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Titre :
L'art musical
Éditeur :
  • Montréal :[L'art musical],1896-[1899?]
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

L'art musical, 1897-12, Collections de BAnQ.

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Décembre 1897 L'ÏÏRT MUSICHL 49 .Les rgues.POUR PETITES ET.MOYENNES EG ISIS Leurs avantages sont les suivants Le son ressemble, à s’y tromper, à celui d’un orgue à tuyaux.Elles résistent mieux au climat et ne se désaccordent jamais.30 Elles prennent beaucoup moins de place et ne nécessitent aucune dépense d’amé- nagement.40 Leur prix est de moitié inférieur à celui d'un orgue à tuyaux.50 Leur entretien et les réparations sont presque nuis.Prix : depuis $275 , f ifvCj.• ¦ ¦ •• ¦ w -.>, : 1 t.V,ÎJ K KSI ST K N T \.NOTH K CLIMAT MIEUX OUE TOUT AUTRE ORGUE wËÊm® agî-r fW-* ;•>.¦¦y'yj/- ; >ar LESPLUS CI?USURES ORGANISTES : (iü.LMANT, ARCHER.ET AUTRES Dans la construction des Oignes Vocalem on a suivi la méthode naturelle de produire le son en prenant comme exemple la voix humaine.Les /'oumous sont les soufflets de l’orgue ; Le Larynx ou corde vocale, un anche ; La Gorge ou tube contient la corde vocale, développe le son et le porte à La Bouche qui renforce ce son et achève de le modifier.De là le nom de Vocation donné aux orgues fabriquées par Mason & Risch, de Worcester, Mass.Dans les orgues Vocaliou le sou, qui est produit par des anches, est modifié par une série de tubes sonores, et le son ainsi obtenu est le même que celui produit par les tuyaux.Nous énumérerons brièvement quelques-uns des nombreux avantages de ce nouveau système de construction.Dans" un orgue à tuyaux, possédant une certaine variété de sons, ou rencontre des tuyaux à bouches et des tuyaux à anches.La température ayant un effet opposé sur chacune de ces deux variétés de tuyaux, il est évident que l'accord d’un orgue à tuyaux sera affecté par chaque changement de température.Ainsi, une augmentation de température fera hausser le son d’un tuyau à bouche, tandis que la même cause fera baisser le son d’un tuyau à anches.Si l'augmentation de température est considérable, il devient alors impossible de se servir de ces deux variétés de tuyaux eu même temps.s les orgues Vocaliou, cet inconvénient n’existe pas, car les anches, étant tons de composition identique, sont tous affectés de la même manière et gardent leur accord, Sans compter que les tubes contenant les anches protègent ces derniers, en grande partie, contre les effets de la température.Un Orgue Vocaliou tient beaucoup moins de place, et, étant de construction beaucoup plus Dans simple qu’un orgue à tuyaux, le mécanisme n’est pas aussi aisément affecte par 1 humidité, et se répare plus facilement.Le prix des Vocaliou, vu leur construction plus simple, c-t moins élevé que celui des orgues à tuyaux.Nous pouvons résumer ainsi les avantages qu’offrent les orgues Vocaliou : U.11 es gardent leur accord a toutes les températures, le mécanisme se dérange moins, elles tiennent moins de place, possèdent une plus grande variété de sons a grandeur égale et sont à meilleur marché que les orgues à tuyaux Faute d’espace, nous ne mentionnerons que six des principaux musiciens qui o ~ “ ‘ ’ la Trinité.l’aris : Frédéric Archer, l'éminent organiste ; Guilmant, organiste de la mt recommandé les orgues Vocaliou : Alexandre Clarence Eddy, organiste de l’église presbytérienne, Parmi P.Q., St-André d’Argenteuil.P O., St-l uomas, (l'Alireit.t’.y., Me-.uarie, l oromu, i eum-m ici «v.«•quK.i.e.iwiuiuu, Eglise St-Toseph Worcester, Mass., Eglise St-Léon, Dé'roit, Midi., Eglise St-Jacques, Syracuse, S V., K S Osborne, Ecr, Chicago, 111., E.D.Hall, Ècr, Boston, Mass.B.C.Barrington, Ecr, Philadelphie.I’e.Plus de 1500 autres églises, institutions et particuliers possèdent des Vocaliou dont les prix varient de $500 à 55000.On peut examiner ces instruments, les acheter à des conditions avantageuses et se procurer les catalogues illustrés, liste des prix et toutes autres informations à L,a Compagnie de Pianos Pratte Montréal SEULE DEPOSITAIRE 50 Décembre 1897 L’HRT musichl .Boites et Horloges à Musique.SYMPHONION %.' ^ IMu PRIX DE $8.00 A $300.00 Brevetées dans tous les Rays.e o o e Lg Symphonion est lu seule boite musicale dont les disejues soient indestructibles.Le Symphonion est universellement reconnu pour être supérieur à tous les autres produits similaires comme volume et pureté de son.Le Symphonion possède des parties interchangeables manufacturées avec le meilleur matériel.Toutes les réparations peuvent être faites avec moins de temps et moins de dépenses que pour n’importe quelle autre boîte à musique.Le Symphonion est manufacturé dans 70 styles différents.Le catalogue de musique contenant environ 5000 airs populaires ou sacrés peut être envoyé sur demande.Le Symphonion est également une horloge sonnant les heures avec airs de musique.Les airs se changent à volonté.Nous venons de recevoir pour les fêtes un assortiment considérable de tous les styles depuis $8.00 jusqu’à $300.00.Hâtez-vous de venir faire votre choix.Catalogues illustrés expédiés sur demande.A H H Dr Prai H SEULE DEPOSITAIRE No.1676 Rue Notre-Dame MONTREAL.HORLOGE ÀîMUSIQUE. i' si [ §i LARI MUSICAL REVUE MENSUELLE CANADIENNE Paraissant le 10 de chaque Mois Sbtmm SæJ T/r agi lornHlMIljjin» jgaittWM sg® üiiülüü! ÜSBfcna: Vol.II.MONTRÉAL, DÉCEMBRE 1897.No 3.L.E.N.PRATTE, Directeur 8 O- H.de KERHENO Rédacteur 1678 Rue Notre-Dame.Téléphone 1080.k 413 Rue St-Hubert.CHRONIQUE Depuis le mois dernier plusieurs événements instructifs et dignes de méditation se sont produits.Ils renferment un haut enseignement moral dont il y a lieu de tenir compte pour l'avenir.Parlons d’abord de la naissance d’une société et de la dispa-sition d’une autre.Cet été nous déplorions l’absence d’organisation entre nos musiciens, qui les abandonnait à la merci de tous les caprices sans qu’ils eussent les mêmes bénéfices ni les mêmes recours que toutes les autres corporations.Cette lacune est aujourd’hui comblée et c’est avec plaisir que nous signalons la formation de la Société protectrice des musiciens, qui se rattache à VAmerican Federation of Musicians et nous espérons que les Musiciens Canadiens en retireront tout le bénéfice qu’ils sont eu droit d’attendre.De but de la société est : lo De protéger le salaire des musiciens, tant professeurs qu’exécutants; 2o De garantir les droits d’auteurs ; 3o De faire diminuer les droits sur la musique importée ; 4o De publier des revues et faire des critiques musicales ; 5o D’organiser des concerts et monter des opéras ; Go De travailler à l’établissement d’un Conservatoire, etc., etc.Voilà certes un programme auquel il n’est que juste d’applaudir, quoiqu’il soit d’une envergure passablement vaste.Il est surtout bon que les salaires soit protégés contre une concurrence déloyale, ou même contre certains abus trop fréquents, malheureusement, et qui nous sont signalés chaque jour.M.Edmond Hardy est le président de la société.Une société naît, une autre disparaît, ainsi va le monde, ainsi le veulent les'lois immuables de l’univers.Un court communiqué aux journaux nous apprend que la société Hœnrfel et Haydn, en présence de Y apathie (sic) montrée à son égard par le public de Montréal, a décidé de ne pas donner de concerts pendant cette saison.La société Hæudel et Haydn s’était fondée pour faire concurrence à la Société Philharmonique.Qu’en est-il arrivé ?Toutes deux en ont souffert ! Ua société Hæudel et Haydn meurt à la peine et la Philharmonique se réveille plus vigoureuse que jamais.Certes, nous tenons compte des nobles efforts de cette société, et nous sommes en faveur d’une concurrence qui _ entretienne une émulation sérieuse entre rivales, mais l’ensemble de notre population ne permet pas la multiplicité des entreprises et par suite celles-ci 11e feraient que végéter, saus résultat appréciable.Mieux vaut se grouper autour d’une ou deux bannières et marcher courageusement de l’avant.De là à tirer la moralité du fiasco du concert Dyna Beumer il u’y a qu'un pas, Nous n’avons pas eu le plaisir d’entendre la grande cantatrice belge.11 y a deux causes à ce contretemps.D’abord la trop grande indifférence de notre public pour les manifestations de grand-art.Malheureusement la poudre aux yeux et le clinquant séduisent plus facilement que le beau ou le bon véritable et de bon aloi.Disons ensuite que Messieurs les Impresarios Américains se trompent et ne connaissent pas assez notre pays, quand ils viennent nous offrir des concerts à un prix malheureusement trop élevé.Espérons que le remède ne sera pas long à trouver ; que notre aimable société montréalaise s’enthousiasme un peu plus facilement, que messieurs les entrepreneurs de tournées soient un peu moins exigeants, et tout ira au mieux.Des nécessités de notre publication, qui nous forcent, à paraître à jour fixe, 11e nous permettent pas de donner ce mois-ci un compte-rendu delà “ Vierge ” de Massenet, que la Société Chorale donne le 9 courant au Monument National, sous l’habile direction de M.Alex.Clerk.Si nous en jugeons par les dernières répétitions, l’exécution finale sera splendide et Montréal va goûter un régal artistique dont il aura le droit d’être fier.L’Art Musical fait peu à peu son tour du monde.Nous venons de recevoir le Fiji Colonist and Levulca Gazette, arrivant de l’autre bout de la terre, avec une appréciation des plus flatteuses.J.DE PlERREVILLE. 52 L’ÏÏRT 7VÎUSICHL Décembre 1897 L’ART MUSICAL REVUE MENSUELLE CANADIENNE - - BOITE POSTALE 2181 - - Telephone 1080.La Cie de Piahos Paatte, phophietaihe 1070.niu Notre-Dame.CONDITIONS D'ABONNEMENT : Un An (Campagne).$1.00 Un An (Ville et distribution à domicile) .1.15 En dehors du Canada et des Kuits-Unis .1.25 Le Numéro.15 Cts NOTE; DE L’ADMINISTRATION On demande des agents dans toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, pour la vente au numéro, les abonnements et les annonces de L’Art Musical.Inutile de faire application sans fournir les plus sérieuses références.Ou paiera une commission libérale.S’adresser ou écrire à L’Art Musical, 1676 rue Notre-Dame, Montréal.AVIS A NOS CORRESPONDANTS Nous informons nos correspondants et collaborateurs de bonne volonté que tous Ls communiqués, toutes les demandes d’insertions doivent nous être parvenus avant le PREMIER DE CHAQUE MOIS.Cette date passée, nous serions obligés de remettre la publication, s il y a lieu, au numéro du mois suivant.LA REDACTION LES MAITRES CHANTEURS DE NUREMBERG Les Maîtres Chanteurs de ATureinberg, comédie lyrique en trois actes et quatre tableaux, poème et musique de R.Wagner, traduction française de M.Ernst.(Donné à l’Opéra de Paris pour la première fois, le mercredi 17 novembre dernier.) Ayant assisté, tant en Allemagne qu’en Belgique, à une vingtaine de représentations des Maîtres Chanteurs avant de les applaudir à l’Opéra, rien ne me serait plus iacile que d’en faire une analyse détaillée et, tout en parcourant le poème et la partition, de relever à chaque page les splendeurs de cette œuvre extraordinaire.Ce serait là pour moi une satisfaction très grande, je n’ai pas à le dissimuler, mais 11e mériterais-je pas, en agissant de la sorte, le reproche de pédantisme que l’on est souvent tenté d'adresser à ceux qui ont l’air de découvrir des chefs-d’œuvre que tout le monde connaît et sur lesquels de nombreux volumes ont été publiés ?Je me contenterai de vous dire que, selon moi, les Maîtres Chanteurs constituent le chef-d’œuvre musical le plus admi.rable et le plus complet que Wagner ait écrit.Car si, dans Lohengrin, il a trouvé, pour chanter l’odyssée du chevalier au cygne, des phrases mystiques étonnantes et s’il a mis dans la bouche d’Eisa des accents d’une infinie tendresse.Si dans le Venttsberg de Tannhâuser et surtout dans ce colossal Tristan il eut le génie de peindre des scènes d’une sensualité à laquelle jamais nul poème de la chair n'osa prétendre : si dans cette monumentale Tétralogie il est parvenu à une puissance d’expression et à des cimes avant lui insoupçonnées : si, dans ce miracle enfin qu’on nomme Parsifal, il a révélé “le ciel” à nos âmes éblouies, dans aucune de ces partitions, il 11’a élevé, ainsi que dans les Maîtres, “ la musique pure ” à de telles hauteurs.Comme souplesse de main, clarté et mise en valeur d’idées, magnificence de développements, unité d.* style, comme perfection d'œuvre d'art en un mot, je 11e crois pas qu’aucune autre puisse lui être comparée.Et c’est ce qui me fait penser que si la musique entière devait disparaître, à l’exception des seuls Maîtres Chanteurs, cette partition sublime suffirait à reconstituer la musique toute entière, depuis la simple romance jusqu’à la symphonie la plus scholastique, en passant par le morceau de genre, l’opén .le drame et la comédie lyrique, sans omettre même l’oratorio.Ainsi l’ont, du reste, parfaitement compris les directeurs d l’Opéra, MM.Bertrand et Gailhard, car ils ont monté “le chef-d'œuvre" mieux qu’il 11e le fut sur aucune autre scène, \ compris celle de Bayreuth, et comme, de mémoire d’abonné nulle œuvre ne fut montée à Paris.C’est là un titre de gloire dont ils ont le droit d’être fiers, cette représentation devant être assurément le plus beau fleuron de leur couronne directoriale.Aidés de leur chef de chœurs, M.Claudius Blanc, ils nous ont présenté des choristes chantant et jouant, et je ne sache pas qu’on ait, jusqu’à présent, atteint à une telle perfection de mise en scène et qu’011 soit parvenu à mieux grouper les foules et à leur mieux infuser le sentiment de la vie réelle, dans laquelle il n’est pas d’illusion possible.Ea façon dont ont été réglés le final du deuxième acte et le dernier tableau resteront à jamais célèbres dans l’histoire du théâtre.Une autre chose dont on se souviendra longtemps, c’est de l’admirable incarnation queM.Rénaux a faite de Beckmesser.Ceux qui ne l’ont pas vu ne peuvent se douter de la mobilité de sa physionomie, de la netteté de son geste, de la justesse de sa déclamation, de l’organe factice avec lequel il chante ce rôle sublimement grotesque.U11 artiste qui arrive à s’oublier de la sorte pour 11e songer qu’à la réalisation de son personnage, est un très grand artiste.C’est lui qui, avec les chœurs, est incontestablement le triomphateur de cette soirée mémorable.J’aime aussi beaucoup M.Delmas, qui est un Hans Sachs de la plus haute valeur, à coup sûr le plus complet que j’aie entendu.La voix de M.Alvarez sonne plus généreusement que jamais et si son Walther de la répétition générale 11e m’avait qu’à demi satisfait, à cause de perpétuels ralentissements de mouvements, celui de la première m’a causé un vif contentement.M.Vaguet est un très bon David, M.Bartet un excellent mais bien féroce Kothner, M.Gresse un Pogner imposant d’allure, d’organe et de déclamation.La voix de Mlle Bréval et sou éblouissante beauté ont rallié de nombreux suffrages.Je voudrais beaucoup, par exemple, qu’elle se décidât à articuler un peu plus nettement et je formulerai le même vœu eu ce qui concerne JMlle Granjean, une plantureuse Magdalèue.Je n’ai pas bien compris les raisons pour lesquelles les lois de la tablature sont imprimées en allemand alors que la pièce se chante en français.M.Gresse, en la lisant à M.Alvarez, étonné, a des airs de traducteur juré qui ne lui vout pas mal du tout.Un grand nombre des paroles 11e sont malheureusement point parvenues à mon oreille; n’ayant pas la version française de M.Alfred Ernst, je 11e puis donc parler que de ce que j’ai entendu et je constate que cela m’a paru excellent et d’une musicalité absolue, avec un respect de la note écrite que tous les traducteurs devraient bien conserver.Je signalerai dans l’orchestre l’heureux effet du nouveau luth imaginé par l’ingénieux Gustave Lyon, et je rendra l’architecte Garnier responsable des parties symphoniques, des couleurs et des détails qui ont disparu dans la salle immense, ne voulant pas en accuser M.Taffauel qui a conduit avec une vaillance peu commune et une grande préoccupation des nuances, sa phalange d’élite au triomphe le plus complet qu’une œuvre ait remporté sur la scène de notre Académie de musique.Fernand Le Borne. Décembre 1897 L’HRT 7VYUSIC7ÎI- 53 NOS MUSICIENS M.Dominique Ducliarme est né à Lacliine en 1840.Il prit ses premières leçons musicales, dans une extrême jeunesse, du proies-seur Andrews, ancien orgauiste anglais, demeurant à Lacliine même- U11 peu plus tard il vint à Montréal et continua ses études sous M.Paul Letondal ; puis il fut un an l'élève du célèbre Sabattier.En 1863, nous le trouvons à Paris, où, pendant cinq ans, il suivit assidûment les cours du Conservatoire.Il y avait été admis comme auditeur dans la classe de Marmontel.Durant son séjour à Paris, M.Dominique Ducliarme se lia étroitement avec le célèbre compositeur français Camille Saint-Saëns, dont nous publions aujourd’hui le portrait.Il connut également à Paris, Rossini, qui l’appelait son “ Grand Canadien.” Chez Rossini il fit la connaissance de Eiszt.y mmâ mi En 1SS9, M.Ducliarme fit, à Paris, la connaissance de Paderewski.Ce dernier lui donna même son portrait avec une originale dédicace.M.Ducliarme est aujourd’hui l’un de nos professeurs montréalais tes plus sympathiques.Il est un admirateur de Padc-rew: .si et le considère comme le plus grand pianiste moderne.M.Ducliarme s’est acquis 1111e grande science technique.I.e toucher et le doigté du professeur sont très remarquables et, chose non moins remarquable, il possède l’art de les communiquer à ses élèves.Ceux-ci sont nombreux.Parmi eux nous trouvons M.Emiliauo Renaud, qui étudie actuellement à \ ienue, MM.Ernest I.ongley, Clark, Jos.Saucier, dis.Gould, Schaffer, aujourd’hui professeur au Conservatoire de Chicago, etc.Réflexions sur la Musique et sur les Compositeurs Modernes [De la Gazette des Théâtres] A son retour de Paris, nous demandâmes à un de 110s anciens élèves : —Avec quelle méthode avez-vous étudié l’harmonie, avec le traité de Réber ou celui de Basin ?—Avec aucun, nous fut-il répondu ; aujourd’hui on est libre d’écrire tout ce qui vous passe par la tête.(Authentique).Cette réponse 11e saurait surprendre, car il n’y a rien de nouveau sous le soleil.Nous eu trouvons la preuve dans cette phrase empruntée à la préface en tête de l’opéra d’Alceste, représenté en 1767 : ' Enfin, il n’y a aucune règle que je 11’aie cru devoir sacrifier de bonne grâce à l’effet.Voilà mes principes.—Signé : Gluck.” Si ces principes étaient pratiqués au siècle dernier, pourquoi ne le seraient-ils pas de nos jours ?Toutefois, nous croyons qu’on en abuse, et c’est pourquoi on entend aujourd’hui de singulière musique, faite de parti pris contrairement aux règles de l’harmonie : ce sont à tout bout de champ des dissonances, des hardiesses, des licences, des combinaisons plus algébriques que musicales, une orchestration tonitruante ; aussi 11’est-il p is rare au sortir du spectacle d’être fatigué, d’avoir mal à la tête, sans avoir retenu le plus petit motif d’un opéra nouveau.— Eli ! nous dit-on, il faut être de son temps.Sans doute, mais il est certain que les vieillards sont déroutés a l’audition des œuvres nouvelles, et il n’est pas surprenant qu ils se plaignent.Le propre de la vieillesse est de se plaindre toujours"et^de prétendre que le passé valait mieux que le présent ; mais la jeunesse se moque de la vieillesse, en attendant que, vieille à son tour, elle récrimine contre les nouveaux systèmes qui surgiront plus tard.Il en est de l’esprit humain comme des fleuves, lesquels ne sauraient remonter leurs cours.Faisons donc comme les fleuves, allons de l’avant, et 11e nions pas le progrès.Il faut être de son temps, avons nous dit ; mais ce n’est pas assez, il faut être de tous les temps, car le passé a eu ses jours éclatants, et il serait injuste d’en abdiquer le souvenir, témoins : Don Juan, Joseph, la Dame Blanche, Zampa, etc.C’est pourtant ce qui a lieu de la part de la génération actuelle, et si on l’en croit, rien de ce qui a été publié avant l’apparition des œuvres wagnériennes n’a de valeur réelle.Certes, nous apprécions les productions géniales de Wagner, mais, nous avons beau y mettre de la bonne volonté, les légendes, les libretti nébuleux du maestro de Bayreuth nuisent dans notre esprit au succès de ses opéras.Les compositeurs actuels sont persuadés que, grâce à leur musique, les paroles d’un opéra sont d’une importance secondaire, et qu’elles sont acceptées d’avance par le public.Cette manière de voir est très fâcheuse et provoque des longueurs, des superfétations musicales interminables.MM.les compositeurs devraient savoir, toutefois, que des opéras délestés à propos ont été sauvés d’une chute certaine. 54 L’HRT MUSIOHL Décembre 1397 Nous en trouvons la preuve dans une vieille brochure : “ Ma Tante Aurore, opéra sifflé en trois actes, applaudi en deux, et malgré cela imprimé en trois.” En toutes choses, aller droit au but, autrement dit la conclusion sans sécheresse, est une condition de succès dans un opéra.Malheureusement, à l’exemple de Wagner, les compositeurs français semblent s’être donné le mot pour mettre en musique des sujets d’opéra à porter le diable en terre, témoins Hamlet, d'une tristesse à nulle autre seconde, Romeo et Juliette, dont le dernier tableau est un catafalque, etc.La musique a fait de grands progrès, c’est vrai ; mais ou ne peut nier que les œuvres de l’ancien répertoire étaient plus au goût et à la portée de tout le monde.Aujourd’hui toutes les œuvres, plus ou moins démodées, sont à l’index : les unes, soi-disant, ne sont pas suffisamment orchestrées, les autres ont considérablement vieilli, à toutes on trouve un défaut pour les exclure du répertoire.Qui ne connaît ce mot typique de M.Ritt, directeur de l’Opéra-Comique, partisan de la musique de l’avenir :—Enfin, la Dame Blanche ne fait plus d’argent ! A l’étranger, on est plus respectueux pour les opéras que l’opinion publique a élevés au rang de chefs-d’œuvre, quelle que soit la date de leur éclosion, et il n’est pas rare de voir représenter, à Berlin et à Vienne, les œuvres de Gliick, de Mozart, de Cherubini, etc., d’où nous concluons qu’on est moins exclusif chez nos voisins que chez nous.Il serait à désirer cependant, ne fut-ce qu’à titre de comparaison, que de loin en loin l’exhibition d’une œuvre ancienne fournit au public l’occasion de constater les progrès accomplis en musique dans un temps déterminé ; mais point, et, comme au siècle dernier, la France est divisée eu deux camps : les partisans de la musique algébrique d’origine allemande, et ceux de la musique mélodique, pimpante, d’essence française.Quelle est la meilleure ?Affaire de tempérament, et dans les deux camps, les musiciens abondent en bonnes raisons pour prouver que leur système est le meilleur.Dans un certain inonde, à Toulouse la savante et ailleurs, plus un opéra est nébuleux, obscur, assommant, et plus il renferme de beautés transcendantes, et nos contradicteurs s’éloignent convaincus qu’ils ont raison, et nous, croyant n’avoir pas tort.Ainsi va le monde ! Par goût et par raison, nous sommes éclectiques, et que l’acte de naissance d'un opéra ait été paraphé à Berlin, à i.ayreut.h, à Rome ou à Paris, peu nous importe, nous applaudissons l'œuvre dont l’interprétation est satisfaisante, et dont l’audition flatte notre oreille.Aujourd'hui la plupart des compositeurs sont chargés de la rédaction du feuilleton musical dans les principaux journaux de Paris, et tout musicien qui ne fait pas partie de leur chapelle, est fort malmené, sans compter que souvent ils se trompent sur la valeur réelle des œuvres dont ils rendent compte.Le Prê-aux-Clcrcs, vrai chef-d’œuvre de l’Ecole française, a été fort mal traité à son apparition.La Fille du Régiment et Carmen n’ont pas été épargnés non plus.A.Laget.Soffredini, alors directeur de l’Opéra royal italien a été l’inventeur de Mascagni.Un jour il entendit chanter à l’église un jeune garçon boulanger dont la voix lui plut.Il s’enquit de lui et croyant voir dans le jeune homme un sujet d’avenir il lui donna pendant sept ans des leçons de piano et de composition.Il le fit même admettre au Conservatoire italien.Un beau jour, Mascagni fit une fugue de jeunesse, et le directeur du Conservatoire écrivit à Soffredini : “ Votre protégé Mascagni, que vous prétendiez un génie, n’est qu’un aue ! CAMILLE SAINT-SAËNS Saint-Saëns est de petite taille.La tête est extrêmement originale, les traits sont caractéristiques.Un grand front, vaste et découvert, où s’accusent entre les sourcils, l’énergie et la ténacité de l’homme, les cheveux coupés courts habituellement et la barbe châtain-grisonnant.Un nez en bec d’aigle, souligné par deux rides très marquées aux narines, des yeux un peu à fleur de tête, très mobiles, très expressifs.L’humeur fort nomade, les déplacements les plus lointains, dans les lieux les plus baroques ne l’effraient nullement.Musicien impeccable, d’un savoir immense et d’une mémoire prodigieuse, lettré et causeur fort spirituel, tel est Camille Saint-Saëns.Né à Paris le 9 octobre 1S35, d’une famille normande, après quelques études préliminaires, il entra au Conservatoire, dans la classe d’orgue de Eugène Benoit; en 1851, il y obtint le premier prix.En 1853, il était nommé organiste de St-Merry.Pendant cette période, il composa surtout de la musique d’orgue et des pièces religieuses.En 1864, il se présenta au concours pour le prix de Rome, mais le jury l’écarta, jugeant, a-t-on prétendu, que le candidat, déjà fort connu dans le monde musical, était trop au-dessus de ses concurrents.En 1867, il remporta, avec les Noces de Promêthêe, le prix de l’Exposition de Paris.Pendant son séjour à l’orgue de la Madeleine, il composa nombre de mélodies et de motets religieux.En 1870, il fit vaillamment son devoir dans la Garde Nationale.En 1871, de concert avec M.Romain Bussine, il fondait la Société Nationale, destinée à mettre en lumière les œuvres des musiciens français, et au mois de décembre de la même année sa Marche Héroïque était exécutée aux Concerts Pas-deloup.Le 25 mars 1875, le Châtelet donna la première audition de La Danse Macabre.poème symphonique bien connu.La même année, Saint-Saëns se fit entendre à St-Pétersbourg, à Vienne et à Londres.Vinrent ensuite la Jeunesse d'Hercule et le Timbre dé A rgent, Orient et Occident, etc.Le 19 février 1881, Saint-Saëns fut élu membre de l’Institut, en remplacement de Reber.Le 15 août 1868, Saint-Saëns avait été nommé chevalier de la Légion d’Honneur, le 13 juillet 1884, il fut fait Officiel et le 30 juillet 1894 a été promu au grade de Commandeur.La première audition de Samson et.Dalila, donnée a; Châtelet en 1875 fut assez froide et n’obtint le succès qu’elf méritait, qu’après son retour de l’Opéra de Vienne.Etienne Marcel, refusé à l’Opéra, fut joué avec succès .Lyon.Fn 1883, le 5 mars, l’Opéra ouvrit cependant se portes pour Henri VIIJ et en J890, le 21 mars, A scan voyait le feu de la rampe en l’absence du compositeur.F 1895, Frédégonde fut également donnée à l’Opéra.Un des reproches le plus fréquemment adressé à Saint Saëns est de manquer de mélodie.Personnellement, ce reproch a dû exaspérer plus d’une fois le musicien, car il lui a fait 1 plus grand tort auprès des directeurs de théâtres.Saint-Saëns répondait avec raison à ses détracteurs : “ O demande au musicien de cacher sa science.Or, ce qu’on ei tend par science en pareil cas, c’est tout simplement le talen et, quand on en a, c’est pour s’en servir et non pour le metti dans sa poche.” La vérité est que Saint-Saëns est un esprit trop indépe dant pour se plier à un système et qu’étant, par natim éclectique, il a des préférences souvent très contradictoires. Décembre 1897 L'ÏÏRT 7VYUSICPÎL 55 OEUVRES DE SAINT-SAËNS Musique de Chambre.—Op.8, Six Duos, pour harmonium et piano, (Edit.Girod).—Op.14, Quintette, piano, 2 violons, alto et violoncelle, (Edit.Hamelle) — Op.15, Sérénade, piano, orgue, violon et alto, (Edit.Choudens).— Op.16, Suite, violoncelle et piano.- Op.67, Romance, cor et piano, en mi.— Op.iS, 1er Trio en fa, pour piano, violon et violoncelle, (Edit.Hamelle).—Op 27, Romance, piano, orgue et violon.— Op.32, Sonate eu ut min—Op.36, Romance, cor ou violoncelle et piano, en fa —Op.37.Romance, flûte ou violon et piano, eu ré bémol —Op.38, Berceuse en si bémol —Op.41, Quatuor, piano, violon, alto et violoncelle, si béni —Op.43, Allegro Appassionato, violoncelle et piano — Op.48, Romance, violon et piano, en ut— Op.51, do, en ré.—Op.65, Septuor, trompette, 2 violons, alto, violoncelle, contre-basse et piano.— Op.75, Sonate, en ré mineur, piano et violon.—Op.76, Caprice raise piano et cordes.—Op.79, Caprice, sur airs Russes et Danois, flûte, hautbois, clarinette et piano.—Op.83 Havanaise, violon et piano.—Op 91, Chant saphique, pour violoncelle et piano.—Op.92, Deuxième trio, en mi mineur, piano, violon et violoncelle.—Op.94, Morceau de concert, cornet et piano.—Op 95, Fantaisie, harpe.—Op 102, 2e Sonate, piano et violon, en mi bémol.—Le Cygne, extrait du Carnaval des animaux, (Edit.Durand).CEuvres Symphoniques.—Op.20,1er Concerto, en ta mineur, (Edit.Hamelle).—Op.2, 1ère Symphonie.—Op.6, Tarentelle.—Op.17, ter Concerto en ré —Op.22, 2c Concerto en sol mineur.—Op.25, Orient et Occident.— Op.28, Introduction et Rondo Capriccioso.— Op.29, je Concertoew mi bémol.—Op 31, Le Rouet d'Omphale.—Op.33, Concerto, en la mineur.—Op 34, Marche héroïque.— Op.39, Phaèton.—Op.40, Danse macabre.—Op.44, ,/e Concerto en ut mineur—Op.49, suite: Prélude, Sarabande, Gavotte, Romance et Finale.— Op.50, La Jeunesse d'Hercule.—Op.55, 2e Symphonie eu la mineur.—Op.58.2e Concerto en ut majeur.—Op.60, suite algérienne : Prélude, Rapsodie mauresque, Rêverie du soir, Marche militaire française —Op 61, je Concerto en si mineur.—Op.62, Mo'ceaudc concert.—Op.63, Une nuit à Lisbonne.—Op.64, La Jota Aragonese.—Op.69.Hymne à Victor Hugo.—Op.73, Rapsodie d'Auvergne.Op.7S, je Symphonie en ut mineur.—Op.89, Africa.—Op.93, Sarabande et Rigaudon.—Op.io3, je Concerto en fa.(Edit.Durand).Musique de Piano.—Op.3, Six bagatelles.—Op.21, rer Mazurka eu sol min.—Op.23, Gavotte en ut min.—Op.24, 2e Mazurka en soi min.—Op.35, Variations, 2 pianos à 4 mains—Op.52, Six Etudes — Op.56, Menuet et Valse.—Op.66.je Maziuka en si min.—Op 70, Allegro appassionato.—Op.72, Album.—Op.77, Polonaise, 2 pianos à 4 mains.—Op.80, Souvenir d'Italie.—Op.81, Feuilles d'album, piano à 4 mains.—Op.85, Les cloches du soir.—Op.86, Pas redoublé, piano à 4 mains.—Op.87, Scherzo, 2 pianos à 4 mains.—Op.SS, Valse canariole.— Op.90, Suite—Op.96.Caprice arabe, 2 pianos—Op.97, Thème varié.Op.100, Souvenir d'Ismaïlia—Op.104, Valse Mignonne—Op.105, Berceuse, piano à 4 mains, (Edit.Durand).—Op.11, Dueltino en sot, pour 4 malus (Edit.Hamelle).—Romance sans paroles (Edit, Brandus).— Op.59, Kœnig Harald Harfagar, piano 4 mains, (Edit.Bote et Bock).Musique d’orgue.—Op.1, Méditation, Prière et Barcarolle, (Edit Girod).—Op.7, j Rapsodies bretonnes.—Op.9, Bénédiction nuptiale.— Op.13, Elévation ou Communion.—Op.99, Trois préludes et fugue — Op.101, Fantaisie, (Edit.Durand).—Fantaisie, (Edit.Richault).Musique religieuse.—Op.4, Messe à 4 voix.—Op.5, Tantum Ergo.en mi bém., (chœur).—Op.54, Messe de Requiem.—O Saluions, ta maj.—Ave Maria, eu fa maj —Ave Maria, eu si bém.may—Ave Maria, en h maj.Inviotala.— Va ni creator.—O Salutaris, en mi maj—.lve Verum.—Ave Maria, en la majeur, à 2 voix égales—Sub Tuum.—O Sàlularis, eu si bémol.—O Salutaris, eu la bém.— Tantum E go, eu nu bém.à 3 voix égales.—Ave Verum en ré, quatuor.—Ave Verum, en mi bém., quatuor.—O Salutaris eu mi béni —Piejesu.—De us Abraham.— Pour vous bénir,—Ai saint autel.—Heureux, qui du cœur de Marie, cantique.—Reine des Cieux (do)—La Ma louna con Bambino (cantique italien), Edit.Durand).—O Salutaris, en mi bém.maj., (Edit.Hamelle).(A suivre.) On peut se procurer ces différentes œuvres de Saint-Saëns à Montréal chez MM.E Imoud Hardy, 1676 rue Notre-Dame; Lamontagne, 1617 rue Notre-Dame ; A.J.Boucher, 1622 rue Notre-Dame.MONTREAL “ LA VIERGE ” DE MASSENET A l'heure où nous paraissons, la Société chorale do Montréal doit avoir donné “ La \ ierge, de .Iules Massenet.Cet oratorio, basé sur les scènes les plus poétiques du Nouveau Testament, es' une des plus belles œuvres du maître et tout fait présager que l’interprétation sera de nature à en faire ressortir toutes les beautés.Les ell'trts de M.Alex.Clerk et les éléments excellents dont il dispose permettent d’augurer pour la soirée du il décembre un succès au moins égal à celui obtenu l’an dernier par le l'anulis l'eril 11.La îiremière scène se passe dans la maison de la Vierge, a Nazareth.Pendant que celle qui doit être appelée à devenir la mère de Dieu s'oc cupe a prier humblement, l’orchestre exécute une pastorale.Puis l'ange Gabriel vient interrompre l'oraison et annoncer à Marie la mission glorieuse quo Dieu lui a réservée.Pendant (pie les deux interlocuteurs suspendent leur colloque, un chœur d’anges chante les louanges de l’Eternel.La deuxième scène : Les Noces de Cana.Les convives célèbrent les douceurs du vin (pie l’hôte leur sert en abondance.Jésus, modestement, se tient a 1 écart et cause avec les plus humbles d'entre eux.Mais les libations ont épuisé le vin, et l’hôte se désole ; Jésus change en vin l’eau des amphores, et la foule l’acclame et lui décerne le titre de maître des cités.La troisième scène nous reporte aux épisodes douloureux du Vendredi Saint.Marie Salmné, Mario Madeleine, Jean et Simon se lamentent sur le sort du Christ, que la foule conspue avec des cris barbares.Marie cherche en vain à calmer leur indomptable rage.Scène quatrième: Seule, et l'aine brisée a force de soull’rir, Marie a clos ses yeux pour ne plus les rouvrir.Les apôtres, de retour de leurs prédications, descellent le sépulcre et, il leur grande surprise, le trouvent vide, et aperçoivent Marie s'envolant aux cieux, d'où l’archange Gabriel l'appelle.Ce poème sucré a inspiré -à l’auteur do “ Mario Madeleine ” des accords d’une pureté exquise et d’une rare élévation de sentiment.SOUPER AUX HUITRES Le chœur de chant de l’église St-Jacques, sous la présidence de M.Ledger Gravel a donné le mois dernier, dans ses salles, rue Sto-Cathe-rine, sa fête annuelle aux huîtres.Bien (pie ce fût une fête intime, une soixantaine de musiciens s'étaient réunis pour la circonstance.Au nombre des invités, on remarquait le prof.Guillaume Couture et M Edouard Lebel, le prof.Charles I,abolie, le prof.Alexis Contant, et un grand nombre d’autres.La fête a été charmante sous tous les rapports.Durant la veillée, M.Lebel a chanté 0 (Àuuulo, imm /no/s, mesaimairs : et.M.D.Boliquin le I tia/nuu de Carillon.MAL Smith et Contant accompagnaient.CONFERENCE DE NI.LETONDAL M.Arthur Letondal a donné, le 'JS novembre, ù El 11 ion Catholique, une très intéressante conférence sur le théâtre de Richard Wagner.1 n auditoire nombreux et appréciateur a vivement félicité par ses applaudissements notre jeune artiste qui a entrepris do faire connaître aux Canadiens les grands maîtres et leurs (ouvres.CONCERT DE MLLE CLARKE Le concert donné le IJ novembre, par Aille Louise Clarke, il l’Association Hall, a obtenu un joli suce s.L'assistance était nombreuse et s'est montrée de fort bonne humeur.Aille Clarke a fait voir qu’elle est une bonne chant-use et elle a été fort appréciée.Elles était assistée par plusieurs artistes qui promettent pour l’avenir.Mlle Lillian Bengough, violoniste, s’est distinguée.Elle a été rappelée.Aille Le Bouthillicr, a également été rappelée et a chanté avec beaucoup d’expression, “ Le pays des rêves.” Le concert s’est terminé par un duo de Aille Le Bouthillicr et do AI.C.T.de Lanaudière, enlevé avec entrain.Parmi les autres artistes, mentionnons Aille AI.J.A’arin, Aille Battersby, Aille Johnson, AL Ouellette et AI.T.C.Campbell.Le concert do .Madame Dyna Boumcr n’a pas eu lieu, et nous le regrettons.Il y ti lii un fait de haute moralité, sur lequel nous aurons il revenir.Messieurs les impresarios ont le tort de mettre leurs billets à des prix que nous ne pouvons taxer autrement (pie de prohibitifs. 56 L’ÏÏRT MUSIOHL Décembre 1897 Les nombreux amis de M.Joseph Gould apprendront avec peine que celui-ci est en traitement il New-York, atteint du névralgie.NI.LAVALLEE SMITH Nous avons le plaisir d’annoncer a nos lecteurs que M.A.Lavallée Smith est de re'our de Paris, où il avait été terminer ses études musicales commencées il Montréal avec MM.Béïque et Pelletier.A Paris, M.Lavallée Smith a [iris des leçons de M.E, Gigout, qui parlant de lui, dans une lettre, le déclare musicien sérieux et organiste devant un jour faire honneur à son pays.M.Smith s'est installé au No B.'il de la rue St-Denis, où il donnera des leçons de piano, do solfège, d’orgue, d’harmonie et de contrepoint.Nous lui souhaitons bon succès.NOEL A NOTRE-DAME On donnera, cette année, une messe nouvelle de Kheinberger, op.1(51.1, avec accompagnement d orchestre à cordes.M.le directeur McMahon, qui n épargne rien pour que cette messe soit exécutée avec la plus grande perfection possible, s’est assuré les services d’artistes tels que MM, Brume et Dubois.M.Dussault exécutera sur l’orgue durant les ditl'é rents ollices : otlertoire, un des Noéls de Guilmant, grand chœur Hollins: “Ça Bergers,” Lefebvre-M ely ; Finale: 8ième Symphonie Widor.M.ALEX.GUILMANT Nous apprenons que des pourparlers sont engagés pour amener M.Alex.Guilmant a Montréal, où il donnerait un concert sous la direction Harris.On espère également que M.Guilmant se fera entendre ù Notre-Dame.Aucun arrangement définitif n’est encore conclu.La fête de Ste-Cécile a été célébrée avec pompe dans toutes les églises de Montréal.Aucun fait saillant n’est venu cependant marquer la journée consacrée à la patronne des musiciens.On annonce la disparition de la Société Hændel et Haydn, dont M.Horace \\.Reyner était le directeur.Tout en regrettant de voir des efforts généreux demeurer stériles, nous ne pouvons trop nous apitover sur son sort.Notre ville n’est pas assez populeuse pour que plusieurs sociétés rivales puissent s’y soutenir avec avantage.Mieux vaut se grouper sous une ou deux bannières et unir ses moyens pour arriver ù un résultat appréciable.Nous apprenons avec plaisir la formation d'une société protectrice des intérêts des musiciens, dont M.Edmond Hardy a été élu président.Les autres oiliciers sont MM.F.\Y.Cook, vice-président : A.G.Plamondon, trésorier: Cl rie G ingras, secrétaire.LE PIANISTE HVLLESTED Le 22 novembre, à la salle Windsor, un public nombreux est venu entendre le célèbre pianiste danois Hyllested.11 nous fait plaisir de signaler cette nombreuse assistance, car elle est une preuve que notre public répond avec empressement aux appels qui lui sont faits, quand les prix sont raisonnables.\ oici le programme do la soirée, dont tous les morceaux ont été bien applaudis : lo Etudes f es, op.IM, de .Schumann ; 2o Trois chants sans paroles de Mendelssohn: Prélude, Tocata, Sarabande, de Hyllested Invitation à la valse de Weber ; La scène du jardin dans Faust, de Gounod Valse de Chopin ; Rapsodie de Liszt.Les peintres qui généralement ne s’intéressent point aux œuvres littéraires éprouvent une grande sensibilité à l’endroit de la musique.Ou a observé que ce ne fut certainement pas par hasard ou par caprice que Paul Véronèse peignit les peintres de son temps dans sa Cène de Chanaan, porteurs de rebecs et de violes d’amour.Aujourd’hui quantité de grands peintres sont passionnés de musique et l’on rencontre parmi ces artistes beaucoup de wagnériens déclarés.Il est rare au contraire de voir des musiciens s’intéresser aux formes et aux couleurs : est-ce à dire que les ondes sonores au milieu desquelles ils vivent, les entraînent au-delà des représentations matérielles de la vie ?Ou ne saurait l’affirmer et si cela était, la règle serait confirmée par l’exception, car Wagner, musicien-poète, était doué d’un sens pictural tout spécial.NOTES ET INFORMATIONS Adelina Patti, après avoir été sérieusement malade à Paris, est aujourd'hui rétablie.Mme Melba est arrivée à New-York le 21 novembre.Elle est descendue au Manhattan Hôtel.Joseph Hoffmann, le jeune et déjà célèbre pianiste, est engagé pour 28 concerts aux Etats-Unis.L’opéra de Sousa, The Bride elect, sera joué pour la première fois à Boston au mois de janvier.Mitdarra, opéra de M.Ferdinand Le Borne, va être joué simultanément à Berlin st Hambourg.Le “ Geisha” vient d’être joué au Carino de Monaco (France) et, dit-on, a remporté un grand succès.Melle Alice Verlet, autrefois de l’Opéra Comique de Paris, va paraître dans une série de concerts à New-York.Les amateurs de concerts d’orgue sont dans la jubilation à la pensée d’entendre bientôt le célèbre Guilmant.La fabrique de la paroisse de St-Séverin vient de nommer M.Saint-Saëns, organiste honoraire de cette église.La direction du théâtre national de Lemberg offre un prix de 2,000 couronnes pour un opéra sur un sujet polonais.Ysaïe, Plançon, Gérardv et Puguo sont arrivés à New-York le 7 novembre, à bord du paquebot français “ La Bretagne.” On dit que la Patti et Madame Calvé sont toutes deux en rivalité pour le rôle de “ Trilby ” dans l'opéra nouveau de Leoncavallo.Madame Emma Karnes Story a été invitée par Madame Wagner à chanter les rôles de Sieglinde et live au festival de 1S99 à Bayreuth.A Munich, (Miranda, drame en un acte de Carmen Sylva (pseudonyme littéraire de la Reine de Roumanie), a obtenu au théâtre de la Cour un grand succès.Moritz Rosenthal a écrit à ses directeurs pour les informer que, sur l'avis de ses médecins, il se voyait dans l’obligation de résilier ses engagements pour cet hiver.La mort de la Duchesse de Teck est profondément regrettée par les musiciens anglais.Elle fut en effet toujours une protectrice bienveillante des'débutants.Le bruit court avec assez de persistance que M.Arthur Nikisch songerait à venir faire une tournée en Amérique avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin.Mascagni vient d’être fait Grand-Officier de la Couronne d’Italie.C’est, dit-011, une réponse à la petite campagne de diffamation dont le jeune compositeur a été victime cet été.û Le roi de Suède a conféré à Mme Sigrid Arnoldson la grande médaille arts et lettres en or, a%-ec la couronne à porter au ruban de l’ordre du Danebrog, distinction hors ligne.La Russie se distingue par ses progrès dans la musique.L’an dernier le Conservatoire de St-Pétersburg a donné des leçons à 647 élèves dont 383 femmes.Sur ces dernières ou compte 306 pianistes.Le compositeur Richard Strauss a terminé sou grand poème symphonique tiré de VEnoch Erden, de Tennyson.Cet ouvrage important sera exécuté pour la première fois dans le courant de l’hiver.MM.Camille Saint-Saëns et Louis Gallet travaillent eu collaboration à une composition lyrique retraçant l’histoire du dix-neuvième siècle ; cette œuvre sera exécutée à l'occasion de l’Exposition universelle de 1900.Il est probable que M.Henri Marteau 11e s’en retournera pas en Europe avant le mois de juin.Il est déjà engagé pour trente concerts.Aux mois de janvier et de février il paraîtra dans l’Est et au mois de mars, sur la Côte du Pacifique.La “ Banda Rossa ” a commencé le 15 octobre sa tournée artistique.Cette troupe comprend soixante voix d’hommes.Elle est accompagnée de Mlle Margaret Von Vahsel, soprano et de Mlle Clara Stubeurouch, une jeune virtuose du violon, âgée de 13 ans.Au nombre des membres du jury de l’Exposition de 1900 à Paris, on remarque les noms de MM.Bruueau, Vincent d’Indy, Jules Massenet et Camille St-Saëns, comme compositeurs ; puis MM.Colonne, Lamoureux et Tuff.inel, comme chefs d’orchestre, et enfin M.Weeklin, bibliothécaire du Conservatoire.73824^ ROMANCE SANS PAROLES FOUR LE PIANO CAMILLE SAINT-SAËNS Ped.7=^ 7-*7 .vft- ¦: PB '•?l J1- h -7—7- ~g ¦ ^ * aÈ rr.f' ¦ t£f H r A ——^—*— 9 t = 4 ^ i j r-' •* ** r.il ' \ ^—7—»— ¦¦ r~ 7 - ^~ ^ 7 [7^— 1— i V ï V 7—7- 5 # SUPPLEMENT A.“ L’ART MUSICAL ” 8- *t—î7—! pin cresc ±-r-r—-^ 7 7 * 7 7 h r-V—V' -h strmet'iiclo **=FÉ ±=2=k fc±z^Z h J?1 +-* -# • >—* ±=±=Z w%xr: won Ez£Et h ï—ï- sotto voce PETIT NOEL Poi'üitî tl(‘ THEOPHILE GAUTIER ¦ Ji* EMILE LOUIS CHANT PIANO noir, l;i terre est blan dies ca _ riI _ lon.nez * Pea.gr:.H "Jî 4 é-ë- J » _ sus est ne; iin poco rit.La Vier.ge pen _ die sur a tempo SUPPLEMENT A “L’AKÏ MUSICAL ” 4510 son_____vi _ sa tf r~t~\ L / ni S m r t i i ¦ s: i \rr\* » F a w , .r / 7 i | 1 O L nr?H ij \) ~ 11 — f i v !/ i B— 1 O ' Y Cio _ eht /i ea1 i iM 7 r *s ca _ ri r 1.lo ew Y une; r z gu r iL me nt — r • r i Jé .sus t ¦st ’ né, V _ i ! / r" 1 —n— i 1 n” ¦ *** r Tl— I1 "~F~ - 1 ' 1 1 / /L * 1 1 S w v i fil ^ fi ^ b( Æ i m i J a M B 1 jB ! J fi! è r J M 1 1 vT H • a W i : ii fl fi —• fJ fi “ i : i ! : V 1 +-è+ + i— : v ~4 • • i L l + w » 4 — ¦# n / £ 4 9- \ ^ i : — .—.~ y —p—1 » 3 9 v \ * ¦> ri -M =Z ¦ e —| 1 : * v L~r) ¦ .c=ÿ i 1 *—1 j “T Peel.^ Pori.• ^ Ped.^ sus.est cour „ un poco rit Pour pré_ser_ ver l’entant du froid (|(ie des toi _ les ( » 4= P= ÎFF ^ ^ h h i p° /jkv- - —-é-é- u.tres du toit -/'J- * -# —t Il »—< pmh »-— L c >ui* l;i p; =h=- nLle- -m—i un poco .- - f I | - * rit.* < tempo j % * — i J ^ JJ-j-j}J - f 1 * > —I r 1 s ?=: *== LL ?- El" j — î: P f 'L.y—.—£ J j \ V»I— —s j J +¦ » 1 \ .y.m, -U rJ — r.~r F x j c » - m r L - p -) 1- X N — lj£i——&—a—u u — 3 1 U U L.m -JB P Im 1 r - m J -6h— "# * frai - ehe Ce ch er p e _ t 1 tit en _ fi I 1 ml J( _ sus / J i J M 1 1 / /_ u B C./ TIT> J ! w ï 0 à a ¦ 9 M A 0 Jà M r ' f w O 9 w F 9 r # _ 1 P m l* f / \ • i f 9 \ ' !?—f r : i -L rJ rÿ-r r-: r r ~r 1 I .P-ZC= m m«L 'j p W - V —j m L.«L J Ji Pv fr\P 1 m w rr h ¦ r r G 1—7 i 4 — 1.4 L -\rv r h r±! tJ ir .¦ .1 IT.U L l L ^ m ~Z> r El P r r pour le - chr tuf- PUR 7 P ter dur T IS SH T crè SB — - t cne l k r i ’Ane et 1 le bœuf souf- 'Æ~ — —— — Ft-* 1 ""i* " * n —i r =3 / Ziy) - | — : I 111 1 ~nà~ w— K —V K —jp £ / (Q-—* i À ¦ 3—j i—J— —¦ #¦ j—a J — P —a —é — -j— m 1 r 9 r— t „f.— L- *1 * i + * : i : i ”L [L 3 È i / : 1 JL f —i .U j ; i 1 « Ki l i i)—i I ÿ \ -n "¦ri— rA -« 1 : L — 1 ^ ——i O L^.-ri 1 -3 1 un peu plus lent p Lri neige au chaume coud ses r fill des .sus m É Cre.sC 33 £ za £ sur le toit s ouvre le J 1 é 1 i / .F'f 'P F F * H' 7?-^ Et, lout en blanc !e chœur des an Chante aux ber un poco rilen.% Fed.* Ped, iNo - ël No _ ël Sers più largo PedPed.^ Ped.* Ped.* Ped.fini» FRANZ HITS DANS LES BLÉS paysannekie op u - - t $- Fed jp-f rrra -0- Ped All e^relto fb'-fcg Ppd -0-PecT^ ÉÉÉjÉÉ frfir-Æ pp Temp Ped -0- Ped i- ‘T J nn-Æ?^ 3CT ifcft Æ I ^ • ¦ tg P JE -W-^ S* TT-7W TTTJ* (t^ÊM i VP $¦ Ped A É f.-f g f 'f fy-L- * Ug " Cü i -»« -¦——i—#-—» Hrjirin+jr^ 1 j;:frîfotrrè g *-H §ëSë?1^ *z=at Décembre 1897 L'ÏÏRT 7UYVSIOHL- 69 Réponses aux questions posées à “ L’Art Musical ” lo P.O., Québec.Rép,—Une demi-heure suffit amplement pour donner une leçon de piano ou d'orgue ; ainsi vous pouvez consacrer à peu près dix minutes poui les études de mécanisme et de style, quinze minutes à l’exécution d'un fragment de sonate et d’une pièce de genre et enfin cinq minutes pour préparer le "travail de la leçon suivante.S’il s’agissait d’une leçon d’harmonie, alors une heure et même deux suffiraient à peine surtout dans la première période, c’est-à-dire durant les premiers six mois, c’est pourquoi il est préférable d’enseigner l’harmonie en classe.2o R ., Cité, Rép.—M.R.nous demande, (touten nous informant que dans son église on doit jouer un Two step avec orchestre comme sortie pour le jour de Noël) s’il est permis do jouer un Two step a l’église ?—A cela nous répondons non, parce que le Two step, qu’il soit à * ou J est toujours mouvement de galop et se joue dans toutes les soirées de danse.En prétendant que c’est le genre de musique que le peuple préfère, votre organiste se sert de ce faux-fuyant parce qu’il n’est pas capable de faire mieux.80 Erin, Rat Portage, Ont.Rép.—Le mot “ Méthode ” dans lo sens que vous voulez, veut dire : manière do procéder, ainsi, en suivant la méthode do Lebert et Stark, vous rencontrez là tout ce cpii est nécessaire à un cours complet de piano : exercices de mécanisme, gammes sous toutes les formes—pièces à quatre mains—études do style, pièces de tous genres, depuis les principes les plus élémentaires jusqu’aux difficultés les plus transcendantes, tandis qu’avec la méthode de Plaidy, on ne rencontre que des études purement de mécanisme ; ou encore certains professeurs divisent leur cours de piano en huit degrés.Mannontel d’après son Finie Mecum le divise en trente-cinq degrés, Esclnnann dont nous avons fait une édition canadienne le divise en vingt-six, Hallé le divise en cinq.4o M.W.C., Shalburne, N.B.Rép.Pour les expressions Consonances et Dissonances voyez le numéro de février page 108.Résonances veut dire la prolongation de la durée des sons dans un édifice plus ou moins sonore ou encore renvoi du son.5o Diapason.Rép.—Nous croyons que le chant enseigné tel qu’il l’est dans certaines écoles, est une pure perte de temps, car demandez à l’élève à la lin de l’année scolaire de solfier quelques mesures de musique la plus facile, et neuf fois sur dix, il ne sera même pas capable do lire les notes.Un petit quart-d’heure de solfège tous les jours, vaudra beaucoup mieux qu’une heure à apprendre des petits choeurs de séances, les résultats moins apparents seront plus profitables à tout le monde.6o Bon sens.Rép.—L’exactitude du doigter et une bonne édition de la pièce à étudier sont les seuls moyens que l’élève ait à sa disposition pour arriver à une parfaite exécution.Nous n’avons guère besoin d’ajouter que cette perfection ne peut s’obtenir que par une étude persévérante.J.I).D.- CARNET MONDAIN Le 19 octobre a eu lieu à la Madeleine à Paris le mariage de Mlle Emma Leduc, petite-fille du pianiste Henri Ravina et fillo de Mme Alphonse Leduc, l’éditeur de musique bien connu, avec M.George Ebeliug.Tout ce que Paris compte d’artistes était là et le défilé des compliments à la sacristie a été aussi sympathi-qu’interminable.LES MUSICIENS CANADIENS ET7SOPE Le 2li octobre 1895, M.Joseph Plamondon s’embarquait pour l’Europe dans le but d'étudier le violoncelle et de profiter du milieu artistique pour développer ses aptitudes musicales.y " •• '•‘/'L'iL- "y J.ÉHÜ ¦ -I Depuis son arrivée à Paris, et après une audition chez JL Giraudet, professeur au Conservatoire, encouragé par ce dernier à cultiver sa voix, M, Plamondon s’est décidé à étudier le chant, tout en poursuivant ses études instrumentales.Ses professeurs sont M.Chambon, de l’Opéra, pour le chant, et M.Uonehini, pour le violoncelle.M.Plamondon a fait ses études au collège do Montréal, où il a laissé d’excellents souvenirs ; il n’a pas encore 21 ans.Il restera encore au moins une année à Paris, et comme il est d’une nature studieuse, il nous reviendra, après trois années d’études ; _ _ " - dies imbu des meilleurs principes de l’art mu sical.M.Emiliano Renaud est actuellement h Vienne, prenant dos leçons du StefanofF, élève de Rubinstein et de Leszehetisky.Connaissant le tempérament musical et les excellentes dispositions de notre jeune compatriote, nous ne doutons aucunement de ses succès pour l’avenir.BIBLIOGRAPHIE Nous venons de recevoir l'annuaire International que vient de faire paraître le Presto de Chicago.Cette importante compilation contient des renseignements sur tout ce qui peut intéresser la musique et les musiciens dans tous les coins de l’univers.Il a dû nécessiter une somme colossale de travail et nous adressons tous nos plus sincères compliments au Presto, pour avoir mené à bien cette gigantesque entreprise.Cet annuaire a sa (dace indiquée sur la table de travail de toute porsonno s’intéressant do près ou de loin à la musique.CANADA SAINT-HYACINTHE.La fête de Ste-Céeile a été dignement célébrée en cette ville par la Société Philharmonique de St-Hyacinthc, qui se préparait depuis un mois pour la circonstance.M.Léon Meyerre, professeur de violon, avait su réunir à peu près une quarantaine de musiciens amateurs qui firent les délices de l’auditoire.L’orchestre, sous la direction de M.Léon Kinguet, le directeur de la Société Philhanno-"iq»c, exécuta avec rappel, la grande marche temple College, de Willard ; l’ouverture de ’• Pique-Dame,” de Suppé ; la valse “Sere-nata de Jaxone ; la fantaisie “ Traumbuilder,” de Lumbye.Excellente soirée.ST-.IOSKHI UE I.KVIS.Les élèves du couvent de Jésus-Mario, à Xt-•losepli de Lévis ont également tenu à fêter la Xte I écile.à oici le programme qui avait été préparé à cotte occasion et dont l'exécution fait honneur aux maîtresses et aux élèves.l'roijnnnme.—Entrée : “Grande marche de Poisser." (G.Micheux), Mlles A.Dion, R.Plon rin, A.Couturier, A.Moiiier, 1.Dion, L.Dussault ; grand clueur: “La Muottode Portici," (Auber), Clueur du marché ; duode chant : Ruban bleu et cordon vert, (AVaehs), Mlles M.Lamontagne et E.Barré ; solo vocal : " Ce que disent les demoiselles,” (Pourny).Mlle Boitard ; duo du chant: “Les Zingarelles,” (Couenne), Mlles LeBoitthillier ut B.Labrccquo ; opérette : “ La Doctoresse ou la Dent de ma Tante,” (Moreau), Mlles ,1.Morandat et E.Goudron ; poésie: “Au champ d’Iumneur,” (Delaporte, X,J.), Mlle A.M.A aliquot ; opérette : “ Les petitesundulouses," (Aug.Thibault), Mlles E.Daveluy et E.Boilard ; duode piano: “Marche lure, (Silas),* solo vocal: “Charmant oiseau, (F.David), Mlle L.l-afard ; solo vocal : La Leiue blanche, Mlle E.LeBoitlhillier, guitares.Mlles A.Dion et Coutelier ; clueur : “La Chasse, (F.David); solo vocal: "oSto- (’écile," (Grégoire), Mlle L.Fa fard ; clueur final ; "Bonsoir ; “ God save the Queen,” Mlles A.Couturier, B.Després, F.Daveluy, A.M A aliquot, A.M.Desjardins et M.I,.Cottillard.LES DISPARUS —A Rome est mort a l'âge de soixante-dix ans, le compositeur A’onceslas Persichini qui, depuis près d’un quart de siècle, était professeur de chant au Lycée musical do cette ville.Outro un certain nombre du romances et de mélodies, Persichini était l’auteur de deux opéras, dont 1 un, I t IInno ileijli Incus, fut représenté le 18 mars bSbb, et l’autre, Coin ili llinn'.i, parut au Politoama de Rome, le 28 juin 1871.Michaël 11.Cross, organiste bien connu dans les cercles musicaux de Ph.e et New-Aork vient de mourir.- L'auteur de “ “ The Shepherd Boy," M.G.D.AA’ilson, compositeur assez connu est décédé récemment à .South Nyack.—Karl Bendel, compositeur, est mort au mois d'octobre à Prague.— La célèbre maison Cavaillé-Coll vient de perdre un de ses plus brillants collaborateurs, M.h élix Reinburg, qui vient du mourir à l’âge de (10 ans.—A Ncw-\ork, AI, Adolpho NouondorfT, compositeur et chef d’orchestre, est mort à l’âge de 54 ans.4155 5257 ^./D 70 Décembre 1897 L'HRT 2VÏUSICKI- ¦ ¦ • sCTjgC' Swsss M&M Fiu i.% 1er Décembre 1897, paçis A L’OPERA-Voici le lan du mois dernier : Le 1er et le 0, La Favorite et l'Etoile ; le 3, Les Huguenot* : le 5.Faust (1,110 représentations) ; le 8, Lus Huguenots ; le 10, La Favorite, l’Etoile; le 12.Faust ; le l.'î, Les Huguenots; le 15, Sigurd; le 17, première représentation des Maîtres Chanteurs : le 10, les Maîtres Chanteurs ; le 20, Lohengrin ; les 22, 24 et 26, Les Maîtres Chanteurs ; le 27, Sigurd ; le 30, Les Huguenots, — La direction a décidé do monter le Joseph de Méhul.Cette belle œuvre purement française fut jouée pour la première fois au théâtre Feydeau, le 17 février 1807.l ue sorte de froideur accueillit d'abord ce drame biblique qui, il part Faust et Carmen, est encore actuellement l'œuvre la plus estimée et la plus populaire en Allemagne.On ne peut que féliciter MM.Bertrand et Gailhard de nous rendre ce bel ouvrage do notre école et il convient de rappeler à ce su jet la phrase prophétique du bon Larousse ; — “C’est sur notre première seine lyrique, avec les ressources vocales et l’orchestre de l’Opéra que le chef-d’œuvre de Méhul doit être exécuté.Il suffirait de confier la composition des récitatifs à un musicien d’un goût éprouvé.C'est le seul moyen de mettre dans tout leur jour les beautés de cette partition.” Ajoutons que la composition des récitatifs a été confiée il M.Bourgault-Dueoudray, le savant professeur du Conservatoire.—Mme Rose Caron, dont l’état de santé s’est heureusement fort amélioré, a fait sa rentrée dans le rôle de Brunehilde du Sigurd de M.Ernest Reyer.La grande tragédienne lyrique a été chaleureusement applaudie.A L’OPERA-COMIQUE.-—Les études de la Sapho de M.Massenet : Il y a eu quatre répétitions d’orchestre jusqu’à présent.Li première lecture d'orchestre des 4e et 5e tableaux vient d’avoir lieu et l’on compte qu’il y aura bien encore six répétitions d’instruments, ce qui, avec les nécessités du répertoire courant, ne permettra pas de donner la première de l’ouvrage de M.Massenet avant le 15 décembre.Sapho, drame lyrique, aura les mêmes décors que la pièce de MM.Daudet et Belot jouée au Gymnase en 1885.Celui de l’atelier du peintre Caoudal sera particulièrement admiré.Il est d’un ellet très pittoresque.Don Juan est rentré au répertoire.L’œuvre de Mozart a été brillamment interprétée par M.Maurel, qui a joué et chanté à perfection, M.Fugèrc, inimitable dans Lepo-tello.M.Clément, 3111e Parentani, Mlle Mar.tini.qui remplaçait à l’improviste Mlle Marey, indisposée, s’est fait remarquer dans le rôle de doua Anna : son succès a été très vif.(Dépêche spéciale).Sapho, l’opéra de Jules Massenet, tiré du roman de ce nom d’Alphonse Daudet, a été représenté à l’Opéra-Comique avec succès.Mme Calvé, dans le rôle de Sapho a chanté avec beaucoup de talent On déclare que c’est un succès.L'intrigue de la pièce a été considérablement modifiée afin de pouvoir l’adapter il l’opéra.Lu musique est charmante.—Le jury chargé d’examiner les œuvres des concurrents du concours musical organisé par L’Eclair, dont I’Art Musical a parlé dans son dernier numéro, est composé do : MM.Théodore Dubois, membre de l’Institut, directeur du Conservatoire de Musique, président; Charles Lcnepveu, membre do l’In»titut; Emile Paladilhe, membre de l’Institut ; J.Massenet, membre de l’Institut ; Albert Lavi-gnac, professeur au Conservatoire ; Parés, chef de musique de la Garde Républicaine ,• Gabriel Pierué, compositeur de musique ; Guillaume Sabatier, directeur do l’Eclair ; Samuel Rousseau, critique musical à l'Eclair.—Le monument érigé à la mémaire de Mme Miolan Carvalho a été inauguré au cimetière du Père-Lachaise.Ce monument est l’œuvre de M.Antonin Mercié, qui l’exposa au dernier Salon des Champs-Elysées.Le sculpteur a représenté Mme Miolan-Carvalho dans l’apothéose de la Marguerite de Faust, où son triomphe fut sans égal La figure drapée de longs voiles, se détache en relief sur la stèle, au pied de laquelle sont déposés une lyre brisée et un bouquet de roses.Sur le socle, très sobre d’ornements, est gravé seulement le nom de la cantatrice.Parmi les notabilités appartenant au monde littéraire ou artistique qui assistaient à la cérémonie, MM.LudovicHalévy, Victorien Sardou, Massenet, Saint-Saëns, Reyer, Théodore Dubois, Bonnat, Jules Lefebvre, Claretie, Ed.Detaile, Roujon, directeur des beaux-arts, et tous les artistes de l’Opéra-Comique.CONCERT COLONNE.—Réouverture : 1er concert de l'abonnoment avec le concours de M.Raoul Pugno.Ire partie : Ouverture de Geneviève, R.Schuman ; première symphonie en nt majeur, Beethoven ; concerto en ut mineur pour piano (No 4), C.Saint-Saëns, par M.Raoul Pugno.2ème partie.les Erinnyes, J.Massenet.violoncelle : M.Baretti ; concerto italien, J.-S.Bach, par JL Raoul Pugno.Ouverture de Rienzi, R.Wagner.-Orchestre sous la direction de JI.Colonne.On a vivement applaudi les diverses partie,, des Erinnyes de M.I.Massenet, spécialement l’Invocation d'Eleclve admirablement phrasée par lo violoncelliste JL Baretti et qu’on a fait bisser.JL Raoul Pugno a trouvé l’occasion d’affirmer encore une fois une incontestable maîtriso dans le magn s Concerto en ut mineur pour piano (No 4) de JL Saint-Saëns et dans le Concerto italien do J.-S.Bach.Deuxième concert de l’abonnement avec le concours de JL Raoul Pugno.Ire partie: ouverture de la Fiancee de Messine (Ire audition) (R.Schumann).—Deuxième Symphonie eu ré (Beethoven).— Variations symphoniques pour piano (Ire audition aux Concerts-Colonne), (César Franck), JI.Raoul Pugno.2ème partie : Nuit d'amour beryaniasque (Ire audition) Reynaldo Hahn.—Fantaisie, op, 15, orchestrée par F.Liszt (F.Schubert), JI.Raoul Pugno.—Ouverture du Vaisseau-Fantôme (R.Wagner).Les Variations symphoniques de César Franck ont trouvé en JL Raoul Pugno un admirable interprète qui en a mis en relief toutes les beautés.L’œuvre et son évocateur ont remporté un vif et franc succès.Un petit poème symphonique de JI.Reynaldo Hahn, Nuit d’amour beryaniasque, s’est fait écouter avec plaisir.L’auteur a pris soin d’établir le commentaire de sa composition : Un bois aux alentours de Bergame.Nuit tiède et douce.Echos de sérénades lointaines.Troisième concert do l’abonnement avec le concours de JI.Sarasate.Ire partie ; Ouverture de Manfred (R.Schumann).—Symphonie héioïque (No 3) (Beethoven).—Concerto en si mineur (No 3) (C.Saint-Saëns), JI.Sarasate.Deuxième partie : Nuit d’amour beryaniasque (2e audition) (Reynaldo Hahn).—Suite pour violon (J.Rail), JI.Sarasate.—Ouverture de Tannhünser (R, Wagner).L’incomparable violoniste dont le merveilleux talent ne faiblit pas, en dépit des années, a d abord joué le beau Concerto en si mineur que JI.Saint-Saëns lui a dédié, puis une Suite pour violon, de Rail, assez médiocre comme valeur musicale, mais très bien écrite pour l’instrument.Elégance du style, sûreté et legerete de 1 archet, justesse impeccable et limpidité cristalline du son, autant de qualités qui se retrouvent intactes chez le célèbre virtuose que nous avons eu le plaisir d’acclamer.Quatrième concert, ouverture de Jules César (Schumann).—4e symphonie en si bémol (Beethoven).—Concerto pour violon (Mendelssohn), JI.Sarasate.Iphigénie en Tanride (Gliick), JImes Tanesi, Bodelli et de Jerlin.—Introduction et rondo capriccioso (C.Saint-Saëns), JL Sarasate.—Ouverture des Maîtres Chanteurs (Wagner).Si l’ouverture de Jules César, de R.Schumann, donnée pour la première fois au Châtelet, est peu connue, cela tient évidemment à son infériorité relative au double point de vue de la conception et do la facture.Cette page où 1 abus des cuivres produit plus de bruit que de vraie grandeur, ne saurait supporter la comparaison avec l’admirable ouverture de Manfred.73 Décembre 1897 L’KRT MUSIOHL 71 Comme soliste, c’est encore M.Sarasate qui nous a tenu sous le charme do son archet magnifique, dans le superbe Concerto pour violon, de Mendelssohn, et l'Introduction et Hondo eaprkciost>, cle M.Saint-Saëns.11 est à peine besoin d’ajouter que l’enthousiasme du public s’est maintenu au même diapason que le dimanche précédent.—Première Matinée au Nouveau Théâtre, succès complet pour le premier concert donné par M.Colonne, avec un programme des plus variés, comportant une première partie consacrée à la musique ancienne et une seconde réservée à musique moderne.L’orchestre réduit à des proportions plus modestes qu’aux séances du dimanche, mais suffisant et habilement pronortionné, a d’abord exécuté la belle ouverture des Noces de Fhjaro, puis très bien accompagné l’air de la Cantate pour la Fête de Saint-Jean-Baptiste, de Bach ; MM.Sarasate, A.Parent, Van Waefelghem et J.Delsart, ont détaillé adorablement le Quatuor en sol majeur, de J.Haydn.Cette musique si claire, si fine, si gracieuse produisit une impression délicieuse.CONCERTS DU CONSERVATOIRE.-La Société des Concerts du Conservatoire vient d’adresser la circulaire suivante à ses abonnés : “ La commission supérieure des théâtres ayant décidé la fermeture de la salle du Conservatoire, reconnue dangereuse pour la sécurité du public, nous avons l’honneur de vous informer que la Société des Concerts du Conservatoire donnera provisoirement ses séances dans la salle de l’Opéra.Cette situation provisoire durera, nous l’espérons, peu de temps, et nous comptons pouvoir vous réserver, dans la salle du nouveau Conservatoire, dont la construction est projetée, des places équivalentes il celle de votre abonnement actuel.“ Les concerts, pendant notre séjour à l’Opéra, seront, comme par le passé, divisés en deux séries.Pendant la saison de 1897-OS, chaque série sera de sept concerts.” La Société des Concerts du Conservatoire donnera son premier concert à l’Opéra, le dimanche 12 décembre.LONDRES., Pendant que “la Royal Cari ' Rosa Company continue favorablement le cours de ses représentations à Covent Garden, M.Maurice Grau, profite de son séjour à Londres, pour faire des arrangements pour la grande saison qui ouvrira le !) mai prochain.Le nouveau directeur a déjà conclu des engagements avec Mme Brema, Mme Heglon de l’Opéra, les frères de Reské et Mme Eames ; Mme Calvé se fera entendre dans sa nouvelle interprétation de Marguerite, de Faust et dans Sapho de Massenet ; Ascanio de Saint-Saëns, est également sur le programme ; MM.Renaud, Alvarès et Mme Nord ica, reviendront à Covent Garden ; Mme Melba a abandonné l’opéra, pour entreprendre diverses tournées de concert, qui prendront, paraît-il plusieurs années.Je ne sais si M.Plançon a signé son engagement, mais il est très probable qu’il reviendra à Londres, où il serait difficilement remplacé.M.Fugère, de l’Opéra-Comique, a laissé à Covent Garden un si bon souvenir, qu’on espère l’y revoir.Covent-Garden.—Faust ; La Bohême, de Puccini ; Carmen ; Roméo et Juliette ; Les Maîtres Chanteurs ; Diannid, opéra de Har-misch Mac Gunn, pour la musique et du marquis de Lome pour les paroles, représenté pour la première fois avec succès.Court Theater.—Les Enfants do Ihd.de Humperdinck.Her Majesty’s Theater—La Colonne de l’Apprenti, opéra-comique, de Guy Eden, musique de Reginal Somerville, représenté pour la première fois avec un succès médiocre.Concerts Haxs Richter.—Ouverture d'En-njanthe ; L’ " Enchantement du Vendredi-Saint,” ; 4e Symphonie de Brahms ; suite d'orchestre du Tsehaikoivsky ; Symphonie en ut de Schubert —On a l’intention de jouer l’année prochaine, au Covent-Garden, l'Anneau du Niehelunij tel qu’on le joue à Beyrouth, c’est-à-dire intégralement et sans coupures.Seront donnés successivement l’Or du Rhin, la Fulhjrio, Siegfried et le Crépuscule îles Dieux.< )n se propose de commencer les représentations à cinq heures de l’après-midi et de couper le spectacle après le premier acte, afin de permettre aux spectateurs d’aller dîner.De cette façon la direction arriverait à terminer avant minuit, et le public pourrait prendre les derniers trains pour rentrer chez lui.BERLIN .A L’OPÉRA.— Le programme du mois de novembre a été aussi varié que bien choisi, comme il est facile de s’en assurer : Le 1er et le 5.A Basso Porta, die Ialireszeiten ; le 2, Freysrhiit:; le .’î, Haschisch, A Basso Porto; le 4, Le Prophète; le (i, Les Maîtres Chanteurs ; le 7 et le 1), Ha nsel et Grelel, cl Basso Porto ; le 8, Lohentjrin ; le 10, L’Homme de l’Ecaïujile ; le 11, Les Maîtres Chanteurs ; le 12, Concertde la Chapelle Royale; le U, Ondine ; le 14, Carmen ; le 15, Tan>duiüser; le l(i, .1 Basso Porto, die lahresxeilen ; le 17.Les Huguenots ; le 18, Obéron; le 10, Mijn on; le 20, Tristan et Iseuil ; le 21 Aida ; lu 22, /’Or du Rhin ; le 28, La f Fall,•prie; le 24, Concert des Chœurs d’Opéra ; le 25, Bietjfried ; le 2li, La Croix d’or ; le 27, Crépuscule des Ilieux; le 2N, Tannhaiiser ; le 20, Lohentjrin ; le .'10, Les llinjne nais.—M.Joan de Res/.ké, quoi qu’aient pu dire certains journaux, est parfaitement engagé à l’Opéra de Berlin pour y chanter, en décembre, Faust, les Jliujuenots, Lohentjrin et tiieffricd en langue allemande Comme je vous l’écrivais dernièrement, l’Opéra de Hambourg a essuyé un échec avec la Pieuse Hélène.Mais voici que le succès sourit de nouveau aux efforts de la direction avec un nouvel opéra, Haschich, de M.Oscar de C'hclius.M.Ernest Krauss, le jeune ténor viennois, vient de signer un engagement de dix ans avec le directeur de notre Opéra impérial.Il recevra 00,000 francs pour huit mois de présence chaque année.__________________ STUTTGARD.—Au royal Iloftheater on a commencé la saison théâtrale au cours de laquelle on donnera les Patjliueci, Cavallerin Rusticana, Ratcliff, Hansel et O ret et, le Trou-rère, Lohemjrin, Tannhaiiser, utc.Malheureusement, les artistes lyriques ne s'élèvent pas au-dessus de la médiocrité.Le 12, on a commencé sous la direction do M.Aloys Christ une série de dix concerts (pii auront lieu tous les quinze jours ; la recette totale est destinée à secourir les veuves et les orphelins.Enfin le 27 on a joué l'tHello de Verdi avec beaucoup de succès.VIENNE A l’Opéra on a jouo le mois dernier : Le 1er, Le Grillon du jouer; 10 2, L'Homme de l'Eraiajile; le 8, La Flûte Enchantée ; le 4, Tannhaiiser ; le 5, Faust ; left.Fiancée de Corée ; le 7, La Clôture Souris; lo 8, Tristan et lscult ; le !•, Hansel et (iretel, t'acal-leria Rusticana; le Ht, Guillaume Tell; 1e 11, Dalilmr ; le 12, Manon ; lu 18, Fiancée tie Corée ; le 14, La Fiancée Fendue; le 16, Lohemjrin ; le lit, La Flute .Enchantée ; le 17, Le Bouffon, Si/Icia ; lo 18, Czaret Charpentier;lo lit, llatihor ; le 211, Fiancée de Corée; lo 21, La Fiancée Fenil ue ; le 22, Tannhaiiser ; lo 28, Autour de I ienne ; le 24, llatihor; le 25, La Trompette de Saelnnijen ; le 20, Eutjènc tlncipiine ; le 27, Les Ifuijnenots ; le 28, llatihor; le 211, Tannhaiiser ; le 80, La Fiancée l endue.—La Flûte enchantée vient d'être représentée dans l’ancienne version ei telle quelle fut donnée par Mozart lui-même à 1*Am dor Wion.A cette occasion, M.Mahler a fait reconstruire la machine volante à l’aide de laquelle l'inventeur faisait arriver les trois génies en seèno.Succès énorme pour l’œuvre charmante et les habiles interprètes.—Dans une adresse a M.Jalin, les artistes de l'Opéra ont exprimé leur reconnaissance et annoncé à leur ancien directeur qu’ils allaient- lui offrir bientôt une aquarelle représentant lo monument de l'Opéra et une couronne do lauriers dont chaque feuille portera le titre d’un des ouvrages (pie M.Jalin a fait jouer pour la première fois, entre autres Manon et IFertlier, de M.Massenet.—En sortant de l’Opéra, le ténor Van Dyck fut victime d’un accident assez grave ces jours-ci.Le célèbre chanteur venait de monter en voiture lorsque le cheval se cabra.M.Van Dyck descendit pour aider le cocher h maîtriser l'animal mais le cheval, en retombant, écrasa lo pied de l'artiste.La blessure nécessitera un assez long repos.MILAN.-I ,u Bohème de Leoncavallo continue sa brillante carrière au Lirieo.Quand vous recevrez cette lettre on aura donné la Nararraise du célèbre compositeur Massenet et le ballot N’achetez pas avant de venir les visiter ou de demander les catalogues illustrés.Conditions faciles de paiement.LA COMPAGNIE DE PIANOS PRATTE .SEULE DEPOSITAIRE .ISTo le'ze, rue ISTotrei-IDanae, Montréa.1 Décembre 1897 L’HRT mUSIOHI, 75 Fondée en IB76.Lu GOUIPIGHIE IE P1BH0S PUTE (Ancienne Maison L E.N.PRATTE) Capital : - - $200.000.FACTEUR I)U PIANO PRATTE Le favori des artistes.I.e Piano le plus solide et le seul pouvant résister aux températures extrêmes .Trois differentes grandeurs.Grande variété de dessins de caisses et de bois rares.Catalogue illustré et souvenirs d’artistes expédiés franco .En dépôt les instruments des manufactures suivantes : PIANOS.Hazelton Bros., de New-York.Kranich & Bach, de New-York.Mason & Hamlin, de Boston.Dominion, de Bowmanville, 0.Berlin, de Berlin, 0.A la place des Pianos neufs de qualité inférieure de toutes sortes de noms inconnus et de fantaisie que nous ne voulons pas vendre, vous trouverez toujours dans nos magasins pour le même prix, et 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