Journal de l'instruction publique, 1 décembre 1857, Décembre
'ML h.^^ZélLisEiiTr/f PEUPL£ Volume I- Montréal, (Bas-Canada) Décembre, 1857- No.12.SOMMAIRE.—PoBsiE : Joies naïves, par Pierre Chauveau.—Littérature : L’Avenir d’une vieille femme, par Mde Desbordes-Valmore.—Education : Pédagogie : de l’emploi du temps dans les écoles, (suite.)—Hygiène et Médecine des enfans.par Mme de Ségur.—Exercices pour les élèves des écoles.—Vers à apprendre par cœur—lia Croix, par Mme Emile de Girardin.—Sujet decomposition—Les péripéties d’un concours, par M.Emilien Paradis.—Exercices de grammaire.—Avis Officiels : Nominations.— Commissaires d’école.— Diplômes accordés par le Bureau des Examinateurs Catholiques du District de Montréal, par les Bureaux des Examinateurs Catholiques et Protestans du District de Québec et par ceux de Sherbrooke et de Kamouraska.—Quatrième conférence de l’association des instituteurs de l’école Normale Jacques-Cartier.—Troisième conférence de l’association des instituteurs de l’école Normal L nous ne •se priverait ainsi d’un m0ven e ‘ë°T c°m plétement' °» et de développer en" uXTysPmtfT,er u güût des éléves est un moyen d’éducation Dt du beaa qiu>llu aussb «"fiarr* r» « ment du dessin linéaire • Pl- Pan comPtet de l’enseigne- no,» écarteiÆi^r* STitSI!!?7ènerf lrop loiaGt J—- ’ - » J attendant que la question soit OUS nfîvnno romrf.„,_ 225 Wtmm mmmm safes aTpomtTte t *>*' d’a^eursTéces- d’énumérer.Car comment l« Venons .vu, cuancriui au sujet.En attendant r "~1' profitable, et surtout sTrZexrill, e°®e:‘Sner dune manière traitée dans le Bulletin nous qUe la question soit qu, doivent les faire s?on Z?àde «“ves erreurs ceux spéciaux.CepIndanT nZ^nt^0"8 renvoyer a»x ouvrages sans insister sur la nécessité dv/™”8 ,paS,?ultter ce suJet d’objets usuels meubîes ntt , '“J les éléves au dessin instrZents Sem en avant fioS ed d?ménage> outils et rence parmi ceux nui so/t n • “ ,de les chülsir de préfé- OU à l’industrie à laquelle alrnTtienf6?1^ -Ut-les à Ia classe C’est malheureusement : la maJor'té des élèves, de faire perdre le temns dPs n> f de beaucouP de maîtres siner des palais des édifions d leur donnant à des- jamais à construire Cela neuf7 cathédrales> qu’ils n’auront d’observateurs vulgafres un ou^d ÏTZ ^ aaFès mais ce n’est d’aucune utilité pour Îes élèvés^à mi ' ^ Pf *’ LePrseom mi VT "?*“£ ^dTZue.* q“ C,e du premier, et exécutés avec le secours des in t^’ 68 dessins soignés presque indispensables dans Ceu*-C1 s°nt ont d’ailleurs comme nnnf une fo'lle de circonstances ; ils faire contracter de tX , T ,de le dire> l’avantage de \ V jlSilM » HH » mm i!!l i il ql||l Iji" bon qu’il le fasse de temps à autre, sang autre motif que celui de la surveillance et pour que les élèves, même les plus raisonnables, ne puissent pas compter sur les avantages de leur position.Le vestibule, comme on le voit, est assez graud pour servir de vestiaire et de chambre de répétition.La ligne noire de l’octogone représente la muraille-; les bandes indiquent les alentours et les chemins dans le par- leurs galeries) ; il faut quatre fois plus de vitres pour éclai-rer une maison avec des fenêtres, et elles y sont beaucoup plus exposées à être cassées, surtout dans une école.L’ab-sence de fenêtres ou des fenêtres .dans les jours ordinaires,tou- jours fermées par des contrevens bien justes, contribueraient beaucoup à tenir la maison chaude l’hiver.L’absence de fenê-très ôterait aussi aux élèves un grand sujet de distraction ; et elles pourraient aussi, si on le voulait, être placées assez haut pour ôter toute inquiétude sur ce point, et ceux même qui ne désireraient des fenêtres que comme moyen de ventilation, dans les jours de l’été, pourraient se dispenser d’y mettre des vitres et les fermer avec des contrevens tombant au moyen de pentures verticales comme les sabords d’un vaisseau.” (il continuer.) Question* Administratives.I.Question.—Il a été demandé si un instituteur peut, en vertu de la 12e clause de la 19 V.c.14, se faire payer une indemnité par les commissaires d’école, lorsque ceux-ci ont négligé de lui donner avis trois mois d’avance qu’ils ne désirent point renouveler son engagement, suivant que le prescrit la circulaire no.12 du ci-devant Surintendant de l’Education.Solution.- Il a été répondu : toutes les fois que l’engagement d’un instituteur expire et qu’il n’a pas, au préalable, c’est-à-dire, trois mois d’avance, reçu des commissaires d’école l’avis que requiert la circulaire no.12, cet instituteur a le droit de se faire indemniser des commissaires, à moins qu’ils ne prouvent qu’ils ont eu raison de le congédier ; et cette indemnité peut lui être payée par le Surintendant de l’Education en vertu de la 12e clause de la 19e V.c.14.Exemples.—Il a été payé une indemnité de £10 à M.Joseph Desroches, instituteur, à être déduite de la part de subvention accordée aux Commissaires d’école de Sorel, et une de £5 à M.F.X.Besset, instituteur, à être déduite de la part de subvention accordée aux Commissaires d’école de St.Alexandre d’ibeiville.II.Question.—Il a été demandé : Les fonds alloués à chaque localité, d’après la 18e clause de l’acte 12 V.c.60, doivent être distribué* de l’acte 12 comprendre le ment qui fréqi ' ; rv- , im - • «u*.- rijv; terre autour de l’école, qui ressemble à une petite pagode de fantaisie au milieu d’un jardin.M.Barnard insiste surtout sur les avantages qu’offre la lumière provenant de la petite coupole, quoiqu’il ait placé aussi sur les côtés de l’octogone des fenêtres dont on peut se servir au besoin, mais qu’il préfère voir fermées par des jalousies dans les jours chauds et clairs de la belle saison.“ La lumière verticale, dit-il, est toujours bien plus intense et préférable ; elle se distribue avec plus d’uni-1 formité et d’égalité dans les appartemens, (c’est ce que savent très bien les artistes et les possesseurs de collections de peintures, qui ont le soin d’éclairer ainsi leurs ateliers et entre la majorité et les dis sidens, d’après le nombre d’enfans fréquentant leurs écoles respectives ; cela doit-il s’entendre des enfans fréquentant toute espèce d’écoles, dans la municipalité, ou bien seulement les écoles sous contrôle dans la municipalité ?Solution.— Il a été répondu que le rapport du nombre d’enfans tréquentant les écoles, qui doit être fait au Surintendant de l’éducation en vertu de la 18e clause V.c.50, doit les enfans seule-qui fréquentent les écoles communes sous le contrôle des commissaires ou sous celui des syndics des écoles dissidentes.III.Question.— Il a été demandé si tous les instituteurs et institutrices à qui les inspecteurs d’école ont donné des certificats d’aptitude, sont, nonobstant, tenus de se procurer des diplômes des bureaux d’examinateurs ?Solution.—IQa été répondu que tous ces instituteurs et ces institutrices doi vent se munir de diplômes. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.233 IV.Question.—II a été demandé si l’école de filles mentionnée dans ],.30e clause de la 9e V.c.27 et dans la 14e clause de la 12e V.c, 50 doit compter pour un arrondissement, dans ce sens qu’il doit lui être fait une part proportionnée au nombre total de filles et de garçons en âge de fréquenter les écoles qui se trouve dans l’arrondissement où elle est établie; ou si c’est seulement une somme proportionnée au nombre do filles qui la fréquentent qui doit lui être payée ?Solution.—Il a été répondu: l’école de filles établie dans une municipalité scolaire doit compter pour un arrondissement et la part Je subvention législative qui doit lui être accordée doit être déterminée par le nombre d’enfans (quel qu’en soit le sexe, et qu’il y ait ru non une école modèle de garçons dans l’arrondissement) en âge le fréquenter les écoles, qui résident dans l’arrondissement où l’école Je filles est établie.V.E Question.—Quatre maisons d’école ont été bâties à fiais commis, dans les quatre arrondissemens d’uno municipalité scolaire, lus tard, sur la demande des contribuables, les commissaires d’é-le y créèrent quatre arrondissemens nouveaux, à la condition (.Apresse que chacun d’eux construirait sa maison d’école à sespro-brus frais, il a été demandé si cette décision des commissaires était légale ?I Solution.—La réponse a été affirmative.VI.J Question.—Il a été demandé si le quarantième du montant de la cotisation imposée qu’un seigneur d’une religion différente de celle de la majorité est tenu de payer pour ses droits lucratifs, appartient aui contribuables formant la majorité de la population d’une municipalité scolaire ou aux dissidens qui en sont la minorité ?B Solution.—Il a été lépondu que, comme cet impôt d’un quarantième n’est au fonds qu’une cotisation imposée sur une espèce particulière de biens, il doit en être disposé de la meme manière que Hb toute autre cotisation j et e ue, si le seigneur est résident, père-f de famille et dissident, son quarantième doit faire partie du fonds rais à la disposition des dissidens, tandis que, s’il n’est pas rési-dent, qu’il soit catholique ou protestant, sa cotisation doit faire partie des revenus de la majorité.successeurs de Genghiskan et ravagea tout l’Hindoustan, où il commit partout les plus grandes cruautés.En 1526, son petit fils, Baber, éleva sur les débris de l’empire Afghan, celui des Mongols ou Mogols; il fut le premier prince connu en Europe sous le nom de grand Mogol.Le féroce Nadir-Schah, usurpateur du trône de I erse, fit la conquête des états Mogols, eu 1739, et emporta les immenses trésors de Delhi.” Ta ll*(’ des marchands anglais associés pour le commerce de 1 Inde profita des dissensions intérieures, et devint, en restant toujours distincte du gouvernement anglais, solidaire cepen-dant do ses actes, la véritable souveraine de cette immense contrée.Elle rendit d’abord les princes, qui avaient besoin de ses services, tributaires, puis, sous un prétexte ou sous un autre, annexa province après province, et, en dernier lieu, elle se fit maîtresse d’Onde ce qui, selon beaucoup d’écrivains compétens, aurait, aux yeux des indigènes, comblé la mesure de ses usurpations.L’Hiudoustan peut se diviser comme suit : Inde Britannique, comprenant les trois présidences de Bengale, Madras et Calcutta et les territoires récemment annexés—étendue en milles car-f®*’ P°P9lat'0lb 131,912,138.Etats indépendans : étendue 627,910 ; population, 48,423,630.Colonies françaises, portugaises et danoises 1,254 milles carrés d’étendue ; population, 517,109.La surface totale de l’Inde est de 1,467,183 milles carrés et sa population de 180,853,017.D’après un calcul récent, la population du globe ne s’eleverad pas audelà de 1,055,942,403 âmes.Ainsi l’Inde contiendrait plus d’un sixième de tout le genre humain ! Les ancieus conquérans de l’Inde sont Mahométaii6 et forment un quinzième environ de la population totale.Us exerçaient la plupart des emplois, et ont encore une grande influence sur les Hindous.Charme nm ils remarqueront (le rimmso!»ht & P',eraiere révolté des cipayes, qui donna le signal •iaistres lueurs0061'1116 qU* VleUt d’éclalrer le monde entier de’ses |«JiiTmm1oPaSn?aUVai8.n0n Plus de faire comprendre aux petits ¦es unes dëa I* t®8 °nt f'n rePrésenlées beaucoup plus rapprochées 'èellem&t, à cause des ij.ru 1 7 , Lit.ic ^ire- Trois coups de baguette, deux mots, et ces sauvages a demi-nus, le fusil à piston à la main, l’habit sffidat/de Ph d°S’ m®'10111 des sPécimens très remarquables des ®?ldats, de 1 hon°rable compagnie des Iudes ; toutefois, rien n’est change dans leurs instincts, leurs habitudes ; ce sont les hommes, es memes hommes, qui, sous les drapeaux du roi Porus, combat- leS gUerriSrS d’AleXandre-” Bière invaRinn a[ls.avant *'ere chrétienne.Cette der- J-C.1000 Aflmvle de treize siècles de tranquillité.L’an de Dne dynastie rüg i ”?conqulrent le nord de l’Inde et y fondèrent Delhi et don eu 1221, chassai’Empereur de sa.capi- mentien r*4U piuuuisuu.n,e livre üe lcoï™Ldf l les.lnd,emies (Jobch.26, v.26) ; Sésostris, que rant Egyptien, y penètia vers l’an du monde 2700, luJ®.327 ans avant l’ère chrétienne.Cette der- We Delhi et Ye, n, en chassa l\ TOuérant ’m'00! le no,m de MoS°l au pays.Le fameux ¦ tare’ Tamerlan, détruisit, en 1308, la puissance des Reine Bibliographique.De l'Education,par Mgr.Dupanloup, Evêque d’Orléans—3 vols, in 8ro—Orléans et Paris.(Suite et Fin.) (1).La question des Humanités fait l’objet de tout le troisième volume du traite sur l’Education ; elle ne s’y trouve pourtant pas encore epu,sec, puisque ce volume n’en est que la premiere partS d CRI e e lui fournira vttîi i «pm Kl o Kl om « n + > t ¦ P qu’elle lui fJuînira^Œtement m t ro ES Ce sujet nous est familier.La division du cours d’étudëfen (1) Voir les livraisons de Septembre, Octobre et Novembre. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.huit classes, dont parle Mgr.Dupanloup, est rigoureusement observée ici.Depuis la fondation du premier petit séminaire jusqu'à aujourd’hui, le système d’instruction a varié, mais de manière à ne pas différer essentiellement.C’est chose plus que certaine que jamais l’instruction populaire, celle que l’on reçoit dans les écoles communes, n’eût pu faire ce qu’a fait pour nous l'instruction classique.Si nous parlons encore la langue de nos pères, bien plus, si nous eu avons conservé les mœurs et la foi, c’est grâce à son influence.La fixité des langues mortes a rendu la nôtre à peu près immuable.En puisant à la source, nous y avons trouvé des eaux toujours pures.Si nous ne l’avions fait, qui sait si nous n’aurions pas fini par nous perdre, langue, mœurs et religion peut-être au milieu des vainqueurs dont le flot nous aurait sans doute couverts?—Nous sommes assez éloignés de l’époque de la conquête pour croire que ce malheur fut vraisemblablement déjà arrivé, si, dès l’abord, ou ne nous eût indiqué la route qu’il fallait suivre pour l’éviter.On ne saurait trop encourager ce genre d’instruction ni donner trop d’éloges à ceux qui s’y dévouent.On peut donc dire, sans crainte de se tromper, que notre salut comme peuple en dépend d’une manière essentielle.Les langues et les littératures grecque et latine et la langue et la littérature maternelle doivent être l’objet et principal des études, dans la grande éducation intellectuelle ; on y joint communément l’Histoire et la Philosophie, qui la perfectionnent et qui l’achèvent.L’étude de certaines langues vivantes, celle de certains arts d’agrément, comme le dessin, la musique, et enfin les élémèns des sciences naturelles, physiques et mathématiques ne doivent venir que comme accessoires ; il en est de même des arts que l’auteur considère comme moins propres à la haute et pure éducation de l’intelligence et qu’il met aussi au second rang.Et pourquoi les arts libéraux qui sont la musique, le chant, le dessin, la peinture, la sculpture, l’architecture n’y tiennent-ils pas une place principale ?Parceque, pour être vivifiés, “ ils ont plus besoin d’une intelligence déjà éclairée et formée, d’une imagination riche et sage, qu’ils ne sont propres à vivifier eux-mêmes et à former ces facultés, surtout dans le jeune âge, dont la raison est si faible, l’imagination si vive et si trompeuse et la sensibilité si facile à égarer.” Avant de s’y livrer, la raison et l’intelligence ont besoin d’être mûries par l’expérience et surtout par une solide et forte instruction.“ Si les arts n’ont point par eux-mêmes assez de gravité, les sciences en ont trop pour être l’objet principal et essentiel de l’enseignement dans la haute éducation intellectuelle.” Ce sont surtout les sciences exactes, les sciences mathématiques et physiques que l’on doit mettre au second rang.Chaque chose à son heure; l’aliment nécessaire à l’intelligence de l’enfant ne doit jamais tendre à lui inspirerdu dégoût.Qu’il en apprenne les élémens; ils sont à sa portée, mais n’allez jamais audelà.“Le dur exercice auquel les mathématiques condamnent prématurément l’esprit brise ses forces et l’anéantit à jamais.” Ses effets sont souvent désastreux.“ Si vous donnez aux mathématiques, dans l’éducation du jeune âge, une prédominance tyrannique, l’imagination et la sensibilité naissantes de l’enfant y périssent nécessairement.Elles vont même, j’en ai vu des exemples étonnans, jusqu’à enlever à la conscience cette puissance si délicate, si intime, si nécessaire, ce juste et ferme discernement de ce qui est bien et de ce qui est mal, de ce qui est vrai et de ce qui est faux dans l’ordre supérieur de la sagesse et de la vertu, c’est-à-dire, la vraie grandeur de l’âme et toute la noblesse de l’intelligence humaine.” L’histoire ne doit pas non plus occuper la première place, parce que l’histoire, même la meilleure, celle où l’on rencontre le moins de funestes exemples, le moins de scandales, a toujours l’inconvénient capital décisif, irrémédiable, de n’être pas accessible aux jeunes intelligences dans tout ce qui la rendrait utile et en ferait un grand et noble enseignement : elle n’est réellement à leur portée qu’en ce qu’elle a de moins important et de plus vulgaire ! La haute philosophie ne conviendrait guère davantage : “ au lieu d’élever et de fortifier leur esprit, cette étude, imprudemment prématurée, ne ferait que le bouffir et l’enfler d’une façon aussi dangereuse que ridicule.C’est ce qui arrive inévitablement, toutes les fois que l’aliment qu’on donne à une intelligence n’est pas proportionné à sa nature ni convenable au tems où on le donne.” Voilà, suivant l’illustre auteur, ce qu’on doit éviter de placer en première ligue.Il nous dit ensuite pourquoi on a fait des langues et des littératures étrangères, et des langues et des littératures grecques et latines surtout, l’objetgjessentiel et} principal de l’enseignement dans la haute éducation intellectuelle.“ Enseigner à penser et à parler, en fesant étudier les plus beaux monumens providentiels du langage et de la pensée, et mettre par là les jeunesjgens en état de s’élever aux études plus savantes et plus spéciales qu’exigera la vocation dont la divine providence dirigera pour eux le choix un jour, tel est le but, telle est la raison des humanités.” Or, comment acquérir cette science de la pensée et du langage sino par la comparaison ou le rapprochement de sa pensée avec cell' d’autrui ?La vôtre est confuse, entourée d’ombres : celle (jl]e .vous découvrez est lumineuse ; la vôtre n’était qu’un germe informe6 mais son contact avec l’autre l’a fécondée et lui donne souvent une puissance qui égale la sienne, quand elle ne la surpasse pas.L’étude des langues est la tâche la plus facile que l’on puinSe imposer à l’enfance, et celle dont généralement elle s’acquitte delà meilleure grâce.La curiosité qui lui est naturelle est constamment en éveil.Un mot qu’il traduit avec intelligence, une phrase entière dont l’élève vient de dévoiler le sens le portent au travail spontané auquel il finit par se livrer avec ardeur.“ Et puis, quand ce jeune homme arrive dans les classes littéraires, on met successivement entre ses mains les historiens, les orateurs, les poètes dignes de ce nom, dramatiques, épiques, satiriques, les érudits, les philosophes alors, combien d’idées de toute espèce, combien de sortes d’instructions n’entreraient pas dans cette jeune tête avec la connaissance du langage ?” Sans l’étude des langues, qui nous dévoilerait les mystère du passé et mêmes ceux du présent ?Ici, comme en Europe, on a fait de certaines langues et littératures anciennes le principal objet de la haute éducation, “ parce qu’elles ont un caractère de fixité désormais immuables ; parce que le jugement des siècles en a constaté et consacré toutes les qualités et qu’enfin elles ont le privilège d’être originales, de prêter aui autres et de ne pas emprunter elles-mêmes,” et l’on y a donné la première place au latin, parce que cette langue est la mère des plus belles langues modernes.La laugue grecque vient ensuite et devrait même y aller de ppir ; mais sa clarté et sa précision, sa richesse et sa variété, sa douceur et son incomparable harmonie, enfin cette pureté, cette délicatesse, cette élégance, qui se nomment Vatticismt tiennent le premier rang.L’harmonie de ces deux langues n’a rien qui puisse souffrir comparaison parmi les langues modernes.Les langues latine et grecque sont donc la base'de toute étude sérieuse, parmi presque tous les peuples d’Europe et de ce continent, et quiconque aspire à parler avec élégance et pureté sa propre langue, doit nécessairement connaître l’une et l’autre, quand ce ns serait qu’imparfaitement.Les grandes sources étant indiquées, l’auteur nous montre ensuite les voies qui y conduisent, et cela de la manière la plus méthodique et la plus claire.La gradation de son système d’enseignement est parfaite.C’est, à peu de chose près, celle que l’on admire dans nos grands collèges classiques.Son ordo discendi et docendi offre peut-être un peu plus de variété et est digne, en tout point, d’attention.Les modèles à suivre y sont tous nommés, et ces modèle» sont les plus purs et les plus nobles sous le double rapport du style et des pensées.Tout le livre sixième de ce troisième volume se compose d’une série de préceptes fort utiles, et, en observant son “ plan et règle-ment des études et classes grammaticales et littéraires,” le profes-seur, qui se dévoue à ce genre d’enseignement, ne peut manquer de voir ses efforts couronnés de succès.L’importance de ces études est donc réelle, et, quelle que soit la défaveur où les jette momentanément l’esprit de commerce et de spéculation de tout genre qui domine parmi nous, il n’en est pas moins vrai, comme on l’a dit, au commencement de cet article, que notre existence, comme nation distincte de celles qui nous environnent,en dépend essentiellement, et que la nécessité nous forcerait tôt ou tard d’y recourir.C’est un moyen de salut qu’il serait, non seulement imprudent, mais même fatal de laisser disparaître du milieu de nous.Quand bien même la connaissance du latin et du grec n’aurait pas l’effet immédiat de faire éclore de ces savans dont le nom seul suffit à illustrer un peuple, ces deux idiomes, au premier desquels notre langue doit en grande partie son origine, ne lui serviraient-ils pas en quelque sorte de rampart contre l’invasion dont la menacent sans cesse les langues étrangères parlées aujourd’hui presque concurremment avec elle sur la place publique, comme au loyer ?Cette connaissance n’eût-elle que ce seul résultat que ce serait encore beaucoup.D’ailleurs, la stérilité apparente des hautes études ne doit pas nous décourager.Elles ont créé, il est vrai, de l’encombrement dans les professions libérales ; mais cet obstacle à l’obtention d’un bien être matériel quelconque que l’on recherche toujours avec avidité, surtout dans la jeunesse, finira bientôt, nous en avons la ferme conviction, par céder sous la pression que lui font déjà subir les intel-ligences, et, une fois qu’elles l’auront vaincu, chacune trouverai bien être sur lajvoie que Dieu lui a assignée.Terminons parjle court résumé que fait l’auteur des principal avantages et de l’utilité qu’ont pour la France comme p°ur le Canada français les langues latine et grecque : “ Les avantagé que l’on retire de ces idiomes sont donc l’acquisition et l’intelh' JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.235 nc0 d’un nombre considérable de mots très importants, dont l’origine est grecque ou latine ; et il faut ajouter que le iatin facilite singulièrement l’étude approfondie du français, en ce qu’il éclaircit ^"difficultés, explique les anomalies de l’orthographe, soit usuelle, grammaticale.Je dirai plus : le grec, le latin se retrou- vent partout, jusque dans les conversations et dans le commerce le plus familier de la vie commune ; quoiqu’on dise, quoiqu’on écrive en français, on le dit et on l’écrit presque toujours avec des mots d’orimne latine.Les feuilles périodiques elles-mêmes, quoique le néologisme y domine souvent, fourmillent d’expressions tirées de oes langues.Pour l’homme qui les sait, la connaissance d’une étymologie supplée à une longue explication que l’ignorant a bien Je la peine à saisir ; le vrai sens de mille termes échappe à celui-ci, et, avec le sens des termes, l’intelligence claire des choses pour lesquelles ils ont été adoptés.” Bulletin des publications et réimpressions les plus récentes.Paris, Novembre 1857.Chassant.—Les nobles et les vilains du temps passé, ou recherches critiques sur la noblesse et les usurpations nobiliaires, tiré seulement à 600 esemolaires, in-8o 303 p.; 6 francs.Ferrari.—Histoire des révolutions d’Italie, 2 vols in-8o.—Prix 14 f.L’ouvrage aura 4 volumes.Macaulay.—Histoire du règne de Guillaume III., traduit de l’anglais par Amédée Pichot, (pour faire suite à l’histoire de la révolution de 1688), 3 vols.in-8o.—Prix 12 francs.Maury.— Histoire des religions de la Grèce antiqu», 2 vols.in-8o.— Prix 15 francs.Napoléon.—Recueil par ordre chronologique de lettres, proclamations, bulletins et discours du premier Empereur, accompagnés de notes historiques, par SI.de Kermoysan, 3 vols.in-18o.—Prix 3 francs chaque.Thierry (Amédée).—Histoire des Gaulois, 5e édition, revue et augmentée, 2 vols.in-12o.—Prix 7 francs.Milne Edwards.—Leçons sur l’anatomie et la physiologie comparée de l'homme et des animaux, tome second.New-York—Novembre et Décembre 1857.Travels and discoveries in North and Central Africa—being a journal of an Expedition undertaken uuder the auspices of the British Government, in the years 1849-’55—by Henry Barth, 3 vols.in-8o, Harper and Brothers.Beranger—done into English verse, by William Young, 400 p.in-12o; Appleton & Co.La mort récente de Béranger a causé cette nouvelle édition du travail singulièrement difficile que SI.Young s’était imposé, il y a quelques SDnées.Traduire en vers anglais 200 chansons de Béranger n’était pas une petite affaire ; et si quelquefois la gaité et le génie tout français du chansonnier sont restés en chemin, il n’y a pas lieu de s’en scandaliser.Du reste, SI.Young a été plus heureux qu’il ne pouvait l’espérer dans cette entreprise hasardeuse et quelques unes de ses traductions sont même presque littérales, sans manquer d’élégance ni de grâce.Le poète anglais asu,d’ailleurs, en général, choisir les sujets les moins scabreux sous le rapport de la décence et de la morale, et a fait, dans une certaine mesure, ce qui malheureusement n’existe pas encore en français, un Béranger épuré.11 est à regretter qu’il n’ait pas été plus loin dans cette direction et qu’il ait encore laissé dans son recueil quelques chants peu édifians.On trouve, à la fin du volume, une curieuse lettre de Béranger, dans laquelle, avec une bonhomie qui n’est peut-être pasexempte de malice, après avoir remercié l’auteur du cadeau qu’il lui a fait d’un bel exemplaire de son livre, il regrette ingénument de ne pouvoir l’apprécier par lui-même, parcequ’il ne sait pas l’anglais; mais il l’assure qu’un membre de l’académie française, qui est très ver6é dans cette langue, a lu l’ouvrage et le trouve parfait.Il remercie M.Young d’avoir orné de son beau talent ses humbles chansons.Philadelphie, Novembre 1857.Sam Slick, the Clockmaker—by Judge Haliburton, with illustrations.Two volumes, complete in one, 12o pp.179, 192.T.B.Peterson.Le vieux Sam Slick se fesait rare, et, malgré la rancune que nous lui gardons pour quelques sorties très injustes contre les Canadiens-Français, 1 e3t L bienvenu «ous ce nouveau costume.Québec, Décembre 1857.Elements de la grammaire française de Lbomond, revus et complétés, P«B.Julien—Nouvelle édition, 69 pages in-12—Augustin Côté et Cie.questions et exercices sur la grammaire française de Lbomond, à usage nés élèves—Nouvelle édition, 72 pages in-12—Augustin Côté et Lie.La petite grammaire de Lbomond pour les écoles élémentaires nous a oujours paru excellente.L’édition revue et corrigée par M.Julien, wteur es lettres et licencié ès sciences de l’Université de Fiance, aceom-P gaee comme elle l’est des exercices, forme un cours élémentaire simple en meme temps compréhensif.Montréal, Décembre 1857.Annales du Cabinet do Lecture—Ire, 2e et 3e livraisons.Nous sommes heureux de voir ainsi exécuter un projet que nous appelions de tous nos vœux.Ces premières livraisons contiennent les deux lectures de M.Rouxel et les beaux vers de M.Denis dont nous avons déjà parlé.Espérons que les Annales du Cabinet de Lecture de l'Œuvre dts Bous Livres deviendront une publication régulière avec pagination continue, etc., de manière à former un joli volume, au bout de l’année.La Frontière—Chant National.Paroles de Jean-Baptiste Bonhomme, musique de M.Fleury Deschambault.Notre jeune compositeur canadien est en veine et ses ouvrages se succèdent rapidement, au grand plaisir des amateurs.Les paroles de AI.Bonhomme, que nous soupçonnons de n’être qu‘un faux bonhomme,, sont brodées sur un épisode du dernier congrès scientifique, qui ne s’atten-dait guères à se voir mettre en musique.En dire plus long serait peut-être leur ôter de leur nouveauté et nuire à la vente, ce qu’à Dieu ne plaise : la musique et la poésie n’ont pas déjà chez nous trop d’acheteurs !.M.Deschambault, par son talent et son énergie, a droit à tous les succès, que nous lui souhaitons.NOUVELLES ET FAITS DIVERS.BULLETIN DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE.Le 26 Novembre, a eu lieu, au Collège de Sainte Marie, une séance-publique de Vacadémie des élèves de cette institution.M Bellefeuiüle.président, et quatre récipiendaires ont prononcé des discours eï Pu des essais qui leur font le plus grand honneur.M.Génand avait choisi pour sujet decomposition “Lemartyre d’un chrétien’’; M.Lacoste, un discours,comme il l’a dit, pro domo sud qui n’était rien moins qu'une éloquente supplique adressée au Père Recteur pour le prier de conduire les élève?à l’exposition provinciale ; M.Pinet, une description élégante d'une fête au collège,.AL Gauthier, un compte-rendu de l’exposition, et M.Emilien Paradis “Les péripéties d'un concours.” Ce dernier sujet, qui par sa nature avait sa place dans notre journal, nous a paru d’ailleurs, sous tous les rapports, digne d’être donné comme modèle du genre et nous l’offrons aujourd’hui, à nos lecteurs.Le travail de M.Paradis a de plus le mérite d’ètre une peinture candide de ses propres impressions.On se souvient que c’est l’élève qui a obtenu la bourse mise au concours par les Révérends Pères.On a égayé cette séance par une représentation d'Esope au Collège, et par des exercices de musique vocale et de musique iastrumentale.M.le Sur-intendant de l’instruction publique a adressé quelques paroles de félicitation aux élèves.— Quelques jours plus tard, avait lieu, au Collège de Sainte Alarie, 1 erepe-titorium des élèves de l’Ecole de droit, qui ont été examinés par leur habile professeur AI.Bibaud, par AI.Cherrier et par quelques antres membres du barreau et ont tous répondu d’une manière satisfaisante, quelques-uns même d’une manière très remarquable.M.le Surintendant fut prié de leur adresser la parole et fit ressortir tout l’avantage qui résulterait pour la profession à laquelle il appartenait lui-même des trois écoles de droit maintenant ouvertes à la jeunesse canadienne.—M.Cyrille Légaré, ecclésiastique du séminaire de Québec, est arrivé d'Europe, ces jours derniers.C’est un des quatre jeunes professeurs qni ont été se préparer à l’Ecole des Carmes pour remplir les chaires de la faculté des lettres de l’Université Laval.M.Légaré revient avec le titre de licencié ès sciences qui ne s'obtient qu’après de sérieuses épreuves, — Le premier Alardi de Janvier, aura lieu, à Montréal, à l’Institut des Artisans, l’élection du comité exécutif de la Chambre des Arts et Manufactures.Nous croyons devoir le rappeler aux professeurs des collèges et aux instituts d’artisans, qui, s’étant conformés à la loi, ont droit de nommer des délégués.Voir notre livraison du mois d’Août.BULLETIN LITTERAIRE.— M.Adolphe de Puibusque, déjà chevalier de l’ordre de Charles III d’Espagne, vient d’être nommé Commandeur du même ordre, et a été autorisé par le gouvernement français à en accepter et porter les décorations.M.de P doit cette haute distinction à l'initiative de ses collègues de l’Académie royale de Madrid.Ses nombreux amis du Canada, où il a résidé pendant trois ans, se réjouiront de cette promotion méritée par ses travaux sur la littérature espagnole.Outre les efforts qu’il a faits, à deux reprises différentes, pour obtenir du gouvernement français des dons de livres pour notre bibliothèque nationale, cet écrivain distingué a encore témoigné sa vive sympathie pour les Canadiens dans une série d’articles publiés dans le journal “l’Union” de Paris, et intitulés “La Littérature française au Canada.” — A voir l’empressemeut avec lequel on élève en Europe des statues aux grands hommes morts, on dirait que l’on craint de n’en plus voir surgir de vivans et que l’on veut peupler le sol de statues, à défaut de mieux.En France, après celles de Bichat et de Gay Lussac, élevées à Paris, après celle de Geoffroy Saint Hilaire à Etampes, les lettres ont eu leur tour et l’on vient d’inaugurer la statue de Aladame de Sévigné à Grignon.L'Irlande a cru devoir se souvenir de son grand poète Aloore qui n’est pas non plus étranger au Canada, puisqu’il y a passé quelque temps et a composé cette belle chanson du voyageur, connue dans la 236 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.monde entier sous le nom de Canadian Boat Song, et si heureusement traduite par M.Angers.On a donc inauguré à Dublin, le 14 Octobre, la statue de Moore, faite par un sculpteur qui est son homonyme, mais que l’on ne dit pas être son parent, M.Christopher Moore de Londres.Le Lord Lieutenant ou Vice-Roi d’Irlande, le Mairo et la Corporation de Dublin étaient présens- Un discours a été prononcé par 1* comte de Charlemont.La musique du premier Royal Dragon jouait des airs choisis parmi les mélodies irlandaises du poète.— Douglass Jmxpld, le grand humoriste anglais, auteur de plusieurs romans et l'un dc^erivains les plus spirituels du Punch, a laissé, en mourant, sa famille dans un état voisin de la pauvreté, Dickens et quelques autres hommes de lettres se sont mis à la tête d’une souscription qui a rapporté en peu de temps £2,000 pour la veuve et la fille du pauvre écrivain.— M.l’abbé Perché, depuis quinze ans rédacteur et propriétaire du Propagateur Catholique de la Nouvelle-Orléans, vient d’abandonner le fauteuil éditorial où il s’est distingué par l’élévation des pensées et l’élégance du style.M.de Sard lui succède, et, si nous pouvons en juger par ses premiers articles, le nouvel éditeur continuera dignement les travaux de son prédécesseur.M.de Sard, du reste, a déjà une réputation d’écrivain bien méritée.Quant à M.Perché, presque tous les journaux des Etats-Unis et du Canada, sans distinction d’opinion religieuse ou politique, ont, à l'occasion de sa retraite, exprimé leur respect et leur sympathie pour cet habile vétéran du journalisme.—De nombreuses lectures publiques paraissent devoir être faites cet hiver, à Québec et à Montréal.Dans l’ancienue capitale, l’Institut Canadien, l’Institut Catholique, et la société St.Jeau-Baptiste rivalisent de zèle.M.de Fenouillet, professeur à l’Ecole Normale Laval, et l’un de nos collaborateurs, a lu un travail remarquable sur Lamennais ; le Dr.Paiuchaud, et M.Barthe ont aussi fait des lectures qui ont réuni de nombreux auditoires.A Montréal, l’Association dite de la Bibliothèque Mercantile a invité plusieurs orateurs des Etats-Unis et entPautres Horace Greeley.—L'Institut-Canadien annonce l’ouverture prochaine de son cours de lectures et l’Œuvre des Bons Livres continue le sien.M.l’abbé Desmazures a prononcé un excellent discours sur les historiens modernes, sujet qu’il doit développer davantage dans une seconde soirée.M.Royal a lu un travail biographique sur le Maréchal St.Arnaud, lequel parait avoir été vivement goûté.ETAT DES SOMMES PAYEES PAR LE DEPARTEMENT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE DU 1ER JANVIER AU 30 NOVEMBRE 1867 : Montant payé jusqu’au 31 Octobre dernier, tel que porté dans l’ètat publié daus le No.10.Payé du 1er au 30 Novembre 1857, savoir: Pour subventions sémestrielles aux écoles J communes: 2 sem.de 1856.S “ “ 2 do 1857.“ “ Pension aux iusti- ) tuteurs retirés.j “ “ Salaires des officiers \ du Départment.$ “ “ Livres destinés à \ être donnés en prix.$ “ “ Journal de Pin-} struction Publique.S “ “ Fonds de Construe- ) tion.$ “ “ Ecoles normales.“ “ Dépenses casuelles.£61,615 16 6 £156 18 1 297 6 1 35 12 0 189 1 3 96 15 7 69 0 0 30 0 0 679 0 7 20 9 7 1,574 3 7 £63,189 12 7 PALMARE.Distribution Solennelle des Prix aux Elèves du Eycée de Varennes.Année scolaire 1857.PREMIERE CLASSE.Instruction Religieuse.—Prix Augustin Provost ; acc A Gauthier.Sagesse — Prix Jpseph Brodeur ; acc Misaël Archambault.Syntaxe ; analyse grammaticale et logique—1er prix Napoléon Mongeau, 2me prix Joseph Petit ; 1er acc Azarie Bousquet, 2me acc M.Archambault.Littérature et Composition Française—Prix Antoine Gauthier ; acc F.Senécal.Style Epistolaire—1er prix Lactance Brodeur, 2me prix Prime Dttrocher ; 1er acc Adélard Charbonneau, 2e acc Joseph Choquct.Histoire du Canada—1er prix Joseph Joffrion, 2e Joseph Petit ; 1er acc Alfred Senécal, 2e Hector Lussier.Histoire de France—Prix Ferdinand Senécal ; acc Ant Gauthier.Géographie Générale et connaissance des cartes géographiques—1er prix Hector Lussiez 2e prix Lactance Archambault ; 1er acc Charles Beauchemiu, 2e acc Chnstopbe Brodeur.Notions pratiques sur l’Agriculture—1er prix Oléopbas Joffrion, 2e prix Misaël Archambault • 1er acc Joseph Brodeur, 2e acc Prime Durocher.Botanique—Prix Hormisdas Brodeur ; acc Ahtoine Gauthier.Dessin graphique et à vue_ 1er prix Joseph Petit, 2d prix Joseph Brodeur, 3e Lactance Archambault ¦ 1er acc Antoine Gauthier, 2e acc Hormisdas Brodeur, 3e acc Ferdinand Senécal.Arithmétique et exercices de calcul—1er prix Antoine Gauthier, 2e prix Isaïe Touchette, 3e prix Charles Beauchemin; 1er acc Joseph Brodeur, 2e acc Napoléon Mongeau.Mesurage des surfaces et des corps—1er prix Joseph Brodeur, 2e prix J.Joftriou ; 1er acc Lactance Brodeur, 2e acc Christophe Brodeur.Tenue des Livres—Prix Antoine Gauthier ; acc Ferdinand Senécal.Calligraphie—1er prix Lactance Archambault, 2e prix Joseph Petit ; 1er acc Cléophas Joffrion, 2e acc Ferdinand Senécal.Lecture des Manuscrits—Prix Hector Lussier ; acc Joseph Joffrion.DEUXIEME CLASSE.Sagesse—1er prix—Louis Joffrion ; acc Joseph Beauchamp.Grammaire—1er prix Louis Joffrion, 2e prix Auguste Decelles, 3e prix Louis Lalumière; 1er acc Ludger Joachim, 2e acc Xavier Berthiaume, 3e acc Joseph Beauchamp.Géographie—1er prix Auguste Decelles, 2e prix Louis Joffrion, 3e prix Zoël Petit ; 1er acc Aimé Senécal, 2e acc Louis Decelles, 3e acc Joseph Beauchamp.Histoire—1er prix Louis Joffrion, 2e prix Joseph Beauchamp, 3e prix Bruno Jodoin; 1er acc Pliilias Beau-champ, 2e acc Zoël Petit, 3e acc J.-Bte.Collette.Arithmétique—1er prix Louis Joffrion, 2e prix Joseph Beauchamp, 3e prix Xavier Berthiaume ; 1er acc Bruno Jodoin, 2e acc Xavier Aubertin, 3e acc Adolphe Bissonnet.Lecture—1er prix Xavier Berthiaume, 2e prix Joseph Beauchamp, 3e prix Aimé Senécal, 4e prix Séraphin Lacroix ; 1er acc Victor Archambault, 2o acc Eusèbe Savaria, 3e acc Louis Decelles, 4e acc Auguste Delisle.Ecriture—1er prix Auguste Decellbs, 2e prix Ludger Joachim, 3e prix Baptiste Malépart, 4e prix Baptiste Collette ; 1er acc Allied Bernard, 2e acc Xavier Aubertin, 3e acc Zoël Petit, 4 acc Francis Boivenu.CLASSE ANGLAISE.Sagesse—1er prix Lactance Brodeur ; acc Lactance Archambault.Ire.division : Lecture—1er prix Lactance Archambault ; acc Joseph Joffrion Epellation—1er prix J.Joffrion; 1er acc Lactance Archambault.Grammaire—1er prix Isaïe Touchette ; acc Lactance Archambault.Géographie 1er prix Auguste Decelles ; acc Lactance Archambault.Arithmétique—lr prix Azarie Bousquet ; acc Charles Beauchemin Traduction—1er prix Elie Beauchamp ; acc Napoléon Mongeau.Dialogue—1er prix Napoléon Mongeau ; acc Auguste Decelles.Application—1er prix Charles Beauchemiu ; 2e prix Antoine Gauthier ; 1er acc Joseph Brodeur, 2e acc Lactance Archambault.2e Division : Lecture—1er prix Louis Fillette ; acc J.Beau-champ.Ecriture—1er prix Baptiste Collette ; acc Xavier Berthiaume.COURS PREPARATOIRE.Sagesse—1er prix Joseph Archambault ; acc Arthur Durocher.1ère Division : Catéchisme—1er prix Joseph Archambault ; 2e prix Alphonse Sicotte ; 1er acc Henri Laverdure ; 2e acc : uoien Bernard, 3e acc Moïse Lamoureux.Lecture—1er prix Joseph Archambault, 2e prix Lucien Bernard ; 1er acc Moïse Lamoureux, 2e acc Benjamin Bienvenu, 3e acc Alexis Champagne.Ecriture—1er prix Joseph Archambault ; 1er acc Henri Laverdure, 2e arc Lucien Bernard.Poids et Mesures—1er prix Henri Laverdure ; acc Arthur Durocher.2e Division : Catéchisme—1er prix Azarie Gauthier, 2e prix Arthur DurOi her, 3e prix L.uis Favreau ; 1er acc Joseph Brunei, 2 acc J.-Bte.Bachamp, 3e acc Léon Malo.Lecture—1er prix Arthur Durocher, 2e prix Léon Malo, 3e prix Joseph Brunei ; 1er acc Azarie Gauthier, 2e acc Moïse Jodoin, 3e acc Auguste Pari-seault.Ecriture—1er prix Gédéon Brunei, 2e prix Léun Malo ; 1er acc Joseph Brunei, 2e aec Louis Favreau, 3e acc Arthur Durocher.AVIS.M.Justin Harman, instituteur, trouvera au Bureau de l’Instruction Publique, une lettre de France à son adresse.On s’abonne, pour cinq ciielins par année, au Journal de l’Instruction Publique rédigé parle Surintendant de l’Education et par M.Joseph .enoir.assistant-rédacteur On s’abonne pour cinq chkuns par année au “ Lower Canada Journal of Education, rédigé par le Surintc idant de l’Education et par M John Radiger, assistant-rédacteur! Les instituteurs peuvent recevoir, pour cinq chblins.les deux journaux ou, ù leur choix, deux exempL.ires de l’un ou de l’autre.L’abonnement, dans tous les cas, est payable d’avance.Le journal françr.ii se lire ù 4.000 exemplaires et parait vers le milieu de chaque mois.Le journal anglais se tire à 2,000 exemplaires et paraît vers la fin de clinnue mois.On ne publie que des annonces qui mit trait ù l’instruction publique, aux sciences, ou aux beaux arts.Prix: un chelin par ligne pour lu première insertion, et douze sous par ligne, pour chaque insertion subséquente, payable d’avance.On s’abonne au Pureau de l’Education à Montréal, chez M.Thomas Roy.agent à Québec, et pour la campagne, en adressant au bureau de l’éducation une demande d’abonnement par la poste, avec Je montant.On est prié d’indiquer clairement et lisiblee ment le bureau de poste auquel le journal doit être expédié.Les abonnés feront bien nssi d’écrire leur adresse lisiblement à part de leur signature.Des Presses à Vapeur de Senécal $ Daniel, 4 Rue St.Vincent
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