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Titre :
Lectures
Grâce à ses critiques littéraires, Lectures souhaite faire connaître la valeur intellectuelle et morale des nouvelles parutions tout en créant un barrage efficace contre les « mauvaises lectures ».
Éditeur :
  • Montréal :Service de bibliographie et de documentation de Fides,1946-1966
Contenu spécifique :
samedi 3 septembre 1955
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Lectures et bibliothèques
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Lectures, 1955-09, Collections de BAnQ.

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LECTURES Tiré à part de la Section littéraire du journal “NOTRE TEMPS” consacrée à la bibliographie critique Nouvelle série TOME II Septembre 1955 — Août 1956 ?• • • • • • • • ••••• • • • • • • •••• ' •• •• •••• I IUS 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal. LECTURES Section littéraire du journal «Notre Temps» publiée tous les quinze jours par le Service de Bibliographie et de Documentation de Fides Direction: R.P.Paul-A.Martin, c.s.c.Rédaction: Rita Leclerc Principaux collaborateurs: Le R.P.P.-E.Charbonneau, c.s.c., le R.P.R.-M.Charland, c.s.c., Mgr Emile Chartier, p.d., Mlle Marie-Claire Daveluy, le R.P.Y.Lafrance, c.s.c., M.Rodolphe Laplante, le R.P.A.Legault, c.s.c., Mme Michelle Le Normand, le R.P.O.Melançon, c.s.c., Mme Julia Richer, le R.P.P.-E.Roy, c.s.c., M.Clément Saint-Germain, Mme M.-P.Vinay.Notes 1.La section Lectures paraît tous les quinze jours.Toutes les livraisons, de septembre à août, constituent un tome.Nous y avons ajouté une table méthodique des sujets traités, ainsi qu’une table alphabétique des ouvrages recensés et des films critiqués au cours de l’année.2.Les références bibliographiques sont rédigées d’après les règles de la catalographie.3.Les cotes morales en usage sont les suivantes: M Mauvais.D Dangereux.B?Appelle des réserves plus ou moins graves, i.e.à défendre d’une façon générale aux gens non formés (imciiectuellement ou moralement).B Pour adultes.TB Pour tous.TB-S Livre pour tous mais spécialisé.A Livre pour adolescents.J Livre pour jeunes.E Livre pour enfants.Publication approuvée par l'Ordinaire 3 sept.1955 omaâ ann A mort de Thomas Mann (1) met une interruption à la littérature de tradition goethienne, ainsi qu’à une lignée d’au-__ teurs germaniques dont il était le plus illustre représentant.C est i Allemagne d’une Europe traditionnaliste et ordonnée qui disparaît avec lui.Né en 1875, il a connu l’Allemagne du Kaiser, celle qui, dans la défaite de 1918, plongea dans une humiliation collective pour ressusciter par la voix d’Hitler que Thomas Mann refusa d’écouter.A l’emprisonnement spirituel que symbolisait pour lui le régime hitlérien, il préféra l’exil où il retrouvait la culture germanique.Ce fut l’une de ses premières phrases en touchant le sol américain : “Wherever I am is German culture”.Toute cette période d’éloignement de sa patrie servit à replacer en face de l’univers une tradition littéraire, des moeurs et une philosophie germaniques dont il était le symbole vivant et libre.En Thomas Mann s’exprima toujours un curieux mélange de dialectique et de poésie dont l’origine provient neut-être de son hérédité immédiate.Son père, marchand prospère de Lübeck, sénateur et deux fois maire de sa ville, était un Allemand de longue souche.Sa mère était la fille d’un planteur allemand de l’Amérique du Sud qui avait épousé une Créole portugaise.Les tempéraments si différents de ses parents devaient sûrement se retrouver dans le génie de Thomas Mann.Sa double hérédité apparaît aigüe dans la plupart de ses ouvrages.Quand il était enfant, Thomas Mann jouait le piano, le violoncelle et il dirigeait ses propres opéras.Cette carrière fantaisiste imprégna toute son oeuvre littéraire dont la structure s’apparente à peu près constamment à la musique allemande ; et nombreux sont les critiques qui placent en parallèle Thomas Mann et Wagner.(1) Les oeuvres de Thomas Mann sont, r«'ir la n’unart, d»s oeuvres pour lecteurs très avertis; et même quelques-unes sont mauvaises.On ferait bien de consulter So'sehomme avant de s'en permettre lo lecture.On reproche à Thomas Mann la longueur de ses ouvrages, leur symbolisme parfois incompréhensible, ses dissertations sociales, artistiques, philosophiques ou autres qui en obstruent le cours.Il faut avouer que cette critique est vraie.Thomas Mann n’est pas un auteur que l’on comprend facilement.Seul le lecteur patient et conquis connaît les délices d’un tortueux envoûtement.Dès la parution de son premier livre en 1898 : “Der Kleine Herr Friedemann”, Thomas Mann se Thomas Matin, tel que le connurent les Canadiens, lors d’une conférence qu’il donna à Montréal il y a quinze ans.présenta à ses contemporains comme un témoin vigoureux de son siècle.Après le Prix Nobel qui lui fut décerné en 1929, parut l’inoubliable “Montagne magique” qui restera probablement le grand livre de Mann, puis d’autres ouvrages dont le plus connu au Canada est bien “Doctor Faustus” qu’il écrivit en exil et dont le ton prophétique garde une actualité surprenante.Peu d’hommes ont souffert autant des erreurs de sa patrie que Thomas Mann.L’avènement d’Hitler à la direction de l’Allemagne a eu dans la conscience du grand écrivain des résonances désespérées : “Today, écrivait-il au dernier paragraphe de “Doctor Faustus”, clung round by demons, a hand over one eye, with the other staring into horrors, down she (1’Al-lemagne) flings from despair to despair.When will she reach the botton of the abyss ?When, out of uttermost hopelessness — a miracle beyond the power of belief — will the light of hope dawn ?A lonely man folds his hands and speaks : “God be merciful to thy poor soul, my friend, my Father-land !” L’amour de la terre natale ne laissa jamais Thomas Mann en repos et après l’armistice il retourna en Europe.(Il avait pourtant obtenu sa citoyenneté américaine en 1944.) Un voyage en Allemagne le convainquit de l’indifférence des siens pour des crimes qu’un seul homme leur avait fait commettre et il alla s’installer définitivement en Suisse.A sa mort, Thomas Mann avait reconquis l’Allemagne.Reconnu comme l’un de ses plus grands écrivains avec Hauptmann, Rilke, Kafka et Zweig, il redonnait aux siens des motifs d’unité et de grandeur.“Chacun des romans de Mann, écrivait jadis un critique, fait l’historique d’un organisme dont la vitalité est menacée ; on n’est jamais sûr que la crise n’aboutira point fatalement à la mort ou bien que ce n’est pas plutôt le point culminant d’une résurrection.” Qu’il l’ait voulu ou non, Thomas Mann symbolisait la prescience de la résurrection (pacifique, espérons-le) et de l’unité de l’Allemagne.Dans la génération d’écrivains qui s’éteint, celle de Claudel, de Gide et de Colette, Thomas Mann restera l’un des plus grands.Comme Bernanos, il croyait en la présence du Mal dans le monde actuel et son “Doctor Faustus” est la synthèse des forces diaboliques qui vaincront l’homme, si celui-ci refuse l’Amour.Son oeuvre se mesure aux dimensions d’une race forte dont il était l’un des plus purs représentants.Jolla RICHER 1 iSOIGO LITTERATURE ÉTRANGÈRE |2| * * * HERESIES DU SIECLE.Préface de Don Giovanni Rossi.Traduit de l'italien par Henriette de Ganay.Tours, Marne [1954].322p.17.5cm.$2.75 (par la poste $2.95) TB Ce livre traite d’hérésies courantes, philosophiques, scientifiques, morales et religieuses.Chaque partie est traitée par un auteur différent.Les articles sont d’une valeur inégale mais permettent en général de prendre une connaissance suffisante de l’erreur et de sa réfutation.Toutefois le livre, d’une lecture difficile, suppose connue l’histoire des idées dans ces trois derniers siècles.L’article sur “l’existentialisme” est particulièrement réussi avec une brève analyse d’Antigone, du roman de Mathieu Delarue où l’enfant destructeur se sent “pour cette raison, fier, délivré du monde, sans lien, sans famille, sans origine, petit surgissement têtu qui a crevé la croûte terrestre”.Tandis que dans les systèmes immanentismes la théologie se reconstituait dans l’anthropologie et que l'homme ainsi que l’ordre temporel du monde adoptaient tous les caractères attribués autrefois à la divinité, l’existentialisme arrache du front de l’homme maints lauriers immérités et dénonce sans pitié le fini, la déréliction, le “rien” auquel l'homme sans Dieu se trouve voué.L’immanentisme du XIXe siècle en divinisant l’homme reconstituait le ciel sur la terre; l’extentialisme ne crée aucun succédané de Dieu et permet que l’homme boive jusqu’à la dernière goutte la calice du désespoir.L’individualité a fini par signifier tout ce qui est subversif et se dresse contre tout élément d'universalité quand il devrait être la voie d’accès propre à chacun vers la communion des âmes dans la famille humaine.L'article sur “la biologie et 1a liberté morale” assez pauvre, reste loin d’étreindre le problème en cause.Il se borne à constater la responsabilité du moi biologique et du moi moral mais dans une ombre qui ne favorise ni la formation des consciences ni les efforts d’apologétique.L’article sur “le panthéisme d’état’’ quoique sous-entendant les événements politiques italiens de ces dernières décades a une portée générale.Il étudie les différents sens du mot Etat, ce qui clarifie bien des notions de politique et de sociologie internationales.Il est un peu plus général qu’il ne serait nécessaire pour atteindre une clarté parfaite mais ce fait parait commandé par la brièveté de l’étude, La “généalogie des êtres vivants” est une étude sur l’évolutionnisme.L’A.commence par étudier les opinions qui se concilient avec la doctrine catholique.Il nous expose ensuite sa doctrine propre qu’il présente d’ailleurs comme une pure hypothèse de travail.Le long de cet exposé nous sommes acheminés vers le passage de l’Encyclique “Humani generis” qui traite des opinions évolutionnistes.Les lecteurs que cette question intéresserait trouveraient dans plus-sieurs numéros de la revue la Pensée catholique un complément scientifique de première main sur ces questions.“Marxisme et catholicisme” reprend l’analyse brève du marxisme dans ses thèses principales.L’exposé n’est que relativement clair.Suit en quatre pages une démonstration de la doctrine sociale de l'Eglise.La conclusion très brève aussi compare les thèses adverses et se termine par des extraits de “Divin! Redemptoris”.A notre avis cet article ne vaut pas en densité et en profondeur d'analyse ceux qui ont paru sur le même sujet dans la revue Noo cours en l’année 54-55.“Médecine et personnalité humaine” n’a aucnne prétention à l'originalité et donne un aperçu honnête des problèmes de l’euthanasie, de la psycho-chirurgie, de l’expérimentation humaine, des diverses interventions homicides de la médecine pour finir par les questions de contrôle des naissances, de fécondation artificielle et de narco-analyse.Trop de choses Signification TB —Livre pour tous.TB-S —Livre pour tous mais spécialisé.TB-A — Livre pour tous, de nature à intéresser certains adolescents.B —Livre pour adultes.B.* —Livre appelant des ré- serves plus ou moins graves, l.e.à défendre d’une façon générale aux gens non formés (intel- sont traitées en quelques pages pour que l’article ait une autre valeur que celle d’un résumé parfois superficiel.“L’esthétisme” présente une analyse originale des ambitions de certaines écoles d’Art moderne.Elle est importante car elle révèle les dommages pratiques qu'une fausse philosophie fait courir à toute un* civilisation.L’auteur Insiste sur l’impossibilité d’accepter l’esthétisme dans la mesure où, à défaut de fond, il exalte la forme, rompt la synthèse qui fait la valeur de l’effort artistique et n’aboutit qu’à des formes abstraites et flétries.“Le bilan du positivisme juridique" intéresse surtout des spécialistes.C’est un panorama d’une évolution d’idées européennes et spécifiquement italiennes.Le libéralisme religieux et le fidéisme forment un dyptique un peu flou d'auteurs différents.La conclusion que porte cette série d’articulets laisse un peu rêveur : 1.“Il faut consentir toujours davantage au halo indéfini qui entoure la vérité définie et à l’élan inquiet de notre pensée; 2.consentir toujours davantage à ce halo et à cet élan non seulement en ce qui concerne les vérités accessibles à la raison mais aussi en ce qui concerne les vérités qui ne sont accessibles qu’à la raison divine.” Ne peut-on tirer de ces affirmations plus que l’auteur n’a certainement prévu ?Le livre se clôt sur une vue panoramique “des civilisations et de l’Esprit”.Tel quel ce volume couvre une matière importante qui est d’actualité dans nos cercles de jeunes, dans les milieux journalistiques et dans l’opinion chrétienne en général.Nous ne pensons pas qu’il rendra toutefois les services que son titre pouvait faire espérer.M.-P.VINAY de nos cotes lectuellement ou moralement).D — Dangereux.M — Mauvais.A — Livre pour adolescents (15 à 18).J — Livre pour jeunes (10 à 14 ans).E — Livre pour enfants (6 à 9 ans).2 METZGER (Henri) LES ROUTES DE SAINT PAUL DANS L’ORIENT GREC.Paris, Delachaux & Niestlé S.A.[19541.62p.pi.(h.t) carte*.(ColL Cahiers d’archéologie biblique, no 4).PARROl (André) NINIVE ET L’ANCIEN TESTA-MENT.Paris, Delachaux & Niestlé S.A.[19531.78p.pl.(h.t.) cartes, gravures.21cm.(Coll.Cahiers d’archéologie biblique, no 3).PARROT (André) LE TEMPLE DE JERUSALEM.Paris Delachaux & Niestlé S.A.[19541.94p.pl.(h.t.) cartes, gravures.21cm.(Coll.Cahiers d’archéologie biblique, no 5).TB Jamais je n’ai commencé une recension d’ouvrages avec autant d’allégresse.A ceux qui ignoreraient l’épopée des archéologues qui depuis plus d’un siècle ressuscitent en Orient des mondes ensevelis, ces Cahiers apporteront dans une présentation facile et vulgarisée l’essentiel de ces découvertes archéologiques.Le croyant a tout à attendre et beaucoup à apprendre de cette résurrection du passé biblique, grâce au travail obscur et obstiné des fouil-leurs.-N.-P.LANDRY__________ Poèmes acadiens 144 PAGES $1.50 AUX ÉDITIONS Fl DES t * De parti pris, ces Cahiers traitent de sujets précis et délimités, à propos desquels l’archéologie contemporaine apporte sa lumière, avec le maximum d’objectivité; il s’agit moins d’une plaidoirie que de pièces documentaires versées à un dossier.M.André Parrot, conservateur en chef des musées du Louvre et le fouilleur bien connu de Mari, assume la responsabilité de la Collection et lui a assuré jusqu’à date sa haute valeur littéraire et scientifique par sa propre contribution à la grande majorité des Cahiers.L’éminent archéologue a déjà abordé à date des sujets aussi divers que le Déluge et l’Arche de Noé, la Tour de Babel, Ninive et l’Ancien Testament, le Temple de Jérusalem, le Saint Sépulcre.Il le fait de main de maître.Ces petits ouvrages de vulgarisation, d’une haute tenue scientifique, agrémentés d’excellents clichés hors-texte, écrits dans une langue aussi savoureuse que limpide, et avec un sens profondément respectueux du message biblique, méritent de trouver une large audience parmi le public cultivé de chez nous, éveillé au renouveau biblique.Son collaborateur, M.Henri Metzger, s’emploie avec autant de bonheur à nous faire revivre les voyages de saint Paul sur les routes de l’Orient.Une fois de plus, les Editions Delachaux & Niestlé ont droit à notre reconnaissance pour avoir lancé une collection qui s’annonce si intéressante.André LEGAULT *** LES PERES VOUS PARLENT DE L’EVANGILE.Le Sanctoral.Homélies du bréviaire avec leur contexte, traduites par Dom Henri Tissot, moine de Solesmes.Bruges, Abbaye de Saint-André [19551.743p.17.5cm.$7.70 (par la poste $8.00) TB H y a quelques mois, Lectures présentait le premier tome de cette anthologie qui comprend les commentaires de l’Evangile insérés dans le Bréviaire.Il s’agissait alors du Temporal.Le même auteur offre maintenant 1?Sanctoral, ce qui permet aux prêtres, aux religieux et aux laïcs d’avoir à leur disposition un commentaire de l’Evangile pour tous les jours de l’année liturgique.Comme on le signalait dans la recension du premier tome, l’A.fournit, en plus du texte même contenu dans le Bréviaire, un contexte parfois relativement long.Ainsi, le lecteur peut mieux saisir la pensée du Père de l’Eglise qui est cité.Il sera facile aussi de constater que si le Temporal est plus riche à cause de l'antiquité de ses textes et l’importance des mystères qu’il célèbre, le Sanctoral est par ailleurs plus varié à cause du nombre des fêtes et des auteurs utilisés.Rien n’est omis des fêtes, vigiles ou octaves.De plus, tous les textes sont au point; ainsi, nous trouvons le nouvel Office de l’Assomption de Marie et de son octave.La table des matières est précieuse; elle contient la table des fêtes de Notre-Seigneur, de Notre-Dame et des autres Saints, de même que les communs.Viennent ensuite la table des textes évangéliques commentés ainsi que celle des Pères et des Docteurs.Ce sont autant d’avantages qui font de cet ouvrage un instrument de travail très utile.La présentation typographique est excellente et le format très commode.Ovila MELANÇON — LIONEL BOISSEAU ptre_.mois de marie \ NOTRE-DAME DU ROSAIRE DE FATIMA 112 PAGES $0.90 AUX ÉDITIONS FIDES 3 7076 6362 ¦ IITTÉMTUIIE lll!Ui;[l!l I cliiciition |J7| ODILE-MARIE C’EST AINSI QU’ILS NOUS ONT APPRIS A VIVRE.[Paris] Bonne Presse [1954].79p.19cm.TB Ce petit volume est une oeuvre toute simple inspirée par une saine psychologie de l’enfance.Les héros, “petits angelots ou diablotins”, sont quatre petits enfants que nous rencontrons au fil des jours, dans leurs audaces, leurs maladresses, leurs larmes et leurs disputes.Le comportement de ces petits êtres parfois boudeurs et révoltés, mais dont le coeur est toujours prêt aux générosités les plus absolues, nous montre l’attitude qu’il faut avoir envers notre Père des deux.Puissent les mamans chrétiennes découvrir dans ces pages des leçons de courage et d’enthousiasme pour le plus grand bonheur de leur foyer.C.LALANDE Peinture [75] REWALD (John) HISTOIRE DE L’IMPRESSIONNISME.Paris, Editions Albin Michel [19551.462p.Ul.(h.-t.) 21.5cm $8.10 (par la poste $8.50) B?L'impressionnisme ne fait plus guère scandale aujourd’hui tant on accepte facilement les grands maîtres qui se sont groupés à cette enseigne, si tant est qu’il y eut telle chose que l’impressionnisme véritable.L’un des premiers historiens et critiques à avoir entrepris une étude de l’ensemble des maîtres impressionnistes et du mouvement d'idées qui remplaça l’académisme, fut John Rewald qui publia en 1946, aux Etats-Unis, une “Histoire de l’impressionnisme”.C'est cette oeuvre qui vient de paraître à Paris, aux Editions Albin Michel.L’édition américaine originale comportait quatre cents illustrations.La traduction française, due à la plume de Nancy Goldet-Bouwens, compte beaucoup moins d’illustrations.L’auteur a voulu ainsi réduire le coût de son ouvrage.Rewald a le mérite de nous donner une véritable histoire d’ensemble du mouvement impressionniste.L’historien s’inspire de cette définition de Fustel de Coulanges: “L’histoire n’est pas un art, elle est une science pure.Elle ne consiste pas à raconter avec agrément ou à discuter avec profondeur.Elle consiste, comme toute science, à constater des faits, à les analyser, à les rapprocher, à en marquer le lien.” De là l’abondance de la documentation sur laquelle s'appuie Rewald: lettres de peintres, articles de journaux, de revues, commentaires de contemporains, etc.C’est une oeuvre passablement rigoureuse.L’auteur n’écrit pas pour plaire mais pour instruire.Il raconte, il rapporte et évite de porter des jugements de valeur.Il faut avoir déjà passablement de connaissances sur le mouvement impressionniste pour apprécier cet amas de documentation, agencé dans l’ordre chronologique.Je doute que le non-initié puisse s’y retrouver.Le mouvement impressionniste commença aux environs de 1854.Vingt ans plus tard sept peintres dissidents défièrent le Salon officiel et organisèrent une exposition particulière.Ils s’appelaient Mo-nat, Renoir, Picasso, Sisley, Degas, Cézanne et Berthe Morisot.Ils tinrent huit expositions.Le groupe se dispersa en 1886.La plupart d’entre eux abandonnèrent plus ou moins l’impressionnisme pour se consacrer à de nouvelles formules d’expression.Après 1886, on entre dans la période post-impressionniste proprement dite.L’impressionnisme véritable (1874-1886) n’occupe donc qu’une brève période dans l’histoire de la peinture.Mais elle a suffi à bouleverser le monde artistique et à obliger, par la suite, les peintres de talent à chercher de nouvelles formules esthétiques.Il va sans dire que ces grands peintres avaient plus que du talent.Leur vie n’en fut pas moins difficile, parfois même misérable.C’est ce que raconte, en un style dépouillé, l’auteur de cette Histoire de l’impressionnisme.La plupart du temps, John Rewald s’efface complètement pour laisser parler les peintres, les critiques et les écrivains de l’époque.Léopold RICHER Littérature [Jt| BALZAC (Honoré de) LA VIEILLE FILLE.Le cabinet des antiques.Paris, Albin Michel [19551.393p.18.5cm.(Coll.Scènes de la vie de province).$1.20 (par la poste $1.35) B?Le procédé littéraire qu’emploie Balzac, au moins dans les Scènes de la vie de province, est bien connu.Désireux de peindre l’état social, il procède par tranches (voir l’Appendice).Dans une province donnée, il choisit un milieu donné; de ce milieu se détache une figure centrale, autour de laquelle évoluent deux groupes sociaux opposés l’un à l’autre.Le conflit per-manent^entre les deux groupes autour du personnage central, d’ordinaire un noble, un dévoyé ou détraqué, toujours un original, constitue tout le drame.Les deux drames ici réunis ont pour cadre la Normandie, pour théâtre propre la ville d’Alençon (l'auteur l'insinue seulement dans le second, mais les deux se complètent de toute évidence).Dans La vieille fille, l’héroïne est une noble d’âge respectable et qui se meurt du désir de se marier; dans le Cabinet, le héros est un jeune noble à qui l’on a prêché l’honneur du nom sans lui enseigner les moyens de maintenir cet honneur.Dans chacune des deux histoires, ce sont les deux mêmes groupes sociaux qui gravitent autour de l’astre central.D’un côté, la noblesse provinciale se rencontre dans le salon soit de Mlle Cormon soit du marquis d’Esgrignon ou des Grignons.De l’autre, les constitutionnels ou libéraux complotent contre la noblesse dans le salon 4 soit du fournisseur du Bousquler soit de l’agioteur du Croisler.L’opposition politique entre les deux factions se complique d’une antipathie religieuse : soutiens de la monarchie, les nobles le sont aussi de l’Eglise; les bourgeois ajoutent à leur haine pour la noblesse un anticléricalisme notoire.Il s’agit, pour ces derniers, de discréditer les nobles, ou mieux de les annihiler.Les libéraux recourent pour cela à deux moyens : ou bien ils ravalent la noblesse jusqu’à eux ou bien ils tentent de s’élever jusqu'à elle, lui enlevant du coup son nom, sa fortune, son influence.Le dernier cas est celui du Cabinet: l’héritier du marquis d’Esgrignon, Victurnien, se mésallie en épousant Mlle Duval, la nièce de l’agioteur du Croisier.Le cas inverse se produit pareillement dans la Vieille fille: Mlle Cor-mon épouse l’anticlérical du Bous-quier et se mésallie elle aussi.Autour de cette aventure principale Balzac entasse les considérations physiologiques, psychologiques, politiques, sociales et même religieuses.On ne peut être un expert en autant de domaines différents .Balzac ne peut toucher à la religion sans se fourvoyer.Lui qui a écrit l’admirable page sur la mère naturelle
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