Ouelle.MUNICIPALITÉ DU H V UT DU SAULT AUX RÉCOLLETS.Le Lieutenant-Gouverneur a bien voulu, par Ordre en Conseil du 2 du courant, révoquer l’Ordre en Conseil du 29 Mars dernier, en ce qui concerne les municipalités sco.aires du Sault aux Récollets et du Haut du Sault, et rétablir cette dernière, telle qu’elle existait avant le dit Ordre en Conseil.NOMINATIONS.COMMISSAIRES D’ÉCOLES.Le Lieutenant-Gouverneur a bien voulu, par un Ordre en Conseil, en date du 14 du courant, faire les nominations suivantes de Commissaires d’Écoles, savoir : JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.77 Pour la corporation scolaire catholique de la Cité de Montréal, Peter S.Murphy, en remplacement de lui-même.Pour la corporation scolaire protestante de la dite Cité de Montréal, le Révd.Charles Bancroft, D D , en remplacement de lui-même.Pour la corporation scolaire calholique de la Cité de Québec, le Révd Joseph Auclair, en remplacement de lui-mlme.Pour la corporation scolaire protestante de la Cité de Québec, William Walker, Écr., en remplacement de lui-même.Le Lii-uteiianl-Guuvenieur a bien voulu, par Ordre on Conseil du '23 Mai dernier, fuire lu nomination suivante de Commissaires d’Ecoles.Comb- d’Hoehelaga, Haut du S.iuit aux R-col ets.MM.GuiHainii" Picard, Regis Gagnon, François Jubinvilie, François Provost et Ca-imir Provost.ÉLECTION DE COMMISSAIRES D'ÉCOEES.Corporation Catholique de Québec.—Le Révd M.Bernard McGaurau.Corporation Protestante de Québec.—William Hossack, Écr.Corporation Cathulique de Montréal —Edward Murphy, Écr.Corporation Protestante de Montréal.—William Lunn, Écr.DIPLOMES OCTROYÉS PAR LES ECOLES NORMALES.JACQUES CARTIER.Diplôme pour Academe:—MM.Pucilique Nantel, Joseph Milh-r, Albini Cleioiix, et Wilfrid Guillemet!''.Diplôme pour Ecole Modèle:—MM.Gélase B ludrias, Edmond Gmér.ux.Benjamin Juuunelte, Joseph Leroux, Dosilht e GoJin, et et Alexandre Lamirande.Diplôme pour Ecole Elémentaire:—MM Anv'dee Goyette, T'les-phore Généreux, Hilaire Leroux, Isidore Nadon, Julien Fille, Vilalien Clcroux.et Joseph B nard.laval.Diplôme pour Academie :—MM.Moïse Laplante, Ls.Nérée Levesque, Jos.Phidime Simard et P.Alphonse M.Drouin.Diplôme pour Ecole Modèle, (F et A j :—Napoléon Parent, P.X.Bélanger, Ceréul Lacruix et Aristide Pinard.Diplôme pour Ecole Elémentaire.(F et A) :—Louis Roberge, P.Felix Page, Chs.Alphonse Angers, Alphonse Luvigne, P.Alexandre Chasse, Felix Edmond Be lard, Joseph Michaud ' F; Herrnel Tremblay, Elzeur Tremblay, Phiiipp.e Beaudel, et J.-Bte Tremblay.Diplôme i our Ecole Modèle (F et A):—M.Emelie Perrault, Alhé-nise Dessaint dit St.Pierre, M.Caroline Valin, M Phdomène Blouin M.Emma Giguère, E.Z'die Michaud, M.Ociavie Fluet, M.Esther Fiset;—(F) M Rose De-cormiers, M.Elvine Ghailliez, M.Louise Tremblay, M.Marcelline Marceau et M, O.Honorine Cuuchon.Diplôme pour Ecole Elémentaire (F et A) :—M.Phdomène Doré, M.Luce Guimont, Mathilde Normand, Euphemie Masse, M.Delphma Lagacé, M.Laura Morency, M Elise Marceau ;—(F) M Belzemire L'Heureux, Ad laide Alphonsine Laitue, M.Eulalie Lévesque, M.Laura Couture, M.Amanda Roy, M.Rose Parent, Ë.Sara Paré, M.Eugenie Richard, M.Louise Savard, M.Olympe Georgiane Rov, M.Anne II Martel Odélie Polisson, Elizabeth Bernier, Georgiane' Lapointe, Emma Tremblay, Henriette Rouleau, Odile Laçasse et Ellen Tuohey.Eméala Bernard, Melanie Bessette, Marie Emma Boue, Julie Bienvenue, Adeline Boucher, Léo oidine Brault, Edite ou Elzire Cadieux, Célina Chapdelaine, Asaide Chaput, Caroline Chenevert, Alphonsine David, Eliza Desrivières, Marguerite Deguire Desrosiers, Alphonsine Drapeau, Georgina Laura Durand, Mathilde Fortier, Emma Fortier, Virginie Gendron Adeline Girard, Hermine H.-bert, Eüza Hébert, Delia Lacombe, Arzelie Lapointe Desautels, Elmina Latour dit Forget, Georgina Leduc.Malvina Lefebvre, Azilda L’Heureux, Eiza Flore Laurendeau, Clémence Mailbot, Denise Emélienne Mathieu, Estelle Menard, Rose Aléana Eleonore Martin, Caroline Meunier, Adelina Miller, Rary Catherine McCrary (A.F.), Louise Niquette, Rose de Lima Ostigny dit Domingue, Zé| hirine Paquette, Marie-Louise Phénix, Elmina Provost, Honoring Provost, Zenaide Provost Marie Emma Quintal, Elmina Racine, Zoé Râtelle, Mélina Rémll-lard, Glaphire Rousse, Adeline Sanguinet, Marie Louise Sauvé, PhilomèDe Sylvestre, Eléonore Toucbette, Zélina Turcot et Rose de Lima Venne École É émentaire, 2 Hillier.2 Elizabeth Newton ; 1er acc.Henriette O'sullivan, 2 Maria Boyce.Ecriture—1er pr.Agnes Foley, 2 Mary Atherden ; 1er acc.Lizzie Noonan, 2 Emily Hillier.SECONDE DIVISION.Bonne Conduite et Assiduité—1er pr.Charlotte Kelley et Kate Foley, 2 Victoria B audry ; 1er acc Mina McNamara, 2 Christine Walsh Instruction Religieuse—1er pr.Kate Foley, 2 Jane Coleman ; 1er acc Netty Siodart, 2 Eleonor Bellew.Lecture et Épellation —1er pr.Victoria Beau-dry, 2 Annie O'Sullivan ; 1er acc.Mina McNamara, 2 Rachel Nealey.Histoire Sainte—1er pr.Fanny Hogan, 2 Charlotte Kelly ; 1er acc.Agnes Foley, 2 Victoria Beaudry et Joannah Collins.Arithmétique—1er pr.Mina McNamara, 2 Christine Walsh; 1er acc.Jane Coleman, 2 Rachel Nealey.Ecriture—1er pr Victoria Beaudry.2 Clorinde Plamondon ; 1er acc.Mary Jane Coleman, 2 Margaret Cortney.TROISIÈME DIVISION.Bonne Conduite et Assiduité—1er pr.Agnes Karr, 2 Margaret Hanley ; 1er acc.Clorinde Plamondon, 2 Alice Plamondon.Instruction Religieuse — 1er pr.Mina McNamara, 2 Christine Walsh ; 1er acc.Clorinde Plamondon, 2 Alice Plamondon Lecture et Epellation—1er pr Alice Plamondon, 2 Fanny Noonan; 1er acc Agnes Karr, 2 Elizabeth Hamilton.Histoire Sainte—1er pr.Rachel Nealey, 2 Mary Ann Colto- ; 1er acc.Kate Foley et Mina McNamara, 2 Christine Walsh Arithmétique—1er pr Margaret Cortney, 2 Jane Cortney ; 1er acc Agnes Karr, 2 Mary Commons Ecriture — 1er pr.Elizabeth Hamilton, 2 Justine Hearn; 1er acc.Fanny Noonan, 2 Catherine Fuchs.Bonne conduite et instruction religieuse—1er pr.Malvina Drolet, 2 Marie Lyonnais; 1er acc Adéline Noel, 2 Adèle Lachanee.Grammaire et analyse—1er pr.Adèle Lachanee, 2 Georgiana Letellier; 1er acc.Valéda Lortie, 2 Mathilda Fournier.Dictée et devoirs—1er pr.Aurélie Marceau, 2 Mathilda Fournier ; 1er acc Emélie Lyonnais, 2 Adèle La-chance.Histoire-Sainte—1er pr.Célina Morency, 2 Malvina Brind amour : 1er acc Joséphine Valin.2 Marie-Louise Gingras Arithmétique —1er pr.Valéda Lortie.2 Mathilda Martineau ; 1er acc.Louise Béland, 2 Zo» Laçasse.Géographie —1er pr.Elzire Bédard, 2 Célina Morency ; lei acc.Alma Cloutier, 2 Marie-Louise Pelletier.Ecriture—1er pr Sophi» Renaud.2 Joséphine Va in ; 1er acc.Octave Clavet, 2 Marie-Louis» Fournier.Lecture—1er pr.Délima Trudel, 2 Octavie Clavet ; 1er acc.Célina Morency, 2 Rébecca Poitras.GRANDE CLASSE ANGLAISE.Première Division.Excellence—1er pr.Mary Kelley, 2 Be.lelia McNamara ; 1er acc.Rata Hogan.2 Alice Cannon.Bonne Conduite et Instruction Religieuse—1er pr.Mary Kelley et Alice Cannon, 2 Bedelia McNamara; 1er acc.Rate lancy, 2 Mary Ann Piper.Grammaire et Devoire Anglais—1er pr Mary Kelley, 2 Bedelia McNamara; 1er acc Kate Hogan, 2 Alice Cannon.Dictée er.Analyse Grammatieale-ler pr Emma Pichettte 2 Alice Cannon ; 1er acc Mary Kelley, 2 Bedelia McNamara.Lecture et Grammaire Fran-aise—1er pr.Eliza Jennings 2 Kate Clancy; 1er acc Kate Hogan, 2 largaret McNamara.Arithmétique—1er pr Margaret McNamara,' 2 Kate Clancy; 1er acc.Alice Cannon, 2 Ellen Murphy.Histoire 'dn 96 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Canada et Histoire Ecclésiastique—1er pr.Mary Kelly, 2 Bedelia McNamara ; 1er acc.Kate Hogan, 2 Margaret McNamara.Géographie—1er pr.Margaret McNamara, 2 Kate Hogan ; 1er acc.Alice Cannon, 2 Kate Clancy.Traduction—1er pr.Bedelia McNamara, 2 Mary Kelly ; 1er acc.Emma Pichette, 2 Alice Cannon.Ecriture—1er pr.Kate Hogan ; 1er acc.Marg.McNamara, 2 Alice P.Cannon.Deuxième Division.Bonne conduite et instruction religieuse—1er pr.Kate Hogan, 2 Mary Jane Howley ; 1er acc.Susan Mullin, 2 Eliza Jennings.Grammaire anglaise—1er pr.Kate Procter, 2 Mary-Anne Piper ; 1er acc.Aurélie Marceau, 2 Susan Mullin.Dictée et devoirs anglais—1er pr.Susan Mullin, 2 Eliza Jennings ; 1er acc.Margaret Hearn, 2 Ellen Murphy.Lecture et épellation anglaise—lerpr.Annie Workman, 2 Esther Foley ; 1er acc.Ellen Murphy, 2 Mary Brofay.Lecture et grammaire française -—1er pr.Horty McEnry, 2 Florence Loftus ; 1er acc.Ellen Murphy, 2 Maguire.Arithmétique—1er pr.Kate Procter, 2 Margaret Hearn; 1er acc.Mary-Anne Piper, 2 Eliza Jennings.Géographie—1er pr.Margaret Hearn, 2 Florence Loftus ; 1er acc.Ellen Murphy, 2 Susan Mullin.Histoire Sainte—1er pr Margaret Hearn, 2 Mary Krofay ; 1er acc.Mary Anne Piper, 2 Kate Procter.Traduction—1er pr.Florence Loftus, 2 Kate Coleman ; 1er acc.Horty McEnry, 2 Margaret Hearn.Ecriture— 1er pr.Mary-Anne Piper, 2 Ellen Murphy ; 1er acc.Kate Clancy, 2 Eliza Jennings.Troisième Division.Bonne conduite et instruction religieuse—1er pr.Horty McEnry et Maria Maguire, 2 Annie Griffiths ; 1er acc.Esther Foley, 2 Alice Murphy.Lecture et épellation anglaise—lerpr.Fanny Walsh, 2 Charlotte Donohoe 1er acc.Alice Murphy, 2 Eliza McChitchy.Grammaire anglaise —1er pr.Horty McEnry, 2 Ellen Cannon ; 1er acc.Mary Brofay, 2 acc Alice Murphy.Arithmétique—1er pr.Alice Murphy, 2 Maria Maguire ; 1er acc Horty McEnry, 2 Ellen Cannon.Géographie—1er pr Alice Murphy, 2 Ellen Crotty ; 1er acc.Horty McEnry, 2 acc.Ellen Cannon.Histoire Sainte—lerpr.Ellen Cannon, 2 Ellen Crotty ; 1er acc.Horty McEnry, 2 Eliza McClutcby.Ecriture—1er pr.Fanny Walsh, 2 Mary A.O'Neil & J O'Neil ; 1er acc.Florence Loftus, 2 acc.Mary J.Hawley.Assiduité à l’école—1er pr.Mary Brofay, 2 Eliza McClutchy ; 1er acc.Horty McEnry, 2 M.Maguire.Les élève3 dont les noms suivent n’ayant assisté à l’école que durant une partie de Tannée, n'ont pu obtenir de prix, méritent une mention honorable : Mlles.Margaret Warren, Catherine Mylett, Susan Stevens, Lucy Stevens.a.isr isr oüst ces.Madame THIVIERGtE Ouvrira le premier Mai, à St.Félix du Cap Rouge, il sept milles de Québec, un Etablissement pour l'éducation d’une classe choisie de huit ou dix jeunes demoiselles.Les études comprendront l'Anglais et le Français dans toutes les branches enseignées dans une école modèle, la musique, le chant, les divers genres de Dessin, la Peinture Orientale et à l’huile, et la confection des ouvrages en cire, soit des fleurs, soit des fruits, etc.Trois institutrices seront chargées de l’enseignement.Une Dame Anglaise sera à la tète des classes anglaises; une Dame Française enseignera la Langue Française ; Madame Thivierge donnera elle-même des leçons de musique et de beaux arts.CONDITIONS: Par terme 11 semaines.Pension avec l’étude de l’Anglais et du Français.$24.00 Musique.® ®® Peinture.Dessin.30® Un cours de leçon d’ouvrages en cire.8.00 La table sera copieusement servie, et Madame Thivierge donnera une attention particulière à la santé de ses élèves.Le Cap Rouge est admirablement situé et renommé par la salubrité de l’air.On engagera les élèves à prendre des exercices journaliers, et madame Thivierge fera tout en son pouvoir pour donner satisfaction aux parents qui voudront bien lui confier le soin de leurs enfmts.Pour renseignements et plus amples détails, on pourra s’adresser à Madame Thivierge, Cap Rouge, Madame E.I.Dalkin, Cap Rouge, Révérend P.J.Drolet, Curé ; C.W.Wilson, Ecuier, Rue St, Pierre, Québec ; Robert J.Young, Ecuier, James Bowen.Fils, Ecuier, Rue St.Pierre, Québec, ou au Cap Rouge ; J.B Forsyth, Ecuier, Cap Rouge ; Edson Fitch, Ecuier, St.Romuald.Cap Rouge, 10 Mars, 1871.DICTIONNAIRE GENEALOGIQUE DE TOUTES LES FAMILLES CANADIENNES PAB M.L’ABBE C.TANGUAY Avec un Fac-Similé de la Première carie inedile de la Nouvelle-France en 1641.Les personnes qui ont souscrit au Dictionnaire Généalogique et qui voudraient lecevoir ce volume par la poste sont priées de nous envoyer le montant de leur souscription qui est de $2.50 en y ajoutant 40 centins pour les frais de poste.Celles qui ont souscrit chez les Messieurs suivants pourront se le procurer en s’adressant après le 15 Mai courant à J.A.LANGLAIS, Libraire, Rue St.Joseph, St.Roch de Québec.J.N.BUREAU, Trois-Rivières.E L.DESPRÈS, Maitre de Poste, St.Hyacinthe.JAMES W.MILLER, Maitre de Poste, de Ste.Luce de Rimouski.A.GAGNÉ, Maitre de Postede Kamouraska.R.OUELLET, “ “ L'Islet.F.H.G1ASSON, “ L’Anse h Gilles.N.LEMIEUX, Ottawa.F.X.VALADE, Longueuil.L.O.ROUSSEAU, Chàteau-Richer.Les personnes qui ont souscrit chez MM.Dcbeac & Asselin, pourront s'adresser à M.L.M.Cremazie, Libraire, Québec.Eu vente chez l’Éditeur EUSÈBE SENÉCAL, 10, Rue St.Vincent, Montréal.NOUVEAU COURS DE LA.3STGIJE A_jST GLAISE SELON LA METHODE D’OLLENDORFF a l’dsage des ECOLES, ACADEMIES, PENSIONNATS ET COLLEGES Ouvrage approuvé par le Conseil de l'Instruction Publique de la Province de Québec.2de Edition, Revue et Corrigée 1 volume in-12, Cartonnage élégant avec dos en cuir.PRIX A LA DOUZAINE .$4.00 En vente h la Librairie de C.O.BEAUCHEMIN k VALOIS, Nos.237 & 239, Rue St.Paul, Montréal.Et chez tous les Libraires de la Province de Québec.AUSSI : La CleJ des Exercices des ouvrages ci-dessus.Prix : 75 cts.l'exemplaire NOUVEL ABRÉGÉ DE GEOGRAPHIE MODERNE A L’USAGE DE LA JEUNESSE PAR L’ABBÉ HOLMES SEPTIEME EDITION Entièrement Revue, Corrigée et Considérablement Augmentée PAR L’ABBÉ L.O.GAUTHIER Professeur d’IIistoire au Séminaire de Québec.Un Volume in-12 de 350 pages.Cartonné $4.00 la douzaine.J.B.ROLLAND & FILS, Libraires Editeurs.En vente chez tous les Libraires et les principaux Marchands.IMPRIMÉ PAR EUSÈBE SENÉCAL MONTRÉAL.
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