Revue du Québec industriel /, 1 janvier 1937, mai
Revue du Les Cantons de l’Est 2ème partie Québec Industriel Mai 1937 No 2 mb-.a * & iV.tr.>- > Publiée par la Vue d’une partie de Drummondville, montrant l’usine génératrice de la Southern Canada Power à Hemmings Falls.Compagnie Northern Electric Limitée Québec MONTRÉAL Sherbrooke I I ¦4.** ^««.yïàiar c j < *>r - /va?.¦4V'- v >y5* *s v jr.¦3feiS®r 4FM js^ags^w ¦r-jt~ & -H > _-« r**-*JhS|(;- V; ' viVik _ V~?V r 3 SMfc' \Tx ¦-^’H -:v .va-v Ayy &mm * - /SNmeP !S;.n$- rf .4A&ür ÜÉgÉfêi ' ' £.*v — .* >i * , •d** ^ v »$mm Vv-v V»i «n1” ’"JKV '«LI - ^1 ¦BaraV IHBH t/ne vue intéressante du puits à ciel ouvert de la mine King, à Thetford Mines.On peut se faire une idée de l’importance des opérations dans cette mine d'amiante et de l’immensité de cette fosse en observant les personnages qui se tiennent à côté de la bâtisse, près du centre de la gravure.Avant-propos ¦ Avec ce numéro de La Revue, nous retournons une fois de plus aux Cantons de l’Est, couvrant, au point de vue historique et industriel, la partie nord des Cantons, où sont situées deux des villes les plus actives et les plus progressives de notre province : Thetford Mines et Drummond-ville.Si ces centres, vu leur fondation relativement récente, n'ont pas encore beaucoup à offrir dans le domaine de l’histoire, comme on peut s’en rendre compte à la lecture de notre article descriptif, ils se distinguent particulièrement par la rapidité de leur développement industriel.Les progrès remarquables de l’industrie dans cette région peuvent être attribués à deux causes princi- pales: la première et la plus évidente est sa richesse en ressources naturelles, tandis que la seconde, qui est non moins importante, est le caractère exceptionnel de ses habitants.Industrieux, économes et ambitieux, ils ont accueilli avec empressement la venue chez eux d’industries nouvelles et ont coopéré avec celles-ci de la façon la plus tangible possible.Ils ont été les premiers à reconnaître les avantages d’une pareille attitude et à en bénéficier.Ce sont des régions comme celles-là, et il y en a heureusement plusieurs dans la province de Québec, qui assurent des bases solides à toute notre structure industrielle.Président.Droits réservés 1037 REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL 3 Une région qui se développe l/i point de vue industriel, la partie nord des Cantons de l'Est a fait de rapides progrès par Yvon IC.Tassé.I.C.fl Le plus important centre de production d’amiante au monde, la ville la plus industrialisée de la province de Québec: deux phrases qui résument en quelques mots les caractéristiques des deux plus importantes villes de la région que nous allons étudier — Thetford Mines et Drummondville.C’est en 1878 que Thetford Mines vit s’ouvrir la première de ses mines d’amiante, celle de la Johnson’s Co., bientôt suivie par plusieurs autres, réunies depuis 1926 sous le nom d’Asbestos Corporation Ltd.La Bell Asbestos Mine suivit de près ces pionniers et son unique mine est celle qui a le mieux réussi.Par ailleurs, l’Asbestos Corporation a l’honneur d’être la plus importante productrice d’amiante, non seulement du Canada mais du monde entier.Dans ses six mines et ses six usines de Thetford Mines et de Black Lake, elle emploie quelque deux mille hommes et sa production maximum en un an a été de 120,000 tonnes d’amiante.En dehors de ces trois producteurs situés dans le voisinage immédiat de Thetford Mines, il n’y a qu’une autre mine importante dans notre province, c’est celle de la Canadian Johns Man ville, à Asbestos, à 50 milles au sud-ouest de Thetford Mines.Tandis qu’à ce dernier endroit on ne fait guère que miner la roche, en retirer l’amiante et la classifier, à Asbestos on va plus loin et l’amiante produite est filée, tissée, etc, et on en forme des produits finis, tels que les marchés canadien et étranger en demandent.Quelque 1200 employés forment le personnel qui mine la roche d’amiante, la brise, en extrait la précieuse fibre, la nettoie et en fait des revêtements isolants pour tuyaux, des bardeaux incombustibles, du feutre d’amiante, des tissus, des ciments, des peintures et toute une variété de produits Drummondville est le terminus ouest du service de téléphone radiophonique transatlantique.On voit ici les tours géantes au sommet desquelles sont tendus les fils d’antenne.-¦'¦**** S'A •N < !»* « Z?' P** ¦ 4 MAI 1937 Deux mineurs se servant d’une foreuse pneumatique Gardner-Denver dans une mine d’amiante.v : ^ x ' 11 a.incombustibles.C’est pratiquement de cette source seule que viennent les divers produits d’amiante consommés au Canada, et cette firme fait également un joli commerce d’exportation.Fait digne de mention, la production canadienne,—qui vient toute de la province de Québec — constitue approximativement les trois quarts de la consommation mondiale et il en est ainsi depuis plus de cinquante ans sans interruption.En 1936 une avance considérable s’est produite: près de 50% d’augmentation en valeur et en quantité sur 1935.La production de 308,000 tonnes en 1936 a établi un record de tous les temps, dépassant même celui de 1929.De cette énorme quantité, une moyenne de 75% est dirigée vers les Etats-Unis, auxquels le Canada fournit les neuf dixièmes de l’amiante que ce pays consomme.H Dans notre province, l’amiante est au second rang de la production minérale, venant immédiatement après l’or et avant le cuivre.Elle représente un cinquième de la valeur de tous les minéraux produits, soit dix millions de dollars en 1936.A Drummondville, les statistiques nous apprennent qu’un résident sur trois travaille dans une de ses manufactures, ce qui nous a déjà fait lui concéder d’emblée le titre de ville la plus industrialisée.Et quand on considère que ce n’est que depuis 1915 que Drummondville a pris de l’importance, il est facile de voir que c’est bien aux diverses industries qui s’y sont établies depuis cette date qu’elle doit son activité et sa prodigieuse augmentation de population ; de quelque deux mille habitants qu’elle comptait en 1915, elle est passée cette année à plus de 18,000 âmes.L’élan initial fut donné en 1915 par l’ouverture d’une poudrière qui, naturellement, dût fermer ses portes en 1919.Des industries plus stables commencèrent alors à s’y établir, mais une d’entre elles les éclipsa toutes en 1926.La Canadian Cela-nese commença l’érection de son usine de soie synthétique et se développa si rapidement, qu’actuellement, 2800 personnes y trouvent de l’emploi.Les progrès de cette firme, de même que la production de la soie artificielle, ont quelque chose de merveilleux.En dix ans, la consommation au Canada a sextuplé; une variété de nouveaux tissus a été produite pour satisfaire tous les goûts, et nos importations ont considérablement diminué.La Canadian Celanese est aujourd’hui la principale productrice de soie artificielle au Canada et ses produits, sous des noms divers, sont répandus de par tout le pays et entrent en diverses proportions dans un grand nombre de tissus, lorsqu’ils n’en forment pas l’unique constituant.De nombreuses autres manufactures sont établies à Drummondville; on en compte près d’une trentaine.La Dominion Textile y a une filiale; la Drummondville Cotton Co., emploie quelque 600 personnes à la fabrication de coton pour pneus d’autos.Dans le groupe de l’industrie textile, on compte également trois établissements importants: la Dominion Silk Dyeing & Finishing Co., dont le nom indique le genre d’emploi de ses 350 mains; la Butterfly Hosiery a trois cents employés pour surveiller la production de ses bois de soie et la Louis Roessel Co.Ltd.est une fabrique de soie naturelle, qui compte 150 employés.Il n’y a pas que le groupe des textiles qui soit bien représenté à Drummondville: la Dominion Mfrg.Co.est une productrice bien connue de papiers de fantaisie, papiers crêpés, étiquettes et mille petits riens si nécessaires qu’on trouve dans toute papeterie.Bien différents sont les produits de la Cie J.A.Gosselin Ltée, puisque c’est une fonderie et un producteur de machines.La Campbell Mac-Laurin Lumber Co., est une importante scierie de bois de construction.Toutes ces firmes, ainsi que les quelque vingt autres que nous n’avons pas mentionnées, constituent l’activité industrielle de Drummondville et font que sa production manufacturière figure au quatrième rang dans la province de Québec.C’est dire qu’il n’y a que Montréal, Québec et Trois-Rivières qui la dépassent.Desservie par le Canadien National et le Pacifique Canadien, alimentée en électricité par la Southern Canada Power dont le réseau est rattaché à celui de la Shawinigan, Drummondville n’a certainement pas à se plaindre du sort que la Providence lui a fait, et si nous considérons l’accueil réservé aux produits de ses industries, il n’y a pas de doute que son développement se continuera encore.(Suite à la page 7) REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL Les Cantons de l’Est par Joan Limoges Victoriaville, Thetford Mines, Asbestos et Drummond-ville sont des centres de fondation assez récente ¦ La région de notre province connue sous le nom de Cantons de l’Est comprend les comtés suivants: Mégantic, Wolfe, Compton, Stanstead, Sherbrooke, Richmond, Arthabaska, Nicolet, Drummond, Shefford, Brome, Frontenac et Missis-quoi.* On disait autrefois les “Townships”.C’est le romancier patriote, Antoine Gérin-Lajoie, dont le roman : “Jean Rivard” se déroule très probablement aux environs d’Arthabaska, qui fit adopter le terme de “Canton”.Sous le régime français il se fit une très faible colonisation de ce côté, bien que.là aussi, on ait connu le régime seigneurial.C’est dans la partie appelée: Bois-Francs, que se sont surtout installés nos compatriotes.Cette dénomination est assez ancienne, puisqu’on la trouve dès 1838 sous la plume de l’archevêque de Québec mandant à un de ses prêtres d’aller visiter les nouveaux colons des “Bois-Francs”.Ce terme était alors réservé aux comtés de Mégantic et d’Arthabaska.¦ Parmi les écrivains, les artistes, les hommes d’Etat nés dans les Cantons de l’Est ou qui y ont vécu, nommons : Antoine Gérin-Lajoie, dont le fils Léon Gérin, exploite depuis cinquante ans une ferme à Coaticook, Adolphe et Roméo Poisson, Suzor Côté, le peintre célèbre, l’abbé Beaudé, en littérature Henri d’Arles, le sénateur N.-K.Laflamme, Charles Gill, Armand La Vergne, le sculpteur Alfred Laliberté et Alfred DesRochers qui a chanté les beautés de l’Orford.Sir Wilfrid Laurier vint se fixer à Arthabaska pour y pratiquer le droit.Il avait comme associé Louis La Vergne, père d’Armand.C’est ce dernier qui, dans “Trente ans de Vie nationale” nous décrit Arthabaska, * Voir dans La Revue du Québec Industriel, vol.1, No S, les descriptions historique et industrielle de Sherbrooke et de la région environnante.sa paroisse natale, telle qu’elle était il y a quarante ou cinquante ans: “Les chemins de fer venaient à peine de naître, les télégraphes et son complément, le téléphone, étaient inconnus.Il va sans dire que personne ne prévoyait le cinéma, et si quelqu’un eût osé prédire la télégraphie sans fil et la radio, il aurait couru, bien sûr, des chances d’être brûlé comme sorcier.Les communications plus lentes faisaient la vie plus isolée, mais aussi moins trépidante, plus calme, peut-être plus heureuse.Nous ignorions la griserie de la vitesse, les “chars” eux-mêmes avaient une allure de diligence, quand ils n’étaient pas plusieurs jours arrêtés, embourbés ou ensevelis par la dernière bordée.En attendant d’être rescapées, les locomotives, souvent chauffées au bois, laissaient paisiblement fumer leurs énormes cheminées en tromblon.” Victoriaville H Victoriaville est aussi connue sous le nom de Arthabaska-Station.Pendant longtemps son histoire se confond avec celle d’Artha-baskaville, dont elle se détacha en 1861 pour devenir la paroisse de Ste-Victoire de Victoriaville.Le mot algonquin Arthabaska signifie: le pays des roseaux.Celui de Victoria-ville adopté, comme on le devine, en l’honneur de notre souveraine, ne le fut pas sans contestation.A cette L’église St-Georges, à Drummondville.Ce temple pittoresque construit en 1820, est l’un des édificesJes plus anciens de la localité.1ST— S** «SE El -\W /** MAI 1937 y* ¦i < i.im % i*¦¦>! 6 époque, deux hommes se disputaient la suprématie dans cette partie du canton d’Arthabaska : M.Julien Demers qui jouissait d’une certaine popularité comme homme d’affaires et M.Foisy, qui revenait de Californie tout reluisant encore du prestige tie l’or.Les partisans de M.Demers avaient proposé: Demersville.M.Foisy combattit ce projet et finalement rallia la majorité des suffrages en suggérant : Victoria ville.C’est le 12 septembre 1863 que Mgr Thomas Cooke, évêque de Trois-Rivières, érigea canoniquement la paroisse de Ste-Victoire d’Arthabaska.Le premier desservant fut l’abbé P.-H.Suzor, aidé de l’abbé Adolphe Barolet.Le premier curé résidant fut l’abbé J.-N.Héroux.C’est lui qui termina la construction de l’église qui avait été inaugurée en 1865, par l’abbé Barolet.En 1905, les Révérends Frères du Sacré-Cœur abandonnèrent leur collège commercial d’Arthabaska pour se fixer à Victoriaville.Ces religieux appartenaient à une communauté française.Plusieurs d’entre eux étaient méridionaux à l’époque où Armand La Vergne fréquentait leur école.D’après lui, “ils contribuèrent beaucoup à donner à Arthabaska le culte des arbres, des fleurs et des verts gazons qui font encore de ce village un des plus jolis patelins des Cantons de l’Est.” A l’automne de 1866, fondation de “l’Union des Cantons de l’Est”.Le curé Suzor fut l’âme de ce mouvement.Le premier numéro du journal parut le 14 décembre 1866.Tlmffortl g C’est un centre industriel de fondation assez récente.Son histoire se confond avec celle des mines d’amiante qui font sa richesse.A.-N.Montpetit dans un pamphlet sur l’amiante dans la province de Québec, lequel date de 1884, raconte qu’ayant questionné le professeur Reed, le plus grand chercheur d’amiante de ces régions, sur la valeur productive de ces mines dans l’avenir, M.Reed lui répondit qu’elles semblaient inépuisables.Jusqu’à présent rien n’est arrivé pour infirmer cette prédiction.La découverte de l’amiante dans les Cantons de l’Est est attribuable à un colon irlandais nommé Joseph Fecteau.C’est à l’automne de 1877 qu’il en ramassa le premier échantillon sur le lot 17 du 1er Rang de Thetford.L’amiante fut d’abord exploitée par MM.Robert Grant Ward, John Johnston, Andrew Johnston et l’honorable George Irvine.Ils ouvrirent leur première mine au printemps de 1878 et les bénéfices réalisés la première année furent de cent pour cent.Aujourd’hui, Thetford Mines est un centre commercial très développé et qui compte quarante industries.A cause de la poussière et de la fumée provenant des mines et des usines, le quartier de résidence de Thetford a été installé dans la banlieue.Depuis quelques années, surtout, on y a bâti de fort jolies maisons.Thetford fait partie du comté de Mégantic.Black Lake, village minier de la même région, possède outre des mines d’amiante, des mines de chrome.Il est admirablement situé sur le lac dont il tire son nom.Asbestos H Asbestos appartient au comté de Richmond et a été construit à quatre milles de Danville.Son nom lui a été donné par les propriétaires des mines d’amiante avoisinantes.Asbestos possède une immense usine où l’on fabrique divers produits dans lesquels il entre de l’amiante.Ce centre jouit de tout le confort moderne.C’est la Canadian Johns-Manville Company, propriétaire de l’usine, qui a construit les logements ouvriers.Trois des plus importantes filatures de Drammondville.On a d'abord en haut une vue, prise d’un avion, de l’établissement de la Canadian Celanese Limited ; puis vient celui de la Dominion Silk Dyeing and Finishing Co.Ltd.et celui de Louis Koessel & Co.Ltd., fabricants de soieries.Le patron de l’église est St-Aimé de Shipton.Le premier prêtre desservant fut l’abbé T.-A.-A.Lebel, en 1897.Druinmondville ¦ Les premiers habitants de Drummondville, de Wickham et de Durham furent des soldats.Drummondville fut ainsi nommée par son fondateur, le général Heriot, en mémoire du gouverneur Drummond.M.Joseph-Charles Saint-Amant, l’auteur de “Un Coin des Cantons de l’Est”, écrit au début du volume: “Le général Frederick George Heriot, né le 2 janvier 1786 à l’île de Jersey, descendait d’une famille française huguenote, chassée de France par l’Edit de Nantes.Sa mère était Irlandaise.Le fondateur de Drummondville était le type même du seigneur.On a prétendu qu’il avait été maître-général des Postes sous le gouverneur Drummond et que des malversations commises dans son département avaient été la cause de sa démission.C’est une erreur.George Heriot, du ministère des Postes, et Frederick George Heriot, fondateur de Drummondville, étaient deux personnages différents, mais parents au degré de cousins germains.” Lorsque le général Heriot et sa suite vinrent pour la première fois REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL au lieu qui devait s’appeler plus tard Drummondville, ils y trouvèrent la forêt vierge.Parti de Montréal en bateau avec ses soldats, Heriot comptait se rendre à Richmond ou à Sherbrooke par la voie du Saint-François.Il en fut empêché par des chutes formant barrage et fut contraint de s’arrêter en cet endroit qui lui plut beaucoup.Ses hommes lui construisirent une cabane en bois rond, sur l’emplacement même où devait s’élever plus tard la maison de pierre de M.W.-J.Watts.M.Jean Raimbault, prêtre français arrivé au Canada quelques an- (Suite de la page 4) ¦ Nous avons réservé pour la fin deux courageuses villes de moindre importance, mais qui forment le lien entre celles que nous avons étudiées: Victoriaville et Plessisville.Située au centre d’un district agricole prospère qui lui fournit les produits de la ferme, les principales industries de la première sont des manufactures de meubles et de vêtements.La nées auparavant, fut le premier missionnaire de Drummondville.C’est lui qui célébra, le jour de la St-Jean-Baptiste de l’année 1817, le premier mariage catholique entre un Canadien-Français, François Ouellet, et une Irlandaise, Louise Chapman.Six journaux se sont succédé à Drummondville: “la Justice”, “le Présent”, “la Parole”, le “Regard”, “The Spokesman”, et “la Voix de Drummond”.“La Parole” et “The Spokesman”, ce dernier publié en anglais, paraissent encore actuellement.Victoriaville Furniture et la Eastern Furniture emploient respectivement 275 et 225 personnes.Les manufacturiers de vêtements produisent surtout ceux pour hommes et garçons.La Victoria Clothing et Rubin Bros, occupent chacun un peu plus que 300 personnes, tandis que C.M.& T.Contractors en emploie 150.Plessisville n’a que trois mille habitants, mais elle peut, sur un point, faire réellement l’envie de ses sœurs aînées; le chômage y est une chose inconnue et il ne s’y est jamais fait de distribution de secours directs.Voilà qui est à l’honneur de sa population laborieuse et aux chefs de ses industries.L’établissement principal de cette ville est la Fonderie de Plessisville.Ses produits, marque “Forano”, sont connus par toute la province: instruments aratoires, machines pour moulins à scie, pour construction de routes, pour les mines, etc, ils sont si nombreux et si variés que seul un catalogue pourrait les énumérer.LTne autre entreprise intéressante est celle connue sous le nom des “Producteurs de Sucre d’Erable de Québec”; c’est une coopérative qui réussit fort bien et dont les produits si agréables au goût se vendent aussi bien aux Etats-Unis, en France et en Angleterre qu’au Canada.Il n’est pas sans intérêt, pour montrer l’importance de cette industrie des produits de l’érable, de dire que plus de quatre millions d’érables sont entaillés chaque année dans cette région.Plessisville ne serait pas des Cantons de l’Est si elle n’avait, elle aussi, au moins un établissement du groupe des textiles.La Tri coterie Somerset Ltée lui fournit cette distinction en produisant des bas de soie artificielle.Eudore Fournier complète cette liste avec son établissement qui comprend une tannerie, un commerce de peaux vertes et de cuir et une fabrique de chaussures de travail.¦ Dans cet aperçu rapide de la partie nord des Cantons de l’Est, malgré que nous n’ayons pu mentionner tous les établissements, nous reconnaissons les caractères distinctifs des Cantons de l’Est: industrialisation poussée avec un fort penchant vers le groupe des textiles, district agricole prospère et développement rapide.Développement industriel même trop rapide, qui a mis en danger notre industrie de base, l'agriculture, et lui a enlevé de nombreuses mains qui auraient dû lui rester attachées.Heureusement, s’il est permis de dire qu’elles furent heureuses, les années qui ont suivi 1929 ont contribué à établir un meilleur équilibre entre la population agricole et celle des villes.Fortifiés par cette dure expérience, nul doute que les Cantons de l’Est ont encore devant eux bien des jours prospères.|Tlli» région 4|lli 4l4*V4kl»|»|Mk * ; ! N là * 8 MAI 1987 Les maires de quatre centres importants des l'aillons de FEst M.«J.II.tvagné Maire de Victoriaville ¦ M.J.D.Gagné, maire de Victoriaville et député du comté d’Athabaska à l’Assemblée Législative, est en plus un homme d’affaires d’envergure qui, en très peu d’années, s’est acquis une situation de premier plan dans l’industrie du meuble.Il est aujourd’hui président de la Eastern Furniture Limited, de Victoria-ville, une compagnie formée par la fusion de trois autres entreprises engagées dans la fabrication des meubles.Il est aussi propriétaire de la Victoria Shirt Company et président de la Eastern Woodwork.M.Gagné naquit à St-Alphonse de Chicoutimi, P.Q.en 1886, et fit ses études à l’école de son village, puis au Séminaire de Chicoutimi.Les circonstances l’ayant forcé de gagner sa vie alors qu’il était encore jeune, il s’employa d’abord comme vendeur dans un magasin général.En 1911, il alla s’établir à St-Romuald d’Etchemin, où il trouva une situation dans un magasin de meubles, en même temps que dans une manufacture qui s’occupait de la fabrication de meubles et articles en jonc et rotin.Cette manufacture ayant plus tard été transportée à Victoriaville, il alla lui aussi se fixer au même endroit.Par son travail et les excellentes qualités d’administrateur dont il sut faire preuve, il finit par prendre la direction de l’entreprise, à étendre ses intérêts et à former l’importante organisation qu’il dirige aujourd’hui vers des succès sans cesse grandissants.Malgré tout le temps que lui prennent ses affaires, M.Gagné en trouve encore pour s’intéresser à la politique municipale et provinciale.Maire de sa ville de 1927 à 1933, il a de nouveau été élu à ce poste en février 1937.Il fut aussi élu représentant du comté d’Athabaska à l’Assemblée Législative de Québec en août 1936.Les industries que M.Gagné dirige à l’heure actuelle emploient environ 350 personnes.M.Eiig«»n
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