La presse, 22 février 2013, Cahier A
[" 129e année No 103 54 pages, 4 cahiers Montréal vendredi 22 février 2013 Le plus grand quotidien français d'Amérique Alex Harvey 85 ¢ taxes en sus Édition provinciale 95 ¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Le Québécois devient le premier fondeur masculin canadien à remporter une médaille à des championnats du monde.SPORTS PHOTO MATTHIAS SCHRADER, ASSOCIATED PRESS HARVEY ÉCRIT L'HISTOIRE LA PRESSE EN ITALIE EXCLUSIF EXCLUSIF LES EXTRAS PASSÉS AU PEIGNE FIN Le ministre des Transports commande un audit externe pour examiner les coûts additionnels des grands chantiers.PAGE A6 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE L'ÉCOLE RECALÉE PAGES A2 ET A3 Moins d'un élève sur deux est motivé par ses études, selon un sondage de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP).Solution : les institutions, tant privées que publiques, doivent repenser l'école de demain, avance la Fédération.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE UNE AUTRE TUILE POUR SNC-LAVALIN PAGE A9 ALGÉRIE L'AFFAIRE PISTORIUS Le procès de la police sud-africaine ?PAGE A17 PHOTO SIPHIWE SIBEKO, REUTERS Le jeu Dead Space 3 de E A.PHOTO AP PHILIPPE SOLLERS ARTS/LECTURE L'équilibre instable de Portraits de femmes ELECTRONIC ARTS FERME UN STUDIO À MONTRÉAL AFFAIRES ISLANDERS 4, CANADIEN 3 (P) SPORTS PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE FIN DE LA SÉRIE VICTORIEUSE DU CH MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE VINCENT MARISSAL ASSURANCE-EMPLOI LES HARPER MACOUTES PAGE A10 Ce n'est pas le mot « pasta » qu'il faut bannir, mais le mot « mafia ».Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 Des conseillers disponibles quand vous l'êtes, c'est pratique ! Par téléphone.En succursale.Au café du coin.Composez le 1 800 769-2511 pour parler de vos objectifs et découvrir comment les atteindre.MC ® / MC Marque(s) de commerce de la Banque Royale du Canada.RBC et Banque Royale sont des marques de commerce déposées de la Banque Royale du Canada.\f A2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 ÉDUCATION llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LE BLUES DU SECONDAIRE Quelle est la réalité des jeunes d'aujourd'hui ?Pour le savoir, la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP) a sondé plus de 44 000 élèves dans ses écoles secondaires.En répondant à 230 questions, les élèves ont fait part de leur motivation à l'égard de l'école, de leurs habitudes de vie, de leurs loisirs et de leur état d'esprit.Un portrait qui a des similitudes avec ce que vivent les jeunes dans le réseau public, croit la FEEP.La Presse dévoile les résultats du sondage en exclusivité.déclare M.St-Jacques.Dans les dernières années, l'école s'est voulue ludique, mais le balancier est peut-être allé trop loin, croit-il.Il ajoute que l'école doit réfléchir pour modifier son approche pédagogique, « mais elle ne sera jamais une console de jeu ».Au cours des derniers mois, certains aspects du sondage ont été dévoilés dans les écoles, mais le sondage n'a jamais été rendu public.La F EEP a pris plusieurs mois pour analyser les données et, prenant acte des résultats, vient d'entreprendre un vaste chantier de réflexion pour repenser l'école de demain.Elle se donne jusqu'en juin 2014 pour terminer ses travaux.Qu'elles soient publiques ou privées, toutes les écoles devraient se sentir concernées par la perte de motivation des élèves, souligne M.St-Jacques.« C 'est tout le réseau de l'éducation qu i dev ra it se se conda i re, la moitié des répondants affirment trouver leur vie « très » ou « plutôt » stressante, ce qui n'était pas le cas il y a 10 ans.SONDAGE DE LA FÉDÉRATION DES ÉTABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT PRIVÉS PASCALE BRETON Moins d'un élève sur deux se dit motivé à l'égard de ses études.La situation est préoccupante au point où les directions des écoles privées ont entrepris un vaste chantier de réflexion sur l'école de demain.L e sondage mené pa r la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP) démontre que seulement 45 % des élèves se disent motivés à l'égard de leurs études.Plus inquiétant encore, la motivation des jeunes décroît à mesure qu'ils cheminent dans leur parcours scolaire.Si 48 % des élèves se disent motivés en 1re secondaire, ils ne sont plus que 42 % en cinquième secondaire.Les élèves réussissent aussi bien qu'avant, mais ils sont nombreux à reconnaître qu'ils ne met tent pa s beaucoup d'énergie dans leurs études.Le sondage indique qu'un peu plus du tiers d'entre eux (37 %) fournissent le maximu m d 'ef for ts da n s leu rs études.E ncore u ne fois, l'effort semble diminuer à mesure que le jeu ne chemine.Un élève de première secondaire sur deux affirme consacrer un maximum d'efforts, comparativement à un élève sur quatre en cinquième secondaire.Avec l'arrivée des nouvelles technologies, l'école traditionnelle n'a plus le monopole du savoir, analyse André Revert, coordonnateur des services aux élèves à la FEEP, qui a préparé le questionnaire et analysé les résultats.« Si on fait exception des élèves qui s'engagent dans l'école, on sent une diminution assez importante de la motivation scolaire, note-t-il.Cela amène une interpellation du personnel sur le plan des pratiques.» Il croit d'ailleurs qu'il faudra pousser l'enquête plus loin afin de découvrir pour quelles raisons les élèves sont moins motivés.À la veille du Sommet sur l'enseignement supérieur, ces données indiquent qu'il y a un coup de barre à donner, croit pour sa part Jean-Marc St-Jacques, président de la FEEP et directeur général du collège Bourget.Certains des élèves du secondaire sondés en 2009-2010 sont maintenant à l'université.Les autres suivront bientôt.« O n au r a it ava n t a ge à reparler de rigueur, d'efforts, de constance et de travail », Le sondage révèle aussi que les élèves sont plus critiques à l'éga rd de leu r école.À peine les deux tiers considèrent que l'horaire des cours, des activités, des repas et des récréations est bien équilibré.Ils étaient 79 % à le penser en 2001.Il y a aussi une diminution du sentiment de confort et du sentiment de sécurité.La majorité (91%) se sentait en sécurité à l'école il y a 10 ans.Une affirmation que seulement 60% des répondants font dorénavant.Ils sont aussi moins à l'aise dans leur école.La proportion est passée de 84 à 63%.Il y a 10 ans, les deux tiers des élèves affirmaient que le code de vie ou les règlements de leur école leur convenaient.Plus critiques à l'égard de l'école Les deux tiers considèrent que l'horaire des cours, des activités, des repas et des récréations est bien équilibré.Ils étaient 79 % à le penser en 2001.LOISIRS 4,7 par semaine consacrées heures aux devoirs et leçons questionner sur la façon dont on fait l'école actuellement, la façon dont on développe le sentiment d'appartenance, la façon de rendre le milieu de vie agréable pour que les jeunes veuillent y rester.Tout cela va jouer sur le décrochage scolaire et la réussite.» Le sondage a été mené dans les écoles privées, mais le profil sociodémographique des élèves n'est pas tellement différent de ceux des écoles publiques, affirme la FEEP.L e portrait qui en résulte décrit des réalités similaires.E n 2 0 01, la F E E P ava it mené un premier sondage du genre dans ses écoles, cette fois avec quelque 160 questions.Les différences notées entre les résultats de 2001 et de 2010 peuvent contribuer à expliquer la baisse de motivation chez les élèves.L a nuit de som meil des élèves a ainsi diminué de près d'une demi-heure depuis 10 ans.Les jeunes se disent beaucoup plus fatig ués qu'avant.L'impact se fait sentir en classe.Les élèves se disent également plus stressés, les filles principalement.En cinquième C'est le tiers aujourd'hui.« O n voit q ue l 'é c ole a tout un travail d'adaptation à faire par rapport aux jeunes d'aujourd'hui », indique A ndré Revert en précisant que l'analyse devra être poussée plus loi n pou r m ieu x comprendre.Le sondage montre qu'à la maison, les jeunes se sentent soutenus par leurs parents.Une donnée réjouissante qui peut toutefois influencer le sentiment qu'ils ont ensuite devant l'école, où ils se fondent davantage dans la masse, avance la Fédération.Sans surprise, les jeunes consacrent par ailleurs une part importante de leur temps à des « loisi rs bra nchés ».L es sites com me YouT ube et Facebook ont la cote.Les sites de téléchargement et les jeux vidéo sont parmi les plus populaires.Au moment du sondage, e n 2 0 0 9 -2 010 , le s élève s consacraient déjà plus de cinq heures par semaine à communiquer par la messagerie texte et les courriels.Une donnée qui a certainement augmenté e nc ore auj ou rd ' hu i , c r oit M.Revert.« loisirs branchés » : texto, messagerie, clavardage, jeux, internet 9,9 par semaine consacrées aux heures 5,1 par semaine passées devant la télé heures (7,4 heures en 2001) 1,7 par semaine consacrée à des loisirs heure culturels comme cinéma, théâtre ou spectacle (3,6 heures en 2001) (47 % en 2001) 37 % travail et études cumulent 53 % de 5 secondaire des jeunes e ont un emploi rémunéré Amusez-vous ! Astrologie du jour Bourses Débats Décès SOMMAIRE ARTS 10 AFFAIRES 15 AFFAIRES 15 A 18, 19 et 20 AFFAIRES 15 Loteries Monde Petites annonces Sudoku Trait d'union A 10 A 16, 17 et 21 AFFAIRES 14 AFFAIRES 4 AFFAIRES 10 Les écoles privées au Québec : Météo AFFAIRES 14 Passages nuageux en matinée, ensoleillé en après-midi, maximum 0, minimum - 6.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE ?(dont 66 écoles qui accueillent à la fois des élèves du primaire et secondaire) Source : Principales statistiques de l'éducation, ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, édition 2011 88 776 élèves au secondaire 162 écoles secondaires nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL ?commentaires@lapresse.ca \f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A3 ÉDUCATION Portrait des élèves MOTIVATION 45 % se disent motivés à l'égard des études fournissent un maximum d'efforts dans leurs études (29 % des garçons) 37 % ont bon espoir de réussir leurs études 53 % PHOTO ANDRÉ PICHETTE,LA PRESSE Si certaines tendances chez les élèves d'écoles secondaires privées sont encourageantes, comme la régression de la cigarette et de l'alcool, d'autres le sont beaucoup moins.Par exemple, 60% des élèves d'aujourd'hui se sentent en sécurité dans leur école, comparativement à 90% des répondants en 2001.HABITUDES DE VIE SANTÉ MENTALE 94 %souvent ou parfois se disent 28 % une cigarette ont déjà fumé fatigués en classe (65 % en 2001) 43 % leur vie très disent trouver 78 % ou assez stressante (36 % en 2001) De meilleures habitudes de vie PASCALE BRETON (49 % en 2001) ont un niveau de confiance en eux très élevé ou élevé (90 % en 2001 ont consommé de l'alcool (74 % en 2001) 70 % (28 % en 2001) 18élèves ont des idées suicidaires % des (44 % en 2001) 26 % des drogues ont déjà pris (7,9 % en 2001) 3,8 % tentative de suicide ont fait une a déjà joué à des jeux de hasard ou d'argent 1 élève sur 5 12déjà été victimes % ont de cyberintimidation Moins d'alcool, moins de drogues, meilleure alimentation et activité physique, les habitudes de vie des élèves du secondaire se sont améliorées depuis 10 ans.Seule ombre au tableau, ils ont aussi découvert les jeux de cartes et de hasard.En 2001, cette donne était inexistante, au point où la question ne faisait pas partie du questionnaire.En 2009-2010, un jeune sur cinq avait déjà joué à des jeux de hasard ou d'argent.Quelque 39 % des réponda nts ont aussi reconnu jouer à des jeux de cartes une fois par mois et moins, le plus souvent au poker.Un quart des répondants achètent aussi des billets de loterie instantanée (« gratteux »).Au cours de la dernière décennie, la consommation de tabac a par ailleurs nettement diminué chez les élèves du secondaire, passant de 49 % à 28 %.Sans surprise, les élèves de cinquième souvent ou très souvent 74de l'activité physique % font 29 % jamais d'aliments ne consomment de type restauration rapide 11 déjà fait de la cyberintimidation % ont La diminution du taux de suicide et des tentatives est une belle victoire pour les écoles privées.secondaire sont ceux qui sont les plus enclins à avoir fumé la cigarette, même s'il s'agit seulement de quelques bouffées, dans une proportion de 61 %.La consommation de drogue en général est passée de 44 % à 26 %.La consommation de cannabis et de boissons énergisantes demeure toutefois élevée.Quant à l'alcool, 70 % des répondants disent en consommer, comparativement à 74 % il y a 10 ans.La diminution du taux de suicide et des tentatives est par ailleurs une belle victoire pour les écoles privées.Au terme du questionnaire de 2001, le suicide s'est révélé une grande préoccupation.Des ateliers de formation ont été offerts aux professeurs sur plusieurs aspects de la vie des élèves, notamment le suicide.Dans le questionnaire de 2009-2010, le taux d'idées suicidaires a diminué de 28 à 18 % tandis que le taux de suicide est passé de 7,9 à 3,8 %.« Ces ateliers ont dû aider un peu, analyse André Revert.C'est une joie de voir que ce qu'on considérait comme une problématique il y a 10 ans s'est amélioré.» SUR LEUR SITUATION PERSONNELLE des mères et des pères ont fait des études universitaires 60 % 57 % MÉTHODOLOGIE Un total de 44 157 élèves de la 1re à la 5e secondaire ont répondu au questionnaire en 2009-2010.Une soixantaine d'écoles du Québec ont participé.Le questionnaire comportait 230 questions à choix multiples.Les répondants devaient noircir la case correspondant à leur choix, comme dans les examens du Ministère.Tous les élèves ont répondu au questionnaire à la même période, pour ne pas fausser les résultats.La saisie, la compilation et la validation des données ont été faites par la firme Brisson-Legris.La firme Léger-Marketing a amené des analyses statistiques complémentaires.La marge d'erreur est de plus ou moins 0,1 point de pourcentage, dans un intervalle de confiance de 99 %.ou soeur 50 % ont un seul frère des répondants divinité (50 % en 2001) 32 % croient en Dieu ou en une des élèves \f A4 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll COMMISSION CHARBONNEAU Coûts des travaux à la Ville de Montréal Des signaux d'alarme dès 1997 BRUNO BISSON BORSELLINO, MILIOTO ET CATANIA SE SONTILS CONCERTÉS ?Éclaboussés par plusieurs témoins de la commission Charbonneau, les entrepreneurs Joe Borsellino, Nicolo Milioto et Paolo Catania se sont-ils concertés avant de témoigner, ce qui les exposerait à des accusations de parjure ?La juge France Charbonneau a questionné les deux entrepreneurs qui ont défilé devant elle cette semaine, Borsellino et Milioto, pour savoir s'ils ont préparé ensemble leur réponse aux allégations les visant.Les deux ont vivement nié s'être rencontrés ou parlé au téléphone.Si la Commission arrive à prouver le contraire, les deux pourraient être accusés de parjure pour avoir menti.Au moment de libérer Nicolo Milioto hier, M me Charbonneau lui a lancé : « On n'a plus besoin de vous, pour l'instant.» - Pierre-André Normandin Les déficiences de la Ville de Montréal en matière de suivi, de surveillance et d'estimation des coûts de ses contrats, qui ont favorisé l'émergence des cartels d'entrepreneurs, avaient déjà été critiquées par le vérificateur général de la Ville, dès 1997.Un analyste enquêteur pour la commission Charbonneau, Guy Desrosiers, a déterré hier un rapport public, déposé au conseil municipal il y a près de 15 ans, qui décelait déjà ces déficiences comme des facteurs de gonflements des coûts.Plusieurs recommandations précises avaient alors été formulées à la Ville de Montréal.Dans un rapport de suivi daté de 2 0 01, déposé pa r M.Desrosiers, le vérificateur déplorait le fait qu'aucune des recommandations principales n'ait été mise en oeuvre de façon satisfaisante.La preuve présentée jusqu'à présent devant la commission Charbonneau démontre que c'est à peu près au cours de cette même période, entre 1997 et 2001, que les systèmes de collusion ont justement pris leur essor entre les groupes d'entrepreneurs des domaines des égouts et des trottoirs, avant de faire grimper les coûts de 30 à 40% durant les années 2000.La présentation de M.Desrosiers, qui se poursuivra lundi, vise à dresser un tableau d'ensemble avant la comparution prochaine de «décideurs» de la Ville de Montréal annoncée hier par la procureure de la Commission, Me Caroline Roy.Ces « décideu rs » seront v ra isemblablement invités par la Commission à expliquer pourquoi les nombreux sig nau x d 'a la r me envoyés dès 1997 n'ont pas été suivis de mesures concrètes pour L'enquêteur Guy Desrosiers a indiqué que le vérificateur général de Montréal a révélé dès 1997 des lacunes importantes dans la surveillance des coûts des travaux publics.PHOTO TIRÉE D'UNE VIDEO, LA PRESSE 30 % à 40 % trop cher réduire le coût des travaux d'infrastructures à Montréal.L'analyste Guy Desrosiers a aussi produit un rapport externe de 2004, commandé par la direction des approvisionnements de la Ville, qui estime clairement que le coût des travaux pouvait être de 30 % à 40 % supérieur à Montréal par rapport à d'autres villes, en raison de son marché fermé à la compétition.Ce rapport mentionne que dès 20 03, la Ville estimait elle-même pouvoir faire des économies de 35 millions par année ou de 175 millions en 5 ans en mettant en oeuvre certaines mesures préconisées dans le passé, notamment par le vérificateur général.vw.ca La conduite d'une turbo.Les économies d'une hybride.Pour commencer, nous avons pris la très élégante Jetta, déjà si amusante à conduire, et l'avons rendue encore plus aérodynamique.Ensuite, nous l'avons équipée de nos technologies BlueMotion les plus novatrices, comme un puissant groupe motopropulseur hybride turbocompressé avec un moteur TSI de 1,4 L développant 170 ch et une puissance de dépassement de 184 lb-pi de couple.Le résultat?La Jetta hybride turbocompressée.Une voiture qui prouve que les hybrides ne sont pas toutes pareilles.La Jetta hybride turbocompressée.« Volkswagen », le logo Volkswagen, « Das Auto et dessin », « TSI » et « Jetta » sont des marques déposées de Volkswagen AG.« Jetta hybride » et « BlueMotion » sont des marques de commerce de Volkswagen AG.Visitez votre concessionnaire Volkswagen ou vw.ca pour les détails.© Volkswagen Canada 2013.\f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A5 COMMISSION CHARBONNEAU « C'est ma vérité », martèle l'entrepreneur décrit comme responsable d'un cartel mafieux PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Milioto contredit six témoins L'entrepreneur Nicolo Milioto a ter m iné son témoignage deva nt la com mission Charbonneau en réfutant les déclarations de six témoins qui l'ont montré du doigt c o m m e r e s p o n s a ble d 'u n cartel chapeauté par la mafia dans le milieu montréalais de la construction.Il a tour à tour nié avoir corrompu des fonctionnaires, collecté une ristourne de 3 % pour Union Montréal et un tribut pour les Rizzuto.« C'est ma vérité.» « Ce qu'on voudrait, c'est LA vérité », a aussitôt répliqué la juge France Charbonneau.« C'est la vérité que je vous donne.Les autres peuvent vous raconter n'importe quoi, mais je vous dis la vérité », a assuré l'entrepreneur.Cet échange a marqué la fin de quatre jours de témoignage durant lesquels Nicolo Milioto a réfuté les témoignages le décrivant comme responsable de la collusion à Montréal.L'entrepreneur s'est particulièrement fâché contre Martin Dumont, « un menteur professionnel ».Relativement calme depuis le début, Milioto s'est rapidement emporté quand il a été question de l'ex-organisateur d'Union Montréal.« Je jure devant Dieu que je le connais pas.La première fois que j'ai remarqué sa face, c'est ici, à la Commission.» Alors que le témoin a dit à plus de 400 reprises ne pas se souvenir de détails durant son témoignage, cette colère s'est toutefois avérée révélatrice pour la juge France Charbonneau, qui a souligné sa mémoire précise dans le cas de ces événements.« Je note que vous avez une bonne mémoire.» « Il y a des choses dans la vie qui m'enragent et ça, ça m'enrage », s'est justifié Milioto.« Mais vous ne savez pas c'est quoi, la Cosa Nostra, vous ne savez pas pourquoi l'argent était donné à Rizzuto, pourquoi vous donniez de l'argent à [son lieutenant] Sollecito.» - La juge France Charbonneau Nicolo Milioto a nié avoir corrompu des fonctionnaires, collecté une ristourne de 3 % pour Union Montréal et un tribut pour les Rizzuto.IMAGE TIRÉE D'UNE VIDEO, LA PRESSE « Savez-vous combien de personnes vous contredisez devant la Commission ?», a lancé le commissaire Renaud Lachance.« Je ne contredis personne.Moi, je vous dis ma vérité », s'est défendu Nicolo Miloto.« Mais vous ne savez pas c'est quoi, la Cosa Nostra, vous ne savez pas pourquoi l'argent était donné à Rizzuto, pou rquoi vous donniez de l'a rgent à [son lieutena nt] Sollecito.» Après avoir été longuement questionné mercredi sur ses liens avec la mafia, Nicolo Milioto a dû s'expliquer hier sur sa grande proximité avec Pas de 3 % ou de pots-de-vin le re s p on s a ble du f i n a n cement d' Union Montréal, Bernard T répanier, et plusieurs fonctionnaires aux travaux publics.Interrogé au sujet de ses nombreu x appels télépho niques avec M .T répa nier, Milioto a malgré tout continué à nier avoir collecté une ristourne de 3 % pour le parti de l'ex-maire Gérald Tremblay.« Je n'ai jamais collecté l'argent pour personne.» M ê me re f u s d 'ad met t re toute cor r uption de fonc tionnaire, même s'il avoue avoir été près de plusieurs d'entre eux.Oui, il a offert de « petits plaisirs » bouteilles de v i n , repa s au restaurant et travaux sur la maison de l'un d'eux , mais jamais ne leur a-t-il donné de l'argent.« Nick M ilioto n'a ja ma is don né d 'enve loppe à person ne », a-t-i l martelé.Les témoignages contredits par Milioto LINO ZAMBITO Infrabec L'ex-entrepreneur affirme qu'il payait à M.Milioto une commission de 2,5 % sur ses contrats pour la mafia.Il affirme lui avoir aussi versé une ristourne de 3 % pour le parti Union Montréal, à compter de 2006.MICHEL LECLERC Terramex Le président de Terramex affirme avoir versé 3 % des contrats que M.Milioto lui donnait en sous-traitance, dès 1998.Il dit qu'un important contrat de plus de 7 millions attribué à Mivela, en 2007, était truqué.LUC LECLERC Ingénieur, Ville de Montréal L'ex-ingénieur municipal corrompu Luc Leclerc a affirmé avoir touché à plusieurs reprises des pots-de-vin de M.Milioto pour faciliter l'approbation des extras à Constructions Mivela.Nicolo Milioto nie avoir versé des pots-de-vin à Leclerc, ou à quiconque.Il reconnaît qu'il a envoyé deux employés à M.Leclerc, sans frais, pour l'aider à couler du béton chez lui.MICHEL CADOTTE Ipex Le représentant de la firme Ipex a dit que M.Milioto a demandé un pot-devin de 150 000 $ afin que la Ville de Montréal autorise l'emploi des tuyaux de l'entreprise pour ses conduites d'eau.Nicolo Milioto réfute cette affirmation et accuse Michel Cadotte de « s'être servi de lui » et de la Commission « pour faire la promotion de ses tuyaux.MICHEL LALONDE Groupe Séguin/Génius Le président de Génius affirme avoir remis 15 000$ à M.Milioto à la demande du conseiller municipal Joe Magri, en 2005.Il dit avoir appris par M.Milioto que les entrepreneurs versaient 3% de leurs contrats à Union Montréal.Il affirme enfin que M.Milioto a versé 25 000$ à la campagne de Benoit Labonté, en 2009.Nicolo Milioto nie tout.«Je n'ai jamais collecté d'argent», dit-il.Il reconnaît avoir eu une rencontre pour parler de financement avec des responsables de la campagne de M.Labonté, sans suite.MARTIN DUMONT Union Montréal L'ex-organisateur politique affirme que M.Milioto lui a remis 10 000 $ dans une enveloppe en l'amenant aux urinoirs, durant un cocktail de financement.Il a affirmé que M.Milioto l'a menacé en parlant de la « profondeur » de ses trottoirs, quand il s'est intéressé de trop près à un contrat obtenu par Mivela.Nicolo Milioto nie tout.« Je ne l'ai jamais rencontré.La première fois que j'ai remarqué sa face, c'est ici [à la Commission].Tout est une invention.Ou il me prend pour quelqu'un d'autre, ou c'est un menteur professionnel.Nicolo Milioto admet avoir remis à Nick Rizzuto père, parrain de la mafia, six ou sept enveloppes d'argent provenant de Zambito.Il dit ne pas savoir pourquoi il versait cet argent.Il nie avoir collecté des sommes pour Union Montréal.« « » Nicolo Milioto nie la commission de 3 % et accuse M.Leclerc d'être « un gros menteur » sur la question du contrat truqué.Il affirme n'avoir jamais truqué un contrat.« « » » » « « PHOTOS ARCHIVES LA PRESSE, PHOTO DE MICHEL LECLERC TIRÉE DE RADIO-CANADA.CA » » Découvrez ces hommes et ces femmes qui ont contribué à façonner notre culture et notre société.MICHEL LOUVAIN LE CHANTEUR DE CHARME.SON PUBLIC DES PREMIERS JOURS.ENTRE LES DEUX : UN LIEN D'AMOUR IMPÉRISSABLE.CE SOIR 20H LES GRANDS REPORTAGES PERSONNALITÉS RÉALISATION-COORDINATION : GEORGES AMAR \f A6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 ACTUALITÉS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Extras facturés sur les grands chantiers Québec commande un audit externe EXCLUSIF PAUL JOURNET QUÉBEC - C'est un « choc vaga l » que le m i n ist re des T ra n spor ts , Sylva i n Gaudreault, a eu en constatant l'ampleur des extras toujours facturés sur les grands chantiers du Québec.Pour y remédier, il prend les grands moyens, a appris La Presse.Il commandera très bientôt une vérification externe pour examiner tous les coûts additionnels exigés dans la dernière année à son ministère.Selon une compilation de La Presse, plus de 30 m illions de dolla rs en extras ont été facturés au ministère des Transports (MTQ) dans les huit premiers mois de l'année 2012-2013.L a dé c ision a été pr ise hier.La firme n'a pas encore été sélectionnée.Son mandat s'appliquera aussi au x coûts add ition nels ex igés depuis avril 2012 à la Société immobilière du Québec, au Centre de services partagés du Québec et à Infrastructure Québec.On pourrait élargir le mandat en cours de route pour remonter plus loin dans le passé.M.Gaudreault espère recevoir le rapport d'ici quelques mois.« Il n'est pas exclu qu'on fasse par la suite des recours M.Gaudreault regrette que le ministère des Transports ne soit pas toujours outillé pour savoir quelles demandes sont justifiées et lesquelles pourraient être liées aux pratiques mises en lumière à la com mission Cha rbon neau.Le rapport de l'Unité anticollusion a lui aussi déploré la perte d'expertise au MTQ, qui le rend vulnérable aux extras non justifiés.Manque d'expertise - Le ministre Gaudreault au sujet des extras chargés au MTQ «Je veux un oeil externe sur les coûts additionnels accordés.Il faut savoir ce qui est justifié et ce qui aurait pu être prévu pour évaluer les futurs budgets des routes.Si j'annonce une route pour un montant précis, il faut que ça coûte ça.Désormais, on va dire ce qu'on fait, et on va faire ce qu'on dit.» M.Gaudreault avoue que le Ministère a actuellement une certaine « impuissance ».« Qua nd on pa rle de su rveillance additionnelle, c'est pour moi un argument de plus en faveur de la création d'une agence des transports qui permettrait de rebâtir l'expertise dans l'État.» « Ça m'a jeté à terre.» « Je veux un oeil externe sur les coûts additionnels accordés.Il faut savoir ce qui est justifié et ce qui aurait pu être prévu pour évaluer les futurs budgets des routes », a expliqué le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault.PHOTO ANDRÉ PICHETTTE, ARCHIVES LA PRESSE pour récupérer de l'argent, s'il s'avère que des procédures ont été viciées », annonce-t-il.Le ministre dit avoir « halluciné » en apprenant que, le 20 septembre, quelques heures après sa nomination, son ministère a accordé un extra de 2,5 millions de dollars à Louisbourg SBC, alors liée à Tony Accurso, pour un contrat d'une valeur initiale de 4,6 millions.En se préparant pour l'étude des crédits dans les dernières semaines, il dit avoir pris connaissance de tous les « coûts additionnels » accordés par son ministère.« Ça m'a jeté à terre », raconte-t-il.Da ns la desc ription des motifs, on justifie souvent la demande en invoquant des « contrôles additionnels », la « surveillance additionnelle » ou la «modification au concept initial».Les demandes sont souvent faites par des entreprises de génie-conseil comme Genivar, Roche, Dessau, Cima+ et BPR.UPAC Projet Montréal veut une enquête sur les firmes de communication K ARIM BENESSAIEH Luc Aubut Associé Rapid-Air Climatisation JE LE RECOMMANDE ! « Si vous êtes le propriétaire d'un immeuble et que vous souhaitez en améliorer la performance énergétique, exigez de votre entrepreneur qu'il vous présente le programme Bâtiments d'Hydro-Québec.Ce programme offre un appui financier très intéressant et il permet d'optimiser l'investissement et la performance des équipements.Le programme Bâtiments est facile d'utilisation et le processus de qualification est rodé.En tant qu'entrepreneur, je n'ai eu que de bonnes expériences.C'est un programme qui marche.» Informez-vous.Composez le 1 855 817-1433 ou visitez le www.programmebatiments.com.Un programme d'Hydro-Québec géré par ÉnerCible L'enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) devrait être élargie et porter sur les liens « incestueux » entre Union Montréal et les firmes de com mu nication , estime Richard Bergeron.S elon le c hef de P roj et Montréal, les 12 années de pouvoir de Gérald Tremblay r e g o r g e n t d 'e xe m pl e s d e « retours d'ascenseur » avec deux de ces firmes, Octane et Morrow Communications.Selon ce qui a été confirmé hier, les perquisitions de mardi visaient notamment une facture de 100 000$ du Groupe CJB, devenu Octane.Cette firme a travaillé pour le parti de l'exmaire Tremblay lors des élections de 2001.Les trois quarts de la facture auraient ensuite été payés par des arrondissements en 2004 et 2005.D a n s u n com mu n iqué publié hier, Octane a confirmé les motifs de l'enquête de l'UPAC.On y rappelle qu'il s'agit d'u ne reprise d'u ne enquête du Directeur général des élections menée en 2009, qui n'avait rien donné.En point de presse hier, Michel Bissonnet, maire de Saint-Léonard, un des arrondissements visés par les perquisitions, a précisé que les questions des policiers avaient trait « à une enquête du DGE datant de 2009».« Contrats faramineux » Projet Montréal a demandé copie des contrats obtenus par cette firme et par Morrow Communications, qui a notamment travaillé à la campagne d' Union Montréal en 2006.Seuls ceux accordés de 2006 à 2011 ont pu être remis.Une compilation du parti indique qu'Octane a obtenu pour près de 2 millions de dollars de contrats durant cette période, tandis que Morrow Communications a hérité de 439 000 $.« Il est essentiel qu'une enquête du contrôleur ou du vérificateur général soit lancée sur ces contrats faramineux», a déclaré M.Bergeron en point de presse hier, à l'hôtel de ville.Dans un communiqué, la firme Octane a dénoncé les propos de M.Bergeron.Elle estime qu'il « entretient la confusion et dévalue la compétence de la fonction publique montréalaise ».Les contrats obtenus auprès de la Ville «l'ont été en conformité avec toutes les règles de l'administration publique».\f A8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 SANTÉ llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll DÉFICIT RECORD ANTICIPÉ Le CUSM peine à faire les compressions demandées DAPHNÉ CAMERON Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) peine à retrancher 50 millions de ses dépenses afin d'éviter d'enregistrer un déficit monstre.Le ministère de la Santé vient d'accorder un délai supplémentaire à l'hôpital, qui devait normalement déposer aujourd'hui son plan de retour à l'équilibre budgétaire.Cette semaine, les gestionnaires du CUSM ont rencontré les trois syndicats pour leur annoncer les coupes à venir dans chaque service.Lors de différentes rencontres, la direction a indiqué avoir réussi à sabrer seulement une trentaine de millions de dollars sur les 50 millions demandés, principalement en gelant l'embauche, en fermant des postes vacants et en ne remplaçant plus les employés en congé de maladie ou de maternité.Au-delà de cette somme, les services à la population vont en souffrir, aurait indiqué le CUSM à l'accompagnateur spécial nommé pour aider l'hôpital à assainir sa gestion, le Dr Michel Bureau.La présidente du syndicat des infirmières, affilié à la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), s'inquiète à la fois des impacts des compressions sur les soins à la population et du fait que la direction n'a pas encore été en mesure de réaliser les efforts demandés par le gouvernement du Québec dans les temps prévus.«Nous avons perdu confiance en l'administration.On se demande quel est le plan du directeur général.Est-ce d'aller sous tutelle?», s'est questionnée Line Larocque en entrevue avec La Presse.La cible de réduction de dépenses de 50 millions a été établie à la suite du dépôt du rapport Baron, un exercice de vérification qui a révélé que l'établissement pourrait se retrouver avec un déficit de 115 millions en 2012-2013 du jamais vu dans l'histoire du Québec.Ce dérapage aurait notamment été occasionné par une augmentation injustifiable des heures rémunérées par rapport à la quantité de soins prodigués.Le CUSM paierait l'équivalent de 500 personnes additionnelles à temps complet par rapport à 2009.Le rapport COUPES ANNONCÉES AUX SYNDICATS DU CUSM 3,5 millions Chirurgie 3,6 millions Radiologie 4,4 millions Laboratoires Services techniques 3,5 millions 3,1 millions Médecine 5,1 millions (sécurité, magasins, réception, services alimentaires) Services logistiques «Nous avons perdu confiance en l'administration.On se demande quel est le plan du directeur général.Est-ce d'aller sous tutelle?» - Line Larocque, présidente du syndicat des infirmières 1,25 million 1,06 million Oncologie Services hospitaliers thérapeutiques Neurologie 1,03 million reçu au cours des derniers jours les sommes établies jusqu'à présent par les gestionnaires.La Presse a colligé ces chiffres (voir tableau ci-contre).On songerait par ailleurs sérieusement à fermer le service d'urologie et de plastie de l'Hôpital général de Montréal.Les 16 lits, qui ne seront pas fermés, seront déplacés sur d'autres étages.Le directeur des communications du CUSM, Richard Fahey, refuse de confirmer les sommes avant qu'elles soient officiellement déposées à la prochaine rencontre du conseil d'administration du CUSM, le 4 mars.Au ministère de la Santé, la porte-pa role Noém ie Vanheuverzwijn s'est bornée 400 000 $ Nutrition 700 000 $ Travailleurs sociaux 924 000 $ Obstétrique et gynécologie 987 000 $ Santé mentale Sources : CSN, APTS, FIQ Baron fait également état de transactions immobilières à perte et d'un manque à recevoir de la Fondation de l'hôpital Royal Victoria.Notons qu'en 2011-2012, le CUSM avait déjà enregistré un déficit de 20,3 millions.Les différents services commencent à avoir une idée des coupes à venir.Les trois syndicats qui représentent les employés (FIQ, CSN et l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)) ont Un aperçu des coupes à venir à indiquer qu'une extension jusqu'en mars a été accordée à l'accompagnateur pour mettre en oeuvre « un plan de retour à l'équilibre budgétaire sans toucher l'offre de soins et de services».Francis Collin, responsable politique pour le CUSM à l'APTS, doute que les compressions n'aient pas d'impact sur les soins.Au début de la semaine, les gestionnaires lui ont appris que 4,4 millions seront sabrés dans les laboratoires et 3,6 millions en radiologie.« Ça nous inquiète énormément parce que ce sont des services diagnostiques, a-t-il affirmé.Ce n'est pas à la population et aux salariés de faire les frais de la mauvaise gérance de l'administration.Si les patients ne diminuent pas d'entrée et si les médecins continuent de faire des requêtes, comment va-t-on y arriver avec des effectifs réduits alors que, déjà, le CUSM paie des heures supplémentaires pour suffire à la demande?» Afin d'épargner, le CUSM fera des coupes dans les postes vacants.« Or, ces postes sont occupés par des remplaçants qui, souvent, étaient là depuis presque deux ans.Ces postes n'ont jamais été titularisés, souligne M.Collin.Ça va créer une surcharge de travail qui va être mise sur les épaules de ceux qui restent.On nous a aussi dit qu'il y aurait des coupes de postes, mais combien?On ne nous l'a pas encore dit.» SAMEDI ET DIMANCHE DIMANCHE 23 ET 24 FÉVRIER Lutte contre le tabagisme Montréal mise sur les professionnels de la santé La direction de la santé publique (DPS) de Montréal croit qu'il faut miser sur les médecins, les infirmières, les pharmaciens et même les dentistes pour diminuer le nombre de fumeurs dans la métropole.Le Dr Richard Massé, directeur de la santé publique de Montréal, a présenté hier matin son plan de lutte contre le tabagisme 2012-2015, qui pose les grandes orientations du réseau de santé montréalais dans le domaine.On y apprend que 9 % des fumeurs ont reçu l'avis d'un médecin pour cesser de fumer en 2009-2010.La DSP veut maintenant encourager davantage de médecins et de professionnels de la santé à faire un plus grand nombre d'« interventions brèves en cessation tabagique ».« En quelques minutes, on regarde où vous en êtes sur le plan de votre dépendance et quels sont les outils appropriés pour améliorer vos chances de cesser de fumer », a-t-il expliqué.La DSP encourage par ailleurs la 10% Titulaires de permis, agences de la SAQ, comptoirs Vin en vrac et SAQ Dépôt exclus.L'offre Économisez 10 % avec tout achat de 100 $ et plus (après toute autre réduction) est en vigueur les 23 et 24 février 2013 seulement et s'applique uniquement aux produits offerts en succursale, à l'exception des cartes-cadeaux SAQ, des cartes de dégustation et des bons-cadeaux « Les Connaisseurs », ainsi que des produits commandés par l'entremise du service des commandes privées et de ceux en vente dans le catalogue Le Courrier vinicole.La consigne sur les bières est exclue du montant d'achat donnant droit à l'escompte.Promotion également offerte dans SAQ.com.Achats non cumulatifs.Aucune mise de côté n'est acceptée.18 ans ou plus.PHOTO M.CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE formation d'infirmières en cessation en milieu hospitalier.« Une période d'hospitalisation ou une grossesse, c'est un moment favorable et un environnement favorable pour passer un message et suggérer des thérapies », a dit le Dr Massé.Le plan de lutte contre le tabagisme 2012-2015 présente des lignes directrices, il n'y a donc pas de budgets dégagés pour mettre les projets en oeuvre.La DSP souhaite qu'il y ait un soutien du gouvernement pour implanter ses stratégies.- Daphné Cameron \f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A9 ACTUALITÉS SNC-Lavalin a obtenu de Sonatrach, société d'État responsable de la gestion des hydrocarbures en Algérie, des contrats d'une valeur de 6 milliards de dollars au cours de la dernière décennie.La firme d'ingénierie a admis qu'elle avait fait affaire avec Farid Bedjaoui, l'homme au coeur du scandale de corruption à Sonatrach.Sur la photo, le projet In Salah Gas dans le champ de Krechba.PHOTO ADAM BERRY, ARCHIVES BLOOMBERG NEWS APRÈS LA LIBYE ET LA TUNISIE SNC-Lavalin dans la tourmente en Algérie Après avoir été éclaboussée par des affaires de corruption en Libye et en Tunisie, SNC-Lavalin se retrouve maintenant en pleine tourmente algérienne.Au coeur du scandale, Farid Bedjaoui, play-boy algérien qui a longtemps résidé à Montréal.Sa famille y vit toujours.ISABELLE HACHEY ET FABRICE DE PIERREBOURG La firme québécoise de génieconseil SNC-Lavalin a décroché des milliards de dollars en contrats en Algérie depuis 30 ans.Mais, comme en Libye, sa bonne fortune risque maintenant de prendre fin dans ce pays d'Afrique du Nord.Le 10 février, la justice algérienne a ouvert une enquête sur des affaires de corruption au s ei n de S on a t r a c h , la société d'État responsable de la gestion des hydrocarbures en Algérie.Or, SNC-Lavalin a obtenu de Sonatrach des contrats d'une valeur de 6 milliards de dollars au cours de la dernière décennie.La firme a admis qu'elle avait fait affaire avec Farid Bedjaoui, l'homme au coeur du scandale de corruption à Sonatrach.M.Bedjaoui a agi à titre d'intermédiaire entre SNCLavalin et la société d'État algérienne.Grâce à lui, la firme au rait obtenu des contrats d'une valeur d'au moins 1 milliard de dollars.M.Bedjaoui était impliqué da ns des entreprises liées par contrat à des filiales de SNC-L ava lin , selon L eslie Quinton, porte-parole de la firme.« Ces contrats ont été négociés par d'ex-employés de la compagnie et, au meilleur de notre connaissance, étaient à l'époque des arrangements faits dans le cours normal des affaires.» Le scandale a d'abord éclaté en Italie, où le parquet de Une enquête en Italie Milan enquête sur des potsde-vin de 262 millions de dollars payés à M.Bedjaoui par la firme pétrolière Saipem, afin d'obtenir huit contrats d'une valeur de 14 milliards avec Sonatrach.L e m i n istre a lgérien de l' Énergie, Youcef Yousfi, a prévenu qu'il serait inflexible envers toute personne impliquée dans des affaires de corruption au sein de la société d'État.Mais un ancien vice-président de Sonatrach, Hocine M a lt i , n 'y c r oit pa s .L e s « pa r ra i n s » de S onat rac h sont de très hautes personnalités, avec lesquelles traitent les corrupteu rs.« Ces gens-là sont intouchables », regrette-t-il.Contrairement à ses voisins, le pouvoir algérien n'a pas été ébranlé par le printemps arabe.Le régime des généraux reste solidement en place et n'a pas intérêt à pousser les enquêtes trop loin, disent les critiques.L'Algérie est considérée comme l'un des pays les plus corrompus du monde en 150 e place sur 174 au classement de Transparency International.« Je doute que les enquêteurs algériens aillent très haut dans la hiérarchie politico-militaire concernée », dit M.Malti, qui souligne qu'une première enquête de corruption à Sonatrach, lancée il y a trois ans, s'est enlisée dans les méandres de la justice et de la politique.Malgré tout, l'Association algérienne contre la corruption internationale (A ACC) réclamera aujourd'hui l'ouverture d'une enquête judiciaire sur SNC-Lavalin, a appris La Presse.« J'avoue que ces nouvelles révélations m'ont donné la nausée et ont provoqué en moi beaucoup de tristesse pour ce qui arrive à mon pays », a dit le porte-parole de l'AACC, Djilali Hadjadj, dont le militantisme anticorruption lui a attiré au fil des ans bien des tracasseries (et même six mois de prison en 2010) en Algérie.La vie dorée de Farid Bedjaoui FABRICE DE PIERREBOURG ET ISABELLE HACHEY Issu d'une famille aisée et influente, Farid Bedjaoui a toujours mené une vie dorée, de Majorque, en Espagne, à Paris, en passant par Dubaï et su r tout Montréa l , base actuelle du clan familial, où serait investie une grande partie de sa fortune.Farid Bedjaoui, 44 ans, a immigré à Montréal il y a une vingtaine d'années, en compagnie de ses parents et de ses frères Réda et Ryad.La famille arrivait de France, où elle a longtemps vécu.Les Bedjaoui y avaient acquis un appartement de près de 300 m 2 dans un hôtel particulier de l'avenue Foch, à Paris, secteur où le prix moyen au mètre carré est de 15 000 $.Le patrimoine familial comprend aussi un yacht et une immense villa dans l'île espagnole de Palma de Majorque, refuge de milliardaires.Farid Bedjaoui a d'abord é t u d i é à l ' U n i ve r s i t é d e Montréal, où il a obtenu un baccalauréat en économie en 1992, puis à HEC.Ses études achevées, il s'est lancé dans les a ffa i res avec ses deu x même si elles ne sont pas officiellement radiées du registre des entreprises.Au début des années 2000, Farid Bedjaoui s'est installé à Dubaï où il a créé Ryan Asset Management FZ, société d'investissement à laquelle Dubaï incontournable entre Sonatrach et les entreprises multinationales qui veulent décrocher de juteux contrats en Algérie.Selon les médias algériens, ta ndis que Fa rid Bedjaoui semblait passer l'essentiel de son temps dans sa propriété de 3000 m 2 à Dubaï, ce sont ses deux frères Ryad et Reda qui étaient chargés d'investir au Canada une partie de sa fortune et de ses commissions.Ryad Bedjaoui est l'unique dirigeant et actionnaire of f ic iel de B a m i C a pit a l , société de portefeuille qui offre ses services à des investisseurs souhaitant s'établir au Canada et en Europe.Son bureau est situé au 18 e étage du 1, West mou nt Squa re.L'endroit, qui offre une vue i mprenable su r Montréa l , abrite aussi le consu lat honoraire de la République de Bulgarie et deux autres firmes.Ryad Bédjaoui était absent lors du passage de La Presse, a affirmé une employée Montréal Farid Bedjaoui est devenu l'interlocuteur incontournable entre Sonatrach et les entreprises multinationales qui veulent décrocher de juteux contrats en Algérie.frères.Le trio a lancé Bédex Ag rofood I nter nationa l et Mexicafé, deux firmes spécialisées dans l'import-export de produits alimentaires, en particulier de café.Aujourd'hui, les deu x entreprises ne sera ient plu s en ac t iv ité , dès 2003 la firme algérienne Sonatrach a confié la somme de 2 milliards de dollars.C'est aussi à Dubaï qu'est situé le siège d'OGEC, firme spécialisée dans les projets pétroliers et gaziers.Farid Bedjaoui est alors devenu l'interlocuteur visiblement pertu rbée pa r cette visite impromptue.Il n'a jamais rappelé La Presse.Il a aussi fait parler de lui en 2011 lors de son acquisition pour 3,7 millions, par l'entremise d'une société à nu méro, de t rois ter ra i n s contigus de 2000 m 2 au total, à We s t m o u n t .U n e t r a n sac tion considérée com me s p e c t a c u l a i r e .L e lo t e s t aujourd'hui propriété d'une fiducie.Ryad réside à L' Î le-desS oe u r s , da n s u ne m a i s on cossue enregistrée au nom de sa femme, avocate chez Bami Capital.L'entrée est surplombée par une caméra de surveillance, tout comme la maison voisine, où ont longtemps résidé les parents avant leur déménagement dans un immeuble luxueux des environs.Les noms de Farid et de Ryad figurent parmi les gouverneurs de la Fondation de l'Hôpital de Montréal pour en fa nts, da ns la catégorie Platine (dons de 10 0 0 $ à 4999 $).Prescrit par nos ingénieurs.Jusqu'au 28 février, tous les véhicules Audi qui ne sont plus couverts par la garantie profitent d'une inspection en trente points sans frais avec en prime six mois d'Assistance routière Audi.Visitez audi.ca/bilansante ou le concessionnaire Audi le plus près de chez vous.\f A 10 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 ACTUALITÉS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Et maintenant, les Harper macoutes VINCENT MARISSAL CHRONIQUE m a i s p ou r débu sq uer le s fraudeurs.C'est du profilage social, rien de moins.Ces politiques (quotas et v isite s) s 'i n s c r ivent da n s une réforme contestée, qui forcera les c hômeu r s f ré quents (li re : sa ison n iers , principalement) à accepter un emploi jusqu'à 100 km de leur résidence, et ce, pour un salaire jusqu'à 30 % moins élevé q ue le u r pré c é de nt emploi.Avez-vous déjà condu it , l'hiver, en Gaspésie, da ns C h a rlevoi x et d a n s c er t a i n s c oi n s du N ou ve au Br u nswick où il y a plus d 'o r i g n a u x a u k i l o m è t r e carré que d'êtres humains ?aux partisans de la réforme H a r per.L es ba n l ieu sa rd s font le choix de vivre loin de leu r emploi a lor s que de nombreux chômeurs en région choisissent de rester dans leur patelin, où ils ne peuvent trouver un emploi à l'année.Le premier modèle favorise l'étalement urbain ; le second prône la survie des régions éloignées.Com me si cette réfor me n 'ét a it pa s a ssez cont ra ignante, voilà qu'on envoie des Ha rper macoutes da ns les chaumières.Et la prochaine étape ?Enverra-t-on un bus jaune et un shérif su r les routes de la Ba iedes- Chaleurs pour cueillir où il n'a aucun député.C'est gagnant-gagnant.Mais ceci est plus qu'une réforme.Plus qu'une manoeuv r e p o l i t iq u e .C 'e s t u n e vision du pays, sauce Harper.Les régions sont comme la culture, comme les entreprises, com me l'immigration, com me la recherche : si ça paye pas, on ne finance pas.Il n'y a pas de job à l'année da ns votre coi n de pays ?Déménagez ! Au diable les pêches, vive le pétrole ! Le retour du Far West : Go west, young man ! Tant pis pour les communautés locales, tant pis pour leur culture, pour leur patrimoine, pour leurs industries.Tant pis pour l'occupation du territoire.Déjà que les grandes villes exercent un attrait économique connu et documenté qui draine les régions, maintenant, celle réforme ne fera q u 'a c c e n t u e r l 'e xo d e .E t puis, si les chômeurs exclus décident de rester chez eux, ce sont les prov i nces qu i casqueront.T rès bien , d isent les défenseu rs de la réfor me, puisque l'assurance-emploi e st devenue u ne for me de subvention à cer ta i nes i ndustries régiona les et saisonnières.Et l'industrie pétrolière, elle n'est pas subventionnée ?D ans une récente envolée dont il a pa r fois le secret, le ministre Bernard Drainville a affirmé que la réforme de l'assuranceemploi entreprise par le gouvernement Harper est, dans les faits, un « complot » contre les régions du Québec, menacées de disparition.Plus on en apprend sur cette réforme, plus on réalise qu'elle représente plutôt un complot contre la décence.et contre les régions qui ne votent pas conservateur.Récem ment, des notes inter nes à Développement des Ressou rces hu ma i nes (d rôle de nom de m i n is tère, tout de même, vu les c i rcon st a nces) nou s apprena ient que les fonctionnaires doivent remplir des quotas, c'est-à-dire priver u n certa in nombre de demandeurs de prestations d'assurance-emploi.Rebelote, cette sema ine, on apprend que le ministère envoie maintenant des inspecteu rs à l'improviste chez les prestata i res pou r leu r remettre des doc uments et les convoquer à des rencontres.Au fil des dernières décennies, les gouvernements successifs ont entrepris plusieurs r é fo r m e s d e l 'a s s u r a n c e emploi et ont maintes fois serré la vis aux prestataires, mais jamais était-on allé aussi loin que d'organiser des parties de pêches aux présumés fraudeurs jusque dans leur cuisine.On n'envoie pas des agents pour aider les chômeurs à se trouver un emploi ou pour s'assurer qu'ils remplissent correctement la paperasse, mais pour débusquer les fraudeurs.Complot contre la décence.Et contre la dignité, puisqu'on la isse entend re que les 1200 chômeurs sur la liste des visites a léatoires sont peut-être des fraudeurs.C'est le premier ministre Harper lui-même qui le dit, justifiant cette pratique par les nombreuses fraudes qui grèvent le régime.On n'envoie pas des agents pour aider les chômeurs à se trouver un emploi ou pour s'assurer qu'ils remplissent correctement la paperasse, Moi si, ce pourquoi je sais que la perspective de devoir faire 150, 180, voire 200 km aller-retour, soir et matin, p ou r u n j o b 3 0 % moi n s payant que le job d'avant est un ticket aller simple vers l'aide sociale pour de nombreux chômeurs.Le gouvernement Harper aussi le sait.Toute compa ra ison avec les déplacements des ba nlieusa rds qui roulent soir et matin pou r entrer et sortir de Montréal ne tient pas la route, n'en déplaise les chômeurs et les conduire de for c e ve r s la sho p ou le c h a m p le plu s prè s , à 80 km ?Les raisons pour lesquelles M.Harper lance cette réforme (dont il n'avait pas jugé bon de parler dans la dernière campagne) sont évidentes : f lat ter son i m age de bon gestionnaire en frappant les fraudeurs (et tant pis pour les préjugés) sans risquer de perdre des plumes, puisque les nouvelles mesures touchent principalement des régions S Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Ce week-end seulement Du vendredi 22 au dimanche 24 février 75% Économisez jusqu'à Magasinez à labaie.com Sur nos derniers prix étiquetés.Précisions en bas de page.Sur nos derniers prix étiquetés.Magasinez à labaie.com Dénonciateurs La CAQ présente un projet de loi Les dénonciateurs doivent être mieux protégés, croit la Coalition avenir Québec (CAQ).Son député Jacques Duchesneau a présenté hier un projet de loi qui élargit cette protection aux nonfonctionnaires et aux proches de ceux qui sonnent l'alarme.« Ce sont des acteurs-clés dans la lutte contre la corruption.[.] Mais le grand frein pour eux, c'est la peur des représailles », soulignet-il.La loi actuelle offre déjà une protection aux fonctionnaires, mais elle est insuffisante, croit M.Duchesneau.Il propose de protéger aussi les employés municipaux ainsi que ceux du secteur privé, notamment dans le domaine de la construction.Il veut en outre leur offrir l'immunité contre les poursuites civiles, pénales et criminelles, et les protéger contre les attaques physiques et psychologiques, entre autres en leur garantissant l'anonymat.Cette protection s'appliquerait également à leur entourage immédiat.De plus, la CAQ veut augmenter les amendes versées, qui pourraient s'élever à 250 000 $.Le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, s'est montré peu réceptif.« C'est pas vrai que je vais déposer un projet de loi qui va être la même chose ou à peu près que ce qu'on a déjà », a-t-il lancé, affirmant que la loi sur l'Unité permanente anticorruption (UPAC) et la loi sur l'intégrité offrent une protection suffisante.- Paul Journet Résultats des tirages du : Exemple prix initia : 100 $ l Liquidati Économisez jusqu'à 70 % 50 % de on après le rabais additionnel de r 40 % sur la marchandise en = 50 $abais liquidation suivante : literie, draps, + ra bais add cache-sommiers, couvre-oreillers, de 50 %itionnel housses de couette, oreillers, protège-matelas, serviettes, tapis de bain et accessoires de salle de bain.sur la marchandise en liquidation suivante : mode, lunettes de soleil, dessous, bas et collants, pantoues, vêtements de nuit, peignoirs et accessoires pour femme.après le rabais additionnel de 50 % = 25 $ avant ta xes Liquidation de chaussures pour femme 19 Dès maintenant et jusqu'au jeudi 28 février 2013-02-21 99 29,99 $ - Prix ordinaires initiaux 80 $ à 124,99 $ 49,99 $ - Prix ordinaires initiaux 125 $ à 199,99 $ Le choix varie selon le magasin.Aucun redressement de prix sur les achats antérieurs au 15 février.18 21 28 34 43 Prix ordinaire initial jusqu'à 79,99 $ Magasinez à labaie.com Jour 27 - Mois MAI - Année 23 - Signe LION 977 8316 01 11 20 27 31 3497319 02 05 10 11 20 25 27 28 33 39 40 48 50 51 52 56 58 61 62 68 EXCEPTIONS S'APPLIQUANT À LA MARCHANDISE EN LIQUIDATION POUR FEMME - MODE : The Room, Vince Camuto, Diesel, Not Your Daughter's Jeans, Superdry, Evans, Wallis, Dorothy Perkins et Top Shop.DESSOUS : Diesel.ACCESSOIRES : Coach.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.\f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 11 ACTUALITÉS SOMMET SUR L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR Vers un réinvestissement conditionnel TOMMY CHOUINARD QUÉBEC - Le gouvernement Marois veut que le réinvestissement qu'il a promis aux universités soit conditionnel à l'atteinte de «certains objectifs», sans préciser lesquels pour le moment.C'est là l'un des 12 «éléments de discussion» que Québec met sur la table en vue du Sommet sur l'enseignement de lundi et mardi.Ils sont détaillés dans le «cahier du participant» rendu public en fin d'après-midi hier, à quatre jours de l'événement un dévoilement trop tardif au goût de plusieurs acteurs du milieu universitaire.Comme prévu, Québec lance le débat sur «l'évolution future des droits de scolarité, notamment l'indexation et les frais afférents».Mais il ne présente pour le moment aucun scénario chiffré.D a n s le c a h ier i nt it u lé S'engager ensemble vers une société du savoir, il présente essentiellement des «éléments sur lesquels Pour répondre aux craintes liées à la délocalisation des universités, le gouvernement Marois suggère la création d'un conseil national.Sur la photo, le campus de Longueuil de l'Université de Sherbrooke.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE il souhaite ouvrir la discussion».Il n'abat pas toutes ses cartes.Il mettra en jeu ses propositions concrètes au Sommet seulement.Le gouvernement Marois veut que le Sommet permette de s'entendre sur l'adoption d'« un projet de loi de portée générale sur le système universitaire ».Il suggère la création d'un Conseil national des universités, dont le mandat serait entre autres d'assurer la « cohérence du développement du système universitaire » une réponse aux craintes liées à la délocalisation des campus.Cet organisme public ne serait que consultatif, com me le demandent les recteurs.Les fédérations étudiantes réclament plutôt qu'un tel conseil mette son nez dans la gestion des universités et soit coercitif.Québec propose de réviser la formule de financement des universités.Il ouvre le débat sur le «mode de distribution du réinvestissement annoncé, et l'opportunité de le lier à l'atteinte de certains objectifs découlant des consensus et des travaux liés à la démarche du Sommet».Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a déjà indiqué qu'il veut inciter les universités à accueillir des étudiants de première génération.Rappelons que la première ministre Pauline Marois s'est engagée à ce que les subventions des universités augmentent graduellement pour atteindre près de 3,6 milliards en 2018-2019, une hausse de 800 millions par rapport à cette année.Q uébe c veut é ga lement « améliorer l'actuelle reddition de comptes des établissements afin qu'elle soit plus efficace, plus cohérente et plus signifiante [.], qu'elle soit sans redondances et qu'elle fasse l'objet de suivis systématiques de la part du Ministère».Une bonification de l'aide financière aux études sera au coeur des débats.Québec évoque «la révision du niveau du seuil de contribution parentale».Il veut discuter de «la possibilité de transformer le crédit d'impôt pour études afin qu'il soit plus accessible aux étudiants et à leurs familles qui ont des revenus trop faibles pour en profiter actuellement, et pour contribuer à réduire l'endettement des étudiants».Clairement, le gouvernement Marois se ménage des options pour faire accepter l'indexation des droits de scolarité.Aide financière bonifiée Impacts des nouvelles mesures d'immigration Les demandes d'asile ont diminué de 70 % HUGO DE GR ANDPRÉ OTTAWA - L'impact du projet de loi controversé C-31 sur l'immigration dépasse les attentes du gouvernement.Des statistiques obtenues par La Presse indiquent que les demandes d'asile ont diminué de 70 % depuis l'entrée en vigueur des nouvelles mesures en décembre.C'est surtout vrai pour les demandeurs de la Hongrie, un pays que le ministre de l'Immigration, Jason Kenney, a visé demandes d'asile provenant des pays d'origine désignés reçues entre le 15 décembre 2012 et le 10 février 2013 a baissé de 84% par rapport à la même période l'année précédente.«Cela signifie que les vrais réfugiés dans le besoin recevront une protection plus rapide, tandis que les faux demandeurs seront expulsés du pays plus rapidement, ce qui fera économiser beaucoup d'argent aux contribuables», s'est réjouie la même source.Celle-ci a affirmé que, si la tendance se maintient, les provinces et territoires pourront économiser 420 millions de dollars de plus que prévu en divers services.Les économies totales pourraient atteindre 2 milliards.tout particulièrement lors des débats qui ont entouré l'adoption des changements.Une seule demande a émané de ce pays en janvier et février, alors que la moyenne avant la réforme était de 44 par semaine.« Nous étions convaincus que nos modifications entraîneraient une diminution du nombre des demandes d'asile non fondées, mais nous n'avons jamais imaginé que les changements seraient aussi fructueux », a indiqué une source gouvernementale.P résenté pa r le ministre comme un moyen de sauvegarder l'intégrité du système devant une augmentation des demandes d'asile frauduleuses, le projet de loi-C-31 a notamment dressé une liste de plus de 30 «pays d'origine désignés », pour lesquels le processus de prise de décision a été accéléré.Cette liste inclut des pays comme la France, l'Allemagne, l'Australie, la Hongrie ou le Mexique.Les demandes qui proviennent de ces deux derniers pays avaient connu une augmentation au cours des dernières années.Pour la Hongrie, elles étaient passées de 300 en 2008 à 4500 en 2011.De nombreu x g roupes , experts et partis politiques ont dénoncé ces règles comme étant discriminatoires, en particulier à l'égard de la communauté rom de l'Europe centrale et de l'Est, victime de discrimination et d'actes de violence et dont le nombre de demandes d'asile au Canada a aussi bondi.Selon les informations obtenues par La Presse, le nombre de D'importantes économies Pour l'amour de la cuisine et une offre exceptionnelle.À l'achat d'appareils Bosch admissibles, recevez des remises instantanées pouvant atteindre 2000 $* L 'offre ne comprend pas nécessairement les éléments montrés.Pour obtenir plus de détails et la liste complète des détaillants, adressez-vous à un représentant Bosch ou visitez le www.bosch-home.ca Corbeil Électroménagers 30 succursales JC Perreault Joliette · Kirkland · Saint-Hubert St-Roch-de-l'Achigan · Laval Maison Éthier Saint-Basile-le-Grand Saint-Jean-sur-Richelieu Germain Larivière Brossard · Laval St-Hyacinthe Offre valide du 31 janvier au 14 mars 2013.* Le montant total de la remise indiqué s'applique à l'achat d'un ensemble de 5 appareils.Réfrigérateur encastré, table de cuisson à Laissez la nourriture et nos électroménagers vous conquérir : facebook.com/boschcdn induction, four mural double ou combiné avec four à micro-ondes, système de ventilation et un lave-vaisselle de série 800 Plus (poignée saillante).Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre offre Bosch.Offre en vigueur seulement chez les détaillants autorisés 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hier devant la cour vient contredire le témoignage des quatre agents qui avaient affirmé q u 'A le x i s Va d eb o n c o e u r, 19 ans, avait résisté à son arrestation et menacé leur vie.Le 2 février, les policiers ont reçu un appel concernant un vol qualifié survenu dans une pharmacie Jean Coutu.Les policiers ont réussi à rattraper le suspect, Alexis Vadeboncoeur, dans un stationnement à proximité.Les images tournées par une caméra de surveillance montrent que M.Vadeboncoeur a laissé tomber un pistolet à plomb sur l'asphalte alors que deux policiers se trouvaient à plus d'une dizaine de mètres de lui.Il s'est couché face au sol, les bras écartés et les mains bien visibles.D e u x p ol ic ie r s s e s o n t ensuite approchés du suspect et lui ont asséné plusieurs coups de poing.Deux autres policiers sont arrivés en renfort et lui ont aussi donné des coups de poing et de pieds.Le suspect s'est fait battre, pendant près de 30 secondes.La vidéo a été présentée dans le cadre de l'enquête sur détention d'Alexis Vadeboncoeur, hier, au palais de justice de Trois-Rivières.Appelé à témoigner, le prévenu a raconté qu'il avait subi des blessures au visage et à la tête, une fêlure d'une dent et que son poignet et sa cheville avaient été tordus.Le pire demeure toutefois les hématomes et les enflures des testicules.L'avocat de la défense compte utiliser cette vidéo pour démontrer que la preuve de la Couronne comporte des faiblesses.A lexis Vadeboncoeur est accusé de vol qualifié, de braquage d'une arme à feu, de port de déguisement (cagoule), de possession de stupéfiants aux fins de trafic et d'entrave au travail des policiers.Les policiers ont quant à eux été suspendus.La Sûreté du Québec enquête.Un réseau lié aux Hells démantelé DANIEL RENAUD Multiples blessures Voyez la vidéo à lapresse.ca/ brutalite Union Montréal Cinq nouvelles démissions Après une accalmie de deux mois, l'hémorragie reprend de plus belle chez Union Montréal.Les cinq élus de l'arrondissement d'Anjou, dont le maire Luis Miranda, ont annoncé qu'ils quittaient le parti de l'ex-maire Gérald Tremblay.Il s'agit d'une deuxième défection de M.Miranda, qui avait quitté le parti entre 2003 et 2008 dans la tourmente des défusions.Il a été impossible de joindre M.Miranda ou ses conseillers.Les départs du maire, d'Andrée Hénault, de Gilles Beaudry, de Michèle Di Genova Zammit et de Paul-Yvon Perron, d'abord annoncés par TVA Nouvelles hier, portent à 34 le nombre de démissions du parti, qui a fait élire 66 conseillers sur 103 en 2009.Par ailleurs, le maire de Saint-Léonard Michel Bissonnet, a avoué hier être «en pleine réflexion» quant à son avenir politique.- Karim Benessaieh Les enquêteurs de la section des stupéfiants de la région sud de la police de Montréal ont démantelé hier un réseau de trafiquants liés aux Hells Angels actif dans le sud-ouest de la ville.Selon nos sources, la tête dirigeante de ce réseau est Kenny Bédard, 48 ans, exme m br e de s Ro c ke r s , u n ancien club-école des Hells A n ge l s t r è s a c t i f d u r a n t la guerre des mota rds des années 90 et 2000.Le groupe d'intervention tactique du Service de police de la Ville d e M o n t r é a l ( S P V M ) l 'a arrêté dans un logement rue Boivin, à LaSalle, où il habite depuis quelques mois avec sa conjointe et deux enfants.À peu près au même moment, à Carignan, en Montérégie, on a arrêté chez lui le neveu de Bédard, Michael Parent 28 ans.La police a perquisitionné dans sa maison et dans son commerce d'aquariophilie de l'arrondissement de SaintHubert, à Longueuil.Au total, les policiers ont arrêté une douzaine de personnes, dont Patrick PasconeMénard, 34 ans.Il a plusieurs antécédents criminels et avait été accusé, avec des membres des Rockers, dont Gregory Woolley, d'avoi r comploté l'assassinat du Rock Machine Jean-Marc Caissy en mars 1997.À l'issue d'un procès tenu un an plus tard, un jury les avait acquittés.O u t r e le s a r r e s t a t io n s , neu f perquisitions ont été menées : si x da ns l' île de Montréal, deux à Longueuil et une à Carignan.La police Kenny Bédard, à gauche, était un membre actif des Rockers, un club de motards affilié aux Hells Angels.PHOTO FOURNIE PAR LA COUR de Longueuil et la Sûreté du Québec ont prêté main-forte au SPVM.Une certaine quantité de stupéfiants, plusieurs milliers de dolla rs et u ne arme, trouvée chez Bédard, ont été saisis par les limiers.Le réseau écoulait principalement de la cocaïne, de la ma rijua na , du c rack et des pilules à Pointe-SaintCharles, Saint-Henri, Verdun et LaSalle.L'enquête, qui s'est amorcée à la fin de 2012, a permis de constater que le groupe de Bédard n'hésitait pas à user de violence.À t it r e de me m br e de s déf u nt s Ro c ker s , Ken ny Bédard a toujours été influent dans le Sud-Ouest, pourtant un fief du clan rival des Hells, les Rock Machine, durant la guerre des motards.Il n'hésitait pas à intimider les petits revendeurs de drogue du clan ennemi sur son territoire.Il a été impliqué dans un complot pour faire assassiner ses adversaires et a quelquefois été arrêté en possession de puissantes armes à feu chargées.Il a déjà été trouvé en possession de renseignements personnels concernant le Rock Machine Peter Paradis, qui s'est plus tard fait délateur.A r r ê t é lo r s d e l 'o p é r a tion Printemps 2001, qui a anéanti les Rock Machine et les Nomads, il a été libéré d'of fice après avoi r pu rgé les deux tiers de sa peine de 10 ans, en 2009.Parmi les conditions de sa libération, il devait s'abstenir de fréquenter des pairs criminels jusqu'en 2013.L a plupa rt des suspects arrêtés hier devraient comparaître cet après-midi au palais de justice de Montréal.On ne sait pas si Bédard sera accusé, mais sa libération conditionnelle pourrait être révoquée.MESSAGE DE L'ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE L'UNIVERSITÉ CONCORDIA AU NOM DE SES 170 000 MEMBRES DU MONDE ENTIER LES AVANTAGES DE LA RECHERCHE À L'UNIVERSITÉ CONCORDIA?ILS SONT ÉVIDENTS.46 000 ÉTUDIANTS BÉNÉFICIENT D'UN ENVIRONNEMENT RICHE EN DÉCOUVERTES.m I S E AU pOINT D' U N E S U B STANC E CHIm IQU E ARRêTANT L A pROGRES S ION DU C ANC ER INFANTILE B IEN VIEI LLIR ÉL ABOR ATION DE SOLUTION S CONTRE L'OBÉSITÉ pROmOTION DE CHANG Em ENTS DE mODE DE VIE pOU R CONCEPTION DE BÂTIMENTS GÉNÉR ANT AUTANT UTI LI SATION D' ENZ Ym ES MESURE D'ÉNERGIE QU ' ILS EN CON SOMME NT FONG IQU ES pOU R STI m U LER L' IN NOVATION IN DU STRIELLE DE L' IMPACT DE L A CULTURE NUMÉRIQUE SUR L A SOCIÉTÉ CRÉ ATION DE TE X TILES INTELLIGENTS DES Am I S CH E Z LES jEU N ES É VALUATION DE L' IN FLU ENCE ANALYSE DES LIEN S ENTRE SANTÉ ÉTAB LI S S Em ENT DE NOU VELLES CON STRUCTION DE PETITES MENTALE ET MILIEU DE TR AVAIL pR ATIQU ES D'AGRICU LTU RE DU R AB LE ÉOLIENNES URBAINES INTÉGR ATION DE L A NOTION DE DU R AB I LITÉ ENVIRON N Em ENTALE ET SOCIALE DAN S LES ACTIVITÉS DES ENTREpRI S ES .E N S E M B L E , R E P E N S O N S L E M O N D E \f A 14 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll POLITIQUE Martine Ouellet, ministre des Ressources naturelles.PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Québec veut forcer les sociétés minières à dévoiler leurs chiffres PAUL JOURNET La pression augmente sur les sociétés minières, à l'aube du Forum sur les redevances.La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a écrit aux sociétés minières pour leur demander de rendre publiques les données sur le tonnage de minerai extrait du sol québécois et les redevances versées à l'État.Ces données existent au ministère du Revenu, mais elles demeurent confidentielles.Les sociétés minières doivent consentir à les dévoiler, ce qu'elles font très rarement.Le gouvernement péquiste croit qu'elles ne paient pas assez en redevances et veut adopter un nouveau régime fondé sur la valeur brute, et non le profit.M me Ouellet prévient que les minières pourraient devoir s'habituer à dévoiler ces informations.«On va l'exiger dans notre projet de loi sur les mines», lequel sera déposé dans les prochaines semaines, annonce-t-elle.Mais cela ne rassure pas Amir Khadir.Le ministère des Ressources naturelles (MRN) ne peut pas se fier à «la parole des multinationales minières», croit le député de Québec solidaire.Il craint que les entreprises ne manipulent les chiffres de tonnage pour déplacer leurs profits dans les paradis fiscaux.«La plus grande mine de fer du monde sur site unique est au Québec.[.] ArcelorMittal [qui l'exploite] a une division de transfer pricing dans le paradis fiscal où elle est établie, au Luxembourg.Et la ministre se fie sur ce genre de compagnie pour lui dire combien de tonnes sortent de notre sous-sol», s'inquiète-t-il.Le député solidaire rappelle qu'un récent rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Lutter contre l'érosion de la base d'imposition et le transfert des bénéfices, a prévenu que plusieurs multinationales utilisaient cette stratégie.La ministre Ouellet se fait rassurante.«[Le tonnage] est vérifié par les vérificateurs de chacune des entreprises, et le Ministère et ses employés font également leur travail», a-t-elle assuré.M.Khadir a répondu en citant le récent rapport du commissaire au développement durable, qui déplore le manque de ressources au MRN pour faire un tel suivi.Ce débat n'est pas propre au Québec.L'automne dernier, l'Association minière du Canada et l'Association des prospecteurs et entrepreneurs miniers ont formé un groupe de travail avec des organisations non gouvernementales pour proposer de rendre publiques davantage d'informations.Leurs propositions doivent être dévoilées avant l'été.On ignore toutefois si on inciterait, par exemple, les sociétés minières à dévoiler les sommes de redevances de façon isolée, ou à les intégrer dans la somme totale payée en impôt.Aux États-Unis, la loi Dodd-Frank, qui réforme Wall Street, a forcé l'an dernier toutes les sociétés publiques à dévoiler leurs paiements aux gouvernements, ce qui inclut des minières canadiennes.Une stratégie répandue Actes criminels Les victimes seront davantage indemnisées Les victimes d'actes criminels seront bientôt mieux indemnisées.Le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, a déposé hier un projet de loi, qui devrait être adopté rapidement avec l'appui de l'opposition.Au total, les nouvelles mesures devraient coûter environ deux millions de plus par année.L'indemnité versée aux parents dont l'enfant est mort à cause d'un crime passera de 2000 $ à 12 000 $.Le remboursement des frais funéraires passera de 3000 $ à 5000 $.On paiera aussi jusqu'à 3200 $ pour le nettoyage d'une scène de crime si la victime est morte dans une résidence.Enfin, pour les victimes de violence conjugale ou de viol, on paiera jusqu'à deux mois de loyer ou 2000 $ pour la résiliation de leur bail.- Paul Journet \f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 15 ENVIRONNEMENT Séance d'information sur le projet Enbridge Des citoyens déçus et inquiets ÉMILIE BILODEAU les tendons et les os.C'est par la lyophilisation que Méga-Flex se démarque et se distingue de la concurrence, car il fait prendre conscience que la lyophilisation, procédé moderne qui signifie la déshydratation par sublimation à basse température et sous vide, conserve les substances essentielles du bois de velours, fondamentales pour le système de vie des tendons et des os.Le bois de velours contient de la glucosamine, de la chondroïtine, du collagène, des minéraux, des acides gras essentiels et des hormones de croissance.Le bois de velours Méga-Flex, dont la popularité grandit sans cesse chez nous, soulage les symptômes reliés aux étourdissements, 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bitumineux, déjà à l'origine de 7 % des émissions canadiennes de gaz à effet de serre (GES).Or, l'impact de cette industrie sera complètement évacué des audiences publiques, dénoncent-ils.L'organisme fédéral qui dirige cette consultation, l'Office national de l'énergie, le précise sans détour dans les documents qu'il a rendus publics cette semaine.Le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin, s'explique mal cette omission.« En amont, toute la production des sables bitumineux, on fait comme si elle n'existait pas alors qu'on sait que c'est la principale problématique environnementale au Canada », dénonce M.Bonin.La porte-parole de l'Office national de l'énergie, Whitney Punchak, indique que l'organisme a le mandat d'étudier les impacts environnementaux de l'oléoduc lui-même, mais pas les impacts liés à la production pétrolière.- Martin Croteau * Ces allégations font partie intégrante de la licence.Produit de santé naturel homologué NPN 80036216 36216 Naturel ACHETEZ-EN UN -EN ET OBTENEZ-EN TENEZ-EN UN DEUXIÈME UITEMENT GRATUITEMENT En vigueur du samedi 23 au jeudi 28 février 2013* 13* *Jusqu'à épuisement de l'inventaire Nouveau produit Sonos De l'or en barre Le complément parfait à votre télé, la PLAYBAR de Sonos est d'une polyvalence inouïe.Munie de 9 haut-parleurs haute fidélité produisant une qualité sonore remarquable, elle peut aussi diffuser la musique de votre bibliothèque iTunes ou de services de musique en ligne sans fil.www.bio-actif.com Disponible aux endroits suivants: Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1278, rue Jean-Talon Est, Montréal 514 279-3709 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 2750, Chemin Ste-Foy, bur.109, QC 418 656-1266 Vitavie au naturel 5455, boul.des Forges, Trois-Rivières Commandes postales : 819 378-7777 Ligne sans frais : 1 877 511-3368 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1600, Le Corbusier (Centre Laval) 450 688-5455 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 341-A, boul.St-Joseph, Gatineau 819 770-3645 Boutique Luc Mathieu 2622, rue King Ouest À l'arrière de l'édifice 2630 Sherbrooke 819 823-3322 Néo-Santé 495, rue St-Georges, St-Jérôme 450-436-5548 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 127-A, boul.Des Promenades, St-Bruno 450 653-6009 Espace Santé Beauté Johanne Verdon Galeries Rive-Nord 100, boulevard Brien, Repentigny 450 657-2032 Boutique Luc Mathieu 227, rue Principale ouest, Magog 819 868-3368 Boutique Luc Mathieu 104, route du Président-Kennedy, Lévis 418 833-5933 Vitavie au naturel 3333, du Carrefour Promenade, Beauport 418-667-0070 SANTÉ EN DIRECT Ligne ouverte avec Johanne Verdon Sur les ondes de CJLV 1570 AM et CJMS 1040 samedi et dimanche de 8h à 11h et sur CJMS 1040 jeudi de 11h à 12h.450-680-1570 Tél.: 514 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 lundi au vendredi : 9h à 17h Samedi et Dimanche : 8h30 à 17h 1-866-895-3142 Ferti 2000: commandes postales En magasin à partir du 5 mars.Pré-vente dès maintenant.749 $ MONTRÉAL : 5690, Sherbrooke Est, Qc, H1N 1A1 LAVAL : 2323, Aut.des Laurentides, Qc, H7S 1Z7 www.fillion.ca T : 514-2546041 T : 450-688-0333 UR AT EL PRODUIT N La séance d'information sur les audiences publiques pour le projet Enbridge, organisée à Montréal, hier soir, a déçu plusieurs citoyens.Au lieu d'une présentation, les citoyens ont dû aller d'un stand à l'autre pour trouver des réponses à leurs questions.Certains sont repartis bredouilles avec l'impression de ne pas avoir obtenu tous les éclaircissements qu'ils désiraient.« Je suis très déçu », a dit Guy Charbonneau, maire de Sainte-Annedes-Plaines, municipalité traversée par l'oléoduc d'Enbridge.La société souhaite inverser le flot de son pipeline pour acheminer du pétrole de l'Ouest vers des raffineries du Québec.« Je pensais qu'on nous donnerait de l'information.Il faut plutôt courir après.» Hier soir, il a tout de même appris qu'avec les réformes à la loi C-38, seules les personnes qui ont un «intérêt direct» dans le projet d'Enbrige pourront participer aux consultations publiques l'été prochain.Maire d'une municipalité de près de 15 000 habitants, M.Charbonneau espère qu'il pourra intervenir pendant les audiences.« Lorsqu'on regarde les mesures d'urgence, le premier qui est responsable et qui va se faire pendre haut et court, c'est le maire.On a des réponses à donner à nos citoyens.» Katherine Massa, résidante à l'origine d'un regroupement de citoyens dans la région de Rigaud, ignorait aussi qu'il fallait avoir un « intérêt direct » pour se présenter aux audiences.Elle n'a pas réussi à obtenir la garantie, hier, qu'elle pourrait déposer un mémoire.« On a tous des puits artésiens.J'habite personnellement à 4,5 km du pipeline et, s'il y a un déversement, les bassins versants donnent chez nous.C'est troublant.Je pensais que j'aurais accès à ces audiences », a-t-elle dit.« Je pensais qu'on nous donnerait de l'information.Il faut plutôt courir après.» - Guy Charbonneau, maire de Sainte-Anne-des-Plaines Joha n ne Ga rneau , résida nte de Montréal, estime que les citoyens vont avoir de la difficulté à exprimer leur point de vue, surtout que les audiences se dérouleront en été, lorsque plusieurs seront en vacances.« Ça ne s'appelle plus des audiences publiques.C'est trop restreint.En plus, il faut être un docteur en génie pour pouvoir s'y présenter.Ça ne représente pas la population.» Ça ne se passe pas ?Vous avez un atout en main.out Méga-Flex : marque déposée x de Laboratoire Méga-Flex inc.N UR AT EL PRODUIT N UR AT EL PRODUIT UR AT N \f A 16 · LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 MONDE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LE TOUR DU GLOBE PHOTO ASSOCIATED PRESS PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE PHOTO REUTERS PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Syrie Attentat sanglant à Damas Près de 60 personnes, en majorité des civils, ont été tuées à Damas dans un attentat suicide à la voiture piégée, soit l'attaque la plus sanglante dans la capitale syrienne, dénoncée aussi bien par le régime que par l'opposition.Le conflit a fait plus de 70 000 morts et poussé à l'exode des centaines de milliers de Syriens.- AFP Tunisie États-Unis Arrestations pour le Fusillade à Las Vegas meurtre d'un opposant Une fusillade a fait trois morts et au Les autorités tunisiennes ont annoncé des arrestations pour l'assassinat de l'opposant anti-islamiste Chokri Belaïd, plus de deux semaines après le meurtre qui a plongé le pays dans la tourmente.Le ministre de l'Intérieur, Ali Larayedh, n'a toutefois précisé ni l'identité ni le nombre des personnes arrêtées.- AFP Venezuela Craintes pour la santé de Chavez Hugo Chavez, revenu lundi dans son pays après deux mois d'hospitalisation à Cuba pour un cancer, souffre d'une insuffisance respiratoire dont l'évolution « n'est pas favorable », a annoncé le gouvernement à Caracas lors d'une retransmission radiotélévisée solennelle dont la teneur contraste avec les précédents bulletins.« Le président est toujours cramponné au Christ avec la plus grande volonté de vivre », a ajouté le ministre Ernesto Villegas.- AFP moins cinq blessés à Las Vegas, au Nevada.Les premiers coups de feu ont été tirés au petit matin sur une Maserati (qui a par la suite percuté plusieurs véhicules) par un homme à bord d'une Range Rover, dans la célèbre zone des casinos du centre de la ville, « le Strip ».- AFP « Victoire » pour les victimes de l'ex-dictateur haïtien, selon Amnistie internationale CLARENS RENOIS AGENCE FRANCE-PRESSE PORT-AU-PRINCE - La just ic e h a ït ie n ne a ordon né pour la première fois hier à l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, visé par plusieurs plaintes d'ex-opposants, de comparaître pour être entendu.Il s'agit d'une « victoire » pour les v ic ti mes du d i r igea nt surnommé Bébé Doc, selon Amnistie internationale.« Il y a lieu pour la Cour de déclarer que la comparution de Jean-Claude Duvalier s'avère impérative », a déclaré le juge Jean-Joseph Lebrun en présence des avocats des parties, de victimes de l'exdictateur et d'observateurs de la communauté internationale.« Il convient donc d'ordonner qu'il soit a mené pou r être entendu par la Cour », a-t-il ajouté, avant de fixer une nouvelle audience à jeudi prochain.Me Frizto Canton, un des avocats de Bébé Doc Duvalier, a assuré à l'A F P que l'exdictateur serait alors présent.« Oui, nous allons l'amener, nous respectons la décision du tribunal.» « C'est une victoire pour les groupes de victimes », a réagi su r T witter Béatrice Vau g r a n te , r e pr é s e n t a n t e d'A m nistie internationa le, présente à l'audience.Duvalier sommé de comparaître L'ONU DIT NON AUX VICTIMES DU CHOLÉRA L'ONU a rejeté hier la demande d'indemnisation des victimes de l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis plus de deux ans, et attribuée par certains experts à des Casques bleus népalais déployés dans le pays.L'organisation a fait valoir les « privilèges et immunités » dont elle bénéficie.L'épidémie de choléra s'est déclarée en octobre 2010.Elle a fait plus de 7700 morts et infecté plus de 620 000 personnes, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Le groupe d'avocats qui représente les victimes réclame 100 000 $ pour chaque mort et 50 000 $ pour chaque personne infectée.Un juge a ordonné à l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier de se présenter en cour jeudi prochain.PHOTO DIEU NALIO CHERY, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE - Agence France-Presse Bébé Doc, fils de l'ancien dictateur François Duvalier, dit Papa Doc, avait pris le pouvoir en 1971 à 19 ans, perpétuant une longue dictature dans ce pays qui est l'un des plus pauvres du continent américain.Chassé du pouvoir en 1986 pa r une révolte populaire, Jean-Claude Duvalier avait fait un retour spectaculaire en Haïti en janvier 2011, après 25 ans d'exil en France.En janvier 2012, un juge d'instruction avait ordonné son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournements de fonds.Mais il n'avait en revanche pas retenu des « Pas d'impunité » poursuites pour crimes contre l'humanité, car il estimait que les faits étaient prescrits.La haute-commissaire de l'ON U c ha rgée des d roits de l'homme, Navi Pillay, a rappelé hier au x autorités haïtiennes que « l'État a pour obligation de garantir qu'il n'y ait pas d'impunité pour le s v iola t ion s g r ave s de s droits de l'homme commises dans le passé ».« Il n'y a pas de prescription pour les violations graves des droits de l'homme pouvant être assimilées à des crimes internationaux, comme la torture, les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées et les viols », a-t-elle ajouté dans un communiqué.Un an après Pussy Riot Deux femmes interpellées Deux femmes ont été interpellées hier dans la cathédrale de Moscou alors qu'elles voulaient marquer l'anniversaire de la « prière punk » contre le président Vladimir Poutine chantée par le groupe contestataire Pussy Riot, dont les membres sont aujourd'hui emprisonnées.Irina Karatsouba et Elena Volkova, deux enseignantes, ont été interpellées dans la matinée dans la cathédrale.Elles avaient revêtu des cagoules comme celles de Pussy Riot et s'apprêtaient à déposer des fleurs devant l'iconostase.Elles ont pu quitter dans l'après-midi le commissariat où elles avaient été emmenées, a indiqué sur Twitter l'avocate Violetta Volkova.Mme Karatsouba a raconté vouloir célébrer « l'anniversaire d'un événement qui a changé [le] pays », selon le site d'informations en ligne gazeta.ru.Le 21 février 2012, cinq jeunes femmes étaient entrées dans la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, avaient enfilé des cagoules colorées et interprété une chanson punk dénonçant une collusion entre l'Église orthodoxe et le pouvoir politique.Elles avaient prié la Sainte Vierge de « chasser Poutine ».La scène, qui n'avait duré que 40 secondes, avait été filmée et aussitôt placée sur l'internet, ce qui a fait la notoriété du groupe, presque inconnu jusqu'alors.Devant des fidèles orthodoxes sous le choc, les jeunes femmes étaient parvenues à s'enfuir ce matin-là, mais trois d'entre elles avaient été arrêtées quelques jours plus tard.- Agence France-Presse EN févriEr Cinquante personnes gagneront le livre «resTOs mOnTrÉaL 2013» et un sac réutilisable SPÉCIALISÉE DANS LES TAILLES DE 14 À 24 ANS Le printemps est arrivé chez Nouveaux arrivages 2013 chaque jour : Kokomarina Eileen Fisher Women Lauren Vidal Sympli.et plus.Arrêtez, magasinez et amusez-vous! Inde Attentats meurtriers 50%, 60%, 70% Au moins 20 personnes ont été tuées et plus de 50 autres blessées hier en Inde, lorsque plusieurs bombes ont explosé presque simultanément dans un quartier périphérique d'Hyderabad, au sud du pays, une « attaque terroriste », selon la police.Ces attentats surviennent peu après l'exécution, le 7 février, d'un musulman séparatiste du Cachemire, condamné à mort pour sa participation à l'attaque islamiste sanglante contre le parlement de New Delhi, en décembre 2001.L'Inde était depuis en alerte.Au moins deux bombes ont explosé.Elles ont ciblé un quartier commercial à majorité hindoue de la banlieue de cette ville où vit une importante minorité musulmane et qui abrite des industries spécialisées dans les hautes technologies de l'information.Les experts cherchaient à désamorcer trois autres engins.Le premier ministre Manmohan Singh a qualifié les explosions d'« acte lâche » et a appelé à punir les auteurs de ces attaques.Le dernier attentat en Inde avait fait 13 morts en septembre 2011, lors de l'explosion d'une bombe devant un tribunal à New Delhi.- Agence France-Presse SurFINDE CoLLECTIoN HIVEr Maintenant ouvert 7 jours par semaine à ne pas manquer SAMEDI lundi-mercredi: 10h-18h jeudi-vendredi: 10h-19h samedi: 10h-17h dimanche: 12h-17h 4828, boul.St-Laurent (angle Villeneuve) 514-844-9159 www.oppens.ca \f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 17 MONDE AFFAIRE PISTORIUS L'enquêteur accusé de sept tentatives de meurtre La décision concernant la libération sous caution d'Oscar Pistorius doit tomber aujourd'hui.Au cours de l'audience, hier, la réputation de la police sud-africaine a été mise à mal.Le drame, minute par minute Que s'est-il réellement passé dans la nuit du 13 février, lorsque l'athlète olympique sud-africain Oscar Pistorius a tué sa copine, la mannequin Reeva Steenkamp ?La Presse vous propose de comparer deux versions : celle du procureur, qui accuse l'homme de meurtre, et celle de l'accusé, qui explique les détails de ce qui serait un malentendu aux conséquences mortelles.La villa de Pistorius, à Pretoria.PRETORIA PATRICIA HUON COLL ABOR ATION SPÉCIALE L'éventuel procès d'Osca r Pistorius deviendra-t-il aussi celui de la police sud-africaine?C'est ce que l'on pourrait penser après que Hilton Botha, inspecteur principal chargé de l'enquête sur la mort de Reeva Steenkamp, a été dessaisi de cette affaire.La police a été forcée d'admettre que ce détective de plus de 20 ans d'expérience est lui-même accusé de sept tentatives de meurtre pour avoir tiré, en 2009, sur un minibus transportant des passagers, alors qu'il était ivre.L'affaire a d'abord été classée, ava nt d'êt re rouver te récemment.Une révélation qui effrite sa crédibilité et porte un coup dur à l'accus a t ion .M e r c r e d i e t h ie r, Barry Roux, un des meilleurs avocats du pays, qui défend Oscar Pistorius, a mis à jour les fa illes de l'enquête et démonté, pièce par pièce, le témoignage de l'inspecteur.Celui-ci a reconnu, après s'être d'abord opposé à la mise en liberté sous caution de l'athlète, l'absence de preuves pour affirmer avec certitude qu'il s'agissait bien d'un meurtre, et la faiblesse de certains témoignages-clés, dont celui d'une voisine qui affirme avoir entendu des cris avant que les coups de feu soient tirés.Cette personne réside à plus de 300 mètres de la maison d'Oscar Pistorius.Hilton Botha a, par ailleurs, reconnu que ses hommes et lui avaient omis d'enfiler des chaussures de protection lorsqu'ils se sont rendus sur la scène de crime, ce qui a pu la contaminer.Les preuves récoltées par la police pourraient dès lors être considérées comme nulles, ce qui entraînerait certainement l'acquittement d'Oscar Pistorius.La défense a réussi à semer le doute, alors qu'elle continue de soutenir la thèse de l'accident : l'athlète paralympique dit avoir confondu sa petite amie avec un cambrioleur, entré par effraction dans sa luxueuse villa.L'audience du tribunal de Pretoria, qui ne fait qu'examiner la demande de liberté sous caution d'Oscar Pistorius, a pris des allures de procès.Les arguments s'affrontent, alors que la cour siège ce matin pour le cinquième jour consécutif.Hier, dans la petite salle d'audience bondée de journalistes, le champion paralympique a gardé les yeux baissés pendant la plus grande partie des plaidoiries.Il a éclaté quelques fois en sanglots, mais l'athlète et ses proches paraissaient néanmoins plus confiants que lors du premier jour de l'audience.Pistorius est, pour l'instant, inculpé de meurtre avec préméditation, accusation la plus grave sous la loi sud-africaine.C'est aujourd'hui que le tribunal devrait statuer sur sa demande de remise en liberté.Audience tendue 2 1 Petit balcon avant 3 SCÈNE 1 Version d'Oscar Pistorius : Il est 2 h du matin.La chambre du couple Pistorius-Steenkamp est plongée dans le noir.L'athlète se lève et se déplace sans ses prothèses sur le balcon, pour y prendre un ventilateur.En refermant la porte-fenêtre, il entend un bruit venant de la salle de bains.Il croit qu'un individu est entré par effraction et s'y cache.Pistorius prend un pistolet caché près de son lit et se traîne sur ses moignons vers la salle de bains.Version du procureur : Dans la soirée du 13 février, Oscar Pistorius et sa copine Reeva Steenkamp ont une importante dispute.Pendant la nuit, lorsque la mannequin est à la toilette, l'athlète prend son pistolet, caché près de son lit, met ses prothèses et marche vers la salle de bains.SCÈNE 2 VO : Au moment où il arrive à la porte de la salle de bains, Oscar Pistorius, terrifié, crie à la personne enfermée dans la pièce de quitter sa maison.Il tire quatre coups de pistolet, après avoir remarqué que la fenêtre donnant sur la salle de bains était ouverte, puis crie à Reeva, qu'il croit toujours au lit, d'appeler la police.Il n'obtient aucune réponse.VP : Arrivé à la salle de bains, Oscar Pistorius tire quatre coups avec son pistolet en direction de la toilette, où sa copine Reeva se cache.SCÈNE 3 VO : Lorsqu'il remarque que Reeva ne lui répond pas, Pistorius se traîne vers le lit.Il remarque qu'elle n'y est pas couchée et comprend que c'était peut-être elle qui était cachée dans la salle de bains.Il met ses prothèses, prend un bâton de cricket qui traînait dans la chambre et retourne dans la salle de bains.Il fracasse la porte de la toilette et y trouve Reeva, touchée par trois des quatre balles qu'il a tirées.Pendant qu'il l'emmène au premier étage pour appeler les services d'urgence, elle meurt dans ses bras.Il couvre son corps de couvertures, en attendant l'arrivée des policiers.VP : Pistorius fracasse la porte de la toilette, puis emmène le corps de Reeva au premier étage.Il la couvre de couvertures en attendant l'arrivée des services d'urgence.- Hugo Pilon-Larose OSCAR PISTORIUS saura aujourd'hui si le tribunal accepte de le remettre en liberté sous caution.L'INSPECTEUR HILTON BOTHA est accusé d'avoir tiré sur un autobus alors qu'il était en état d'ébriété.30 ACTIVITÉS EXCLUSIVES POUR LA RELÂCHE DU 2 AU 10 MARS EXPO MUSIK ET 30 ACTIVITÉS SPÉCIALES, DONT LES SUIVANTES : · ÉCOLE DU ROCK'N ROLL · JAM SESSION AVEC DES TAM-TAMS · ESSAIS D'APPLICATIONS MUSICALES SUR iPAD · TIRAGE DE 5 GUITARES ÉLECTRIQUES \f A 18 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll DEBATS ÉDITORIAUX André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Mario Girard > Directeur principal de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef Le passé à l'écran plus amplement; jusqu'à Dédé à travers les brumes (2009), de JeanPhilippe Duval, sur le chanteur des Colocs mort neuf ans plus tôt.Bref, oui, le cinéma ou la télévision peuvent enseigner l'Histoire.Correctement?Avant de mettre l'image au banc des accusés, il faudrait s'interroger sur l'école dont c'est vraiment la responsabilité.Enseigne-t-elle suffisamment l' Histoire ?Objectivement ?Difficile d'en juger parce que cela varie beaucoup d'une école à l'autre, d'un professeur à l'autre.alors que l'oeuvre cinématographique, elle, se présente à tous telle qu'elle est.Une critique souvent formulée à l'endroit de la mise en images de l'Histoire est qu'elle vise d'abord le divertissement.MARIO ROY mroy@lapresse.ca L e cinéma peut-il enseigner l'Histoire?Lorsqu'il le fait, obtient-il suffisamment d'audience ?Et présente-t-il alors correctement le passé sur le plan du respect des faits et de la neutralité idéologique?Ces questions intéressent au moment où plusieurs récits historiques sont en lice pour les Oscars.Parmi eux: Lincoln, de Steven Spielberg, portant sur une tranche de vie du président américain; Zero Dark Thirty, de Kathryn Bigelow, sur la traque et la mort d'Oussama ben Laden.À eux seuls, ces deux titres illustrent parfaitement les difficultés qui se présentent en ce domaine, y compris au Québec.Leur coût de production parfois astronomique.Leur situation dans le temps: plus les faits relatés sont récents, moins on en sait sur eux et plus la subjectivité menace.Au Québec, on peut plaider que la représentation de l'Histoire a été particulièrement réussie dans le cas, entre autres, de deux productions: la série télé Duplessis, de Denys Arcand, et le film Les Ordres, de Michel Brault.(Il serait déprimant de rappeler nos nombreux échecs.) Toutes deux ont accédé à l'existence malgré un budget modeste.Toutes deux ont eu un impact que l'enseignement formel de l'Histoire n'a pas.À titre anecdotique, remarquons que c'est pareil pour l'histoire de la culture.Et ce, du film La Forteresse (1947), de Fyodor Otsep, une fiction qui a immortalisé le Concerto de Québec du compositeur André Mathieu avant qu'Alain Lefèvre ne le fasse Oui, le cinéma ou la série télévisée peuvent enseigner l'Histoire.C'est parfois exact.Ainsi, la Michael-Moorisation du documentaire sur l'histoire récente a engendré un militantisme-spectacle qui a proliféré aux dépens de la vérité.En outre, il est parfois difficile de faire la part de la réalité et de l'ajout dramatique autant dans des superproductions comme Thirteen Days, de Roger Donaldson, sur la crise des missiles de Cuba, que dans des oeuvres plus modestes comme Polytechnique, de Denis Villeneuve, sur le massacre que l'on sait.Cela condamne-t-il l'entreprise?Non.L'Histoire est aussi mal connue de bien des gens que la physique des particules, y compris au Québec.En apprendre un peu sur elle, même par cette sorte de cours accéléré qu'offre l'image, vaut mieux que de n'en rien savoir du tout.DROITS RÉSERVÉS / apcote@lesoleil.ca LAPRESSE.CA/DEBATS LE DÉBAT DU JOUR Quoi espérer du Sommet sur l'enseignement supérieur ?Lisez le point de vue, notamment, de Joëlle Dupont, Stéphane Lévesque, Gaëtan Lafrance.et surtout, faites valoir le vôtre.LA QUESTION DU JOUR Approuvez-vous la création du Bureau de la liberté de religion par le gouvernement Harper ?Je ne sais pas > 10% Oui > 12% Non > 78% Résultats à 19h, hier 10 586 répondants Par Ariane Krol, à lire sur le Blogue de l'édito > ARMES À FEU : UN REGISTRE QUÉBÉCOIS À TOUT PRIX ?OPINION La France va mal ANDRÉ PRATTE apratte@lapresse.ca «E n France, les ouvriers prennent une heure pour déjeuner et faire des pauses, ils travaillent trois heures, et les trois autres heures de la journée, ils s'assoient ou se promènent et discutent.» Cette caricature du travailleur français vient du patron de Titan International, un fabricant de pneus américain.On la trouve dans la réponse adressée par Maurice Taylor au ministre français du Redressement productif (!), Arnaud Montebourg (notre photo), qui l'invitait à acheter l'usine Goodyear à Amiens, menacée de fermeture.M.Taylor, qui s'est rendu sur place pour examiner la situation , a conclu que le syndicat local était «fou» et qu'il n'était pas question que Titan reprenne l'usine.«Bientôt, en France, il n'y aura plus d'emplois et tout le monde passera la journée assis dans les cafés à boire du vin rouge », prédit l'Américain.La lettre a provoqué l'indignation en France.Le ministre Montebou rg a répliqué en rappelant le rôle du marquis de La Fayette lors de la Guerre d'indépendance.Le diagnostic de M.Taylor est évidemment bourré de préjugés.Toutefois, a souligné la représentante du patronat français, Laurence Parisot, le PDG de Titan « met en avant des dysfonctionnements qu'il faut que nous corrigions.» L'économie du pays connaît une période sombre.Les usines ferment les unes après les autres.M.Montebourg a beau semoncer les patrons des multinationales, ils agissent ainsi parce que produire dans l'Hexagone coûte plus cher et est beaucoup plus compliqué qu'ailleurs, notamment en raison de la rigidité des lois du travail.Comme M.Taylor le concède, «les ouvriers français travaillent bien.» Cependant, ils travaillent beaucoup moins d'heures que ceux de la plupart des pays de l'Union européenne (4,3 heures de moins par semaine que les Allemands).Résultat, « l'industrie française atteint aujourd'hui un seuil critique, au-delà duquel elle est menacée de déstructuration », concluait l'an dernier un comité d'experts formé par le gouvernement socialiste.Le gouvernement a réagi au rapport Gallois en annonçant une série de mesures qui, pour la plupart, reposent sur l'action de l'État.Or, c'est un des gros problèmes de la France, le gouvernement y o c c u p e u ne place démesurée.Malgré les hausses d'impôts et de taxes décrétées depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Ayrault ratera cette année la cible de déficit public fixée par la Commission européenne (3% du PIB).La Cour des comptes (l'équivalent de notre Vérificateur général) a averti le gouvernement: il lui faut absolument diminuer ses dépenses.En somme, la France doit prendre un virage difficile.L'OCDE précise: il ne s'agit pas de démanteler le modèle social français, mais d'agir pour être en mesure de le préserver.Les socialistes veulent-ils, peuvent-ils lancer un tel chantier?Ce n'est pas certain.La société française y est-elle prête?Pas encore.La fin de l'immobilisme Même insuffisant, le projet de loi 14 contribue à la promotion du français au Québec Professeur d'économie au Collège de Maisonneuve, l'auteur a été député du Bloc québécois.Il collabore régulièrement aux pages Débats.La première ministre Pauline Marois devait être contente dans son for intérieur de voir cette manifestation d'anglophones contre le projet de loi 14.En effet, une centaine de manifestants sont venus ex pr i mer leu r i nqu iét ude c o n c e r n a n t le s nou vel le s règ le s c ontenue s d a n s ce projet de loi pour favoriser l'usage du français.Comme quoi la loi 14 au ra de la substance ! C'est que certains, comme Pierre Curzi, considèrent la loi 14 com me des « mesures homéopat h iques i neff i c a c e s ».N o n s e u le m e n t va - t- el le beaucoup moi n s loin que ce qu'avait promis le Parti québécois en campagne électorale, mais de l'avis d'observateurs, elle manque de mordant.Ce qui fait que les mesu res adoptées r isquent de n'avoir aucun effet pour renforcer la place du français au Québec.Cette manifestation s'est tenue à la suite de l'appel de l'organisme Put back the flag, qui semble assez marg i n a l .M a is le s sond age s commandés par CBC montrent un malaise réel entre la minorité anglo-québécoise et le PQ : 42 % des AngloQ uébé c oi s i nter rogé s ont décla ré avoi r env isagé de PIERRE PAQ U E T T E quitter le Québec à la suite de la v ic toi re de P au l i ne Ma rois.L es dirigea nts de la communauté anglophone devraient s'en inquiéter et calmer le jeu.Ce n'est pas la responsabilité exclusive du gouvernement.On peut comprendre que certains membres de notre m i nor ité nationa le a ient été surpris de voir la fin de l'immobilisme qui a caractérisé les neuf années de pouvoir de Jean Charest.Mais ils doivent comprendre que l'inaction menaçait sérieusement la paix linguistique.En 2011, 53 % des Québécois considéraient que la situation du français s'était détériorée au cou rs des 10 dernières a n né e s c o n t r e s e u le m e n t 13 % pou r qui elle s'éta it améliorée.reconnus et respectés.À titre d'illustration, rappelons à la veille du Sommet sur l'éducation supér ieu re que les universités anglophones au Québec représentent 25 % des effectifs étudiants, 30 % du financement alors que les anglophones au Québec représentent 8,3 % de la population québécoise.L e projet de loi 14 veut répondre en partie aux changements qui se sont produits depuis l'adoption de la Charte de la langue française en 1977.L'immigration est au centre de ces changements.C'est pourquoi, par exemple, l'application de la Charte aurait dû être étendue aux entreprises de 10 à 49 employés.Ce sont ces entreprises qui créent le plus d'emplois au Québec et ce sont elles qui emploient le La minorité anglophone doit comprendre que l'inaction menaçait sérieusement la paix linguistique au Québec.Le projet de loi 14 réaffirme que le français est au coeur de l'identité québécoise et constitue la langue commune de tous les Québécois, peu i mpor te leu r origi ne.Il vise à ce que le français soit toujou rs plus la la ngue de la délibération dans l'espace public et la langue qui cimente la cohésion de la nation québécoise dans toutes les sphères d'activité, que ce soit la culture, l'économie ou la solidarité sociale.La minorité anglo-québécoise a des droits qui sont plus de nouveaux arrivants.Le gouvernement a choisi la persuasion.Le projet de loi 14 est certainement insuffisant, mais i l a l 'i m men se mér ite de montrer à tous les Québécois que leur État national a à coeur de promouvoir notre langue nationale, le français.Minoritaire, le gouvernement péquiste n'a pas voulu provoquer les partis d'opposit ion , à eu x m a i nte n a nt de montrer que la cause du français fait partie de leurs priorités.\f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 19 À BIEN Y PENSER Je n'en reviens pas que l'Office québécois de la langue française ait accordé tant d'importance à la plainte d'un client qui digérait mal que les plats d'un restaurant italien soient désignés par leur nom d'origine.Ce n'est pas d'aujourd'hui pourtant que Montréalais et Québécois ont adopté cette excellente cuisine et savent depuis longtemps ce qu'est une polenta, un osso buco, des cannellonis, un minestrone et un tiramisu, sans compter un spaghetti et une pizza.Ce malheureux incident tient du fanatisme du plaignant et de l'inculture des deux parties. Mireille Barrière DEBATS LA GRATUITÉ Belle idée, mauvaise politique ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE adubuc@lapresse.ca I l y a un étrange paradoxe dans tout le débat déclenché par le mouvement étudiant.L'ASSÉ, groupe le plus radical, perd des plumes, mais sa revendication centrale, la gratuité universitaire, prend du galon.Elle séduit des intellectuels.Elle rallie 30% des Québécois.Elle a la caution morale de Jacques Parizeau.Et le gouvernement péquiste n'est pas contre l'idée, mais explique plutôt que le Québec n'en a pas les moyens.Cette rencontre improbable entre la jeunesse radicale romantique et l'âge d'or nostalgique ne constitue pas un progrès de la société québécoise dans sa quête de solidarité, mais plutôt une fossilisation de l'idéal social-démocrate, incapable de sortir de ses ornières.Le problème, c'est qu'on confond belles idées et bonnes politiques.La gratuité est un symbole qui incarne admirablement ce principe de justice sociale qu'est l'accessibilité de l'université.Mais c'est une très mauvaise façon d'atteindre cet objectif.Pas parce que le Québec n'en a pas les moyens.Au plan strictement financier, la gratuité est tout à fait possible.Cela coûterait un peu plus de 1 milliard par année, somme que le Québec peut payer s'il sacrifie d'autres objectifs ou s'il est prêt à augmenter les impôts.C'est faisable, mais est-ce souhaitable?Avant d'implanter une politique ambitieuse et coûteuse, il faut poser les bonnes questions.Quel objectif cherche-t-on à atteindre?Si c'est l'accessibilité, est-ce que la gratuité est la meilleure façon d'y parvenir?Est-ce que son implantation aurait des effets indésirables?Et surtout, est-ce la meilleure façon de dépenser 1 milliard par année?Nous sommes les seuls en Amérique du Nord à ne pas différencier les droits en fonction des coûts de formation ou des revenus futurs des étudiants.PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE L'enjeu de l'enseignement supérieur est trop important pour que les universités ne participent pas au débat L'auteur est recteur de l'Université de Montréal.Nombreux sont ceux qui prédisent l'échec du Sommet sur l'enseig nement s u pér ieu r.C er t a i n s n 'y voient qu'un exercice de façade, dont les conclusions sera ient déjà éc rites.D'autres déplorent qu'on évacue une réflexion en profondeur sur l'avenir de nos universités pour laisser place à l'éternelle empoignade sur les droits de scolarité.Je ne suis pas dupe.Je suis conscient que le débat est mal engagé et qu'une journée et demie de discussion ne réglera pas tout.Mais j'irai tout de même au Sommet.J'y serai, car je rejette la politique de la chaise vide.L'enjeu de l'enseignement supérieur est trop important pour ne pas prendre part au débat.Surtout si l'on représente la plus grande université du Québec, qui forme le quart de tous ses étudiants universitaires et qui est la plus importante au Québec en recherche.Mais j'irai au Sommet principalement pour défendre la position de l'Université de Montréal sur les quatre thèmes proposés par le ministère.Qualité.On parle beaucoup de la création d'un organisme indépendant qui exercerait un contrôle de la qualité des programmes universitaires.Le G U Y B R E TO N Pourquoi j'irai au Sommet mot important ici est « indépendant ».L'UdeM est favorable à la constitution d'un conseil des universités pourvu qu'un tel orga nisme ne fasse pas qu'ajouter de nouveaux mécanismes bureaucratiques, mais qu'il représente une réelle plus-value pour le réseau universitaire québécois.Toutes les études sérieuses démontrent que plus les universités sont autonomes, mieux elles accomplissent leur double mission d'enseignement et de recherche.Ce qui ne nous dispense pas, surtout au sein d'un réseau aussi petit que celui du Québec, d'assurer une coordination interinstitutionnelle et une évaluation commune des programmes.Un conseil des universités devrait en outre avoir le mandat de gérer une banque de données relatives aux différents établissements et d'assurer une veille à l'échelle mondiale afin de permettre au système universitaire québécois d'être à l'avant-garde de s développe ment s m aj eu r s en matière d'enseignement supérieur et de recherche.Accessibilité.Le modèle québécois d'accessibilité aux études est un échec.À l'heure actuelle, les jeunes Onta riens de milieu x défavorisés sont, en proportion, deux fois plus nombreux à fréquenter l'université que les jeunes Québécois.Il y a de nombreuses raisons qui expliquent la sous-représentation des milieux pauvres et géographiquement diversifiés à l'université, mais chose certaine, ce n'est pas en appauvrissant les universités qu'on donne envie aux plus démunis de poursuivre des études.Gouvernance et financement.Tous s'entendent pour rehausser le financement.La majorité convient qu'il faut hausser les droits de scolarité.Et de plus en plus de personnes estiment qu'il est inéquitable qu'un futur médecin paie les mêmes droits qu'un futur enseignant du primaire.Je pense que nous devrions analyser froidement la modulation des droits de scolarité.Nous sommes les seuls en Amérique du Nord à ne pas différencier les droits en fonction des coûts de formation ou des revenus futurs des étudiants.Cette approche devrait être assortie d'une réforme du soutien financier pour ceux qui en ont véritablement besoin.En fait, tout le programme d'aide financière devrait selon moi être revu, tout comme d'ailleurs la grille tarifaire des étudiants des autres provinces et des étudiants étrangers, qu'ils soient de France ou d'ailleurs.Le Sommet n'apportera pas toutes les réponses, loin de là.Mais si nous saisissons l'occasion pour offrir aux générations à venir la meilleure formation qui soit, tout ce travail n'aura pas été en vain.Et puis, il y aura une suite à l'exercice des 25 et 26 février.Là encore, je répondrai présent, avec ouverture et détermination, comme, je l'espère, le feront tous les citoyens du Québec.Il faut accompagner les enfants bien avant pour améliorer leurs résultats scolaires.La vraie justice sociale est là.Au moment de la Révolution tranquille, on aurait voulu rendre l'université gratuite pour éliminer l'obstacle financier et ouvrir davantage les portes de l'université aux moins bien nantis.Faute d'argent, on s'est alors rabattu sur le gel.C'était il y a 50 ans.Mais qu'est-ce qu'on a appris depuis un demi-siècle?On sait que des droits de scolarité beaucoup plus bas n'ont pas permis au Québec de faire mieux que les autres provinces en termes d'accessibilité.De très nombreuses études, québécoises, canadiennes, internationales, montrent de façon très claire que le coût des études, s'il est raisonnable, n'est pas un obstacle important à l'entrée à l'université.Les enfants de milieux moins riches sont moins nombreux à l'université en raison de la faible valorisation des études dans leur milieu et parce qu'ils ont plus de chances d'avoir de mauvais résultats scolaires.Si, collectivement, nous voulions consacrer 1 milliard par année à l'amélioration de l'accessibilité aux études supérieures, ce n'est certainement pas dans la gratuité qu'il faut investir.Il faut oublier les symboles creux, et travailler dans l'ombre, en amont, pour accompagner les enfants bien avant qu'ils obtiennent leur DEC, pour améliorer leurs résultats scolaires, pour lutter contre le décrochage.La vraie justice sociale est là.D'autant plus que la gratuité nous éloigne de la justice sociale parce que le gros de ce milliard se retrouverait dans les poches de ceux qui iraient à l'université de toute façon, largement issus des classes moyennes et des milieux aisés.Il y a un autre effet pervers.Sans le rôle de ticket modérateur que jouent les droits de scolarité, on retrouverait dans les universités ce qu'on observe dans les cégeps : plus d'étudiants, mais des cheminements académiques plus longs, un taux d'échec élevé.Sans oublier les effets d'une surpopulation universitaire sur la qualité de l'enseignement et le risque que la gratuité mène à plus de contingentement.La séduction qu'exerce l'idée de la gratuité illustre la dérive du débat depuis le printemps dernier, où l'on a souvent oublié que les choix d'une société doivent aussi reposer sur des faits, des données, des études et des analyses.Un échec souhaitable PIERRE SIMARD L'auteur est professeur à l'ENAP, à Québec.Il y a quelques mois, notre ministre de l'Enseignement supérieur invitait la population à ga rder la foi da ns son sommet.Il a même avancé qu'un chapitre de l'histoire du Québec y serait écrit.À quelques jours de l'événement, son grand rêve s'estompe.La grand-messe devant éclairer le peuple risque même de tourner au fiasco.Souhaitons-le d'ailleurs ! Les problèmes de Pierre Duchesne ont commencé le jour où il a annoncé des coupes budgétaires.Les partenaires de la grande corporation de l'enseignement supérieur sont alors devenus des concurrents.Des rivaux qui ont compris que, s'il y a des gains financiers à tirer de ce sommet, tous ne pourront en profiter.Le ministre aurait dû le savoir : les grands sommets ne font consensus que lorsqu'il y a quelqu'un à dépouiller.Les coalitions d'intérêts conspirent toujours contre quelqu'un et, par un curieux hasard, les victimes sont rarement présentes à la table de discussion.Ce sont habituellement les contribuables et les consommateurs qui font les frais de ces sommets.Mais il faut se rendre à l'évidence : il n'y a plus grandchose à dérober à celui qui vient d'être pillé par le dernier budget.Aussi, à défaut d'une entente de dernière minute pou r déshabiller quelqu'un d'absent les gra ndes entreprises, par exemple le grand consensus espéré n'aura pas lieu.Au Québec, le mythe des sommets comme idéal de démocratie, d'égalité et de solidarité est tenace.Ça fait plus de 30 ans que nos gouvernements mettent sur pied des sommets socioéconomiques (ou des états généraux) pour décider avec les grands groupes d'intérêts comment se redistribuer le bien public.Cette fois encore, on a voulu créer l'illusion qu'un consensus entre politiciens, recteurs, leaders étudiants, syndicats de professeurs et fonctionnaires permettrait de satisfaire les attentes de tout un chacun et d'insuffler un nouveau dynamisme à nos universités.Foutaise ! résistance au changement et à l'innovation qui sont le moteur de toute économie dynamique.Un échec du Sommet sur l'enseignement supérieur est donc souhaitable.Il servirait de coup de semonce à tous ces groupes d'intérêts qui utilisent ces rencontres pour grappiller les fonds publics ou se faire reconnaître des privilèges, comme la reconnaissance d'un droit de grève pour les étudiants.L'échec du sommet servirait également d'électrochoc à nos recteurs.Ceux-ci ne pourraient plus se contenter de « chauffer le poêle » des officines gouvernementales.Ils devraient, à l'instar de milliers d'entrepreneurs, retrousser leurs manches et réinven- En s'assurant d'adopter des solutions qui ne mettent pas en péril leur propre existence, les partenaires de ces modes de décision collective offrent une forte résistance au changement et à l'innovation.En réalité, ces exercices ne sont que des assemblées corporatives qui permettent aux membres présents de protéger leurs acquis.Pis encore, selon Edmund S.Phelps (Nobel d'économie 2006), cette forme de néocorporatisme explique la contre-performance de plusieurs grandes économies.En écartant les idées novatrices et en s'assurant d'adopter des solutions qui ne mettent pas en péril leur propre existence, les partenaires de ces modes de décision collective offrent une forte ter l'université québécoise dans un contexte où les deniers publics ne tombent plus du ciel et où s'annonce une révolution numérique qui transformera les façons de faire.Comme le disait Margaret Thatcher : « Tout corporatisme [.] encourage la rigidité, décourage la responsabilité individuelle et risque d'aggraver les erreurs en les dissimulant.» Aussi, il est temps que le Québec passe à autre chose et qu'il laisse les sommets.aux alpinistes.\f A 20 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll DEBATS Nous soignons tant de civils, de femmes et d'enfants qui sont blessés de façon inimaginable par les bombardements en Syrie C L AU D E T T E S E Y E R L'horreur de la guerre L'auteure est une infirmière québécoise en mission en Syrie.Je suis arrivée en Syrie le 23 décembre.Je travaille en salle d'opération avec la mission d'urgence gérée par Médecins sans frontières (MSF).Ici, plusieurs hôpitaux ont été détruits par les bombardements, une partie du personnel médical a été tué ou a fui hors des frontières.MSF offre des soins de santé primaires, des soins d'urgence, une maternité, une vingtaine de lits d'hospitalisation et une salle d'opération dans u n hôpita l a nony me situé non loin de la frontière de la Turquie.Les conditions de sécurité sont variables et viennent souvent diminuer notre capacité à offrir davantage de services.C'est ma première mission d'urgence en salle d'opération.Les combats se poursuivent dans des villes à peu de distance et nous recevons des blessés.Les blessures sont inimaginables.Tout à coup, l'autre jour, j'ai réalisé toute l'horreur de la guerre.Un pat ient i ncon s c ient , ouvertu re i mporta nte à la jambe gauche, il n'a plus de jambe droite, il manque une partie du bassin, ce n'est plus que la mbeau x de cha ir et de muscles déchiquetés par l'explosion d'une bombe.Il y a du sang partout, nous courons, nous l'installons au bloc opératoire, nous tentons de stopper l'hémorragie, nous faisons des transfusions encore et encore.Ouf ! l'hémorragie est maîtrisée, nous améliorons l'amputation, le patient est stable, nous faisons des pansements.Je lève la tête : cette masse de chair brisée a un visage.C'est un jeune homme, 20 ans peut-être.Il ne sait pas encore le prix qu'il a payé pour ses idées.Il a livré un combat pour la liberté, pour une vie meilleure.Ce sera quoi, sa vie à lui ?Peut-être est-ce un civil qui voulait juste vivre sa vie ordinaire sa ns rien demander ?Le soir venu, dans mon lit, je ne peux chasser l'image de cette boucherie.Je pleure, je ravale mes larmes, car je ne veux pas afficher ma faiblesse (je dors dans une chambre de Le personnel syrien, dont quelques membres entourent Claudette Seyer, est très courageux.Pour certains, leur famille est déjà partie, mais ils restent sur place parce qu'ils aiment leur pays et veulent aider leurs compatriotes qui souffrent.PHOTO FOURNIE PAR CLAUDETTE SEYER cinq personnes).J'entends les bombardements c'est toujours comme ça le soir , les combats se déroulent à une quinzaine de kilomètres.Je pleure et j'ai peur, les images du massacre de ce jeune homme tournent dans ma tête.Heu reusement, je suis appelée à 3 h du matin pour une césarienne.Fini le temps de s'apitoyer sur son stress, sa peur, sa tristesse.Deux beaux bébés sont nés malgré la guerre, l'horreur, la souffra nce.La vie récla me ses droits.À la frontière, les réfugiés s'accumulent dans des tentes en plastique bla nc.Le blanc, c'est tellement froid et brillant sous le soleil d'hiver.La Turquie ne peut pas les accueillir.Pour ma part, je dors avec mes combinaisons t her ma les , mes jea n s , u n polar, un chandail de laine, ma tuque, mes bas en laine de chèvre, trois éd redons.Ce doit être effroyable dans les tentes.La semaine dernière, deux enfants souffrant d'hypothermie sont venus à l'hôpital : l'un a été réanimé, l'autre est mort.bombardements qui sévissent à quelques kilomètres, toutes les vitres du bloc opératoire tremblaient.Notre coordonnateur nous a téléphoné pour nous dire de nous tenir prêts à évacuer.Cela peut paraître bizarre, Je lève la tête : cette masse de chair brisée a un visage.C'est un jeune homme, 20 ans peut-être.Il ne sait pas encore le prix qu'il a payé pour ses idées.Nos activités sont encore réduites par la sécurité.La nuit, les bombardements se poursuivent dans les villes des environs.On entend maintenant les avions passer au-dessus de notre village.Lors de la dernière nuit, appel pour deux opérations d'urgence.Avec les mais nous n'avions pas peur, nous voulions juste finir les opérations : une césarienne et une appendicectomie.Une fois le travail terminé, les bombardements se sont calmés, nous sommes rentrés à la maison, et nous nous sommes installés sous la couette, enveloppés par la douce chaleur de la petite fournaise à bois au milieu de la chambre.Nous avons bien dormi jusqu'au petit matin, avec, je l'avoue, l'oreille attentive aux bruits des avions.Le personnel syrien est très courageux.Pour certains, leur famille est déjà partie, mais ils restent sur place parce qu'ils aiment leur pays et veulent aider leurs compatriotes qui souffrent.Nous sommes une organisation médicale impartiale, nous soignons toutes les victimes, nous tentons de soulager chaque personne qui vient demander notre aide.Tant de civils, de femmes et d'enfants sont touchés.J'avais préparé un voyage touristique en Syrie avant ce conflit.Ce pays merveilleux avec une culture millénaire verra-t-il bientôt la fin de tant de souffrance et verra-t-il renaître l'espoir ?Le niveau d'exigences monte sans cesse L'auteur est professeur de philosophie au collège LionelGroulx de Sainte-Thérèse.Chaque rentrée, c'est la même rengaine : le niveau de compétences des élèves baisse et on doit niveler vers le bas les exigences.Da ns les a n nées 70, les professeu rs d isa ient la même chose : les élèves des années 60 issus des collèges classiques étaient bien meilleu rs, ils posséda ient une meilleure formation de base et une excellente culture générale.Pourtant, au début des années 60, le frère Untel déplorait déjà la détérioration GUY FERL AND Contraignant, le cégep de la langue française dans la Belle Province.Bref, le niveau de connaissances et de compétences des élèves n'aurait cessé de diminuer depuis plus de 50 ans au Québec.Toutefois, dans les années 70, les élèves pouvaient obtenir leur diplôme d'études collégiales sans même écrire un mot en classe.Ils pouvaient payer des secrétaires pour corriger et dactylographier leurs travaux corrigés qu'ils remettaient par la suite à leurs professeurs.De plus, ils pouvaient choisir quatre cours complémentaires faciles et distrayants pour compléter leur cursus scolaire.Il y avait quatre cours d'éducation physique pour s'aérer l'esprit et entretenir son corps.Les cours de littérature étaient stimulants, originaux et accordaient une large place à la création.L es cou rs de ph i losoph ie n'étaient pas aussi encadrés qu'aujourd'hui.Il n'y avait pas d'épreuve uniforme de français, pas plus que d'épreuve synthèse de programme.Les personnes qui conçoivent les programmes localement dans les cégeps se livrent concurrence pour attirer la clientèle.On crée des programmes d'élite pour assouvir un besoin maladif de distinction On presse le citron avec de bonnes intentions pédagogiques sans se rendre compte des effets pervers.Le niveau baisse-t-il vraiment ou est- ce plutôt les exigences qui ne cessent de monter ?Les programmes sont de plus en plus contraignants et pointilleux à un tel point qu'il devient presque impossible pour un élève de compléter son parcours dans les délais prescrits.et de reconnaissance.Les programmes préuniversitaires qui devraient ouvrir les perspectives d'études universitaires les contraignent en se spécialisant au niveau collégial.De leur côté, certains professeurs veulent que leur cours soit le plus complet possible sans égards au parcours des élèves qui doivent suivre six ou sept autres cours aussi minutieux dans la même session.C'est ainsi qu'on presse le citron avec de bonnes intentions pédagogiques sans se rendre compte des effets pervers.Le mieux est l'ennemi du bien.Plusieu rs professeurs et concepteurs de programme devraient s'inspirer de cet adage afin d'aménager un espace viable et agréable d'apprentissage pour les élèves et un milieu de vie stimulant, pas épuisant.Malgré tout, mon expérience professionnelle de réviseur, de rédacteur, de journaliste et de professeur depuis plus de 25 ans me permet de dire que le niveau monte : le niveau des exigences, des contraintes et des contrôles ne cesse en effet d'augmenter.L es élèves d'aujou rd'hui sont au ssi ouver t s su r le monde, les arts et la culture que ceux des années passées.I ls sont plutôt éveillés en classe, ils interviennent plus souvent, ils sont moins timides et obéissants et ils posent davantage de questions.Pour tout cela, ils sont plus stimulants pour les professeurs.Et je les en remercie.POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE ?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITES ANNONCES 514.987.8363 ou 1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION ?forum@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.\f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2013 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 21 MONDE Le Norvégien, sa hache et ses bûches « Les gens en Norvège ont une relation spirituelle avec le feu », croit le producteur de télé norvégien Rune Moeklebust.La semaine dernière, il a proposé une émission de télé assez audacieuse : quatre heures à discuter de bûches, de haches et de cordes de bois, puis huit heures à regarder un feu de foyer.Soporifique ?Non, anthropologique.JUDITH LACHAPELLE Un million de Norvégiens ont regardé l'émission qui a montré un feu de foyer durant huit heures.PHOTO THE NEW YORK TIMES Lorsqu'on empile les bûches pour les faire sécher, faut-il placer l'écorce vers le haut ou vers le bas ?« L'écorce ver s le ba s », nous écrit A rild Hagen, de F jell ha ma r, en ba n lieue d'Oslo.« Sinon, l'écorce empêchera l'humidité du bois de s'évaporer.» M a is appa rem ment , les Norvégiens ne s'entendent pas sur la question.Vendredi dernier, des téléspectateurs se sont pla i nts au réseau N R K , télé publique norvégienne, lors d'un (très long) L'auteur Lars Mytting décortique la relation passionnelle entre les Norvégiens et leurs cordes de bois dans le livre et l'émission de télévision Bois dur, qui font un tabac dans ce pays scandinave.PHOTO KYRRE LIEN, THE NEW YORK TIMES Cette question c r ucia le, comme de nombreuses autres l iées à l'uti l isation de la hache ou de la scie, jusqu'à la manière d'empiler les bûches dans l'âtre, ont été disséquées « Je n'ai pas regardé toute l 'ém ission », ad met A r i ld Hagen, père de fa mille de 44 ans.« Douze heures, c'est hardcore.» « Relation spirituelle » Arild Hagen est d'accord : montre-moi ta corde de bois et je te dirai qui tu es.reportage su r la question.« La moitié se sont plaints que l'écorce était vers le haut, et l'autre moitié que l'écorce était vers le bas », a expliqué l'auteur norvégien Lars Mytting en entrevue au New York Times.pendant quatre heures lors d'une émission spéciale.À la suite de cette longue présentation agrémentée de chants et de poésie norvégienne, la caméra s'est braquée sur un feu de foyer.Pendant huit heures.« Les gens en Norvège ont une relation spirituelle avec le feu », a souligné à l'agence Reuters le producteur, Rune Moeklebust.Il a conçu l'émission à partir du best-seller de Lars Mytting, Hel Ved (qu'on pourrait traduire par « Bois dur »), essai consacré uniquement à ces questions ligneuses.Dans le livre, comme dans l'émission, une grande place a été laissée aux experts en la matière : des hommes âgés, habituellement peu loquaces.« J'ai appris qu'on ne doit pas dema nder à u n Norvégien ce qu'il aime dans les feux de bois, mais comment il s'y prend, a décrit M.Mytting.C'est ainsi qu'il se révèle.» L a n a t u r e pr o fo n d e d u Norvégien qui s'exprime dans ces gestes im mémoriau x.A rild Hagen est d'accord : montre-moi ta corde de bois et je te dirai qui tu es.« On peut dire que les plus belles cordes sont faites par des gens qui ont le plus de savoir-faire, qui se don nent le plus la peine.Et ils ont aussi de belles pelouses, des bancs de neige bien découpés, une voiture toujours propre.» C'est son cas ?« Je déteste l'admettre.mais oui ! » Près d'un million de téléspectateurs (l'équivalent de 1,6 million au Québec, soit quelque pa rt entre La voix et Tout le monde en parle) ont regardé l'émission.« L'intérêt pour les feux de bois a grimpé depu is cette ém ission », remarque Arild Hagen, qui s'en réjouit.« On a parlé de la Norvège da ns le monde d'une façon plus positive que le 22 juillet », dit-il, en faisant référence aux attentats d'Oslo et d'Utoya en 2011.SOLDE DE DÉMÉNAGEMENT Nous ne vendons pas du rêve, de l'illusion, nous vous garantissons les soins antirides les plus doux La peau du contour des yeux est d'une extrême finesse, d'où sa fragilité : 005 mm, contre 2mm sur tout le reste du visage.Elle est plus sèche, moins ferme et moins bien irriguée.L'antiride aux BIO-AMINES SÉLECTIONNÉES, résultat de recherches par le laboratoire de Pharmacologie Cellulaire de Paris, est présent dans les ampoules antirides FINE POINTE.Au coeur des BIO-AMINES SÉLECTIONNÉES, des ingrédients désignés par nos scientifiques sous le nom de « DERMOTENSEURS », font également partie intégrante de la formule FINE POINTE.Des tests en laboratoire ont prouvé que ce DERMOTENSEUR peut améliorer essentiellement et organiquement la fermeté de la peau 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