La vigie : journal de critique et d'opinion, 4 février 1910, vendredi 4 février 1910
JOURNAL DE CRITIQUE ET D’OPINION tout.Co tout n’est presque v DENOTRË'©juBnJtDED! Voi, 4-Ed.quot.no.34- Québec, 4 Février 1910 Abonnement : $3.00 par an.1 cent le numéro.Tarif d'annonces: 1 ère Insertion 16c.la ligne, 2emo Insertion, 10c.la ligne.Publié tous les matins par la Vigie, 8 rue Collins, Haute-Ville NOTRE LETTRE PARISIENNE;] AVANT QUE LE COQ CHANTE (J) Il y avait nue fois—c'était sans doute daps ces temps lointains où les souhaits étaient la mesure des réalités—il y avait un coq qui croyait que son chant faisait lever l'astre aux rayons d’or.Mais un jour je ne sais quelle pintade retarda son réveil et le soleil parut sans- qu'on .l’eût appelé.Somme;; nous créateurs ou simple spectateurs de la creation ?“(.’hanteclei nous répondra et dans huit jours exactement nous serons fixés sur cette grave question.En attendant, nous ne connaissons rien de “Chantecler”.Les indiscrétions des journaux nous ont h ion révélé quelques-uns des calembours et des à-peu-près que ces liâtes d’esprit mêleront à leurs gloussements de liasse-cour; ou nous a bien dit que l’hymne au soleil était devenu classique avant que personne l’eût eiiten due; les plus indiscrets des reporters bon leva rdiers nous ont bien affirmé que M.Galipaux serait le merle blanc et Mme Simone la poule aux œufs d’or; même si tout cela n'est pas du bluff—le bluff a a coq, comme ou dit déjà—nous sommes peu renseignés et pas intéressés du tout.La question, la seu-'e, qui nous préoccupe est celle du succès de “Chantecler”.11 ne peut être que triomphal et l’on sait pourquoi.Tant de réclame faite depuis tant utour de ce chef-d’œuvre, la malechancc persistance qui en retarda sans cesse l’apparition et qui ne fut pas la moindre des réclames, le scepticisme du public pBOJUr qui .d'apparition de ‘‘Chantecler'’ remplaçait 'les calendes Hier, une nombreuse dcpu-| grecques, le flegme enfin, talion de citoyens est allée flegme de Rostand, mélange cl’in-M Naooléon différence rêveuse et d’orgueil leu- , .• „ se confiance, voilà qui suffisait Drouin les requisitions jus-' Ea VIGrIE PiliVÎ, Québec, 4 Février 1910 LA MAIRIE qu ici signées.bien qu on 1 C()mp]0t des échecs.La faiblesse n’ait pas fini de faire circulerhe “Chantecler”, faiblesse avant ces listes et qu’on continue à|hi lettre, c’est d’être le triomphe faire signer en ville, celles qui ont été présentées hier à M.Drouin portaient des signatures si nombreuses et si influentes que celui-ci a déclaré qu’il acceptait la candidature.1 pas attendre.“Chantecler” l a m-Ses comités d élection vont |téres:.ée,tant qu’il est demeure une aventure.On parla d’abord d une pièce où des bâtes,comme dans L.Fontaine, devaient jouer des personnages humains.Elle se prit d’un grand amour à cette idée bi zarre, à cette œuvre difficile.Elle s'attendrit ensuite aux bronchi tes et appendicites “rosi an ion nés” qui arrêtèrent la floraison du poème.La mort de Goquelin—le coq désigné—en jetant un peu de drame sur l’affaire, la rajeunit dans son esprit.Que de questions se pressèrent alors dans l’étroite enceinte de sa petite cervelle : Le Bargy sera-t-il le coq ?Et Ma dame Simone ex-Le Bargy -celle que le coq eut sera-t-elle poule, pintade ou quelque autre oiseau?Et quand il fut sérieusement question de Le Bar- l'aire d’un succès ordinaire le plus obligatoire.La parisienne, cette petite nerveuse—et je voudrais savoir ce que serait un auditoire parisien, ce que serait l’opinion parisienne, sans la parisienne— aime les promesses, mais n'aini être ouverts incessamment.POUR LA FRANCE Toutes les places d’orebestre cotées à cent francs peu-mois et l’on organise du de l'Amérique des tournées où sera comprise une représentation de “Chantecler”, personne ne dit à quel prix ! Que “Chantecler”, après cela, ait du succès ou n’en ait pas, c’est affaire aux critiques, dont l’opinion,n’en doutez pas', est faite depuis longtemps.La parisienne ne s’en occupe plus, depuis trop d’années ou lui promet un succès écrasant qui égalera, dit-on, eo-u i de t!’A allée ou du prince d’Essex.Elle l’a oublié.Pour la “générale” ou pour l'une des deux premières”, elle inaugure quelques soies et quelques dentelles et médite quelque coiffure d'oiseau rare.C’est tout le succès qu’elle escompte.11 faut faire crédit à M.Hostau d.S’il a été l’initiateur du rame romanesque, «avec Cyrano, croyons qu’avec" Chantecler” il va créer pour la scène le poëme symbolique.Le coup est hardi.On peut dire que Rostand l’essayait léjà dans Cyrano.C’est la comédie héroïque par excellence, et peut-être Corneille n’eût pas mieux fait, s'il eût vécu dans notre siècle de badauds.Koxane a l'affétérie d'une précieuse et la crâneric d’une amante.X'est-ce point le symbole de la française de tous les temps ?Cyrano de Bergerac est un ami de la justice, un grand redresseur de torts, un prood our des pauvres diables, un pêcheur de lune, c'est-à-dire un .ion Quichotte français dont la .olie serait plus dans le cœur que lans l’esprit : symbole du fremplis éternel à qui le midi monte ou jours un peu au cerveau, Tant que les françaises seront .l’indomptables coquettes, les français seront les bretteurs et les javards,“Cyrano” sera aussi clogique que Tartuffe et le Misan-hrnpe.S’il n’est besoin que de :oqs et de poules pour faire de .nanteclcr” un poëme.classique, aous n’en manquons pas à Paris, même après le ltivcr du soleil.Stéphi Barclay.Paris, 25 janvier.Plus de $6,000 UG pnX gratuits! Une Vente Spéciale qui durera Offerts parla Vigie en concours de popularité QUINZE JOURS VENDREDI se rit la seconde journée de cette vente unique au rayon des lentelles.Les personnes qui viendront vendredi auront plus d’avantage que celles qui attendent aux derniers jours.Sont compris dans cette vente des Le plus grand concours qui ait jamais été fait | dans cette partie du pays collets de dentelle, des dentelles, de lu broderie et des ganta.*.lions I Ces valeurs ne peuvent être égalées il Québec.Lisez les descriptions bien attentivement et venez de bonne heure.(1) Quand on lira ces pages, le coq un a probablement chanté ; nos lecteur-riront peut-être alors des Parisiennes.Elles auront été les premières it si moquer d'elles-mèmcs.SOYONS SERIEUX Ayant transmis à M.l'Agent consulaire de France la généreuse souscription de M.Neuville Bel lean, nous recevions hier l'aima Idc réponse que voici de M.Itou-milhac : -Monsieur U.Bartlie, rédacteur de la Vigie, En Ville.Monsieur, •le m'empresse de vous accuser réception de la souscription gêné reuse de M.Neuville Bcllcau, au montant de $50.00 pour venir en aide aux victimes de la terrible inondation qui a sévi sur une partie de la France, ces joyrs der •Te ne saurais trop vous expri-1ff.V> sociétaiic de la Comédie I tan mer toute ma reconnaissance caise, on volait avec lui du 1 alais-pour le bien que vous faites à itoya 1 au ministère des Beaux-mes compatriotes, pour l’initia- lrjs p0ur savoir si l’illustre ac- u™ io.ir'c,.iittomii la mal., d.M- ».» cihiloyon," générosité bien l'Ç 1"""' 1» basso-com- tic 'la I ot-connue.En même temps, je rc- te St-Martin mercic bien sincèrement M.Bel- Aujourd’hui la parisienne sait lean flour sa souscription et j'ai le ferme espoir qu’il aura des i ., .i.„,u;tc e aux nécessités imminentes de Umpire, est de mettre sans délai l i disposition dis autorités Im-ériales.a titre de contribution olontaire et loyale de la part du ¦'*uple f’anadie1'.une somme suffisante pour acheter ou const ru i-deux bâtiments de puerre ou ype Dreadnought le uira-sis du t lus moderne é la latitude er cette somme A ictoria.B.C., d.—On mande de Hong Kong que les dépréda-tions des pirates sur les rivières N est et aux ferles sèment la terreur parmi les indigènes.Les troupes ont dû se fortifier dans les villages pour se défendre contre les maraudeurs.Les derniers avis reçus par le paquebot A \va Afartt.qui arrive de Chine, confirme ces rapports alarmants.AVIS A vis est, par les présentes, donné que demande sera faite à la Législature, à sa prochaine session.par AI.A nuronique Lafond K.là.AL, pour obtenir une loi lif permettant d’antidater son brevet et de pratiquer la médecine après examen.Québec, 2(1 janvier 1910.MORAUD & SAVARD, Procureurs du requérant 28 j.-l m.(ton l'attaquer ensuite dans tes "oui nattx et sut les 11 itcforme.pul 1 qui s.Bien plus.chacun ' n ion à ce sujet.C'est la mèim histoire au Canada, dit le ministre des postes on vu en avant h -perdre Germanique r,,.,,.-or le peuple conta l'-tal.lion.AT.AIc.Ko-na a décl ré !ui-mêine que c péril Gerinani-•ue et tit pure fantaisie, en el fe.Allemagne a mmere?-1 cl industriel.l-’anie l'os va en hi r, nous n'avons pu millier le rapprit, qui nous était rrivé un peu lard.Lu nouvelle Chambre de Com* iieico, (pii a eu sa première, as-cmbb'e simedi dernier, se compose dé:à de 18 membres (pii ont i "s comme officiers : Al AL Ad.Harper Wade, prési-'enl ; A.Harelte, vice-présideiit.; L G.Levesque, sec.-trésorier.Directeurs :—AI AI.Léo Alain, L A.Alarir r.I.A.Alarm's, T/mis St-TMaire, Al.Gauthier, James Vré-chelle, Joseph St-ITi,luire, I).Vt.kinso'i, J.Moulin Motir-ssa, N.L A.Toussaint, Dr W, Lacroix, Pierre Kobiluillo.f GURNEY, MASSEY Cie IZC^.3
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