La presse, 30 mars 2013, C. Arts
[" www.lapresse.ca/arts ARTS PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE GREGORY CHARLES La mémoire d\u2019éléphant de Gregory Charles sera la vedette du printemps.D\u2019abord à travers N\u2019oublie jamais, récit autobiographique sur sa mère atteinte d\u2019alzheimer, puis avec le spectacle interactif Vintage, qui couvre un siècle de musique et qui sera présenté dans le Vieux-Port de Montréal, dans le théâtre privé de Gregory.Un projet de fou pour un gars sans limites.À LIRE, L\u2019ENTREVUE DE NATHALIE PETROWSKI EN PAGES 8 ET 9.LA MÉMOIRE DE LA MUSIQUE AGENDA Envie d\u2019une sortie culturelle en ce long week-end pascal?Consultez notre agenda culturel à lapresse.ca/agenda MUSIQUE/DAMIEN ROBITAILLE LATINODAMIEN PAGES 4 ET 5 SUR LE DIVAN AVEC CAROLINE DHAVERNAS PAGE 16 HUMOUR/ PHILIPPEBOND LANCE ET COMPTE! PAGES 14 ET 15 MONTRÉAL SAMEDI 30 MARS 2013 Partenaires publics Présenté par CONCERTENDIRECTÀOSM.CA! DIFFUSION EN DIRECT LE 16 AVRIL ET DISPONIBLE GRATUITEMENT PENDANT 90 JOURS.Présentateur de la diffusion de ce concert à medici.tv KENTNAGANO, chef d\u2019orchestre TILL FELLNER, piano ROSSINI, Guillaume Tell, ouverture BEETHOVEN, Concerto pour piano n° 3 BRUCKNER,Symphonie n° 6 16 AVRIL 20 H MARDI ARTS PANORAMA Agenda Musique BAD RELIGION Ils mordent et sont méchants, mais ils sont là depuis déjà 34 ans.Le groupe punk de Los Angeles, Bad Religion, n\u2019a pas encore dit son dernier mot.Leur 16e album en carrière, True North, est grimpé au 18e rang du Billboard, une première pour le groupe.Ce soir, 20h, au Métropolis Tous les samedis dans La Presse TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 CINÉMA Théâtre CABARET « Elle est coquine, elle a du chien, elle est sexy et elle chante divinement, pour reprendre l\u2019expression de son personnage Sally Bowles.Brigitte Boisjoli illumine la comédie musicale Cabaret.Un spectacle d\u2019environ deux heures trente qui passe en coup de vent et sans soucis, ce n\u2019est pas rien.» \u2013 Jean Siag Ce soir et demain à la salle Pierre-Mercure, supplémentaires dès le 18 avril.Musique LIANNE LA HAVAS Elle fait penser à Joan Armatrading.Elle cite parmi ses influences Jill Scott et Mary J.Blige.Voilà un beau trio pour présenter la Britannique Lianne La Havas.Son album folk Is Your Love Big Enough?a été lancé avec succès l\u2019an dernier.À surveiller.Vendredi, Théâtre Corona, 20h MESSMER / Intemporel L\u2019art de la manipulation JEAN SIAG CRITIQUE Il y avait une certaine fébrilité dans l\u2019air jeudi soir au Théâtre St-Denis pour la première du nouveau spectacle de Messmer : Intemporel.Normal puisque le public est la matière première de ce spectacle.Et que les spectacteurs en sont tout à fait conscients.Vont-ils s\u2019abandonner au fascinateur ?Fébrilité, donc.Après un long préambule où Messmer fait ses tests de réceptivité dans la salle, le « spectacle » peut enfin commencer.Au final, c\u2019est une quinzaine de personnes qui montent sur scène.Et c\u2019est avec un malin plaisir qu\u2019on les voit obéir au doigt et à l\u2019oeil du maître hypnotiseur.Couchés su r une plage , gigotant dans le ventre de leur mère, gazouillant, marchant à quatre pattes, Messmer leur fait faire ce qu\u2019il veut.Ici, ils ont 5 ans, là, ils se font téléporter ou alors ils se transforment en hommes et femmes de Cromagnon affamés, à la recherche de mouches dans les cheveux des spectateurs.Fascinant et effrayant ! De toute évidence, Messmer sa it communiquer avec le subconscient.De nombreux spectateurs sont réceptifs à son «magnétisme» et s\u2019endorment quelques secondes après en avoir reçu l\u2019ordre.Il reste qu\u2019ils se font manipuler du début à la fin.Qu\u2019est-ce qui peut bien les motiver à se faire manipuler ?Intemporel , il faut bien le dire, est aussi un exercice de pédagogie.Messmer prend le temps de nous expliquer le b.a-ba de l\u2019hypnotisme, nous vante ses vertus thérapeutiques et nous incite même à consulter un professionnel pour soigner phobies et autres affections.Ceux qui doutent du pouvoir du subconscient finiront par y croire.Sans mauvais jeu de mots, Intemporel nous garde en éveil.On retiendra le numéro hallucinant de cet homme programmé pour ne plus reconnaître sa femme.ou alors celui d\u2019une femme qui vainc sa peur des rats\u2026 Et encore celui de cette jeune femme qui, se croyant à L\u2019École des fans nous a chanté Une poule en chocolat.Au moment de notre départ, heure de tombée oblige, le nouveau groupe de cobayes pilotait un avion de chasse, avec comme toi le de fond des extraits du film Top Gun.C\u2019était d\u2019ailleurs un peu le thème de ce deuxième spectacle : l\u2019hommage au cinéma à travers le temps.Sauf que c\u2019est venu un peu tard.Parlons plutôt d\u2019un voyage dans le temps.Oui, Messmer a une présence sur scène indéniable, oui, on est fasciné par ses habiletés, et oui on se paie bien la tête de tous ces gens qui sont font manipulés sur scène, mais à la fin, a-t-on vraiment assisté à un spectacle ?Vous n\u2019avez pas ressenti un petit malaise en voyant le fascinateur « travailler » ?Moi oui.Malgré toute la bonne foi qu\u2019on lui prête, ces exercices d\u2019hypnose collective soulèvent quand même des questions éthiques.Si un vilain avait les mêmes pouvoirs, on aurait même un peu la trouille\u2026 Au Théâtre St-Denis jusqu\u2019à dimanche.Supplémentaires les 31 mai et 1er juin.PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Messmer à la première de son nouveau spectacle, Intemporel.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 LE DIABLE ROUGE d\u2019Antoine Rault mise en scène de Serge Denoncourt Michel Dumont Monique Miller Jean-François Casabonne François-Xavier Dufour Marcel Girard Magalie Lépine-Blondeau Du 10 AVRIL Au 18 MAI en collaboration avec Présenté par saison 2012-2013 La Fondation ArteMusica présente SalleBourgie Billets et programmation complète sur sallebourgie.ca 514-285-2000(option 4) Dimanche 14 avril 13h en français et 15h en anglais Les Dimanches-familles Fiestango L\u2019histoire du tango pour les 6 à 12 ans Jeudi 18 avril 18h 5 à 7 enmusique Souffles austraux Musique de l\u2019Argentine, Paraguay et de l\u2019Uruguay Mercredi 24 avril 19h30 Jeudi 25 avril 14h LesViolons du Roy Bataclan! Mercredi 1er mai 19h30 Série Jeunes et Pros Aimez-vous Brahms?BRAHMSTriosOpus 101 et 114 SCHUBERTQuintette à cordes en do majeur Mercredi 3 avril 19h30 Salsa Baroque Ensemble Caprice Matthias Maute, chef Musiques d\u2019Amérique latine et d\u2019Espagne desXVIIe et XVIIIe siècles Jeudi 4 avril 19h30 Christophe Rousset, clavecin L\u2019apogée du clavecin français OEuvres de François Couperin et Jean-Philippe Rameau Mercredi 10 avril 19h30 Jeudi 11 avril 14h LesViolons du Roy AnthonyMarwood, chef et violon OEuvres de Sibelius, Tchaïkovski et Vasks Vendredi 12 avril 19h Série Cordes et discorde Quatuor Molinari Jeux de cordes OEuvres de Bell, Frehner, Gougeon et Sokolovic Starbuck Le film de Ken Scott connaît un succès retentissant aux États-Unis.Tellement que les médias américains ont souligné la performance de Patrick Huard, le comparant même à l\u2019acteur Gérard Depardieu.La version américaine du film mettra en vedette Vince Vaughn dans le rôle-titre et sortira en salle à l\u2019automne 2013.En hausse.en baisse Jeff Fillion Le controversé animateur de radio s\u2019en est pris aux publicités sur la lutte contre l\u2019homophobie, diffusées depuis quelques temps déjà à la télévision.«On ne doit pas entrer dans tête de nos enfants de 6, 7, 8, 9 ou 10 ans que l\u2019homosexualité c\u2019est pareil comme l\u2019hétérosexualité.Je suis contre l\u2019homophobie, je suis contre le fait de dire que c\u2019est une maladie.Mais là, il y a une cr*** de limite ».Bien qu\u2019il ait ravalé ses propos, certains auditeurs ne l\u2019auraient pas épargné.\u2013 Maryse Tessier ARTS La citation de la semaine PHOTO SRC PHOTO JAN THIJS, CARAMEL FILM Séparées à la naissance «La p\u2019tite de @ guyalepage, 3 ans, était à #tlmep jeudi : «Il est où ton amoureux Dany?» Ça m\u2019a donné confiance en l\u2019avenir !» \u2013 Dany Turcotte sur Twitter Jessica Paré Kelly Lebrock La première a charmé les téléspectateurs américains avec son interprétation de Zou Bizou Bizou dans la cinquième saison de Madmen.La seconde est connue pour son rôle dans Une fille en rouge et Créatures de rêve.Les deux photos mises l\u2019une à côté de l\u2019autre montrent un visage fin et un regard séducteur.Merci à Alexandra De Coster pour la suggestion.\u2013 Maryse Tessier Les révolutionnaires doivent-ils se déshabiller pour faire passer leur message ?Tout le monde tout nu ON AIME Toutes les études montrent que les femmes-expertes sont sous-représentées dans les reportages et les nouvelles où on donne surtout la parole aux hommes.La BBC a décidé de remédier au problème en créant une banque de noms d\u2019expertes.Les journalistes n\u2019auront plus d\u2019excuses.ON AIME MOINS Dans un communiqué diffusé jeudi dernier, Radio-Canada a annoncé que « le terme ici serait plus que jamais mis en valeur pour désigner [ses] diverses plateformes ».Il ne faut donc plus dire Première chaîne, mais Ici Première.Et on ne dira plus espace.mu, mais ici.mu.Était-ce vraiment nécessaire ?NATHALIE COLLARD MÉDIAS ILy a quelques jours, la marque de lingerie allemande Blush a organisé un «défilé sexy» dans les rues de Moscou pour souligner le premier anniversaire du concert des Pussy Riot dans la cathédrale Christ-Sauveur.Le lien entre la lingerie et les Pussy Riot n\u2019est pas clair, mais qui s\u2019en souciera ?Ce n\u2019est pas la première ni la dernière fois qu\u2019une marque récupère un mouvement social ou révolutionnaire pour vendre son produit.Dans ce cas-ci, la marque Blush voulait sans doute s\u2019associer à la liberté, l\u2019audace et la jeunesse des Pussy Riot \u2013 un groupe qui dénonce entre autres la proximité du président Poutine avec l\u2019Église orthodoxe russe \u2013 plutôt qu\u2019à leur message révolutionnaire.Les Pussy Riot ne sont pas les seules à être récupérées de la sorte par le merveilleux monde des communi c a - tions.Les Femen, un groupe féministe né en Ukraine en 2008, est lui aussi victime d\u2019une forme de récupération.Commandos de jeunes et jolies filles qui manifestent les seins nus dans les lieux publics, les Femen utilisent la nudité comme une arme dans un pays, l\u2019Ukraine, où la situation de la femme est pas mal moins enviable qu\u2019au Québec.« On utilise notre corps comme un manifeste », disent-elles.Implantées en F rance depui s l \u2019an der n ier, le s Femen y sont très populaires et jouissent d\u2019une excellente couverture médiatique même si les raisons qui expliquent cet intérêt ne sont pas les mêmes qu\u2019en Ukraine.Dans un pays où on n\u2019hésite pas à présenter une femme en lingerie sexy pour vendre des petits pois ou une marque de détergent à lessive, la nudité n\u2019a absolument pas le même pouvoir subversif.Résultat : en feuilletant les journaux et les magazines français, on a souvent l\u2019impression que les Femen sont une occasion de plus de montrer des filles nues à la une.En d\u2019autres mots, en voulant utiliser la nudité pour attirer l\u2019attention des médias, les Femen voient leur image exploitée par ces mêmes médias.« C\u2019est vrai qu\u2019il y a une récupération.Nous vivons dans une époque hypersexualisée et dans ce contexte, la nudité risque de détourner l\u2019attention du message qu\u2019on voulait faire passer, observe la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville- Dechêne.Cela dit, je trouve la nudité des Femen plutôt sympathique.Leur tactique est radicale, elles ne sont pas dans la rectitude politique.On peut dire qu\u2019elles ont réussi, car elles ont attiré l\u2019attention sur certains enjeux qui seraient passés dans le beurre autrement.» Est-ce que les médias s\u2019intéresseraient autant aux Femen et aux Pussy Riot si elles pesaient 250 livres et avaient une moustache?Sur Twitter, la chroniqueuse française Gaëlle-Marie Zimmermann a écrit récemment : «Wanted : des Femen avec des nichons mous.Des culs flasques.Du gras.Et des vergetures.Eh ouais, ça vend moins de rêve hein.#imposture.» Dans un tel contexte, la nudité de belles jeunes femmes est-elle une arme à double tranchant?«La stratégie n\u2019est peut-être pas aussi efficace qu\u2019on le pense, note l\u2019ex-publicitaire et professeur aux HEC Jean-Jacques Streliski.Je comprends que la nudité des Femen, ce mélange de choc et de violence, soit une façon d\u2019attirer l\u2019attention sur la cause, mais à quel prix?Il est clair que les médias français en profitent.On est habitué de voir la publicité récupérer des phénomènes, mais quand ce sont les grands médias, il faudrait peut-être s\u2019interroger sur les pratiques journalistiques.Sur le plan déontologique, c\u2019est discutable.» Le phénomène n\u2019est pas exclusif à la France.L\u2019an dernier, certains médias québécois se délectaient de pouvoir faire la une avec des manifestantes aux seins nus couverts d\u2019un simple carré rouge lors des manifestations du printemps érable.Les étudiants en arts de l\u2019UQAMse sont également déshabillés lors du Grand Prix de Montréal pour dénoncer «l\u2019érotisation de la femme» lors des activités de la Formule 1.Dans les deux cas, les organisateurs n\u2019ont pas eu à tordre le bras des médias afin qu\u2019ils couvrent leur événement.Les caméras étaient au rendez-vous.Le sujet des reportages n\u2019était toutefois pas la protestation, mais bien la nudité.Ce qui laisse penser que si le médium est le message et qu\u2019il peut être manipulé de la sorte, les révolutionnaires devraient peut-être rester habillés.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 A R T S 3 theatrerialto.ca 5723, av.du Parc 514 770-7773 Soupers & spectacles The CrysTals & The shirelles 13 avril Chubby CheCker 18 mai thea sinaTra Forever 1 juin Judy Collins 9 juin liTTle river band 11 août The hiT Men 15 juin ARTS MUSIQUE Damien Robitaille a trouvé l\u2019inspiration pour son dernier album, Omniprésent, dans la musique colombienne.«Ma copine est colombienne, ça m\u2019a ouvert sur tout un monde », raconte le chanteur avant d\u2019esquisser quelques pas de danse au son de la musique du big band de Pacho Gallan.ALAIN DE REPENTIGNY De retour d\u2019un voyage en Argentine, où il a donné quelques spectacles en 2010, Damien a décidé d\u2019apprendre l\u2019espagnol.Peu après, il a fait la connaissance de sa copine colombienne Carolina Navarro qui chante d\u2019ailleurs sur Omniprésent.Rapidement, sa belle-famille l\u2019a initié à la musique de la Colombie.« Ils sont tellement fiers de leur culture, ils veulent tout me montrer, raconte le chanteur franco-ontarien.Je suis allé en Colombie deux années de suite : tout le monde fait jouer son stéréo full pin et t\u2019entends toujours quatre ou cinq chansons qui se mélangent.» Omniprésent n\u2019est pas un disque latino, mais ses chansons s\u2019intègrent bien au répertoire de Damien : « Ce qui me fait triper, c\u2019est la musique qui vient nous chercher par en dessous et qui touche le coeur.Ce que j\u2019adore de la musique latino-américaine, c\u2019est la place qu\u2019occupent les percussions.En spectacle, je joue seulement des shakers, mais j\u2019ai un percussionniste cubain incroyable, Kiko Osorio.» Outre le claviériste François Richard, un habitué, le groupe comprend le bassiste Louis Lalancette et le batteur Max Sansalone.S\u2019y greffera pour la première montréalaise, jeudi au Métropolis, une section de cuivres, mais pas de choristes cette fois : «Pas pour l\u2019instant.Peut-être que Carolina va venir chanter.De toute façon, tous mes musiciens chantent.» Damien, lui, y joue surtout de la guitare et peu de claviers.«Dans le spectacle Homme autonome, je chantais beaucoup sans instrument alors que cette fois, j\u2019ai un peu moins cette liberté.Ma priorité, c\u2019est que la musique soit bien en place et je vais peutêtre jouer un peu moins à l\u2019humoriste.Je dis ça, mais c\u2019est plus fort que moi de faire des blagues sur scène.J\u2019aime établir une relation avec le public.» Le spectacle actuel n\u2019est pas non plus une relecture systématique à saveur latine de son répertoire.« Je transforme des chansons un peu moins connues, mais pas celles qui m\u2019ont fait connaître, explique-t-il.C\u2019est un devoir pour moi de livrer des chansons comme Mot de passe et On est né nu comme les gens veulent les entendre.» La précédente tournée a duré tout près de trois ans et celle-ci vient à peine de débuter, mais Damien Robitaille a déjà une petite idée de ce que pourrait être son prochain album.«Je vais te donner un petit scoop: ce qui trotte dans ma tête, c\u2019est la musique folklorique, le retour aux racines.Je joue beaucoup de violon depuis quelques temps.En Colombie, ça m\u2019a frappé de voir comment les gens sont fiers de leur musique.Je trouve ça triste qu\u2019ici, nous ne soyons pas aussi fiers de notre musique traditionnelle.» Damien Robitaille sera en spectacle au Métropolis le 4 avril.La rentrée latine de Damien PHOTOS ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Damien Robitaille fait sa rentrée montréalaise cette semaine sur les rythmes latino-américains de son dernier album, Omniprésent, et avec quelques relectures de pièces moins connues de son répertoire.Il promet toutefois de rester fidèle à la version originale de ses morceaux les plus connus.«Ce que j\u2019adore de la musique latino-américaine, c\u2019est la place qu\u2019occupent les percussions.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 305, rue Sainte-Catherine Ouest \u2022 maisondufestival.ca La Médiathèque Jazz/La Presse \u2022 3e étage La Galerie Lounge TD \u2022 2e étage L\u2019Expo Bell des Légendes du Festival \u2022 2e étage Calendrier des activités en collaboration avec 514 288-5992 \u2022 bistrobalmoral.ca Délicieuse cuisine gourmande et inspirée À l\u2019affiche à DOROTHÉE BERRYMAN EN DUO TÉREZ MONTCALM Samedi 20 avril \u2022 20h Jeudi 16 mai \u2022 20h ©Mark Seliger Jazz (Charlie Parker), 28 x 33,5 cm, 2009 © Bennett/Benedetto TONY BENNETT Les oeuvres d\u2019ANTHONY BENEDETTO PLUS QUE 2SEMAINES ! ENTRÉE LIBRE JUSQU\u2019AU 14 AVRIL Lundi : 11h30 à 14h Mardi 11h30 à 14h au vendredi: et 17h à 21h30 Samedi: 16h30 à 21h30 Dimanche: fermé HORAIRE: Lundi : fermé Mardi et mercredi :11h30 à 18h Jeudi au samedi : 11h30 à 21h Dimanche: 11h30 à 17h Pour toute la programmation, consultez sallelastral.ca Billetterie : 1 855 790-1245 \u2022 admission.com \u2022 ticketmaster.ca Offert en librairie ou sur librairie.lapresse.ca DESTRUCS DE PROS POUR VOS PHOTOS de vacances INCLUANT LES PRISES DE PHOTOSAVEC LES TÉLÉPHONES INTELLIGENTS ARTS MUSIQUE ANIBAL VELÁSQUEZ, CARRUSELES «Anibal Velásquez est un chanteur colombien qui fait un genre de vallenato rapide.Il vient de la côte des Caraïbes de la Colombie.comme Shakira ! On y entend surtout de l\u2019accordéon et du guacharaca, un instrument de percussion.C\u2019est plein d\u2019entrain !» DAMIEN ROBITAILLE DANS L\u2019iPOD DE .ALAIN DE REPENTIGNY JOE ARROYO, A MI DIOS TODO LE DEBO «Un grand chanteur de salsa colombien.Il mêle la musique colombienne aux rythmes africains comme tout ce qui vient de la côte qui était la porte d\u2019entrée des esclaves.Là-bas, on a baptisé son style le \u2018 Joe son \u2019.» LUCHO BERMÚDEZ, ARROZ CON COCO «Du big band colombien qui mêle merecumbe, cumbia et porro.J\u2019adore les cuivres !» PACHO GALÀN, EN LA MADRUGADA «Comme Lucho Bermúdez, Pacho Galàn est un leader de big band qui a inventé le merecumbé, un mélange de cumbia et de merengue.Ce sont les Benny Goodman et Duke Ellington colombiens !» TOTÓ LA MOMPOSINA, TRES GOLPES «Une grande dame considérée comme l\u2019ambassadrice de la culture colombienne dans le monde.Sa voix puissante, sur fond de tambours, vient te chercher aux tripes.Son album La Candela Viva (1993) est paru sous l\u2019étiquette Real World de Peter Gabriel.» BINOMIO DE ORO, LA CRECIENTE «Un bon groupe de vallenato.Le chanteur Rafael Orozco, une grande voix très romantique, a été assassiné par le crime organisé au début des années 90 mais le groupe a continué quand même.» WILLIE COLÓN, NO ME LLORES MAS «Hors de la Colombie, mon préféré, c\u2019est Willie Colón avec son album Cosa Nuestra (1972), dans lequel chante Hector Lavoe.C\u2019est de la salsa new-yorkaise, mais ça fait penser au rock des années 70.C\u2019est minimaliste, mais ça rentre au poste !» FANIA ALL STARS, DESCARGA FANIA «Dans les années 70, la maison de disques Fania a réuni les grands de la scène salsa new-yorkaise, qui ont enregistré cet excellent album double à la discothèque Cheetah.J\u2019aimerais bien avoir cette énergie-là en spectacle!» EL GENERAL, MUÉVELO «Un Pan améen connu comme l \u2019un des pères du reggaeton, le reggae en espagnol.Sa chanson Muévelo m\u2019a inspiré quand j\u2019ai composé Exotique !» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 A R T S 5 ! &0 $!21 '% #'$ &(2!3 ,&(%&+* #'$ &(2!31 %.,!&33& 6.-2'*\"&1 4.-)!3 ,!+.!66231 4!*\"&6 )-'(&.'1 (24!3!/'& *\".40.#3& .+/'&!( .,+ %.,!&33& 6.-2'*\"& %( 4!*\"&6 )-'(&.' 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chanteur ne monte sur scène que pour gâter ses admirateurs, un peu plus de 10 000 jeudi, et interpréter ses plus grands succès.Il a d\u2019ailleurs amorcé le spectacle avec La maladie d\u2019amour, qui est peut-être son air le plus célèbre.Les cordes vocales du monsieur ont soulevé une petite inquiétude lors de cette chanson d\u2019ouverture.À l\u2019aise dans les notes graves, il perdrait toute puissance dans les aiguës.Problème récur rent (dans Les vieux mariés, par exemple), mais mineur: c\u2019est dans les basses que ses chansons chauffent et que se réchauffent les coeurs de ses admiratrices.La voix a tenu le coup, donc, et longtemps : Sardou a chanté pendant plus de deux heures.Il a livré près de 30 chansons, dont la quasi-totalité de ses chansons connues de ce côté-ci de l\u2019Atlantique : La France, Dix ans plus tôt, En chantant, Je vais t\u2019aimer, Comme d\u2019habitude.Sa prestation a aussi été inutilement allongée avec plusieurs titres discutables comme Être une femme ou terriblement génériques comme Rouge.Sardou ne mise pas sur la quantité seulement en ce qui a trait au programme.Il était accompagné sur scène par pas moins de 15 personnes, dont deux guitaristes, un quatuor à cordes et cinq choristes.C\u2019est beaucoup pour des musiques qui, le plus souvent , demeurent dans les sentiers battus du rock de variétés.Avec ce que l\u2019étiquette sous-entend de rythmes affectés et d\u2019arrangements emphatiques.Sardou a été fidèle à luimême, donc .Ceu x qui l\u2019aiment l\u2019ont aimé encore, j eudi .Exac tement pou r ça : quand on achète un billet pour voir une idole d\u2019hier, on veut qu\u2019elle soit comme dans nos souvenirs.Sardou a eu cette délicatesse-là.MICHEL SARDOU AU CENTRE BELL Comme d\u2019habitude ALAIN DE REPENTIGNY CRITIQUE Juste avant de chanter L\u2019autiste, jeudi soir dans un Théâtre Maisonneuve bondé, Nicola Ciccone nous a raconté une anecdote de son enfance dans la Piccola Italia, à deux pâtés de maisons de Parc-Extension, «le quartier le plus multiethnique au Canada».Comment un t i- cul de Parc-Ex, qui ne cache pas que le français lui posait des difficultés à l\u2019école, a-t-il pu devenir le parfait représentant au Québec d\u2019une école de la chanson de variétés on ne peut plus française qu\u2019on croirait révolue?Plus qu\u2019un anachronisme, Nicola Ciccone est une énigme.Il chante beaucoup de « ballades dramatiques» dans lesquelles les bons sentiments fraient souvent avec les lieux communs et les rimes prévisibles.Mais il le fait avec une telle aisance, un tel naturel que ses fans boivent ses paroles et font «hon.», quand il les émeut avec une anecdote de son vécu.Quand je l\u2019ai interviewé pour son avant-dernier album, il m\u2019a dit combien il était fier que des Québécois d\u2019un peu partout lui avouent qu\u2019ils sont touchés par sa chanson L\u2019immigrant inspirée par son père mais qui s\u2019adresse à tous ceux qui se sentent dépaysés.Jeudi, ils étaient plusieurs à être touchés par le charme suranné de ses chansons, dont la majorité déclinent le mot amour sur tous les tons.Dès l\u2019instant où il est venu retrouver sur scène ses quatre musiciens discrets, il avait gagné la partie.Les spectateurs ont écouté ses chansons dans un silence religieux, ils ont tapé des mains pendant les rares chansons plus rythmées, ils ont ri de ses reparties spontanées et des blagues écrites dont il saupoudre ses monologues, ils ont craqué pour son sourire, ils ont chanté avec conviction les «oyé, oyé» des Portes du bonheur, et quelques-uns ont même siff lé pendant une autre nouvelle chanson, Marjolaine Bonjour.Parce que Nico le leur avait demandé.Et quand , au rappel , i l a chanté L\u2019amore esiste ancora devant son auteur Luc Plamondon, 1400 spectateurs se sont liquéfiés sous l\u2019effet de sa voix puissante et expressive.Allez donc leur dire que ce que chante leur Nico n\u2019a rien de bien original.Ils vous répondront probablement qu\u2019ils retourneront l\u2019applaudir au Théâtre Maisonneuve, qui est presque devenu sa résidence secondaire, quand il y donnera une supplémentaire aux FrancoFolies, le 20 juin.AU THÉÂTRE MAISONNEUVE L\u2019énigme Ciccone PHOTO ANNE GAUTHIER, COLLABORATION SPECIALE Nicola Ciccone a touché son public par le charme suranné de ses chansons, dont la majorité déclinent le mot amour sur tous les tons.PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE La voix a tenu le coup et longtemps : Sardou a chanté jeudi pendant plus de deux heures.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 NORVÈGE Terred\u2019émotions avec GérardBagès MONtRéal Salle Pierre-Mercure 2 au 7 avril lONGuEuil Théâtre de la Ville 9 au 14 avril laVal Salle André-Mathieu 16 au 25 avril 514 521.1002 / 1 800 558.1002 LesGrandsExplorateurs.com Aussi présenté à LaSalle, St-Hyacinthe, St-Jean et L\u2019Assomption.ciné-conférence réservez votre place maintenant! ARTS MUSIQUE ALAIN BRUNET Le quatrième album, Until In Excess, Imperceptible UFO, du groupe montréalais The Besnard Lakes sort mardi prochain.Enfin! Récit d\u2019une gestation mouvementée.«On ne cesse de nous dire que cet album est plus ensoleillé que les précédents.Les autres révélaient des ambiances plus sombres alors que celui- ci laisse clairement poindre la lumière au bout du tunnel.» Le soleil brille sur The Bernard Lakes ! Attablé dans la cuisine adjacente aux réputés studios Breakglass dont il mène les destinées, Jace Lasek résume la facture du quatrième album de la formation montréalaise sous étiquette Jagjaguwar.Olga Goreas, multi-instrumentiste et voix soliste au même titre que son compagnon au sein du groupe, suggère à son tour une explication très personnelle de cette luminosité apparente : « Nous avons mis plus de temps que d\u2019ordinaire à créer cet album parce que nous avons été interrompus par le décès de mon père.Pendant cette pause inattendue, nous avons reconsidéré l\u2019affaire sans l\u2019avoir voulu.J\u2019étais alors dans un état de grande vulnérabilité, mais j\u2019ai tout de même pu tirer parti de cette expérience spirituelle en tant qu\u2019artiste.Malgré tout, j\u2019étais en paix avec cette disparition majeure, la première de mon existence.J\u2019ai donc été capable d\u2019en canaliser les énergies positives, ce qui explique cette lumière observée par plusieurs.La perte de mon père m\u2019est devenue plus difficile par la suite, j\u2019en ai réalisé toute la portée.En tout cas, ça n\u2019a pas été facile pour Jace, qui a dû composer avec l\u2019intensité de cette suite d\u2019événements.» Quel qu\u2019ait été l\u2019impact personnel de ces bouleversements, le conjoint d\u2019Olga croit aux acquis tangibles de The Besnard Lakes durant ce nouveau cycle de création: «Notre évolution récente se trouve dans la subtilité des sons, dans les textures, le jeu des volumes.Dans cette opposition entre lumière et obscurité, entre laideur et beauté, entre rudesse et délicatesse.Aussi dans l\u2019idée de crescendo que j\u2019ai toujours aimé exploiter, et cette idée de decrescendo que nous avons introduite dans cet album.La pièce The Specter est un bon exemple en ce sens; elle commence tout en haut, puis se met à descendre la pente.« Pour le nouvel album, l\u2019instrumentation a été aussi une avancée.Nous avons joué avec différentes variétés d\u2019instrumentation, grâce à nos invités : Sarah Pagé a fait de la harpe et du dulcimer, Spencer Krug et Mike Bigelow [de Moonface] ont joué du marimba, du vibraphone et du xylophone.Nous avons aussi utilisé le therevox, il y a eu des cordes, etc.Tout ça nous a menés un peu plus loin.» Olga complète l\u2019explication: «Nous avons partagé la voix de soliste, c\u2019est presque 50-50 sur cet album.Mon rôle a été accru en ce sens, et je ne sais au bout du compte si ce fut accidentel ou intentionnel.Toujours du côté vocal, The Fifth String Liberation Choir a procuré une dimension gospel à certaines pièces \u2013 46 Satires et The Specter.Ainsi, nous avons élargi notre palette de couleurs.Nous formons un groupe rock mais nous sommes aussi autre chose.» Réalisation léchée Réputé pour ses réalisations de haute volée, pour ses riches sédiments de sons et harmonies vocales, pour ses flots de distorsion, pour ses fracas célestes, bref pour ce son absolument unique, le quartette poursuit sa route en défiant toute catégorie.Psychédélique ?Shoegaze ?Post- rock ?Space rock ?Aucune de ces réponses ou toutes à la fois.« Notre objectif, soulève humblement Jace Lasek, est de nous distancier des artistes et styles nous ayant influencés.Enfin, nous souhaitons être un peu différents ! Nous suivons le même sentier et nous essayons sans cesse d\u2019en repousser les limites.» L\u2019immersion totale résume le mieux le fondement artistique de The Besnard Lakes, qui s\u2019apprête à reprendre la route pour plusieurs mois, aux quatre coins du monde.«Bien au-delà de la création de chansons, nous sommes intéressés par l\u2019expérience immersive qui en découle.Nous enregistrons des albums et donnons des concerts afin que les gens puissent vivre cette immersion du début à la fin de l\u2019expérience de l\u2019album ou du concert.Nous souhaitons qu\u2019ils s\u2019y abandonnent, qu\u2019ils y ressentent toute la gamme des émotions », croit Jace Lasek.Scène Olga Goreas en pense autant : «Sur scène, nous nous efforçons de suggérer une expérience unique à nos fans, expérience cathartique qui transcende la matière de nos albums.» «En tournée, reprend Jace, nos chansons évoluent, se raffinent.C\u2019est aussi pour nous un défi que de les jouer à quatre [Kevin Laing, batterie, Richard White, guitares] et en maintenir les qualités orchestrales.Avec ce nouvel album en poche, nous tournerons tant qu\u2019on voudra de nous.» Le groupe The Besnard Lakes lance mardi Until In Excess, Imperceptible UFO et se produit le samedi 13 avril au Cabaret du Mile End.THE BESNARD LAKES / Until In Excess, Imperceptible UFO Lumière et fracas célestes PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Fort de son nouvel album, l\u2019inclassable groupe montréalais The Besnard Lakes est prêt à reprendre la route pour une durée illlimitée.«Notre évolution récente se trouve dans la subtilité des sons, dans les textures, le jeu des volumes.Dans cette opposition entre lumière et obscurité, entre laideur et beauté, entre rudesse et délicatesse.» \u2014 Jace Lasek llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 A R T S 7 ARTS ARTS NATHALIE PETROWSKI En avril, l\u2019hyperactif Gregory Charles publiera N\u2019oublie jamais, un touchant récit autobiographique à la gloire de sa mère et dédié à sa fille Julia.Puis, en mai, il entreprendra la plus grande aventure de sa carrière : Vintage, un spectacle interactif couvrant un siècle de musique et présenté dans un théâtre portatif, dont il est le nouveau propriétaire.Un projet de fou et un pari risqué pour un gars sans frontières ni limites.Gregory Charles ne croit pas que la fin du monde approche.Il croit seulement que notre civilisation tire à sa fin et que l\u2019Occident est condamné, à plus ou moins brève échéance, à connaître une chute égale à celle de l\u2019Empire romain.C\u2019est ce qu\u2019il m\u2019a affirmé sans sourciller, au milieu des bureaux de son entreprise GMG (Groupe Musique Greg), installée dans une ancienne usine du quartier Griffintown.Quand j\u2019ai sonné à la porte vitrée de l\u2019entreprise, ce matin-là, il n\u2019y avait pas un chat.Seulement Greg, le grand patron en polo blanc et pantalon noir, errant parmi la brique, le plexi et les tables en bois poli, au son d\u2019une musique pop de 1974.Chaque jour, Gregory écoute 90 minutes de musique d\u2019une année ou d\u2019une époque afin de se préparer pour le marathon musical de Vintage.Aujourd\u2019hui, c\u2019est 1974; demain sera un autre jour et une autre année.Nous nous sommes installés à la grande table de conférence à 8 h 40 pile.Pendant les trois heures qui ont suivi, la douzaine d\u2019employés rattachés à la douzaine de filiales de GMG vont aller et venir, répondre au téléphone, envoyer des courriels, se préparer un café ou un goûter, le tout dans un silence inversement proportionnel à la volubilité de leur patron.Nous aurions pu être dans une île déserte, l\u2019effet aurait été le même.Lorsque Gregory se raconte, ses employés se taisent, et rien n\u2019existe sauf la déferlante de sa parole.Une seule question et Greg s\u2019envole et « jamme » verbalement pendant une heure.L\u2019homme est un conteur-né et un improvisateur de haut niveau, mais il fonctionne aussi avec une banque de données privée, proche de la cassette préenregistrée.Dans une entrevue à L\u2019actualité datant de 2005, j\u2019ai retrouvé mot pour mot une anecdote sur la relativité de la vérité qu\u2019il m\u2019a racontée comme s\u2019il venait juste d\u2019y penser.Qu\u2019à cela ne tienne, ce matin-là, il y avait beaucoup de terrain à couvrir.D\u2019abord, N\u2019oublie jamais, un livre touchant sous forme de lettre, écrit dans un style simple, mais élégant et destiné à Julia, sa fille de 1 an, afin qu\u2019elle sache qui était sa grand-mère, Pierrette Saint-Martin, une femme hors de l\u2019ordinaire devenue l\u2019ombre d\u2019elle-même à cause de l\u2019alzheimer qui l\u2019afflige depuis 11 ans.Mère et fille Gregory a commencé à écrire sa longue lettre l\u2019été dernier en constatant que sa mère dépérissait à vue d\u2019oeil.De peur que Julia ne puisse jamais vraiment connaître cette femme, autrefois si vive et vaillante, ni recevoir ses précieuses leçons, il a rédigé ce qu\u2019il qualifie de cassette indestructible.Gregory affirme qu\u2019il n\u2019avait aucune intention de publier le tout.Sauf que l\u2019absence d\u2019intention est un leitmotiv chez lui.Qu\u2019il s\u2019agisse de son entreprise, fondée « par hasard » il y a 10 ans, de la production de ses spectacles, qu\u2019il ne devait pas produire, ou du théâtre portatif, qu\u2019il n\u2019avait pas prévu d\u2019acheter, Greg se présente toujours comme la victime désinvolte des circonstances.Il n\u2019a jamais d\u2019intention, pourtant il arrive toujours à ses fins, preuve qu\u2019il n\u2019est pas une victime du tout, mais un homme habitué à faire les choses à sa manière.Pas étonnant que le premier chapitre de son récit s\u2019intitule N\u2019oublie jamais : you are the boss of you.«Ma mère, raconte Gregory, était une militaire qui n\u2019avait qu\u2019une mission: que son fils doué, mais paresseux n\u2019ait jamais aucune limite et aille toujours au bout de lui-même.» Éternellement reconnaissant à cette mère de lui avoir tout appris, il fait néanmoins le portrait d\u2019une femme qui l\u2019a élevé à la dure.Elle lui imposait une dictée quotidienne, une heure de piano par jour \u2013 même à Noël ou le jour de son anniversaire \u2013, ne l\u2019applaudissait jamais pour ses exploits et le privait de cadeaux à Noël, sous prétexte qu\u2019il avait tout ce qu\u2019il voulait à l\u2019année.Malgré cela, Gregory était le plus heureux des enfants.« Parce qu\u2019apprendre, savoir des affaires, accomplir des choses, même les plus petites, ça rend heureux.J\u2019ai passé ma vie à ne pas vouloir décevoir ma mère et je n\u2019en ai jamais souffert, au contraire.Et puis, je savais, pour l\u2019avoir entendue me le dire, qu\u2019elle m\u2019aimerait jusqu\u2019à la fin du monde comme dans la chanson de Bécaud, alors ça arrangeait tout », raconte-t-il.Nigger Black Gregory avait 7 ans lorsque sa mère lui a donné sa première grande leçon.Jusqu\u2019à ce moment, il n\u2019avait jamais réfléchi à la couleur de sa peau.Les élèves de l\u2019école Louis-Colin se sont empressés de la lui rappeler dès le premier jour en l\u2019appelant Nigger Black.Gregory est revenu à la maison en suppliant sa mère de le changer d\u2019école.Non seulement elle a refusé, mais elle l\u2019a forcé le lendemain à aller à l\u2019école avec un béret, ce qui lui a valu un nouveau lot d\u2019insultes et de railleries.Pourquoi?Pour montrer à son fils que les moqueries déclenchées par un béret ou la couleur de la peau prouvent que c\u2019est la différence, et non son objet, qui dérange.Devant ce constat, on peut choisir de se soumettre à la loi des autres ou devenir patron de soi-même.Gregory a manifestement compris la leçon et elle l\u2019accompagne encore aujourd\u2019hui, à 45 ans, alors qu\u2019il est sur le point de se lancer dans une aventure inédite qui pourrait aussi bien réussir qu\u2019échouer.Mais qui ne risque rien n\u2019a rien, n\u2019estce pas?Que dirait Pierrette Saint-Martin, aujourd\u2019hui, si elle savait que son fils vient de s\u2019endetter de plusieurs millions pour acheter un théâtre portatif qui arrivera bientôt d\u2019Allemagne par bateau?Dirait-elle que celui qui a fait 43 fois le Centre Bell (43 fois !), avec les spectacles Noir et Blanc et Music Man, a eu une idée de génie en inventant un nouveau modèle d\u2019affaires pour le showbiz ou qu\u2019il a perdu le nord?Gregory, en tout cas, est totalement emballé par le concept de Vintage, qui réunit toutes ses passions: la musique, l\u2019histoire, une vision encyclopédique du monde, le plaisir, l\u2019interactivité, les nouvelles technologies et une forme souple et spontanée qui changera tous les soirs en fonction des choix et de la constitution du public.« J\u2019ai adoré faire le Centre Bell 43 fois, mais je l\u2019ai fait 43 fois sur une période de quatre ans, alors que là, je voudrais pouvoir faire 43 spectacles en un mois tellement j\u2019ai du plaisir à être sur scène.J\u2019espère bien, à partir du 29 mai, passer tout l\u2019été dans mon théâtre et revenir l\u2019été prochain.J\u2019espère aussi ne jamais avoir à le démonter, sauf pour l\u2019installer à New York, Québec ou à Paris.» Théâtre portatif D\u2019une superficie de 20 000 pieds carrés, fait de verre et de PVC, le théâtre, qui fonctionne sur le même principe qu\u2019un chapiteau, sera érigé place des Vestiges, devant le marché Bonsecours, dans le Vieux-Port de Montréal.Le chapiteau du Cirque du Soleil ne viendra pas lui faire de l\u2019ombre, puisqu\u2019il n\u2019y a pas de nouveau spectacle du cirque cette année.Bref, la voie est libre pour Gregory et sa machine à faire de la musique et à voyager dans le temps.« Moi , la morosité actuelle de Montréal, j\u2019ai envie de me battre avec.J\u2019ai envie de faire le pari de Montréal avec ce qui nous unit : la musique, cette trame sonore de nos vies.» Dans le fond, Vintage aurait très bien pu s\u2019intituler Mémoires vives, car c\u2019est à sa mémoire et à la nôtre que Gregory fera appel.Mais surtout, ce spectacle, aussi créé un peu pour lutter contre l\u2019oubli, sera l\u2019ultime coup de chapeau d\u2019un fils à sa mère, sa façon de lui dire qu\u2019il l\u2019aimera jusqu\u2019à la fin du monde, comme dans la chanson de Bécaud.GREGORY CHARLES SANS LIMITES 1975 Gregory a 7 ans, il pédale sur son vélo, heureux et insouciant, en chantant Pourquoi le monde est sans amour, de Mireille Mathieu, et Moi j\u2019ai quitté mon pays bleu, de Roger Whittaker \u2013 une chanson fétiche que Greg partage avec sa femme aujourd\u2019hui.QUATRE MOMENTS MUSIQUE DE GREGORY J\u2019espérais simplement qu\u2019elle aille mieux.Ce n\u2019est pas arrivé, Julia.Ta grand-mère, qui souffre de la maladie d\u2019Alzheimer depuis onze ans, ne va pas mieux.Elle ne va pas bien.Depuis ta naissance, elle a beaucoup changé.Elle ne mange presque plus.Elle a perdu beaucoup de poids.Elle parle peu et de façon incompréhensible.Elle ne veut plus sortir de la maison.Toute la journée, elle marche et elle pleure.Elle fait le tour de sa salle à manger.Elle s\u2019arrête pour regarder des photos de toi, de moi, de ta mère.Elle touche à ces photos, comme si dans son monde, ces clichés de nous étaient plus vrais, plus simples à saisir et à comprendre que nous le sommes en chair et en os.Ta grand-mère s\u2019éteint lentement.Comme un fou, j\u2019ai pensé que cette femme, qui a été la plus grande force et la plus importante inspiration de ma vie, serait aussi là pour toi.Je n\u2019ai jamais pensé que le temps allait manquer.Je n\u2019ai jamais pensé que la maladie allait intervenir.Ta grand-mère, étant mon plus grand héros, devait être éternelle.Je supposais que sa force, sa détermination, sa foi, son courage et ses principes te serviraient, te soutiendraient comme ils l\u2019avaient fait pour moi.J\u2019étais convaincu qu\u2019elle te livrerait, à toi aussi, les sages leçons de vie dont elle avait assaisonné mon enfance.Je le croyais, Julia.Je l\u2019espérais.La vie en a décidé autrement.Extrait de N\u2019oublie jamais Gregory avait 7 ans lorsque sa mère lui a donné sa première grande leçon.Jusqu\u2019à ce moment, il n\u2019avait jamais réfléchi à la couleur de sa peau.Les élèves de l\u2019école Louis-Colin se sont empressés de la lui rappeler dès le premier jour en l\u2019appelant Nigger Black.1977-1981 Tous les soirs, alors que l\u2019insomnie était déjà une fidèle compagne, Gregory cherche à s\u2019endormir en écoutant le Prélude à l\u2019après-midi d\u2019un faune de Debussy.À L\u2019ADOLESCENCE En tournée aux États-Unis , Gregory entre dans une église gospel et entend Come on in This House de Clara Ward, chanté non pas par le choeur, mais par toute la congrégation.Un moment marquant.À L\u2019ÂGE ADULTE Crois-moi, ça durera, de Gilbert Bécaud.C\u2019est la chanson que Gregory chante tous les soirs, depuis un an et deux mois, à sa fille Julia et qu\u2019elle lui chantera en retour un jour.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 A R T S 9 Jour de Paquette Les sons et arrangements sont signés Éric Goulet et Philippe Brault \u2013 sans compter Jipé Dalpé pour les insertions de trompette et bugle.Guitares acoustiques, guitares électriques, basse, cordes, cuivres, claviers et bidouilles discrètes.Comme dans ses quatre albums précédents, les mélodies de Sylvie Paquette sont incarnées, ses harmonies consonantes, son phrasé parfaitement singulier.Les textes ont été commandés à Martine Coupal, Dave Richard, Jeff Moran, Émilie Andrewes, Pierre René DeCotret.On y trouve même Marine, poème magnifique d\u2019Anne Hébert \u2013 écrit en 1942.Ces mots ne sont pas toujours exceptionnels, pas toujours innovants, mais généralement bien écrits, parfois inspirés, parfois même très beaux.Il y est surtout question d\u2019intimité.De croissance, de déclin ou de pérennité de la chose amoureuse, soit le moteur principal de l\u2019existence d\u2019une certaine Sylvie Paquette.\u2014 Alain Brunet À écouter : Le banc SYLVIE PAQUETTE STÉRÉO LE DISQUE DE LA SEMAINE Lumineux ! Ses concepteurs puisent dans le meilleur des années 60 (Brian Wilson, Beatles, Phil Spector, Pink Floyd et plus encore), mais aussi dans la crème du shoegaze et du post-rock des décennies subséquentes.Réparties en huit chansons longues, charnues, généreuses, ces plus ou moins 50 minutes de musique soumettent l\u2019auditeur à la tentation des métaphores intergalactiques: éclats célestes au domaine des dieux, fracas d\u2019astéroïdes, sorties dans l\u2019espace, rencontres du troisième type, super novas, odyssée de l\u2019espace et plus encore! Jace Lasek et Olga Goreas y partagent le rôle de soliste et une pléthore d\u2019instruments (guitares, basse, claviers, percussions, etc.) que complètent le batteur Kevin Laing, le guitariste Richard White, sans compter plusieurs invités.Les astres scintillent encore davantage sur ce nouvel albumexcellent, véritable modèle de réalisation, tant les sédiments de son qui s\u2019y révèlent s\u2019avèrent riches et diversifiés.\u2014 Alain Brunet À écouter : At midnight ROCK THE BESNARDLAKES UNTIL IN EXCESS IMPERCEPTIBLE UFO HHHH JAGJAGUWAR/OUTSIDE Doux et léger B i e n a v a n t l \u2019a v è neme n t d e s Mumford&Sons et Lumineers, Devandra Banhart était de ceux qui incarnaient le renouveau folk.Après quatre ans de silence, il revient avec Mala, son huitième album studio, moins volatil sur le plan de la composition.Cohérence et concision le servent bien sur ce disque ouvert à des influences pop jusque dans la lutherie, qui incorpore synthés et séquences rythmiques.Les fans retrouveront la douceur des ballades minimalistes et acoustiques de Banhart (superbe Won\u2019t You Come Home), mais gagnent encore plus au change lorsque le musicien troque ses envolées psychédéliques naïves contre de jolis exercices pop classiques comme Fur Hildegard Von Bingen, qui se déploie sur un rythme quasi disco ! Un disque léger et apaisant dont l\u2019appréciation croît avec l\u2019usage.\u2014 Philippe Renaud À écouter : Fur Hildegard Von Bingen FOLK-ROCK WAXAHATCHEE CERULEAN SALT HHH1/2 DON GIOVANNI RECORDS Katie «Waxahatchee » Crutchfield Dans la jeune vingtaine, l\u2019Américaine Katie Crutchfield a choisi de s\u2019exprimer sous le pseudo Waxahatchee après avoir quitté P.S.Eliot, groupe indie punk de l\u2019Alabama dont elle était la chanteuse.Recluse dans un appartement de Brooklyn, elle a enregistré l\u2019album Americain Weekend, qui lui a valu un visa pour créer ce nourrissant Cerulean Salt.Cette voix ne manque pas d\u2019éloquence, elle est servie par des grattes de guitares enfiévrées, crépitantes de saturation et d\u2019autres bavures qui donnent du piquant à des chansons folk.Chansons très bien construites, qui font état d\u2019une jeune artiste précoce et lucide.Désir, perte de l\u2019autre, vapeurs de la nuit, cette relation étrange qu\u2019une jeune femme du Deep South peut avoir avec les traditions familiales.À l\u2019évidence, nous sommes à l\u2019orée d\u2019un riche univers.\u2014 Alain Brunet À écouter : Coast to Coast Americana plus ultra Les racines country et southern rock de ce Muchacho infusent dans un mélange inédit de psychédélisme, trip hop, mariachis, gospel ou même R&B.À la fois tributaire de Willie Nelson, de Gram Parsons ou de Daniel Lanois, réformateur de la trempe de Joey Burns (Calexico), Matthew Houck est l\u2019un des rares artistes issus du Deep South à réformer sa culture de telle façon, sans y déroger pour autant.Les ornements stylistiques, aussi inusités puissent-ils paraître, n\u2019en dénaturent aucunement l\u2019expression.Qui plus est, l\u2019homme sait conter, débusquer les images les plus justes, éviter les clichés agroalimentaires, laisser parler ses tripes, jouer d\u2019intelligence et de finesse.Ce sixième album aurait d\u2019abord été imaginé dans le Yucatan, une relation amoureuse s\u2019y serait péniblement effilochée et.chacun sait qu\u2019on peut tirer de très bonnes chansons de ces lambeaux.Et nul besoin d\u2019être hyper-connaisseur de cette mouvance pour affirmer que ce mec n\u2019a aucun équivalent connu.\u2014 Alain Brunet À écouter : Ride On, Right On Dans l\u2019air du temps Avec les nombreux groupes folk-rock galopant qui connaissent du succès actuellement, Little Green Cars est dans l\u2019air du temps avec son nouvel album Absolute Zero.Sous contrat avec Glassnote Records (Mumford and Sons, Half Moon Run), le groupe irlandais a travaillé avec Markus Dravs, qui a réalisé les derniers albums à succès d\u2019Arcade Fire, Coldplay et Mumford & Sons.Sur papier, cela suscite l\u2019enthousiasme.À l\u2019écoute du disque, le résultat n\u2019est toutefois pas à la hauteur de ses promesses.Trop génériques (à la Of Monsters and Men et The Lumineers), certaines pièces font de l\u2019ombre aux titres plus solides de l\u2019album.Au chapitre des arrangements et des harmonies vocales, des impressions de «déjà entendu» sautent trop aux oreilles.Dommage, car les textes sont supérieurs à la moyenne, alors que la voix de la chanteuse Faye O\u2019Rourke élève les compositions du groupe.\u2014 Émilie Côté À écouter : The John Wayne JOURDE CHANCE HHH1/2 AUDIOGRAM AMERICANA PHOSPHORESCENT MUCHACHO HHHH DEAD OCEANS ARTS Paire de dames Déniaisées, l\u2019esprit vif, bien dans leur corps, ces jeunes femmes n\u2019ont visiblement pas manqué d\u2019amour parental.Parties de la campagne gaspésienne à la conquête de la grande ville, elles n\u2019ont aucune prétention musicale, pourtant.Guitares, ukulélé et guitalélé bien grattés, voix joliment harmonisées, compléments de mandoline, violon, harmonium, accordéon, violon guitares électriques, trombone ou cor, le tout encadré par Philippe B.Sans prétendre non plus à la grande maîtrise littéraire, elles savent déjà exprimer ce qui gargouille en dedans.Elles ne craignent pas de dévoiler leurs faiblesses et leurs travers, ne reculent pas lorsqu\u2019il leur faut lui dire qu\u2019il n\u2019est «pas game», d\u2019autant plus capables d\u2019enfiler des «shooters de fort» sur son bras.La langue familière offre parfois des images de choix, magnifiées par la chanson populaire de qualité.On en trouve quelquesunes dans ce Poids des confettis, qui a été lancé mardi sous étiquette Grosse Boîte.Et les meilleures sont signées.Stéphane Lafleur.\u2014 Alain Brunet À écouter : Ôte-moi mon linge LES SOEURS BOULAY LE POIDS DES CONFETTIS HHH GROSSE BOÎTE FOLK-ROCK LITTLEGREEN CARS ABSOLUTE ZERO HH1/2 GLASSNOTE RECORDS CHANSON ARTISTES VARIÉS LES RENDEZVOUS HHH TANDEM ÉLECTROPOP DEPECHE MODE DELTA MACHINE HHH SONY Léveillée à toutes les sauces Comme tous les disques collectifs, cet album au sous-titre ambitieux \u2013 un hommage exceptionnel à Claude Léveillée \u2013 est forcément inégal.Piaf part le bal avec Le vieux piano, sa version des Vieux pianos dont elle avait demandé à son propre parolier de réécrire le texte.On frissonne à l\u2019écoute de la version à fleur de peau du Rendez-vous par Vigneault qui en a signé le texte, et Ferland et Charlebois sont des incontournables, comme André Gagnon.Pierre Lapointe a quelque chose du petit-fils siprituel de Cloco tellement il s\u2019approprie bien Emmène-moi au bout du monde.Le reste du disque va du bon, à l\u2019ordinaire et au moins bon.Pourquoi tenait-on à ce que la famille Latreille \u2013 l\u2019émission Un air de famille, la pub du Lait \u2013 chante Frédéric qu\u2019y reprenait déjà Charlebois ?\u2014 Alain de Repentigny À écouter : Le rendez-vous Les démons de Depeche Mode Delta Machine porte bien son nom: Depeche Mode y met ses «machines» plus en évidence que sur son album précédent, le très bon Sounds Of the Universe, et au moins deux chansons, Slow et Goodbye, pourraient être associées au blues du delta si Robert Jonson avait eu sous la main des synthés plutôt que sa simple guitare.Le trio n\u2019a jamais été particulièrement jojo dans son propos, mais sa musique avait souvent un effet rédempteur.Pas cette fois.Les trop nombreuses chansons banales plombent les réussites dont Welcome To My World, la fort belle ballade Heaven et l\u2019irrésistible Soft Touch/Raw Nerve.Résultat: coincé par ses démons, Depeche Mode devient vite redondant.L\u2019inévitable ballade chantée par le crooner MartinGore, un cliché mis enmusique, n\u2019arrange rien à l\u2019affaire.\u2014 Alain de Repentigny À écouter: Welcome to my world POP DEVANDRA BANHART MALA HHH RENAISSANCE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 Postez ce bulletin de participation au plus tard le 9 avril 2013 (cachet de la poste faisant foi) à : Concours Carla Bruni, vous et Paris, C.P.11424, succ.Centre-ville,Montréal (Québec) H3C 5V1.Date à laquelle la question a été posée : __________________ Réponse : ________________________________________________ Nom: _________________ Prénom:__________________________ Adresse: _________________________________________________ Ville: _____________Code postal :__________________________ Tél.domicile: ____________ travail :__________________________ Courriel: _________________________________________________ o Je confirme avoir atteint l\u2019âge légal de majorité dans ma province de résidence.o Oui j\u2019accepte de recevoir de la documentation de Radio-Canada et de ses partenaires.Fac-similés non acceptés.Valeur approximative du prix : 6000 $.Certaines conditions s\u2019appliquent.Détails et règlement disponible sur Espace.mu/carlabruni.CONCOURS Carla Bruni,vous et Paris Visitez Espace.mu/carlabruni pour connaître la question du jour et courez la chance de vous envoler vers Paris afin d\u2019assister au spectacle de l\u2019artiste.Écoutez, dès le 29 mars, le nouvel album de Carla Bruni sur espace.mu/carlabruni ARTS MUSIQUE ALAIN BRUNET Sylvie Paquette lance cette semaine Jour de chance, son cinquième album en vingt ans, cinq ans après TAMTAM, réalisé par Daniel Bélanger.«Mon évolution est très lente.Je suis comme une bouteille de vin.Ça va être l\u2019fun de la boire, mais dans ben des années ! », lance-t-elle.« Je pourrais être plus pressée, mais j\u2019ai besoin de ce temps.Entre les albums, je vis, je travaille à d\u2019autres projets, j\u2019obtiens des bourses, de petits contrats.Ça finit par marcher.Récemment, j\u2019ai créé pour Luce Dufault et Sophie Beaudet.Et j\u2019essaie présentement de composer des musiques pour le nouveau projet de Chloé Sainte-Marie.» À l\u2019évidence, Sylvie Paquette préfère s\u2019exprimer lorsque cela devient une absolue nécessité.« Parfois, c\u2019est ardu, je dois vivre modestement.Mais j\u2019ai toujours ressenti le besoin de faire mon art, de le préciser tranquillement pas vite, de chanson en chanson, d\u2019album en album.» Trouver sa signature implique aussi de savoi r bien s \u2019entourer.D\u2019abord compositrice et interprète, Sylvie Paquette sait choisir les textes qu\u2019elle portera.« J\u2019écris peu, dit-elle.Je préfère mettre des musiques sur les mots des autres.Sur cet album, j\u2019ai travaillé avec Moran, Pierre René de Cotret et Emilie Andrewes.L\u2019album se termine avec Marine, un texte d\u2019Anne Hébert écrit en 1942.» Sylvie Paquette dit laisser travailler ses paroliers sans trop intervenir, quoique.« Jour de chance était une ébauche de chanson que Martine Coupal voulait retravailler.Mais, moi, je la voulais comme ça, inachevée », précise-t-elle.Au-delà des mots, la signature de Sylvie Paquette est musicale.Malgré le conformisme relatif de ses propositions folk-rock ou folk-pop, elle a une « patte ».« Ma rencontre avec la musique m\u2019a permis de vivre et d\u2019exister.Mais je ne connais pas tout ce qui se compose.Or, si je n\u2019écoute pas plein de musique, je m\u2019entoure de gens qui en écoutent beaucoup.» Ainsi , Éric Goulet et Philippe Brault ont chacun réalisé plus ou moins la moitié de Jour de chance, en plus de collaborer à certaines chansons.« Dès le début du projet, je voulais travailler avec ces gars-là.Gentils garçons, très compétents, et pas de gros egos avec qui négocier.« Les guitares électriques et folk, c\u2019est plus le son d\u2019Éric.Les arrangements de cordes et d\u2019autres instruments, c\u2019est plus Philippe.Il faut aussi dire que Jipé Dalpé a arrangé certains cuivres.Ça se mélange bien et ça s\u2019écoute bien.Je suis fière d\u2019avoir pensé à eux et surtout chanceuse qu\u2019ils aient accepté, parce qu\u2019ils n\u2019avaient jamais travaillé ensemble.» Sylv ie Paquette, sous l icence chez Audiogram, a produit ellemême Jour de chance et en a piloté la confection.« Dans le contexte actuel de l\u2019industrie, je m\u2019estime très chanceuse d\u2019avoir pu produire un album, dit-elle.Lorsque Michel Bélanger [patron d\u2019Audiogram] l\u2019a écouté, il a tout de suite accepté de le prendre en licence.Pour toutes ces raisons, ce travail a une grande signification pour moi.» SYLVIE PAQUETTE Son Jour de chance PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Sylvie Paquette aime prendre son temps entre deux albums, que ce soit pour collaborer avec d\u2019autres artistes comme Luce Dufault ou Chloé Sainte-Marie, ou simplement pour vivre.«Mon évolution est très lente.Je suis comme une bouteille de vin.Ça va être l\u2019fun de la boire, mais dans ben des années ! » CHANSON SYLVIE PAQUETTE JOUR DE CHANCE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 A R T S 11 ARTS MOTS CROISÉS DES ARTS SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1837 HORIZONTALEMENT 1 Auteur de Démocratie : Histoire d\u2019un mot.2 Statue d\u2019homme représenté les bras levés dans l\u2019attitude de la prière \u2013 Délabrée.3 Style propre à un écrivain \u2013 Film de Hitchcock (La .aux trousses).4 Les Six Images de Lénine sur un piano de Dali y sont exposées \u2013 Crochet \u2013 Il portait un disque en guise de coiffure.5 Mesure d\u2019une surface \u2013 Il est constitué d\u2019une suite variable de versets.6 Pleurnicher \u2013 Initiales du réalisateur de M.A.S.H.7 Sillons peu profonds qui marquent une surface \u2013 Désignait l\u2019Allemagne de l\u2019Ouest.8 Marteaux utilisés pour couper les ardoises.9 Fanfan la .\u2013 Héritiers directs.10 Rôle de Micheline Lanctôt dans Unité 9 \u2013 C\u2019était le symbole de la peseta \u2013 Remué.11 S\u2019encombrer.12 Estampe.VERTICALEMENT 1 Album d\u2019Avec pas d\u2019casque (.que tu sois pris) \u2013 Toute épreuve qui permet de juger quelqu\u2019un.2 Grand papillon aux vives couleurs \u2013 Pantoufle.3 Infection aiguë du doigt \u2013 Fruit de couleur verte.4 De façon égale \u2013 Habitation des paysans russes.5 Allez, en latin \u2013 Il présente son spectacle Le monde est beau au Théâtre St-Denis le 11 avril.6 Fait de jouer de nouveau une pièce \u2013 Initiales du joueur de tennis Federer.7 Établies comme il faut \u2013 Il a une expérience particulière dans un métier.8 Ressenti \u2013 Initiales du comédien et chanteur Archambault, un des membres du groupe Mes Aïeux \u2013 Petit luth.9 Il manque d\u2019inspiration \u2013 Brève allocution invitant à boire à la santé de quelqu\u2019un.10 Déesse marine \u2013 Écrivain et patriote cubain, héros de l\u2019indépendance hispano-américaine \u2013 Un des points collatéraux.11 Déambule \u2013 Peu expansif.12 Film de Jean Becker (La .en friche) \u2013 Dont on a dissipé les craintes.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 I S A B E L L E C A P 2 N A M I B I E A L L O 3 T V A R A O U L I S 4 E E S T I N E I G E S 5 M U S E E S L E O N E 6 P R E S T E M E N T D 7 O S T E L E E L E E 8 R L A F R A I V 9 E C U M E C R A B E S 10 L I C E N C I E R N U 11 L E N T E N T E T E 12 A S T E R R A S S E R www.nicolehannequart.com 1836 STÉPHANIE VALLET Ce sera soir de grande première jeudi à la salle Wilfrid Pelletier.Artiste de flamenco de renommée internationale, Maria Pagés sera de passage le temps de trois représentations d\u2019Autorretrato, un autoportrait tout en mouvement aux côtés de sept danseurs et six musiciens, dans la pure tradition du flamenco.Une présentation de Danse, Danse.Maria Pagés n\u2019en doute pas une seconde: elle est née flamenca.« J\u2019ai vu le jour à Séville! J\u2019aurais été danseuse et chorégraphe, peu importe d\u2019où je viens, mais le flamenco fait partie intégrante de ce que je suis.J\u2019avais 6 mois et je portais déjà le costume de flamenca.Quand j\u2019étais petite, on me disait «danse!» et spontanément, je me mettais à bouger les bras», explique la danseuse née dans le quartier gitan de la capitale andalouse en 1963.Au cours de sa carrière, elle enchaîne les rôles titre dans les compagnies d\u2019Antonio Gades, de Mario Maya et de Rafael Aguilar et Maria Rosa avant de créer en 1990 la Compañía María Pagés.On la verra aussi danser dans les films de Carlos Saura et pour Riverdance, The Show en 1995.Un cadeau de Barychnikov En 2008, c\u2019est à la demande de Mikhaïl Barychnikov, directeur du Centre d\u2019Art de New York, que Maria Pagés conçoit Autorretrato, juste avant de croiser le chemin d\u2019artistes comme Placido Domingo ou Sidi Larbi Cherkaoui.«Mikhaïl Barychnikov m\u2019a invité en dans son antre newyorkais.Il m\u2019a dit qu\u2019il aimerait que je crée quelque chose de très personnel qui parle de moi, la chorégraphe et la danseuse.J\u2019ai reçu ça comme un cadeau! Alors j\u2019ai commencé à penser à un autoportrait.C\u2019est la même démarche que celle d\u2019un peintre : ils ont presque tous, à différents moments de leur vie, ressenti le besoin d\u2019en faire un», précise Maria Pagés.Autoportrait Un autoportrait sous le signe de la poésie puisque l\u2019artiste a choisi de danser sur différents poèmes d\u2019auteurs qui ont marqué sa vie comme le portugais José Saramago ou les espagnols Federico Garcia Lorca et Miguel Hernandez.« Le flamenco, c\u2019est avant tout de la poésie.Je danse de la poésie ! J\u2019ai choisi un poème de Saramago, mais il devait me le lire alors il a enregistré sa voix pour Autorretrato », explique Maria Pagés.Une démarche qui a demandé un gros travail d\u2019adaptation aux musiciens de la compagnie qui ont dû mettre en musique Nanas de la cebolla de Miguel Hernandez un poème proposant un récit de la maternité par un homme ou encore une oeuvre de Ben Sahl, un poète du XIIe siècle.Perpétuelle transformation « Le f lamenco est une concentration de différentes cultures et Ben Sahl était un juif qui écrivait en arabe sur la manière de cohabiter de différentes cultures», explique la chorégraphe.«J\u2019ai aussi repris un poème de Garcia Lorca dans lequel il parle de Séville, de manière assez critique », ajoute-t-elle.Accompagnée de sept danseurs de sa compagnie et de six musiciens dont deux guitaristes, une violoncelliste, un percussionniste et deux chanteurs Maria Pagés dansera donc sa vie, chaque danseur représentant à leur manière un moment de son existence.«Le flamenco est une danse très individuelle et j \u2019aime l\u2019idée que chacun ait sa personnalité.Et tous ensemble, nous formons une unité.Ce que je retiens le plus de cet exercice, c\u2019est que nous sommes en perpétuelle transformation et que ça a quelque chose de très positif contrairement à ce que j\u2019ai longtemps pensé dans la tradition flamenca », conclut la chorégraphe qui travaille actuellement sur une nouvelle création autour de la Femme, pour laquelle elle souhaite collaborer avec une grande dame de l\u2019Opéra, une amie qu\u2019elle souhaite encore garder dans l\u2019ombre.MARIA PAGÉS Flamenca jusqu\u2019au bout des doigts ÉRIC CLÉMENT La galerie Lilian Rodriguez propose jusqu\u2019au 6 avril Le corps et le paysage, une exposition consacrée à des femmes artistes qui ont étudié ou enseigné à l\u2019Université Concordia ou qui y ont participé à des activités et qui développent différents aspects de la photographie contemporaine.Professeure à l\u2019université qui fêtera, dans sa version moderne, ses 40 ans l\u2019an prochain, la commissaire Marisa Portolese avait reçu un défi : « Je lui avais demandé si elle avait vu de jeunes talents à Concordia parce que je voulais faire une expo sur la nouvelle photo, explique la galeriste Lilian Rodriguez.Elle m\u2019a proposé alors d\u2019en être la conservatrice.» C\u2019est donc un bel échantillon de la jeunesse artistique de Concordia que propose cette exposition avec l\u2019ajout d\u2019artistes plus aguerris comme l\u2019Américaine Tema Stauffer.Photographe établie venue parler de son travail à Montréal le mois dernier, Tema Stauffer est connue pour ses paysages désertiques et ses portraits de gens ordinaires de l\u2019Amérique profonde, des marginaux ou des adolescents, comme dans sa série The Ballad of Sad Young Men.Elle sait capter avec magie la lumière dans Burning Bush Hill , l \u2019image d\u2019un feu de broussailles qui laisse présager un drame humain.Et elle nous bouleverse avec Teenage Boy, Austin, Texas de sa série The American Stills.La photographie de cet adolescent, torse nu, au visage orné de cheveux bouclés et l\u2019air fatigué, est très touchante.Le portrait christique d\u2019une jeunesse lasse.Expérimentée elle aussi \u2013 el le est professeu re à Concordia \u2013, la Montréalaise Jessica Auer est représentée par Meadow # 18, photographie d\u2019un champ de luzerne et de fleurs des prés capté tôt le matin.La Montréalaise Margaret Haines (qui travaille à Los Angeles) présente une installation étonnante.La photo d\u2019un homme masqué, ses jambes prises dans une sorte de costume d\u2019enfant, jouxte un collage et un laqué gravé sur un panneau de bois évoquant le traumatisme psychique.La Canadienne d\u2019origine coréenne Jinyoung Kim présente de son côté The Fathers in Sanctuary, quatre larges cadres d\u2019où se dégagent une belle sensibilité et cette incomparable délicatesse des artistes asiatiques grâce à laquelle l\u2019harmonie naît de la simplicité de la proposition et de sa force d\u2019expression.Ses choix de cadrage sont puissants comme avec la photographie The Playground, un homme perdu dans ses pensées, assis sur un banc, entre deux platanes, ou encore et surtout avec The Grave où un jeune homme rend hommage à une personne chère disparue.Habitant à Buenos Aires, Jasmine Bakalarz propose enfin trois photographies de sa série Beauty Pageant, déjà exposée ailleurs à Montréal.Des petites filles de 10 à 14 ans croquées dans des tenues diverses.Ses photos qui dégagent toute l\u2019innocence de ces enfants et en même temps, les prémisses de leur progression vers le monde des adultes.Le corps et le paysage Photographie contemporaine Galerie Lilian Rodriguez (Belgo) jusqu\u2019au 6 avril ARTS VISUELS / Le corps et le paysage Les lentilles de Concordia PHOTO FOURNIE PAR LA GALERIE LILIAN RODRIGUEZ Teenage Boy, Austin, Texas, 2007, de Tema Stauffer.PHOTO FOURNIE PAR DANSE DANSE Accompagnée de sept danseurs de sa compagnie et de six musiciens, Maria Pagés dansera sa vie.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 Vous avez un événement à célébrer ?Soulignez-le ! tous les samedis dans Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca CÉLÉBRITÉS.30 mars 2013 Micheline Clermont et Jean-Pierre Bélanger Heureux 50ième anniversaire de mariage Affectueusement Line et Pierre xx 90 ans Bon 90e anniversaire de naissance à Mme Elida Nenci.De tout coeur, nos meilleurs voeux de bonheur, santé et encore de très nombreuses années parmi nous.Nous t\u2019aimons beaucoup Tes enfants, ta belle-fille, tes petits-enfants et arrière-petits-enfants ARTS MUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT La cinéaste Anaïs Barbeau- Lavalet te et le comédien Émile Proulx-Cloutier ne s\u2019en cachent même pas : Marjolaine Beauchamp est leur gros «coup de coeur» de Vous êtes libres_Cabaret multi, spectacle pluridisciplinaire qu\u2019ils ont concocté à l\u2019invitation de la Place des Arts.La slameuse sera donc du spectacle présenté de jeudi à samedi à la Cinquième salle de la Place des Arts, tout comme le dramaturge Fabien Cloutier (Billy, les jours de hurlement), le chansonnier Thomas Hellman (qui vient de mettre en musique les poèmes de Roland Giguère), l\u2019excellent quatuor d\u2019harmoniciste baptisé D\u2019Harmo et quelques autres.Anaïs Barbeau Lavalette et Émile Proulx-Cloutier avouent avoir ressenti un certain vertige en recevant la proposition de la PDA, qui venait avec une totale liberté et une invitation à prendre la parole.«Mais prendre la parole, ce peut aussi être de choisir à qui on va la passer », dit Émile Proulx-Cloutier.Sa compagne et lui ont donc choisi de partager la scène avec des artistes qui, selon eux, méritent «d\u2019exister davantage ».Eux aussi fouleront la scène, mais leur présence «sera équivalente à celle des autres », précisent-ils.Pour les besoins de ce cabaret multi, les deux créateurs tenteront de fusionner le théâtre et le documentaire dans un langage neuf qu\u2019ils appellent « documentaire scénique », qui mettra le spectateur face à des «personnages» à la trajectoire humaine particulière.Ils s\u2019appellent Jane et Kevin.Que font-ils?Silence radio.«On veut que les gens se sentent plus heureux quand ils vont sortir de là, dit Émile Proulx-Cloutier.Qu\u2019il y ait plus de printemps en eux.» On dirait bien que ces deux-là profitent de leur liberté pour créer quelque chose comme un cabaret de l\u2019espoir\u2026 Vous êtes libres_ Cabaret multi, les 4, 5 et 6 avril, à la Cinquième salle de la Place des Arts.VOUS ÊTES LIBRES_CABARET MULTI Liberté de parole PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Émile Proulx-Cloutier et Anaïs Barbeau-Lavalette ont accepté dans Vous êtes libres_Cabaret multi de partager la scène avec des artistes qui, selon eux, méritent « d\u2019exister davantage ».ALEXANDRE VIGNEAULT Sa toute première soirée de slam, Marjolaine Beauchamp s\u2019en souvient encore.«C\u2019était devant une gang de babyboomers et j\u2019étais enceinte.Je me suis dit : au pire, ils vont me trouver plate, mais cute », raconte-t-elle sans vraiment chercher à faire rire.Elle est comme ça: directe, «sans filtre » comme elle dit dans un de ses morceaux, hypersensible et hyperlucide à la fois.« C\u2019est une jeune femme qui a la maturité existentielle d\u2019une vieille personne », dit d\u2019elle Richard Desjardins.Le chansonnier l\u2019a rencontrée en 2009 au Dépanneur Sylvestre, carrefour communautaire de Gatineau où il va régulièrement participer à des spectacles- bénéfices.Cette année-là, Marjolaine Beauchamp avait été invitée à dire Comme une rivière, un texte où elle rend hommage au poète abitibien.«Il avait les larmes aux yeux à la fin», se rappelle la jeune poète, qui était la première surprise de se retrouver devant cet artiste qu\u2019elle ne pensait jamais rencontrer de sa vie.«Écoute ça sur YouTube et tu vas tout comprendre, lance Desjardins pour justifier son coup de coeur.C\u2019est tellement bien écrit, tellement bien construit.» Ce hasard a porté ses fruits: Marjolaine Beauchamp a fait la majeure partie de la tournée L\u2019existoire, amorcée l\u2019an dernier.Entre-temps, elle avait peaufiné son art dans les ligues de slam (championne québécoise 2009, vice-championne du monde 2010) et publié un recueil de poésie, Au plexus, qui lui a valu d\u2019être finaliste au prix Estuaire en 2011 auprès de poètes tels Louise Dupré et Patrick Lafontaine (qui l\u2019a emporté).Slam et liberté Mar jola ine Beauchamp avoue avoir mis du temps à comprendre qu\u2019elle était faite pour écrire.Née à Buckingham dans une famille «toute croche et pleine d\u2019amour», elle a étudié en technique de son et d\u2019éclairage.Elle raconte s\u2019être promenée et «enfargée», avoir passé trois ans « à triper » à Montréal et avoir aussi menti dans ses CV pour décrocher des boulots du genre préposée aux bénéficiaires.Ces années rock\u2019n roll, elle les a vécues non pas comme une dérive, mais plutôt poussée par une soif d\u2019expériences, par la curiosité.Seule constance : elle s\u2019est toujours retrouvée entourée de créateurs.«J\u2019étais la fille d\u2019à côté, se souvient-elle toutefois.Celle qui apprécie le travail des autres et qui va fumer une cigarette devant la caméra d\u2019une amie.» Avant de se mettre à l\u2019écriture et au slam, elle a même essayé l\u2019aquarelle, ce qui surprend un peu compte tenu de la rugosité de son univers.«Je suis une observatrice et je sur-analyse tout.J\u2019ai besoin d\u2019évacuer ça, dit-elle.Par le biais du slam, je me suis rendu compte qu\u2019on pouvait parler de quelque chose d\u2019aussi banal que d\u2019avoir eu un bébé ou de liberté, sans devoir rimer ou faire des vers de 12 pieds.» Un regard « juste » Son slam est sculpté dans le joual.« Je saurais écrire autrement, mais pas m\u2019exprimer aut rement », nuance Marjolaine Beauchamp.Sa langue témoigne d\u2019une situation géographique et d\u2019un vécu.«Elle a un regard juste et senti sur les poqués de ce monde, observe Desjardins.Et elle a un coeur d\u2019or quand elle parle d\u2019eux.» Non seulement c\u2019est juste, c\u2019est même capital.Elle ne regarde pas la misère par la fenêtre pour attendrir l\u2019auditeur, elle met les pieds dedans, en évoque nettement les cicatrices et les odeurs.Son art met le nez dans des zones peu fréquentées et force à s\u2019interroger sur ses propres préjugés.Sa pièce Taram, présentée la semaine dernière à Montréal, exposait ainsi l\u2019affection inattendue et immense d\u2019une stripteaseuse d\u2019expérience pour la petite jeune, fragile et confuse, qui venait d\u2019arriver.Elle est contente de savoir que ses mots incitent à voir le monde autrement.«Mon écriture dépeint une laideur, mais une belle laideur où les gens sont tout croches, tout patchés, où la grand-mère dealeuse va faire des oeufs au beurre brun à son petit-fils et lui acheter un Pez», illustre-t-elle.«Le p\u2019tit gars est tout sale, avec du popsicle autour de la bouche, mais il reçoit plein d\u2019amour croche.C\u2019est cette beauté-là qui me parle, parce qu\u2019elle n\u2019est pas facile à prendre et parce qu\u2019on va la juger, poursuit-elle.Je n\u2019écris pas pour gratter le bobo ou étaler mon vécu.J\u2019en parle parce que je trouve ça pertinent.» MARJOLAINE BEAUCHAMP Du beau avec le laid PHOTO ULYSSE LEMERISE, COLLABORATION SPÉCIALE L\u2019auteure et slameuse Marjolaine Beauchamp met les pieds dans la misère, en évoque nettement les cicatrices et les odeurs.Desjardins a été soufflé par son talent au point de l\u2019inviter à faire la première partie de sa tournée L\u2019existoire.Marjolaine Beauchamp, jeune slameuse, poète et auteure de Gatineau, écrit pour réveiller la beauté derrière la laideur apparente.Criée ou chuchotée, sa langue d\u2019une brutalité soignée résonne en bousculant les préjugés.Elle sera du cabaret pluridisciplinaire d\u2019Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier à la Place des Arts.« Elle a un regard juste et senti sur les poqués de ce monde.Et elle a un coeur d\u2019or quand elle parle d\u2019eux.» \u2014 Richard Desjardins llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 A R T S 13 E X H I B I T I O N L E S GRANDS ART I S T E S AU GRAND É C R A N MC/®CINEPLEX DIVERTISSEMENT OU UTILISATION SOUS LICENCE.MUNCH MUNCH 150 27 JUIN, 21 JUILLET CINÉMAS DÉSIGNÉS LE 21 SEPT.VERMEER VERMEER AND MUSIC 10 OCT., 3 NOV.CINÉMAS DÉSIGNÉS LE 23 NOV.Visitez cineplex.com/grandesoeuvres pour vous procurer des billets et connaître les cinémas participants EDVARD MUNCH, LE CRI, 1893 MUSÉE NATIONAL, OSLO©MUSÉE MUNCH MANET PORTRAYING LIFE ÉDOUARD MANET, LE CHEMIN DE FER, 1873 ©NATIONAL GALLERY OF ART, WASHINGTON, D.C.JOHANNES VERMEER, JEUNE FEMME DEBOUT À L\u2019ÉPINETTE, VERS 1670/2 © THE NATIONAL GALLERY, LONDRES 11 ET 28 AVRIL CINÉMAS DÉSIGNÉS LE 25 MAI ARTS HUMOUR Philippe Bond, Sugar Sammy, François Morency, Billy Tellier, Étienne Dano.Ils sont les cinq premiers poulains de l\u2019écurie Humour du groupe evenko.Une branche du géant du spectacle québécois greffée il y a trois ans.Evenko veut profiter de la manne qu\u2019est l\u2019humour au Québec.Le viceprésident Jacques Aubé et Madame Humour chez evenko, Valérie Hamel, nous expliquent pourquoi.ÉRIC CLÉMENT En 2012, evenko a produit 1003 spectacles au Québec.Pour un tiers, il s\u2019agissait d\u2019artistes francophones, dont 188 en humour, soit deux fois plus qu\u2019en 2011 et quatre fois plus qu\u2019en 2010.Evenko a déjà diffusé des humoristes, notamment Martin Matte, Louis-José Houde et Jean-Michel Anctil.Sous le nom de Groupe Spectacles Gillett, l\u2019entreprise a aussi produit Jean-Marc Parent, à l\u2019époque du Forum.Mais quand evenko est né à la suite de la vente du Canadien à la famille Molson, le groupe a alors été considéré comme une entreprise québécoise et non plus américaine.Cela lui a ouvert les portes aux subventions de la SODEC pour aider le développement d\u2019artistes, notamment les humoristes.«On n\u2019était pas admissibles, donc difficile d\u2019être compétitif, dit Jacques Aubé.Là, on peut développer plus les artistes québécois.C\u2019est une chance car le public québécois est passionné par les spectacles.On est 3,5 millions de personnes dans la région de Montréal et pourtant le Centre Bell est numéro 2 en termes d\u2019affluence en Amérique du Nord et on est le neuvième promoteur de spectacles au monde.Dans notre marché du Québec ! C\u2019est phénoménal.» Le premier humoriste à avoir signé avec evenko, c\u2019est Philippe Bond en 2009.«Mon gérant à l\u2019époque avait produit le spectacle de la Compagnie créole au Centre Bell, raconte l\u2019humoriste de 33 ans.Ç\u2019a a été une telle réussite que Jacques Aubé lui a dit que s\u2019il avait d\u2019autres artistes comme ça, il serait prêt à travailler avec lui.C\u2019est là qu\u2019il a proposé mon nom!» Depuis qu\u2019il est « griffé » evenko, Bond a vendu 140 000 billets pour 225 spectacles.Un succès qui sera célébré en grand vendredi au Centre Bell.Sugar Sammy et Billy Tellier Aprè s Phi l ippe Bond, evenko s\u2019est entendu en 2012 avec Sugar Sammy et Billy Tellier.« Ce sont des coups de coeur», dit Valérie Hamel, responsable de l\u2019humour chez evenko.L\u2019entreprise a coproduit le spectacle franglais de Sugar Sammy, You\u2019re gonna rire, tout en produisant son spectacle en français.Les deux spectacles sont un immense succès : ils ont déjà été présentés 110 fois.«On a quelque 180 dates au calendrier de Sugar pour son show en français pour les deux prochaines années, dit Mme Hamel.On est associés avec l\u2019organisateur d\u2019événements Live Nation et nos partenaires vont regarder avec nous pour le produire ailleurs au Canada, ajoute Jacques Aubé.Notre force, c\u2019est aussi que c\u2019est possible pour nous d\u2019aller à l\u2019international.» Evenko a également signé avec François Morency.Une histoire de chimie entre evenko et l\u2019humoriste qui rode son quatrième solo.Dans le cas d\u2019Étienne Dano, dernier arrivé dans le giron d\u2019evenko, c\u2019est le metteur en scène Joseph St-Gelais qui a mis Valérie Hamel sur la piste du barbu épicurien.Comme pour Bond, evenko produit et gère la carrière de Dano qui a testé son matériel dans l\u2019Ouest canadien pendant l\u2019hiver.Il rodera son premier spectacle cet été à Laval.« Club-école » «On met Étienne sur des scènes pour qu\u2019il s\u2019entraîne, dit Jacques Aubé.On est là pour aider les artistes et vendre leurs spectacles.On prend ce que l\u2019artiste veut bien qu\u2019on prenne et on l\u2019amène à s\u2019améliorer, à se faire critiquer.C\u2019est comme le club-école au hockey.C\u2019est la recette d\u2019evenko qu\u2019on développe pour l\u2019humour.Un investissement pour le futur.» Un million de dollars (en valeur) a été investi dans l\u2019humour par evenko en trois ans.Le groupe compte produire d\u2019autres humoristes.L\u2019Abitibien Derrick Frenette pourrait bientôt entrer dans la gang, se produisant déjà avec les poulains officiels.Mais il devra faire ses preuves.Dans les bars d\u2019abord.La routine habituelle.« On a peut-être quelque chose en théâtre humoristique qui s\u2019en vient, dit Valérie Hamel.Joseph nous a parlé de Silvi Tourigny aussi.» « L\u2019important est de bien servir, dit Jacques Aubé.On est une division relativement jeune.J\u2019aime faire les choses bien.Il n\u2019y a pas d\u2019urgence.Mais on veut produire des francophones sur de plus en plus de territoires, là où les gens sont, dans tout le Québec, notamment des humoristes.» Pour ce faire, Jacques Aubé continuera de créer avec les autres acteurs de l\u2019industrie.L\u2019entreprise de la famille Molson a toujours travaillé, dit-il, en partenariat avec le monde de l\u2019humour, les Éric Young, François Rozon ou Benjamin Phaneuf.En décembre, evenko et Just for Laughs se sont associés pour présenter l\u2019humoriste et ventriloque américain Jeff Dunham.«On a toujours été ouverts aux coproductions et aux partenariats, dit Jacques Aubé.Quand François [Rozon] nous a dit que ça lui tentait que Martin [Matte] fasse le Centre Bell, on lui a dit \"Viens, on va trouver une solution et on le fait.\" C\u2019est notre approche dans tout ce qu\u2019on fait.On est des spécialistes de spectacles live.L\u2019humour fait partie de ça.Notre plan d\u2019affaires est de développer de nouveaux produits et de nouveaux talents.Notre président, Geoff Molson, nous donne la mission de croître.» Finalement, s\u2019il y a une chose qui encourage evenko à investir dans l\u2019humour c\u2019est «le côté latin» des Québécois, dit Jacques Aubé.Leur enthousiasme.« Si on va à Toronto ou au New Jersey, dans les spectacles, les gens sont assis et s\u2019attendent à être divertis, à recevoir, mais ils ne donnent pas.Nous, on est passionnés au Québec.Les gens ont du plaisir.Cette interrelation fait qu\u2019on veut en voir d\u2019autres et en voir d\u2019autres.C\u2019est extraordinaire.Et il faut que ça continue!» EVENKO ET L\u2019HUMOUR Une mission: croître ÉRIC CLÉMENT L\u2019industrie de l\u2019humour, en termes de production et de gérance, comprend sept acteurs principaux au Québec : Juste pour rire, Entourage, Encore, Phaneuf, Quebecomm, Avanti et evenko.La Presse a demandé aux « concurrents » d\u2019evenko ce qu\u2019ils pensaient de cette incursion depuis trois ans.Gilbert Rozon, Juste pour rire (Stéphane Rousseau, Laurent Paquin, Jean-Marc Parent, André Sauvé, Rachid Badouri) : « Jacques Aubé est admirable.Avec evenko, il fait un très bon boulot.Il y a toujours de la place pour de bons joueurs.Ça nous force à être meilleurs.C\u2019est sain qu\u2019il y ait trois-quatre entreprises en compétition dans tous les marchés.Les monopoles sont malsains.» Éric Young, Entourage ( J e a n - M ic h e l A nc t i l , Mar ie-Lise P ilote, Peter Mac L eod , Guy Na n t e l , Ben & Jarrod) : « Je vois ça d\u2019un bon oeil.Ils ont eu une ascension assez fulgurante.Mais avec Juste pour rire et François Rozon, on a tous les moyens de nos ambitions.» François Rozon, Encore (Claudine Mercier, Martin Matte, Mike Ward, Mario Jean, Adib Alkhalidey) : «Tout le monde a le droit d\u2019entrer dans le business.C\u2019est sûr que ça fait un joueur de plus.Il faut répartir la tarte en plus de monde.Mais tôt ou tard, des joueurs vont s\u2019éliminer comme des humoristes disparaissent régulièrement.» Benjamin Phaneuf, Phaneuf (Louis-José Houde, Patrick Groulx, François Bellefeuille, Philippe Laprise, Lise Dion) : «On fait de l\u2019humour depuis 2002.Je suis pour le libre marché.La compétition, ça assainit les affaires.C\u2019est bon pour le public qu\u2019il y ait du choix.» Sylvain Parent-Bédard, Queb e comm ( A n t hony Kavanagh, Daniel Lemire, Olivier Martineau) : « Il y a de la place pour plusieurs joueurs en humour au Québec, pour encadrer les différents artistes.Plus il y a de la compétition et plus les artistes et le public sont gagnants car ça nous pousse à améliorer ce que l\u2019on fait.» Luc Wiseman , Ava nt i (Martin Petit, Jean-François Mercier, CathyGauthier, Pierre Hébert, Dominic & Martin, Guillaume Wagner) : n\u2019a pas rappelé La Presse.Ce qu\u2019en pense la concurrence EXCLUSIF PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Valérie Hamel, responsable de l\u2019humour chez evenko, et le vice-président du groupe, Jacques Aubé.«Ça nous force à être meilleurs.C\u2019est sain qu\u2019il y ait trois-quatre entreprises en compétition dans tous les marchés.» \u2014 Gilbert Rozon, Juste pour rire PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Étienne Dano est le dernier humoriste entré dans le giron d\u2019evenko.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Billy Tellier a été un coup de coeur pour evenko.«On est des spécialistes de spectacles live.L\u2019humour fait partie de ça.Notre plan d\u2019affaires est de développer de nouveaux produits et de nouveaux talents.Notre président, Geoff Molson, nous donne la mission de croître.» \u2014 Jacques Aubé, président d\u2019evenko llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 ARTS HUMOUR ÉRIC CLÉMENT Demain ne meurt jamais pour Philippe Bond.Vivant à 100 à l\u2019heure, il se lève, depuis près de trois ans, tous les jours de la semaine à 3 h 30 du matin, prend son auto et quitte les Laurentides pour aller faire son émission à NRJ.«Il y a des bouchons à 5 h du matin, je n\u2019en reviens pas», dit-il.Il court, il court, mais, comme James, il lui arrive de se blesser.Une inattention et hop! 12 points de suture à la main gauche dimanche dernier.Du coup, Philippe Bond a regardé Tout le monde en parle de la salle d\u2019attente de l\u2019hôpital de Saint- Jérôme.Dangereusement vôtre! Des coups, il faut dire qu\u2019il en a pris.Deux incidents marquent son menton et son sourcil droit.Mais rien ne l\u2019arrête.Surtout depuis qu\u2019il est bien encadré.Sa carrière a pris un virage majeur en 2009.Son agent de l\u2019époque, François Simard, l\u2019avait présenté à Jacques Aubé, vice-président du Groupe Spectacles Gillett, devenu evenko.«Ça s\u2019est fait très naturellement, dit l\u2019humoriste.Mais pour moi, qui commençais à peine dans ce métier, arriver au Centre Bell avec toutes les affiches du Canadien et croiser Geoff Molson ou Bob Gainey, c\u2019était très impressionnant.» À l\u2019époque, l\u2019homme au sourire d\u2019or intéressait déjà bien du monde.«Phaneuf m\u2019avait offert de me produire, Juste pour rire était aussi intéressé, mais quand j\u2019ai mis les pieds chez evenko et que j\u2019ai vu l\u2019ampleur de la machine et le budget derrière, je me suis dit qu\u2019il valait mieux être leur premier artiste plutôt que troisième ou quatrième derrière les Louis-José ou à Juste pour rire, derrière Laurent Paquin et Stéphane Rousseau.» Il a lancé son premier spectacle en septembre 2010.Quelque 140 000 billets et 225 représentations plus tard, il est prêt, rien que pour vos yeux, pour le Centre Bell.« Je m\u2019étais dit que pour un premier spectacle, j\u2019aimais mieux faire 15-20 fois le Théâtre St-Denis que 1 fois le Centre Bell sans être capable de le remplir.Mais quand j\u2019ai vu que les billets se vendaient à une vitesse folle et qu\u2019on avait atteint 15 spectacles au St-Denis, Jacques Aubé m\u2019a donné le choix de refaire 15 fois le St-Denis ou de mettre le paquet et de faire le Centre Bell.J\u2019ai dit go!» « On se paie un peu un party pour ce spectacle, ajoute Jacques Aubé.On a monté quelque chose d\u2019intéressant.Le show sera unique.» Allume-moi Après le Centre Bell, c\u2019est la nouvelle téléréalité Allume-moi qui va occuper Philippe Bond, qui tourne ces jours-ci les 10 émissions de 60 minutes dans les studios Mel\u2019s, là où il enregistrait Price is Right.Allume-moi sera diffusé l'automne prochain sur V.«C\u2019est assez intense, dit-il.Ça va être le plus grand show de dating qui soit.Je suis allé voir le spectacle à Londres.C\u2019était énorme, mais notre décor et notre studio sont encore plus gros.» L\u2019humoriste dit que l\u2019émission est autant pour les gars que pour les filles.«Sur scène, il y a 30 superbes \"demoiselles\" et 3-4 gars différents à chaque émission.Ils essayent de séduire les filles et doivent vendre leur salade en quelques minutes.On va les voir en vidéo faire leur performance, mais aussi dans leur vie de tous les jours.Pour une fois, c\u2019est les gars qui font le show et les filles qui décident! Ça va être très humoristique.» Les filles choisies ne sont pas des mannequins.«Ça pourrait être nos voisines ou la fille d\u2019à côté, dit-il.Elles ont de 21 à 35 ans.Et on a trouvé de bons gars, des architectes, avocats, comptables, des gars qui ont des carrières et des choses à dire.On sort un peu des gars de bars.On ne verra pas des gars et des filles dans des spas qui alignent des \"si j\u2019aurais\u2026\" toutes les cinq minutes!» La diffusion d\u2019Allume-moi coïncidera avec la fin de la tournée de l\u2019humoriste, en octobre.Ensuite, Philippe Bond s\u2019arrêtera un an, avant de repartir en rodage en 2014.Il a déjà des idées pour son deuxième spectacle.«J\u2019ai beaucoup d\u2019anecdotes, comme mes premiers emplois dans la restauration, dans la construction.J\u2019ai fait des centaines de jobs avant d\u2019atterrir en humour.Et je vais parler de choses qui me tapent royalement sur les nerfs, comme le trafic, les parents qui hurlent dans les arénas de hockey et les gens qui parlent pendant un film au cinéma.J\u2019ai déjà 150 dates réservées pour ce deuxième show.Il faut que je me mette à l\u2019écriture au plus sacrant!» Il devra d\u2019ailleurs prendre une pause de la radio l\u2019an prochain pour se plonger dans l\u2019écriture et souffler un peu.«J\u2019ai tellement travaillé fort à faire des bars pendant huit ans.Alors aujourd\u2019hui, je prends tout ce qui passe», dit-il.Pour garder la forme, Philippe Bond, 33 ans, joue chaque semaine au hockey, préserve son cocon familial et garde les pieds sur terre.«Le hockey me fait décrocher complètement, dit-il.Et puis, mes parents sont très proches de moi.Je ne pourrais pas m\u2019enfler la tête ! Mon père serait le premier à me donner une claque derrière la tête, justement!» Bond lance et compte Il est le quatrième humoriste québécois francophone à se produire au Centre Bell, après Louis-José Houde, Jean-Michel Anctil et Martin Matte.Passionné de hockey, Philippe Bond récolte aujourd\u2019hui ce qu\u2019il a semé depuis 10 ans.Et cerise sur le gâteau, après Price is Right, il animera, l\u2019automne prochain, une émission très attendue sur V, Allume-moi.PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Philippe Bond s\u2019est fait donner le choix par Jacques Aubé d\u2019evenko entre 15 spectacles au Théâtre St-Denis ou 1 spectacle au Centre Bell.BIO ÉCLAIR 1979 Naissance le 28 juin 2002 Diplômé de l\u2019ENH, fait ses débuts à Radio Énergie Hull 2007 Participe au gala de Lise Dion et commence à faire les premières parties du spectacle Suivre la parade de Louis-José Houde.2008 Participe au gala de Rachid Badouri.2009 Participe au gala de Normand Brathwaite.2010 Présente son premier spectacle solo.2011 Anime Price is Right sur V.2012 Reçoit l\u2019Olivier de l\u2019humoriste de l\u2019année.2013 Est le quatrième humoriste francophone québécois à faire le Centre Bell.QPourquoi cette passion pour le hockey ?R J\u2019y joue depuis que j\u2019ai 4 ans.J \u2019a i joué dans des équipes compétitives.QTon père a joué au hockey ?R Mon père Robert a été le plus jeune à jouer dans la LHJMQ.À 16 ans, il jouait pour les Saints de Laval.QJoues-tu régulièrement ?R Une ou deux fois par semaine à Saint-Janvier, avec mon frère et des amis.Les Noirs contre les Blancs.Jamais la même équipe pour éviter les tiraillages ! QQuelle est ta position?R J\u2019ai toujours été défenseur.Dans le junior AAA, je pesais 150 livres et je jouais contre des gars de 195 livres.J\u2019avais du chien! QQuels joueurs de la LNH t\u2019ont inspiré pour ton jeu?R Paul Cof fey, Chr is Chelios .J\u2019aimais beaucoup les défenseurs offensifs.QT\u2019es-tu déjà blessé ?R Jamais.Bagarré quelques fois.J\u2019ai quelques fausses dents.Et quelques cicatrices.QAs-tu gagné des trophées ?R Un seul ! Et c\u2019est pathétique! J\u2019ai gagné un tournoi à Saint-Tite.Trois équipes étaient inscrites et une n\u2019est pas venue à cause d\u2019une tempête de neige ! J\u2019étais content d\u2019enlever ce trophée et de le remplacer par celui des Olivier ! QAs-tu toujours été un fan du Canadien?R Oui.Mon père m\u2019emmenait au Forum quand j\u2019étais tout petit.Canadien-Boston, du temps des Big Bad Bruins, avec les bagarres, Cam Neely, Ulf Samuelsson.QVas-tu souvent au Centre Bell ?R J\u2019ai la chance d\u2019avoir evenko comme producteur ! Les jours de match, je passe dans le bureau de Jacques Aubé et l\u2019air de rien, je dis : «Ouais, ça va être bon, le match, ce soir ! », et là Jacques me dit : « C\u2019est bon, prends-toi une paire !» QQui sont tes joueurs du Canadien préférés aujourd\u2019hui ?R J \u2019aime beaucoup les jeunes, Brendan Gal lagher et Alex Galchenyuk, qui ont amené un vent de fraîcheur dans l\u2019équipe.QEt dans l\u2019histoire du Canadien?R Des défenseurs comme Pet r Svoboda ou Chris Chelios.QVingt ans après, le Canadien va-t-il gagner la Coupe cette année?R On l\u2019espère ! S\u2019il fallait que je fasse le Centre Bell et que le Canadien la gagne, ils sont tellement superstitieux qu\u2019ils vont me demander de faire le Centre Bell chaque année ! QSouhaites-tu le retour des Nordiques à Québec ?R Tellement ! La bonne vieille rivalité ! Mais s\u2019ils reviennent et qu\u2019ils sont meilleurs que le Canadien, ça sera la zizanie à Montréal ! Une passion de longue date pour le hockey « Je vais parler de choses qui me tapent royalement sur les nerfs, comme le trafic, les parents qui hurlent dans les arénas de hockey et les gens qui parlent pendant un film au cinéma.J\u2019ai déjà 150 dates réservées pour ce deuxième show.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 A R T S 15 ARTS CHOIX HEBDOS JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE LISTE PLUS ULTRA MUSIQUE HEART Dans trois semaines, le groupe Heart sera intronisé au Temple de la renommée du rock.On ne pourrait trouver meilleur prétexte pour réécouter les vieux albums des soeurs Wilson, qui ont déjà 40 ans de métier derrière elles.On aime particulièrement Little Queenie et Dreambot Annie, pour leur savoureux mélange de folk et de hard rock.Et puis.quelle voix ! Barracuda ! CINÉMA LE CHANT DES ONDES C\u2019est le plus étrange des instruments de musique électronique.Mais peu de gens savent comment on en joue.Et encore moins comment c\u2019est fait.Ce fascinant documentaire de Caroline Martel lève le voile sur le mystère des ondes Martenot, ancêtre du synthétiseur et jouet fétiche du groupe Radiohead.Le film connaît un beau succès et amorce sa troisième semaine au cinéma Excentris.CINÉMA FCLM Chanceux que nous sommes : on a pu voir avant vous quelques films qui seront présentés au 4e Festival de cinéma latino-américain de Montréal (FCLM) du 5 au 25 avril.Encore une fois, un bon cru.Le cinéma latino vit une belle période et chaque année, le FCLM permet de s\u2019en rendre compte avec son juteux mélange de films commerciaux et de films d\u2019auteur.On a particulièrement aimé Ultimo Elvis, qui met en scène un sosie du King argentin.ARTS VISUELS L\u2019EXPÉRIENCE BEATLES La nouvelle expo du Musée Pointe-à-Callière raconte comment le passage des Beatles au Forum, en septembre 1964, a marqué la musique et la société québécoise.Extraits sonores, visuels, objets de collection et autres produits dérivés constituent l\u2019essentiel de cette expo interactive, qui propose même une station karaoké.Une bonne introduction pour les nouvelles générations, qui n\u2019ont pas connu le phénomène et l\u2019hystérie de la Beatlemania.LIVRE LIVRE ADOLF HITLER, LA SÉDUCTION DU DIABLE Comment un « loser » antisocial a-t-il pu manipuler ainsi les foules ?Comment un être rempli de haine a-t-il pu convaincre autant de gens de son projet de mort et de destruction?Cette question, on se la pose depuis plus d\u2019un demisiècle, et Laurence Reese tente d\u2019y répondre dans cette nouvelle biographie de 400 pages d\u2019Adolf Hitler.Un essai déroutant sur le charisme, la folie et la puissance de la propagande.Q R Sur le divan avec Caroline Dhavernas Voyez nos choix en vidéo à lapresse.ca STÉPHANIE VALLET Après Off The Map, The Pacific et Wonderfalls, Caroline Dhavernas est en vedette dans Hannibal, la nouvelle série de NBC diffusée à partir de jeudi sur City TV.La comédienne poursuit sa lancée sur le marché américain aux côtés de l\u2019auteur Bryan Fuller (Wonderfalls) en incarnant le Dr Alana Bloom, professeure de psychologie à l\u2019Université de Chicago et consultante du FBI spécialisée dans le profilage de tueurs en série.Entièrement tournée à Toronto, la série de 13 épisodes diffusée dans 93 pays et dans 18 langues est un prélude au Silence des agneaux, inspiré du livre Red Dragon de Thomas Harris.«Ça commence un peu avant que Hannibal Lecter soit incarcéré.L\u2019agent Will Graham [Hugh Dancy] a un don d\u2019empathie envers les tueurs en série : il est capable de se mettre dans leurs souliers pour mieux les arrêter.On suit sa relation avec Hannibal [Mads Mikkelsen] qui est son psychologue.Quant à moi, je suis une psychiatre qui aide de temps en temps le FBI.Hannibal a été mon prof et c\u2019est un peu mon mentor », explique Caroline Dhavernas à propos de la série qui met aussi en vedette Laurence Fishburne (The Matrix) dans la peau de Jack Crawford, étrange chef de l\u2019unité des sciences béhavioristes du FBI.Afin de mieux entrer dans la peau de son personnage, Caroline Dhavernas a dû se plonger dans de sombres lectures à propos des tueurs en série.« J\u2019ai trouvé ça difficile ! Au travail, ça passe mieux, mais toute seule à la maison, c\u2019est effrayant ! J\u2019ai lu ce livre sur cet agent qui a révolutionné la manière d\u2019étudier les tueurs en série au sein du FBI.Il a démontré que l\u2019étude de la victime pouvait apporter beaucoup sur le tueur en tant que tel.J\u2019étais dans mon appartement à Toronto et je me disais : \u201cÇa y est, ils vont tous rentrer !\u201d» Si l\u2019auteur d\u2019Hannibal a déjà en tête la suite de son thriller, ce n\u2019est qu\u2019à la fin du mois d\u2019avril qu\u2019on saura si les tournages reprendront en août.En attendant, Caroline Dhavernas sera porte-parole du 50e anniversaire de la Cinémathèque québécoise, dont les festivités seront lancées le 18 avril.Avec qui échangerais-tu de carrière?Avec John Cassavetes.C\u2019est un des réalisateurs que j\u2019admire le plus, car il a osé faire un cinéma libre.A Woman Under The Influence est le premier film indépendant américain à ne pas avoir eu de distributeur.Cassavetes a appelé les propriétaires de salles lui-même pour que le film soit quand même projeté.Qu\u2019est-ce qui t\u2019a donné le goût de faire ce métier ?J\u2019ai été influencée par mes parents qui sont comédiens [Sébastien Dhavernas et Michèle Deslauriers].Ma mère faisait des rideaux de théâtre en velours rouge avec une bordure dorée, pour ma soeur et moi.Et on avait tous les vieux costumes de théâtre de mes parents pour se déguiser.Avec qui rêves-tu de travailler ?David Lynch.J\u2019ai regardé récemment Twin Peaks et c\u2019est, selon moi, une des meilleures séries qui aient été faites.J\u2019aime le fait qu\u2019il fasse les choses à sa façon et qu\u2019il utilise la folie de son imaginaire pour travailler.Il a écrit ça avec Mark Frost et s\u2019est beaucoup laissé guider par ses rêves et ses fantasmes.Ça a donné quelque chose de complètement éclaté.Un rôle que tu aurais rêvé d\u2019interpréter ?J\u2019aime beaucoup Peter Sellers dans Le Party de Blake Edwards.Je l\u2019ai vu juste une fois, mais j\u2019ai tellement ri, car c\u2019est très absurde ! Il est à la fois léger et pertinent et j\u2019adore ça.Un plaisir coupable ?America\u2019s Next Top Model.Je ne suis pas fan de téléréalité, mais c\u2019est un peu comme regarder un accident d\u2019auto : quand on est au volant, on ralentit.Je suis fascinée par ces filles ! Une chanson que tu écoutes en boucle ?Golden de Sister Suvi que j\u2019ai découverte sur l\u2019internet.NINON PEDNAULT, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 0 M A R S 2 0 1 3 "]
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