La vigie : journal de critique et d'opinion, 11 mai 1912, samedi 11 mai 1912
La Vigilance de tous les instants est le prix de la Liberté.Junius.Aujourd’hui : Beau et plus chaud.Veie-He.’ia?-samedi.Il Mal 1912 Abonrement: $3.00 per an.leant le numéro.TBrtrd’BEEWcea: lêrelneerueo 16c.i» ligne aeœe insertion, lOc.le ligne Publié tou» le» matin» par laC& Vigi©i 8 rue Colline, Haute-Ville ¦ TtlUER ET LA MARINE DE GUERRE CHEF DE L’OPPOSITION I FRIT UN PACTE MFC N.BOROEN Une Sensation GOUVERNEMENT FEDERAI VEUT METTRE LA MAIN SUR IA PROVINCE DE QUEBEC POUR IMPOSER LA MARINE Des renseignements positifs nous permettent d’affirmer que M.Tel lier a fait un pacte avec îf.Borden et les ministres d'Ottawa, afin de lancer la province de Québec dans le tourbillon du militarisme.Cela explique le départ subit de M.Henri Bourassa pour l’Europe, parce qu'il a refusé d'entrer dans la conspiration, et que.d’un autre côté, il ne voulait pas nuire à ses alliés politiques.Eu principe, M.Bourassa n'est pas opposé aux projets de marine de guerre de M.Burden ; il y met seulement la condition qu il y aurait des députés canadiens qui iraient siéger au parlement anglais, et il espère qu’il serait un de ceux qui seraient ainsi désignés pour représenter le Canada en An-gletere.Hais, après la guerre féroce qu'il a faite au ministère Laurier sur la question de la marine, M.Bourassa ne pouvait pas décemment participer au sacrifice des droits de la province de Québec en faveur de la politique impérialiste de M.Burden.M.Tel lier, qui n’a pas les mêmes scrupules, ou plutôt qui n’était pas tenu aux mêmes précautions que H.Bourassa, a joué son vu-tuüL, en acceptant l’appü du gouverne-ncment fédéral dans la présente campagne politique, et en promettant en retour d'user de son influence sur la population et sur le clergé de la province de Québec, pour leur faire avaler la marine de guerre.Cela explique certaines candidatures de la onzième heure, celle par exemple de M.Charles Bruchési dans la division Saint-Louis, de Montréal.11 est cohnu que les conservateurs de toutes les provinces se sont ainsi liés au sort du gouvernement Burden sur la question de la marine de guerre.Les provinces anglaises dOntario, de Manitoba, de la Colombie Anglaise ont déjà commencé officiellement cette campagne impérialiste, et les premiers ministres de ces trois provinces se sont prononcés favorables à la politique de M.Borden pour une marine de guerre sous 1 autorité immédiate de l'Angleterre.M Tellier, chef conservateur de l'Opposition à Québec, a pris les mêmes engagements, de connivence avec MM.Monk, Xan-Tol et Pelletier, 'devenus aujourd’hui des champions de la marine de guerre.Leur participation active à la campagne politique actuelle a pour but.de.les réhabiliter dans l'opinion et de .prouver que la province de Québec veut la marine impérialiste.Le complot vien d’être découvert, M.Louis-Philippe Pelletier, ministre des Postes, a déclaré publiquement qu’un vote donné pour 1 lion.M.Delagc, dans le comté de Québec, était un vote contre M.Pelletier lui-même et contre le gouvernement Burden.Il prêche l’union des deux politiques, rfin d’étouffer les cris de la minorité catholique et française de la province de Québec, sous les clameurs des fanatiques impérialistes des autrc.4 provinces, grâce au concours de M.Tellier, qui fournira l’argent et les faveurs pour corrompre le peuple.lit: danger est grand, et nous jetons le cri d'alarme.Nous savons que le ministre des Postes, M.Louis-Philippe Pelletier, ne nous démentira pas quand nous affirmons qu’il est corps et âme dans la mêlée politique et qu’il multiplie les promesses et les menaces auprès des électeurs, afin, de les forcer à soutenir les candidats de M.Tellier.Si M.Pelletier a l’audace de nier notre accusation, nous publierons des noms et des dates, nous exhiberons des écrits, nous appellerons en témoignage ceux à qui il a accordé des contrats, nous ferons voir en un mot, que la débauche éhontée de l’influence fédérale bat son plein dans notre ville et dans nulle district.Puisqu’il est vrai que ce cynique vampire de tous les partis politiques exerce aujourd’hui ce qui lui reste d'audace pour déshonorer la province de Québec en la livrant, pieds et poings liés, aux horreurs de l'impérialisme, nous allons employer ce qui nous reste dj vigueur et de patriotisme pour arracher nos concitoyens à cet irréparable malheur.Qu'un ne l'oublie pas : Burden et Tellier, l’un chef à Ottawa et l’autre chef à Québec, cela signifie l'anéan-tisement de l’influence canadien ne-française lit catholique : cela signifie, à courte échéance, l’aliénation des droits du clergé et des pcrcs de famille en matière d éducation : cela signifie encore, non seulement la contribution en argent du Canada à la création d'une marine de guerre impérialiste, niais la contribution directe de la province de Québec pour fournir la chair à canon.Les électeurs ne pourront pas se plaindre de n'avoir pas été avertis.Leur sort est entre leurs mains : un’ils décident, eux-mêmes, et qu’ils se protègent, avec la grâce de Dieu, en votant pour les candidats de sir Lomer Gouin.La corruption des chefs conservateurs PROMESSES ET TUNNELS Lus éléments sur lesquels les chefs conservateurs comptent le plus sont ce qu’il y a de plus sortiiîle, de plus misérable, de plus honteux : c’est, la débauche de ! "électorat, l’achat des consciences, la corruption en un mot.lu corruption en détail et la corruption en bloc.Lorsque l’on voit des ministres et les députés fédéraux parcourir les comtés en promettant des tunnels, des cale-sèches, des quais, des bureaux de poste, des places, des sinécures, etc., on est en droit, de conclure, logiquement, irréfutablement, que la politique qu’ils veulent faire adopter par le peuple est mauvaise, et ne peut se recommander d’elle-même.Des tunnels ?On eu promet partout ! A Montréal, à St-La ml nul.à Québec et probablement dans tous les endroits où il y a une montagne ou une rivière à traverser.Des écoles militaires, des salles d exercice.des quais—même s'il n’y a ni lac ni rivière ; on eu fera poser au besoin—des jetés comme à La prairie, pour empêcher les inondations ; des bassins de radoub, des quais, comme à Québec, à Lévis, etc.‘ Dans Montmagny OU M.UŸERGNE SERA CERTAINEMENT BATTU SINON ECRASE MONTMAGNY Charlevoix-Saguenay M.D’Auteuil coule à pic D'après 1rs apparences, il sera à mille voix au des* sous du niuvcau normal, le jour (le la votation Jamais on a vu, même du temps où Sv-Dimi les Tupper promettait à chaque électeur de la Nou vellc-Ecussc une.gare de chemin de fer en face de, sa grange, pareille débauche de promesses électorales, toutes plus extravagantes les unes que les autres, de la part du gouvernement, fédéral.C'est ayec la plus cynique impudence que ministres fédéraux, députés et candidats conservateurs mettent aux électeurs le marché on mains : “Voulez-vous tels et tels travaux pubilcs Y voulez-vous que le gouvernement.fédéral dépense des millions dans votre comté ?Elisez un ami de ce gouvernement ! Voilà ce qui se pratique au grand jour, ce qui se publie dans tous les journaux conservateurs, ce qui se crie dans toutes les assemblées conservât ries.* Et ceux qui vous infligent cette honte, que la province de Québec ne mérite pas, ce sont les Monk, les Pelletier, les Nu n tel, les lia in ville, les renégats qui, pour un portefeuille, ont renié toutes leurs promesses électorales, c'est, la lie, la bouc, les bas fonds de la corruption, do la vénalité politique.! Nous tenons, de la part de personnes bien renseignées et tiables.la nouvelle que la candidature ministérielle de M.(.hurles Mélanger est très bien vue et très populaire dans Charlevoix aussi bien que dans la région du Saguenay.Le sentiment se manifeste de plus '“il plus hostilt à M.Pierre D’Aputcuil.dont la carrière politique est en train de.sombrer dans un abîme sans fond.M.1)'A u ten il restera avec la réputation d’être un bon garçon, un peu slow, et pas du tout taillé pour faire figure, de politicien.Profondément imbu de conservatisme, il n a jamais rien dit ni rien fait qui puisse Justifier qu’on place sur son épitaphe politique autre chose que ces trois mots : Il lut bleu.Si c'est un éloge, il le mérité, h histoire impartiale dira qu’il frappa l'iceberg populaire dans la journée du 15 mai 1912, et qu'il coula à pic.Bonnes nouvelle sde Lotbinicre M.Francoeur a un adversaire lantom Toujours l'action bienfaisante du gouvernement Gouin l'" ACTION SOCIALE " REND HOMMAGE AU MERITE Spéciale à “La Vigie” Montmagny, 10.—Les libéraux de Mont-magny sont en train de débarrasser le comté de cette petite personnalité et de celte grande nul-leté dont il est hypothéqué depuis huit ans, Armand Lavergnc.Les électeurs de Montmagny ont conscience d'avoir déjà trop travaillé à la j gloriole de leur ancien député, et (pii ne le sera plus, c’est chose assurée maintenant.Aujourd’hui Ml Lavergnc a tenu deux assemblées dans le comté : à Berthier et à St-Kram,mis, et comme résultat ce n'est en définitive que le prolongement de ce qui s’est passé à Montmagny le jour de la nomination.On saM quel désastre ce fut pour Armand; la journée ne fut pas moins désastreuse.I lest évident que “ça décolle” comme disent nos gens.La-vergne a perdu, de son aplomb : ses fanfaronnades sont disparues : ses amis les conservateurs, n' en sont pas très entichés et u bissent mal l'a-I "abon dans lequel il les a laissés, et admettent eux-mêmes que M.Armand Lavergnc sera battu, et promptement.Les libéraux sont très enthousiastes, d'un enthousiasme grandissant à mesure (pie la lutte tire sa fin, et, d’autant plus que leur candidat le docteur M assoit s'est révélé un orateur de haute volée.Le clou de la journée et qui a crée une grande sensation dans l’assemblée.c'a été lorsque M.Jules Patry.avocat de Québec, a lu une declaration d’une dame (îuimont.de Cap Saint-I-gnaee, affirme-t-on.accusant M.La vergue d un acte indigne d’un procureur légal.Nous ne connaissons pas encore tous les détails de 1 a l -faire mais suffisamment cependant pour net repas étonné de la sensation produite et du scandale causé chez ceux qui avaient cru jiisqu ici a la vertu du “pur d'entre les purs’ , du "brand cl sublime désintéressé.” Je vous enverrai des détails de cette affaire.Eu attendant, vous pouvez compter au nombre des conquêtes libérales: Nous ¦ sommes heureux de féliciter le gouvernement du sir Lomer (Juuin de son iu-Inssable dévouement à la cause de l éducation populaire et pratique dans la province de Québec.Non content de doter tous les diocèses de.la province d'écoles normales pour la formation d’instituteurs et d’institutrices capables de donner un renseignement efficace dans nos écoles primaires, le gouvernement libéral a mis à la disposition du comité catholique du conseil de l'instruction publique les moyens financiers et autres nécessaires à l'agrandissement des écoles ménagères de Koberval et de Saint-Pascal, afin d'en faire des écoles normales chargées de former des sujets ayant toutes les qualifications voulues pour propager à leur tour I enseignement ménager dans toutes les parties de la province.Les électeurs qui vont se prononcer mercredi prochain, le lü mai, sur les mérites de l’administration Gntiin sont priés de se souvenir de ce nouveau trait de munificence envers la classe populaire, dans l intérêt des villes et des campagnes.Dorénavant, nos jeunes filles apprendront aux deux écoles normales ménagères de Koberval et de Saint-Pascal non-seulement l’art de devenir des excellentes maîtresses de maison, mais aussi les méthodes d’enseigner à leur tour cet art difficile dans des centres plus modestes et avec I aille du gouvernement.Nous n’hésitons pas à dire que.cette oeuvre éminemment patriotique et.nationale de sir Lomer Gouin, qui vient d’être mise à point par l'entremise du comité catholique du conseil de l'instruction publique, est devenue réalisable par suite de la situation financière avantageuse du gouvernement, et que tout tomberait à l'eau si la direction des affaires politiques de Québec tombait en des mains moins expérimentées.Cela veut dire que tous les citoyens désireux de voir fonctionner ces nouvelles écoles normales ménagères sont tenus d'appuyer de leur vote les candidats ministériels et de ramener au pouvoir le gouvernement de sir Lomer (iouin.C’est à lui que nous devons cette réforme nécessaire, c’est à lui qu'il appartient de la mettre en vigueur et de la per- fectionner.L’Action Sociale, qui fie se mêle pas de politique, et qui ne sera soupçonnée par personne de passe-droit en faveur du gouvernement libéral, adresse des félicitations aux deux écoles favorisées “que le gouvernement, dit-il, avait déjà partiellement encouragées," et.qui comptent sur un encouragement plus grand encore pour correspondre à leur nouvelle mission.Voici le texte des remarques laudutives de l’Action Sociale : “ Le Comité catholique du Conseil du l'Instruction publique a terminé hier après-midi sa séance du printemps.Une importante décision a été prise au sujet de l’enseignement ménager, après mûre délibération.Le Comité a accordé la demande faite par les écoles ménagères de Koberval et de S.Pascal et leur a reconnu le titre d'écoles normales ménagères, avec tous les pouvoirs que ce titre comporte.Les deux écoles seront agrandies de façon à pouvoir remplir leur nouvelle mission et elles auront le droit d'accorder des diplômes.", Ces diplômes auront la memo valeur classique que ceux des écoles normales ordinaires et comporteront en plus une qualification pour 1 "enseignement ménager.Il y aura des sections spéciales pour les religieuses et les personnes déjà diplômées qui voudront recevoir un plusf'Uii' btiïvct d’cïV-seignement ménager.Il y aura aussi des concours d'été pour les institutrices qui font la classe durant l’année scolaire afin de leur permettre après un ou deux stages de vacances de se munir d’un certificat spécial pour cet enseignement.Cette mesure est réellement progressive et répond à un besoin qui se faisait Vivement sentir.L'expérience, pédagogique acquise pendant trente ans par l'école de Koberval et pendant 10 ans à St-Pascal, méritait cette sanction officielle.Ces heureuses initiatives privées que le gouvernement avait d/jà partiellement c lion ni géus, viennent donc de recevoir un com- plet couronnement.Nos félicitations." Une autre gaffe de M.Roméo Langlais IL SE PROPOSE.APRES L'ELECTION, DE FONDER UN SYNDICAT OE GAFFES' A QUEBEC S'IL TROUVE DES ACTIONNAIRES.Dans le Chronicle du 8 mai 1912, M.Koméo Langlais était mis au nombre des " représentants de la haute classe (high class representatives) qui méritaient d'etre substitués à ceux qui jusqu’à présent ont reçu les suffrages des électeurs de la ville." Il n'y a pas de niai à cela.Puisque M.Koméo Langlais est un aristocrate sorti de la cuisse de Jupiter, il a bien le droit de s’adresser aux personnages do sa classe et de leur demander leur suffrage.Seulement, M.Langlais ne devrait pas oublier «qu'à défaut -c la noblesse du sang et du nom, la grande majorité des électeurs de Québee-t entre ont la noblesse du coeur et la noblesse des sentiments.Ce sont ces braves gens qui, sans doute, récompensaient en M.Arthur Lachance et M.Eugène Lehar non pas des représentants de la “high class,’’ mais des hommes sortis du peuple et restés dignes du peuple par leur probité et leur conduite exemplaire.Dans notre démocratie, les vrais nobles ne sont pas ceux que M.Koméo Langlais cajole, par le temps qui court.Le jour du scrutin venu, il s'apercevra que le suffrage du peuple ne se trompe pas et qu’il sait marquer ses amis de la croix libératrice.Pour donner une idée de la manière dont les choses se passent dans Lotbinière, nous mentionnons le fait qu a Saint-Louis, hier l’après-midi."AT.franco ur, le candidat libéral, n'avait pas d'adversaire, et que des chefs conservateurs importants comme Al.Ernest Beaudet.Al.le notaire Bernard, Al.l’arpenteur Félix Page, ont.pris part a la >éunion et se sont déclarés satisfaits de 1 attitude de Al.F rancoeur.Demain, dimanche, l’assemblée a lieu à Saint-loan Desehalilons.'•V Baker écrasé.I assemblée a lieu a oui it i-man j/use an II est angluis, dims le comté, > que All est candidat'malgré lui et qu’il sera é A la mémo date et dans le même journal, Al.Koméo Langlais était désigne comme un homme “ sympathique auprès du gouvernement d’Ottawa et qui promettait de faire beaucoup pour l’avancement de nos grands intérêts.” Seconde gaffe de.Af.Langlais.On ne peut pas servir, deux maîtres à la fois.Du moment que Al.T,anglais veut se dévouer aux “grands intérêts" de Québec qui dépendent d’Ottawa, sa conduite connue celle des électeurs est toute tracée.Ce n’est pas.évidemment, à la petite législature de Québec qu’il faut porter ce colossal monsieur qui se sent forcé de protéger nos “grands intérêts,"’ c’est au parlement d’Ottawa.Al.Langlais s’est grossièrement trompé de porte, et les électeurs de Quéhcc-Cnmrc vont se faire un plaisir et un devoir de le lui apprendre,, Il y aura encore des élections fédérales, et Al.Koméo Langlais pourra alors donner la pleine mesure de ses capacités.Alais la gaffe des gaffes, la gaffe superlative absolue, c’est celle qu’a faite Al.Langlais,- le prétendu ami des ouvriers, dans une circulaire de convocation d assemblée.’M’invite, disait-il.les OUVRIEILS et les HOAIAIES BIEN PENSANTS, à venir entendre les orateurs, etc.Ainsi, dans Québec-Cclitre, selon cet ineffable.Al.Koméo Langlais, il y a deux catégories distinctes d’électeurs : les ÛU- YKJEKS d’abord, puis, en second lieu, les HOAIAIES BIEN PENSANTS.A Cela fait rêver.Il est donc vrai que dans l’opiinn de cet homme de la “high class” et des “grands intérêts” qui s’appelle lîoméo Langlais, il v a une différence entre “l’ouvrier” et “ Vhomme, bien pensant ”, puisqu’il prend soin de les séparer l’un de l’autre.Quand Al.Koméo Langlais compose ses circulaires électorales, il a en vue d’abord l’homme modeste, le salarié, l’artisan, celui qui peine sous | autorité d’un autre,, celui dont le travail principalement manuel soutient la famille au prix de sacrifices sans cesse renouvelés ; celui-là, c’est l’ouvrier.Il vote comme le riche, le noble et le patron, ,’t quand il vote, il est libre : c’est son droit et c’est sa gloire, personne ne touche à ce quelque chose de sacré qui est le bulletin, si ce n’est l’oflicier public qui représente la loi et le citoyen qui représente .la volonté populaire.Qu’est-ce que l’ouvrier vous a donc fait, M.ltoméo Langlais, pour que vous sépariez ce brave homme de ceux que vous appelez “les hommes bien pensants ?” C’est, de votre part, une cruelle lâcheté ou une lâche cruauté.Dans les deux cas, vous êtes inexcusable et vous serez doublement puni : tout ce ou’il y a d’hommes bien pensants dans Québec-Çentre, les ouvriers et les autres, vous a pese et vous a trouvé trop léger de tête et do coeur.Arous vous en apercevrez le jour du scrutin.- ______ QUEBEC CENTRAL LA CAISSE D’ECONOMIE DE NOTRE DAME DE QUEBEC RAILWAY A Tit !-n iocot sl-z ;c - t it q»>= r*rL; 4* Lt kc dt-i to— ôï :i * *ovan>t ptrje lit-.L>i_Li:-r-1 -tsebpSicx de Iz.prorâre d* Cf3ti-ir.Ce» Tt'-lrM jjfcVfflv-* *o d*i« 4- - ;.Li vjer 19)2, o&caBit-iiz.tea a vapeur Elévateur hydraulique et à pou* ' alimenter voir.“ réservoir Escaliers et Echelles d» Sauve* “ incendie tage.“ air - “ air chaud reparations d’automobiles exé- “ circuler tées avec -oin.‘ liqueur* Toutes machines pour rarmufac- ‘ hydraulique turcs, ré par* s ou améliorées valeur électrique suivant les règles de l’art.«r*l ij>- JvP.vard I,- c* • .• alhounio.Téléphones : 630 et Ht*.S.,T.NESTOR, Agent des billets pour la ville.*95, RUE ST-JOSEPH* Etablissement Technique, et Esthétique pour Montre?, Horloges, Bijouteries, Bagues, Joncs, Argenteries, Optique, Diamants et Pierres précieuses.Travail très soigné.SOU VENIR de QUEBEC.L’ENQUETE OU SENAT AMERICAIN Est reprise à Washington, sur le désastre du “Titanic" ui'p.'Ciif-! » if- i a#ï-niv (If* nouvel-! D i’.v -Ion - & f'o.L (.*!• t vi-ih 11 ( ni' h'iMi r-'s "iiprès la théoiie que “ Voir c'est Croire’’, .lolin A.Smith, «le Milwaukee, veut faire les frais «le procurer il n'importe qui l’occasion -lent : mais comme le disait Sir Mnmer Gottin ici, la semaine dernière.la voile est trop grande pour le gouvernail.M.Mn vergue a été l'un des auteuip de la eluitc de Maurier.Il nous a promis mer et monde, le rapnel de la lu: et de I t mai inc.le lèglement de la question des écoles, etc.Nous savons quelle a été la suite de ces promesses.Allons-nous écouter encore une fois M.Maveugno ?A Pu ris duns les milieux diplomatiques on est intrigué par l’intransigeance des homuns d'état de Madrid Dans Id; milieux diplomatiques ii Paris, ou garde une extrême réserve au sujet des pourparlers avec l'Espegne, mais il est visible qu'on est de plus en plus intrigué par 1"intransigeance des hommes d That d au-delà des Pyrénées et que certaines hypothèses qui avaient été te jetées tendent à s accréditer._______________ La.réponse du gouvernement espagnol aux dernières pnqi isilio as françaises, sans y op.u ser un ref s aholu ét ili'it une discussion à propos de celles-ci.Tout d'abord, e gouvernement de Madrid décl ne qu'il r.-l très difticél > de se rendre un compte exa< ; des déniai.des de si France au si jet de la vallée de rUnerglia.attendu que les c.tr-l'i ançaisvs et.espagnolles.relatives à « et te région, diffèrent complètement.Il est bon de faire te marquer en passant que cette objection n'est pas nouvelle.A ;tot:e coiinaissanee.il y a au moins un mois que les Espagnols Tout m:u levée, e; il nous semble que.dénis, ou aurait dû s'efforcer de ’aplanir En réalité.!" Espagne consent à te pratiquement ouvert! ccder à la France une portion de savoir, avec 1"Allemagse.la rive dtoitc de I t hterghaè — ' Voilà ce qu'on concilierait : c est-a-dire une partie de ce que mais je tiens à vous dire que -i celle ci léclinie.— ma s refuse ut cat te liyi.it Iri se vient naturelle-l*ii bure la moindre c uiecsi >.i me.nl à l'esprit., je ne la tiens pis sur la rive gauchi*, parce que ce eue ne pour fondée.le crois sciait ttop amoindrir I hinterland toujours à un accord final.-i cet de Mchlla.aiç'ord n'intervient pas.j admets l.a France va répondre à la un- définitivement l'hypothèse en vite espagnole et la discussion s de Paris jette une tu un ère curieuse sur ta rfj/n.renie de mentalité entre les races anglo-saxon nés et les races latines.'1 L'OCCASION DE LA PERTE DU TITANIC Il y n nu dernièrement en An- chienne judiciaire mais une qqes-gleterre, à la chambre des lords, lion de suprême importance", unti courte discussion qui dit aveej ' Lord Morlcy a répondu, au raison le “Temps", de Paris, a nom du gouvernement en expr.maut d’aboixl le regret que le'dé- jeté une lumière curieuse sur la eompnJiaison souvent établie entre les races anglo-saxonnes et les races latines.Et cette comparaison, dans le cas actuel, n'est pas à l'avantage des secondes.Il s’agissait de la perte du “Titanic".Nous avons l'ait ressortir ce qu'a en d'extraordinaire la Procédure adoptée par le sénat a-méricain.Le “Titanic" battait pavillon anglais, et en matière liât ait été engagé.11 a affirm,; .ensuite—mais pour notre part nous ignorons sur quel texte „„ quelle jurisprudence s’appuie celte affirmation— “qu'une nation a le droit d’ouvrir une enquête sur le naufrage d'un navire cl ran.rger dans lequel ses nationaux ont péri".Lord Mdrlcy a ajoute ce-pendant—ce qui justifie notre o-pinion juridique—que le cas maritime, il n’v a.surtout un s'est jamais présenté.Il „ dit udouiia I temps de paix, point d’exception Itencorc qu.'aucune communication d'aller a vee ses hommes aux pompes qui se trouvaient dans la chambre des chaudières No.•*>.Afin de se rendre là.Dillon et ses hommes-durent ouvrir les portes de quatre cloisons étanches,ils laissèrent les portes ouvertes.En réponse à eue question de lord Mersey.Dillon dit qu'il ne put se rendre aux pompes de la n’a été échangée au sujet de cette procédure inhabituelle entre L< a la règle de Vinviola'bili'.é du pavillon.Dans certains cas.nettement définis et àproment discutés, j deux gouvernements .11 a conclu cette règle a subi des restrictions : [que l’enquête anglaise sera libre: droit de visite, patente, sanitaire, |qn 'au surplus rien n’interdisait etc.Mais quand il s'agit de poli-[aux Etats-Unis de netonir les té.ce nm rit i mo.d’enquête sur des ; moins, à condition que ceux ci Infinites présumées, de sanctions j sent traités avec égards.Après contre les officiers, seul est coin- chambre No.5.ear il y avail hop patent l'Etat dont, le navire porte d’eau duns cette chambre.I.eau commençait même à envahir lu chambre No.t.Itilhm sombra avec le navire.11 lut entrai né environ à deux brasses de profondeur par la succion.Il était '•ms cm naissance.Il se souvient d’avoir nagé pendant 2(1 minutes avant de perdre connaissance les couleurs.Or.les autorités a-méi'ieaines se sont comportées connue si le “Titanic" eût été un vaisseau américain.Non sciile- qnoi.l’incident a été déclaré clos.Le “Temps", (après avoir i-.sumé le débat de la chamln- tb s lords ajoute : “Nous sera-t-il permis de seillcr aux Latins «pie nous somment elles se sont saisies de 1 en-, mes et aux Lotins «pii -uni i.,< quête, suis aucune intervention voisins italiens de méditer re cas?ou consulaire «le I Angleterre.| Les polémique* provoquées tics mais elles ont retenu, par un acte deux cotés des Alpes par des cou- Il dit «pi’après la plongée du na-lsi,mn i,rbhn'i"1- ,lu "loi,ls i Hits de droit maritime, plus nor- me.il vit au moins l.lilMI pers-.m-jtéral.des témoins étrangers qui nmux cependant, puisqu'il résub ne- qui.comme lui.nageaient ou ‘ n 'étaient pas inculpés et qui.di, taient de l'état de guerre, sont étaient supportées par les ' oima-1 droit strict, auraient pu contester( encore dans le souvenir de tous Us de s«ui « et.içe.Il ne « il pas les femmes ne voulurent pa.y consentir.-Johnson dit ou" la chalorpe attrait pu prendre encore six z personnes.FATALE EXPLOSION D’UN FOURNEAU Trois hommes sont tués.Cleveland.Ohio.Id.— Trois hommes ont été tués et une vingtaine ont clé gravement blessés, de bonne heure ce matin, par 1 explosion du tourne ni central de la fabrique il- fils de fer de l'A-m erica n Steel and M ire f'o.Du pense une certains des ldes-és mourront.Deux des morts n'ont pii être identifié» tant ils ont été défigurés irai le métal en fus: ni.On croit que l'explosion a été causée Par l inflammafion d'une aecîmiiilntion de gaz en fusion.lui ont demandé compte a vee beau coup de mesure, mais non de netteté."* Va-t-on créer un précédent, a in'i rrayé lord Stanhope.en cas «le guerre, par suite de la faculté d’iiiterention ouverte à toute nation qui aura des passagers à bord d 'un navire belligéant?Les témoignages recueillis par le sénat américain feront-ils autorité en Angleterre'; Les Etats-Unis auraient-ils admis de la part des autorités britanniques pareil procédé?" Lord Lonsdowne, tout en reconnaissant les raisons de l'ait qui ont inspiré les Etats-Unis et 1 utilité de recueillir des informations rapides, a rappelé que l'enquête américaine “à l'émii d d'un nu vire britannique, battant pavillon Era oc I cette manie de persécution qui '¦‘¦•S® *cMlr *:l'Sil't vo'r partout ce .t nebaode,relâcher en tous cas plus |rapidement, les navires français qu’une erreur avait fait arrêter?El nous-mêmes.Era unis, ou d i moins certains d'entre mus.un-vous nous pas cédé à me net v.-i té excessive en dénonçai* une ma ladre.*,.comme mie «who- • : à notre pavillon?Je Tu II v raud.souffleté, disait : “Quel coup de poing j’ai reçu ?Italien-; * Français ont transformé u >oa'-tlet une bagarr.e qui t était pus JiAméditéé.Qu'y ont-ils gagne, les uns et les autres?“ Entre d;mx peuplas, dont 'a communauté d'intérêts sur beaucoup de points du monde coiilir-me la communauté de race, ce regrettable malentendu, dont le britannique, naufragé en plein n- j traces n'ont pas encore tout il eéan.est un fait inhabituel et | fait disparu, ne savj'ail durer.N'empêche que 1 cxeuqde des Anglais et des Américains mérite contraire à tous les précédents.Lord Tlalshury.en s'abstenant de discuter le cas,, a cru devoir observer que “la question de la nationalité des navires naufragés .liable une cure n'est pas une simple question de saxon." leur attention et qu'un peut conseiller à leur latinité impression-de calme angle- Jolie place pour construire des cottages Nous avons eu le plaisir aujourd’hui d’avoir une entrevue avec le président de la Compagnie du parc Jacques Cartier Ltée.M, C, J.Lockwell, au sujet de la propriété que la Compagnie offre en vente par lots à bâtir situés sur les bords de la rivière St-Charles et de la rivière Lairet.Avant examen des plans, nous ignorions qu'il existait dans le centre de la Ville.Pour ainsi dire, un aussi joli coin de terre.Tous las terrains du Parc • Jacques Cartier sont situés merveilleusement sur les bords des Riviere St-Charles et Lairet.Comme l’éclusement de la Riviere St-Charles est chose décidé, et que les soumissions seront demandées prochainement, nous avons cru intéresser nos lecteurs en leur rendant compte du plus beau centre de construction de notre Ville.Nous sommes persuadés que les lots du Parc Jacques Cartier sont l’idéal de ceux qui veulent se construire une maison là ou il y a de l’air et ou il y aura une nappe d’eau de 10 à 15 pieds de profondeur, ce sera une Venise Quebecquoise, et comme valeur foncière, les lots du Parc Jacques Cartier, seront certainement à un prix de fantaisia et de luxe d’ici à quelques années.Nous conseillons donc fortement à tous nos amis et au public avide de faire une spéculation sérieuse de prendre la peine d’aller au bureau de la Compagnie 88 rue St-Pierre, et de consulter les plans et les conditions d 'achat de çes ter ains qui sont offert en vente à des conditions très facile.C'est aussi notre intention de tenir le public au courant de la vente de cette parti de la ville, et nons aurons occasion d’en parler.LE PARC JACQUES - CARTIER C.J.LOCKWELL, Président et Gérant.88, rue St-Pierre, QUEBEC.J J.E.Giguère, 283 St-Josepli.A.Guay, 283 St-Joscpli.,T.Paquot, 20!) 1-2 St-Joseph.A.Crépi n, 319 St-Joseph.f A.Lortie, 331 St-Joseph.G.Johin.390-392 St-Joseph.-Ins.Véziua 454 St- Joseph Mde E.Nicole, 113 L St-Yallior.A.Perl nu d et Oie,.Dépôt du Québec-Monlniorency.Aussi sur les bateaux tvaver-siers, gares de chemin rie fer, et sur les trains laissant Québec et Lévis le matin.Nous donnons ci-dessous une liste complète des dépôts où la Vigie est en vente : G.A.Grondin, 57-61 Buade.A.Langlois, 24-20 Côte Larnon-tagne.T.Burns, 63-65 rue Buade.E.Langlois, 42 St-.Jeau.*J.E.Gauvin et frère, 76 Sl-Jean, J.Evoy, 141 St-Jean.Auditorium.L.P.La vergue, 212 St-Jean.-àT.H.O'Neil, 248 St-Jean.J.L.Dussault, 350 St-Jean.A.Julien, 436 St-Jean.N.Thibault, 171 D’Aiguillon, A.Valliêres, 26 Côte d’Abru-liam.Morin et Emoud, 142 Côte d'A-braliam.Gédéon Dussault.48-50 St-Jo-seph.A.Poliquin, 140-142 rue du Pont.A.Beaudoin, 76 1-2 St-Joseph.Jos.Côté, 179 St-Joseph.Les candidats aux élections du 15 mai COMTES MINISTERIELS OPPOS1TIONMSTES INDEPENDANTS C.Slater Ailhtir .en CI ambre sur I"abolition des barrières de •péage, sur les assurances, sur l'établissement des l'Umul'actlires de pulpe, etc.Il rappelle qu'il a ét éde la plus grande impartialité quand il s’est agi de l'annexion de Montealmvillv.Il s'est rappelé qu’il était le député de Québec Centre et il a travaillé pour lu progrès de cette division.M.Leclerc succéda à Al.I"éuhcvin Ar-diuaire quand il donne le plus formel démenti aux déclarations do Al .Langlais qui a fait publier dans l’Aclioip Sociale, qu’on était allé lui offrir $ô,000 pour 4e retirer de lu lutte.Si M.Langlais, est un homme, de coeur, s’est-il écrié, il donnera publiquement lu nom de celui qui a tenté de le séduire avec ces offres d'argent.Pour lui.il préfère I avoir comme son adversaire politique, car il sait que le 15 prochain.AI.Langlais sera écrasé.AI.Leclerc fut chaleureusement applaudi.•Al.Leclerc luvvéda à AI l’échevin Arthur ('anuuii."Ce "dernier, a vue™"!’éloquence qu'on lui commit, a fait le procès de AI.Prévost ut La vergue qui se sont ralliés aux conservateurs.Et ai signe.AI.JÔXAPHAT POLIQLIN.' Déclaré il va lit moi à Québec, ce dixième jour du mai mil neuf cent douze.L’ATUUR E.S1AIARD, Loin, de la Cour Supérieur, district de Québec ASSEMBLEE CONJOINTE Au Marché Berthelot LUNDI SOIR A 8 HEURES, 13 MAI le.soussigné,
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