Montréal qui chante, 1 novembre 1910, samedi 19 novembre 1910
3ème Année No.16 |_e numero lOCTS 19 NOVEMBRE 1010 Qï(ontréal vu (Santé — ^^¦¦É^ Renie Musicoie illustrée Paraissant tous les Somedis ^^¦¦¦o^k^ .Sommaire .yyWyyyyyyyy SOUVIENS TOI LES PETITES OUVRIERES LEUR ENFANT LA PETITE BONNE FEMME TOUT S'OUBLIE FLEURS DE LA VIE RAOUL COLLET Editeur-Propriétaire 72 Christophe Colomb MONTREAL Tki.St-I.oi is 8668 il IM PRIM K RI v.PARADIS-VINCENT & CIE.320 RTJI hk.M'dky tki.EST 4096 M.EDWARDS le clismteur populaire des Théâtres de .Montreal .Sommaire .VYYY WYY YYYY PAUVRES PANTINS LES LARMES MONTRÉAL SUR SCÈNE VOTRE OPINION ET LA NOTRE HISTOIRES POUR RIRE PRIX DE L'ABONNEMENT $4.00 par année La reproduction des clichés de "Montréal qui Chante" est formellement interdite. PAUVRES PANTINS Lili venait d'avoir six ans, C'était prenpie une demoiselle, Et son parrain lui fit présent D'un superbe polichinelle L'enfant au comble du bonheur Dit:"Je veux l'aimer pour la vie." Kt, l'berçant sur son petit cœur, L'embrassait avec frénésie.Attendri devant c« s ébats L'homme, alors, murmure tout bas: RF.FKAIN Joujou d'tta jour, petit Pantin, Amusement de jouvencelle Dont le capike féminin A son gré tire la ficelle.Dorlollé du soir au matin Avec amour on te caresse.Comme toi j'ai connu.Pantin, Les doux baiser» d'uni maîtresse.Mais Polichinelle, bientôt, S'attira mainte réprimande.Il n'était pas sage ou plutôt Sournois et d humeur très gourmande.Alors, Lili.le front soucieux, l'our corriger le vilain drôle, Lui creva d'abord lesdetix yeux, Puis son ventre de cire molle l.e parrain l'air tout attristé Dit alors au décapité : KKFKAIN Joujou d'un jour, petit Pantin, Amusement de jouvencelle Dont le caprice féminin A son gré tire la ficelle, Pour se distraire, un beau matin, Cruellement, vois l'on te blesse Comme toi j'ai subi.Pantin.Les volonté» d'une maîtresse. ROLLAND 2 Ou ¦'donne mule/vous pour l'dinian- [che suivant On arrive à Nogeut, t(»ut I momie [descend On va la chose est sûre, PêcttM une triture Kt l'on monte eu bateau, '"Surtout, pa* d'blagues sur l'eau ! " Puis, on fait la dinett eur le gazon.On débouch'des bouteill's, et allez [donc, Un' partie d'halanço r'! "Mani'/.eir que m'faites vous voir?" "—T en perdras pas la vue!" Répond l'ingénue.REFRAIN Mais voilà la journée terminée Aux accents d'un' musique endiablée Dans un bal ils font un dernier tour, Et le jeune homm' lui murmure avec [amour "Je t'ador', ma mignonn', si tu veux, "Tous les deux, nous pourrions être [heureui I" La bouclf répond :"Nou" mais le [cœur lui «lit "Oui!" D'Ia p'tite ouvrier' de Paris! PETITES OUVRIERES Marche) M'de Marthe ft n i a }tII il h A Pari*, le matin, vovez passer l.i - petit'souv rièr's, b pa» pu —é, C'est île leur- doigts de b | Ont toute la journée Vont -ortirdesebapeanx, Des roll's et des iiimib aux ; Voyez les demoi-r lies de maga-iu Détaillant des ruban- ou du -atin.C mine ell's -avent les ccquett'a I aire valoir un' toilette Ou d'un ^este élégant Essayer de» gants REFRAIN Mai- voilà la journée terminée, En CaeltettC, elle s'est vite repoudrée Crac, il pleut, ell' traverse un rui-eaii l'vou s en prie, Mam'/.elle, encore un [peu plus haut.Tout d'abord indignée, ell' rougit, Puis -e r'toiirne.il e-t bien, ell' sourit Dame el'.e est heu reus' quand on la [trouve jolie La p tite ouvrier' de Paris! Voilà bientôt deux ans qu'elle est [mariée Chaque jour elle descend faire son [marché Les potum's sont-ell's hien mûres?Les oranges pas trop sûres?EU' remont' son panier Remet son tablier.KIT secoue la salade,ell' cass' des œufs La sauce est-elle bien prise?Encore [uu peu.Mais la soupe est parfaite, La table est bientôt prête, Elle attend sou mari, On -en m le voici ! REFRAIN Et voilà la journée terminée, "Bonjourtoi ! comment va mon aimée?"Et bébé?Chut, il dort, pas si haut!" Mais il se réveille, on court vite au [berceau.Tendrement,ell' le prend danssi s bras "Mon chéri.!a risette à papa." Vlà comment ell' fait le bonheur du [logis, La p'tite ouvrier" de Paris! -Mi m A Pa.ns, le nu* _ tin, m>) _ ey pas _ my Le* petit'a oujrri* .kt*% h pas pies - se CVst d< leurs doigts de fee Qoe tou .te la jour i Ofe Vonl soi.tir i- printetnpi libertin Reprend M pimre tienne, Ou 1 s voit, li iuhiii .lau- la main.Courir a travers la prairie.REFRAIN C'est un bouquet de pâquerette! Que le- am nr' »x vont eueillii ft deux, Kt sur K-s mignon tes il mettes Oil fait le se'UHiit De s'aimer éternellement, Cupidoa fleurit a rh tmbrettc De pfiqtteretti - ' Plni tard, c'eat le prince cliarmant Qui aOUI les traits d'un ht au jeune [homme i S'empare île Ce cœur limant Kt le captive, ô Dieu sait comme Auprès d'elle il est einpres 0 Quand vint 1- jour du mariage.Obi le beau rêve caresse* ! Bonheur sans fui et -ans partage : RKKRAIN C'est un bottquet de roses blanches Symbol* d'amour Qu'il offre en CC jour C'est l'i istant où l'âme s'épanche Ou fait le s rnient De s'aimer éternellement Devant l'autel Henri de branches De ro-es Manches ! 5 On s'aime plus &4>$'4&4fr$fr4fr4'& La bonne aventure W #^JMj MONTRÉAL SUR SCÈNE Du journal Ca//
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