Montréal qui chante, 1 décembre 1910, samedi 3 décembre 1910
3ème Année No.18 t LE NUMERO IOcts 3 decembre 1910 tjy'iïntréal liin«ifuJiii"n»irur, Dliu jir ma.li.Kn.lrc .ltu*»il OfiM>f«lM*wm LA NEIGE Chantée par PIERRE LAUREL au Théâtre National, Montréal.¦ 4 La neige connue un duvet Fine, fine, fine, fine, Tombe et couvre le pavé D'un manteau d'hermine Que chacun piétine bt tout en rentrant chez soi On dit eu sourdine : Ah ! qu'il fait froid! Ah! qu'il fait froid 1 Brrr! Qu' il fait fcoid 1 Kncapuchonui Bien eiumitoul Le piéton piétiûe De son pas coquet, Tout le long du quai Le trottin trottine, Quand un vieux monsieur D'un air malicieux, Entre cieux œillades, Offre galamment Son bras un moment, Crainte des glissades, Le froid est si fort Qu'ofl accepte alors, Sans trop de manière D'entrer prêt ou feu Se chauffer un peu Dans la garçonnière.Rt voilà comment Prenant méchamment Des formes trompeuses Le malin verglas Fait faire un faux paa Aux vierges frileuses.Au Refrain Mais voici bientôt Un autre tableau Véritable siège De futurs soldats Lancent à plein bras Des boules de neige.Pif, paf, garez vous Et les jeunes fous Sans respect pour l'âge Vi«ent pour le mieux Le nez d'un bon vieil i Qu'on guette au passage ; Le monsieur fâché Bien vite a cherché Uu sergent de ville Pour mettre en prison Chaque polisson Démarche inutile Comme des moineaux Les jeunes marmots Sans une réplique Prenant leur essor En riant bien fort De loin font la nique Au Refrain.Là sur le pavé Un fiacre embourbé Vire, vire, vire, Grinc'iant et soufflant Un vieux cheval blanc Tire, tire, tire, Le cocher moulu Dit: —Je n'marche plus Vous pouvez descendre.— Ciel ! dit une voix, C'en est fait de moi On peut nous surprendre I.-.— Non, fait l'amoureux D'un air langoureux, Vous restez en face Ou grimpe et là haut, Pour calmer l'assaut, Gaiement on s'embrasse Puis l'on entend: —Non, Fining! Gaston.Ça fait froid.}* tremble.— Lui, répond vainqueur: "Ça fait chaud au cœur Quand on est ensemble." L'ine Refrain La neige comme un duvet Fine, fine, fine, Tombe et couvre le pavé D'un manteau d'hermine Que chacun piétine.Et dans un sourire adroit Elle dit, câline : — Ahl qu'il fait froid! (ter) Mais il est encor Uu triste décor Oh douleur amère ! Deux pauvres enfants Sont là grelottant Couchés sur la pierre ! Ils disent!—j'ai faim! Mais leur cri s'éteint Car le vent l'emporte, Le père est parti, Vagabond maudit.Et la tnèrt est morte.C'est fête pourtant Là-bas ou entend, Noël carillonne.Mais hélas! près d'eux, Pauvres malheureux, Il ne vient personne.Alors les petits Du froid engourdis Pleurent leur souffrance Pendant que gaiement Les riches vraiment Vont faire bombance Mme Refrain La neige comme un duvet Fine, fine, fine, Tombe et couvre le pavé D'un manteau d'hermine Eu criant famine, Ceux qui n'ont pas de chez soi Disent en sourdine : — Ah! qu'il fait froidI" (ter) Mademoiselle Paule Febronie Dont nous donnons la photographie en première page Notes biograDhiques par Gustave Comte Blonde de oe blond clair et discret que Les meilleurs artistes ont tant de difficultés à fixer sur la toile.Mademoiselle Fébronie toujours très artistiquement coifïée à la grecque est une jeune personne «le taille svelte avant une Ligne superbe, possédant un grand charme de causeuse, mais Mademoiselle Fébronie est surtout une chanteuse de talent et comme telle elle a encore eu l'occasion de s'affirmer dernièrement au Théâtre Auditorium de Québec où elle a remporté un très grand succès, voici d'ailleurs ce qu'en disait entr'autres "Le Soleil" L8 Novembre.—"Quelle délicieuse artiste que cette demoiselle Paule Fébronie qui vient de nous dire ses plus exquises mélodies françaises et anglaises à l'Auditoiium.Hier soir elle a encore reçu les acclamations enthousiastes du public.Mademoiselle l'él-rouie possède une voix ravissante et les deux jolies chansons qu'elle a données hier soir "i love you ma chérie'' et la "Ronde de Margot" ont été interprétées admirablement et ont soulevé des applaudissements de tous les auditeurs.Mademoiselle Féhronie est l'étoile de la semaine.Nous regrettons beaucoup de la voir nous quitter samedi soir et nous faisons des voeux pour que M.Alio/, nous gratifie encore d'une nouvelle visite de cette artiste dont le talent n'a d'égal que sa voix si ravissante.Mademoiselle I-'éhronie chante en anglais, en français et en italien.G.C.i S s i ® i t t % i t t t 043105 Elle est de l'Italie ou "Mon Italienne" ! 2 Un Français -e promenant un beau soir s'bécottant connue des pt tus moi-Dans Milan vit une fille à l'uil noir, [neaux '1res bien laite Ils partir'nt en b.'itissRtit d» s chateaux Ht seulette.L'imoureusc Il l'accosta le ru-nr rempli d'esj .ir Toute beureuse La mignonu' ne parlait ras bien fran A sou doigt blauc voyantdcjà laniieau [çais Li jeune bomtiie l'emmena CttffJ ses Mais V.itnour s >n p'tit cienr le corn- [parents Car poème (prenait Mais ceux-ci qui ne connaissent he jour même KH' lui jura toujours fidélité RKFRAIN Klle est de l'Italie Ma mie Jolie J'ai l'.'iuie toute ravie Kn voyant ses beaux veux '.Il dit à la fillette: Fleurette Coquelt'-.A Paris, nia brunette, On s'épous ra tous deux.Altarett l'n hvm .L'air sévère [qu' l'argent S'écrièrent D'vaut la fillette et tout en la toisant: RKFRAIN "Klle est de l'Italie Ta mie Folie! Qu'ell' r'tourne en sa patrie.Pas d'Ktrangèr' chez nous! Kt l'cnuir gros, la brunette, Simplette Pauvrette San* retourner la tête S'enfuit on ne sait où ! (t»:lir rellLpIi des.poir*.g M.^ -y ~-3-« •-£-«*j-'" j1 \—M-ffc -—0—\ p- — - Lu m mi .£ih nu' nf |mr .h«if pus fcieit frAfl.çaffi _ M.,i Il u •nr Fou d'amour il fouilla tous les pays Mais jamais.jamais il ne la revit Kt 1*pauvr' gosse F'saut la noce Au cabaret chaque nuit s étourdit, t) parents n'brisez pas l'coeur des [enfants Quand ils s'aim'nt mariez les tout [siuipleinent Car la vie Kst finie Pour ce pauvr' gas (jui chante en ] titubant : RKFRAIN Elle est de l'Italie Ma mie Jolie I ['«J l'âme toute meurtrie Je pense à ell' toujours! Kt profilant son ombre Nuit sombre ! Dans 1 ombre Sous les étoil's sans nombre L'n fou se meurt d'amour ! .s'il p fît III' If Mllil.|»f« - Will P _ Cur \>" - IllH 7' f~lT ^ Lt jour nié - me KM lui ju- ELLE ETAIT SI JOLIE Sur l'air de ("Elle est de l'Italie") Chanson créée par Laurel dans la revue du Théâtre National, A-E-OU-U Hein Pierre arrive en aéroplane à Montréal et retrouve enfin sa Petite amie Françoise J" _ li _ I niii'toti.te ra _ VI _ e en \n_vant ses.h»»ailX l'ftlllM II ¦lit la 111 - Promenant mon ennui, par un beau soir Dans Québec, je vis un' fille à l'œil noir Gentillette Et seulette Je l'accostai le cœur rempli d'espoir La migBOUnC prise de peur frissonnait Mais bientôt son p'tit cOSUf me comprenait Car poème Le soir même Elle m'avoua vite qu'elle m'aimait REFRAIN Elle était si jolie Ma mie Chérie Mais elle était partie Quand je r'toumai la voir Depuis lors je ni'ballade De ville Eu ville Cherchant la camarade Que je connus un soir.C'est pourquoi je fouillai tout le pays Et voyez.je retrouve mes amis Ici même Mon poème Ma jolie F'rançoise au cceur tant chéri Ob ! parents n'brisez pas l'cœur des enfants Puisqu'ils s'aim'nt mariez les tout simplement Canna vie S'rait finie Et je suis triste depuis si longtemps REFRAIN J'ai retrouvé ma mie Jolie Chérie J'ai l'uni' tout attendrie Et Françoise toujours Sera ma tendre belle Près d'elle Fidèle Chantant ma ritournelle Je dirai mon amour.Jet _ te: Heu M _ f, oil _ l|l|e| _ f> ¦Y-V Ca - iisj ma bru _ -r-i-,-ci .net* Tu on sv.pmisya f« us nvtiv._ S he_i*« Sur les Vagues Over the Waves POUR PIA1VO piar pap m m u ! ,ii : : ; .*-r- m m m *>i> .PP —[9-*-r =&= : ; -3= .** #== =f4f- ¦' f r r ii» .r—1 r r r i i r i -ffTTf » - 1 1 1 - —i—i— itj r r 1 i m 0- — g g Over the Waves (Mita p i " MB -«-t- l îj jfpirpp • ?•.11 3 » ^ if 111.* * -, A.,-—- * * ¦ —1-1-r— r=-r-iq 1—1-1 1 I t t i : T -f * •r- « u a •:?| ¦ «» J \ \ / -1-1 !**4 3^" LéêI -j-— «0- 0 ' f * * i i » r : • •• 11 11 000 O • ff i f I 1 1 1—-'-1 —f>-"-1 r-f-1 -=?=- 1——'-1 bal km f9 * =r=Ht ^4= \A* r— —1-1—1— ¦ .rT- * _____ —1—£—£— P —1—11?—f—1 — f me j f- ¦f- ÉÉ it 4* r Le sender des - Amoureux 4^ 4?4^ 4?> GUSTAVE SCHSLLER Il est mignonne un Irais sentier.Un sentier bordé d'aubépine.De clématite et d'églantier.Il est mignonne un frais sentier Où, pendant un jour entier, J'ai rêvé sur la mousse fine.Il est mignonne un frais sentier.Un sentier bordé d'aubépine.Le ciel d'azur calme et profond Distille la pai* goutte à goutte.Le sentier semble avoir pour voûte Le ciel d azur calme et profond.Bien loin dans la forêt, au fond, Un chaut d'oiseau que l'on écoute.Le ciel d'azur calme et profond Distille la paix goutte à goutte.La douce brise du matin L'embaume d'une odeur de menthes, De muguet, de sauge, de thym.La douce bris du matin Bn fait frissouner le satin Broché de fleurettes charmautes.La douce brise du matin L'embaume d'une odeur de menthes.Dans les beaux soirs les amoureux S'en vont par le sentier plein «l'ombre Ah ! mignonne qu'ils sont heureux Dans les beaux soirs les amoureux.J'ai fait bien des souhaits pour eux Kt nom ai comptés dans le nombre.Dans les beaux soirs les amoureux S'en vont par le sentier plein d'ombre.Je vous montrerai ce sentier.Ce frai* sentier où tout fleuronne, Et l'aubépine et l'églantier.Je vous montrerai ce sentier Où pendant un jour tout entier Je n'ai pensé qu'à vous mignonne.Je vous montrerai ce sentier, Ce frai» sentier où tout fleuronne. Un peu d'Amour PIANO Tempo rie Valse • 9 1» • 1 - creac DURAND Refrain D'un peu d'amour, ô vous, (pie [j'aime Faites l'aumône à mon cœur Car rien ne m'est joie ou bonheur Hormis vous-même Un peu d'amour je le suppose Mon cœnr n'est pas exigeant Il s'en contentera pourtant Un peu d'amour c'est vraiment [peu de chose rit.I - i— v D'un peu d'à _ mour, ô tous, que j ai me s» Fai_tes l'au _ mône à mon Lent Tempo i | rit.4±= — r 1 1-i- f?J J i 1 | ] , r—1 i — 4=i -J- L_)_- - cœur.Car rien ne m'est joie ou bon _ heur Hor.mis vous- -TTT- •___ i-TT-1 1 H—i—r— ¥=* J'MfJ- ifi ' Tempo i—~-m-0- hi ii =£=— p r * 1 * « • ¦ ¦ ¦ ¦ S ri * f cre.sc.-1- -f-f^ ^ 1 J-1- -BJ- 73 __Cl_ V Tempo Ah pourquoi t'ai-je aimé ?Pourquoi t'ai je adoré ?Je l'ignore hélas moi-même Mais tout ce que je sais C'est que nul cœur jamais Ne t'aimera comme je t'aime Tu me fuis cependant Pour d'autres me laissant Et ma peine est extrême Mais pour mieux eu souffrir Dut mon cœur en mourir Laisse moi près de toi revenir Refrain D'un peu d'amour, ô vous que [j'time Faites l'aumône à mon cœur Car rien ne m'est joie ou bonheur Hormis vous-même Un peu d'amour, je le suppose Mon cœur n'est pas exigeant Il s'en contentera pourtant Un peu d'amour c'est vraimet t [peu de chose Ah ! laisse moi t'aimer Laisse moi t'adorer Revivre mon bien doux rêve Ne me dis passurtout Car tu nie rendrais fou Que mon bonheur déjà s'achève Dis que tu m'aimeras Que bientôt dans tes bras Je serai plein de fièvre Fais l'aumône à mon cœur Vite apaise sa peur Laisse moi reprendre mon [bonheur Refrain D'un peu d'amour, ô vous, que [j'aime Faite» l'aumône à mon cœur Car rien ne m'est joie on bonheur I lormis vous-même Un peu d'amour je le suppose Mon coeur n'est pas exigeant II s'en contentera pourtant Un peu d'amour c'est vraiment [peu de chose Montréal qui Chante 3 décembre 1910 Page 11 manquante Montréal qui Chante 3 décembre 1910 Page 12 manquante
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