Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'art musical
Éditeur :
  • Montréal :[L'art musical],1896-[1899?]
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'art musical, 1897-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Vol.IL MONTREAL, NOVEMBRE 1897.No 2.L.E.N.PRATTE,.Directeur \\ G.h.de KERHENO.Rédacteur 1676 Rue Notre-Dame.Téléphone 1080.^ 413 rU6 St-Hubert.LARJ MUSICAL REVUE MENSUELLE CANADIENNE Paraissant, le 10 .de chaque Mois ^OTTtïp' ::::: :: ; ::: ::: ; Üpfâfe] g«jBa itmiîuüttüttnoB •£S3E£i CHRONIQUE Voici l’hiver qui s'avance.Les premiers froids nous ont ramené lesderniers retardataires et toutes les familles qui avaient déserté Montréal pour s’en aller à la campagne sont rentrées à leur domicile habituel, se cantonner frileusement pour l'hiver.Avec le froid arrivent les longues veillées, pendant lesquelles il est si difficile de se créer des distractions.Nous sommes heureux, sous ce rapport, de constater cette année un entrainement très marqué vers la musique et les occasions qu’elle donne de se réunir.Déjà nous avons signalé la rentrée fort encourageante de notre Cou-servatoirede musique, sous la direction de M.E.Hardy.Aujourd’hui, nous avons le plaisir d annoncer dans notre revue spéciale de Montréal les progrès de la Société Philharmonique, de la Société Chorale, etc., qui travaillent pleine ardeur, avec des amateurs de plus en plus nombreux, sous l’habile direction de professeurs distingués.Nous sommes heureux de constater ces louables efforts pour sortir de l’ornière et arriver a faire de notre grande ville canadienne, non seulement la métropole commerciale du pays, mais encore un centre artistique raffiné sachant apprécier les couvres îles maîtres et encourager les artistes.C’est à notre public tout entier qu’il appartient de consolider l’édifice dont les fondements ont été pénibles à jeter, mais qui, à peine sorti de terre, laisse déjà entrevoir ce qu’il pourra être un jour.Un entrefilet, d'un de nos confrères quotidiens nous a rendu rêveur.Il y est dit que deux bons musiciens de Montréal, nu basson et un coruettiste ont été engagés pour les Etats-Unis et feront partie de.l’orchestre du Carneggie Hall, à Philadelphie.Il nous semble cependant que, cet été encore, certaines gens prétendaient qu’il était impossible de recruter en Canada les artistes nécessaires et compétents pour les orchestres de la saison.Il paraît que l'on n’est pas du même avis au pavs de l'( )ncle Sam.*** Nous avons bien des remerciements à offrir à nos amis, lecteurs et abonnés, pour l'empressement qu’ils ont mis ;i nous féliciter à l’aube naissante de notre deuxième année, ainsi qu’à mms renouveler le montant de leurs souscriptions.Nos compatriotes savent apprécier nos efforts et ils ont compris l’avantage immense qui leur était offert de recevoir par année !)(> pages de bonne musique pour la modique somme de $1.00.Ils ont ('•gaiement trouvé qu'il y avait grand intérêt pour eux à se tenir au courant des nouveautés artistiques et musicales Chaque jour nous apporte la souscription de quelque retardataire, et certainement sous peu il ne manquera plus personne à I appel.Nos lecteurs savent d’ailleurs que nous avons cessé-nos distributions de numéros spécimens gratuits.J.DE Pi EK K E VI LEE. 26 L'HRT MUS1CÏÏL Novembre 1897 L’ART MUSICAL REVUE MENSUELLE CANADIENNE - - BOITE POSTALE 2181 - - TELEPHONE 10S0.L* c«£ oe Pianos Pratte, PROPRIETAIRE 1070.rue Notre-Dame.CONDITIONS D'ABONNEMENT : ÜN An (Campagne).¦¦ .$1.00 Un An (Ville ot distribution à domicile) .1.15 En dehors du Canada et «les Etats-Unis 1.25 Le Numéro.15 Cts MOTE DE L'ADMINISTRATION On demande des agents dans toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, pour vente au numéro, les abonnements et les annonces de L’Art Musical Inutile de faire application sans fournir les plus sérieuses références.On paiera une commission libérale.S’adresser ou écrire à L’Art Musical.167b rue Notre-Dame, Montréal.AVIS A NOS CORRESPONDANTS Nous informons nos correspondants et collaborateurs de bonne volonté que tous les communiqués, toutes les demandes d’insertions doivent nous être parvenus avant le PREMIER DE CHAQUE MOIS.Cette date passée, nous serions obligés de remettre la publication, s'il y a lieu, au numéro du mois suivant.LA REDACTION.x_j e 010 00 _lëh t Le Spahi poème lyrique eu quatre actes, tiré du A‘aman du Spahi, de M.Pierre Loti, par MM.Gallet et Alexandre, musique de M.Lucien Lambert (première représentation le 18 octobre 1S97).L’ouvrage que l’Opéra-Comique a reproduit le mois dernier avait été, paraît-il, refusé par M.Carvalho il y a deux ou trois ans.Les auteurs eurent alors l'idée de l’envoyer au concours de la Ville de Paris où il obtint le premier prix consistant —exceptionnellement—en une somme de trente mille francs destinée à être touchée par le théâtre qui monterait la partition couronnée.C’est donc à cela que nous devons d’avoir vu, place du Châtelet, le poème tiré du roman de M.Pierre Loti, par MM.Louis Gallet et André Alexandre, à la demande du jeune compositeur, M.Lucien Lambert.Que M.Lambert ait été séduit par la couleur du récit et par la magie du style de l’auteur de Pêcheurs d'Islande, je le conçois aisément ; qu’il y ait vu matière à drame lyrique ou à opéra, voilà ce que je ne puis m’expliquer.Car les livres de Loti ont tout ce qu'il faut pour 11e pouvoir être découpés en scènes dramatiques, les situations en étant presque totalement absentes et leur attrait résidant bien autrement dans le charme et la justesse de la description que dans l’intérêt du sujet.Comment, en effet, voulez-vous—pour ne parler que de la pièce en cause—tenir eu éveil l’attention du spectateur avec une histoire de chasseur d’Afrique aimé d’une petite esclave sénégalienne, sorte de Lakmé perverse, que le spahi, grâce à un talisman, se met à aimer aussi,—oh ! d’un amour peu solide, puisque le jour où il s’aperçoit que, pour se faire plus belle et s’acheter un bijou afin de lui plaire d’avantage, elle a dérobé à son amant quelques malheureux francs économisés à grand peine, il veut la chasser impitoyablement.Il est vrai qu’il cède à ses prières et à son repentir, et qu’à l’heure du dernier combat, lorsqu’une balle ennemie le frappera mortellement, la petite Fatou sera à ses côtés pour lui fermer les yeux.Kst-ce suffisant, je vous demande, pour remplir quatre actes ?Je sais bien qu’on a eu recours, comme dans tous les cas similaires, aux traditionnels épisodes pour corser autant que possi- ble l’action et qu’on nous a servi une fois de plus l’inévitable tableau du marché, le chœur à boire, la berceuse de Fatou pendant la sieste de son amant, la lettre du soldat à ses vieux parents (lettre que lit M.Badiali en la glissant dans sou dolman !.), les regrets du pays natal, les scènes de camp, sans oublier, bien entendu, la classique cérémonie religieuse.Mais avec la meilleure volonté et malgré l’habileté des acteurs, je crois qu’il est impossible de trouver dans tout cela matière à de nombreux développements scéniques.Sujet de cantate, soit, mais sujet de drame lyrique, jamais, car non seulement il ne peut nous intéresser, mais encore il ne pourrait donner au musicien aucun caractère à tracer, aucune situation à aborder franchement.Aussi, voyez le résultat ! M.Lucien Lambert, malgré ses aptitudes très réelles et son incontestable talent, n’est parvenu qu’à écrire une partition assez grise, dans laquelle les jolies coins et les pages de grâce ne manquent pas, mais où, malheureusement, l’unité, la ligne, l’émotion font presque complètement défaut et c’est grand dommage, en vérité, de voir un tel musicien s’égarer dans des morceaux épisodiques, des romances inutiles, alors que nous sommes en droit d’attendre de lui des /ranches de vie, des scènes de passion véritable, de profond désespoir.Ces léserves une fois faites, je suis plus à l’aise pour vanter, comme il convient, les belles qualités musicales du Spahi et pour constater que les parties qui ont le mieux inspiré M.Lambert sont les parties de charme et de fraîcheur qui ont été vivement applaudies et qui méritaient de l’être.Parmi celle-ci je citerai particulièrement la ravissante berceuse que murmure, au second acte la petite esclave Fatou.Le public l’a bissé d’enthousiasme à Mlle Guiraudou, qui l’a chantée merveilleusement et qui, dans le cours de la soirée a témoigné de progrès véritables.De bien jolies choses seraient à signaler dans le duo d’amour et dans la prière arabe ; cette dernière est une des seules parties de l’œuvre où l’auteur ait paru se soucier un peu de la couleur locale, presque entièrement absente de l’œuvre nouvelle, au grand déplaisir de ceux qui espéraient y trouver comme un écho musical des phrases de Pierre Loti.Une autre déception fut le chaut de volupté qui termine le second acte et que M.Lambert semble avoir composé en songeant surtout aux jeunes gens et aux jeunes filles qui jadis n’allaient à l’Opéra-Cornique que.pour le bon motif.Quand j’aurai signalé les très réels mérites d’expression du dernier acte et que j’aurai constaté les agréables détails d’orchestre que M.Luigiui, l’excellent chef adjoint de M.Daubé, a fort bien mis en lumière, je n’aurai plus qu’à faire des vœux pour le succès durable de l’opéra nouveau.Car le Spahi, je tiens à le répéter, est, malgré les réserves qu’il commande, une partition d’incontestable valeur, qui prouve que sou auteur est admirablement armé pour la lutte et pour la victoire.Fernand Le Borne.Un beau matin, Verdi oublia son chapeau dans un salon de l’hôtel Maggiore, à Montecatini.Un couple vint déjeuner dans cette pièce et le mari voulut reporter le chapeau à son proprietaiie.Mais la jeune femme s’y opposa, heureuse de posséder un si précieux objet.Une discussion entre les époux s’ensuivit.Mais voici que survint un autre voyageur.Il déclara que le chapeau lui appartenait.Surprise et chagrin de la dame qui abandonna sa relique, et colère le lendemain, quand elle apprit que le troisième larron avait employé ce stratagème pour devenir possesseur du chapeau de l’auteur de Falstaff. Novembre 1897 L'HRT MUSICHL 27 NOS MUSICIENS M.Guillaume Couture est ué à Montréal le 23 octobre 1851.L’éminent musicien dont nous publions aujourd’hui le portrait, manifesta dès sa plus tendre enfance les dispositions musicales les plus heureuses.A 13 ans, on lui confiait la maîtrise de Ste-Brigide, et à 15 ans celle de St-Jacques, où il 1 st resté jusqu’à l’âge de 21 ans.M.Couture a passé cinq ans à Paris où, dès son arrivée il se fit inscrire pour les examens réglementaires du Conservatoire, qu’il passa avec distinction.En 1876, il fut nommé maître de chapelle de Ste-Clotilde, et garda une année ces fonctions.Pendant son séjour à Paris, il fit accepter par la .Société Nationale de musique plusieurs de ses œuvres, notamment un Memo-rare, un Quatuor fugue pour cordes, et une Rêverie pour grand orchestre.Revenu au Canada en 1878, M.Couture forma la Société des Symphonistes dont le succès lui valut la position de Directeur de la Société Philharmonique, qu’il occupe depuis 1880.Depuis le 1er janvier 1893, Monsieur Couture est maître de chapelle de la Cathédrale.Depuis qu’il occupe cette position, il a réalisé pour voix d’hommes des messes J 'Vi* ‘ .V>\v écrites pour voix inégales, entre autres la Messe de Ste-Cécile.Il a également harmonisé plusieurs messes de plain-chant en contre point fleuri.Un des gros succès de M.Couture.est le “ Montréal Amateur Operatic Club,’’qui a donné de magnifiques soirées devant un public aussi nombreux que choisi.Citons également le “ Montréal Symphony Orchestra, "dont il a été le directeur, et qui fut certainement le meilleur orchestre de Montréal.M.Couture a puisé dans ses études à Paris une estime et une prédilection toute particulière pour les œuvres des maîtres français.Depuis une quinzaine d’années, M.Couture s’est consacré an professorat.En 18S5, il fut nommé professeur de théorie musicale au " Girls High School," et en 1S86 au “ Ladies Educational Association.” E11 1S92, il devint professeur aux Ecoles des Commissaires Catholiques.M.Guillaume Couture s’est acquis une réputation méritée de compositeur de talent, de théoriste profond et de professeur consciencieux Le 84e Anniversaire de Verdi Le 9 octobre 1813, dans le petit village de Roneole, dépendant de la commune de Busseto, alors sous la domination française, naissait un enfant d’aubergiste qui devait plus tard se rendre illustre comme compositeur.Voici dans quels termes fut rédigée la déclaration de naissance de Verdi : “ L’an mil huit cent treize, le jour douze d’octobre, à neuf heures du matin, par devant nous adjoint au maire de Busseto, officier de l’état-civil de la commune de Busseto susdit, département du Taro, est comparu Verdi Charles, âgé de vingt-huit ans, aubergiste, domicilié à Roneole, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né le jour dix du courant, à huit heure du soir, de lui déclarant et de Louise Utini, fileuse, domiciliée à Roneole, son épouse, et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Joseph-Fortunio-François.Lesdites déclaration et présentation faites en présence de Romanelli Antoine, âgé de cinquante et un ans, huissier de la mairie, et Cantù Hiaciute, âgé de soixante et un ans, concierge, domicilié à Busseto, et, après en avoir donné lecture du présent acte au comparant et témoins, ont signé avec nous.“ Antonio Romanku.i.“ Giaciuto Cantu.Verdi Carlo.” Vitou, adjoint.” Le glorieux musicien que le monde entier salue aujourd’hui dans sa verte vieillesse est donc né “ sujet français,” puisque son pays natal était compris, sous Napoléon 1er, dans les départements au-delà des Alpes.Mais cette situation était accidentelle et l’Italie le réclame à bon droit.Nous n’étudierons point en détail les longues étapes par- courues par le Maître, mais nous rappellerons les principales œuvres qui firent de lui un chef d’école incontesté depuis Oberto.roule di San Hou i/o : io.qui date de 1839, jusqu’à Falsla/f, œuvre si pleine de jeunesse et pourtant écrite par un vieillard de quatre-vingts ans.Le premier triomphe de Verdi fut .Yabue/iodonosor, exécuté en 1842, pendant la période de carnaval.Après / Lombardi (1843), Brnani (1844), Attila (1841)), Macbeth, en 1847, firent acclamer Verdi non seulement comme grand artiste, mais aussi comme grand patriote.Après la Révolution de 1848, époque de transition, voici Rigotetto marquant une première transformation dans la manière du Maître.Et depuis, que de lumineuses évolutions avec le Trouvère, ta Traviala, tes Vêpres siciliennes, Simone Boccanegra, H Balte in maschera, ta Bona del destina, Don Car/os, .Vida, Olello, Bel staff ! Si le propre du génie est de produire beaucoup, certes, le génie de Verdi compte parmi les plus extraordinaires, car son œuvre est énorme et montre un esprit toujours préoccupé de progresser." A l’époque où Verdi commençait à écrire pour le théâtre, dit M.Donne-Baron, l’influence de la littérature étrangère et des nouvelles théories sur l’art avait excité les compositeurs italiens à rechercher l’expression violente des passions et à délaisser la peinture des sentiments aimables et délicats pour celle des sombres emportements de l’âme.Esprit sérieux, 28 L’ÏÏRT musichl Novembre 1897 doué d’une riche imagination, Verdi devint le chef de la nouvelle école, sa musique est accentuée et dramatique ; c’est par la vigueur, l'énergie, la verve, une certaine âpreté, par de puissants effets de sonorité, qu’il conquit une immense popularité dans sou pays, où jusqu’alors, on n’avait presque jamais réussi que par le charme, la suavité et l’abondance des mélodies.” Verdi fut certainement une des personnalités les plus complètes de ce siècle-ci.Tous ses ouvrages portent l’empreinte d’un remarquable esprit scénique et possèdent des qualités dramatiques où la concision le dispute à la juste expression des sentiments.Aux hommages empressés que viennent d’apporter au Maître, en sa belle villa de Santa Agata, les journaux du monde entier, L’Art Musical ajoute son tribut d’admiration profonde, et forme des vœux sincères pour l’un des plus admirables champions du Grand Art.MADAME MARCHESI L’un des événements importants de la saison artistique en Amérique, au moins pour ceux qui étudient la musique, sera la venue de Mme Mathilde Marehési.Celle-ci est, sans contredit, le professeur de chaut le plus justement célèbre du monde entier.Au nombre de ses élèves on compte en effet Gerster, Nevada, Haines, Smerosci, Emma Calvé, Sybil Sanderson, Fraucès Sayville, Gabrielle Krauss et nombre d’autres étoiles de première grandeur.Celle de ses élèves dont madame Marehési est la plus frère, est la Melba.Il y a, croyons-nous, peu de jeunes artistes en espérance, peu de jeunes filles étudiant le chaut d’une façon sérieuse, qui ne connaissent le nom de madame Marehési.Sa prochaine tournée en Amérique fera donc époque dans la vie des amateurs de chant et des jeunes étudiantes du grand art.Madame Marehési est âgée de 71 ans.Elle est née le 26 mars 1S26 à Francfort sur le Mein.Elle fut élève de Nicolaï à Vienne en 1S43 et de Garcia à Paris en 1845.Elle se fit dès lors une bonne réputation, comme chanteuse de concerts.En 1S54, nous la voyons professeur de chant au Conservatoire de Vienne, poste qu’elle a conservé pendant de longues années.Depuis quatorze ans elle est fixée à Paris, et son école de chant est l'une des plus réputées de l’univers.Malgré sou grand âge Mme Marehési est toujours vigoureuse.Elle espère conserver encore quelques années ses cours et continuer a former des étoiles pour les grandes scènes d’opéra.On peut donc dire que la visite de madame Marehési aux Etats-Unis et, espérons-le, au Canada, sera l’un des grands événements artistiques de l’année.Elle est en effet universellement reconnue par l’habileté qu’elle met à former ses élèves, et bien des artistes américaines qui se sont fait un nom lui doivent la majeure partie de leurs succès.La visite de madame Marehési aux Etats-Unis sera de près de six mois et pendant ce temps elle donnera des leçons aux élèves d’avenir et à ceux qui veulent se consacrer à l'enseignement du chaut.Nul doute que l’art 11e reçoive une excellente impulsion de cette visite et n’en soit puissamment stimulé.Un de nos confrères anglais parle fortement en faveur des choristes américaines.Il appelle les chœurs et maîtrises d’églises des pépinières permanentes de chanteurs et chanteuses de grand talent.Comme preuve à l’appui, il cite Mmes Albani et Nordica, qui ont débuté de la sorte.JULES MASSENET .lidus, Emile, Frédéric Massenet est né le 12 mai 1848 à Montaud, département de la Loire.France.Son père était tin officier supérieur en retraite, devenu fabricant de faulx.Sa mère, Elennore, Adelaide Royer de Marancnurt, tille du Marquis de Marancourt, avait été élevée par lus soins de Madame la Duchesse d’Angoulûmc.Lu jeune Massenet eut comme premier professeur sa mère, excellente musicienne elle-même.A dix ans il fut admis au Conservatoire, et placé dans la classe de piano de M.Laurent.-En IX,AI.son père ayant eu des revers de fortune, Jules Massenet dut abandonner ses études et vint avec sa famille à Chambéry ; mais il déserta bientôt le toit paternel pour revenir étudier à Paris.En 1808, il remporta le premier grand prix de Rome avec sa cantate Darid llh-J».De la Villa Médicis il adressa il l’Académie des Beaux-Arts une Iti'iihili: ()tirerIurc (k Concert, ut un Requiem .à 4 et 8 voix, avec accompagnement de grand orgue, du violoncelles et de contre-basses.11 avait également à son retour, en portefeuille, une suite symphonique, l'tnil pria.Lu succès fut long à venir pour Massenet et ses débuts furent signalés par des déboires cruels, notamment lorsque Pasdeloup l’éconduisit rudement après avoir entendu Marie Mmjdeleine.En L8()8 et ISO!), Massenet commença à se faire une certaine notoriété.Il participa à cette époque au concours de l’Opéra pour La coupe do Roi de Th idc.En LS70 71.il écrivit Med one, mélange bizarre inspiré par les horreurs du siège du Paris.Les (ouvras de Massenet commencèrent il paraître aux divers concerts de Paris vers 18(1!).Le 80 novembre 1872, l’Opéra-Comique s’ouvrit pour le Don Ceintr de Butait, première œuvre importante de Massenet.Cet opéra-comique fut très discuté.Enfin, le Vendredi-Saint, 11 avril 1878, Massenet vit le succès répondre à ses efforts et Marie-Magdeleine fut jouée h l’Odéon devant un public enthousiasmé.En janvier 1S75 figurèrent pour la première fois les œuvres de Massenet aux programmes du la “ Société des Concerts.’' Le 17) mai 1870, les Enjnniee passent à l’Opéra, puis le Roi de Lahore, et lu 21) juillet 1870, Massenet est décoré de la Légion d’Honneur.Le 7 octobre 1878, Massenet fut appelé au Conservatoire pour y remplacer M.François Bazin comme professeur de contrepoint, fugue cl composition.Le 80 novembre suivant il était élu membre de l’Académie des Beaux Arts.Les années suivantes virent paraître Hérodiade, Manon, considérée par quelques-uns comme le chef d’œuvre de Massenet, puis le Gid en 1884 à l’Opéra.En 1880, Eerlnrmonde, à l’Opéra-Comique, enthousiasme les uns et soulève les critiques acerbes de certains qui lui reprochent ses réminiscences wagnériunnes.En 1801, l’Opéra monte le Maijc, qui disparut du répertoire après la Ole représentation.Le Werther, de Massenet a vu pour la première fois le feu de la rampe à Vienne en février 1802.Cette œuvre a fait le tour de l’Europe.Eu 1804, Thaïs est jouée à l’Opéra et en 1805, la Navarmine l’est ii l’Opéra-Comique.A la mort d’Ambroise Thomas (12 février 1800), le gouvernement français hésitait entre Massenet et Th.Dubois pour directeur du Conservatoire.Massenet, appelé le premier au Ministère des Beaux Arts, préféra conserver sa liberté et M.Th.Dubois accepta la situation.D’apparence frêle, Massenet possède une énergique vitalité qui a fait ¦ de lui un fécond producteur.Massenet a ctu tout ce qu il a pu.Sa lyre 11e comportait pas une très grande envergure.Elle se complaît généralement dans la note tendre, b n joui il a \ oulu faire chanter sa Muse d 1111e voix plus puissante et l’Opéra lui a ouvert ses portes.Dans Esclarmonde et Werther il a osé phis.Il s’est approché davantage du Soleil de Bayreuth, ce qui lui a valu des reproches sanglants et peu mérités.“ Massenet est un fleuriste, disait Sybil Sanderson.Il a de jolies roses chez lui.Il sait bien faire les bouquets.” Novembre 1897 L’ÏÏRT 7VYUSIC7ÏL- 29 OEUVRES DE MASSENET VOLUMES DK MÉLODIES PAR MASSENET Poème (l’Avril.—Poème d’Amour.—Pocuie (l’Hiver.—Poème (l’Octobre.—Poème Pastoral.—Poème du Souvenir—Lui et Elle.—Vingt mélodies, 1er volume.—Vingt mélodies, 2e volume.—Vingt mélodies, 3e Volume.OPÉRAS Biblis, pour soli et chœurs — Le Cid, opéra en 4 actes.—Don César de Bazau, opéra comique en 4 actes.—Esclarmoude, opéra romanesque en 4 actes.—Eve, mystère eu 3 parties.—Le Flibustier.—Hérodiade, opéra en 3 actes —Le Mage, opéra en 5 actes.—Manon, opéra comique en 5 actes — Marie Magdeleine, drame sacré en 3 actes.—Narcisse.—Le Roi de Lahore.—La Vierge, légende sacrée en 4 scènes.— Thaïs.— La Navarraise_ Werther.—Les Erynnies, tragédie antique en 2 actes—Le portrait de Manon.NECROLOGIE M.TASKIN.On annonce la mort de M.Taskin, professeur au Conservatoire, ancien artiste de l’Opéra-Comique, qui a succombé, à l’âge de quarante-quatre ans, aux suites d’une longue maladie de poitrine Fils et petit-fils d’artistes, Taskin comptait parmi ses ascendants un constructeur de clavecins, célèbre au XVIIIe siècle, etqui avait construit pour la Reine Marie-Antoinette un instrument qui a figuré, en ces dernières années, dans une vente fameuse.Taskin entra en 1872 au Conservatoire.Il suivit la classe de chant de Bussine et celle d’Opéra-comique dirigée par Ponchard, jusqu'au concours de 1875, où il obtint seulement un premier accessit de chant.Il fut aussitôt engagé au théâtre d’Amiens, d’où il passa à Genève, puis à Lille, et revint à Paris au Théâtre-Lyrique, installé dans la salle Ventadour.Ce théâtre ayant disparu, M.Carvalho engagea Taskin, qui débuta en 1879 dans Haydéc.Son succès fut grand, et, dès lors, Taskin fut définitivement classé ; il 11e cessa de se faire applaudir eu créant des rôles dans Jean de Nivelle, les Coules d'Hoffmann, Galante Aventure, Manon, Diana, Une Nuit de Cléopâtre, Egmonf, Proserpine, Esclarmoude.Il ne fut pas moins brillant dans les reprises de Philemon et Panels, des Noces de Figaro, etc., et de Mignon, qu’il chantait, ou se le rappelle, le soir de l’incendie de l'Opéra-Comique.Sa conduite, lors de cette catastrophe, lui avait valu une médaille de sauvetage de première classe.Nommé professeur au Conservatoire, il se consacra tout à fait à l'enseignement ; mais, depuis deux ans, la maladie l'empêcha de professer.Il a succombé, laissant derrière lui une femme et des enfants à qui nous adressons nos plus sincères condoléances.M.LEON BOËLLMANN Nous avons le regret d’annoncer la mort de M.Léon Boëllmann, le distingué compositeur de musique, organiste du grand orgue de St-Vincent-de-Paul, officier de l’Instruction Publique.Il a succombé le 11 septembre subitement, à peine âgé de trente-cinq ans, en son domicile de la rue de Joutfroy.Le défunt était le fils adoptif et le neveu de M.Eugène Gigout, l’organiste de St-Augustin.Il laisse une veuve et trois enfants.Nous offrons à la famille éplorée nos plus sincères condoléances.L'Art Musical a publié le portrait de M.Léon Boëllmann et sa biographie dans son numéro du mois de juillet dernier.VERDI ET DONIZETTI Le Comité des Fêtes organisées à Bergame en l’honneur de Donizetti avait invité l’auteur d'Aida à l’inauguration du monument de l’auteur de la Favorite.M.Verdi a répondu comme suit à cette invitation : S.Agata, 14 septembre.“ Je serais très heureux de me rendre à votre aimable invi-11 tation et d’apporter ainsi mon tribut d'hommages à l’un des “ plus grands compositeurs de notre siècle ; mais mon âge ne “ me permet plus d'assister à ces solennités qui sont nalurelle-‘‘ ment enthousiastes et bruyantes.“ Veuillez accepter mes excuses, et, augurant que les fêtes soient dignes du grand nom de Donizetti, j'ai l’honneur de “ me dire, monsieur le maire, votre très dévoué.“ G.Verdi." Verdi n’aime pas les solennités “enthousiastes et bruyantes ’’, et son scepticisme d’homme qui a beaucoup vécu, vu et entendu, explique son abstention.Maintenant le maître glorieux a eu du flair aussi, car les échos de Bergame, nous rapportent que les représentations donizettiennes ont été pitoyables et que le public en a vertement fait justice en si filant à outrance la direction et les artistes.A côté de ce regret exprimé par l’illustre maître, il est curieux de placer cette lettre de Donizetti, exposée précisément à Bergame, et portant un jugement sur Verdi.“ Verdi a un grand talent ; il manque de fantaisie pour 0 L'HRT MUSICÏÏL Novembre 1897 LE ROUET DE MARGUERITE MONTREAL A propos de la célèbre artiste Marie Seebach, morte récemment, un journal de Berlin raconte l’épisode suivant qui lui arriva au cours d’une tournée en Amérique.Après avoir joué Faitst à New-York avec un succès colossal, l’artiste reçut un jour la visite d'un monsieur assez correct qui, de but en blanc, venait lui proposer de gagner 10,000 dollars sans aucune fatigue et d’une honorable façon.—Et que dois-je faire pour gagner une si belle somme ?questionna l’artiste.—" Oh ! une bagatelle, répliqua l’homme.Il vous suffira de remplacer simplement le rouet de Marguerite par une machine à coudre de mon invention et, pendant la ballade du Roi de Tluilé, de faire distribuer au public des prospectus qui lui apprendront que la machine en question se vend chez moi ! Marie Seebach réfléchit un instant puis s’adressant à son interlocuteur avec un malin sourire : —3,000) par année.On annonce que Madame Emma Fames a consenti à suivre lesde Res/.ké en Russie pour la saison waguérietmequidoit être donnée à St-Pélersbourg, Moscou et Varsovie.Sir Arthur Sullivan ayant dit dans la conversation qu’il serait bien aise de mettre la main sur une bonne pièce nouvelle, a reçu en trois jours 280 livrets d’opéras ou d'opérettes ! ! La Société Philharmouiquedc Dayton dans l'Ohio, doit donner pendant la saison d’hiver, Eve de Massenet, Phoenix de Chadwick, Cendrillou d’Hoffman, et Création de Haydn.Madame Clarence Eddy et Miss Rose Ettinger sont reparties pour l’Europe.Miss Ettinger a débuté le 21 octobre an Gervandhaus de Leipzig, sous la direction de Nikisli.Au printemps prochain l’orchestre Théodore Thomas donnera une série de concerts â New-York, Ilosto 1.Worcester, Providence, Philadelphie, Baltimore, Brooklyn et Washington.M.Alex.Guihuaut, le distingué organiste de la Trinité de Paris est attendu à New-York au commencement de décembre.Son séjour en Amérique sera de trois mois environ.On dit (pie Madame Cosima Wagner a refusé >250,000 pour laisser jouer Pu si fat eu Amérique < )n sait que, de par la volonté de Richard Wagner, Parsifal 11e peut être donné ailleurs qu’à Bayreuth.M.F.Nicolas Manskopf, le collectionneur de Francfort, vient d'acquérir le manuscrit original du fameux poème que Richard Wagner composa en 1871 et qui figure dans le 9e volume de ses écrits “ An das deulsche Heer vor Paris ”.L’Europe a deux sources permanentes de revenus dans l’amour des Américains pour la musique.La première consiste dans les appointements fabuleux payés aux artistes en tournée, le second dans les sommes considérables que les artistes en espérance vont dépenser dans les grands centres européens pour étudier ou se perfectionner. L'HRT MUSICHL Novembre 1897 82 INSTRUMENTS FAUSSES HARMONIQUES Un brevet d'invention a été accordé, à M.Antonio Pratte, gérant de la manufacture de pianos Pratte, pour une amélioration destinée à produire, dans les piauos droits, une tonalité plus pure, plus chantante et entièrement dégagée de fausses harmoniques et de dissonances.Cette amélioration importante a été hautement appréciée par les connaisseurs qui ont fait l'essai des pianos Pratte.Elle devrait être connue de tous les musiciens dont l’oreille délicate est choquée par le manque de cette pureté de son dans tous les autres pianos, même les meilleurs.MIETTES INSTRUMENTALES Joseph Hornsteiner, fabricant de violons de Berlin est en possession d'un violon qui jadis appartint à Molique et qui avait été acheté par le professeur Waldemar Meyer pour 2,400 marcs.Un nouvel envoi d’une centaine de boites musicales et d'horloges Symphonion vient d’arriver aux salles de pianos Pratte.Il y en a dans tous les styles, depuis $7.00 jusqu’à $200.00, Un violon Guarnerius ayant appartenu à feu Antonio Bazzini, a été vendu à M.W.H.Hamming de Leipzig, pour 1200 marcs.__________ H.J.Joues, de Cincinnati, acheta il y a quelques années un violon qu’il paya $75.00 et qu’il donna à sa fille.Au bout de quelque temps l’instrument ayant eu besoin de réparation, M.Jones découvrit avec surprise que ce violon avait été fabriqué par lui, eu 1848, et vendu $5.00.Dans le mois passé, la demande pour les pianos Pratte a dépassé toutes celles des mois précédents ; les salles de vente se sont littéralement vidées et il y a en outre un bon nombre de commandes d’avance.La manufacture a travaillé une partie de la nuit en octobre et continuera ainsi jusqu’à la fin de l’année, afin de remplir ses commandes.La maison Cavaillé Coll, de Paris, a reçu commande d’un orgue de $20.000 pour le Conservatoire de Musique de Moscou.Dans sa villa de Gars, la veuve du compositeur Suppé vient d’installer un musée où se voient le vieux piano du maître, le lit daus lequel il est mort, une armoire contenant quantité d’autographes et de compositions inédites.Sous vitrine sont conservées les décorations, les médailles, les couronnes en or et en argent données au glorieux compositeur d'opérettes.On y voit aussi des tabatières, une flûte et une longue série de portraits._____ Durant le mois d’octobre les institutions religieuses suivantes ont acheté des pianos et des orgues de la maison Pratte; les RR.SS.de la Congrégation de Villa-Maria, Bellevue, Québec, St-Roch, Québec ; les RR.SS.de Ste-Anne, de St-Gabriel de Brandon ; les RR.SS.Grises, Montréal ; les RR.SS.de l’Assomption, de Nicolet, et les RR.FF.de l’Ins.traction Chrétienne de Louiseville.Une musique militaire de Budapest vient de remettre en honneur un instrument ancien, le "tarogato,” dont les Hongrois d’autrefois se servaient en guise de clairon, en exécutant dans un concert quelques morceaux écrits pour “ tarogato ” et orchestre.Et, dès le lendemain, les amateurs hongrois se sont mis à la recherche des instruments de ce genre qui sont d’ailleurs rares.Avis aux collectionneurs.Quand M.Saint-Saëns composa son oratorio le Déluge, il avait prévu, dans sou orchestration de la partie de la Tempête, des timbales chromatiques, dont la construction parut impossible à cette époque, de sorte que M.Saint-Saëns dut modifier les effets qu’il voulait confier aux timbales.M.Lyon, directeur de la maison Pleyel, vient de réussir ce difficile problème de facture.Les chiffres suivants sont intéressants.Dans le mécanisme seul d’un piano Pratte, depuis les touches jusqu'aux marteaux, il y a 9,474 morceaux répartis comme suit : 2,056 morceaux de bois, 3,436 de métal, 3,823 de drap, de feutre et de cuir, et 159 d’ivoire ; on y compte 1,525 mortaises et 6,793 trous; il possède 229 cordes avec une tension totale de 39,600 livres, ou près de 20 tonnes.La corde la plus basse donne 28 vibrations à la seconde et la plus haute 4,136.Parmi les commandes importantes reçues dernièrement par les fabricants des orgues Vocalion nous mentionnerons les deux suivantes, obtenues en compétition avec tous les facteurs d’orgues des Etats-Unis.L'une de ces commandes est du Gouvernement des Etats-Unis pour l’Académie Militaire Nationale de West Point et l’autre du Gouvernement de l’Etat de New-York pour une institution publique de Hudson, N.Y.UN SUCCES MERITE Les pianos Pratte vont toujours en s'améliorant et sont achetés, aussitôt fabriqués, par l’élite de notre société ainsi que par les musiciens les plus en renom, pour leur usage personnel.Un fait digne de remarque, c’est que la vogue extraordinaire dont jouissent les pianos Pratte a été créée par leur seul mérite, la Compagnie de pianos Pratte 11’employant pas d’agents solliciteurs et refusant de se servir de procédés plus ou moins délicats employés par certains marchands de pianos pour forcer la vente de leurs instruments.Les lettres de félicitations tout à fait spontanées que la Compagnie de pianos Pratte reçoit constamment des musiciens 11e paraîtront nullement exagérées à quiconque se donnera la peine de comparer le piano Pratte avec les piauos importés des meilleures manufactures.Une visite aux salies de la Compagnie, No 1676 rue Notre-Dame Montréal, sera toute une révélation dans l’art de la construction du piano.—Canadian Trade Review.Un journaliste italien, qui a beaucoup de loisirs probable nient, a pris la peine de démêler la parenté des personnages des drames de Wagner.“Remarquons d’abord, dit-il, que Sigmund et Sieglinde, enfants de Wotau, c’est-à-dire frère et sœur, s’épousent.Par ce fait, Wotan, leur père devient le beau-père de l’un et de l’autre et Brunehilde, leur sœur devient leur belle-sœur.Cette dernière, en épousant Siegfried, fils de son frère, devient non seulement la sœur, la belle-sœur, la nièce et la belle-fille des deux conjoints, mais la nièce et la belle-fille de son père de qui son propre mari est devenu le neveu.Siegfried ayant épousé la fille de Wotan devient le gendre de sou grand-père.Le héros aggrave la situation en épousant Gutrune, car il devient ainsi son frère; Gunther devient sou beau-frère et celui-ci devient le beau-frère de Brunehilde ; de plus., comme Siegfried devient l’époux de la Walkyrie, il se trouve être, par affinité, le beau-frère de sa seconde femme Gutrude. BONNE NUIT! pjirnli'S (î« Mii'ifpülfl*' CAMILLE DISTEL.J.MASSENET.{Sana lenteur.) t«>i_les dan* l’a./ur Descendent veil _ 1er sur l«r_ re -—a—le-'- ; ' - ^ ?ont ni les fleurs un jar.din fleu_rit SUPPLEMENT A “ L’ART MUSICAL ” 4‘- Bon_ne nuit, bon_ne nuit, bon_ne nuit! r-0-î K fc b-l rf V-1 r—Ik—N k—b~ -.ztzXzxb : -f£) f—t S J' a — -J S'J' i 3 A- AX'-1 f fc- :£«Xir- i-r IS -¥tJ s—+-*—•— — v ip “ 1 ’ w - -V -14—V>— ~v ; " ; 7 ; Un pe_tit' toit monte seul Au |ar_dinsousle til-ieul, 11 porte une 1 nimble ton relJe, —tm 1 .i * s “ n n \ XV .^ Si « 1 TT -! j e i ) j.¦è .f -s •" t V 1 IF ¦ •* ¥ U ty.s—ü r.n er i - - -J i -{B -T — ¦ .l - / p y*— V X L -i r, y G?1 jg a P F — rfp$ (‘t lait sentinel Un oi-se let (bins sun nid 77—% r-fS b~ b- i- 1 .I S F l- ^ j “ TO /A d 1—:ra » 7—2a f -J N r J - \ XrV » » & A L L L* le Boiuie A > nuit boiuie nuit, boiuie nuit! bb*T T C-AZ 1 — —k—9 —ir^~: -•¦a =±" r* ^ 1 I ^ ¦ ¦< lx * —^—>- 1 M * ¦ ry TT f f X r -w * VP -9 o * T 1 J ^ * ‘ ^ 1 ; > n a m m 1 *• 1 \x 2 r, 9 ji" \ A- & 5- J —r r .—, L ~^T i Y i 4 7 BS ^ 8- » k-h V j J> J* =H > r=^i t—^—e— -w —~—#—•—¦— — 4 *—— — ¦.¦ # • - -—s r j— ^—é-*-\ -—E g— Dans la tou _ 0% - r uiie.—( fuverture, “ Les Soirées du Québec,” E.Gagnon, le chœur de chaut de Phénix.Déclamation, “ Il Trovatore,” Mlle M.Briggs.Solo de Cornet, “ Long, Long Ago Bound, M.M.Godin ; accompagnatrice, Mlle B.Talbot.Chanson, “The Klondike Vale" M.1.Fitzpatrick, M.Alfred Leclerc.Quatuor.Solo de violon, “Grande Fantaisie sur Faust Gounod, M.Henri Faucher; pianiste, Mme Marie Bouchard-Faucher.D ii.rièma partie.- Grand Chœur, “La Cha-rité ” Rossini, lu chœur du chant du Phénix, Solo du Clarinette, “ Waterfall Moon, M.II.Leclerc, clarinette do la fanfare Lovenburg : accompagnatrice, Mlle R.Talbot.Déclamation, “Christmas at the Quarters,” Mlle M.Briggs.Duo de piano, ouverture de “ Zampa,” F.Herold : Mlle Dalila et M.D.Archambault.Chanson, “The Gentleman’s Son and the Bagged Outcast,” M.A.Leclerc.Quatuor.Solo du Violon, “Carnaval de Venise,” Paganini, M.Henri Faucher.BUENOS-AYRE8.—La saison est finie.L’éminent chef d’orchestre .M.Maschuroni et le ténor F.de Lucia, fort applaudis dans leuis soirées d’adieux respectives, ont reçu de riches cadeaux.La dernière représentation donnée par la troupe Ferrari a eu lieu lu 15 août avec l’annh'iiiser et 11 Fidan'ato liai mare, œuvrette musicale en un acte du M.Panizza, jeune élève du Conservatoire nfl BOWB d>un piituo droit.tbllU Doherty 5 jeux, 12 registres, très belle caisse, comme neuf.$85 Estey 5 octaves, 4 jeux, 7 registres, eu bonne condition.$50 Blake (J octaves, 5 jeux, 8 registres, en bonne condition.$40 KflPfl ^ves, - jeux, (i registres, eu bonne condition, jolie ' (militions faciles de Escompte libéral an comptant.Chacun (les instruments ci-dessus sera repris en échange et au même prix dans 1 espace de deux ans, accidents cxcontés.Au cas où vous désireriez vous procurer un de ces instruments, ne tardez pas Si vou * demeur> z à la campagne écrivez nous, nous vous enverrons l’insmiment, que vous avez choisi, et.s’il n’est lias tel qu indiqué, ou ne vous donne pas satisfaction, vous pourrez lions le renvoyer à nos frais.Nous faisons ce genre d'affaires d puis plus ds vingt ans et jusqu’ici nous avons tou murs contenté notre clientèle.1 LA CIE DE PIANOS PRATTE.MONTREAL.24 855144
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.