La vigie : journal de critique et d'opinion, 20 avril 1912, samedi 20 avril 1912
-I'.-.% ' iïltllt: in': Ash.L(yisItt(iV0 J21 V0I6-N0.118-aamedl, te Avril 1912 JOURNAL DE CRITIQUE ET D'OPINION Abonnement t $1.00 par an.1 cent le numéro.Tarif d’ani oneee: 1ère Insertion 16c.le liens aeme insertion, lOc, le ligne" Publié tout les Samedis par la C'^ Vigie, 8 rue Colline, Haute-Ville I f ft, * k ft / La VltirLK Samedi, 20 am’Z 1912 L'hon M.Tasphereau et le comté de 'Mont-morèney L'honorable ministre des Travaux publies et du Travail sera sans doute candidat dans le comté de Montmorency, qu’il représente depuis 1900.S il est un député qui a montré du dévouement • pour ses électeurs et qui s’est occupé de promouvoir leurs intérêts dans la mesure du possible, c’est bien 1 lion.M.Tascbereau, dont l'indomptable énergie et l’activité proverbiale ont toujours été au service de ceux qui se sont adresses à lui.ISir Lomer Gouin et I honorable M.Tascbereau, tous deux également, décidés à faire des oeuvres durables, ont com-l,Ms b’s besoins et les aspirations •le I heure présente : ils ont seme, dans les villes et dans les campagnes, des édifices publics, 'les palais de justice, des écoles, des ponts, qui sont l’orgueil de mdre province.Ils-ont pris les moyens pratiques de développer h' roseau de nos chemins de fer ''I d en couvrir notre province .in.squ en ses plus lointaines extrémités.Depuis cinq ans qu’il est.nii-;'ls,re.(oct.1907), l’hon.M.asi bereau a fait une.tâche de géant.Dans l’accomplissement, de ses devoirs envers les classes ouvrières, il a montré du discernement, et un souci constant de protéger le.faible contre le fort est 1 une de nos grandes figu ros de la politique provinciale.• "us ne croyons pas nous t.rom Per en disant que le comté de montmorency lui restera fidèle, 'munie lui-même est resté fidèle u,i comté de Montmorencyt LA VIGIE QUOTIDIENNE Dès lundi matin, 22 avril, la \igic commencera son édition quotidienne, si impatiemment désirée et attendue par un grand nombre de libéraux du district, et si redoutée en certains quartiers, chez nos adversaires politiques, parce qu'il lui est arrivé si souvent, au cours de sa carrière qui ne date pourtant que de quelques années, d enlever des masques d’hypocrisie.La Vigie entend reprendre et poursuivre d’une façon plus fréquente, son oeuvre féconde et utile au point de vue de la saine et généreuse doctrine libérale qu’elle a toujours vaillamment défendue jusqu’ici.Chaque matin, elle apportera à maints foyers comme à tnjc multitude de nos amis la toute fraîche rosée des événements qui se sont produits au cours de la soirée et de la nuit.Nous comblons, en ce faisant, un voeu du public de Québec et du district depuis longtemps caressé, et nous sommes convaincu que celui-ci, par son effective sympathie, saura bien nous récompenser des sacrifices que nous nous imposons pour le satisfaire.Dès lundi prochain, aux heures où les pourra se procurer des exemplaires de la dépôts de journaux de la cité, et à Lévis.foyers «'ouvrent, cm Vigie dans tous les L’APPEL AU PEUPLE est, il déserte le champ de bataille et laisse les autres se morfondre, tandis qu’il va jouir d’un repos qu’il n’a pas légitimement gagné, car s’il s'est fourbu à la besogne et s'il s’en va avec la haine au coeur, c'est pour avoir dépensé ses forces dans les luttes de la politique fédérale qu'il avait volontairement abandonnée en 1908, au détriment de son mandat de député à la législature, mandat qu’il a déshonoré en négligeant d’en remplir les fonctions essentielles.Jamais chef de groupe , 1 ‘ ,uc n'a plus outrageusement trompé les espérances de ses amis.Son abdication même, entre les mains du chef bleu, M.Tel lier, est une de ces déchéances morales qui donnent la nausée.Quand ce nationalisme, ««ont il se proclamait le champion, a besoin de s'affirmer dans un appel au peuple de la province de- Québec, ce n’est pas à un La vergue qu’il en confie la garde—Lavergne est un Judas qui s'apprête à recevoir les trente deniers de sa trahison—ni même à M.Jean Prévost, l’enfant prodigue parti pour la Belgique et autres lieux où il est en train de subir toutes les avanies du personnage biblique.— mais c’est à un triumvirat de bleus azur, composé d’un Jean Dumont, d’un Orner Iiérou x et d'un Mathias Tel lier, tout ce qu’il y a de pluà outré, de plus fanatique, de plus borné dans le monde conservateur.“ Moins que jamais, vient d’écrire M.Bon ras,sa, les programmes des partis, les professions de foi des candidats, ne sont une garantie de saine politique et de bonne administration.Du sait ce que valent ces amorces entre les mains d’hommes sans conscience, ou sans conviction ou sans énergie." Cela signifie, en bon français, que, quoi qu’il eu dise, M.Bourassa n’a pas plus de confiance dans les promesses de M.Tuilier que dans celles de M.Pelletier ou de M.Monk.Les actes seuls comptent, et les actes de l’administration Gouin, durant les sept dernières années, sont par excellence ce qui doit déterminer les suffrages du peuple, en sa faveur, parce que ces actes sont bons.ose La proclamation officielle de la dissolution de la législature par le lieutenant gouverneur, de l'avis et du consentement de scs ministres, et l'annonce d’élections générales contiennent ce passage important : " Attendu que Nous sommes désireux et que Nous avons décidé de rencontrer aussitôt que possible le peuple de Notre Province de Québec et d’obtenir son avis exprimé en parlement." Ce désir et cette décision du lieutenant-gouverneur en conseil prouvent que le gouvernement de sir Lonier Gouin entend s’appuyer sur le peuple pour continuer l’exécution du programme qu’il a fait adopter par les Chambres.C’est la meilleure politique.Souvenirs du passé La troisième session du deuxième parlement fut ouverte le 28 mars 179!).Après le cérémonial et les discours d'usage en pareille circonstance, plusieurs anciens députés et quelques nouveaux exilaient tous leurs griefs contre l'admi nistration.L’irrégularité des élections, l'argent dépensé pour corrompre l'électorat, la nomination de plusieurs ilffi-ciers rapporteurs anglais ignorant entièrement le parler français, l'imposition injuste de candidatures de juges et de fonctionnaires de II It at souvent contre le gré de la majorité canadienne française.la fixation non moins injuste d’un seul bureau île votation dans des comtés d'une très grande étendue, ! arrogance d'un membre du conseil exécutif qui semblait rire de ces remarques sensées.Nous sommes en pleine période électorale.La dissolution de.la législature de Québec a eu lien lundi dernier, le 15 avril 1912 ; le jour fixé pour la nomination des candidats est le 8 mai, et, dans les circonscriptions électorales ou deux ou plusieurs candidats seront mis en nomination, le scrutin sera ouvert durant toute la journée de mercredi, le 15 mai, veille de l’Ascension, pour permettre aux électeurs d’enregistrer leur vote.Quatre dimanches seulement seront disponibles pour permettre aux candidats de tenir des assemblées contradictoires, dans les comtés où c'est encore l'habitude de faire la discussion des affaires politiques ce jour-là.Dans la plupart des paroisses du district de Montréal, d'après une décision des autorités religieuses, il n’y a plus de réunions politiques en plein air le dimanche.» e » Sir Lonier Gouin, premier ministre de la province de Québec, a la réputation, bien méritée, de consacrer tout son temps et tous ses efforts aux affaires de la province.Nous appuyons là-dessus, car il nous semble que le peuple a le droit de savoir comment les ministres qui le gouvernent s’occupent de leur besogne.Or, depuis le mois de mars 1905, époque à laquelle sir Lonier Gouin a été appelé à former son administration, c’est-à-dire, durant sept années complètes et consécutives, il s’est dévoué, corps et âme, à l’accomplissement de la tâche qu'il avait entreprise : assurer à la province de Québec une situation de fait et de droit enviable parmi les provinces de la Confédération canadienne.5 » 6 Cela est admis par les adversaires eux-mêmes.Los résultats acquis jusqu'à présent sont la preuve indéniable que 1 administration de sir Lonier Gouin a été avantageuse pour la province de Québec.Los finances sont prospères,' sans que le peuple ait à se plaindre d’être surchargé par les impôts.C’est l'affaire de 1 opposition de critiquer sur ce point comme sur tout le reste ; mais il y a un fait que tout le monde est obligé d admettre, c’est que, depuis l’avènement au pouvoir de sir Lomer Gouin.en mars 1905, le gouvernement n'a pas ajouté un sou à la dette de la province et qu’il a fait honneur à toutes ses obligations de chaque année par les revenus de cette même année.Prenez un cultivateur, un tout cela exaspère les Canadiens ouvrier, un marchand qui, durant les sept dernières années, a et accentue la lutte entre les •trouve le moyen de vivre honnêtement, selon son rang, sans ex- deux nationalités, c’est le commencement de l'histoire de la goutte d'eau chaude qui tombe lente, opiniâtre dans l’urne populaire.Quand ce vase précieux sera comble, une dernière goutte le fera déverser, et son contenu devenu bouillant lé fera même éclater.Ou décide de construire des palais île justice, à Montréal.Trois-ltivières et Québec, une taxe est imposée sur quelques procédures judiciaires pour alléger le.coût de ces travaux.M.Papineau, dans un discours virulent contre ce qu’il appelle “l'oligarchie anglaise’’, cherche à démontrer le malaise du peuple oui voit d'un oeil jaloux le bien-être, la richesse même des puissants de la terre.Cette dispeople, l'enseignement pratique, au moyen de conferences, dejproportion au point de vue fi-stations expérimentales d’arboriculture, d renies techniques, etc., 1 uaucicr a p para il facilement pour le.mettre, à même de.profiter de.toutes les découvertes de la dans les rangs de la députation où il- v a des pauvres et des riches.Les riches sont des députés juges ou des employés civils pouvant facilement, payer leurs dépenses, les moins favorisés se recrutent dans la classe mercantile et agricole qui ne peut point donner des services à l’Etat sans recevoir une indemnité.M.Papineau propose alors qu’un petit montant (l’argent soit accordé à chaque député pour payer ses dépenses de transport, sa pension et la nerte de son temps.Sa proposition est* repoussée par la quasi-unanimité de la Chambre.Cotte pénurie d’argent et, l’obligation pour les députés de faire honneur à leur mandat, les mettaient souvent dans une triste position.C’est :\ cause do cela, peut-être, eue deux d’entre eux «e rendirent, coupables d’obtention d’argcgt sous de faux •VI Ull > v IV 111 Ue> vil 1IV » I ' j ( lllMIlll U III' OV, 1 “ "fs • ’ travaganec et sans lésinerio,, de payer toutes ses dettes sans être ¦obligé d’emprunter, et qui a de quoi pouvoir soutenir sa position avec fierté, vous ne pouvez pas vous empêcher de vous dire : cet homme-la est sage, prudent, industrieux, économe, et de le citer jcomme modèle parmi scs concitoyens, en vous plaçant au point de vue exclusif de l'homme d’affaires.sa» C'est précisément la position dans laquelle se trouvent sir Lomer Gouin et son gouvernement.Mais il a fait plus encore.Avec l’exemple d'une sage administration des affaires de la province, il a donné aussi l'exemple d’un homme qui s’occupe d’améliorer le sort dos cultivateurs, des ouvriers, des enfants qui fréquentent les écoles et des personnes chargées de leur donner l’instruction.Malgré toutes les critiques des adversaires du gouvernement, personne n’est capable de prouver que sir Lonier Gouin a négligé l’agriculture, le travail organisé, I instruction publique, durant ses années de pouvoir.Les statistiques démontrent, au contraire, que pas un gouvernement n a fait plus ni même autant que le sien pour procurer le bien-être des classes qui en ont le plus besoin et pour dispenser, en même temps que l’argent et les travaux qui améliorent matériellement le sort du science et «le les appliquer d’une façon judicieuse.Lu répandant .ainsi largement, par toute la province, les bienfaits «l’une amélioration progressive et constante «le tout ce, (pii peut assurer au peuple les commodités de la vie et une répartition équitable «le l’éducation dans toutes les classes «le la société, pour les besoins spéciaux de chacune d’elles, sir Lomer Gouin et ses collègues du ministère ont laissé, dans les villes et les campagnes de la province, des traces irrécusables de leur bienfaisante administration.On peut nier à «les adversaires les qualités voulues pour être a la hauteur des positions qu’ils occupent, mais on ne peut nier l’existence des écoles des liantes études commerciales, des écoles 'techniques, des écoles normales, des écoles menagèrcsT des écoles d’agriculture, des éeolcs-académics dans les campagnes progressives : tout cela est l’oeuvre du gouvernement'Gouin, et tout cela est fa if dans l ’intérêt «lu peuple.A Jnnquièrcs, en 1908, M.Henri Bourassa niait, avec son audace ordinaire, que le gouvernement Gouin eût fait quoi que ce soit pour favoriser 1 instruction publique : l'orateur chargé de lui répondre se.contentait de lui montrer, dans le lointain, la coupole «le.1 école normale des institutrices de Chicoutimi, qui étincelait sous le soleil de juin, et de lui dire : “ Monsieur, niez-vous aussi l’existence de ce monument-lit ?lit niez-vous qu’une école normale soit utile dans ce comté ?” Le chef nationaliste baissa la tête et ne dit mot.• • • Depuis.M.Bourassa a baissé pavillon.Comme un lâche qu il prétextes et furent poursuivis.F/un, grâce à l’influence de ses amis , ,ues.eut la chance de sortir assez facilement do cet impasse, tandis que l’autre, le député du comcté d’Effingham, fut condamné à trois mois d emprisonnement et à une amende de vingt louis.Le général Prescott, quitta 1«: pays le -'il juillet 1799, sans laisser aucun regret.Il fut remplacé de suite par le lieutenant gouverneur 11.S.Mil nés.En ouvrant la quatrième ses sion du deuxième parlement, le f) mars 1809, cet officier du gouvernement impérial remercie tout particulièrement les citoyens de toutes les origines d’avoir bien voulu contribuer, par une souscription volontaire, aux frais de la guerre de l’Angle terre avec la France et l’Autri che.Ces faits absolument au (boutiques donnent la note juste «le la loyauté des Camidiens-fraueais.dès cette époque difficile de notre histoire.11 est important de ne pas l’oublier.Qu’on ne dise point : “les Canadiens ne doivent rien à l’Angleterre." Tenir un tel langage dans la province de Québec, c’est injurier les Canadiens.Vanter leur loyauté et leur valeur dans les provinces anglaises, c’est proclamer la vérité, oui.mais «niand ces déclarations contradictoires sont faites par le même orateur, dans l’intérêt d'un groupe politique, ou se demande s’il y a là droiture de sentiment ?Dans le cours de cette session, M.Louis de Salaberry, respectable vétéran et père du vainqueur de t'hâteauguay, forme un régiment canadien de troupe régulière, sous le nom de ‘.'Voltigeurs canadiens royaux.” Le baron «le Longue!! en est le lieutenant .Des favoris «lu conseil exécutif ne se font aucun scrupule du se partager des lots de terre de grande valeur.Par d’odieuses intrigues, ils empêchent les Canadiens «l’obtenir la concession de lots voisins pour les forcer à s’éloigner près des frontières des Etats-Unis.De sérieuses plaintes à ce sujet furent adressées eu Angleterre au due de Portland, ministre des Colonies, qui obligea le général Prescott do faire cesser, ces abus.Cet ordre souleva un grand mécontentement chez ces 'messieurs qui se pensaient les seuls maîtres (les plus belles terres du nays.La question la plus retentissante de cette année 1800 fut amenée devant la Chambre par la mort du révérend Père .Tean-,Joseph Cazot.prêtre de la compagnie de Jésus, procureur des missions et collèges des Jésuites en Canada, le dernier des Jésuites resté dans le pays, après la suppression de leur ordre par le pape Clément XIV.M.Plante, dit un historien, proposa de s'enquérir des droits de la province sur ces bi-ns ; alors M.Young, un des membres du conseil exécutif, se leva et déclara que.le lieutenant-gouverneur avait donné ordre «le prendre, possession
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