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Titre :
Montréal musical
Revue qui présente chansons à la mode, variétés, retranscription de monologues, potins sur la vie artistique et photographies. Son contenu ne transgresse pas la morale chrétienne de l'époque.
Éditeur :
  • Montréal :Guénette et Senécal,1912-[1913?]
Contenu spécifique :
samedi 28 septembre 1912
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Montréal qui chante (1908)
  • Successeur :
  • Montréal qui chante (1914)
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Montréal musical, 1912-09, Collections de BAnQ.

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No.22 ^ (^âO^6- NuMERO |QC 28 Septembre 1912 MUSICAL THEA1BAL LITTERAIRE Imtréal (fflimal Revue illustrée paraissant-les 2e et 4e Samedi de chaque mois.M Pour /o/ seu/ / A/e Pleurez Pas Le Joyeux Paveur Est-vous la Petite Femme ?La Somnambula L'Automne S La Quinzaine Théâtrale -to 'S* M.A.BRAIN, du Théâtre National Français DANS LE ROLE DU "CHEVALIER SATAN" — EST-CE VOUS LA PETITE FE Arrangée et crée par GEO.BOUCHARD, au Théâtre Royal, rue Ste-Catherine st.Û*tf___8_Li__,_._._ M.GEO.BOUCHARD JI Depuis ce jour-là dans toul Montréal, Je cours le jour la nuit, pour i e voir dHd-éal, Et r'troh.ver l'objet de mes amours, Que je cherche 1 ('mjours.Vous Madam' au troisièm' rang des fauteuils, Vous avez un'"pet.it' lueur dans l'oeil, Ne baissez pas la'tête en rougissant, Et répondez-moi franchement.Refrain Est-c' vous, la petit' femme qui m'a ferré la main, L autre jour dans l'irain, a* Dites si c'est vous, jVous cherche partout, J'vons en prie dit's-le moi, j ai l'.eoeur tout en émoi, Je n'sais pas pourquoi, rien qu' d'y penser, J'en suis tout boul'versé, -J'sens qu'ma bretell' va casser.III IV De mon inconnue je sais seul'ment, Que c'était un' petit' femme, aux contours élégants, Voulez-vous me faire plaisir Monsieur, Penchez-vous, un p'tit peu, Un' petit' blond' se cache derriêr' votr' dos, C'est peut-être mon amoureus', c'est rigolo, Voyons Madame, montrez-vous carrément, Je vous le demand' gentiment.Refrain Est-c' voue la petit' femm' qui m'a serré la main, D'autre jour dans l'train, Dites si c'est vous, j'vous cherche partout, Je ne vois pas vos ch'veux, approchez-vous un peu, C'est ça j'vous vois mieux.Mais non, pardon, vos ch'veux sont courts et blonds, L'autr' les avaient bruns et longs.J'aperçois un' jolie femm' là-bas Qui m'fait sign' que c'est elle, vraiment je n'en r'viens Quoi, [pas, c'est vous Madame, ah ! quel bonheur, J'en suis fou, de bonheur.Vous avez dla mémoir' c'est merveilleux, Vraiment Madame je n'en crois pas mes yeux, Vous me reconnaissez c'est épatant, Moi je n'peux pas en dire autant.Refrain (Comme ça) C'est vous la petit' femm' qui m'a serré la main L'autre jour dans l'train, Est-vrai, est-ce vrai, comment qu'ça s'fait?N'vous émotionnez pas, quand j dis cett' chanson là, C'est toujours comm' ça, ça n'rate jamais-, Au quatrième couplet, y'a un' femm' qui m'reconnait.I POUR TOI SEUL! Paroles de Victor WILDER F CHOPIN Ah, si j'étais l'oiseau mélodieux ! Ah, si j'avais la voix de la fauvette ! Dans les taillis profonds, dans les halliers ombreux, Je resterais muette ; Et pour toi seul, en m'élançant aux cieux, Je chanterais ma douce chansonnette Musique de F.CHOPIN Mtejjro ma oou troppo.MM - =ns CHAUT PIANO II Ah, si j'étais la fleur au teint vermeil ! Ah, si j étais la rose fortunée ! Dans le feuillage épais, loin de l'ardent soleil Je resterais fermée ; Et pour toi seul, sortant de mon sommeil, J'exhalerais mon âme parfumée.III Ah, si j'étais la flamme de l'azur ! Ah, si j'étais l'étoile lumineuse ! Je cacherais l'éclat de mon flambeau si pur, Dana l'ombre vaporeuse ; Et pour toi seul, perçant le ciel obscur, J'apparaîtrais brillante et radieuse ! LA SOMNAMBULA (BELLINI) LA SOMNAMBULA (Suite) —h- 3 + —*^-J-f-«^ - f-— -Mr -r i—9—j •-"77 -«-•-,-it \___^ * f » fee 4^ .L'AUTOMNE Salut, bois couronnés d'un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut dernier beaux jours ! Le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards.âiïi Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire ; J'aime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois.Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire, A ses regards voilés je trouve plus d'attraits ; C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais.—^ Ainsi, près de quitter l'horizon de la vie, vt3 Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui, Je me retourne encor, et d'un regard d'envie Je contemple ces biens dont je n'ai pas joui.Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme au bord de mon tombeau ! L'air est si parfumé ! la lumière est si pure ! Aux regards d'un mourant le soleil est si beau ! Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie Ce calice mêlé de nectar et de fiel : Au fond de cette coupe où je buvais la vie, Peut-être restait-il une goutte de miel ! Peut-être l'avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ! Peut-être, dans la foule, une âme que j'ignore Aurait compris mon âme et m'aurait répondu !.La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyre ; A la vie, au soleil, ce sont là s.es adieux : Moi je meurs ; et mon âme au moment qu'elle expire S'exhale comme un son triste et mélodieux.A.de Lamartine I | Paroles de me A.HOBRET et E.GAUDIN CHANT A.vos sou .n .res pleins de ck ÉiiÉÏ mesï Jolis yeux noirs jo.lis veu>.bleus =F=F pijT lilia^Çoda Ri.ez toil .jours, soyez jo .yeu\ L'a.inour ne vaut j>;is iLiie ïar mc!_ alla-^Coda TTT- Lors II Les larmes vous blessent au coeur, Ternissent vos douces prunelles ; Un regard joyeux et moqueur Rend plus désirable et plus belle ! Refoulez vite ces sanglots, Efforcez-vous plutôt,de rire, Et l'amant reviendra bientôt Si son départ vous fait sourire.Refrain Ne pleurez pas, jolis yeux, A quoi bon mêler des alarmes A vos sourires pleins de charmes ?Jolis yeux noirs, jolis yeux bleus, Riez toujours, soyez joyeux, L'amour ne vaut pas une larme.Melle ROSE DELL) i i m I Musique de LAO SILESU OiPPhBt Poro più mosso III Les peines de coeur font souffrir La femme qui se désespère, Certaines voudraient en périr Tant leurs larmes semblent amères.L'amour cause bien des chagrins, Mais en mourir n'est que folie ! Quand il est tant de médecins Pour guérir cette maladie.Refrain Ne pleurez pas, jolis yeux, A quoi bon mêler des alarmes A vos sourires pleins de charmes ?Jolis yeux noirs, jolis yeux bleus, Riez toujours, soyez joyeux, L'amour ne vaut pas une larme ! LE JOYEUX PAVEUR Paroles de SAINT-GILLES et FLORENTIN M.DELVILLE u National Biogroph (Ste-Cnnegomle) II C'est un métier fatiguant, Aussi j'vais de temps en temps Pour prendre un peu de repos M'rincer la dall' chez l'bistro.Et quand je rentre à la maison, Comm' ma femm' me trait' de cochon, J'y apporte un pavé d'épices En lui disant : Bouff ça, Clarisse, Ça t'f'ra aller aux cabinets, Pendant e'temps tu m'fout'ras la paix.Refrain Les joyeux travailleurs, C'est les papa, C'est les paveurs, Ils enfonc'nt des pavée Pour qu'les trous soient bouchée Selon l'travail que j'fais, J'suis plus ou moins cuite, Quand c'est du pavé d'grés, J'ai la gueule pavé', Et quand j'fais du pavage en bois, Le soir, j'ai la gueule de bois.Musique de Ch.D'ORVICT Allegretto.Allegretto Mod*0 o a » .Je fais un joy.eux me .tier Je pass'montemps à pa.ver Kt j'ai lcoeur et les.rognons m, .y i N wry 9 T J T Pa-vés de bonus in_tentions Seulment je n'aim'pas les raseurs, Ain-si,tantôt,un o.rateur Vient m'demander d lui dirc'que i'penseDu rail.temps et d'iavlnir de la France II m'envoy.ait des pos.til .ratf REFRAIN All'î" Ions A-lors,tran.quillment,j'lui ré - pends: Les joy.eux travailleurs^'est les pa.pa, (l'est les paveurs Ils .enfonc'nt 3 =3 des pa.vés Peur qu'les trous soientfcouchés Ja.jout'J vàist rènsei.==r—T*t .gner Sur ce que j'pens'du temps, Ain _ siqu'sur mon me .Et suri tien en mém' temps Vlà tout c'que II » .- l .:f£r-?-r— ^—ff~y—*~t~T !T~ r^îT~~ft~~~r::*' •é-—: .Sf" .¦ r y 11 Pour mon air très distingué Des grandes dam's j'suis gobé.Et c'est pour ça que ma moitié Le jour ousque l'on s'a marié Me dit : T'es joli comme un coeur, C qui m'ennuie, c'est qu'tu sois paveur J'ai répondu à la sirène : C'est une occupation mondaine, Avec moi t'es sûr' beau bébé, De tenir le haut du pavé.Refrain Les joyeux travailleurs, C'est les papa, C'est les paveurs, Ils enfonc'nt des pavés Pour qu'les trous soient bouchés Comm' j'voulais bécotter Son p'tit bras fait au tour, EU' m'dit : Plaqu' ton métier Comm' preuv' de ton amour Mais j'iui dis : J'fais pas dans l'plaqué Puisque mon métier c'est d'paver. LA QUINZAINE THEATRALE NOTE DES EDITEURS // parait que notre dernière chronique n'a pas plu, dans certains milieux.Tant pis ! Nous nous proposons de faire de la véritable critique et ne nous laisserons influencer par personne.Nous avons pleine confiance en la parfaite indépendance d'esprit, en la parfaite impartialité de notre chroniqueut, Tieplans, et lui donnons carte blanche.Nous ne publierons pas sous le titfe de chronique, comme la plupart (pour ne pas dire tous) des journaux canadiens, des réclames payées à tant la ligne où le plus vulgaire cabotin devient un Coquelin et où la plus mauvaise pièce devient un chef-d'oeuvre.Nous ne ménagerons pas nos louanges aux artistes consciencieux mais nous ne manquerons pas, non plus, de signaler les acteurs qui se moqueront du public.Nous publions "JKContréal éXCusical" pour le public intelligent.Nous ne sommes et ne seront jamais l'organe d'un théâtre ou d'un groupe quelconque.Aucune menace de "boycottage" nous fera modifier notre ligne de conduite, et puisqu'il est convenu qu'à Montréal le Théâtre est un comptoir, nous nous réservons le droit de signaler au public où il peut se procurer la meilleure marchandise pour son argent.Et, quoiqu'on en dise, nous appellerons toujours "un chat, un chat!" GUENETTE & SENECAL Editeurs-propriétaires de "cfâontréal JUCusical." THÉÂTRE NATIONAL "L'ECRAN BRISÉ -de Henri Bordeaux.— "LA SACRIFIÉE" de Gaston Dévore.Pour cette semaine commençant le 23 Septembre, le National nous offre deux pièces d'un ton bien différent, mais d'un intérêt égal.L'une, toute petite, mélancolique et triste est poignante, sans heure et sans violence, c'est "L'Ecran Brisé" ; l'autre, est ardente, tumultueuse, véhémente, cruelle, sarcastique, d'un dramatique d'autant plus aigii et impressionnant qu'il ne comporte pas de gestes tragiques et que les blessures graves n'y sont faites que par le choc effrayant des sentiments et des natures, c'est "La Sacrifiée" Les personnages de la première sont empruntés, dirait-on, à un tableau, ils n'ont pas de relief, mais disent des choses très jolies dans un langage délicat et choisi.Ceux de la seconde sont débordants d'une vie intense, ils se révoltent avec tout l'emportement que fait naître une passion, de quelque nature qu'elle soit, ils crient leur douleur avec des accents de déchirements qu'émeuvent, ils sont humains et vrais, et bien qu'ils nous donne le spectacle lamentable de la dissolution d'une famille causée par l'inégalité de l'amour maternel, ils n'en composent pas moins une action, qui par sa violence effrénée produit une véritable impression de beauté, de cette beauté âpre et sauvage qu'étonne plus qu'elle ne charme."L'É:rai Brisé" est une histoire d a-mour, une pauvre histoire d'amour, l'histoire d'un amour coupable, d'une défaillance à laquelle un accident mortel m.a Si subitement.Ou y remue les cendres du passé, on y évoque le souvenir de celle qai n'est plus et qui fut doublement aimée, et qui se donna doublement, et p3ur que et souvenir demeure intact, pour que la mémoire de l'aimée ne soit pas salie, une autre femme se dé/oue généreusement et s'accuse d- la faute ignorée, mais que sans cette intervention, des lettres accusatrices allaient faire dévoiler.C'est là tout le sujet de cette pièce dont le style brillant est la principale valeur.M.Pelletier dans le rôle de l'amant fut sincère et douloureusement affligé ; Mme Vhery dans celui de l'amie ou plutôt de la soeur généreuse, fut noble et résignée; M.Scheler fut moins chaleureux que d'ordinaire."La Sacrifiée" c'est l'histoire vécue d'une enfant simple, affectueuse et franche, privéedè sa part d'amour maternel, à laquelle elle aurait droit cependant, mais qui se trouve accaparée par une soeur coquette et insignifiante.Avec l'âge, la pauvre petite a senti grandir le vide que creusait cette indifférence autour d'elle, elle en souffre, elle s'aigrit elle sent naître la haine en elle, malgré elle.Elle comprend combien reprehensible est le conduite de sa mère, elle voudrait tenter un rapprochement, dissiper cette sorte de malentendu qui semble régner entre elle et sa maman, mais, les réponses inalveillanîes de celle ci ne font qu'exaspérer les sentiments de révolte qui grondent dans le coeur attristé de la "sacrifiée." Vienne un amour sincère qui la rende forte, elle n'hésitera pas à fuir le foyer familial où elle n'a eu que vexations et écoeurements, non sans avoir jeté à sa mère tout son mépris et son dégoût.Alors, mais alors seulement, la mère voit ses torts, elle les reconnaît, elle voudrait ramener sa fille son foyer.C'est trop tard.Trop de ses se sont élevées entre elle dex, t de mots violents les séparent à *résen.La petite "sacrifiée" fera sa vie auTès de celui qu'elle aime.Cela vaudra ertes mieux.Melle Briant dans le rôle de 1 "Sacrifiée'' a été chaudement applauje et c'était justice.Elle sut être tourl^r.J enjouée, gamine, ardente, coléreuse, emportée, avec une égale maîtrise.Son débit, ses gestes ses attitudes, ses intonations furent parfaits ; elle eut des trouvailles pour traduire ses "rages", ses emportements muets ; toutes ses répliques portèrent, et nombre d'entre elles furent soulignées de bravos.M.Chanot fut un raisonneur adroit et amoureux convaincu.M.Brain nous campa une silhouette amusante d'aventurier mondain.M.Mallet fit tout te qu il pût pour être niais, M.Filion eut l'air d'un brave homme.Mme Devoyod sût se rendre antipathique, Melle Demons n'y parvint pas.Le spectacle du National a été fort goûté du public, je m'en réjouis, car les pièces dont il est composé sont de celles qui donnent à réfléchir et il m'est agréable de voir que le public tend de plus en plus à en faire ses favorites.PIERRE'CHRISTE RÉCLAME Pour payer le service de billets que nous fait le "National" On m'assure que la ''Reconnaissance" veut qu'en échange des billets de faveurs (?) que nous donne la direction de certains théâtres nous décernions à leurs artistes de louangeuses remarques.Vu notre format lestreint, nous ne pouvons consacrer autant d'espace que no s le voudrions à l'accomplissement de ce devoir — il faut bien que nous réservions quelques lignes à nos abonnés et lecteurs — cependant, je m'efforcerai, en intensifiant les éloges d'égaler les articles macaroniteux de ' La Presse" ou ''La Patrie", sans, cependant, y con sacrer autant d'espace : Donc, depuis la publication de notre dernier numéro, M, Georges Gau-vreau, officier d'Académie, a continué son oeuvre de vulgarisation littéraire et artistique en nous donnant' Le Chevalier Satan''de MM.Joachim Renez et Jacques Dreux, ainsi que "Chamaillac'', pardon, "l'Expiation'' — de M.Octave Feuillet.Inutile de le dire, ces oeuvres, comme toutes celles que l'on joue au National, sont les meilleures du répertoire français.Les auteurs sont tous de l'Acadé-r.ou devraient en être 1 Dep.is deux semaines on a refusé uu mode à chaque représentation.Cette cnstatation d'un fait est suffisamment é>quente ! L» tempêtes de bravos lancés par le puïc de choix qui fréquente ce théâtre prouvent que la merveilleuse trc^e inarche de succès en succès.M.A.Martin, chef accessoiriste et M.A.Beaupré, chef machiniste se sont surpassés dans l'accomplissement de leurs tâches respectives.L'orchestre, savamment conduit par M Jean Goulet, exécuta avec une maestria sans égale les chefs-d'oeuvres du ''rag time" américain.L'interprétation des deux pièces, inutile de le dire, fut tout à fait hors pair.Tous les artistes méritent d< s éloges.Citons-en quelques-uns qui furent frénétiquement applaudis dans le bijou du théâtre dramatique qu'est ''Le Chevalier Satan'' Melle Irvan, dans le rôle difficile de Melle Godemar, donna toute la mesure de son talent et de ses belles qualités dramatiques.Je ne crois pas qu'il existe au monde un artiste qui puisse incarner avec un art égal à celui de M.Torrin, le rôle écrasant d'un sergent du guet.M.Gosselin créa un Damiens qui m'a rappelé Mounet Sully et Valeur fut un De Rocroy d'une élégance qui fait pâlir la gloire de Le Bargy.A court d'adjectifs suffisamment élogieux pour traduire mes impressions de commande, je me vois forcé de mettre un terme à mon exposé de la virtuosité des artistes de la sublime troupe du National.Encore laisserais-je dans l'ombre les titulaires des rôles secondaires, tels que Mesdames Demons, Devoyod et Vhery.Messieurs Brain, Chanot, Pelletier et Scheler.* Les noms sont cités par ordre alphabétique DEPLANS DANS CABOTINVILLE Impressions — Potins — Rosseries Critiques —C'est une rosse ! — Dis plutôt une-vache ! —Et de quoi se méle-t-il ?QUI est-il ?Ainsi dialoguaient deux acteurs l'autre soir, sans se douter que le sujet de leur conversation si animée marchait derrière eux.Et oui, amis lecteurs, c'était moi, Deplans, le thème de leur conversation.Je n'aurais jamais cru que les quelques lignes écrites pour "Montréal Musical'' eussent causé tant de bruit dans Cabo-tinville ! ¦ De quoi je me mêle ?Evidemment, je n'ai pas le droit de critiquer les pièces qu'on nous sert puisque je ne suis pas acteur, ni attaché à la rédaction d'un journal de la grrrande presse, qu'on ne me voit pas dans les coulisses et que je ne suis même pas l'amant d'une théâ-treuse quelconque 1 Propriétaires, gérants^ directeurs artistiques, artistes, acteurs, cabotins et figurants des théâtres de Montréal OYEZ : Je suis le simple spectateur qui après avoir vu du théâtre au Canada, aux États-Unis, en Angleterre, en France, en Belgique, en Italie ose prétendre s'y connaître un peu.suffisamment pour éclairer la religion de ses concitoyens sur les mérites des pièces jouées, et qui par sa critique sévère mais juste, tentera d'empêcher certains acteurs de saboter leurs rôles et de se moquer du public.Le théâtre est un comptoir, parait-il.Mon devoir est de signaler la camelotte, voilà tout.* * * On annonce que M.Paul Marcel, le Jondateur du théâtre français en Amérique, est en pourparlers avec le propriétaire d'un de nos plus gros scopes pour installer sa tioupe à Montréal.Encore un concurrent, mon cher M.Gauvreau.* * * Melle Garnier, autrefois du Fran-çais (de Montréal, bien entendu) est maintenant au Théâtre Moncey, à Paris.* * * M.Robi, du National, n'est pas français mais grec.Avis aux joueurs ! * * * A propos de M Robi, sait on que ce monsieur a deux années de Salle d'Escrime à son actif.Gare à ses coups d'épée I * * * Madame Therèse,d'Orgeval, l'exqui se diva que tout Montréal a applandi, débutera prochainement dans un théâtre de la rue Ste-Catherine.* * * Certain acteur qui semble s'être donné pour mission de se moquer du public, est averti par la présente que s'il ne joue pas ses rôles plus consciencieusement nous mettrons fiu à la belle légende de ses succès européens en racontant la véritable histoire de ses débuts au théâtre.* * * Un lecteur nous écrit pour nous demander si Melle X du théâtre Y est bien la petite amie.de M.Z.Nos lecteurs sont priés de prendre bonne note que nous ne nous occupons pas des histoires d'alcôve Nous lais sons cette "spécialité" au concierge du "Canard." * * * Certains Canayens sont tellement habitués à Xà-quaC pattisme national, que dès qu'ils revêtent un uniforme, quand ce ne serait que celui de motorman, ils sont comme soulés d'autorité et s'empressent d'abuser des pouvoirs que leur confèrent les galons ou les boutons qu'ils portent.Ceci est surtout vrai de certains placirs ainsi que du portier-àouncer du Nationoscope.Si les préposés au service des premières places manquent autant de tact et de politesse élémentaire, vrai, je ne voudrais pas être spectateur au "pit'' Depuis l'ouverture de la saison je n'ai assisté qu'à deux représentations de la salle — je me promets bien de ne pas assister à une troisième, même sur l'invitation expresse, comme c'était le cas cette semaine, de M.Julien Daoust.DEPLANS NOS THEATRES LE NATIONAL Semaine du 9 Septembre':—"Le Chevalier Sa/an," drame.historique (?) en 5 actes et 8 tableaux, par MM.Joachim Renez et Jacques Dreux.Cet insipide mélo, qui sera d'ailleurs le dernier que le National mettra à l'affiche, ne vaut pas la peine d'en faire une critique.Quand on force des acteurs d'une certaine valeur de jouer des pièces de ce genre, on ne peut s'attendre qu'à une exécution médiocre.Dans mon dernier article j'osais dire (j'ai toutes les audaces) que le National devrait adopter un genre de spectacle et de s'en tenir là.Pour une fois la Direction de ce Théâtre fut de mon avis et l'on ne jouera plus sur cette scène que des comédies mondaines et des pièces à thèse.• Il 10'arrive quelques fois d'avoir raison ! * * * Semaine du 16 Septembre :— "Ckamillac," comédie en 5 actes par Octave Feuillet.Je ne saurais ménager mes éloges pour le choix de cette délicieuse comédie ; non plus que pour son exécution.Une très grosse part du succès qu'à remporté cette pièce revient à Scheler.Ceci ne signifie pas que cette représentation, ne doit son succès qu'à Scheler, car la troupe entière joua avec un ensemble parfait.Je tiens à citer particulièrement M.Brain qui nous a donné, avec une légère exagération comique,un vieux député-moraliste des mieux réussis.Il serait trop long de féliciter en détail MM.Lombard, Filion, Chanot, Mmes Vhéry, Briant, Devoyod et Demons, mais que ces excellents interprètes soient assurés qu'ils sont tous sympathiques et goûtés du public.En préparation : La Robe Rouge et autres pièces du même genre.Avec de telles pièces, de tels éléments de succès, le National ne pourra que prospérer.Félicitons-nous en tous ! NOUVEAUTÉS Semaine du 9 Septembre :— "Mademoiselle Josette, ma femme.' ' Comédie en 4 actes par Paul Gavault & Robert Charvay.Harmant (ô miracle) a pu jouer un rôle sans charges ridicules ! Au premier acte, il a bien mêlé quelques hors texte à ses répliques, notamment "half and half ; "all-right, "le cote, business" etc.C'était probablement pour épater les spectateurs par l'étendue de ses connaissances lenguistiques, Ensemble excellent.Semaine marquée d'un caillou blanc.* * * Semaine du 16 Septembre :—" La garçonnière: " comédie en 3 actes par Médina & Juliame."Bonnes recettes ! " nous dit M.Richardson, quand on lui demande son avi3 sur une pièce.Mais ne craignez-vous pas qu'elles diminuent, vos recettes si vos artistes continuent à se moquer du public ?Ainsi, la semaine dernière, le vaudeville à l'affiche, à part le 1er acte, est délicieux d'esprit et de fantaisie.Si les rôles eussent été sus, nous aurions pu passer deux heures d'intense gaieté— mais voilà, la troupe de M.Harmant (sans Monsieur Harmant) n'a fait que répéter ce que lui lisait le souffleur ! M.I.abry, qui a l'habitude d'être consciencieux, avait sans doute cru qu'il était de son devoir de faire oublier 1 absence de son "boss" en changeant abominablement son rôle et en s'esclaffant sur la scène ! Quand Messieurs Richardson réaliseront-ils qu'une exécution de ce genre finira par chasser le public de leur Théâtre.NATIONOSCOPE Semaine du 16 Septembre :—n "Carmen", en 4 actes.Je me suis rendu au Nationoscope avec l'intention bien arrêtée de relever les moindres erreurs.On m'accusait, à un Théâtre voisin, de faire preuve de partialité et je voulais prouver que personne ne pouvait ni'influencer.Je retrouve en marge de mon programme des notes sur une entrée manquée, sur la mauvaise prononciation de tel acteur, mais quand je songe à 1"ensemble, je suis forcé d'admirer et de me taire.En effet, voici une troupe d'une homogénéité parfaite.La plupart des acteurs ont acquis leur métier à la dure école de l'expérience.Ils ne se présentent pas au public comme des étoiles, ils ne nous arrivent pas d'Europe, avec des réputa-rions surfaites ! Ils jouent leur rôles avec conscience, sans gestes grandiloquents, ils se donnent pour ce qu ils sont.Pour ce qui est des décors et de la mise en scène, il faut bien le dire, puisque c'est vrai, ils sont beaucoup mieux qu'à nos autres Théâtres français.Ainsi dans Carmen les décors du premier et du deux étaient dignes des grandes scènes américaines * * * Semaine du 23 Septembre :— "Lepetit Muet" drame en 5 actes et 7 Tableaux par Henri Kéroul.Exécution consciencieuse.Valhubert, en Mathias Bordier, m'a surpris : Elzéar Hamel, a joué avec naturel le rôle du Patureau.Paul Coutlée s'était fait une bonne tête pour le rôle du Docteur Michel Bremont.Villerai â un peu chargé son rôle au premier et au deux, aux autres actes il était plus dans la note.Du coté des femmes, signalons Mad.Bella Ouellette, touj ours bien dans les rôles de gravo-ches ; Madame Nozière, qui a su rendre avec vérité le rôle assez difficile de la mère Patureau.Une nouvelle venue, Mademoiselle Lienne, une canadienne, a joué avec un rare talent le rôle de Jeanne Kéramou.Nous comptons que la direction nous donnera l'occasion de voir cette intéressante jeune fille dans des rôles plus importants.Deux décors superbes, le deux et le trois, ont rarement été égalés sur nos scènes locales.même du temps de mon ami Paul Cazeneuve.* * * Le hasard m'a fait visiter un 'scope de l'extrême Est de la rue Ste-Catheriue où j'ai été agréaMement surpris par l'exécution amusante d'une scenette en 1 acte, intitulé "La Ceinture Electrique'.La troupe du "Royal"—car c'est du Royal qu'il s'agit—se compose de Mmes Blanche Gauthier, Duvernay, MM.Bouchard, Duvernay, Meussot, etc.FRANÇAIS Nous ne pouvions certes pas laisser passer inaperçu la rentrée des nouveaux artistes de la vaillante ]>etite troupe du Français.Melle Denise Réal, grand premier rôle a de la conviction.Son débit quoique un peu rapide (elle est nerveuse par tempérament) devrait-être légèrement rallenti.Elle phrase bien.Elle a du goût ; nous avons pu en juger par la jolie toilette qu'elle porte avec distinction.Melle Suzanne Sellier, ingénuité, dans le rôle de Loïse, nous a détaillé son monologue avec grâce et intelligence.Elle est vraiment si gentille que nous n'aurions pas voulu lui dire qu'elle parle un peu trop bas.Melle Irène de Chays aurait peut-être dû,_se vieillir, car sou rôle y aurait gagné.N'oubliez pas que l'artiste doit s'effacer pour faire place au personnage qu'il représente.Nous attendons son véritable début la semaine prochaine dans M.Bigarot avant de nous prononcer sur son tempérament que nous croyons être comique.Paul Robert a joué avec aisance le rôle du major.Son attitude, son geste le tout est bien militaire.Articulez toujours très nettement et vous y gagnerez.Le public est quelquefois si capricieux.Pierre Durand, consciencieux comme toujours, a belle allure dans le capitaine.Sa tête est bonne.Son jeu est sobre et sévère.Marcel Fleurv, dir-artistique, a bien incarné le type du vieil officier qu'est le commandant de Brionde.U lui a fallu beaucoup de travail pour nous donner une interprétation si juste de son personnage et nous présenter une mise en scène aussi soignée.Jolis décors.ERNEST DEPLANS.N.de la R.—Nous avons publié dans notre dernier numéro, une vignette de notre chanteur Bouchard.Il nous a servi un plât à sa façon parce que nous l'avions baptisé Eugène * Car il paraît d'après son parrain que nous avons appelé en témoignage que son petit nom est Georges 11 Pour voir si ça valait bien la peine de se choquer ! * Il n'a rien de commun avec le directeur (le "La Patrie." Theatre National Français SEMAINE DU 30 SEPT."LA ROBE ROUGE" Célèbre Pièce en 4 Actes par BRIEUX Ne manquez pas de lire L'ALBUM, exclusivement consacré aux artistes.MOULIN ROUGE Coin Ste-Catherine et Amherst M.BELL, Gérant SEMAINE DU 30 SEPT."Le Favori Drogué" Vue en 3 rouleaux ADMISSION - 5 et lOcts.Matinées tous les jours.PALMISTE MEDIUM INTUITIVE Madame Carolus, parisienne, dit le passé, le présent et l'avenir d'une personne et si elle deviendra veuve ou non.Mme Carolus, cartomancienne, faisant les grands Tarots Egyptiens qui contiennent 78 cartes dans le jeu.Recevra à son salon de consultation, de 9 heures du matin à 9 heures du soir, excepté le dimanche.Prix de consultation : 25c, 50c, $1.00 674 STE-CATHERINE EST Près rue Beaudry L'ALCAZAR 1038 rue Ste-Catherine Est M.FERRAS, M.R.TURCOTTE; Prop.Gérant 3 VAUDEVILLES 3 Un autre succès en perspective De plus nous avons un magnifique restaurant tenu à la disposition des spectateurs par M.MOSSE.LIBERTY 1240 Ste-Catherine Est B.HAROLD, Gérant SEMAINE DU 30 SEPT.PROGRAMME EXTRA Le plus choisi de la parti Est de la ville.Vaudeville Comédie Chansons, Etc.PARISIANA 67 rue Ste-Catherine Est .Alex.SAUNDERS et sa troupe SEMAINE DU 30 SEPT."Patsy trouve une place" Comédie en 1 Acte ADMISSION - 5etl0cts.PASSE-TEMPS Rue Ste-Catherine Est, près St-Denis Vues Animées de Première Classe M.GAILLARD dans son répertoire.NATIONOSCOPE SEMAINE DU 30 SEPTEMBRE 1912 "La Fille du Supplicié" Drame en 5 Actes par TERICAUD IMPRIMERIE PARADIS-VINCENT & CIE, 320 RUE BEAUDRY, MONTREAL
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