La vigie : journal de critique et d'opinion, 30 novembre 1907, samedi 30 novembre 1907
PENSEZ-Y D’AVANCE Achetez les laineux Cigars Dixie, Camille ou Polo Pour Noël et le jour, de l’an.The Miller à, Lockwoll Co.Ltd.JOURNAL DE CRITIQUE ET D’OPINION PENSEZ-Y D AVANCE Achetez les fameux Cigars Dixie, Camille ou Polo pour Noël et le jour de l’an.The Miller Sc Lockwell Ce.Ltd.Vol.2—No.23—Québec, 30 Novembre 1907 Abonnement : #1.00 par an.1 cent le numéro.tl* Aiiunncc* : irrr mmrtlon Ifir.la llf/iif, Snnr intcrtfoii, 10r.In Kf/nc.m e ni i es F la « $8) «A y 30 ans après ! Imprimé par la Compagnie Vigie, 8 rue Colline, Haute-Ville Souvenir du 28 novembre 1877 WILFRID LAURIER sépare les uns des autres—langue, religion—ne devrait pas, selon lui, nous diviser.Il est lui-même la vivante démonstration du la possibilité de l’enseignement bilingue.” Le rôle politique de sir Wilfrid a été considérable jusqu'ici.Il a eu faire face il quelques-uns des plus dilliciles problèmes administratifs qui se soient offerts à la considération d’un chef de gouvernement.Il les a résolus, dans tous les cas avec sagesse, dans la plupart avec une habileté qui lui a valu en Europe même le titre d’homme d’Etat de premier ordre.Là où il n'a pas réussi à donner entière satisfaction aux grands intérêts en jeu, attendons le jugement de l'histoire, qui lui rendra justice.Mais on peut dire dès maintenant que la carrière de ce citoyen, toute d'honneur et de travail, toute consacrée à son pays, servira d’exemple et d’encouragement aux hommes que le présent et l’avenir destinent à la politique.Si les opinions et les actes de sir Wilfrid n'ont pas rallié toutes les intelligences, ses motifs désintéressés et sa bonne foi n’ont jamais été révoqués en doute.A ce point de vue, la vie publique de sir Wilfrid comporte un enseignement profitable.C’est le secret de cette “chance ” continue que le petit * Tableau d’honneur Faisons l'appel des noms trente ans après l’événement célébré le 28 par le Club Laurier.D’abord les principaux tribuns du parti Laurier : 1871 L’histoire politique de sir Wilfrid présente des aspects qui commandent l’attention.La fidélité de scs électeurs de Québec-Est durant trente années consécutives à venir au 28 novembre 11)07 est une de ces particularités qu'il fait bon rappeler, comme un noble exemple de fermeté de convictions et de fidélité aux principes, car sur ces trente années, il ne faut pas oublier que vingt furent passées dans les froides régions de l’opposition.Il fallait aux vieux libéraux de Québec-Est une dose plus qu’ordinaire d’énergie pour retourner à l’assaut à chaque élection générale, sans autre consolation que de rester à peu près seuls debout sur le champ de bataille.On les a souvent, à bon droit, appelés la vieille garde.L’on a dit, à ce propos, que sir Wilfrid était un “chanceux,” et, pour le prouver, l’on a fait longtemps contraster ses succès faciles de Québec-Est avec sa persistante mauvaise fortune à Ottawa.Longtemps, en effet, des adversaires, plus redoutables, il est vrai, que la plupart de ses concurrents de Québec-Est, ont espéré faire échec à l’idée libérale incarnée dans Laurier.Tout un grand parti, dirigé par quelques-uns des premiers hommes d'Etat de notre époque, jouissant du prestige de la tradition, des alliances puissantes et de la possession du pouvoir, s’interposait entre elle et le peuple pour empêcher Laurier d’arriver à la tête du pays : le peuple, a renversé l’obstacle, et l’idée libérale est devenue maîtresse de nos destinées.A l’instar de Québec-Est, et depuis dix ans passés, le Canada est resté fidèle lui aussi au chef qu’il s’est librement donné.Le choix primitivement fait par une population canadienne-françnise a été confirmé tuir l’électoral anglais du pays.Cette double allégeance peut bien paraître fortuite aux yeux de quelques-uns : elle n’en est pas moins une réalisation certaine de “l’entente cordiale” et de la concentration des énergies jk» r le progrès de la patrie commune.Nous répétons ici ce que disait de lui un confrère de cette ville il y a dix ans : “ M.Laurier est, de tous les hommes de notre race, celui qui a le mieux compris son époque.Appelé A vivre avec des Anglais, il s’est assimilé leur langue, il leur a emprunté les qualités qui abondent chez eux, l’esprit de méthode, la netteté du discours, la modération en tout, la courtoisie dans la dis-cusion, la droiture dans les relations d’homme à homme Ce qui nous nombre appelle insolente, mais qui est tout au plus insolite à cause de sa trop rare occurrence dans notre monde olliciel.Et puisque le progrès du pays est la conséquence de cet heureux hasard.puisque la patrie canadienne se fait plus grande, plus intellectuelle,, plus forte sous l’impulsion de ce libéralisme éclairé dont sir Wilfrid Laurier lui a appris la pratique avec la théorie, pénétrons-nous île ses méthodes et prouvons-lui notre reconnaissance en les imitant.I.Thibaudeau Jos Shehyn, Ernest Pacaud L.-J.Cannon F.-X.Lumieux II.-G.Joly .Jules 'Fessier F.Languiier Ch.Langelier C.A.P.Pelletier Dr F.-A.Dion A ch.Larue Alex.Chauveau Dr Kinfret Hector Yahrc D.J.Montamhault E.T.Paquet Dr ILE.Casgrain Dr de St-Georges J.F.Peachy Xaz.Levasseur Pli.Iluot P A.Tremblay Barrv B.Devlin Geo.Larue E.Rémi Hard E.J.Flynn IL Fléchette Math IIearn Laurier et Québec-Est presi-,a tirent Brillante et pittoresque séance jeudi soir au Club Laurier.On a dignement célébré le iîOe anniversaire de la première élection de l’hon.M.Laurier à Québec-Est.Salle décorée; le portrait de Laurier, avec la devise du Club : Avant tout canadien, bien en évidence ; le buste de Laurier sur la scène, auquel s’adressèrent dramatiquement toute une série de discours enlevants, par l’hon.Lomer Gouin.ses collègues les lion.MM.Roy et Kaine, M.Del âge, M.PP., MM.1.A.Lane, N.Levasseur, P.Y.Bavard, .1 os.Turcotte, Jules Patry.Au début île la séance, le lient actif du Club, M.I Moisan, céda courtoisement le fauteuil au président honoraire, le Dr Ch.Côté, M.PP., qui lit les honneurs avec dignité.De.I avis unanime, le premier ministre Gouin prononça un bijou de discours qui le range au premier rang des orateurs nationaux, et le publie de Québec- Est est bon juge.Des exclamations froidement ironiques conspuent le nom du Dr Jobin lorsqu’on lit sa lettre d’excuse ; M.Laite, son futur adversaire, est acclamé de façon significative.Le modeste nom de la Vigie est salué d’applaudissements.Voilà quelques incidents de la soirée, assez pour faire voir de quel côté souille le vent.Apothéose de sir Wilfrid Laurier, Menu à Ottawa par ses devoirs parlementaires.Un télégramme de félicitations lui est expédié séance tenante, et l’assemblée vote unanimement une résolution commémorative du triomphe de 1877, qui lui sera envoyée par la poste.Une trentaine de vétérans de 1877, décorés d’un joli insigne rouge foncé, occupent les places d’honneur sur l’estrade.Avant de clore la séance, le président les invite à se réunir pour former un groupe photographique qui sera présenté à sir Wilfrid comme souvenir.R.Bradley David Bell 0.Desmarais J.Woods 11)07 mort sénateur mort juge juge Sir Henri sénateur juge shérif juge mort dép.G.C.C.juge mort à Paris avocat direct.Postes mort mort fonctionnaire fonctionnaire mort mort mort mort régistrateur avocat greffier O.L.mort fonctionnaire mort mort mort ( D’après Y Evénement des 22 et 23 nov.1877.) Electeurs de Québec-Est qui ont signé le bulletin de présentation de Phonorable Wilfrid Laurier lu 21 novembre 1877 : Survivants P.Couture, Montréal F.-W.Roy L.Dion, M.D.Geo.Paquet C.-A.Parent Narc.Dion J.-B.Z.Dubeau J.Auger, N.P G.Bouchard H.-i'J.Casgrain J.-B.Parent Jean D roi et M.Coleman J.-E.Mart in eau Victor Parent J os.Archer Disparus G.Bresse J os.Woodley P.Baldwin Oct.Migncr J.M.Lemcsurier Robert Chambers Ch.St-Michel M.Connolly David Bell Félix Fortin W.E.Brunei Ed.Lemieux Isaac Dorion Emile Jacot dis T.Côté O.Vocelle Geo.Larue, N.P.J.J.W'ekloli IL Campbell Ed.Anctil Laurent Huart J.E.Bigaouette Hobt Xeil Tini.O’Connel Ed.Kelly Jos A relier T.Simpson Jos.Richard I.s Dumas Jos l’himondon John McKcaelian E.Légaré, N.P., Thomas Convvay Mathias Blonin Rémi J.Rov Nap.J obi 11 Jos Ga mâche Louis I.opine Pierre Roy Dav id [.elourneau Jos.Bigaouette François Bédnrd Félix Fortin Geo.Tanguay Jean Giroux Jr.Ant.Bilodeau André Picard Eng.Fortin Honoré Roy A.Vnllerand L.M.Picard Iîémi Couture Ynl.Letourneau Nap.Dus.-ault Hilaire Poulie it Alph.Terreau J.B.Dussnult E.J.Angers, X.P.Ed.Angers Alexis Lepine Etienne Gilbert Moïse Blouin Xarc.Malouin Ant.Brindamour Ant.Bonhomme Alfred Miller J.A.Hamel Pierre Belleau Xarc.Picard Jean Giroux Et.Corrivvau J.-B.Le bel Jos Landry Victor Tanguay F.X.Lachance L.-E.Morin Pierre Dassylva F.Plamondon R.Clark Louis Thérien Jos Asselin F.Bertrand F.Patrv Pensées de Laurier En relisant les lignes ci-dessous, 011 dira que ce fut vraiment un inspiré, que cet homme dont la voix retentit encore avec tant force il nos oreilles, à trente ans de distance.Les vérités qu’il exprimait alors sont encore toutes d’actualité.Elles portent le cachet de l’immuabilité.Ce fut le 2(3 juin 1877 que l’hon.M.Laurier prononça à 1’Academic : île Musique, sur l’invitation du Club Canadien, son mémorable discours sur le libéralisme politique, qui est resté l’évangile du parti libéral canadien.Quelques mois après, Québec-Est en consacrait les principes par l’éclatante victoire du 28 novembre, répétée depuis à chaque élection gé-I né raie.Québec-Est est encore et | toujours prêt à se battre pour soute-I ni r la brillante thèse de 1877, dont ' voici quelques fragments : Toutes jes objections à nos doctrines peuvent se résumer dans les propositions suivantes : 1° Le libéralisme est une forme nouvelle de l'erreur, une hérésie dé- Dieu nous garde de nos amis ! choix.Le libéralisme me parait del tous points supérieur à l’autre prin- j cipe.Le principe du libéralisme ; réside dans l’essence même de notre nature, dans cette soif de bonheur L’Evénement a eu l’extrême bien- n’être cependant jamais complète- de ne pas trouver à redire a ce meut assouvie de ce côté-ci de la • que lord Strathcona ait fait cadeau tombe.Xotrc âme est immortelle, ; d’une automobile à sir Wilfrid Lav- que nous il' atteignons jamais.Xous i,IU u 1 *1 u ajoute .rêvons le bien, nous n’atteignons.“ Mais si le même cadeau était jamais que le mieux fait à un premier ministre conserva- Je respecte trop l’opinion de! tcur, quels cris d’indignation nous mes adversaires pour leur lancer ja- entendrions ! mais aucune injure ; mais je leur “ Le même lord Strathcona fit fais le reproche dene comprendre un jour un cadeau à lady Muedo-ni leur époque, ni leur pays.Je les nald.accuse de juger la situation politi-j “ Aussitôt tapage immense dans que de notre pays, non pas d’après ; ]a presse libérale, insinuation de ce qui s’y passe, mais d’aprfes ce 'corruption, etc.” qui se passe en France.Je les ac- ,, ., .,, cuse de vouloir introduire ici des .otgnne > eu n a pas etc heureux idées dont l'application serait impos- dans son rapprochement : les deux si h le dans notre état de société.Je | cas sont bien différents, comme nous les accuse de travailler laborieusement, et par malheur trop efficacement, à rabaisser la religion aux simples proportions d’un parti politique.Ils nous reprochent, pour me servir de la phrase consacrée, de vouloir empêcher le clergé de se mê-1 1er de politique, et du le reléguer allons le démontrer.Dans le vas de lord Strathcona, voici un archi-millionnairc, qui n’a rien à attendre de Sir Wilfrid, qui lui offre en cadeau une automobile à l’occasion de son anniversaire de naissance.Le procédé était assuré- ià virtuellement condamnée par le , , , - - - -= .v ,,,.chef de l’Eglise ; ; dans la sacristie.Au nom du parti li- me,lt trcs délicat.2° Un catholique ne peut pas être béral,au nom des principes libéraux, En est-il bien de même de Sir libéral.j« repousse cette assertion.Au nom J0lm ?Il venait de faire voter par On me demandera : qu’est-ce Aie quel principe les amis de !a li- ,e Parlement un ,irôt (]e trente millions de piastres au C.D.IL et c’est à la suite de cette insigne fa- Au 1101111 de la li- que le libéralisme catholique ?Sur j herté voudraient-ils refuser au prêtre le seuil de cette question, je m’arrê- ;le droit de prendre part aux affaires te.Cette question n’entre pas dans politiques ?.le cadre de mon sujet ; au surplus, Non, que le prêtre parle et prêche veur qu’une rivière en diamants, elle n’est pas de ma compétence, j comme il 1 entend, c est son droit, évaluée à une vingtaine de mille Mais je sais et je dis que le libéralis- j jamais ce droit ne lui sera contesté -, fut en cadeau à me catholique n est pas le libéra lis- l)ar 1,11 liberal canadien—Cedroit-la ‘ ’ me politique.S’il était vrai que lesj existe pour tous ; il ne peut y avoir lîvl> Macdonald.Et plus taul, a la censures ecclésiastiques portées cou- i de raison pour que le prêtre en soit mmt de *"ir John, il fut constate par tre le linéralismc catholique (lussent ! pi'ive.Je suis ici pour dire toute ma son testament qu il possédait des s’appliquer au libéralisnie politique, pensée, et j ajoute que je suis loin dcj parts acquittées du Pacifique Caua-ce fait constituerait pour nous, Eran-j trouver opportune l’intervention du (ljen au , nt nt j»une centaine (]e çais d’origine, catholiques de reli- vierge dans le domaine politique, j gion.un état de choses dont les con- j comme elle s’est exercée depuis quel- ,m',e PI:1-'"^- «pies années ; je crois au contraire C est aussi pour la même raison que le prêtre a tout à perdre, au que ces infâmes libéraux trouvèrent RÉMINISCENCE F.X.La vigne, Ing.CL IL Michaud N.P W.1.Lemesurier Connolly & Latulippe J.DeBlois Félix Bigaouette 11.Belanger Arthur Dion F.Simard.L.Falardeau An t.Parant Pierre Dugal John Davidson Jos.Boivin Z.Levasseur Ls Carrier m Davis (L Edm.Paré Win Vernier Leon A re I II.A.Paré F.A.Dion .1.IL Fiché Daniel Plante Jos Lachance Et, Bois N’a/.Lachance Marcel Rochelle Honoré Bel Ica u P.C.Fortin Jos Gauthier Ovide Gauthier Louis Dussault J.IL Patrv Jos Letarte Geo Perrin S.N.Parent Aut res noms de survivants qui prirent part à l’é- 11° lection de 1877 : Jos.Lachance El %.Martel E.Dolbcc P.L’Hérault Victor Bourgct Martin Dion Wilb.Pampalou Telcsphore Drolcl G.Rochetto L.N.Bolduc, sur Pierre Trudel L.N.Bolduc, jnr ED.Martel lsr.Montrcuil V.Rochette Louis Marois Geo.Leimdin Célcslin Morencv Rob.Smith S.U.Lacroix E.O.Richard Alph.Christ in J.Marier Wm Bell Julien Richard F.-X, Grenier Jos Blondeau Joachim Redard Pierre Boutin 1C.Vczinn Jouas Gosselin Dr C.1C.G ingras Ch.Grégoire Geo.Milaire Oct.La berge Jos Del isle Wm Vernier, tils Ignace Aubcrt Guill.Jolicœur Honoré Gagnon Ed.St-Pierre Léon Tanguay A.Lnroehelle M.D iClie Noël Théo.Hudon Un témoin oculaire nous raconte un intéressant incident de l’élection de 1877.A l'arrivée de M.Laurier d’Artlmhaska le 8 novembre, les conservateurs, alors rois et maîtres à Québec, étaient tellement alarmés de sa candidature qu’ils menaçaient de lui faire un mauvais parti ; on parlait d'œufs pourris, une bande, avait même été organisée pour ma nifester violemment.Le chef de i cette bande, un " homme fort ” bien connu et qui depuis est devenu aussi fervent libéral qu’il était alors conservateur, était dans la foule sur le quai du Grand-Tronc à l'arrivée du jeune chef libéral.Un de nos amis eut l’idée d’aller à lui et de lui offrir de le présenter à M.Laurier.—Mais je ne le connais pas, répondit l’autre, et ne tiens pas à le connaître.—l’eu importe, reprit notre ami, tu es un bon Canadien, et tu dois être lier de tes compatriotes qui se distinguent.Viens !—Le fier-à-bras finit par accepter, et fut présenté M.Laurier, qui lui tendit la mai l avec tant de bonne grâce et lui adressa un tel regard et de si bonnes paroles que les brave homme fut gagné du coup.Il se retira dans la foule en chantant les louanges de Laurier, et les trouble-fête, n'ayant plus de chef, ratèrent complètement leur affaire.Cet incident prouve bien de quel étonnant, magnétisme notre chef était doué dès cette époque.Depuis lors, partout où il s’est montré au peuple, dans n’importe quelle partie du Dominion, son ascendant sur les foules a toujours été croissant.Il n’est pas étonnant qu’il soit l’homme le plus populaire du pays, sans aucune exception.sequences seraient aussi étranges que douloureuses.Si nous, qui sommes catholiques, n’avons pas le droit d'avoir nos préférences, de deux choses l’une : ou nous serions obligés de nous abstenir complètement de prendre part à la direction des affaires de 1" Etat, et alors la constitution—cette constitution qui nous a été octroyée pour nous protéger—ne serait plus entre nos mains qu’une lettre morte ; ou nous serions olili gés de prendre part à la direction des affaires de l’Etat sous la direction et au profit du parti conservateur, et alors notre action n’étant plus libre, la constitution ne serait encore entre nos mains qu'une lettre morte, et nous aurions par surcroît Vignominie de n’être plus, pour ceux des autres membres de la famille canadienne qui composent le parti conservateur, que des instruments et des comparses.Pour moi, j’appartiens nu parti libéral.8i c’est un tort d’être libéral, j'accepte qu’on me le reproche ; si c’est un crime d’être libéral, ce crime, j’en suis coupable.Je ne j demande qu’une chose, c’est que ,v nous soyons jugés d’après nos prin-| cipes.L’idée libérale, non plus que l’idée contraire, n’est pas une idée nouvelle ; c’est une idée vieille comme le monde, que l’on retrouve à chaque page de l’histoire du monde, mais ce n'est que de nos jours qu’on en connaît la force et les lois, et qu’on sait !’utiliser.La vapeur existait avant Fulton mais ce n’est que depuis Fui tor qu’un connaît toute l’étendue de sa puissance.Sur quelque sujet que ce soit, dans le domaine des choses humaines, le vrai ne se manifeste pas également à toutes les intelligences.La liberté ne serait bientôt qu’un vain mot si elle laissait sans contrôle ceux qui ont la direction du pouvoir.Un homme dont la sagacité étonnante a formule les axiomes de la science gouvernementale avec une justesse qui n'a jamais erre, J limais, a dit : “Eternal vigilance is the price of liberty ’._ Quel sera le lien de cohesion qui réunira chacun des différents groupes ?.Ce sera, ou le principe libéral, ou le principe conscivaleur.Vous verrez ensemble ceux qu’attire le charme de la nouveauté, et vous verrez ensemble ceux qu’attire le charme de I" habitude.Entre ces doux idées qui constituent la base des partis, peut-il y avoir une différence morale ?L’une est-elle radicalement bonne, l’autre radicalement mauvaise ?.Toutes deux sont cey , "e vu morale indiftertntes, c’est-à-dire que toutes deux sont suceeptibles d’appréciation, de pondération et de Curieuse explication d’un rébus point de vue du respect dit a son ça- inconvenant pour sir Hector Lange- r.r.'-ntof .*• cependant son droit est i neon testa- Annaux publics, d «u oir accepte un ble, et s’il croit bon de s’en servir, j cadeau en argent des entrepreneurs notre devoir, à nous libéraux, est de, dont les contrats dépendaient de lui.le lui garantir contre toute contes- Tout ]e monde admettra que le U’Cependant ce droit n'est pas il- cas du Sir Wilfritl eÿt bien différent limité.Nous n’avons pas parmi des deux autres, nous de droits absolus.Les droits L’Evénement a manqué là une fa- de chaque homme finissent a 1 en- meilsv occasion de se taire, droit précis où ils empiètent sur les droits d'un autre.Le droit d'intervention en politique finit à l'endroit où il empiéterait sur l'indépendance de l’électeur.Il est parfaitement permis de changer l’opinion de l’électeur pai le raisonnement et par tous les autres moyens de persuasion, jamais par l'intimidation.Au fait,la persuasion change la conviction de l’électeur, l’intimidation ne la change i pas.Quand, par persuasion, vous avez changé la conviction de l'électeur, l’opinion qu’il exprime est son opinion ; mais quand, par terreur, vous forcez l’électeur à voter, l’opinion qu’il exprime, c’est votre opi-mon •••••• Si, après une élection, la vo- lontée exprimée n’est pas la volonté réelle du pays, vous entravez la constitution, le gouvernement responsable n’est plus qu’un vain mot, et tôt ou tard, ici comme ailleurs, la compression amènera l’explosion, la violence et les ruines.Un mot prophétique Dernier paragraphe d'un article de M.Hector Fabre dans VEvénement du 11 octobre iSi rUX-.\lon- vu m in meant M.Turgvvm ; la première règle du eodv dans imite tagncs eomnie un concussionnaire, puis ; lutte est que l'on ne doit se battre j Nous n’hésitons pas à répondre : quand ils arrivent dans la tribune qu'à armes égales.Dans le Mnii/f/lc j non, et d'abord parce que, si ces j des témoins, sous serment, ils sont fur li/c.personne 11'est disposé à 8e j terres sont bonnes, elles n'auront j obligés de déclarer qtl'ils 11econnais- laisser manger la laine sur le dos, ni ! réellement de valeur comme celles sent rien, lis se sont donné là le ; arracher le pain de la bouche.Il y j du comté des Deux-Montagnes qiiej LE VRAI SLEIGH SPEEDER “AMERICAIN” meilleur diplôme le méprisables aura des grincements de dents.priant de les représenter pour un calomniateur.-.nouveau terme.j 1.'empiète se t'era pleine et entiè L’élection de M.Mercier nous j M.douin l'a déclaré On nous demande assez souvent paraît assurée dans Chàteauguay.j emphatiquement l'autre jour.—si les pourquoi tant nous nous occuper comté qui a déjà été représenté par pouvoirs de la commission expirent ; d'une chose qui n'existe pas encore, des hommes de la trempe des Idol- i p.:;i déeeml ton, des La berge,, des Robidoux.I prolongera.M.Mercier n’est âgé que d'une Que le public soit sans inquiétu- .Li ounce »j prarntiuii /•>• won île, la lumière va se faire complète pmoe/ d .*1 h w vJ LU SI 1:1 G H LEGER qu’il vous faut : L • SLEIGH qui donnera le plus «Davantage a votre cheval.SLEIGH Solide, Rigide, construit spécialement pour la grande vitesse.NOUS EN AVONS DE PLUSIEURS MODELES Assortiment complet de VOITURES D’HIVER de tous genres.Nos l.laNES VOI'S IN l'E II Essl'.E ON T.INI-: VISITE S'IL VOIS l'LMT.Sleighs, Bob-Sleighs, Harnais, Robes de Carrioles, Laveuses et Tordeuses, Machines à Tricoter, etc., etc., etc.Beaucoup de personnes, pour ne pas dire tout le monde, parlent de créer un courant d'immigration de langue françai.-e sur la province de Québec.On en parle surtout au moment des élections, et chacun alors de préconiser le mode qui lui parait le plus convenable pour atteindre le luit désiré.un se rend bien compte que l'augmentation de la population dans le- provinces de 1" Ouest canadien P.T.LEO-ARE, Manufacturier et Importateur - - 273 rue St-Paul, Québec rente : Brouille dans le ménage.L'autre jour au Conseil, l'échevin j Fi set ne s’est pas montré tendre I pour l'échevin Hall, en lui signalant un cas où, faute d'inspec- j tien, à deux reprises on avait sorti : d'un marché des tas de pourriture au-dc-sus desquels était accrochée la viande.( )n a remarqué qtiv l'échevin Faquin était absent à l'avant-dernière J séance du Conseil, où se traitaient, des questions importantes pour ses! l’U,siMOn?électeurs.‘ ur l'enlèvement de la neige ?Les m tri bu a blés veulent savoir si le règlement va être appliqué, ou si m s’en tiendra au vieux système, car la neige n'attend pas.LA COMPAGNIE DE GAZ Frontenac nuier contre ¦ i a été de La majorité de M.M.Tourangeau en 1 •'Mb.non Il comme nous le disions de mémoire dans notre dernier numéro.Aux élections générales de 1>*7S.il était élu par 77* voix de I >e« mètres à ruban et de l'arithmétique.Su nti.it iiii'I iiet ûii’l Que faire en [pareil cas Reculer le Marché 7 C’est un peu [ditîicile.Changer le méridien ?Voilà bien du [tracas.Peut-on troubler ainsi le sommeil d’un [édile?Cet 'irrhciiii pourtant savait prendre des [y,l, Mais cette fois ce sont des rtrgt* qui lui [manquent.Est-ce tout ?Dussent-ils en être estropiés.Des verges au besoin, les électeurs en [flanquent ! pourrait bien avoir modifié la situation, Peut-être sai.-it-oii mieux aujourd'hui rimportamiv du redoutable ri/lrr que Notre Saint-l’ère a ajouté à son approbation de l’ouvre, interdisant au nouveau journal toute immixtion dans les «li.-cussions politiques.paysans *! mwin , citimii juc«[m.ni .« i .i
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