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Titre :
Journal de l'instruction publique
Revue publiée par le Département de l'instruction publique à l'intention des acteurs du milieu de l'éducation. Des textes officiels du gouvernement côtoient des retranscriptions de discours et de conférences, des nouvelles nationales et internationales, des textes sur la pédagogie, des textes littéraires et de la documentation variée en support à l'enseignement.
Éditeur :
  • Montréal :Département de l'instruction publique,1857-1879
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Journal de l'instruction publique, 1857-09, Collections de BAnQ.

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Volume I.Montreal, (Bas-Canada) Septembre, 1857- / lm # ' fiijjhm 'LIBERTÉPROCRESi __JJl il II k PEUPtf min m No.9.SOMMAIRE.—Littérature : Du véritable auteur de l’Imitation de Jésus-Christ, par M.le Professeur de Feuouillet.— Poesie : Notre-Dame de Montréal, par M.Joseph Lenoir.—Agriculture : Exposition des produits de l’agriculture et de l’industrie à Montréal, par M.Valade, inspecteur des écoles.—Education : Pédagogie, de l’emploi du temps dans les écoles, (suite.)—Pensées diverses sur l’éducation.—Exercices pour les élèves des écoles.—Vers à apprendre par cœur.—L’Automne, par Lamartine.—Sujet de composition.—Contemplation du cie.étoilé, par X.De Maistre.— Exercices de grammaire.—Avis Officiels: Annexion de municipalité scolaire.— Nominations : Diplômes accordés par les Bureaux d’Examinateurs Protestans du district de Montréal, par le Bureau des Examinateurs Catholiques du district de Montréal, par le Bureau des examinateurs du district des Trois-Rivières et par celui du district de Kamouraska.—Dons faits à la bibliothèque du département de l’instruction publique.—Editorial : Rentrée des élèves aux Ecoles Normales.— Architecture des écoles, deuxième article, (suite.)—Association Américaine peur l’avancement des sciences, (suite.)—Revue Bibliographique.—De l’Education, par Mgr.Dupanloup.—Bulletin des publications et réimpressions les plus récentes.— Pans.Toronto, Montréal.Québec.—Petite Revue Mensuelle.—Caisse d’économie des instituteurs.—Documents Officiels: Tableau de la première distribution des pensions aux anciens instituteurs.—Circulaire à Messieurs les curés et ministres du culte sur ce sujet.—Liste des Instituteurs et institutrices inscrits sur le régislre de la caisse d’économie.—Palmare : (suite.—Distribution des prix aux élèves du collège de l’Assomption et du pensionat des Dames Ursulines de Québec.— Avertissements.— Gravure : Vue de Notre-Dame de Montréal LITTERATURE.DU LIVRE DE L’IMITATION DE JESUS-CHRIST ET DE SON VERITABLE AUTEUR.I.Qui n’a lu plusieurs fois, qui ne lit et ne relit sans cesse ce livre d’or, le plus beau, le plus suave des livres, l’Imitation de Jésus-Christ?Le livre des saintes espérances, des ineffables consolations, de toutes les immortelles joies.Depuis qu’en pauvre pèlerin, je marche par les sentiers de la terre étrangère, je porte dans mon humble sac de voyage ce livre de merveilleuses paroles.Il me vient d’un noble femme, de la plus tendre et de la plus vénérée des mères : or, rien ne m’est cher comme cette pieuse relique où vivent en traits ineffaçables le nom et le souvenir de l’ètre que j’ai le plus aimé au monde.Ah ! que de fois je me suis réfugié dans les pages de cet admirable livre, comme dans le sein de l’ami le plus fendre et le plus miséricordieux ! que de forces j’y ai trouvées contre mes misères et mes défaillances de tous les jours ! comme il a purifié et relevé mon âme troublée si souvent par les images extérieures ! Comme d m’a rendu Dieu plus présent et plus sensible au cœur ! Et n’était-ce pas la voix de Dieu lui-même que j’entendais et qui me disait : “ O mon fils, il est bon d’avoir des peines et des traverses, parce “ qu’elles rappellent l’homme à son cœur et lui font sentir au’il est “ en exil et qu’il ne doit mettre son espérance en aucune chose “ d’ici-bas.” II.Tout le monde sait qu’après l’Evangile, il n’est pas de livre plus universellement connu, senti, médité et admiré que le livre de l’Imitation.Vous le trouvez entre les mains de tout homme qui aime à penser aux choses de l’âme et de Dieu : et chaque famille vraiment chrétienne s’en pénètre et s’en nourrit, comme d’un aliment de force et de vie.Dans mes diverses pérégrinations à travers les peuples, je l’ai rencontré partout cet excellent livre et, bien souvent, sous la hutte du pauvre comme sous les lambris dorés du riche.Je me suis assis le soir, autour de la table commune, comme un vieil ami de la famille, écoutant avec amour la lecture attendrie de quelques-unes de ses ravissantes pages.Mais, chose bbn curieuse ! ce glorieux livre de l’Imitation qui gagne chaque jour tant d’âmes à Dieu, que les nations chrétiennes se lèguent tour à tour, comme un inépuisable trésor de sagesse et de piété, n’a jamais cessé de cacher, comme un profond mystère, le nom de son véritable auteur.Et même encore aujourd’hui', après quelques siècles écoulés et les plus laborieuses contestations de la science, c’est à peine si une voix hardie et fortement convaincue ose révéler et affirmer l’individualité authentique de l’homme qui a conçu, écrit et répandu dans le monde catholique, cette œuvre empreinte de tant de foi, de grâce et d’amour.Du temps que Lamennais (alors M.l’abbé de Lamennais) écrivait la préface de sa belle traduction de l’Imitation, il disait : “ On ne connaît point l’auteur de l’Imitation, les uns l’attribuent “ à Thomas à Kempis les autres à l’abbé Gersen : et cette diver-“ sité d’opinions a été la source de longues controverses, selon nous, “ assez inutiles ; mais il n’est point d’objet frivole pour la curiosité “ humaine.On a fait des recherches immenses pour découvrir le “ nom d’un pauvre solitaire du 13ème siècle ; qu’est-il résulté de “ tant de travaux ?Le solitaire est demeuré inconnu et l’heureuse “ obscurité où s’écoula sa vie a protégé son humilité contre notre “ vaine science.” Lamennais n’était alors qu’un humble prêtre, le plus humble des prêires : et si cette haute question de philologie lui paraissait si frivole et si vaine, c’est qu’il en était encore à ses dégoûts du commencement et qu’au 'milieu de ses ferveurs ascétiques, il n’avait aucune estime pour la science humaine.Mais l’homme et les temps changèrent bien vite, hélas ! Et ce même abbé de Lamennais, qui a pris depuis tant de peine pour donner à la moindre de ses fantaisies politiques et religieuses la puissante autorité de son nom, trouvait ainsi qu’on avait tort de se mettre en si grands frais de recherches, pour découvrir le nom de celui qui a fait le plus beau livre qui soit parti de la main des hommes.Et quelle question sera donc digne d’émouvoir la curiosité humaine, s’il ne faut pas qu’elle se préoccupe de celle qui touche au 1287 174 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.point le plus essentiel de la philologie catholique, en même temps qu’elle a pour but de faire restituer à qui de droit ce magnifique héritage d’origine et de propriété que trois grandes nations se sont intrépidement disputé jusqu’à ces derniers temps ?Mais qu’importent après tout les sententieuses paroles de l’illustre traducteur ?L’abbé de Lamennais, qui pouvait être en cette matière le juge le plus compétent et le plus écouté, ne l’avait point lui-même approfondie; il Lavait même assez dédaignée peut-être, pour ne pas s’apercevoir qu’il commettait un étrange anachronisme, en faisant vivre au treizième siècle le vénérable auteur de l’Imitation, qui existait pourtant encore en 1471, c’est-à-dire, bien avant dans la seconde moitié du quinzième.III.La question était noble, ancienne déjà ; elle avait suscité d’ardentes luttes et passionné de superbes esprits.On écrivait sans relâche et de plusieurs endroits.On argumentait de toute manière.On plaidait même en bonne et belle forme devant le Parlement.Richelieu intervenait au besoin et l’Académie française aussi, mais c’était une controverse sans issue : on n’aboutissait à lien de décisif.L’Allemagne revendiquait à son profit tout l’honneur de cette glorieuse origine ; mais la France et l’Italie contestaient opiniâtrement la légitimité de ses titres.Elles retenaient au contraire avec un sentiment d’orgueil national, et chacune d’elles pour leur propre compte, cette haute qnestion de paternité.Et comme certaines corporations religieuses se trouvaient personnellement intéressées dans la discussion, c’était à qui mieux mieux entre Chanoines réguliers, Bénédictins et Jésuites se pousserait rudes arguments et mordantes injures ; car la passion s’était à la fin mise de la partie, et elle est ordinairement mauvaise conseillère et cruelle logicienne.Or, dans cette tumultueuse mêlée d’hommes obéissant ainsi à des intérêts et à des prétentions contraires, la question toujours plus incertaine et plus mystérieuse s’agitait la même autour de trois noms qui ont diversement retenti dans le monde religieux et littéraire.A savoir Thomas à Kempis pour l’Allemagne, l’abbé Gersen pour l’Italie, et le chancelier Gerson pour la France.Et selon que la découverte de quelque nouveau manuscrit ou la production de tout autre titre venait présenter la question sous un jour plus avo-rable aux préoccupations de l’une ou de l’autre de ces trois parties, celle qui s’en pouvait utilement prévaloir, déclarait la guerre finie et criait bien haut sa victoire.Or, c’est ainsi que les choses se sont passées jusqu’en ces dernières années.On crut un moment, à la faveur de l’ingénieux travail de M.de Gvégory, que le problématique abbé Gersen avait raison.Puis, vint le tour du chancelier Gerson, et certes, il faut bien le dire, il y avait là des présomptions graves et mieux que des présomptions.On produisait des manuscrits et l’Académie sanctionnait publiquement de sa haute estime les travaux et les affirmations de M.Onésime Leroy.La question devenait donc toute française, et la grande figure de Gerson recevait ainsi un nouvel éclat de cette importance du manuscrit de Valenciennes qui le constituait le glorieux auteur de l’Imitation de Jésus-Christ.IV.Nous croyions alors, sous le charme de ce dernier verdict, que le procès était fini et que, forts de la situation et de notre droit, nous pouvions braver, défier même toute nouvelle tentative ; mais hélas ! nous comptions sans M.Malou, ci-devant professeur de philosophie à l’Université de Louvain, (Belgique) aujourd’hui évêque du diocèse de Bruges.Car, depuis que M.Malou est entré dans la lice, armé de son livre de recherches historiques sur le véritable auteur de VImitation de J.-C., livre si court, mais si substantiel et si plein, qui pourrait désormais songer à souter'r d’autres titres et d’autres droits que ceux du pieux et vénérable Thomas à Kempis ?Qui pourrait se donner le robuste courage de décliner cet imposant ensemble de tant de preuves et de témoignages ?Où trouver plus de lumières et plus d’autorités ?Et si la vérité n’était point de ce côté là, la pourrait-on raisonnablement chercher ailleurs ?M.Malou ne conjecture point, lui ; il affirme et son affirmation s’appuie sur toutes sortes d’arguments, de preuves et de faits matériels et irrécusables, puisqu’outre les témoignages des contemporains de Thomas à Kempis, il produit des manuscrits de toute foi portant le nom de ce savant docteur ; et parmi ces manuscrits, celui de 1425, qui appartient à la Bibliothèque de Bourgogne à Bruxelles, et qui est inscrit sous le no.15,137, c’est-à-dire, le plus ancien manuscrit que l’on connaisse jusqu’à présent, puisqu’il n’est postérieur que de dix ans à l’année où fut composée l’Imitation ; ce qui donne à Thomas à Kempis une incontestable priorité sur ses concurrents.Notre intention n’est pas de suivre d’ailleurs M.Malou dans les détails de cette savante dissertation qui lui fait tant d’honneur, et comme philologue et comme écrivain ; nous n’apportons ici que nos propres convictions, qui seront bientôt, nous osons l’affirmer, les convictions de tout le monde.Il est dur sans doute d’abandonner ainsi ses illusions les meilleures ; mais pourquoi tiendrions-nous à les garder, quand nous voyons si clairement que la vérité est au-delà et qu’à moins d’être gens de mauvaise foi, nous devons la suivre là où elle a pris définitivement domicile ?V.Ainsi voilà le pieux solitaire du I5ème.siècle, maître Thomas, du mont Ste.Agnes et chanoine régulier à Utrecht, appelé Thomas à Kempis, en allemand Kempen, son lieu de‘ naissauce (archi-diocèse de Cologne), forcé dans son humble cellule et la quittant enfin à la voix de M.Malou, pour aller resplendir, comme le fiam-beau de l’Evangile, sur la table du milieu.Et s’il est vrai de dire que rien ne réussit comme le succès, nous devons constater que depuis que l’heureux M.Malou a fixé le sort de cette immense question, qui durait depuis tantôt quatre siècles, la science faisant de nouveaux efforts a produit en sa faveur et presqu’en même temps de nouvelles et concluantes justifications.Voilà même qu’entr’autres divers manuscrits, portant tous respectivement le nom du vénérable Thomas et renfermant les quatre livres de l’Imitation, il s’en vient de découvrir un autre, parfaitement conservé, portant la date de 1427, postérieur deux ans seulement au manuscrit de la Bibliothèque de Bourgogne, méritant la même créance et prêtant une nouvelle force aux conclusions de M.Malou.Ce dernier manuscrit se trouve en Westphalie, dans la Bibliothèque de l’un de ses plus anciens cloîtres.Le beau travai1 philologique de M.Malou a rencontré toutes sortes de sympathies, la presse et la critique l’ont ratifié de leur adhésion.L’Univers de 1852, Les Débats d’environ la même époque l’ont pris surtout en particulière faveur ; et, malgré les derniers efforts qu’ont pu tenter récemment encore les partisans du chancelier Gerson, il faut bien reconnaître, avec tous les sincères amis de la science et de la vérité, que la suprême sentence est rendue et que le vénérable maître Thomas à Kempis, déclaré et reconnu l’auteur, le seul et incontestable auteur de l’Imitation de Jésus-Christ, doit à ce titre jouir, à 1’v.xclusion de tous, de l’estime et de l’éternelle admiration des hommes : car il a fait, selon Fontenelle, le plus beau livre qui soit parti de la main des hommes, puisque l’Évangile n’en vient pas.“ Il y a, en effet, ajoute l’abbé de Lamennais, quelque chose de “ céleste dans la simplicité de ce livre prodigieux.On croirait “ presque qu’un de ces purs esprits qui voient Dieu face à face y “ soit venu nous expliquer sa parole et nous révéler ses secrets.” E.de Fenouillet.Pensées diverses sur l'Education,, La jeunesse est la fleur d’une nation ; c’est dans la fleur qu’il faut cultiver le fruit.Fenelon.Abuser de sa force contre la faiblesse de l’enfance est une lâcheté odieuse.Faire servir la supériorité de, l’intelligence à égarer les faibles d’esprit ou seulement à leur révéler leur infirmité_est une autre lâcheté non moins odieuse.De Tesson.Il n’y a pas d’homme qui a le moins.n’ait ses défauts ; le meilleur est celui qui en Horace.Des manières aimables font passer la plus mince parure.Plaute.Il est plus aisé toutes celles qui de réprimer les premières lantaisies que de satisfaire viennent ensuite.Franklin.Quand on sera venu au secours de l’enfance, lorsqu’on aura soutenu ses pas chancelans, qu’on l’aura prémunie contre le danger des mauvais exemples, qu’elle sera pourvue d’une instruction morale et dotée pour l’avenir des moyens de subvenir honnêtement à son existence, alors l’oeuvre de l’amélioration des criminels sera plus qu’à moitié accomplie ; alors nos prisons cesseront de se remplir avec cette prodigieuse activité qui épouvante et la réforme pénitentiaire sera d’autant plus facile et plus sûre qu’il restera moins de coupables à réformer.Demktz.Une mere trouve sou éloge dans les qualités de ses enfans.Hobacb. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 175 mmêII if#=K C’est un bloc de calcaire aux énormes assises.Il est là, sur un tertre, et ses hautes tours grises Y soulèvent leur front altier.Un grand fleuve à ses pieds roule ses claires ondes, Et le commerce ardent, cette âme des deux mondes, De ses riches produits l’entoure tout entier ! Qu’est-ce donc que ce temple au superbe portique, Au fronton crénelé comme un castel antique, Avec sa noble et large croix ?Un goût severe et pur, s’alliant au génie, A mis dans son ensemble une telle harmonie Que la louche critique est devant lui sans voix ! C’est la maison de paix au milieu du tumulte, C’est l’oasis où vient, par le désert inculte, Par les flots des lointaines mers, Quant il est fatigué des vains bruits de la terre, S’asseoir le voyageur pieux et solitaire, Ou celui dont le monde a fait les jours amers ! 0 demeure tranquille 1 ô sainte basilique ! Monument élevé sur la place publique, Comme un phare sur un écueil, Je m’étonne toujours que parfois l’on t’oublie, Mystérieux asile, où Dieu réconcilie Ces voisins ennemis, la vie et le cercueil ! Montréal, Sept.1857.J.Lenoir.AGRICULTURE ^position des Produits Agricoles et Industriels du Bas-Canada à Montreal.Le jour où il m’a été donné d’être témoin quasi actif du tableau issi grandiose que féerique, offert par notre exposition industrielle, F pour moi un jour de bien douces jouissances.C’était, en effet, H yerdable fête canadienne, une fête dont les résultats seront ^avantage du pays.étais heureux de parcourir la vaste enceinte où la science, les , s’l s roéUers, les produits agricoles s’étaient donné rendez-vous."le de c*‘re l’encombrement des routes, où les campagnes des deux ' nadas semblaient avoir jeté leurs populations agricoles, de par-' au riche panorama qui se développe en convergeant vers la belle y fi116 l’on convient de nommer La Pointe St.Charles : à l’est, Cl e et ses nombreux édifices, couronnés par les tours de Notre Notre-Dame de Montréal.Dame ; au nord, le poétique Mont-Royal, où se perdent comme des aigles dans leurs aires, mille châteaux et villas à toit d’argent, à dômes dorés ; un édifice colossal domine les autres ; c’est celui que le sanctuaire canadien élève au catholicisme : le grand séminaire de St.Sulpice est digne et des mains qui l’ont élevée et de sa religieuse destination.Le veisant de la montagne est couvert de jardins fruitiers, de pépinières de pommiprs aux mille espèces ; des champs en culture, de riches métairies; à l’ouest, les multiples usines du Grand Tronc, les cent locomotives qui, dans un conceit unanime, font entendre les rugissements de ces chars trainés par des dragons de feu, que le prophète avait vu parcourant les plaines de l’Euphrate.Au sud, le roi des eaux de l’Amérique du Nord et les vapeurs qui le sillonnent.120 chevaux y figuraient avec avantage.Le prix de quelques uns variait de 1000 à 1300 piastres.C’est dire que la race chevaline du Canada, si justement appréciée, y était noblement représentée.L’exposition de cette importante partie de la richesse du cultivateur, les bestiaux, laissait peu de chose à désirer.La race bovine, au nombre de 130 têtes, attirait l’attention ; on y remarquait surtout un jeune bœuf de dix-huit mois du poids de 1030 lbs.J’ai enteudu ici recommander beaucoup le croisement des races, comme devant considérablement en améliorer les produits.La race porcine n’était pas à dédaigner ; les cochons petits et grands, maigres et gras, noirs et blancs, y faisaient bonne contenance.Je dois mentionner celui que l’on montrait à deux pas de l’enceinte ; c’est un reliquat de la vieille Normandie, qui a encore du poids dans la balance : il pèse 1335 lbs.Les moutons, si précieux par leur laine, leur chair, voire même leurs fumiers, n’étaient pas, disent les agriculteurs, ce qu’ils auraient dû être ; ce qui se trouvait là était pourtant fort beau.Laissons le règne animal, passons au végétal : voici le département de l’agriculture.Le mil propre et luisant, les graines de tréfile, de navet, de lin, de houblon, ainsi que les pois remarquables y r leur grosseur, les épis de blé d’inile bien fournis, le froment toujours supérieur, tout y était d’excellente qualité ; le beurre et le fromage rivalisaient avec ceux de nos voisins.Voici des instruments d’un travail parfait : les charrues, les boule-verseurs, les herses à dents de 1er, simples et doubles, les semeurs et.moisonneurs, les râteaux, les moulins à battre, ceux à couper la paille, les cribles, bêches, pelles, faulx etc., etc., tout y était admirable.A l’exposition industrielle de Paris, l’on voyait des faisceaux d’aunes a côté de faisceaux d’instruments agricoles, “ ce qui tue et ce qui fait vivre,” il n’y avait ici que des derniers, “ ce qui fait vivre.” Il est juste que le bon agriculteur fatigué du travail jouisse de quelque délassement opportun.Il lui faut un buggie ; s’il le désirait, il trouverait ici ce qu’il lui faut.Rien de plus riche que les voitures élégantes, sveltes, légères bien que solides, sorties des ateliers de M.Gingras de Québec, et de MM.Leduc et Tees de Montréal.Vient ensuite le département des beaux arts.C’est un petit pays d’enchantements, de merveilles ; tout y est coquet, riche et élégant ; on dirait que le génie classique de l’Europe s’y est donné rendez-vous.Ici sont étalées des laines de toute nuance, des tapis, des couvertures en laine et eu soie ; de jolis ornements de tête, des chapeaux en soie et en paille, plusieurs assortiments complets de riches fourrures de vison, de loutre, de martre, de peaux de castor ; des robes de peaux de renard, de chat sauvage ; puis, de riches ameublements de salon, des causeuses, des tables de toilette à fleurs saillantes, des pianos, des vases étrusques, des vitraux peints, des mosaïques, des tableaux et des daguerreotypes, dei desseins dont plusieurs figurent notre grande chute de Niagara ; puis, les machines à vapeur, celles à coudre, à tisser etc.C’est un vrai basar industriel qui offre un pêle-mêle intelligent et un harmonieux ensemble.A mes côtés se trouvait un étranger à qui je fus orgueilleux d’entendre dire : “ En vérité, dans ce pays, les œuvres d’industrie le disputent aux produits de la nature, les ressources commerciales aux richesses indigènes ; le canadien sait joindre le culte de l’utile au culte non moins nécessaire du beau.” D’une fontaine jaillissait constamment une eau pure et limpide sur un tapis de fraiche verdure, en face d’une volière d’oiseaux empaillés de toutes les terres.Au dessus de la fontaine flottaient des drapeaux anglais, français et américains.Voici l’annexe aux fleurs, véritable domaine de Flore, où les bouquets de feuilles vertes se marient délicieusement aux grandes plantes qui couronnent les asthers aux feuilles dentelées : là sont les cactus, les cannes à sucre, la fougère, les dahlias aux sept couleurs, les pyramides surmontées de la rose printar.pière.Un Européen présent à l’exhibition disait : “Le Canada, présente 176 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.dans sou exposition actuelle, le plus magnifique ensemble.Elle est ayant tout sérieuse et positive ; elle présente toutes les nécessités, toutes les utilités, les élégances d’un peuple civilisé ; les bois de construction, les minéraux de prix, les céréales, toutes les substances alimentaires, les pelleteries les plus riches du globe, les objets manufacturés ; tout ici annonce un peuple chez qui tout marche, tout progresse ; un peuple où les écoles sont des cours de morale et d’instruction usuelle, où le commerce est une voie d’honnête industrie, où une exposition provinciale est un magnifique talisman sur lequel on lit en caractères ineffaçables: “ ici l’on a af-“ faire à une nation qui sent et pense en peuple moral, asrnculteur “ et artiste.” F.X.Valade, EDUCATION.PEDAGOGIE.DE L’EMPLOI DU TEMPS DANS LES ÉCOLES.Bases d'un plan d'études.Connaissances à donner aux élèvees.Langue française et arithmétique.Eli quittant la lecture et l’écriture, qui sont de simples instruments, pour passer à la langue maternelle, nous arrivons à une connaissance dont l'étude constitue pour l’enfant un véritable exercice de l’intelligence.S’il ne s’agissait que d’apprendre la grammaire, comme on l’enseigne habituellement, nous ne parlerions pas ainsi.Presque toujours, comme nous l’avons déjà fait voir, cette étude de la grammaire est une étude de règles et de définitions qui resterait sans aucune utilité pour les neuf dixiémes au moins des élèves, s’il ne s’y joignait un peu la connaissance pratique de l’orthographe.Réduite à ce maigre résultat, elle n’aurait pas l’importance qu’on y attache et que nous accordons nous-même à l’étude de la langue : elle ne mériterait pas le temps qu’on y consacre dans les écoles.Mais si, en fait, il en est ainsi, en droit il n’en saurait être de même.L’étude de la langue n’est pas ce qu’on en fait communément, une étude stérile de définitions abstraites et de règles variables et conventionnelles qui ne semblent avoir d’autre raison d’être que l’usage ou le caprice des grammairiens : c’est une étude de lois et de principes qui ont leur fondement dans la nature de l’esprit humain et dans son mode de concevoir la pensée.Ce n’est pas une étude de mots, c’est essentiellement une étude d’idées : sous chaque mot se cache en effet une idée, et c’est celle-ci qu’il faut apprendre à l’enfant à distinguer sous le signe qui la représente.L’étude de la langue doit donc avoir pour but d’étendre les idées de l’enfant en augmentant son vocabulaire ; elle doit surtout lui donner des idées exactes et nettes, afin qu’à l’avenir chaque mot qu’il entendra ou lira apporte avec lui dans son esprit sa signification claire et précise.En apprenant des mots et en acquérant des idées, l’enfant apprend à les classer ; en apprenant à comprendre la pensée des autres, il s’habitue à se rendre compte de la sienne et il s’exerce à l’exprimer par la parole.L’étude de la proposition et des différentes formes qu’elle est susceptible de prendre pour rendre toutes les nuances de la pensée, cette étude est en réalité un cours du raisonnement, c’est le vrai cours de logique à l’usage des écoles primaires.A ce titre, elle est la plus importante pour les enfants qui fréquentent ces écoles.Mais, pour qu’il en soit ainsi, cet enseignement doit être donné avec beaucoup d’intelligence : il ne peut plus consister en leçons s’adressant presque exclusivement à la mémoire, en récitations de pages de grammaire péniblement apprises dans les livres et machinalement répétées par des élèves qui n’y attachent presque aucun sens.Pour être fructueux, il exige toutes les ressources d’esprit d’un maître habile et exercé.L’instituteur seul, ou son adjoint quand il en a un est en état de le donner.Penser qu’on pourra s’y fajre’ suppléer par de simples moniteurs serait une folie.Ce n’est pas que, dans quelque cas, on ne puisse se fajre aider utilement par quelques élèves plus âgés.Danspres.que toutes les branches d’enseignement, il y a une partie pratique, qui est plutôt une routine et une affaire d’habitude qu’un véritable exercice de l’esprit.L’enseignement de la langue, bien qu’il s’adresse surtout à l’intelligence, et mal-gré son importance pour le développement des facultés, a aussi son côté, pour ainsi dire, mécanique et un peu routinier ; mais il y est circonscrit et il importe beaucoup de ne pas l’étendre.Pour cela, voyons ce que comprend cet enseignement.Si l’on s’en rapportait aux noms employés pour désigner les différentes parties entre lesquelles le charlatanisme sub.divise fréquemment l’étude de la langue soit afin de multiplier les livres à faire acheter aux maîtres et aux élèves, soit pour donner plus de relief à son propre enseignement aucune étude n’embrasserait autant de parties différentes, Nous voyons, en effet, la grammaire, Y ortho graphe, les verbes, les participes, Y analyse grammaticale, Y analyse logique, la lexicologie, les liommiymes, les synonymes, le style, la conu position, etc., figurer comme autant de branches d’enseigne-' ment sur presque tous les catalogues et sur certains programmes rédigés, on dirait, pour éblouir les familles since qu’on enseigne à leurs enfants.Et cependant l’étude de la langue est, en réalité, l’une de celles qui doivent le moins se diviser en sections distinctes, car les parties dont elle se compose sont tellement unies ensemble, qu’on ne peut guère les isoler pour les faire étudier séparément.C’est ce que comprennent aujourd’hui tous les instituteurs vraiment éclairés.Us savent que l’étude des mots ne peut pas se scinder, parce que les mots, pour être bien compris, doivent être étudiés dans leur accord, et que, par conséquent, l’étude des parties du discours ne peut pas marcher sans la syntaxe.Ils savent aussi que, pour appliquer à un mot la règle que s’y rapporte, il faut le plus souvent avoir fait l’analyse de la phrase, et que, pour connaître le mot lui-même, il faut savoir quel rôle il joue dans la proposition ; en d’autres termes, que dans tout exercice l’analyse de la proposition ou, comme on l’appelle, l’analyse logique, doit toujours accompagner et même précéder l’analyse grammaticale ; bien entendu, d’ailleurs, qu’il s’agit d’une analyse élémentaire, plus aisée même que l’analyse grammaticale proprement dite, et ne ressemblant en rien à cette analyse logique dont on fait presque un épouvantail pour les élèves, et qu’on renvoie, en conséquence, à la fin des études, quand toutefois le temps permet de l’aborder.Ils savent enfin que l’étude de la langue n’a point uniquement pour objet la connaissance des règles, mais qu’elle a essentiellement pour but d'apprendre à parler et écrire correctement, et qu’ainsi, dans un bon enseignement du langage, l’élève en étudiant le rôle que toutes les parties du discours jouent dans la proposition, doit continuellement s’exercer à parler et à écrire sa langue.Il serait donc superflu d’insister sur la nécessité de fane marcher de front, à mesure qu’on avance, toutes les parties dont se compose l’étude du langage.Dès lors il est imp*' sible de songer à en rien distraire pour le confier à des moniteurs ; c’est un enseignement que le maître doit réserva tout entier pour lui et pour ses adjoints.Nous n’en exceptons pas même la récitation des leçons-Dans un enseignement bien compris de la langue, l’êtuof de mémoire joue un si faible rôle, et les pages à apprends par cœur sont si peu nombreuses, que la récitation de ® grammaire occupe naturellement très-peu de place dans If’ leçons.Si l’on considère, en outre, que l’étude de méniom de la grammaire ne doit jamais en précéder l’explication, que même elle doit seulement venir résumer les exercé faits sur les leçons, on comprendra que cette étude ainsi re» JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.177 due facile perd beaucoup de son importance et que le temps jconsacrer à la récitation se trouve considérablement réduit.Nous en dirons autant de la conjugaison orale des verbes, g’il s’agissait de faire conjuger, comme autrefois, un verbe tout entier, et sans aucun accompagnement, depuis le commencement jusqu’à la fin, une étude aussi fastidieuse et forcément transformée en une exercice routinier pourrait être abandonnée à de simples moniteurs.Mais lorsque la conjugaison se fait en isolant les difficultés et en accompagnant les verbes de compléments qui varient à chaque temps, ainsi mie la pratiquent aujourd’hui les instituteurs les plus capables, c’est un exercice que le maître seul peut faire convenablement.La seule exception que nous puissions accorder a pour objet la pratique de l’orthographe.Mais cette partie a une si grande importance dans l’enseignement de la langue aux enfants de nos écoles, que le parti à tirer de l’emploi des moniteurs est loin d’être à dédaigner.Pour être bien apprise, l’orthographe exige le recours à des dictées nombreuses, et qui, à certaine époque de l’enseignement, doivent revenir au moins tous les deux jours, quelquefois même presque chaque jour.Or, la dictée peut très bien être faite par un élève plus âgé, lisant avec assez d’intelligence, prononçant assez distinctement, et coupant assez bien ses phrases pour que les enfants puissent comprendre tout ce qu’il dicte.Le maître trouve ainsi à ce moment du temps à consacrer à d’autres divisions.Nous pourrions aussi indiquer comment on peut parfois employer les élèves à la correction des devoirs d’orthographe, moyen qui a l’avantage d’exciter leur émulation ; mais nous ne pourrions le faire sans entrer dans des détails qui nous Écarteraient de notre sujet.Nous devons renvoyer ces explications à des articles spéciaux dont nous nous occuperons plus tard.Ce qui précède doit suffire, ce semble, pour montrer à la fois l’importance de l’enseignement de la langue dans les Écoles et la directions à donner à cet enseignement pour qu’il réunisse toute l’utilité dont il est susceptible.On voit mssi d’avance la place qu’il doit occuper dans l’enseigne-nent de l’école, la part presque exclusive que le maître doit s’y réserver, et celle qu’il peut abandoner à quelques aides.Toutefois, avant de quitter ce sujet, nous devons faire remarquer que cet enseignement ayant pour objet l’étude de alangue, et non pas uniquement l’étude de la grammaire, somme on le croit à tort en le désignant sous ce nom, il peut sommencer plus tôt que cela n’a lieu d’habitude.Ainsi, sien avant que l’enfant soit en état de faire des devoirs et l’écrire sous la dictée, il y a des exercices très-intéressants 1 lui faire faire.Ces exercices, en ouvrant son intelligence ît eu l’initiant à la connaissance des mots, sont une excellente préparation à l’étude de la grammaire proprement dite.Nous entrerons également plus tard dans quelques détails lu sujet de ces exercices.Il nous suffit de les indiquer ici, ‘fin de mieux préciser le moment où doit commencer l’en-leiguement de la langue et la place à lui assigner dans le plan général des études, Cette remarque faite, nous passons à i’enseiguement de arithmétique et à celui du système métrique qui en fait 'écessairement partie, et par sa nature et aux termes mêmes u Programme officiel.Cet enseignement le plus important, avec celui de la lan-Clei pour les enfants de nos écoles, a le privilège d’être gé-jeralement mieux compris.Il ne faudrait pourtant pas se aire ùlusion, et croire que partout on se rende bien compte e 5011 but véritable et de son rôle dans le plan du développent intellectuel de l’enfance.r°P souvent on ne voit dans le calcul que des opérations eXecuter, un mécanisme à faire apprendre aux enfants, et ‘Vec lequel on cherche à les familiariser le plus promptest possible.On oublie le parti à tirer de cette étude pour la culture des facultés et son influence sur le développement de l’intelligence.Or, cette influence n’est pas seulement considérable, c’est avec celle de la langue, comme nous venons de le dire, la plus importante.Aussi, lorsqu’on y réfléchit sérieusement, on est moins surpris de l’erreur où sont tombés ceux qui ont voulu faire de l’enseignement des mathématiques le fondement de la culture intellectuelle de la jeunesse.Les mathématiques sont incontestablement une des meilleures gymnastiques de l’intelligence.Tout ce qui s’y rattache est une excellente discipline pour l’esprit; elle lui communique des habitudes qu’aucune autre étude ne saurait lui procurer au même degré.Cela est si vrai que, dans tout le cours de la vie, on reconnaît les esprits à qui cette discipline a manqué.Aussi, sans vouloir s’en exagérer l’importance, on peut affirmer que rien ne pourrait la suppléer.On est donc porté à regretter que cette étude soit forcément très-restreinte dans les écoles, et qu’elle s’y borne presque uniquement à l’arithmétique.Mais précisément de ce que cette étnde est si restreinte, eu égard au but qu’on doit se proposer dans l’enseignement primaire, il s’ensuit qu’on est encore plus tenu de la traiter avec tout le soin qu’elle exige.Ne perdons jamais de vue qu’en instruisant l’enfant dans les écoles, nous n’avons pas seulement un cerveau à remplir de connaissances, nous avons encore plus un esprit à forger.Avec des règles et des formules pour faire les opérations et exécuter tous les calculs, nous pouvons remplir la tête de l’enfant ; mais nous ne formerons utilement son esprit que par la connaissance raisonnée des rapports et des propriétés des nombres, et par la notion exacte des lois et des principes sur lesquels reposent les opérations et les calculs qu’il peut avoir à exécuter.Il y a deux facultés qu’il importe le plus de développer chez les enfants, et principalement chez les enfants des classes ouvrières, à qui manqueront plus tard les moyens d’étendre leur instruction : ce sont le jugement et le raisonnement.Quand je parle ici du raisonnement, j’entends uniquement la faculté de combiner des idées pour en tirer des conséquences exactes, et l’aptitude à descendre des principes aux effets et à remonter des effets aux causes.Il va sans dire qu’il n’est pas question de cette disposition à discuter et à disputer sur tout et à propos de tout, disposition malheureuse qui caractérsse les esprits raisonneurs, c’est-à-dire les esprits les plus faux et ce qu’il y a à la fois de plus insupportable et de plus dangereux dans le monde.Rien n’est le plus souvent aussi éloigné d’une intelligence qui raisonne solidement qu’un esprit raisonneur.D’ailleurs, en plaçant le jugement en première ligne, comme nous l’avons fait, nous avons prouvé que nous voulions placer dans l’intelligence de l’enfant tout ce qui peut prévenir les écarts du raisonnement.Car l’esprit le plus habile à raisonner, celui qui est le mieux habitué au raisonnement mathématique et qui sait le mieux en manier les formules, pourra souvent n’aboutir qu’à l’erreur tout en raisonnant avec la plus grande exactitude, Ceci aura lieu si, par un vice de jugement, il a pris des données fausses pour point de départ.Or, deux enseignements bien dirigés ont précisément pour objet de former et d’exercer ces deux précieuses qualités chez l’enfant de nos écoles : ce sont l’étude de la langue et celle du calcul.A l’étude de la langue, la culture du jugement et tout ce qui tient à la sagacité, et c’est pour cela que nous la plaçons en premier ; à l’étude du calcul, la culture du raisonnement ou de la faculté de combiner les idées.Nous avons dit ce que doit être la première étude ; il nous reste à faire connaître quel caractère doit avoir la seconde pour atteindre le but désiré.Pour tracer le caractère de cet enseignement à l’école primaire, il ne s’agit pas seulement de dire ce qu’il doit com- 178 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.prendre.S’il en était ainsi une simple énumération suffirait, et peut-être serait-ce déjà beaucoup faire, car dire ce qu’il faut embrasser et ce qu’il convient d’exclure dans l’enseignement d’une branche quelconque d’instruction à un certain ordre d’élèves, c’est en déterminer en grande partie la nature, et indiquer en quelque sorte dans quel esprit il doit être donné.Nous dirons donc succinctement ce que comporte cette étude dans les écoles, et dès lors nous en déduirons avec facilité comment et par qui elle doit être enseignée, la place à lui assigner dans la succession des études et le temps à y consacrer.—Bulletin de P Instruction Primaire.dans mon cœur.Eh quoi ! ces merveilles n’auraient-elle d’autres rapports avec moi que celui de briller à mes yeux] Et ma pensée qui s’élève jusqu’à elles, mon cœur qui s’émeut à leur aspect, leur seraient-ils étrangers?.Spectateur éphémère d’un spectacle éternel, l’homme lève un instant les yeux vers le ciel, et les referme pour toujours ; mais pendant cet instant rapide qui lui est accordé, de tous les points du ciel, et depuis les bornes de l’univers, un rayon consolateur part de chaque monde et vient frapper ses regards pour lui annoncer qu’il existe un rapport entre l’immensité et lui, qu’il est associé à l’éternité.De Maistre (Xavier.) Exercices pour les Eleves des Ecoles.Vers à apprendre par cœur.L’AUTOMNE.Salat, bois couronnés d’un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature Convient à la douleur, et plaît à mes regards.Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire, A ses regards voilas je trouve plus d’attraits ; C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais.Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie, Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui, Je me retourne encore, et d’un regard d’envie Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui.Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ! L’air est si parfumé ! la lumière est si pure ?Aux regards d’un mourant le soleil est si beau ! Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie Ce calice mêlé de nectar et de fiel ; Au fond de cette coupe où je buvais la vie Peut-être restait-il une goutte de miel ! Peut-être l’avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ! Peut-être, dans la foule, une âme que j’ignore Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu !.Exercices de Grammaire.§ 8.Adjectifs possessifs.Un enfant sauvé par les chiens du mont St.Bernard.—Un des chiens du mont St.Bernard, en faisant sa ronde, rencontra un petit garçon âgé de six ans environ ; sa mère était tombée dans un abîme sans qu’il fût possible de la sauver.Saisi par le froid, épuisé de fatigue, le pauvre petit était couché au milieu de la neige et poussait des gémissements plaintifs.Le chien accourt vers lui, et, levant la tête, il lui montre la provision qu’il tient à son cou.Ne comprenant rien à la nature de cette offre, l’enfant tressaille de frayeur et veut s’éloigner.L’animal, afin de l’enhardir, lève doucement la patte, la pose sur ses petits pieds, et lèche ses mains et-gourdies par le froid.L’enfant, rassuré par ces démonstrations pacifiques et amicales, fait un effort pour se relever; mais ses jambes, ses bras, tout son corps, sont si glacés, qu’il ne peut marcher.Compatissant à sa faiblesse, le bon animal s’approche tout près de lui, et par un signe expressif lui fait comprendre de se mettre sur son dos.L’enfant s'y place, en effet, le mieux qu’il lui est possible, et s’y tient courbé en deux.Le chien le porte ainsi avec son habileté ordinaire et avec une grande précaution jusqu’à l’hospice, où l’attendent les soins les plus empressés.Un homme riche et généreux, touche de cet évènement, se chargea du petit orphelin.Questionnaire.I.Mettez l’adjectif possessif devant tous les noms de cetexercice qui n’en sont pas accompagnés.Corrige.—Son enfant, ses chiens, son mont, zzn garçon, etc.II.Pourquoi a-t-on mis so devant ronde, son devant cou, son devant habilité?Corrige.—On a mis sa devant ronde, parceque ronde est du féminin, et de plus parce que ce mot commence par une consonne; on a mis son devant cou, parceque le mot cou est du masculin ; on a mis son devant habilité, parce qu’on emploie son au lieu de su devant les noms féminins qui commencent par une voyelle ou une La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ; A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux : Moi, je meurs ; et mon âme, au moment qu’elle expire, S’exhale comme un son triste et mélodieux.Lamartine.Sujet de Composition.CONTEMPLATION DU CIEL ÉTOILÉ.Le temps était serein ; la voie lactée, comme un léger liliale, partageait le ciel ; un doux rayon partait de chaque étoile pour venir jusqu’à moi, et lorsque j’en examinais uue attentivement, ses compagnes semblaient scintillei plus vivement pour attirer mes regards.C’est un charme pour moi que celui de contempler le ciel étoilé, et je n’ai pas à me reprocher d’avoir fait un seul voyage, ni même une simple promenade nocturne, sans payer le tribut d admiration que je dois aux merveilles du firmament.Quoique je sente toute l’impuissance de ma pensée dans ces hautes méditations, je trouve un plaisir inexprimable à m’en occuper ; j’aime à penser que ce n’est point le hasard qui conduit fllSqu’à mes yeux cette émanation des mondes éloignés, et chaque étoile verse avec sa lumière un rayon d’espéranoe h muette.III.Relevez les passages où les substantifs sont accompagne.' d’un adjectif autre qu’un adjectif déterminatif, et vous mettrez le substantif et l’adjectif au pluriel., Corrige.—Un petit garçon : de petits garçons ; le bon animal.les bons animaux ; un signe expressif : des signes expressifs; uue grande précaution : de grandes précautions ; un homme riche et généreux: des hommes riches et généreux, etc.IV.Relevez les passages où les noms sont complétés parun autre nom, en ayant soin d’indiquer le nom qui sert de complément.Corrige.—Les chiens du mont : du mont, complément au milieu de la neige: de la neige, complément nature de cette ohre.de cette offre, complément, etc.V.Relevez les passages où les adjectifs qui ne sont pas detenu natifs sont accompagnés d’un complément que vous ferez connais Corrige.—Agé : complément, de six ans;—possible; c°mP ment, de la sauver ;—saisi : complément, par le froid epM: complément, de fatigue ;—engourdies : complément, par tejm etc.A.VIS OFFICIELS.ANNEXION DE MUNICIPALITE’ SCOLAIRE.Il a plu à Son Excellence, l’Administrateur du Gouvernement, le bj! courant, d’annexer à la municipalité scolaire de la Grande Riv'ere, ^ le comté de Gaspé, la partie de la petite Rivière qui se trouve.em.dans la municipalité scolaire de Percé, même comté, depuis la ten nommé Charles Leclerc. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.179 NOMINATIONS.BUREAU DES EXAMINATEURS PROTESTANTS DU DISTRICT DE MONTREAL.51.Edmund R.Davis a obtenu un diplôme l’autorisant à enseigner dans les écoles académiques.Mlle.Elizabeth Mitchell a obtenu un diplôme l’autorisant à enseigner dans les écoles modèles ou écoles primaires supérieures.Mlles.Elizabeth Outhet, Mary Stead, Emily Vanvleit, Elizabeth SlcCal-lun), 5Iargucry Odell, Maria Durham, Mary 51.Sanies, Lucy H.Derrick, Elizabeth Vanvleit, Mary Symon, Jane A.Douglas, Alice Hall; 5IM.James Cruthers, Joshua Brodeur, John Mattingley, David Richard, George Porteôus, James Henderson, William M.Seaborn, Lewis Tucker, Edmund Salis; Mlles.Fanny Phillips, Margaret Armand, Ann E.McClatchie, Euretta 51.Whitman, Isabella E.Hay, Sarah SIcCallum et W'altha Saunders ont obtenu des diplômes les autorisant à enseigner dans les écoles élémentaires.A.N.Rennie, Secrétaire.BUREAU DES EXAMINATEURS CATHOLIQUES DU DISTRICT DE MONTREAL.M5I.Jean Baptiste Déloge, Toussaint Malo, 5IichaeI 0‘Ryan, Thomas Tr&yor, Zéphirin Aubri, Joseph Onésime Rivière, Joseph Maximilien Desrochers et Bazile Vannier ont obtenu des diplômes les autorisant à enseigner dans les écoles modèles ou écoles primaires supérieures.5IM.Pierre Veber, Edmond Alexis Darche, Damase Benoit, Jean Elu Brault, Auguste Hébert, Hyacinthe Raby, Damase Beaupré, Henri Pesant, Jean Baptiste Evariste DesTroismaisons, Emmanuel Payet, Alexandre Beaudry, Eugène Fontaine, Antoine Damien Marien, 51isaëlCôté; Dames Landrioi née Sophie Sabourin, Nadon née 5Iélanie Chevalier, 51orel née Marie Pichet, Paquet née D.Marcoux, Choquette née Sophie Desions-champs, Létourneau née Edesse Pepin, Pinsonnault née Rose de Lima Dupuis, Brault née Philomème Ledoux, Ethier née Henriette Guindon, Veuve Palardy née Joséphine Girard, Filiatrault née Martine St.Maurice, Nuckle née Aurélie Leclair, Lalande née Adéline Bernard ; Déliés.Vitalliue Blanchard, Edwidge Lewis, Stéphané Pigeon, Eulalie Mallet, Philomène Pelletier, Philomène Lefebvre, Zoé Joachim, Mélame Ville-neuve, Philomène Godard, 51arie Faucher, Emélina Rivet, Herménégilde Beaupré, 51arie Célina Cbicoine, Adélaïde Villeneuve, Olive Matton, Adele 5Iailloux, Domitilde Duplessis, Domi ilde Desparois, Helen Conolly, Philomène Valiquet, Philomène Lebuis, 5Iarie Beyeur, Emilie Desormeaux, 5Iarianne Vallée, Edwidge Dufault, Adéline Fournier, Emilie Deguire, Sophie Philomène Ledoux, Geneviève Gauthier, 5tarie Louise Blancbet, Marie Caroline Blanchet, hlarie Louise Eliza Clouthier, Mathilde Legault dite Deslauriers, Mélina Lallier, Philomene Fréchette, Philomene Brière, 5Iarie Allarie, 5Iarie Bodiu, Herminie Fontaine, Julie Dubois, Emilie Mitchell, Sophie Duto de Villandré, Philomène Pitre, Octavie Laberge, 5Iarie Emilie Moreau Desrosiers, Emilie Dorval, Rose de Lima Dorval, Marie Anne Célanire Dorval, Elmire Clément, Philomène Daoust, Elisa Bergeron, Julienne Girard, Denise Ethier, Adéline Ethier, Eléonore Ethier, Esther Huot, Placide Morin, Philomène Oasavant, 5Iarthe Palmire Côté, Vitalline 51ongeau, Philomène Brouillette, Philomène Allard, Liliose Brisebois, Sophie Brunet, Rosalie Palardy, Philomène Cassé, Hermeline Archambault, Adeline 5Iassé, Olivine Carrier, Adéline Trudeau, Philomene Archambault, Hélène Foisy, Euphémie Yvon, Hermine Hébert, Apolline Buteau, Célina Langevin, Delphine Carpentier, Edwidge Pepin, Eliza Marchand, Adéline Marcile, Marguerite Bélanger, Julie Bélanger, Philomène Desrosiers, 5Iarguerite Drouin et Alice Duto de Villandré ont obtenu des diplômes les autorisant à enseigner dans les écoles élémentaires.F.X.Valade.BUREAU DES EXAMINATEURS DU DISTRICT DES TROIS-RIVIERES.51.Ambroise Tétreau a obtenu un diplôme l’autorisant à enseigner dans les écoles académiques.Mlles Victorine Augé, Marguerite Lacerte, Joséphine Lanouette, Angélique Butler, Apolline Gaillardet, Dame Alphonse Trépanier, Mlle Èmé-lie Bonnet, Dame Alphonse Biron, Mlle Olive de Villers, M.Jules Milot, Mlles Aurélie Belaire, Eugénie Désilets, Arline Héon, Luce Lesieur Dé-saulniers, Elzire Dupont, Philomène Pereault, 5Iarie Anne Lopetit, M.Joseph Grandmont, Mlles Henriette Blais, Elmire Blais, 5Iarie Elise Gauthier, Louise Ayotte, 5Iarie Rose de Lima Raiche, Philomène Lesieur, Sophie Héroux, Henriette Geoffroi, Adeline Paillé, Adeline Coulomhe, Louise Lesage, Victoire Joubert, Philomène Cossette, Angélique Lambert, Marguerite Levesque, Célina Beaufort dite Brunelle, Eulalie Levesque, Sophie Chainé, Séraphine Lambert, Léocadie Ouellette, Marie Léa Picher, Louise Rochette, Jlarie Emélie Crépeau, Solomé Coté, 5Iarie Claire Faucher dite Chateauvert, Rose de Lima Tessier, Adeline Augé, Adel-phine Beaudet, Philomène Belleville, Adélaïde Lambert, Philomène Bois-vert, Thersile Lambert, Véronique Lambert, Hélène Beauchemin, Domine Gélinas, Célina Tessier, Anastasie Duguay, Henriette Vigneau, Henriette Bellerose, Louise Vincent, Philomène Gélinas, Jessé Lauzière, Marie Elizabeth Alaric, Dame Zéphirin Demers, Philomène Bourgeois, Déliés Desnoyers 5Iichel et Sarah Jane Frenaman, ont obtenu des diptômes les autorisant à enseigner dans les écoles élémentaires.P.Hebert.Secrétaire.Bureau des examinateurs du district de Kamourvska.Mlles.Caroline LeBel, Elise Blanchet, Philumène Danteuil, Marcelline Lafrance, Adélaïde Maurault, Adèle LeBourdais Dame Virginie Deguire, Delle 51arie Flavie Gagnon, Julie Danteuil et Mathilde Gagnon ont obtenu des diplômes les autorisant à enseigner dans les écoles élémentaires.P.DDMAIS.Secrétaire.Dons faits a la Bibliothèque du Departement de l’Instruction Publique.Des dons suivans ont été reçus avec reconnaissance par le Surintendant de l'Instrction Publique : De 5IM.Hill et 5Iartin, de Montréal : New Reading made easy, 1 vol.in 18o ; The Girls’ first help to reading, 1 vol.in 18o ; The Girls’ second help to reading, 1 vol.in 18o ; Firts lessons in Arithmetic, 1 vol.in 8o ; Illustrated Practical Geometry, 1 vol.in 8o ; The Elements of Natural Philosophy, 1 vol.iu 8o ; The Illustrated London Instructor, 1 vol.in 8o.De 51.E.Simays, instituteur Ste.à Genevieve de Slontréal: 2 exemplaires de son Almanac des conuaissances utiles.De l’Honorable W.H.Seward, Washington : Patent office report for 1856, 3 vols, in 8o.De MM.Sâdlier et Cie 5Iontréal : Gerald Griffin’s works, 5 vols, in 8o ; History of Christianity in China, Tartary and Thibet, traduit du français de M.l’Abbé Hue.2 vols, in 8o.De M.B.Dawson, de Montréal : The National Arithmetic, par B.Green-ltaf, 1 vol.in 8o ; Greenleaf New Primary Arithmetic, 1 vol.in 18o ; Oswald’s German Reader, Poetry and Prose, 1 vol.in 12.De 5151.Dunnigan et Cie de New-York : Aspirations of Nature, par Hec-ker, 1 vol.in 8o; History of the Catholic Missions, par Shea, 1 vol.in8o.De 5151.Beauchemin et Payette, 5Iontréal : Voyages en France, par 51adame Tastu.De MM.J.et O.Crémazie, Québec : 2 exemplaires des Notions Utiles, par J.Crémaxie, vols, in 12o ; 2 exemplaire du Nouvel Abrégé de Géographie Sloderne, par M- l’Abbé Holmes, vols, in 12o.De M.John Radiger, assistant Rédacteur du Journal of Education : Heathen Mythology, par 51.le Dr.King.1 vol.in 12o, Epicteti Enchiridion, 1 vol.in 18o, Quintiliani Declamationum liber, 1 vol.in 8o, History of the University of Oxford 1 vol.in 4o.JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.MONTREAL, (BAS-CANADA,) SEPTEMBRE, 1857.Reutrée des élèves aux Ecoles Normales.Les classes des trois écoles Normales sont maintenant ouvertes de nouveau ; et toutes ont vu une augmentation considérable du nombre de leurs élèves signaler le commencement de leur second semestre.Le pensionnat des filles à l’Ecole Normale Laval est maintenant organisé et en opération.Nous sommes heureux d’annoncer que le département de l’Instruction publique a pu faire avec les Dames Ursulines, par l’entremise de Mgr.l’Evêque administrateur, un contrat qui assure aux élèves du sexe féminin leur résidence, leur pension et une partie de leur éducation dans cette excellente et vénérable institution.Les leçons de pédagogie et des diverses sciences sont données aux élèves-institutrices par les professeurs de l’école normale dans des salles du couvent qui ont été meublées de la même manière que les autres salles des écoles normales.A ce sujet nous apprenons avec plaisir que plusienrs maisons d’éducation se proposent d’adopter prochainement le mobilier des écoles normales dont les sièges et les pupitres sont bien préférables sous le rapport de la sauté et du comfort des élèves à ceux qui ont été en usage jusqu’ici dans le pays.C’est un sujet qui sera traité plus au long dans nos articles sur la construction et l’ameublement des maisons d’école.Sur le nombre d’élèves qui viennent d’entrer au pensionnat des filles à l’Ecole Normale Laval, il se trouve huit institutrices qui ont enseigné pendant plusieurs aimées chacune d’elles. 180 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Le prix de la pension à payer par les boursières est de £6.0.0.Il y a vingt quatre bourses, onze autres élèves sont admises à raison de £12.0.0 ; et une fois le nombre de trente cinq rempli, les autres pensionnaires devront payer une somme plus élevée.Les élèves les plus pauvres seront promues successivement d’après leur mérite dans l’échelle des pensions, à mesure qu’une bourse de £6.0.0 ou une pension de £12.0.0 deviendront vacantes.On conçoit que ce système sera un puissant moyen d’émulation.Les autres conditions d’admission sont absolument les mêmes que pour les élèves du sexe masculin.L’externat des Dames Ursulines est devenu l’école modèle annexe pour les filles.On y suivra sous la direction du département le programme complet des écoles modèles et les élèves institutrices y enseigneront à tour de rôle.Tout le matériel d’école perfectionné que l’on a introduit dans les autres écoles modèles annexes est aussi installé dans celle-ci, qui d’ailleurs a toujours été remarquable par sa bonne tenue et le nombre considérable d’enfans auquel elle donnait l’instruction.L’ouverture des classes de cette division de l’école normale Laval a été précédée d’une retraite spirituelle aux exercices de laquelle M.le Principal Horan a présidé.Les écoles modèles annexes des trois écoles normales ont maintenant autant d’enfans que le local de chacune d’elles peut en admettre.On refuse tous les joins l’admission sollicitée avec instance par les parents d’autres enfans.Il y en a maintenant 120 à l’école modèle des filles et 100 à l’école modèle des garçons de l’école normale McGill, plus de 200 à l’école modèle des filles et plus de 100 à l’école modèle des garçons de l’école normale Laval, et 82 à l’école modèle des garçons de l’école normale Jacques Cartier.Il est à regretter que le local de cette dernière école soit si insuffisant.Le total est de 600.Voici maintenant un tableau du mouvement des écoles normales elles-mêmes, depuis leur établissement, que l’on ne verra point sans quelqu’intérêt, ni sans se convaincre qu’il y a dans ces institutions naissantes un principe de vitalité qui ne demande qu’à être encouragé pour se développer.NOM DE L’INSTITUTION.Nombre d’élèves qui ont fréquentés l’instit.depuis son établis.O “ ce ao O © a .si Mj) _ P-< © £ S ® o £ Nombre d’élèves sortis avec diplôme pour école-modèle.Nombre d’élèves sortis avec diplôme pour école élémentaire.Nonbre d’élèves fréquentant actuellement l’institution.Ecole Normale Jacques Car- tier—Elèves-Maîtres 56 2 7 1 46 Ecole Normale McGill—Elè- ves-maîtres 9 2 0 2 Ecole Normale McGill—Elè- ves-institutrices 83 16 0 11 56* Ecole Normale Laval—Elè- ves-maîtres 25 1 0 0 24 Ecole Normale Laval—Elè- ves-institutrices 43 0 0 0 43 216 21 7 17 171 (*) Cinq de ces élèves ont reçu leur diplôme pour école élémentaire ; mais poursuivent leurs études afin d’obtenir un diplôme pour école modèle.Architecture des Ecoles.SECOND ARTICLE.(Suite.) Nous allons maintenant passer en revue les différens matériaux qui entrent dans la construction des édifices, et donner quelques recettes pour la composition des cimens, mortiers, &c.Nous appelons l’attention sur le choix que l’on en doit faire et sur la manière de les employer.Les briques cuites sont composées des mêmes élé-mens que les briques crues ; seulement, après avoir été séchées au soleil, elles sont durcies au four ; c’est une construction très-solide et on lui donne même la préférence sur la pierre de taille.Quant aux pierres, il y en a de tendres et d’autres qui sont dures ; ces dernières sont sans contredit les meilleures ; cependant les pierres tendres ont l’avantage de se tailler facilement et elles résistent quelquefois mieux à la gelée que les pierres dures.Mais lorsqu’une pierre est bien pleine, d’une couleur égale, qu’elle est sans veines, qu’elle a un grain fin et uni, qu’elle est sonore, elle est certainement bonne.Les pierres doivent être placées en construction dans le même sens que dans la carrière ; sans cela, elles s’effeuillent, et ne sont pas susceptibles de porter un poids aussi considérable.Les cailloux, employés dans la maçonnerie, peuvent être extraits dans le lit des rivières, dans les carrières ou enfin dans les champs ; ils sont, dans ce pays, répandus en grande quantité soit à la surface, soit dans l’intérieur de la terre.Leur grosseur est à peu-près indifférente pour la bonne exécution des ouvrages ; toutefois, il faut que ceux de la même assise soient à peu-près semblables par leur forme et par leur volume.La maçonnerie de cailloux est excellente, lorsqu’on a soin d’employer de la bonne chaux ; les restes des monumens antiques en sont une preuve irrécusable.Quelques préceptes concernant la confection des mortiers viennent parfaitement ici en leur lieu.Nous ne parlerons que du mortier franc, parce qu’il est d’un usage presqu’uni-versel.Il se compose d’ordinaire d’un tiers de chaux et de deux tiers de sable ; cette proportion dépend entièrement de la qualité des matériaux dont l’ouvrier est appelé à juger.Une condition essentielle pour la fabrication de tous les mortiers et qui est sans exception, c’est un corroyage ou broiement parfait.Dans ce but, sur une aire bien battue, que quelques-uns font même carreler, on mêle et on incorpore la chaux et le sable jusqu’à ce que le mélange forme un tout parfaitement homogène.Il faut avoir soin surtout d’employer le moins d’eau possible ; plus on y en met, moins le mortier est solide.Quand le mortier a été confectionné, quelque temps avant d’être employé, il faut le tenir à couvert et le rebattre, sans addition d’eau, lorsqu’on veut s’en servir.Pour bien construire les murs, il finit considérer d’abord les dimensions qu’ils doivent avoir et ensuite les fondations ; nous avons parlé du mécanisme de leur édification dans un précédent article. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.181 Dans toute construction, il faut commencer par apprécier la solidité ou la résistance des murs ou points d’appui.Cette résistance est toujours en raison directe de la dureté ou pesanteur absolue des matériaux qui les composent.Ainsi, une colonne de basalte de 9 pouces de diamètre et une de pierre tendre de 98 pouces supporteraient l’une et l’autre un poids d’un million, la première matière pesant 211 livres le pied cube et l’autre seulement 115; ceci sert à indiquer la prétendue hardiesse des constructions gothiques.Il est une autre observation encore plus importante à faire : elle concerne la stabilité ou proportion qui doit exister entre l’épaisseur d’un mur et sa hauteur.On a judicieusement fixé pour les murs de toute espèce une épaisseur du huitième de la hauteur pour une forte stabilité ; du dixième pour une moyenne, et du douzième pour la moindre qu’ils puissent avoir.Les murs qui se touchent, comme ceux d’un édifice, n’ont pas besoin d’avoir une aussi forte stabilité intrinsèque, parce que, s’arcboutant les uns les autres, ils ont une stabilité d’union qui rend la première moins exigeante.Les édifices doivent leur solidité à la manière dont leurs fondations sont établies.La première chose que l’on doit faire, lorsque l’on veut construire une maison, c’est de voir si,' près de l’endroit où on veut l’élever, il n’y a pas quelques édifices du même genre ; alors il faut examiner quelles fondations on y a employées, l’état où elles se trouvent, afin de profiter de ce qui a pu y être fait de bien et d’éviter ce qui aurait pu être fait de mal ou de superflu.L’on doit de même s’assurer si le sol sur lequel on veut l’établir est de même nature dans toute son étendue ; car souvent il change à une très-petite distance dans les sols incompressibles ; c’est moins le tassement que son irrégularité qui est à craindre, parce qu’elle détermine des ruptures qui peuvent entraîner la chute d’un édifice.Pour éviter cet inconvénient, it faut que la surface du fondement des murs ou des points d’appui augmente en même temps que leur charge.La plupart des accidens qui arrivent aux grands édifices et aux bâtimens ordinaires viennent de ce que souvent les fondemens des points d’appui qui portent des charges trois ou quatre fois aussi fortes que celles des parties avoisinantes occupent quelquefois des superficies moindres ; ce qui les rend susceptibles d’un tassement plus considérable.(A continuer.) Association Américaine pour l’avancement des Sciences (Suite.) Disons de suite que la division de l’Association en sections nous parait fort peu logique.Il y a deux sections, celle des sciences Physiques, et celle des sciences naturelles.Qui comprendrait en Europe une pareille division ?Les traditions scientifiques Européennes indiqueraient la division : lo des sciences morales et poli-"ques, ‘2o des sciences mathématiques, 3o des sciences physiques et naturelles.Mais la sub-division en sous-sections est encore quelque chose de plus étrange.Tandis qu’il semble que la première division generale dût prêter à un grand nombre de sous-sections, la section des taences naturelles est la seule qui se soit sub-divisée et la sous- section qu’on y a formée ne s’occupe de rien moins que de l’ethnologie et de la statistique ! L’ethnologie est la connaissance de l’humanité, elle comprend l’histoire générale de notre espèce, elle embrasse les mœurs et coutumes des nations, leurs migrations, leur idiomes, leurs cultes même ; de plus, combinée avec la statistique comme on a voulu le faire, elle embrasse l’économie politique, et toutes les sciences qui s’y rattachent, et s’il est vrai qu’à son point de départ elle traite des races humaines au point de vue de leur conformation physique, elle s’éloigne rapidement de cette étroite limite et s’élève bien audessus de la catégorie où on l’aurait ainsi releguée.Nous allons commencer notre revue des travaux du congrès par cette importante sous-section et nos lecteurs ne tarderont pas à voir qu’on y a lait toute autre chose que de l’histoire naturelle.Le Professeur Wilson de l’Université de Toronto fut élu président de cette section, et M.Joseph Leslie fut nommé secrétaire.Ce dernier monta le premier à la tribune, et y prononça une dissertation philologique sur l’origine du mot celte qu’il prétend être un terme religieux ou cabalistique appliqué plus tard aux peuples qui faisaient usage de la cabale et non point la désignation primitive d’une race d’hommes.Nous devons avouer que tout l’argument de M.Leslie et tous ses rapprochemens étymologiques nous font l’effet de cabale toute pure et que la savante assemblée a paiu être de cet avis.Les professeurs Dana, Guyot et Anderson ont ensuite discuté la grande question de l’unité de l’espèce humaine ; mais ce débat n’a été qu’une pâle réminiscence des discussions d’Albany sur le même sujet où Agassiz avait développé sa théorie peu biblique de la multiplicité.Le professeur Dana se repose principalement sur l’horreur que la nature paraît avoir des hybrides, et affirme que le croisement continuel qui existe entre les diverses races d’hommes, dont les résultats sont tout l’opposé de ce qui arrive entre deux espèces animales du même genre est un argument irrésistible.Le savant professeur apporte aussi d’autres raisons tirées du règne inorganique où, si la variété la plus grande existe dans les divers composés, les corps simples ou élémentaires jouissent d’une identité, qui fait voir que le cachet de la nature est l’unité.Le professeur Guyot se contente de rapporter l’observation d’Agassiz, qu’il y a une bien plus grande différence entre les crânes des diverses races d’hommes qn’entre ceux des diverses espèces de singes.A ce sujet le professeur Anderson remarque qu’il vaut mieux ne pas exagérer la similitude entre les diverses races d’hommes et ne pas nier l’existence de variétés dans l’espèce admise par Cuvier, qui repousse cependant l’idée de plusieurs espèces.Dans une autre séance, M.Anderson revint sur le même sujet et suggéra l’importance qu’il y aurait à classifier les diverses variétés de l’espèce.Cela, dit-il, est une tâche difficile et qui mérite bien l’attention de tous les naturalistes.Virey avait fait deux espèces, la premiere comprenait les races blanche et jaune, la seconde les races noire et rouge.Dans cette division les mêmes peuples changent de teint et par conséquent changeraient d’espèce, ce qui serait absurde, en changeant de climat ; ainsi l’Arabe du nord de l’Afrique, un des types les plus purs de la race sémitique, a les yeux bleus et les cheveux blonds, tandis que celui des régions les plus chaudes se rapproche beaucoup du nègre.Les mêmes nuances se font remarquer chez les Indous, à mesure que l’on descend du plateau central de l’Asie vers les chaudes vallées des rivières de l’Inde.Jacquemot parle de trois espèces d’hommes, Dumoulin et le colonel Saint Vincent de onze, Luke Bird, l’éditeur de l’Ethnologist, en voit jusqu’à soixante et trois, tandis que le Dr.Morton se contente d’en trouver une vingtaine.M.Anderson termine par recommander une grande réserve sur une question que l’état de la science ne permet pas encore de résoudre d’une manière définitive.Le naturaliste dont les observations ont prêté d’avantage aux théories de la nouvelle école américaine d’ethnologie dont Âgassiz s’est fait le champion, est le docteur Morton, qui a fait de patientes recherches sur les crânes trouvés dans les tertres ou sépultures des sauvages de ce continent.Selon lui la conformation toute particulière de ces crânes formerait un type américain, tout à fait différent des types européen et alricain, et qu’il divise en deux catégories, celle des Toltecs et celle des Barbares.La singularité la plus frappante de ces crânes c’était leur grande largeur d’une oreille à l’autre et leur peu de dimension de l’occiput à l’os frontal.Le professeur Wilson est venu attaquer le système du Dr.Morton en s’appuyant surtout sur ses propres observations.Il avait remarqué la même particularité dans les crânes trouvés dans les tertres des anciens aborigènes de la Grande-Bretagne et du nord de l’Europe, et en venant eu Amérique il s’était hâté de se procurer une collection de crânes des sauvages, dans lesquels, d’après ce qu’on lui avait dit, il croyait retrouver les mêmes caractères.Il examina vingt-huit crânes provenant de la rive sud de i’Outaouais, et de's 182 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.bords des lacs Erié et Ontario ; mais ne trouva point qu’ils affectassent la forme indiquée par le Dr.Morton comme étant le type d’une espèce américaine.Cette forme est cependant tellement développée dans un crâne trouvé à Barrie que l’on peut l’asseoir plus facilement sur son occiput que sur toute autre partie de sa circonférence, tant l’applatissement y est considérable.M.Wilson pense que cette difformité est artificielle.Nous ne pouvons que partager son opinion et nous sommes même étonnés qu’un fait ethnologique aussi bien constaté que l’est l’usage des sauvage d’applatir ou d’allonger la boîte osseuse de la tête de leurs enfans dans leur premier âge n’ait pas été plus promptement opposé aux théories et aux observations de M.Agassiz et de ses amis.Ceux qui redoutent la science au point de vue de l’écriture et de la Genèse peuvent se rassurer.La géologie et l’ethnologie quoiqu’elles prétendent marcher parfaitement indépendantes de la Bible seront longtemps encore sans ébranler les récits de Moïse qui n’ont eu pour objet que de nous apprendre ce qui était nécessaire pour nous faire vénérer l’auteur de la nature.Quant à tout le reste, comme le dit l’écriture elle-même, le monde a été livré à nos disputes, et les savans s’acquittent parfaitement de leur mission sous ce rapport.Une théoiie n’est pas plutôt en vogue, que sur des expériences et des observations nouveiies on bâtit une théorie contraire, qui vit elle-même ce que vivent les théories, toute la durée .d’un congrès scientifique.Instruits par la cruelle expérience de leurs devancier nos savans d’aujourd’hui paraissent abonder dans le sens de l’église qui interdisait à Galilée d’appuyer sa théorie sur les écritures, et ils manifestent le plus grand éloignement pour toutes les dissertations qui ont pour objet d’expliquer le récit des livres saints par les découvertes ou les systèmes de la science.Une autre question d’un genre tout différent a été soulevée, devant la docte assemblée, par le professeur Reid, qui veut une langue universelle dans l’intérêt de la science.Considérant que presque un quart du globe appartient soit à l’Angleterre, soit aux Etats-Unis, M.Reid prierait simplement les trois autres quarts de vouloir bien abandonner leurs idiomes divers pour parler seulement l’anglais.On a répondu de suite à M.Reid que chaque peuple tenait beaucoup trop à sa langue, et que de plus les Français et les Allemands avaient, de leur côté, la prétention de faire de leurs langues respectives la langue universelle.Il n’est pas impossible non plus que les habitans du céleste empire considérant qu’ils forment à eux seuls une partie très-notable de la famille humaine ne rêvent de leur côté d’imposer au reste du genre humain le chinois, langue qui se parle de temps immémorial et qui, même d’après les chronologies chinoises, a dû se parler un peu avant la création du monde.Pour ce qui est de l’allemand, il règne dans une grande partie du nord de l’Europe, et est déjà très-répandu en Amérique où dans plusieurs états les lois sont traduites dans cet idiome.La presse allemande en Amérique a meme acquis une assez grande extension qui devra se développer de jour en jour par le seul fait que la proportion de l’élément germanique dans l’émigration européenne s’accroît chaque année.Quant à la langue française, ses prétentions à l’universalité ne sont pas d’hier, et si jamais une littérature a été sur le point d’absorber toutes les autres, ça été la littérature française au dix-septième et au dix-huitième siècle.Le français est de fait la langue universelle du continent de l’Europe ; on y peut voyager partout sans savoir l’anglais, à la condition de parler le français.C’est la langue d’une grande partie de la Belgique, de la Suisse, de la Savoie, des îles britanniques de la Manche, du Bas-Canada, de plusieurs colonies françaises et anglaises et de certains groupes importans aux Etats-Unis même.La précision de la langue française en a fait la langue diplomatique ; les ambassadeurs anglais s’y sont conformés ; ceux des Etats-Unis seuls ont protesté contre cet usage.De tout cela, il faut conclure que si la science veut avoir une langue à elle, elle doit désespérer de l’imposer au vulgaire.Autrefois il y avait une langue scientifique, c’était le latin.On a objecté à son usage devenu en effet peu commode pour la science à cause des néologismes continuels que nécessitaient les découvertes et les inventions modernes.De plus, le grec est devenu d’une autre manière la langue scientifique, et ce qui prouve toute la portée du sujet abordé par M.Reid, c’est qu’il y a aujourd’hui dans chaque langue européenne comme un jargon scientifique dont toutes les racines sont grecques et parfois greco-latines.11 a été sérieusement question en Europe, de créer une langue scientifique.L’abbé Bonifacio Sotos Ochando, a même publié en espagnol un ouvrage qui traduit en français en 1855, par l’abbé Touzé, s’intitule “ Projet d’une langue universelle.” Nous allons pour le plus grand avantage de M.Reid donner un rapide aperçu du livre de l’abbé Ochando, et comme il aimera sans doute à savoir à qui il va avoir affaire, nous prendrons la liberté de lui présenter l’abbé espagnol en déclinant tous ses titres qui ne sont pas trop nombreux pour un Ibérien.L’auteur a donc été supérieur du grand séminaire de Murcie, député aux Cortès de 1822, maître d’espagnol des enfans de Louis Philippe, membre du conseil de l’instruction puplique d’Espagne, Professeur de son Université centrale et directeur du collège polytechnique de Madrid.(a continuer.) Revue Ribliograpliiquc- De P Education, par Mgr.Dupanloup, Evcque d’Orléans—3 vols, in 8vo—Orléans et Paris.Il n’est pas de sujet plus important que l’éducation ; il n’en est pas, non plus, sur lequel, depuis le commencement de ce siècle surtout, on ait tant écrit.Le précepte a jailli de tous les côtés, de toutes les sources.L’éducation est un besoin profond qui se fait sentir dans les sociétés modernes, au faîte comme à la base : au faîte, où règne encore le prestige que l’on veut conserver, à la base, où l’ambition s’agite et convoite une plus large place au soleil.C’est ce qui explique le vif intérêt qu’on y attache.Quiconque veut aujourd’hui des théories ou des systèmes, en fait d’éducation, n’a que l’embarras du choix.Us se rencontrent partout revêtus de toutes les livrées, affectant toutes les opinions.Mais parmi les écrivains -pii ont traité cette matière, il en est dont le caractère offre plus de garanties de bonne foi que les autres et dont les doctrines marquées au coin de la morale la plus pure font nécessairement tomber le dévolu sur leurs œuvres.Mgr.Dupanloup est de ce nombre.“ Dans le temps où les sommets de la société chancelaient et “ s’affaissaient, où, depuis longtemps déjà, sa base menaçait ruine,” où le malaise s’était emparé de tout ce qui avait intelligence, Mgr.Dupanloup, il y a six ans, se présentait à la France avec ce mot magique à la bouche et son livre à la main : “ L’Education ! l’Edu-“ cation ! voilà le seul remède aux maux présens et à venir ! voilà “ le seul salut possible ! Il faut restaurer les fondemens si l’on veut “ sauver l’édifice !” Or, parler d’éducation à la France, c’est lui rappeler tout ce qui la constitue dans ses jours heureux : religion, génie, valeur, force, ordre et politesse ! L’éducation est avant tout une œuvre d’autorité, de respect, de développement et de progrès, d’ordre et de politesse.“ Mais son idée à la fois la plus haute et la plus profonde, la plus générale et la plus simple ! La voici : “ Cultiver, exercer, développer, fortifier et polir toutes les facultés physiques, intellectuelles, morales et religieuses qui constituent dans l’enfant la nature et la dignité humaine ; donner à ces facultés leur parfaite intégrité ; les établir dans la plénitude de leur puissance et de leur action ; “ Par là former l’homme et le préparer à servir sa patrie dans les diverses fonctions sociales qu’il sera un jour appelé à remplir, pendant sa vie sur la terre ; “ Et ainsi, dans une pensée plus haute, préparer l’éternelle vie en élevant la vie présente.“ Telle est l’œuvre, tel est le but de l’éducation.“ Oui, élever est un beau mot, bien parfaitement français ; il a de la dignité, de l’honneur ; il nous va bien, nous l’avons heureusement créé.“ Aussi, voyez toutes les nobles acceptions qu’il s’est réservées parmi nous : comme il entoure l’éducation des belles idées qui s’y rattachent ! Par la puissance de mot, élever l’âme ; élever l’esprit ; élever les sentimens et les pensées ; élever le caractère, sont les idées naturelles, les idées françaises, les devoirs et le but de l’éducation.” “ L’éducation donc forme, élève, crée en quelque sorte ; et c’est pour y parvenir qu’elle cultive et qu’elle exerce, qu’elle agit et fait agir ; voilà pourquoi, en même tenus qu’elle est l’œuvre d’une haute autorité, elle réclame de celui qu’elle élève la coopération d’une docilité respectueuse.“ Elle cultive par les soins physiques, par l’enseignement intellectuel, par la discipline morale, par les leçons religieuses.“ L’éducation exes ce et fait agir.L’instituteur, en proposant a son élève certaines études, certains efforts, certains exercices, en l’y excitant avec énergie, en l’y dirigeant avec sagesse, le fait travailler et concourir efficacement lui-mème à sa propre éducation.Cette conduite de l’instituteur vis-à-vis de l’élève doit inspirer a ce dernier un respect profond pour une action qui est un bienfait.Telles sont les premières idées ; tels sont les droits et les devour d’un ordre supérieur, que revêtent ces premiers mots : Cultiver’ JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.183 exercer.On commence à découvrir pourquoi l’éducation est avant tout une œuvre d’autorité et de respect.C’est une œuvre de développement pit ' de progrès, parce qu’elle donne l’essor, l’action et l’étendue à toutes les facultés généreuses de l’enfant, elle suit pas à pas la nature, et comme elle, elle iimt par leur faire atteindre leur croissance.C’est encore une œuvre de force.En effet, l’instituteur qui se livre à l’éducation de l’enfance a plus que tout autre besoin de force, de courage et de patience énergique pour accomplir dignement ses devoirs ; elle l’est aussi dans ce seus qu’elle a principalement pour but de fortifier celui qu’elle élève ; “ elle doit fortifier son esprit, son cœur, sa volonté, sa conscience, son caractère ; fortifier en même tems son corps et ses facultés physiques l’œuvre n’est cependant pas encore toute entière : l’éducalion n’est pas seulement une nécessité impérieuse ; c’est un noble, c’est un aimable ornement ; l’éducation doit adoucir, orner, embellir la nature.Après avoir indiqué les diverses formes et les spécialités de l’éducation humaine, l’auteur résume les premiers chapitres de son ouvrage.Ce résumé est une partie de l’exorde d’un des plus beaux plaidoyers qu’il nous ait été donné de lire en faveur de l’éducation ; le lecteur nous saura gré de le reproduire ici intégralement.Il explique toute la pensée de Mgr.Dupanloup sur cette matière.Donc,—former l’homme et le préparer aux diverses fonctions sociales qu’il sera appelé un jour à remplir sur la terre ; Former l’homme par cette éducation générale qui serait convenablement nommée i’éducation humaine par excellence ; Le former par une éducation spéciale à la vocation que lui désignent la Providence, sa position sociale, ses talents et ses goûts particuliers ; Former l’homme, c’est-à-dire cette noble créature, douée d’intelligence, de raison, et d’une volonté libre, faite pour le bien ; Former l’homme intelligent, l’homme honnête, l’homme avec ses facultés générales et ses qualités individuelles, tel que la société et la religion le demandent ; L’homme avant tout, intelligence puissante et pure dans un corps vigoureux et sain, mens sana in corpore sano ; L’homme de raison, de jugement et de goût ; L’homme de cœur, l’homme de caractère ; L’homme d’imagination réglée, d’élocution facile et claire ; L’homme de volonté ferme et droite, dans le degré de raison, d’imagination, de caractère ou de génie, qui est le cachet de son individualité ; L’homme de foi éclairée et de conscience affermie ; L’homme, tel que Dieu l’a créé, et que Jésus-Christ l’a régénéré ; L’homme tel que la marche providentielle du monde l’a perfectionné ; L’homme de son siècle et de son pays, dans le sens sage et heureux de ces deux mots ; Le chrétien enfin ; car ce mot résume tout, et nous ne remplirions pas notre haute mission, si nous ne savions former des cœurs chrétiens, et élever jusqu’au christianisme, jusqu’à l’Evangile, ceux que la société nous confie : Telle est l’œuvre que doit accomplir l’éducation, et c’est par là qu’elle formera l’homme pour la société, sans danger pour lui ni pour elle, et qu’elle saura produire, à tous les degrés de la hiérarchie sociale, des hommes complets dans la mesure et l’étendue qui convient à chacun, pour les élever de là jusqu’à la vie éternelle ! Nous le demandons maintenant : avons-nous exagéré quelque chose en disant que l’éducation est une œuvre divine, et en lui donnant une si haute et si décisive importance pour la dignité et le bonheur des individus, des familles et de la société tout entière ?Je comprends qu’une telle théorie soit exposée à rencontrer plus d’un étonnement et même plus d’un sourire incrédule, dans un siècle qui, jusqu’à ce jour, du moins, n’a guère semblé comprendre la dignité de l’éducatiou, et qui trouvera peut-être que ce que nous venons d’en dire est une théorie vaine et une spéculation impossible à réaliser dans la pratique.Eh bien ! non ; qu’on me permette de dire franchement ici toute ma pensée : non, ce n’est pas là une théorie vaine :—car c’est par cette théorie pratiquée que l’Europe tout entière a été élevée à la plus haute civilisation ; et si la France, pendant longtems, a marché reine de l’Europe civilisée, à la tête des nations modernes, c’est à cette belle et forte éducation qu’elle dut cette gloire.Non, ce n’est pas là une théorie vaine, une spéculation impossible à réaliser ! Je dirai volontiers : Honte et malheur aux instituteurs de la jeunesse qui le penseraient ainsi ! Il y a, en effet, et il y aura jusqu’à la fin, dans ce triste monde, une créature digne de la hauteur de cette théorie, et du respect qu’elle professe pour la grandeur de son être ! Et si la pratique en était impossible, il faudrait désespérer de l’humanité, de sa patrie, de *a famille, de soi-méme, de Dieu enfin, et de la Providence ! Instituteurs de la jeunesse, qui n’avez peut-être pas encore compris ces choses, gardez-vous de les accueillir avec un frivole et superbe dédain: ignorez-vous donc de qui il est question, et quels intérêts vous sont confiés ?C’est le genre humain, c’est l’homme et ses fils ! ce sont les enfants mêmes de Dieu, qui sont remis entre vos mains.Non, non, ce n’est pas là une spéculation impossible à réaliser ! Tant qu’il y aura sur la terre une créature de cette race, dont Dieu a dit : Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance, l’éducation de l’homme sera la plus grande des œuvres, une œuvre providentielle et sacrée, une tâche toute divine, un sacerdoce ! Tant qu’il y aura ici-bas une de ces intelligences que Dieu a faites, capables de connaissance et de sagesse, capables de vérité et de lumière, capables d’imagination et de souvenir, capables de science et de génie, il sera beau, il sera digne, il sera divin de travailler à l’éducation, à l’élévation intellectuelle d’une si noble créature ! Tant qu’il y aura sur la terre un cœur, une conscience, un caractère, une volonté humaine, il sera beau, il sera digne, il sera divin de les former à l’amour de ce qui est vrai et honnête ; à l’enthousiasme pour ce qui est noble, élevé, généreux ; à la sainte passion de ce qui est grand et sublime ! Oui, tant qu’il y aura sur la terre un fils de l’homme, inspiré par ce souffle divin qui en fait le roi de la création et l’image immortelle du Dieu vivant, il devra être élevé dans la connaissance et l’amour de ses hautes destinées, et pour cela établi par cette grande éducation, dont la théorie vous étonne, dans l’intégrité, dans la force, dans la plénitude et la puissance de ses incomparables facultés ! Tant qu’il y aura sur la terre un de ceux que Dieu a faits visiblement, pour devenir par la science et par l’amour de toutes les choses naturelles et surnaturelles, le centre de la création et le contemplateur des cieux, il sera beau de lui apprendre par quels efforts, par quelles études, par quelle élévation intellectuelle, morale et religieuse, il doit se rendre supérieur à tout ce que Dieu soumet au regard et aux investigations de son intelligence ; il sera beau, de lui apprendre par quelles admirables sciences,—du point imperceptible qu’il occupe sur la terre,—il peut atteindre à tout jusqu’aux extrémités de son empire ; étudier les plus sublimes mystères de la nature, mesurer avec certitude l’immensité des cieux, pénétrer jusqu’aux entrailles de la terre et en découvrir les trésors, tout contempler, depuis la fleur et les herbes des champs, qui vivent un jour, et lui révèlent humblement leurs noms, leurs familles, leurs propriétés et leurs vertus avant de mourir, jusqu’au soleil qui mesure les siècles, et dont il peut suivre de l’œil, dans les espaces immenses du firmament, le chemin que cet astre lui-même parcourt en aveugle ! Tant qu’il y aura un fils de l’homme sur la terre, il sera beau, il sera digue de lui apprendre surtout que c’est par la noble alliance du savoir avec la vertu, des lettres avec la sagesse, de la science avec la foi, des arts avec la religion, qu’il peut faire arriver ses facultés à la plus haute puissance du génie : à cette puissance par laquelle l’âme de l’homme, d’une seule de ses pensées, embrasse l’univers, ss place sur ses dernières limites, et, sans pâlir, regarde au-delà ; à cette puissance d’une activité presque uivine, qui s’élance au plus haut des cieux et redescend avec rapidité jusqu’au fond des abîmas, qui, par le regard puissant de l’histoire, embrasse et domine tous les siècles, contemple et juge le siècle présent qui est la mesure de sa passagère existence, et plonge sans effroi dans les siècles d’un avenir sans bornes ! Et tant qu’il y aura ici-bas une de ces âmes que Dieu a faites s grandes, qu’arrivées même aux dernières bornes du tems, elles ne désespèrent ni d’elles-mêmes, ni du tems, ni du monde qui s’echève et se brise derrière elles, il sera digne, il sera beau, il sera divin de lui apprendre avec quelle foi, avec quelle espérance elle doit s’élancer maguanime dans l’éternité ! Et s’il est permis enfin à un évêque de proclamer jusqu’où doit s’élever la hauteur de l’éducation chrétienne, nous dirons que c’est à elle de révéler même, dès leur jeune âge, à ceux qu’elle élève, comment, déchus des cieux, les chrétiens peuvent en retrouver la route avec certitude, et en reconquérir laborieusement la gloire.C’est donc à i’éducation chrétienne à apprendre peu à peu à ses disciples que le monde entier n’est rien, qu’ils doivent savoir mépriser la terre, et que plus ils avanceront dans la vie, plus ils se trouveront mal et à l’étroit dans ces régions inférieures qui les captivent, et que s’ils veulent rassasier la soif de bonheur qui est le fond de leur nature et l’immense ardeur de leur âme, c’est au pied des autels de la grâce évangélique qu’ils trouvèrent des ailes pour s’envoler loin, bien loin, de ce qui n’est pour eux qu’un royaume 184 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.déshonoré et flétri, jusque dans les régions invisibles, où ils peuvent, avec un droit certain, prétendie à posséder Dieu même et à s’unir à lui dans les splendeurs et les délices de l’éternité.” (4 continuer.) Bulletin (les publication!* et réimpressions les plus receutes.Paris, août et septembre 1857.Aristote.— Aristotelis opera omnia grec et latin—grand in-8 à 2 colonnes, tome 16e, de la Bibliothèque des auteurs grecs—Prix, 7 f.50 c.Bourçuelot.—La littérature française contemporaine—1827-1849, continuation du dictionnaire bibliographique qui a pour titre “ France littéraire 6e et dernier volume.Milton.—Le Paradis perdu.Traduction nouvelle par Paul Guérin, Hachette, 2 f.50 c.Dally —Cinésiologie ou science du mouvement dans ses rapports avec l’éducation, l’hygiène et la thérapentique, grand in-8, 825 pages.—Prix, 16 f.Figuier.—Exposition et histoire des principales découvertes scientifiques modernes, tome 4e et dernier.La Rochefoucauld-Liancourt.—Satires de Perse et de Sulpicia, traduites en vers français, 1 vol.in-8.Arago.—Astronomie populaire, tome 4e et dernier.Yillemain.—Rapport sur le concours de 1857 à l’Académie française.Foubnel.—Etudes sur la conquête de l’Afrique par les Arabes—Première partie, 170 pages in-4.Silvio Pellico.—Lettres, traduites par Latour in-18—Prix, 4 f.Loquet (Mgr.) de la vocation, 480 pages—Prix, 10 f.Verdiere.—Origines catholiques de l’Eglise Russe, 1 vol.in-8.Valbezen.—Les Anglais et l’Inde par M.de Valbezen, ancien consul-général de France à Calcutta, in-8, 7 f.50.Damas (le père de)—Le Surveillant dans un collège catholique, 382 pages.Thiers.—Histoire de l’Empire, 16e volume.Toronto, septembre 1857.Time Tables, with a map of Canada, by Joseph Bouchette, Esquire, Surveyor General.Voici une œuvre de patience et il n’est que juste de dire de ce tout petit livre qu’il a coûté infiniment plus de travail qu’il n’est gros.M.Bouchette est du reste d’une famille laborieuse et il nous prouve que bon sang ne peut mentir.Ceux qui ont pu apprécier les œuvres colossales, pour notre pays, de l’ancien arpenteur-général ne seront pas surpris de voir son fils marcher sur ses traces.Les tables de M.Bouchette indiquent l’heure à toutes les stations de nos chemins de fer, et suppriment par là une infinité d’inconvéniens pour le voyageur et l’homme d’affaires qui a besoin d’ètre très-précis dans ses démarches.Geography and History of British America, by J.G.Hodgins, M.A.128 pages Ce volume contient une foule de renseignemens utiles sur la géographie, l’histoire et la statistique, non-seulement, de l’Amérique britannique mais encore de toutes les colonies anglaises.Il est rempli de jolies gravures—Prix, 50 c.et par douzaine, $5.Essay on the insects and diseases injurious to the wheat crops, by H.Y.Hind, Esq., M.A., Toronto, Lovell & Gibson, 139 pages, 8.C'est l’ouvrage qui a obtenu le premier prix au concours ouvert par le ministre d’agriculture.II contient de nombreuses gravures et est irréprochable sous le rapport typographique ; M.Hind est professeur de chimie à l’Université de la Trinité à Toronto.Montréal, septembre 1857.Essai sur les insectes et les maladies qui affectent le blé par M.Emilien Dupont.—Montréal, Lovell, 38 pages, 8.M.Dupont, fermierdu Séminaire, à St.Joachim, a remporté le troisième prix.Nous avons lieu de croire qu’il sera distribué dans nos écoles un grand nombre d’exemplaires de cet excellent petit traité.opuscules, par Maximilien Bibaud, 70 pages in-12o.Senécal et Daniel.Cette brochure nous est venue avec la continuation du Dictionnaire Biographique, et du Supplantent aux Travaux sur l’histoire du Canada, par le même auteur, ouvrages dont nous parlerons très au long lorsqu’ils seront terminés.Les opuscules se composent d’essais lus à l’Œuvre des bons livres ou à la Société philotechnique.Ils ont pour titre, lo Système politique des Jésuites au Paraguay, 2o Droit des gens, 3o Géologie, 4o Le Code Napoléon.A treatise on the law relating to marriages in Lower Canada, by James Armstrong, advocate.Lovell, 46 pages 8o.the stranger’s guide through the city' of Montreal.Salter et Ross, 38 nages in-12.Prix : 12c.Ce nouveau guide d’un bon marché fabuleux est plein de jolies gravures.Nous devons à l’obligeance de ses éditeurs celle qui accompagne la poésie de M.Lenoir dans cette livraison.journal du cultivateur et farmer’s journal, rédigés par M.Perrault, secrétaire de la chambre d’agriculture, aidé de M.Chagnon comm» traducteur et de plusieurs collaborateurs.MM.de Montigny, imprimeurs.Nous saluons avec bonheur la réapparition de ces deux revues mensuelles qui par leur objet ne le cèdent en importance à aucune autre, pas même d la notre, et nous recommandons aux inspecteurs d’école et aux instituteurs de tout faire pour en étendre la circulation.le castor, polka ; la Feuille d’Erable, polka ; les Jours de gloire, chanson canadienne, par M.G.F.Deschambault.Voici un jeune compatriote qui se lance dans une voie nouvelle.Succès à son courage et à ses talents ! Québec, Septembre 1857.notions Elémentaires de cosmographie et de météorologie accompagnées de leçons sur l’usage des globes.Augustin Côté et Cie., 71 pages in-32.Cet ouvrage a été composé pour les classes supérieures des écoles, sous le contrôle des commissaires catholiques de la cité de Québec, par M.Jacques Crémazie, qui ne cesse de rendre à l’instruction publique des services importans.Tous les instituteurs d'écoles modèles trouveront ce petit traité de la plus grande utilité.Il est le premier de ce genre publié dans ce pays et répond par conséquent à un besoin que l’on n’avait pas encore tenté de satisfaire.Etudes sur l’instruction publique chez les Canadiens-Français, par D.P.Myrand, 16 pages, grand in-8 à 2 colonnes, C.T/Brousseau, imprimeur.Cette brochure est la reproduction, revue et corrigée, d’un travail important publié par M.Myrand dans le Courrier du Canada.Le premier titre “ Recueil Historique—Mémoires sur le Canada,” indiquerait une série de publications du même genre, ce que nous souhaitons de tout notre cœur.Petite Revue Mensuelle.Le drame de l’insurrection des cipayes continue à dérouler ses péripéties sanglantes et fantastiques, sans paraître cependant plus près de son dénouement aujourd’hui qu’il ne l’était hier.Il est vrai que le ton de la presse anglaise indique cette ferme espérance du succès appuyée sur cette volonté plus ferme encor» qui est elle-même une puissance ; mais Delhi, aux dernières dates, était encore aux mains des insurgés, et tant que ce nouveau Sébastopol n’aura pas succombé, les armes anglaises n’auront pas recouvré, aux yeux des innombrables populations de l’Inde, le prestige qui a tenu si longtemps des millions d'asiatiques sous le joug de quelques milliers d’Européens.Quelle immense épopée que cette guerre indienne, dont la mise en scène, dans ces fabuleuses contrées, présente tout ce que le poète et l’artiste peuvent rêver de plus saisissant pour l’imagination I L’Inde a du reste été déjà le thème de beaucoup d’alexandrius anglais sans compter le beau poème de Moore, et l'on vient même de reproduire un passage d’un poete inconnu ou oublié, lequel s’il n’est pas apocryphe témoignerait une fois de plus de la justesse du mot des anciens qui désignaient par la même expression : votes, et le prophète et le poète.Prophètes ou non, les poètes auront en dépit des hommes positifs, un grand empire sur les peuples de tous les âges.Le peuple qui n’est pas toujours heureux en réalité, veut qu’on lui permette de l’être quelquefois en imagination.Et qui est-ce qui tient les clefs de cette vaste région de l’esprit humain si ce n’est le poète ?Aussi voyez l’immense émotion qu’a causée la mort du Tyrtée des temps modernes, Béranger! Voyez avec quel intérêt on s’occupe apres un si long temps écoulé de la demeure qu’habitèrent deux autres poètes, Boileau et Voltaire ! Comme on le sait, de gigantesques travaux d’embellissement se font à Paris où l’on abat des pâtés de maisons tout entiers pour continuer ou élargir les rues et les places publiques.Par suite de ces changeinens d’autres rues sont aussi supprimées.Les rues de Nazareth et de Jérusalem, dans le voisinage de la Sainte-Chapelle, se trouvent au nombre de ces dernières.La Sainte-Chapelle que l'on a restaurée dans toute sa gloire primitive avait été bâtie en 1245 pour renfermer les reliques apportées de Jérusalem à Paris, et les maisons des deux rues voisines de Jérusalem et de Nazareth étaient destinées à loger aux frais du roi les pèlerins prêts à partir pour la Terre Sainte ou qui en revenaient.Ce fut dans deux maisons situées en face l’une de l’autre dans la première de ces rues que naquirent en 1636 le chantre du Lutrin, et en 1696 l’auteur de Zaïre.Qui sait si les noms de Nazareth et de Jérusalem, qu’il a du entendre prononcer si souvent dans sou enfance et plus encore le voisinage de la Sainte Chapelle qu’il a du visiter bien des fois, n’ont pas contribué à faire germer un jour au milieu des choses déplorables sorties de la plume de Voltaire les beaux vers que Lusignan adresse à sa fille et qui n’ont d’égaux dans la poésie française que ceux de Joad à Abner ?Notre siècle est malgré tout beaucoup plus poétique qu’il ne voudrait le faire croire, et une autre preuve de cet esprit se trouve offerte d’une manière assez piquante dans les fêtes par lesquelles on célèbre en Europe l’inauguration des cbemms de fer, que la littérature moderne s’obstine à considérer comme la plus haute expression du prosaïsme qu’elle reproche à notre époque.Partout on en relève l’éclat par des processions historiques et symboliques représentant quelque page brillante de l’histoire du moyen âge.Il en est de même aussi pour les expositions industrielles : à celle de Laval en France, on a vu figurer une cavalcade représentant la venue en la bonne ville de Laval, du roi Charles VIII, des ambassadeurs de Rome, du roi de Hongrie, de la sérénissime république de Vénise, du Duc de Milan, et des Seigneurs Napolitaine is année 1432. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.18 A l'inauguration du chemin de fer de la Rochelle et de Rochefort, une semblable cavalcade représentait l’entrée de François premier dans la première de ces villes en 1042.Les costumes des acteurs de cette représentation étaient de la plus grande richesse et faisaient uns illusion parfaite.Les locomotives furent bénies par Mgr.Landriot, évêque de la Rochelle et de Saintes, après un éloquent discours dans lequel nous remarquons cette phrase : “ Ne m» demandez plus ce que je pense du “ chemin de fer.Je pense que c’est une belle et grande invention, et “ qu’entre les mains des peuples vertueux il peut devenir un merveilleux “ instrument de civilisation chrétienne ; et pour répondre à certaines “ objections je dirai encore : malgré les abus de l’homme, Dieu n’a-t-il 11 pas fait la mer et les fleuves et provoqué ainsi la réunion facile des “peuples?Aux yeux des esprits étroits qui s’arrêtent à des grains de “ sable, sans voir les grands résultats, la mer n’est-elle pas dangereuse “ comme les chemins de fer, comme du reste la liberté, et tous les grands “ dons que Dieu a faits à l’homme ?Qui oserait cependant reprocher à “ Dieu d’avoir fait l’Océan, et les fleuves et la liberté et le soleil et la vie ?” Et pour faire voir comment c’est la Providence, qui malgré toute la force et tout le génie de l’homme, gouverne toujours le monde à son gré, le Prélat a présenté cette belle image heureusement trouvée pour une population maritime : “ Ce monde est le navire do Dieu ; la Providence conduit le vaisseau.“ L’homme a beau marcher sur le pont en sens contraire, le navire va où “ Dieu veut, et en marchant il rend gloire à Dieu.Ceux qui savent se “ tenir à une certaine hauteur sur la rive admirent le mouvement majes-“ tueux et progressif : c'est à peine s’ils dévinent les stériles agitations “ du pygmée qui croit imposer sa volonté au pilote, parce qu’il aura fait “ quelques pas en arrière.” Après avoir signalé lu nécessité des idées religieuses pour fixer d’une manière solide l’avenir du peuple, et “ empêcher des explosions plus ter-“ ribles que celles de la vapeur” Mgr.Landriot s’adressant directement aux “ coursiers de fer et de feu” avant de les bénir a terminé ainsi : “ Devenez pour les nations un instrument de salut ; en rapprochant les “ distances réunissez les esprits.Que tout être vivant qui suivra cette “ ligne puisse redire comme une vérité cette devise de la ville de La Ro-“ chelle.“ Sous l’égide et la direction de Dieu, j’ai trouvé la vie et le “ salut : Servabor rectore Deo.” Et qu’on ne dise point après cela que l’industrie n’a pas sa poésie et sa sublimité ! Ne croirait-on pas entendre le grand Bossuet s’écrier : le monde s'agite et Dieu le mène ?Montréal se reposant un peu sur ses lauriers n’a pas fait de bien grands frais pour célébrer l’exposition industrielle du mois de Septembre.Que voulez-vous: on se lasse des meilleures choses et notre ville avait dépensé toute son amabilité pour les savans et pour les fêtes de l’inauguration du chemin de fer l’automne dernier ! Cependant si à l’intérieur de la cité on s’est peu aperçu de l’exposition, le comité local n’avait rien négligé pour que le spectacle fût aussi imposant qu’instructif.Quiconque a voulu se rendre à la Pointe St.Charles, a pu admirer le bon goût et la sagesse qui ont présidé à l’installation des divers départemens de l’agriculture et de l'industrie.Une foule immense a visité les divers édifices de la gare du chemin de fer et les tentes qui récelaient en abondance tous les produits du Bas-Canada.Nous y avons vu avec un indicible plaisir un très grand nombre de nos cultivateurs, dont la bonne tenue, la politesse^t l’air intelligent ont été remarqués, par les étrangers accourus des Etats-Unis et du Haut-Canada- Il est fâcheux cependant que prenant une part aussi active qu’ils le font dans les foires agricoles et comme expositeurs et comme spectateurs, ils n’aient pas le soin de se faire mieux représenter dans l'Assemblée de l’Association générale d’Agriculture ou quatre ou cinq comtés seulement avaient envoyé des délégués.Nous avons vu aussi avec bonheur les élèvps des collèges et des écoles de la ville se rendre processionnellement drapeaux et musique en tête à la Pointe Saint Charles où leurs professeurs ont pu leur ménager ainsi une récréation qui équivaudra pour eux à bien des études.Comme la plume élégante d’un de nos collaborateurs a empiété sur le terrein de la Petite Revue, en donnant dans une autre partie du journal une description de l’exposition, nous allons terminer par le récit de la cérémonie qui a eu lieu dernièrement dans le village do Terrebonne pour l'inauguration du nouveau Collège Masson.Disons de suite qu’une pluie torrentielle a ôté à cette fête une bonne partie de sa splendeur, et le cortege attendu en passant sous les arcs de triomphe qu’on lui avait élevé faisait une assez triste figure.C’était bien fâcheux, car le joli village avait fait toilette et son temple, une de ces bonnes vieilles églises qui deviennent de jour en jour plus rares, s’était tout pavoisé et orné de verdure.On commença par y faire la bénédiction d’une cloche, habillée richement et suivant l’usage antique et solennel dotée de parrains et marraines.Ces derniers étaient l’honorable M.Renaud Conseiller Législatif et Madame Masson, veuve de l’honorable Joseph Masson, aussi conseiller législatif, l'honorable Surintendant de l’Education et Madame Chauveau, M.Turgeon, avocat, et Mde Turgeon veuve de l’honorable Ovide Turgeon, conseiller^ législatif, et M.Morin député du comté de Terrebonne et Mlle McKenzie.Au milieu des imposantes cérémonies de l’église, Monseigneur l'évêque de Montréal, prononça une touchante allocution, et les prières terminées chacun alla faire entendre les premiers sons de la voix du néophite en déposant une offrande en son honneur.Il eût du se former ensuite une procession de l’église au collège, si le programme n’eût été entièrement bouleversé par le mauvais temps.La bénédiction du collège ne s’en fit pas avec moins de pompe, et fut aussi relevée par une allocution du digne évêque.Le nouveau collège Masson est un splendide édifice à trois étages de cette belle pierre de taille grise qu’avec moins de modestie on pourrait appeler marbre du Canada, et parfaitement distribué.De la plateforme qui le recouvre on a sous les yeux tout le village, la jolie rivière des Prairies, et les campagnes environnantes à perte de vue.Un des objets les plus saillans est la résidence de Madame Masson dont la belle fortune a pu suffire non seulement à contribuer puissamment à la construction de l’édifice qui porte son nom ; mais encore à se faire à elle-même une demeure qui n’a guères de rivales en Canada, et ne figurerait pas mal auprès des plus aristocratiques châteaux de l’ancien monde.Le gout le plus parfait à présidé à la décoration et à l’ameublement de l’intérieur où les tableaux de nos artistes canadiens figurent à côté de ceux des artistes étrangers les plus célèbres.Le lendemain, le surintendant de l’instruction publique, accompagné de M.le curé et de quelques messieurs de l’endroit, visita l’académie des Dame3 de la Congrégation et le collège ; et il y eut suivant l’usage, dan3 les deux institutions, examen, discours, musique et distributions de prix.Terrebonne avec ses deux maisons d’éducation prendra bientôt sa place parmi les villes du Bas-Canada et déjà même son collège a fourni au pays plusieurs jeunes hommes de mérite qui se distinguent dans le commerce et les arts utiles pour lesquels on s’y propose surtout de former des sujets.Si les élèves de Terrebonne sont dans la jubilation, ceux du collège de Ste.Marie a Montréal doivent être dans les larmes.Comme dit la vieille grammaire latine : tandis que celui-ci pleurait celui-là riait dùm iste flebat, ille ridebat.C’est que le Père Martin l’ancien supérieur et le fondateur de cette florissante institution s’est embarqué pour l’Europe le 22 de septembre pour un court voyage, selon les uns, pour toujours selon quelques autres.Ce fut en 1842 que le Père Martin, frere du célèbre Père de ce nom dont les travaux archéologiques ont eu en France tant de retentissement et que la mort a enlevé vers la fin d l’année dernière, venait en C.nada avec trois autres pères repr -ndre l’œuvre des Brebœuf et des Lallemand interrompu pendant près d’un siecle.Depuis ce temps le Père Martin et ses collaborateurs ont établi un magnifique collège à Montréal, un noviciat au Sault aux Récollets et une résidence de leur ordre à Québec.Tout en faisant ces grandes choses, il a trouvé le moyen de s’occuper d’histoire et d’archéologie canadienne, de prédication et du ministère où il rendait de grands services, et de publier plusieurs écrits et brochures dont la plus importante est sa traduction des Mémoires du Père Bressani, superbe volume in-8 de 336 pages, illustré d’un grand nombre de gravures, de cartes et de vignettes, presque toutes dues an crayon du traducteur, artiste habile en même temps qu’écrivain distingué, et de notes archéologiques et scientii ques qui lui font le plus grand honneur.Nous apprenons avec plaisir que le gouvernement a chargé le Père Martin de faire copier au Ghesu, à Rome, des documents intéressans sur l’histoire de la Nouvelle-France dans le but de les faire imprimer ici.Personne n’était plus habile à remplir une telle mission.Caisse d'Economie des Instituteurs.Nous publions plus loin le tableau de la première distribution qui a eu lieu en vertu du réglement qui établit cette caisse.Il est accompagné d’une circulaire à Messieurs les curés et ministres du culte qui ont des pensionnaires de la caisse dans leur paroisse, indiquant les mesures que l’on a cru devoir adopter pour déjouer d’ignobles spéculations dont quelques-unes avaient été dénoncées au département de l’instruction publique.Messieurs les instituteurs feront bien de se rappeler que pour avoir droit à faire compter les années passées dan6 l’enseignement depuis 1848, sans en déposer les primes, mais seulement en consentant à la déduction de leur montant sur la première année de pension, il leur est nécessaire de se faire inscrire avant le premier de janvier prochain.Les primes des années antérieures ont aussi été déduites des pensions payées aux anciens instituteurs retirés, pour cette année, ce qui explique leur'modicité.Si les instituteurs s’inscrivent en grand nombre comme il faut l’espérer», les pensions seront beaucoup plus élevées l’année prochaine.Les instituteurs et institutrices retirés de l’enseignement avant 1857, qui n’ont pas encore fait leur demande de pension peuvent la taire d’ici au premier de janvier prochain ; mais ils ne commenceront à retirer leur pension que dans la distribution de 1858.Les instituteurs actuels qui se retireront de l’enseignement à l’avenir n’auront point de pension à moins qu’ils n’aient été inscrits préalablement.Nous devons ajouter que Messieurs 1rs curés se sont prêtés avec le zèle le plus louable au concours que M.le Surintendant leur demandait pour la distribution des pensions.Il est à désirer rue les instituteurs inscrits montrent le même zèle à engager leurs confrères qui ne l’ont pas encore fait à suivre leur exemple.Il est inutile de leur dire qu’il y va de leur propre intérêt. 186 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Liste des pensions accordées pour 1857 sur la caisse d’économie des Instituteurs et Institutrices pauvres.© Z, NOM DE L’INSTITUTEUR.OU INSTITUTRICE.Lieu de Naissance.Résidence.Religion.Nombre d’années i | passées dans l’en- seignement.Date de la demandej de pension.Date de la retraite de l’enseignement.Somme accordée, en retranchant le louis de prime d’après le règlement.i P.Boucher, Rivière-Ouel'e, .St.Denis, Catholique, 26 Mars 1852 Juin 30 2 5 0 2 Jonathan Beers,.Irelande, Maria, Presbytérienne 10 18 Fév.1855 Juil.1er 3 15 0 3 Alexis Bouchard,.Rivière-Ouelle, St.Paschal Catholique, 12 30 Mars 1854 Juin 30 3 5 0 4 Joseph Belleau, .Québec, St.Louis de Gonzague,.do 14 19 do 1857 Mars lr 4 11 9 5 Dlle J.Blanchard,.Laprairie, Laprairie, do 20 24 Fév.1856 Déc.24 4 10 0 6 Thomas Bégin, .Pointe Lévi Rivière Ouelle,.do 22 17 Mars 1854 Mai 21 3 4 _2 7I Louis Bolduc, St.François-Beauce,.St.Roch l’Achigan do 26 1855 Juil.8 3 15 0 8 A.P.Bernard, Chartres-France, Varennes do 13 Mars 1S49 do 1er 2 0 0 9 Dame Louise Bérubé St.Paschal, St.Paschal do 7 28 Mars 1854 Juin 30 3 5 0 10 Miss E.Brown,.Windsor, Windsor Protestante, 14 16 do 1856 Sept.20 4 7 1 Dlle Gen.Plessis 11 Bélaire, .Ste.Geneviève, St.Augustin Catholique 21 12 Fév.do Juil.25 4 5 10 12 Andrew Clarke, .Ecosse, New Carlisle, Richmond.Presbytérienne 25 23 do do do 1er 4 5 0 13 Dame Clarke, Trois-Rivières, St.Henri Catholique 36 16 Mars do Juin 4 4 2 14 Dlle Esther Clément Terrebonne, Ste.Scholastique do 31 24 Fév.1855 Juil.1er 3 15 0 15 Archibald Campbell Ecosse, Williamstown, H.C .Presbytérienne 41 6 do 1848 Sept.16 2 0 0 16 D.C.Chèvrefils,.Québec St.Rémi Catholique 26 Mars 0 0 0 17 Dlle Louise Collin,.St.Thomas, St.Thomas do 5 16 do 1855 Fév.23 2 10 0 18 Joseph Croteau,.St.Nicolas, St.Romuald do 28 8 do 1857 Avril le 4 12 6 19 H.Dalton, Irlande, Grande Rivière do 5 do do 1854 Juil.11 2 14 2 20 E.Dillon, Irlande, Leeds do 7 30 do 1856 Mai 9 3 10 0 21 Marguerite Dorion,.Québec, St.Louis de Gonzague.do 10 19 do 1857 Mars le 4 11 9 22 Jeffery 0.Donohoe, Irelande, Allumettes do 12 16 Avril do Janv.3 4 10 0 23 Rob.Dupont, Québec, St.Roch des Aulnais .do 44 4 do 1854 Juillet 2 15 0 24 Dame Gen.Fluette, Québec, Bonaventure do 15 Mars 1856 Oct.17 4 7 11 25 Dlle Julie Fournier, Montréal, St.Calixte do 16 23 do 1857 Mars le 4 11 9 26 Dlle Sophie Girouard S.Eustache, St.Eustache do 20 26 do 1855 Juil.30 3 15 10 27 P.J.Gabion, St.Joseph, St.Polycarpe do 6 do do 1852 Août 30 0 6 3 28 Dlle A.Gilmain,.Melbourne, Stukeley Protestante 15 do do 4 10 0 29 P.Guay, Rivière du Loup, en bas, St.Roch de Québec Catholique 5 27 do 1856 Avril le 2 10 0 30 John Halpin, Irelande, Sherrington do 5 28 do 1855 Mai 30 2 10 0 31 J.B.Langlade,.France, St.Hilaire do 20 1er Avril do do 15 3 13 9 32 I Dame E.Landry,.Québec, Maria do 16 17 Fév.1856 Août 15 4 6 3 33 Dlle E.Lefebvre,.St.Joachim, Ste.Martine do 11 Mars 1851 Oct.3 2 0 0 34 |L.Laçasse, S.Michel, St.Jean do 15 30 do 1852 2 0 0 35 J.B.Leclair, Nicolet, Kingsey do 37 13 do 1853 Sept.23 2 17 6 36 P.J.Mathon, Batiscan, St.Prosper do 23 28 do 1852 Juin 30 2 5 0 37 Thos.Morris, Irelande, New-Richmond Protestante 35 25 Fév.1856 Juil.1er 4 5 0 38 L.De Montigny,.France, Champlain Catholique 23 24 Mars 1852 2 0 0 39 p.T.St.Michel, .Québec, St.Jérôme do 20 6 do 1856 Sept, le 4 6 8 40 Dlle J.Malherbes,.Pointe-Lévi, Québec do 22 30 do do Mai 1er 4 13 4 41 Dlle C.Michaux,.Kamouraska, Kamouraska do 131 23 Fév.do Juin 15 4 4 7 42 J.N.Moulton,.Stanstead, Standstead Protestante 10 Mars do Avril 12 4 2 6 43 Joseph R.Maigrette, Montréal, St.Rémi Catholique 41 clo 18.54 3 0 0 44 Dlle V.Pèlerin, .Québec, „ St.Jean Port Joli do 10 do 1856 Juil.30 4 5 10 45 Dlle C.Rankin,.Littleton, N.H., Windsor Protestante IO3 19 do 1857 Fév.28 4 11 8 46 P.Ryan, Irelande, St.Columban Catholique 19 16 do 1854 Août le 3 3 10 47 Dame 0.Richard, .St.Eustache, St.Martin do 25 24 do 1856 Sept, le 4 6 8 48 Dame E.Soucy,.Kamouraska, St.Paschal do 29 28 do 1852 Jum 30 2 5 0 49 Dame Ve Thibaut,.St.Laurent, St.Martin do 22 28 Fév.1856 Sept, le 4 6 8 50 Jean de Tonnancour Trois-Rivières, Trois-Rivières do 18 25 do 1852 Août 15 2 6 3 51 J.Ls.Wolfe, Montréal Wotton do 20 4 Mars 1856 Janv.le 4 0 0 52 Josephte Proulx,.Baie du Febvre, Baie du Febvre do 18 20 do do Juin 14 4 4 7 53 Dame Veuve Talbot Québec, St.Roch de i’Islet do 21 15 do 1857 Janv.15 4 10 5 54 John Scanlan,*.Cahill, Irelande, St.Zotique do 24 4 Mai do Avril 30 4 12 6 55 George Gray, Roxborough, Ecosse,.Lachûte Protesta te 32 6 do 1856 Déc.31 4 10 0 Dame E.Badeaux 56 Turcotte, .Trois-Rivières, Trois-Rivières Catholic e 9 3 Mars 1852 Juin 30 2 5 0 57 John Caffery,.Irelande, St.Columban c! j 13 2 0 0 58 William Tilly, Glasgow, Ecosse, Cape Cove, (Cté.Gaspé).Protestante 28 29 Juin 1857 Juin 26 4 15 0 59 Olivier Aubry, .Trois-Rivières, Maskinongé Catholique 36 30 Mars do Juil.4 15 0 60 Domiq.LeFrançois, Québec, St.Ambroise Catholique 23 30 Juin 1850 Déc.31 1 0 0 61 De.Victo.Denault, St.Martin, Ste.Julienne do 27 7 Juillet 1851 Déc.31 1 10 0 62 Dame Zéphirine La-brie Desrochers,.St.Eustache, Notre Dame de Lévi.do 13 22 Juin 1857 Juin 15 4 15 0 63 J.K.Grant, Murray Ann, Ecosse, .Ste.Marie Madeleine.Presbytérienne 17 8 do 1857 Mai 1er 4 13 4 221 14 6 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.187 Liste des Instituteurs et Institutrices qui ont contribué au fonds de pension jusqu’au 30 Sept.1857.Noms des Instituteurs et Institutrices.Nombre d’années inscrites depuis 1848.Prime reçue.Montant de la prime à déduire sur la première année de pension.£ S d £ S d M.William M.Farty N eut années 1 0 0 9 0 0 M.Alexandre M.A.Moffatt.do 1 0 0 9 0 0 M.Léon Kirouac do 1 0 0 9 0 0 Mlle Marie Marguerite E.Blanchard do 1 0 0 9 0 0 M.John B.Robertson do 1 0 0 9 0 0 M.Félix Rosier do 1 0 0 9 0 0 M.Richard P.O’Donnell.do 1 0 0 9 0 0 M.A.Magloire Langlois.Huit do 1 0 0 9 0 0 M.James Lockyer Biscoe.Neuf do 1 0 0 9 0 0 M.Joseph Jodoin.do 1 0 0 9 0 0 M.Benjamin Joassim do 1 0 0 9 0 0 M.Alexis Soulard do 1 0 0 9 0 0 M.William Colgan do 1 0 0 9 0 0 M.James Garatty do 1 0 0 9 0 0 M.J.Charles Pac.aud do 1 0 0 9 0 0 M.Robert Morrow do 1 0 0 9 0 0 M.James Lloyd Six do 1 0 0 9 0 0 M.William Ramsay Dix do 10 0 0 0 0 0 M.William Fraser do 1 0 0 9 0 0 Mlle Léocadie Dubuc.do 1 0 0 9 0 0 M.Henry Dawson Sept do 1 0 0 9 0 0 Mlle Sophie Varin Puize.do 1 0 0 9 0 0 M.Dominique Boudrias Huit do 1 0 0 9 0 0 M.Peter Seannell do 1 0 0 9 0 0 M.Joseph Bernier Neuf do 9 0 0 1 0 0 M.Martin Edme Grossier.do 1 0 0 9 0 0 Mlle Mary Ann Greensil.do 1 0 0 9 0 0 M.Pierre Bouchard.do 1 0 0 9 0 0 Mlle Marie Dorothée Lacerte.Quatre do 1 0 0 9 0 0 M.Patrick John T.Blake.Sept do 1 0 0 9 0 0 M.Charles Honoré Paquin.do 1 0 0 9 (1 0 Mlle Angélique Butler do 1 0 0 9 0 0 M.Joseph Blais.do 1 0 0 9 0 0 M.François Xavier Gilbert.do 1 0 0 9 0 0 Bureau de l’Education.—Montréal 185 .Monsieur le Curé, J’ai l’honneur de vous informer que la somme de £ a été accordée à votre paroissien, pour pension, comme ancien Institut pour l’année mil huit cent cinquante sept.L’Ordre en Conseil accordant ces pensions, voulant par une sage disposition empêcher qu’elles ne soient l’objet de spéculations malhonnêtes et qu’on ne profite de l’éloignement et de la nauvreté des Instituteurs pour exiger d’eux des honoraires exhorbitants ou même une partie de la pension pour la retirer à ce bureau, j’ai été auto-me à ne payer qu’aux Instituteurs eux-mêmes ou aux agens que je nommerais.J’ai pensé que, dans l’intérêt de l’éducation et même dans l’inté-retue l’humanité, les ministres des divers cultes ne me refuseraient Pas leur entremise gratuite pour un tel objet, et c’est pour celle raison que je prends la liberté de m’adresser à vous pour vous prier de servir d’intermédiaire entre ce départment et votre paroissien.Si vous v consentez vous aurez la bonté de lui faire signer les reçus aits doubles qui accompagnent cette lettre, en présence de deux «noins et de les transmettre le plus promptement possible à ce taureau et de lui remettre en même temps la somme incluse dans celte lettre.Vous voudrez bien expliquer au pensionnaire que par l’Ordre en onseil du 16 Septembre 1857, il lui est formellement interdit de fansporter à qui que ce soit sa pension en tout ou en partie, et que ans le cas où il le ferait, elle se trouverait parla même confisquée « versée de nouveau dans la caisse d’économie.lanM youdrez.bien encore l’informer que, pour cette année, le mon-I .'*?,a pension n’est si petit que parcequ’il a fallu déduire un is de prime pour chaque année passée dans l’enseignement, ce qui n’aura pas lieu à l’égard de votre paroissien les années suivantes.Il est donc à espérer que l’année prochaine la pension sera plus élevée ; ce qui dépendra toutefois du nombre des pensionnaires et du montant des primes qui auront été payées par les Instituteurs et les Institutrices d’ici à ce temps.A cette occasion, je prendrai la liberté de vous suggérer combien il serait important d’engager les Instituteurs et les Institutrices de votre paroisse, qui ne l’ont pas encore fait, à se faire inscrire sur les régistres de la caisse d’économie.La pension accordée à votre paroissien est calculée sur les données suivantes : Années passées dans l’enseignement depuis 1848 (les années antérieures ne comptant pas) à raison de £1,10 par année £ Déduction pour celte année d’un louis de prime pour chaque année d’enseignement £ J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Curé, votre très obéissant serviteur.Pierre J.O.Chauveau, Surintendant de l’Education.PALMARE.Distribution des Prix du College de l’Assomption.PHILOSOPHIE.Excellence—Joseph Clément.Astronomie—lr prix, Achille Larose 2e do Louis Guilbault 1 ex cequo, J Louis Brien.Physique—lr pr J Clément ; ex œquo, A Larose; 2e do F X Vézina; ex œquo D Beaupré.Géométrie—lr pr A Larose ; ex œquo D Marsolais, 2e do J Archambault.Architecture—lr pr L Guilbault, 2e do P L Brien ; ex œquo O Guilbault.Grec—lr pr J Clément, 2e do O Guilbault.RHETORIQUE.Excellence—lr pr U Fontaine; acc M Légaré.Composition française— lr pr M Légaré, 2e do J Hétu ; lr acc N Brouillet, 2e do U Fontaine.Composition latine—lr pr U Fontaiee, ex œquo J Hétu, 2e do M Légaré, ex œq.N Brouillet ; lr acc G Mireault, 2e do N Melançon.Vers latins—lr pr U Fontaine, 2e do, T Gaulet ; lr acc J Hétu, 2e do N Brouillet.Version latine—lr pr M Légaré, 2e do U Fontaine; lr acc J Hétu, 2e do N Brouillet.Thème latin—lr prU Fontaine, 2e do J Hétu ; lr acc M.Légaré, 2e do A Fontaine.Version auglaise—lr pr H Fontaine, 2e do S Dagenais ; lr aec il Légaré, 2e do J Hétu.Thème anglais—pr H Légaré acc H Fontaine, ex œquo G Mireault.Arithmétique—lr pr J Hétu, 2e do G Mireault ; lr acc ü Fontaine, ex æquo M Légaré, 2e do A Fontaine, ex œquo N Melançon.Préceptes de rhétorique—pr U Fontaine ; acc J Hétu.Histoire de France—pr U Fontaine ; acc M Légaré, ex œquo T Faudet.BELLES-LETTRES.Excellence—prl Etbier; acc NBourgoin.Description—lr pr P Blouin, e do A Jodoin ; lr acc I Ëthier, ex œquo E Marsolais, 2e do N Bourgoin, ex œquo F Renaud.Composition latine—lr pr A Jodoin, ex œquo I P Jodoin, „ .-, — œquo N Bourgoin ; l.r acc F Renaud, 2e do E Galipeault, ex œquo E Marsolais.Thème latin—lr pr I Ethier, 2e do P Blouin, ex œquo P Bédard ; lr acc A Jodoin, 2e do N Bourgoin, ex œquo F Renaud.Version anglaise__lr pr P Blouin, 2e do E Marsolais; lr acc A Jodoin, 2e do N Bourgoin.Theme anglais—lr N Bourgoin, 2e do I Ethier; lr acc P Blouin, 2e do P Bédard.Arithmétique—lr pr N Bourgoin ; ex œquo P Blouin, 2e do E Galipeault ; lr acc I Ethier, ex œquo F Renaud, 2e do A Jodoin, ex œquo E Marsolais.Principes de littérature—pr I Ethier ; acc A Jodoin.Histoire d’Angleterre—pr P Blouin ; acc I Ethier, ex œquo E Marsolais.2e METHODE ET VERSIFICATION.Excellence—pr J Lippé ; acc J Marion.Composition—lr pr D Jobin, ; do J Marion ; lr acc W Laurier, 2e do J Riopelle.Vers latins—lr pr J Lippé, 2c do J Riopelle ; lr acc I Dozois, 2e do J Marion.Version latine —lr pr W Laurier, 2e do J Lippé ; lr acc J Riopelle, 2e do J Marion.Thème latin—lr pr J Marion, 2e do J Riopelle; lr acc J Lippé, ex œquo J Dozois, 2e do W Laurier.Version anglaise—lr pr W Laurier, 2e do P Bérard ; lr acc J B Cbagnou, 2e do D Jobin.Thème anglais—lr pr W Laurier, 2e do J B Chagnon; lr acc J Marion, 2e do J Lippé.Orthographe—lr pr W Laurier, 2e do J Lippé ; lr acc J Riopelle, 2e do D Jo-bin.Arithmétique—lr pr J Dozois, 3e do J Lippé ; lr acc J Marion.2e do J Riopelle.Mythologie—pr J Lippé ; acc J B Chagnon.Histoire des Empereurs Romains—pr .T Lippé, ex œquo J Marion ; acc W Laurier.Histoire du Canada—Pr Joseph Bourgne : acc J Lippé.Grammaire anglaise—Pr IV Laurier ; aGc J Marion.SYETAXE.Excellence—Pr Siméan Robillard ; acc Ludger Lafortune.Lettre__lr pr Zéphirin Mayrand ; 2d do Louis Bonin.1er acc François Brien ; 2d do Philias Chévigny.Version latine—Tr pr S Robillard, 2d do L Lafortune • lr ace Philias Mainville, 2d do Z Mayrand.Thème latin—lr pr Z May- 188 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.rand, 2d do S Robillard ; 1er ace L Lafortunc.2d do Elzéar Granger.Version anglaise—lr pr Z Mayrand, 2d do L Lafortunc ; lr acc Alphonse Gervois, 2d do Joseph Gariépy.Thème anglais—lr pr.A Gervais, 2d do S Robillard.Exœquo L Lafortune; lr acc L Bonin, 2d do Z Mayrand.Orthographe—1er pr S Robillard, ex œquo L Lafortune, 2d do A Gervais, ex &quo F.Brien ; lr acc Maxime Laporte, 2d do E Granger.Arithmétique—lr pr F Brien, exoequn L Bonin, 2d do D Riopellc, ex œquo Philias Mainville ; acc E Granger, ex œquo S Robillard, J Gariépy.Histoire ancienne—Pr S Robilard ; acc L Lafortune.Histoire du Canada—Pr S Robillard, ex œquo, J Bte Laporte ; acc Joseph Gaudet, ex œquo M Laporte.Grammair» latine—Pr S Robillard, ex œquo L Lafortune ; acc E Granger.Grammaire anglaise—Pr E Granger, ex œquo J Gaudet ; acc Louis Renaud.ELEMENTS.Excellence—Pr Théophile Caisse ; acc Samuel Lippu.Version latine— lr T Caisse ; 2d do Charles Larose ; lr acc Urgel Richard, 3d do Léon Pavette.Thème latin—lr pr T Caisse, ex œq.L Payette, 2d do J Bte Rpàuchamp ; lr acc S Lippe, 2d do C Larose.Lettre—lr pr T Caisse, ex œquo U Richard, 2d do S Lippé, ex œquo Médéric Dorval; lr acc Ls Verncur, 2d do Olivier Jacques.Orthographe—1er pr T Caisse, 2d do S Lippé, ex œquo L Verneur ; lr acc U Richard, ex œquo O Larose, 2d do L Pay’ett*.Arithmétique—lr pr S Lippé, 2d do L Verneur ; lr acc C Larose, 2d do Dieudonné Piette.Géographie—Pr R Jacques ; acc T Caisse.Histoire sacrée—Pr S Lippé, exœquo O Jacques; acc Charles Guilbeault.Histoire du Canada—Pr S Lippé ; acc L Verneur.Grammaire latine—Pr Auguste Chevalier ; acc T Caisse.Lecture anglaise— Pr Alexander Richardson ; acc M Dorval.CLASSE FRANÇAISE.(Ire Division.) Excellence—Hr Simeon Rivest ; acc S Laporte.Lettre—Léon Forest, 2d do Aristide Durocher ; lr acc C Lépine, 2d do S Rivest.Orthographe lr pr S Rivest, 2d do Adolphe Piché ; lr acc L Forest, 2d do S Laporte.Arithmétique—Pr A Durocher ; acc L Forest.Lecture anglaise—Pr S Laporte ; acc S Rivest.Lecture française—Pr C Lépine; acc L Forest.Ecriture—Pr Léon Magnan ; acc L Forest.Géographie—Pr A Durocher; acc D Lépine.Histoire du Canada—Pr S Rivest ; acc A Piché.Grammaire française—P L Forest ; acc S Laporte.Art épistolaire (récitation) —Pr S Rivest ; acc C Lépine.(2ds Division.) Excellence—Pr Isidore Beaudoin ; acc Camille Magnan.Lettre—Pr Siméon Martineau ; acc J Beaudoin.Orthographe—Pr S Martineau ; acc J Beaudoin.Arithmétique—Pr S Martineau ; acc J Beaudoin.Lecture anglaise—Pr S Martineau ; acc N Moreau.Lecture française—Pr S Martineau; acc C Magnan, ex œquo J Beaudoin.Ecriture—Pr S Martineau ; acc C Magnan, ex œquo J Beaudoin.C Lloyd.Style épistolaire et version—lr pr Mlle Hélène Joncas, 2e do Mlles S Tatu et P Lefebvre ; lr acc Mlle D Trudellc, 2e do E Routier.Grammaire anglaise, 1ère classe—lr pr Mlle E Matte, 2e do Mlle M Trtt-delle ; 1er acc Mlle E King, 2e do Mlle Anna Maguire.Style épistolaire et version—Pr Mlle A Maguire ; lr acc Mlle E King, 2e do Mlle M Hughes.Globe terrestre et éléments d’astrenomie—lr pr Mlle A Préchette, 2e do Mlle E Routier; lr acc Mil Hélène Joncas, 2e co Mlle Marie Carrier, Histoire de Rome et.Mythologie—lr pr Mlles E King et A Fréchette, 2e do Mlle M Hughes ; lracc.Mlle Hélène Joncas, 2e do Mlle S Têtu.Arithmétique—Pr Mlle Joséphine Furois; acc Mlle A Fréchette Fleurs et Paysages—lr pr Mile L Paradis, 2e do Mlle C McDonald ; lr acc Mlle L Trùdelle, 2e do Mlle Caroline Constantin Ecriture—Pr Mlle II Joncas; lr acc Mlle Mary O’Donohoe, 2e do Mlle M Carrier.Piano—lr pr Mlle Casgrain, 2c do Mlles M Trudellc et M A McDonald ; lr acc Mlle Britannia Wadsworth, 2e do Mlle A Fréchette.MUSIQUE VOCALE.Soprano—Pr Mlle L Paradis ; acc Mlle E Routier.Contralto—Pr Mlle E Casgrain ; acc Mlle D Trudellc.Tenore Pr Mlle L Trùdelle; acc Ml e L°Dupré- Broderie, lr pr Mlle A Neville, 2e do Mlle A Maguire; lr ace Mlle E King, 2e do Mlle A Fréchette.A CONTINUEE.AVERTISSEMENTS.Le Surintendant de l’Instruction Publique, recevrait avec reconnaissance le dou qu’on voudrait bien lui faire des volumes suivans ; qui compléteraient des ouvrages qui lui ont été donnés incomplets p; ur la bibliothèque du département.Journées de la Révolution, in-8o, 1er Tolume.Histoire du Canada, (Garneau) 1er volume.Civilisation en France, Giuzot, édition Didier, 1840, in-8o, 1er volume.Traité général d’Anatomie comparée, édition Rouen Frères, à Paris, in-8o, 1er volume.Chefs-d’œuvre de P.Corneille, édition Didot de 1814 m-8o, 2e volume.Mélanges Littéraires, Villemain, édition Ladvocat, à Paris, 1823 in-18, 1er volume* Œuvres de Régnard, édition stéréotype de Didot, 1817 in-18, 1,2,3 volumes., .Essai sur les Mœurs et l'Esprit des Nations, par Voltaire, édition stéréotypé de Didot, 1817, 1, 2, 3 et 6 volumes.Commentairas sur Corneille, même édition, 1817, 1er et 4e volumes.Œuvres choisies de Bossuet, par l’Abbé de Sauvigny, édition Pierre Beaume, à Nismes, 1784, in-8o, 5e volume.Distribution des prix aux eleves pensionnaires des daines Ursulines de Quebec.CLASSE SUPERIEURE.Histoire de l’église, Littérature, Botanique, Minéralogie, Chimie, Aperçu de l’Histoire Universelle.—Pas de concours cette année.CLASSE DE LITTERATURE.Couronne d’honneur | lr prix, Mlle Anna Neville.Histoire de l’église —lr pr Mlle A Nault, 2e do Mlle A Néville ; lr accessit Mlle E Matte, 2e do Mlle Léonide Paradis.Littérature français;)—lr pr Mlle A Nault, 2e do Mlle L Paradis ; lr acc Mlle E Mafte, 2e do Mlle M Trùdelle.Composition—lr pr Mlle A Nault ; 1er acc Mlle Louise Trùdelle, 2e do Mlle E Matte.Littérature anglaise—lr pr Mlle C Lloyd, 2e do Mlle Mary Ann McDonald ; lr acc Mlle A Néville.2e do Mlle E Fraser.Composition— lr pr Mlle Britannia Wadsworth, 2e do Mlle A Neville ; acc Mlle C Lloyd.Histoire de France et Histoire d'Angleterre—Pr Mlle B Wadsworth ; 1er acc Mlle E Matte, 2e do Mlle C Lloyd, Astronomie et Globe céleste—Pr Mlle C Lloyd ; lr acc Mlle E Matte, 2e do Mlle A Neville.Botanique Herbiers—lr pr Mlle B Lloyd, 2e Mlle E Mat'e ; lracc Mlle A Néville, 2e do Mlle A Nault.Physique—Pr Mlle E Matte ; lr acc Mlle C Lloyd, 2e do Mlle A Néville.Sienne dès livres—lr pr Sllle E Matte, 2e do Mlle C Lloyd ; acc Sllle Emma Casgrain.Peinture à l’huile, en miniature, à l’aquarelle, à la ganche, en pastel, en crayon, sur velours et satin—lr pr Mlle A Nault, 2e do Mlle Artémise Fréchette ; lr acc Mlle Charlotte Lloyd, 2e JUle Maria nughc3.Broderie en dentelle, chenille, soie et laiue, fleurs, fruits artificiels ej autres ouvrages manuels—Irpr Mlle L Trùdelle, 2e do Mlla Caroline Constantin ; 1er acc Mlle C Lloyd, 2e do Mlle L Paradis CLASSE DU COURS DE GRAMMAIRE.Couronne d’houncur—Pr Mlle Stella Têtu.Instruction Religieuse lr pr Mlle D TruJelle,2e do Mlle Emirn King; lr acc, Mlle S Têtu, 2e do Mlle M Hughes.Grammaire française, 1ère Classe—1er pr Mlle A Fréchette, 2e do Sllle Arzeline Esuouf ; 1er acc Mlle A Néville, 2e do Mlle College «lu IIaut-Cana«la.Le Conseil de l’Université de Toronto ayant créé une chaire de littérature dans le Collège du Haut-Canada, dans le but d’y faire enseigna d’une manière spéciale les plus hautes branches de la langue et de la térature anglaises, les aspirans à cette chaire sont priés de transmet leurs certificats d’aptitude au Secrétaire Provincial le ou avant le premier jour de Décembre prochain.Le salaire attaché à cette position est de £300 courant, avec une pan dans les honoraires, se montant pour l’année présente à environ i60,e le logement gratuit.Toronto, 27 Août 1857.On s’abonne, pour CINQ cnLMXS par année, au Journal (le l’Instruction J » fl rédigé par le Surintendant de l’Kdueation et par M.Joseph .enoir, assistant-reos .On s’abonne pour cinq chelins par imitée au " Lower Canada Journal 01 'dl', .rédigé par le .Surintendant de l’Education el par M JoiinRadiger, à |W uni tic i jjuuiotiim m l'o-* •‘““•b'"' .a ifü: ,-ent recevoir, pour cinq chelins, les deux journaux ou.«» es de l’un ou de l’autre.L'abonnement, dans tous les cas- e lire il 4,000 exemplaires et parait vers le milieu de c]«® uis se tire 4 2.000 exemplaires el paraît vers la fin de cm Les instituteurs pe choix, deux exempl: payable d’avance.Le journal françai-mois.Le journal ai On ne publie que des annonces qui ont irait 4 l’instruction publique, aux sciences» aux beaux arts.Prix : un eltelin par ligne pour la première insertion, et douze par ligne, pour chaque insertion subséquente, payable d’avance.—ml On s’abonne au liurcau de l’Education 4 Montréal, chez M.Thomas Il“> Québec, et pour la campagne, en adressant au bureau de l’éducation uïl® îiaiblc* d’abonnement par.la poste, avec le montant.On est prié d’indiquer claire nie | ^ ment le bureau de poste auquel le journal doit être expédié.Les abonnes te anssi d’écrire leur adresse lisiblement à part de leur signature.Imprimé par Senécal et Daniel, 4, Rue St.V ince:'t
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