La presse, 26 janvier 2013, C. Arts
[" www.lapresse.ca/arts M O N T R É A L S A M E D I 26 JA N V I E R 2013 PAGE 16 MAXIME DENOMMÉE SUR LE DIVAN AVEC SPECTACLE / LISA LeBLANC PAGE 11 XXXXXXXX NOTRE CRITIQUE ARTS BLOGUE Discutez de musique avec nos blogueurs à lapresse.ca/ blogue-musique OPÉRA / LA CHAUVE-SOURIS MONTRÉAL, ANNÉES 30 PAGE 13 PÉROU UNE EXPO INÉDITE Il y a souvent eu en Amérique et en Europe des expositions sur les Incas, mais Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune, présentée à compter du 2 février au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), est une exposition inédite sur les plus importantes civilisations précolombiennes du pays, sur l'art durant la colonisation espagnole et sur la période indigéniste du XXe siècle.Il s'agit d'un événement créé à Montréal par le MBAM, qui partira ensuite à l'étranger.Un reportage d'Éric Clément et de Jean-Christophe Laurence, à lire en pages 8 à 10.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Espace pour la vie vous invite à partir à Spectacle de marionnettes, mascotte et aire de jeux pour apprentis vétérinaires! l'aventure sous les tropiques 22 décembre au 3 février au Biodôme Viau espacepourlavie.ca \f 2 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PANORAMA Agenda Stars Un micro ou des crampons pour le bébé de Shakira?La chanteuse Shakira a donné naissance, à l'âge de 35 ans, à son premier enfant, mardi, à Barcelone, et déjà des gens s'interrogent sur sa future carrière.Est-ce que Milan Piqué Mebarak sera un chanteur pop comme sa mère originaire de la Colombie, ou alors une vedette internationale de soccer comme son père natif de l'Espagne, le défenseur du FC Barcelone Gerard Piqué?L'attaquant de Manchester City Sergio «Kun» Aguero a félicité les nouveaux parents et demandé mercredi sur Twitter ce qu'ils préféreraient comme cadeau pour le bébé garçon, « un micro ou des souliers de soccer ?».Le grandpère de Gerard Piqué, Amador Bernabeu, s'est déjà assuré que le petit Milan soit enregistré en tant que membre du club dès sa naissance.- Associated Press PHOTO ASSOCIATED PRESS - Luc Boulanger « La pièce s'ouvre avec un exercice où il [Christian Essiambre] mime la racine, la fleur, le pétale et la tige.Cette scène, qui fait rigoler le public au début, reviendra plus tard.Dans l'un des tableaux les plus émouvants que j'ai vus au théâtre depuis longtemps.Chapeau! » LES TROIS EXILS DE CHRISTIAN E.Théâtre Au Théâtre d'Aujourd'hui jusqu'au 2 février Citation de la semaine « Je le savais au son qu'il était cute.Come to mama ! » - Ariane Moffatt à un candidat, lors de la première émission de La voix à TVA qui a fait éclater les cotes d'écoute dimanche dernier avec 2,6 millions d'auditeurs.Arts visuels Lance Armstrong dans la rue « De pouvoir performer au Centre Bell, c'est quelque chose d'incroyable ! En tout cas, pour Marc [ Martel ] et pour moi, c'est quelque chose de gros.C'est le rêve de tout Québécois ! », a déclaré au Soleil FrançoisOlivier Doyon, l'un des deux Québécois de la troupe qui rend hommage au groupe Queen.Au Centre Bell, mercredi à 20H QUEEN EXTRAVAGANZA Musique L'art de la rue est libre, provocateur et souvent amusant.Mais parions que cette peinture trouvée sur le mur d'une ruelle à Los Angeles par le Huffington Post n'a pas fait sourire le cycliste déchu et ancien maillot jaune dopé du Tour de France, Lance Armstrong.- La Presse PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION.DE L'ÉMISSION LA VOIX Musique Depeche Mode lancera le 26 mars un nouvel album LE ROI SE MEURT Théâtre « Le personnage du roi Bérenger 1er n'est pas défendu par un acteur d'âge vénérable, mais par un jeunot qui n'a pas 35 ans : Benoît McGinnis qui, après Hamlet, trouve un nouveau rôle à la mesure de son immense talent.» - Alexandre Vigneault Le groupe britannique Depeche Mode lancera le 26 mars son 13e album studio, intitulé Delta Machine.La sortie de l'album sera précédée de celle d'un single, Heaven, dont le vidéoclip sera dévoilé le 1er février sur le site internet Vevo, a précisé jeudi le groupe.Delta Machine, qui paraîtra sous l'étiquette Columbia, compte 13 chansons enregistrées au cours de la dernière année à Santa Barbara, en Californie, ainsi qu'à New York.Martin Gore, le principal compositeur du groupe, a indiqué que l'écriture de cet album avait été « incroyablement intimidante » puisqu'il désirait que son son soit «très moderne ».Depeche Mode entamera le 7 mai à Tel Aviv une tournée européenne qui le verra jouer 34 concerts dans 25 différentes villes.Une tournée nord-américaine, dont les détails devraient être dévoilés dans les prochaines semaines, suivra.- La Presse canadienne PHOTO REUTERS Au TNM jusqu'au 9 février Souper Spectacle hOMMAGe À eLTON JOhN 2 FÉVRIER & hOMMAGe AUX bee GeeS 8 FÉVRIER Le TeASer ShOW 9 FÉVRIER LÉGeNDeS DU rOCk `N rOLL 13 aVRIL ChUbbY CheCker 18 maI FOrever SINATrA 1 JUIN 5723, av.du Parc 514 770-7773 theatrerialto.ca TANGO vALeNTINO 14 FÉVRIER JASSIQUe 15 FÉVRIER SWING DU bUSINeSSMAN 16 FÉVRIER JUDY COLLINS 9 JUIN The hIT MeN 15 & 16 JUIN hOMMAGe À LOUIS ArMSTrONG 29 JUIN \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 3 ARTS Séparés à la naissance Samuel L.Jackson Uncle Ben Carrie et Maya, même combat HUGO DUMAS CHRONIQUE frappé l'autre Ç a m'a deux bouchéesjour, entre de nachos beaucoup trop salés bébés, alors qu'elles passent leur temps écartelées entre le Liban, une base militaire en Afghanistan et le quartier général de la CIA, en banlieue de Washington?Contra i rement à leu rs camarades masculins, qui ont des vies familiales plus remplies, voire mieux équilibrées, Carrie et Maya ont payé le gros prix pour leur dévotion extrême à la lutte antiterroriste.Leurs triomphes ont toujours un revers amer : à quoi ça sert de sauver le monde si la conséquence est de finir sa propre vie quasi abandonnée ?Jack Bauer l'a eu plus facile, c'est pour dire.Ce n'est pas un hasard si Carrie et Maya se ressemblent autant.Dans une entrevue accordée au Wall Street Journal, Claire Danes a révélé avoir discuté avec une agente de la CIA, très haut placée, qui aurait orchestré la prise de ben Laden à Abbottabad, le 1er mai 2011.Cette rencontre aurait perm is à Cla ire Da nes de façonner sa Carrie Mathison pour Homeland.L'espionne de la CIA, rencontrée pa r Cla i re Da nes, On dirait une comparaison « avant-après » avoir goûté au célèbre riz précuit de l'oncle Ben.Quentin Tarantino, qui aime parodier et surutiliser les clichés, y a sûrement pensé lorsqu'il a écrit le personnage du méchant Stephen, interprété par Samuel L.Jackson dans Django Unchained.Le mauvais riz peut faire perdre son sourire à n'importe quel cow-boy ! Merci à Patrick Brunette.Musique Sheryl Crow heureuse pour Lance Armstrong La chanteuse Sheryl Crow a mis fin au devoir de réserve qu'elle s'était imposé au sujet de la confession de son ex-fiancé Lance Armstrong.Elle croit qu'il a pris la bonne décision en confirmant qu'il s'était dopé dans une entrevue avec Oprah Winfrey la semaine dernière.La chanteuse s'est séparée du cycliste en disgrâce en 2006 après une idylle de trois ans, mais elle a récemment avoué qu'elle l'aimait toujours.« Je pense qu'il avait tout intérêt à être honnête et que la vérité va le libérer.Porter un tel poids aurait été dévastateur à long terme », a déclaré Sheryl Crow à l'émission américaine Entertainment Tonight.- Reuters au cinéma Banque Scotia : Jessica Chastain dans le film Zero Dark Thirty joue exactement le même personnage que Claire Danes dans la télésérie Homeland.Ces deux actrices incarnent en effet deux espionnes de haut niveau complètement obsédées par la capture des deux terroristes les plus recherchés de la planète.Dans l'excellent Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow, l'agente Maya de la CI A traque sans relâche ben Laden, ce qui crée un immense vide autour d'elle.Dans la tout aussi captivante série Homeland, Carrie se rend quasiment folle à courir après l'ennemi public numéro un, le terroriste (fictif) Abu Nazir, ce qui la conduit directement à l'institut psychiatrique.Ces deu x héroï nes sont jeunes, belles, intelligentes et déterminées.Elles ont été recrutées par Langley alors qu'elles sortaient à peine de l'école.Et c'est grâce à leur entêtement, leur effronterie et leur persévérance que de ter- Malgré leurs exploits grandioses, Carrie et Maya, une blonde et une rousse, ont toutes deux le regard teinté d'une profonde tristesse.Ces deux femmes guerrières ont tout sacrifié pour une cause noble qu'elles ont défendue avec un acharnement hors du commun.ribles attaques ont été évitées.Malgré leurs exploits grandioses, Carrie et Maya, une blonde et une rousse, ont toutes deux le regard teinté d'une profonde tristesse.Ces deux femmes guerrières ont tout sacrifié pour une cause noble qu'elles ont défendue avec un acharnement hors du commun.Mais que retirent-elles de tous ces renoncements, au final?La scène de Zero Dark Thirty où Maya rentre aux ÉtatsUnis après l'assassinat de ben Laden, seule da ns un immense avion cargo, traduit parfaitement cette froide solitude qui accable nos héroïnes.Maya vient de diriger l'opération la plus risquée et la plus délicate de sa vie et qui est là, de son entourage immédiat, pour la féliciter ?Personne.p o u r r a it ê t r e l a fa m e u s e « Jen » du livre-choc No Easy Day de M at t Bisson net te, u n des membres du commando spécial ayant abattu ben Laden dans sa forteresse pakistanaise.Da n s No Easy Day, u n récit détaillé sur la mort du chef d'A l- Qaïda , le soldat Bissonnette décrit cette Jen comme une agente combative et fougueuse, qui portait des escarpins de luxe et dont la ténacité extrême a conduit à la mort du terroriste tant recherché par les États-Unis.Cette Jen , la cinéaste Kathryn Bigelow en a fait le personnage central de Zero Dark Thirty.Elle l'a simplement baptisée Maya.Personne n'a encore révélé la véritable identité de l'espionne Jen.Après tout ce qu'elle a accompli, j'espère sincèrement que Jen ne boit pas son vin blanc, seule dans sa cuisine, en écoutant du jazz.Ce serait trop triste que la réalité et la fiction se rejoignent encore de cette façon.PHOTO ASSOCIATED PRESS En hausse, en baisse Le Musée des beaux-arts de Montréal Plus de 185 000 personnes ont visité l'exposition Il était une fois l'impressionnisme au Musée des beaux-arts de Montréal.Il s'agit du plus grand succès du MBAM depuis près de 10 ans.Mais sa notoriété dépasse largement nos frontières.En 2013, Le MBAM recevra plus de visiteurs pour ses grandes expositions en tournée à l'étranger qu'à Montréal.Outre leurs collègues de travail, ni Maya ni Ca rrie n'ont vraiment d'amis proches, encore moins d'amoureux.Bon, Carrie entretient une relation a mbiguë avec Brody, mais c 'est une tout autre histoire.Et les enfants ?On n'en pa rle même pa s .Com ment ces espion nes pourraient-elles s'occuper de Tous les soirs, Carrie, qui est bipolaire, sirote son vin blanc debout dans sa cuisine, en solitaire.Personne ne l'attend à la maison.Même pas un chat ou un poisson rouge.LAPRESSE.CA GÉMEAUX Le 27e gala des Gémeaux: nos choix et prédictions sur lapresse.ca/gemeaux27 JE LÉVITE Beyoncé Que cela soit monnaie courante ou non, que l'on soit pour ou contre, qu'on la défende ou la pourfende, c'est la controverse de la semaine.Beyoncé a utilisé le lip sync pour interpréter l'hymne national américain lors de l'investiture de Barack Obama.Il s'agirait d'une décision de dernière minute dont les raisons restent obscures au moment de mettre sous presse.Hum hum.Oui, ce court roman fait un peu Harlequin, un peu Odette Toulemonde d'Éric-Emmanuel Schmitt.Mais il prend une tournure imprévue à mi-parcours.Le livre raconte l'histoire d'une couturière du Pas-de-Calais dont la vie change radicalement après un gros gain à la loto, mais pas nécessairement comme elle l'avait envisagé.Un récit tragique, comique et chaleureux.Avec La liste de mes envies de Grégoire Delacourt JE L'ÉVITE PHOTO AGENCE FRANCE PRESSE Elles me font rire ces deux jeunes femmes qui se trémoussent près du bar à salade et qui draguent un jeune père de famille, comme si elles chassaient l'homme dans un vrai bar.C'est quétaine, c'est voulu comme ça et c'est pleinement assumé.À ne pas prendre au premier degré, évidemment.Ceux qui râlent contre les pubs de Scores \f 4 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll NICOLAS BAIER GARDER L'OEIL OUVERT S'il n'en tenait qu'à lui, Nicolas Baier effacerait les traces de toute sa création d'avant 2008, quitte à nous priver d'un corpus d'oeuvres assez impressionnant, merci.Il est comme ça, Nicolas : perfectionniste, radical et un brin bougon.Heureusement, les oeuvres d'hier n'ont pas disparu et viennent éclairer les plus récentes, comme cette installation monumentale et étincelante au pied de la Place Ville-Marie ou cette murale de miroirs numérisés dans la nouvelle aile du musée Pointeà-Callière deux des nombreuses commandes qui font de Baier, 45 ans, un des artistes incontournables de sa génération.NATHALIE PETROWSKI L e bureau de Nicolas Baier est saisissant d'ordre, de symétrie et d'organisation maniaque.Tout est à sa place, codé, classé, rangé.Rien ne traîne.Rien.Nous sommes ici chez un artiste contrôlant à l'extrême, un cas de psycho-rigidité patent, mais paradoxal, puisque la rigidité, ici, ne débouche pas sur une austérité puritaine, mais bien sur une créativité foisonnante, un imaginaire délirant et la méditation inquiète d'un grand anxieux.Mais je m'aventure sur le terrain du personnel, travers médiatique typique que Nicolas Baier abhorre.« Je veux parler de tout, sauf de moi, me prévient-il d'entrée de jeu.Parce que ce qui compte, ce sont les oeuvres, pas moi.En plus, en tant qu'artiste visuel, pour gagner ma vie, je n'ai pas besoin de vendre des CD ou des billets de show.J'ai juste à vendre à un collectionneur, qui n'en a rien à cirer de ma vie privée ou de ce que j'ai mangé la veille.» Me voilà bien prévenue, mais tant pis.Avant de parler des oeuvres de Nicolas Baier, de son esprit scientifique et de son mauvais caractère (qui masque une certaine timidité), de sa démarche artistique née dans la peinture, détournée par la photographie et singularisée dans la numérisation, avant de donner la mesure de son succès auprès des collectionneurs, des commissaires des musées et des grandes entreprises il a été choisi pour créer une oeuvre commémorative permanente pour les 50 ans de la Place Ville-Marie et fait partie des 60 artistes canadiens de l'expo Oh, Canada au prestigieux Mass Mocca , voici quelques détails « anecdotiques » sur l'animal.Nicolas Baier est né à Montréal en 1967.Ses parents étaient des profs d'art.Son père, né à Joliette, a été adopté par une famille allemande, Nicolas Baier devant Autoportrait, oeuvre conçue pour les 50 ans de la Place Ville-Marie.d'où le nom de Baier.Sa mère est une Bouchard du Lac-Saint-Jean.Il a un frère cadet, Olivier, musicien, qui vit au rez-de-chaussée du duplex de Villeray qu'ils ont rénové.Nicolas a grandi dans le Mile End, a fréquenté les collèges Stanislas, Rigaud et Brébeuf, envoyant promener plusieurs profs au passage.Il a terminé sa vie scolaire à Concordia, à l'époque de Molinari, Yves Gaucher, John McEwen et Guy Pellerin, un prof qui l'a marqué.Il pensait être peintre, il a peint un temps, mais avec la certitude grandissante que la peinture était un art en voie d'extinction.Lentement, mais sûrement, il s'est tourné vers ce qu'il nomme le lieu commun de la photo, qu'il a cherché à détourner de son objectivité.Le monde des idées, de la philosophie, de la métaphysique et de l'astrophysique le fascine.Il se dit incapable de lire des romans, un genre qu'il juge trop anecdotique, et ne carbure qu'aux essais.Au cinéma, il faut que ça soit Bergman ou Tarkovski, sinon ça ne l'intéresse pas.La télé, n'en parlons pas.Malgré cela, Nicolas Baier ne vit pas une vie de moine ou d'insecte.Il joue au hockey trois fois par semaine, fréquente les bons restos de ses amis restaurateurs et ne refuse jamais une ou plusieurs bières.une présentation de 2012/ 2013 Ce SOiR! premièRE de eugène ionesco mise en scène frédéric dubois avec benoît mcginnis / violette chauveau / patrice dubois / kathleen fortin émilien néron / isabelle vincent conception linda brunelle / stéphanie capistran-lalonde florence cornet / anick la bissonnière / martin labrecque / paul lefebvre / pascal robitaille lA rachel tremblay « une version très moderne, très jeune du roi se meurt [.] joué brillamment par benoît mcginnis » samedi et rien d'autre, première chaîne, r- c « [.] la mise en scène de Frédéric dubois secoue les conventions théâtrales et ose le pari de ne laisser personne indiFFérent.» montheatre.qc.ca « [.] une distribution de feu.une prise de parole audacieuse et assumée, à l'image de Frédéric dubois.» voir oURiS S26/29/31 2 STRAUSS Fils CHAUVE - jAnvier - & - février - 2013 « [.] benoît mcginnis qui, après Hamlet, trouve un nouveau rôle à la mesure de son immense talent.[.] mise en scène particulièrement éloquente [.] une direction d'acteurs d'une précision exceptionnelle [.] ses interprètes brillent tous [.] » la presse « le metteur en scène Frédéric dubois a Fait des choix audacieux dans son adaptation du chef-d'oeuvre d'eugène ionesco.[.] Formidable benoît mcginnis.» journal métro operademontreal.com 514.985.2258 À l'affiche ! tnm.qc.ca 514.866.8668 orangetango Avec MA rc HervieUx entoUré d'Une distribUtion qUébécoise Photo : Maude Gauvin \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 5 ARTS PHOTO ANNE GAUTHIER, COLLABORATION SPÉCIALE De la photo qui, grâce à l'école de Düsseldorf, est devenue dans les années 80 un art en soi, Baier est passé tout naturellement au langage de son époque : la numérisation.Il est d'ailleurs un des pionniers de la numérisation au Québec, un des premiers à sauter l'étape de la photographie pour aller directement au scanneur.À partir de la fin des années 90, Baier a passé de longues heures enfermé chez lui à numériser les objets ou les matériaux, pour mieux les détourner du réel et créer une nouvelle image ambiguë dont l'identité était floue.Photo ?Peinture ?Photographie peinte ou peinture photographiée ?Cette ambiguïté apparaît clairement dans certaines oeuvres comme Petits riens (2002), collage et montage d'une centaine d'objets quotidiens, entièrement réalisé avec Photoshop.« Ce n'est ni de la peinture ni de la photo.Ce sont des numérisations, explique l'artiste.Ce fut long et laborieux : un an de travail.Chaque objet a été numérisé trois fois sur trois de ses côtés.» Un an de travail aussi pour le monumental Autoportrait, conçu pour les 50 ans de la Place Ville-Marie, une installation de 10 pieds sur 20 et de 350 000 $ qui reproduit, à l'intérieur d'un cercueil de verre, une salle de réunion d'aujourd'hui avec table, chaises, ordinateur, téléphone intelligent, mais aussi des objets des années 60, comme un petit projecteur ou les lunettes rondes de l'architecte I.M.Pei.Baier a mesuré chaque objet, l'a numérisé et l'a reproduit en vrai en atelier à la machine avec une équipe, en respectant l'échelle exacte.Puis il a fait recouvrir cette immense sculpturephoto d'un nickel chromé étincelant.Le résultat, c'est un bureau exposé au regard de tous, en quelque sorte la revanche de la rue sur les portes closes du pouvoir derrière lesquelles se joue le sort du monde.« Je ne suis pas un artiste politique ou engagé, mais j'avoue qu'il y a un peu un aspect subversif à la pièce.Pendant les manifs du printemps, je me suis demandé si les carrés rouges n'allaient pas la détruire pour le symbole de pouvoir qu'elle représente.» En fin de compte, les carrés rouges ont épargné l'oeuvre, mais pas les badauds qui, chaque jour, collent leurs mains ou leur nez sur les vitres qui entourent l'installation, ce qui nécessite un entretien quotidien au Windex.Pour la murale Vanité 3, qui orne un mur à l'entrée de la nouvelle aile du musée Pointe-à-Callière, Baier a exploré à nouveau l'idée du miroir.Son point de départ : des centaines de vieux miroirs trouvés chez les brocanteurs, les antiquaires, dans les marchés aux puces.« Je commence par numériser les miroirs, explique-t-il.La plupart du temps, les miroirs ont une surface plus grande que l'aire de captation du scanneur.Je dois donc faire du tuilage et numériser la surface du miroir en chevauchant plusieurs fois la machine sur le verre.À la fin, le papier est recouvert d'une mince feuille d'acrylique lustré.» À la fin, surtout, notre oeil se retrouve devant une immense fresque sombre et miroitante qui ne réfléchit rien, tout en nous poussant à réfléchir sur ce que nous regardons et ce que nous voulons voir.Baier plaide que tout ce qui l'intéresse, c'est de faire de la poésie et, surtout, de toujours garder l'oeil ouvert parce qu'une oeuvre d'art naît avant tout de l'observation de son créateur.S'il n'en tenait qu'à lui, Nicolas Baier ne ferait pas d'oeuvres, il se contenterait de les penser et de les imaginer dans sa tête, là où elles sont parfaites et à l'abri des déceptions.Heureusement pour nous, Nicolas Baier sort de sa tête de temps en temps et redescend sur terre pour les réaliser.NICOLAS BAIER EN 4 OBJETS 1 Un objet dont il ne peut se passer L'ordinateur avec lequel il réalise la plupart de ses projets.2 L'a p p a r e i l p h o t o , q u ' i l utilise de moins en moins puisqu'il ne photographie presque plus.Et la sucette.Un objet qui ne fait plus partie de sa vie 3 Les vêtements de sa blonde quand elle est dedans.Un objet qu'il aime d'amour 4 Un objet qu'il déteste Un outil de mauvaise qualité.« .magnifique distribution.mise en scène spectaculaire.Antoine Durand splendide.performance de Luc Bourgeois digne de mention.» Le Journal de Montréal « Émilie Bibeau incarne sa Sophia de manière pétillante.» Le Devoir « On craque pour Émilie Bibeau.Pauline Martin est extraordinaire et Claude Prégent aussi.Luc Bourgeois vole la vedette.» C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne « .tellement drôle.Je me suis retrouvé dans une Riboul dingue pour adultes.» On aura tout vu, 98,5 FM « On devient aussi fou que les personnages.Ça soulève l'hilarité générale dans la salle.Émilie Bibeau est l'une des meilleures actrices de sa génération.Antoine Durand est très très attachant.» Que le Québec se lève, 98,5 Fm « .tous les acteurs sont incroyables [.] leur jeu réjouit, particulièrement le jeu de Luc Bourgeois.» roverarts.com il y a du génie, « C'est éblouissant .!» Oui, ça vaut le détour de l'audace.5 FM Claudia Larochelle, 98, ux très réussis.Finzi « De très beaux tablea aire.» ète du visuel extraordin anada Pasca est un po ult, Radio-C - Mélanye Boissonna « Tout est beau ! » UN VILLAGE DE FOUS mise en scène de Monique Duceppe traduction et adaptation de Benoit Girard Michel Coulombe, Rad io-Canada de Finzi Pasca « .la touche magique ut à la fin .est présente du déb l'effet est saisissant.» g, La Presse Jean Sia tourbillons créatifs.« Onirisme, beauté et mment et un esthétisme puissa une signature é, Le Devoir Isabelle Par inspirants.» de Neil Simon Yvan Benoit Émilie Bibeau Luc Bourgeois Laurent Duceppe Antoine Durand Danielle Lépine Pauline Martin Claude Prégent décor et accessoires Normand Blais costumes François Barbeau éclairages Éric Champoux musique Christian Thomas ÉCRIT ET MIS EN SCÈNE PAR DANIELE FINZI PASCA LE CIRQUE INSPIRÉ PAR DALI THÉÂTRE MAISONNEUVE Du 19 DÉCEMbrE au 9 fÉvriEr \f 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS MUSIQUE IGLOOFEST llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Lunice : bien luné ! ALAIN BRUNET Né de père haïtien et de mère philippine en 1988, Lunice Fermin Pierre II a grandi à Lachine, habité à LaSalle, puis à Notre-Dame-de Grâce et.pa rcourt le monde en solitaire.De concert avec le DJ et réalisateur écossais Hudson Mohawke, il forme aussi le tandem T NGH T (prononcer Tonight) qui fait l'objet d'un vrai engouement sur la planète électro.Et qui figure aujourd'hui parmi les têtes d'affiche de la grande scène (Sapporo) à l'Igloofest.Depuis plusieurs mois, la singularité de ses propositions ont mené Lunice, 24 ans, à se produire à l'étranger.Entre deux avions, faisons connaissance: « Je ne suis pas un clubber, prévient-il, d'emblée.Je fréquente les clubs parce que j'y travaille.J'ai eu mon premier contrat à 19 ans, soit un an après avoir commencé à faire exclusivement de la musique.Un peu par hasard, d'ailleurs .Impliqué dans l'organisation d'une fête d'anniversaire, j'avais préparé un set.qui m'a mené plus loin ! » En cours de route, Lunice a croisé un allié de taille, soit le DJ/compositeur/réalisateur Jacques Greene, autre jeune Montréalais très actif sur la planète électro.« Notre intérêt mutuel pour ces musiques, celle de Rustie notamment, nous a conduits à participer aux mêmes soirées.J'ai alors senti qu'on appréciait ce que je proposais.J'ai vu un nombre croissant d'amis s'intéresser à mes projets.La vibration est bonne depuis ma première embauche.» Lunice est de cette nouvelle frange de musiciens évoluant disponibles aujourd'hui permettent de composer à partir de sons d'instruments traditionnels ou de voix humaine, en plus d'offrir la possibilité de créer des sons inédits.Ainsi on peut composer une mélodie au clavier et ensuite la transformer et l'orchestrer avec l'aide des plugiciels.Ces outils deviennent de mieux en mieux connus.» Quant aux styles choisis, difficile de les identifier clairement.« Ce que je propose puise dans plusieurs styles, au- delà des gen res ad m is pa r la musique élec tron ique.Soul, urban, hip-hop, musiques brésiliennes, death metal.il y a sans cesse de nouveaux sons qui captent mon attention.Grâce à l'internet, je m'inspire des sons du monde entier.Par exemple, j'ai eu récemment un coup de coeur pour la bossa-nova, et j'ai pu approfondir mes recherches sur la Toile.Au bout du compte, j'essaie de présenter quelque chose de personnel et rafraîchissant sans prétendre à la nouveauté absolue.Je m'efforce de faire valoir mon point de vue, sans copier quiconque.» Autre étape marquante de sa trajectoire, Lunice a fait la rencontre de l' Écossa is Hud son Mohawke ( Ro ss Birchard de son vrai nom) à l'occasion du Turbo Crunk montréa la is .« A près quoi nous nous sommes retrouvés à plusieurs événements, pour ensuite travailler ensemble sur un remix de Gucci Mane.Par la suite, nous avons entrepris de créer ce premier maxi étiquette LuckyMe/Warp.» En juillet dernier, la critique a beaucoup apprécié ce T NGH T, Lunice et Hudson Mohawke surfent encore sur l'enthousiasme à leur endroit.Surf des neiges à l'Igloofest, il va sans dire ! TNGHT, en fait, se produit à l'occasion.mais « nos carrières solos l'emportent, tient à préciser Lunice.Deux réalisateurs travaillent sur une idée, mais ne forment pas un véritable groupe ».Parole d'un jeune homme bien.luné ! Rencontre Le Montréalais Lunice et l'Écossais Hudson Mohawke forment le tandem TNGHT, en vedette aujourd'hui à l'Igloofest.PHOTO FOURNIE PAR IGLOOFEST dans un monde essentiellement virtuel.« Je ne me considère pas comme un DJ.Oui, je scratche chez moi, mais en public, je travaille sans table tournante ni CDJ.Au début, j e me présent a is ave c u n i mprov iser en temps réel et que je peux transformer selon l'humeur du moment.» C ô t é c r é a t io n , l 'a p pr o che s'est raffinée au fur et à mesure que sa musique a pris du muscle.« Lorsque je me suis mis faire les choses comme je les ressentais.» Au fait, que signifie « composer » pou r u n music ien n'ayant que quelques notions de piano et dont la formation Environnement virtuel « Lorsque je me suis mis sérieusement à la musique, j'ai d'abord passé beaucoup de temps à apprendre plutôt qu'à créer.Il me fallait d'abord savoir utiliser mon matériel, comprendre comment une bonne pièce électro était construite.» - Lunice ordinateur portable et puis j'ai ajouté de nouveaux éléments aux premiers logiciels utilisés M PD Controller, nombreu x plugiciels ( plugins), etc.Ainsi, mes pièces originales peuvent être sectionnées en plusieurs parties avec lesquelles je peux sérieusement à la musique, j'ai d'abord passé beaucoup de temps à apprendre plutôt qu'à créer.Il me fallait savoir utiliser mon matériel, comprendre comment une bonne pièce électro était construite.P uis, j 'ai fini pa r compo ser mes propres musiques, relève de la communication et de la création vidéo (Dawson et Concordia) ?Encore là, l'environnement virtuel domine l'esthétique de Lunice.« Je travaille avec des échantillons de musiques préexistantes, m a is j e c rée su r tout me s propres sons.Les plugiciels Calendrier des activités en collaboration avec Humour 2012, revue et corrigée sera diffusé à TVA demain Le Festival de Jazz en tournée 2013 Accompagné de ses musiciens Scott Colley & Bill Stewart JOHN SCOFIELD TRIO LADYSMITH BLACK MAMBAZO Samedi 2 février · 20 h Le guitariste de Miles Dav is devenu une légende ! Encensé par le public et les critiques, le spectacle 2012, revue et corrigée présenté durant les Fêtes au Théâtre du Rideau Vert a connu un tel succès qu'une représentation a été filmée et sera télédiffusée demain soir à TVA à 21 h 30.Le spectacle est également disponible sur la chaîne Illico, en vidéo et sur demande au Canal 900, à partir d'aujourd'hui.« On voulait diffuser la revue, mais la directrice des programmes disait que c'était trop cher, qu'on n'avait pas les moyens de faire un gros Bye Bye, dit Denise Filiatrault, directrice artistique du Rideau Vert.Moi, je trouvais qu'il était intéressant, de montrer comment les artistes font des personnages avec trois fois rien.» Mme Filiatrault dit que Pierre Karl Péladeau, président de Québecor, a assisté à une des dernières représentations, qu'il a adoré le spectacle et qu'il a décidé d'en faire une captation.Mis en scène par Serge Postigo, 2012 revue et corrigée est interprété par Suzanne Champagne, Véronique Claveau, Benoît Paquette, France Parent, Sylvain Scott et Marc St-Martin.Ils personnifient notamment Jean Charest, Gérald Tremblay, Line Beauchamp, Michelle Courchesne, Gilles Vaillancourt, la policière zélée Stéfanie Trudeau, Jacques Villeneuve et bien d'autres. Éric Clément Première partie: Rafael Zaldivar Mardi 12 et Mercredi 13 février · 20 h présentent À l'affiche à BADBADNOTGOOD Mélange original de post-ro et de jazz hip-hop contem ck porain COLIN MOORE Une voix ensorcelante, un exceptionnel et un nouvelcharisme album: Heart of the storm Jeudi 21 février · 20 h Vendredi 22 février · 20 h Pour toute la programmation, consultez sallelastral.ca Billetterie : 1 855 790-1245 · admission.com · ticketmaster.ca Petit musée GRATUIT ! Venez voir les instruments, vêtements de scène, trophées et objets personnels des grands artistes qui ont marqué l'histoire du Festival : Miles Davis, Ella Fitzgerald, Pat Metheny, Diana Krall, Oscar Peterson, Ben Harper, Ray Charles, Jeff Beck, Leonard Cohen, Oliver Jones.Les compositions et trouvailles sont particulièrement émouvantes et éloquentes.- Le Devoir Un voyage fascinant et poétique.- The Gazette Un grand pouvoir d'évocation.- Radio-Canada Une oeuvre d'une grande efficacité.- Journal de Montréal Délicieuse cuisine gourmande et inspirée Théâtre, musique et multimédia 22 jaNvier au 9 février 2013 VENEZ DÉCOUVRIR LE MENU TABLE D'HÔTE 21 $ dès 21 h ! Mardi au vendredi à 20 h, samedi à 16 h De NormaNd CaNaC-marquis (texte), miChel robidoux (musique), Yves dubé (vidéo) et daNiel meilleur (mise en scène) Avec Normand Canac-marquis et véronique marchand Voix Noëlla huet, mezzo-soprano 514 288-5992 · bistrobalmoral.ca La Médiathèque Jazz/La Presse · 3 étage La Galerie Lounge TD · 2e étage L'Expo Bell des Légendes du Festival · 2e étage e HEURES D'OUVERTURE Lundi : Mardi et mercredi: Jeudi au samedi : Dimanche : 305, rue Sainte-Catherine Ouest · maisondufestival.ca *À noter que la boutique et la billetterie seront ouvertes jusqu'à 21 h les soirs de spectacles à L'Astral.fermé 11 h 30 à 18 h* 11 h 30 à 21 h 11 h 30 à 17 h* Deux acteurs en tournée s'interrogent sur ce qui les entoure et ce qui donne un sens à leur vie dans un monde traversé par divers conflits.7285, rue Chabot, Montréal fabre 514 328-7437 auxecuries.com \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 7 Les bouilles du rock Marilyn Manson, qui sera de passage au Métropolis lundi prochain, n'est pas la première ni la dernière vedette du rock à avoir misé sur un look hors de l'ordinaire.D'autres chanteurs et musiciens ont utilisé un masque, du mascara, une coiffure ou un costume afin de se composer un personnage à des fins théâtrales ou simplement pour se distinguer de la masse.Parmi les plus célèbres : Alice Cooper, David Bowie, Peter Gabriel (du temps de Genesis), Kiss, Klaus Nomi, M et Slipknot. Alain de Repentigny ARTS MUSIQUE David Bowie PHOTO FOURNIE PAR LE LABEL Alice Cooper PHOTO G.GEISELMAN, COLL.SPÉCIALE Marilyn Manson PHOTO ASSOCIATED PRESS Paul Stanley, de Kiss PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE M PHOTO FOURNIE PAR LE LABEL Billets en vente maintenant ! rts A 14e édition En collaboration avec Didier Morissonneau cles ecta t sp e En ouverture le 21 février: BRIGITTE M 21 FÉVRIER AU 3 MARS VENEZ DANSER LETANGO! En ouverture le 22 février: MARIE-PIERRE ARTHUR présenté en collaboration avec MUSICIENS, ACROBATES ET ILLUSTRATEUR EN DIRECT DANS LA PURE TRADITION DE LA MILONGA ARGENTINE ! ¡Vamos a bailar! succès dont Avec tous leurs grands 's Not There She Time of the Season et Première partie : LES REVENANTS Métropolis · 20 h · Formule cabaret (Places assises) EN SUPPLÉMENTAIRE LE 22 FÉVRIER ! 24-25-26 FÉVRIER Métropolis · 20 h JEUDI 28 FÉVRIER 21-22 FÉVRIER Métropolis · 20 h MARIE-JOSÉE LORD Yo soy Maria L'auteur-compositeur-interprète d'exception nous présente son nouvel album Les Bénéfices du Doute.présenté en collaboration avec BÉNABAR VENDREDI 1 MARS er Métropolis · 20 h Théâtre Maisonneuve, PdA · 20 h LUNDI 25 FÉVRIER BERNARD ADAMUS SAMEDI 23 FÉVRIER Métropolis · 20 h VOCA PEOPLE Théâtre Maisonneuve, PdA · 19 h 30 22-23 FÉVRIER PREMIÈRE MONTRÉALAISE DANIEL LAVOIE J'écoute la radio DANIEL PIAZZOLLA COPRÉSIDENT D'HONNEUR et ANDREA LINDSAY JEUDI 21 FÉVRIER Club Soda · 20 h LUC DE LAROCHELLIÈRE Première partie : MAÏA ESCALANDRUM SAMEDI 2 MARS Piazzolla Plays Piazzolla L'Astral · 20 h SAMEDI 23 FÉVRIER Club Soda · 20 h ERIC BIBB avec HABIB KOITÉ Dans le cadre du CHRIS POTTER New Acoustic Quartet JAZZ À L'ANNÉE TD Dans le cadre du PREMIÈRE MONTRÉALAISE JAZZ À L'ANNÉE TD présenté en collaboration avec avec CRAIG TABORN, ERIC HARLAND ET LARRY GRENADIER L'Astral · 19 h et 22 h CATHERINE DURAND MERCREDI 27 FÉVRIER PREMIÈRE MONTRÉALAISE L'Astral · 20 h ORCHESTRE DE CHAMBRE, PLEINS FEUX SUR LA RELÈVE APPASSIONATA, VENDREDI 1er MARS GESÙ - CENTRE DE CRÉATIVITÉ · 20 h JEUDI 21 FÉVRIER SALLE BOURGIE (Musée des Beaux-Arts)· 20 h MARDI 26 FÉVRIER GAËLE L'auteure-compositriceinterprète franco-québécoise nous présente son nouvel album Téléscope DANY PLACARD Première partie : LA DESCENTE DU COUDE GROS MENÉ JEUDI 28 FÉVRIER Club Soda ·20 h JEUDI 28 FÉVRIER l'Astral · 20 h MERCREDI 27 FÉVRIER Un des spectacles les plus romantiques du réper toire de la Compagnie Flak Club Soda · 20 h L'HONNÊTE HOMME PIÈCES POUR EMPORTER Harold Rhéaume propose une réflexion sur la place de l'individu dans la collectivité.ONE WOMAN SHOW Du grand Pagnol avec Rémy Girard 27 FÉVRIER AU 9 MARS Salle Fred-Barry (Théâtre Denise-Pelletier) · 19 h 30 Construit autour de courtes écrites pièces de 30 secondes à 4 minutes,groupe ! et interprétées par les membres du LE FILS D'ADRIEN DANSE FLUIDE JOSÉ NAVAS/COMPAGNIE FLAK MARIUS ET FANNY de Marcel Pagnol (23 février à 16 h et 20 h 30) MINIATURES Petite Licorne · 19 h (1 mars à 20 h) er 25 FÉVRIER AU 1er MARS Agora de la danse · 20 h 21-22 FÉVRIER 27-28 FÉVRIER et 1er MARS Agora de la danse · 20 h 29 JANVIER AU 23 FÉVRIER Théâtre du Rideau Vert · 20 h Billets L'ASTRAL, PLACE DES ARTS 514 842-2112 / 1 866 842-2112 laplacedesarts.com MAISON DU FESTIVAL RIO TINTO ALCAN 1 855 790-1245 admission.com / ticketmaster.ca MÉTROPOLIS MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL LA PETITE LICORNE GESÙ - CENTRE DE CRÉATIVITÉ 514 842-2112 / 1 866 842-2112 laplacedesarts.com 514 286-1010 / clubsoda.ca 1 855 790-1245 admission.com / ticketmaster.ca CLUB SODA AGORA DE LA DANSE 1 855 790-1245 admission.com / ticketmaster.ca 1 855 790-1245 / 514 861-4036 legesu.com 1 855 790-1245 admission.com / ticketmaster.ca SALLE BOURGIE, MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL 514 285-2000 poste 4 sallebourgie.ca montrealenlumiere.com \f 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS VISUELS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL LES TRÉSORS DU PÉROU 1 Présentée du 2 février au 16 juin au Musée des beauxarts de Montréal (MBAM), l'exposition Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune promet d'être fascinante.Avec 370 peintures, sculptures, céramiques, gravures, photographies et objets d'art de 30 collections du Pérou et de 15 d'Amérique du Nord et d'Europe, elle offre un panorama inédit sur 3000 ans d'un des berceaux de la civilisation mondiale.ÉRIC CLÉMENT La directrice et conservatrice en chef du MBA M Nathalie Bondil a eu l'idée de monter cette exposition à la suite d'un voyage au Pérou, en 2010.« On connaît l'art moderne mexicain, mais si l'art péruvien ancien a fait l'objet de plusieurs expositions, la période coloniale et l'indigénisme ne sont pas con nus, même au Pérou », affirme M me Bondil, qui a reçu cette semaine, à Pa ris, le prix Samuel de Champlain pour sa contribution au musée qu'elle dirige depuis six ans.Assistée par Victor Pimentel, archéologue et conservateur de l'art précolombien au musée, la directrice du MBAM est allée au Pérou visiter les musées et rencontrer des collectionneurs et des archéologues.L'archéologie est au coeur de l'exposition, puisque l'écriture n'existait pas au Pérou avant le XVIe siècle.« Le passé du Pérou est souvent vu au travers de la fascination pour les Incas, alors que ce n'est qu'une des civilisations du Pérou avec les Mochicas (100-800 apr.J.- C .), les Hua ris (70 0 -120 0), les Lambayeques (750-1375), les Chimús (900-1476) et les Chancays (1100-1450), dit Nathalie Bondil.I ls ont défini u ne civilisation andine extraordinairement complexe et riche que l'archéologie a révélée.La mémoire avait été brisée par manque de transmission écrite.Les poètes que sont les archéologues l'ont reconstruite.» Les découvertes majeures effectuées au Machu Picchu dans les années 1910 ont permis de comprendre des bribes du passé du Pérou.Pour nous les faire découvrir, Victor Pimentel a élaboré des thèmes reliés aux conceptions de l 'u n iver s et au x d iv i n ité s qu'avaient les peuples préhispaniques, ainsi que leurs perceptions de la société et leurs rites.« Les rites de sacrifice étaient des actes de régénération, explique-t-il.On met donc l'accent sur la relation entre morts et vivants.Le mort continuait de jouer un rôle fondamental dans la société.On le sortait en procession.Chez les Chimús, les Lambayeques ou les Incas, il participait aux discussions politiques ! » En ce qui a trait aux Incas, l'exposition comprend des figurines en or, argent ou tissu, des objets du quotidien, des couteaux ou des gobelets de cérémonie, trouvés dans des sépultures.« On montre comment les Incas, avec leur empire du Tahuantinsuyu, ont eu le souci de la cohésion avec la langue du quechua d'abord, et en créant des normes pour les poteries, afin d'intégrer les différentes civilisations andines », souligne Victor Pimentel.Le titre Pérou: royaumes du Soleil et de la Lune réfère aux subdivisions utilisées par les peuples andins.Le soleil, le jour et la saison sèche étaient considérés comme masculins, tandis que la lune, la nuit et la saison des pluies étaient féminines.Les divinités féminines sont associées à la lune et les masculines au soleil.On retrouve cette symbolique dans l'orfèvrerie, les tissus et des objets en argile.Deux figurines masculine et féminine datant de 3000 à 2000 ans av.J.-C.sont exceptionnelles.Trouvées à Caral, la ville la plus ancienne du continent américain, elles représentent la première forme de figuration connue dans les Andes.E n fi n , oe uv re sy mbole de l'exposition, l'ornement frontal mochica en or, dérobé d'un site de fouilles en 1988, a été retrouvé par Scotland Yard à Londres en 2004.Il s'agit de sa première exposition officielle hors du Pérou, depuis sa restitution en 2006.2 PHOTOS EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 9 ARTS VISUELS 3 4 PHOTO DANIEL GIANNONI, MBAM 1 Masque funéraire en or, de la région de aux installations et Richard Gagnier, chef du service de la restauration, installent la protection sur un gobelet cérémoniel en bois peint de la civilisation inca.3 Mise en place d'une sculpture anonyme du XVIIIe siècle de San Isidro Labrador (Isidore le Laboureur), le saint patron des agriculteurs célébré dans la région de Cuzco.4 Datant de 1855, le tableau de Francisco Laso, Habitant des cordillères du Pérou, symbolise l'asservissement des indigènes au XIXe siècle.5 M.Marcotte montre un gobelet représentant la victoire des Incas sur les Chancas.6 Les caisses contenant les oeuvres sont arrivées de plusieurs institutions dans le monde.2 Marcel Marcotte (à gauche), technicien Lambayeque, côte nord du Pérou 5 LA BOUCHE, LES OREILLES Avant d'en prendre plein les yeux avec l'exposition du MBAM, on peut se mettre le Pérou en bouche à plusieurs endroits à Montréal.En voici trois des plus savoureux.Et pour compléter votre pré-visite de l'art précolombien, pourquoi pas quelques CD de nouvelle musique péruvienne, facilement accessibles.PÉROU MEZCLA 6 Aux abords du Village, ce chouchou de nombreux gourmets montréalais propose une cuisine latino-américaine moderne, préparée par un chef d'origine péruvienne.On y retrouve donc ceviche en tous genres (poissons et fruits de mer crus marinés dans du jus de citron épicé, le leche de tigre) et autres anticuchos (brochettes préparées, notamment, avec des coeurs de canard ) ainsi que toutes sortes de plats relevés à la sauce au piment jaune, appelé aji amarillo.Le tout présenté avec soin.Infos : restaurantmezcla.com La quête identitaire péruvienne ÉRIC CLÉMENT MOCHICA Installé rue Saint-Denis, ce restaurant propose plusieurs classiques de la cuisine péruvienne: frites de manioc, salade de quinoa, ceviche, manjarblanco (sorte de dulce de leche, ou caramel péruvien).Mais ce qui le distingue des autres, c'est qu'il sert aussi de la viande de lama, provenant d'un petit élevage de l'Estrie.Joli décor aéré, moderne, avec juste assez de références précolombiennes pour qu'on comprenne l'identité des lieux sans qu'on ne tombe dans l'excès folklorique.Infos: restaurantmochica.com Métissage d'autochtones, d'Européens, de Noirs et d'Asiatiques, le Pérou, devenu république en 1821, étudie encore, deux siècles plus tard, sa « pérouanité ».Dans le catalogue de l'exposition, l'écriva in péruvien Ma rio Va rgas Llosa, Prix Nobel en 2010, signe un texte dans lequel il rejette l'idée d'une identité péruvienne.« L'identité est le propre des individus et non des collectivités », avance Vargas Llosa.L'histoire du Pérou est toutefois cousue de métissage et d'apports.Sa conquête par les Espagnols dans les années 1530 marque l'apparition d'un art hybride, issu de la rencontre entre le monde européen catholique et les mythes indigènes.L'exposition Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune débute par le tableau Habitant des cordillères du Pérou, peint en 1855 par Francisco Laso.On y voit un paysan contemporain vêtu d'un long poncho noir et portant une sculpture mochica en céramique, représentant un prisonnier indigène.Tout un symbole.Le musée expose aussi des peintures religieuses de type hispanique, mais dans lesquelles les références locales sont marquantes.« La peinture était un miroir de la société de l'époque, indique Victor Pimentel.Dès le XVIIIe siècle, les trois quarts des peintres étaient des autochtones.» Ces peintres ont poursuivi leur épanouissement en se confrontant aux courants européens.L'indigénisme devient l'expression a rtistique de la première moitié du XXe siècle en Amérique du Sud avec une revalorisation des traditions indigènes.Au Pérou, c'est l'époque des gravures, des affiches et des peintures colorées de José Sabogal, Camilo Blas, Julia Codesido, Enrique Camino Brent ou Leonor Vinatea Cantuarias.L'exposition permet aussi de découvrir des photographies de Martín Chambi et de l'archéologue allemand Hans H.Brüning, qui ont réalisé un travail documentaire du Pérou rural au début du XXe siècle.RAZA Tenu par le chef d'origine péruvienne, Mario Navarrete Jr, le Raza fut un des premiers, à Montréal, à proposer une cuisine \"nueva latina\" inspirée du Pérou, mais aussi de ses voisins.Entre le pisco sour en apéro et l'avocat au dessert, le chef propose des menus dégustation allumés remplis de coriandre, de citron vert, de jicama et de toutes sortes d'autres ingrédients remplis d'histoire, de fraîcheur, de piquant.On peut maintenant y apporter son vin.Infos : groupemnjr.com/raza/ Marie-Claude Lortie Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune, du 2 février au 16 juin au MBAM LE SON DES ANDES > Novalima, Karimba (2011), ESL Music > Susana Baca, Afrodiaspora (2011), Luaka Bop > Chico Unicornio, Chico Unicornio (2012), Bandcamp > Wifi Hackers, Wifi Hackers (2012), Soundcloud > Pedrolito Radioglobal's Peru Tropikal Mix (2012), Selvamonos France > Immortal Technique, The 3rd World (2008), Viper Records Alain Brunet \f 10 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll VOUS AVEZ DIT RASCAR CAPAC ?2 1 Les démarches de restitution ne sont pas propres au Pérou.De plus en plus de pays se sont mis à réclamer des objets qui leur ont été « dérobés » à une époque où l'archéologie était un facteur de rayonnement pour les grandes puissances coloniales.C'est le cas de la Turquie, qui se révèle particulièrement énergique dans le domaine.Ces dernières années, Ankara a ainsi pu récupérer un certain nombre de pièces anciennes auprès du Dallas Museum of Art, du Met de New York et du Musée Pergamon de Berlin.Mais toutes les réclamations ne sont pas aussi fructueuses.Malgré des demandes répétées d'Athènes, le British Museum refuse encore de restituer à la Grèce ses fameux Marbres d'Elgin.Qui a tort, qui a raison ?Telle est la question.Il faut savoir que jusqu'en 1970 (année de la Convention de l'UNESCO pour la protection de l'art archéologique), on pouvait acheter de bonne foi tout objet ancien sans se questionner sur sa provenance.Ce qui explique que plusieurs musées occidentaux possèdent aujourd'hui leur momie égyptienne, leur masque mochica ou leur mosaïque anatolienne.Acquises légalement, ces pièces ont en outre été restaurées et préservées par les institutions, ce qui les a peut-être sauvées d'un destin moins glamour.Les demandes de restitution sont-elles pour autant injustifiées ?C'est selon.« À ce stade, cela devient des questions d'éthique, de parti pris, de négociations, observe Mme Bondil.La demande des pays peut paraître légitime.Mais la position des musées l'est tout autant.On ne peut pas refaire l'histoire.» JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE À cause de ses immenses r ic hesses a rc héolog iques , héritées des civilisations andines, le Pérou a le triste honneur de figurer parmi les premiers pays pour ce qui est du pillage de patrimoine.Encore aujourd'hui, il arrive que l'on retrouve dans des galeries ou des collections privées des objets de grande valeur à la provenance douteuse.C'est le cas du superbe ornement frontal que l'on peut voir sur la nouvelle affiche de l'expo Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune, présentée du 2 février au 16 juin au Musée des beaux-arts.Cet objet d'origine mochica, qui représente un terrifiant dieu marin, a été restitué en 2006 au Musée de la Nation à Lima, après avoir été repéré par Scotland Yard dans une galerie londonienne.Il avait vraisemblablement été volé lors de fouilles illicites en 1988, dans la vallée de Jequetepeque.« Pour le Pérou, ce fut une grosse victoire sy mbolique », résume Nathalie Bondil, directrice du MBAM.Il faut savoir que le Pérou fait de grands efforts pour rapatrier des objets de son histoire précolombienne.Parfois avec succès.Depu is cinq a ns, le pays du Machu Picchu a ainsi retrouvé 2700 objets aux quatre coins du monde, avec l'aide des réseaux policiers com me I nter pol ou Scotland Yard, ce qui en ferait un leader dans le domaine du rapatriement et de la résolution de cas.Selon M me Bondil, cette campagne de récupération est particuliè- rement importante pour le Pérou, puisque c'est en grande partie « grâce à son patrimoine archéologique que le pays a forgé son identité pér uv ien ne ».Q u'on pense au fameux Machu Picchu.Redé couver te en 1911 , cet te ancienne cité inca a largement contribué à nourrir la mémoire col le c t ive et pat r iotique des Péruviens.Toutes ces restitutions n'empêchent cependant pas le pillage de se poursuivre.En 2011, selon Interpol, le Pérou était toujours le pays le plus spolié d'Amérique latine, devant le Mexique et la Bolivie.Cette hémorragie, qui a connu son apogée dans les années 80, alimente un important trafic d'art aux ramifications internationales.Après avoir été volés sur le site par des « locaux », les objets sont donnés à des intermédiaires qui les sortent du pays en douce, empru nta nt généra lement les mêmes filières que les armes ou la drogue.Arrivés à bon port, ils sont ensuite récupérés par des collectionneurs, qui les exposent de manière plus ou moins clandestine.Depuis 19 95, u ne nouvelle convent ion i nter nat iona le (Unidroit) facilite la traque des oeuvres volées, en donnant plus de pouvoir aux réseaux policiers.Une restitution, une disparition C 'est a i n si , not a m ment, qu'on a pu retrouver la Mona Lisa mochica en 2 0 0 6 .L e développement des réseaux informatiques a aussi permis de nouvelles saisies à l'étranger.« Il y a actuellement des bases de données hallucinantes, qui aident à répertorier et à localiser les oeuvres », explique Mme Bondil.Le Pérou, de son côté, mène une lutte ardue, en amont, contre le pillage.En région, les populations locales sont de plus en plus renseignées sur l'importance du patrimoine a rchéologique, non seulement pour sa valeur historique, mais aussi pour son gra nd potentiel de retombées touristico-économiques.« Cela demande beaucoup de moyens en termes de pédagogie, résume M me Bondil.Les pilleurs sont généralement des paysans avec peu de moyens.Ils vivent sur un territoire très vaste et ces tombes sont dans leur champ.Mais il y a une vraie volonté politique.Le pays explose sur le plan touristique et ça vient avec une prise en charge sur le plan patrimonial, une réfection de s mu sée s , u ne lég islat ion nouvelle.» Cela dit, le problème est encore loin d'être réglé.Et il faudra probablement du temps avant que ce fléau séculaire ne soit complètement enrayé.« Les pays où il y a le plus de vols d'art sont l'Italie et la Fra nce, conclut M me Bondil.Quand on voit les moyens dont disposent ces pays, on comprend qu'au Pérou, il y a encore du chemin à faire.» 1 Ornement Mochica en forme de tête humaine (Pérou, de 100 à 800) PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE 2 Couteau cérémoniel Lambayeque datant de 750 à 1375 PHOTO FOURNIE PAR LE MBAM \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 11 ARTS MUSIQUE LISA LeBLANC La rassembleuse CRITIQUE Rustique, joyeux, à la fois intime et grand, mais surtout cha leu reu x.C 'est sous u n charmant et réconfortant décor de chapiteau de cirque que Lisa LeBlanc s'est produite, jeudi soir, à l'Olympia.Devant une marquise de quatre lettres illuminant joliment son nom, il y avait 2000 personnes.Une mise en scène signée Brigitte Poupart à la hauteur de ce spectacle-événement couru, mais parfaite aussi pour respecter l'intégrité authentique et sans fla-fla de la vedette de la soirée (et de 2012), Lisa LeBlanc.N o m m é e r é vé l a t i o n d e l'année au dernier gala de l'ADISQ, un disque d'or, une chanson qui a servi d'hymne ÉMILIE CÔTÉ au Bye Bye.Cette pluie d'éloges a bouleversé la principale intéressée.Mais voir Lisa LeBlanc en spectacle, c'est conclure que c'est probablement la scène qui l'a groundée, pour employer comme elle un mot franglais.« B on soi r r r r r r.Jesu s Christ , », a lancé la chanteuse acadienne au début de son spectacle, après u ne cha rmante introduction servie par des danseuses à claquettes habillées en hiver.Oui, la foule était nombreuse et enthousiaste.Dès la première chanson, Cerveau ramolli, elle a aussi été comblée.Le public a eu droit à une belle finale grunge de Motel, et à une nouvelle pièce, Downtown, où Lisa LeBlanc parle du « choc culturel » entre Montréal et Rosaireville, le village de 49 habitants où elle a grandi.L'Acadienne a par ailleurs bien fait rire la foule en racontant à la blague que Rosaireville était dans le fond « de la bullshit ».Lisa LeBlanc était bien entourée jeudi.De ses fidèles musiciens, Jean-Philippe Hébert et Maxime Gosselin, ainsi que - spécialement pour l'occasion - du réalisateur de son disque, Louis-Jean Cormier, et du pianiste Guillaume Turcotte.Ce dernier a ajouté une belle touche ragtime à la reprise de I Put A Spell on You, popularisée par le groupe CCR.Les trois filles du groupe Les Hay Babies - qui assuraient la première partie - sont aussi venues rejoindre la gang sur scène pour « une cha nson de ci rconsta nce » (dixit Lisa), Y fait chaud.Nous l'avons déjà éc rit , mais Lisa LeBlanc peut autant jouer les cow-girls de party Lisa LeBlanc donne un spectacle authentique et sans fla-fla.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE que faire pleurer en chanta nt sa poigna nte ba llade Lignes d'Hydro, comme si elle l'avait écrite le matin même.Pourquoi ?Parce que tout est vrai, que ça « vient de son fond », comme on dit.Voilà pourquoi la mise en scène de son « spectacle-événement » à l'Olympia lui seyait si bien : c'était drôle et authentique, sans fausse magie, avec le concept de la troupe de cirque qui faisait ressortir sa force rassembleuse.Lisa LeBlanc est une troopeuse avec ses musiciens, mais aussi avec la foule, qu'elle inviterait dans son salon si elle le pouvait.TEGAN AND SARA Tegan and Sara, soeurs jumelles d'origine albertaine (et à moitié Montréalaises d'adoption), sont des vétérans de l'indie-rock canadien.Elles n'ont que 30 ans, mais sortent mardi leur septième album, Heartthrob.Oubliez le folk et les guitares de leurs débuts : les deux filles nagent en plein dans la pop et les synthés.Et elles ne cachent pas leur volonté de se produire dans de grands amphithéâtres.ÉMILIE CÔTÉ Embrasser la pop dernières années, il y a des réa lisateu rs com me TheDream qui ont fait des trucs intéressants [avec Beyoncé, Rihanna], mais je crois que le groupe qui nous a le plus inspirées est Phoenix.Son album est indie-rock, mais c'est dansant et organique.» Phoen i x a aussi i nspi ré Tegan and Sara pour la scène, car sa musique se prête aux grands espaces.Sara Quin ne cache pas ses ambitions : elle désire jouer en tête d'affiche dans de grands amphithéâtres.Elle sait de quoi elle parle, puisque depuis 10 ans, Tegan « Danser sur des paroles de coeur brisé.» Voilà comment Sara Quin décrit le nouvel a lbu m du g rou pe q u 'el le forme avec sa soeur jumelle Tegan depuis plus de 10 ans.Heartthrob est une grande surprise pop pour deux filles originellement associées au folk rock.« Il y a une transition entre chacun de nos six premiers albums, explique Sara.Nous ne voulions pas refaire les mêmes trucs et nous nous som mes concent rées sur des éléments électroniques.[.] Nous ne voulions pas nécessairement faire un album dance, mais quelque chose d'up-beat avec beaucoup d'énergie qui se prête à de grandes salles.» Si on peut reprocher à Tegan and Sara de manquer d'originalité, il faut louer leur sens de l'accroche et de la mélodie prenante.«Le premier réalisateur avec lequel nous avons travaillé, Greg Kurstin, a su capturer quelque chose de spécial et amener les chansons à un autre niveau», souligne Sara.Les deux soeurs ont également travaillé avec le bassiste et réalisateur Mike Elizondo, a s s o c ié à D r.D r e , P ! n k , Regina Spektor et Maroon 5.« Il sait exactement combien en ajouter et en enlever pour que tout soit à sa place dans une chanson », dit Sara.Quant aux paroles déchirantes des textes, il ne faut pas trop s'inquiéter pour la vie amoureuse et personnelle des deux soeurs, ouvertement lesbiennes.« C'est plus facile pour moi d'écrire sur le rejet et les peines d'amour, mais ce n'est pa s représent ati f d'où nous sommes dans nos vies ! », dit Sara en rigolant.Elle était à New York pendant notre entretien téléphonique, mais elle habite à Montréal à temps partiel depuis une dizaine d'années, dans un condo au centre-ville.« J'ai écrit nos trois derniers albums à Montréal.C'est l'endroit où je trouve mon inspiration », s i g n a le - t- e l le .E l le a i m e d'ailleurs aller prendre un verre au Pullman et manger chez Nora Gray.Tega n a nd Sa ra ne sont pas les seuls artistes considérés comme « indie » à flirter avec la pop.Plusieurs artistes, dont Dia monds R ings et Ru fus Wa inw right, ont confié récemment être fascinés par les recettes gagnantes des tubes de Rihanna et être inspirés par la pop de bon goût de Robyn.« Ça me fait penser aux trucs avec lesquels j'ai grandi : Cyndi Lauper, The Eurythmics, Madonna, explique Sara.Au cours des et elle ont assuré les premières parties de Neil Young, The Killers et The Black Keys dans des salles d'envergure.« Nou s avon s pa ssé des années à tourner dans toutes sortes d'endroits.La seule chose qui nous manque est d'être la tête d'affiche dans un grand aréna.Pour nous, c'est agréable que ce soit un but », indique Sara.Si Metric le peut, pourquoi Tegan and Sara ne le pourraient-elles pas ?Les Canadiennes Tegan and Sara lancent leur septième album, que Sara (à droite) a composé à Montréal.PHOTO FOURNIE PAR WARNER COSTA RICA avec Richard-Olivier Jeanson Grandeur nature L'album Heartthrob de Tegan and Sara sort mardi.Spectacle d'ouverture présenté par Théâtre Hector-Charland L'ASSOMPTIOn 27 au 29 janvier Théâtre de la Ville LOngUEUIL 5 au 10 février Salle André-Mathieu LAvAL 12 au 21 février LAPISTA TANGO Les meilleurs danseurs et musiciens de tango de Buenos Aires avec des artistes de cirque.ROUTE 66 De Chicago à Santa Monica avec Marc Poirel La légendaire Salle Jean-Grimaldi LASALLE 28 janvier Salle Pierre-Mercure MOnTRéAL 29 janvier au 3 février École de la Magdeleine LA PRAIRIE 4 et 5 février La pop et les arénas ciné-conférence 21 FÉVRIER · 20 h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA réservez votre place maintenant ! présenté en collaboration avec 514 521.1002 / 1 800 558.1002 LesGrandsExplorateurs.com montrealenlumiere.com \f 12 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll STÉRÉO LE DISQUE DE LA SEMAINE VOIVOD TARGET EARTH HHHH CENTURY MEDIA RECORDS ROCK LIVE.LOVE.A$AP HHH 1/2 RCA/SONY HIP HOP A$AP ROCKY MUSIQUE DU MONDE DOM LA NENA ELA HHH 1/2 SIX DEGREES Inoxydable ! Non seulement l'esprit originel de Voivod estil miraculeusement préservé dans ce Target Earth, non seulement cette mixture métal prog-thrash-speed retrouve-t-elle ses propriétés originelles, non seulement ses interprètes y font-ils preuve d'un jeu impeccable, mais encore trouvent-ils le moyen d'y saupoudrer des épices récemment cultivées jeu de gorge inuit, fragments de voix traitées, avancées harmoniques, etc.Qui plus est, il y a lieu de se réjouir du retour du bassiste JeanYves « Blacky » Thériault et du jeu plus que défendable du guitariste Daniel « Chewy » Mongrain, remplaçant du regretté Denis « Piggy » D'amour que chapeaute le chanteur Denis « Snake » Bélanger il a réintégré la formation en 2005.Le batteur Michel « Away » Langevin peut être fier d'avoir « tenu le fort ! » En fait, on ne pouvait souhaiter meilleure reconstruction, le métal de Voivod n'a certes pas rouillé comme certains pourraient le laisser entendre.Bien sûr, nos vétérans québécois ne s'annoncent pas les grands réformateurs qu'ils furent jadis mais.leur musique d'aujourd'hui n'en est pas moins allumée et impose le respect.Inoxydable ?Osons croire que oui.- Alain Brunet Rocky le conquérant Voilà certes l'album (d'expression anglaise) le plus en vue en ce début d'année, bien audelà de la planète hip-hop.A$AP Rocky avait fait parler de lui en 2011 pour son très bon mixtape Live.Love.A$AP, très fort succès d'estime avec à la clef un contrat de 3 millions chez RCA/Sony.Les enchères continuent de monter à l'orée de 2013 avec ces 16 titres réunis sous la bannière Long.Live.A$AP. en version « de luxe ».Nul besoin d'être un crack du genre et de sa périphérie pour en évaluer la brochette d'invités: Santigold, Kendrick Lamar, Florence Welch (sans ses Machines), Drake, Overdoz, Action Bronson, Schoolboy Q, etc.La réalisation ne provient pas exclusivement du hip-hop non plus.Américains, Britanniques et Français de toutes couleurs et toutes esthétiques ont collaboré à ce qui aurait très bien pu finir comme une pizza toute garnie.Il n'y a pas lieu de se rouler par terre au finish, mais.moult fragments très créatifs (beats, machines, filtres, grooves, voix, etc.) surgissent dans cet opus ambitieux Quant au texte.ce n'est pas vraiment là que ça se passe.- Alain Brunet Les complices Dom La Nena n'aurait peut-être jamais enregistré ce premier album si elle n'avait croisé sur son chemin Piers Faccini.La musicienne née au Brésil, qui a vécu à Paris et à Buenos Aires, s'est reconnue dans cet artiste aux racines multiples qui signe avec elle la réalisation et les arrangements d'Ela, en plus d'y jouer plusieurs instruments.La présence de Faccini a convaincu la violoncelliste de 23 ans, qui avait accompagné Jane Birkin, Étienne Daho et Jeanne Moreau, de mettre de l'avant cette voix délicate qui sert si bien ses chansons mélancoliques, en portugais ou en espagnol.Les musiques de Dom La Nena n'ont pas nécessairement une saveur brésilienne.Comme celles de Faccini, elles traversent les frontières et font tantôt folk, tantôt musique du monde ou même vieille Europe.Surtout, elles laissent toute la place aux voix, la sienne propre et celles de ses invités Faccini, Camille et le chanteur brésilien Thiago Pethit.Un pur bonheur.- Alain de Repentigny À écouter : Dessa vez À écouter: Fashion Killa À écouter: Kluskap O'Kom ROCK CLASSIQUE COUNTRY-FOLK TRADITIONNELLE THE JOY FORMIDABLE WOLF'S LAW HHH 1/2 WARNER NAREH ARGHAMANYAN CONCERTOS DE LISZT HHH 1/2 PENTATONE TIRE LE COYOTE MITAN HHH YVES LAMBERT TRIO HHHH LA PRUCHE LIBRE LA TRIBU/SÉLECT Pop-rock mélodique efficace À l'écoute des premiers accords du nouvel album du sympathique trio londonien The Joy Formidable, on se gratte la tête en se demandant si on ne s'est pas trompé de disque.Fausse alerte: les arrangements électro-classiques qui servent d'introduction nous mènent toujours à des envolées mélodiques nineties.La réalisation de Wolf's Law est léchée (parfois trop), mais il y a une lourdeur et un oumph dans les cordes qui donnent du mordant aux pièces, contrastant avec les harmonies vocales à la fois douces et urgentes de la chanteuse aux cheveux blond platine Ritzy Ryan.The Joy Formidable a voulu donner du muscle et de l'ampleur à sa musique.L'ensemble n'est pas génial et hautement créatif, sauf qu'il n'y a rien comme une mélodie prenante soutenue par des arrangements et une voix inspirés pour toucher nos cordes sensibles.En d'autres mots, The Joy Formidable fait du bon poprock.Avec le concept biologique de l'album et quelques excès sonores, espérons toutefois que le trio ne tombera pas dans la grandiloquence du groupe Muse.The Joy Formidable sera en spectacle au Corona le 13 avril.- Émilie Côté Arghamanyan sans effort Nareh Arghamanyan, pianiste arménienne de 24 ans et grand prix du Concours international de Montréal 2008, traverse en 72 minutes les quatre oeuvres pour piano et orchestre les plus connues de Liszt, soit les deux grands Concertos, la spectaculaire Totentanz (Danse macabre) et la brillante Fantaisie hongroise.La lauréate y déploie toute la virtuosité requise, sans le moindre effort et dans une sonorité scintillante, et s'applique, avec parfois une certaine affectation, à souligner le contenu expressif de cette musique qui, pour certains, n'est que tapage.Alain Altinoglu et l'Orchestre de la Radio de Berlin lui fournissent un encadrement souvent détaillé, parfois insuffisant.Il est vrai que la prise de son avantage le piano plus que l'orchestre.- Claude Gingras Grand pleureur Mitan commence comme un western: d'abord le chant d'un harmonica solitaire et, là-bas sur la ligne d'horizon, une guitare, solitaire elle aussi, qui regarde le vent soulever la poussière.Il y a un chouïa de Morricone là-dedans.Or, sur la durée, Tire le coyote (Benoît Pinette) fait surtout penser à Neil Young sa voix vole en effet dans les mêmes hauteurs.Le «mitan» du titre, c'est cette route qui traverse l'île d'Orléans, évoquée dans la chanson Calfeutrer les failles.On en déduit aussi que c'est un instant suspendu, un point d'ancrage momentané d'où ce chanteur solitaire contemple l'amour au présent sans pouvoir se défaire de l'angoisse de la mort qui attend son heure au bout du chemin.L'ambivalence est nette et souvent dite avec l'élégance brute des mots taillés à la scie mécanique, comme il le chante dans Chainsaw, mais peut aussi et c'est moins heureux s'égarer dans des banalités, malgré une idée porteuse (L'âge d'or vaut rien).Une fois qu'on s'est habitué à sa voix, Tire le coyote se révèle un magnifique pleureur qui sait comment faire battre un coeur au fond d'une guitare et l'emmitoufler d'arrangements habiles, typiquement country-folk.- Alexandre Vigneault Subtile modernité Le verbe «métisser» ne fait plus partie du vocabulaire musical d'Yves Lambert.Après avoir suivi toutes sortes de pistes, de l'Amérique latine au Maghreb, il est rentré dans ses terres.Son disque Trio, enregistré avec ses fidèles complices Olivier Rondeau (guitare) et Tommy Gauthier (violon, mandoline, basse, etc.), demeure en effet fidèle à une tradition qu'il tire toutefois subtilement dans le présent.Souvent, c'est la façon de toucher les instruments qui fait la différence : la guitare électrique décalée d'Olivier Rondeau dans La chanson du capitaine Bernard ou encore le travail rythmique sur Les corps de métiers, nouvelle déclinaison d'un air que La Bottine souriante a enregistré sous le titre Le démon sort de l'enfer.On sent un fond d'attitude rock dans le jeu des deux jeunes accompagnateurs de ce cher monsieur Lambert qui, lui, pompe ses accordéons avec un groove précis et chante d'une manière plus élégante que jamais.Le fantôme de Lawrence Lepage (mort le soir de Noël) plane aussi sur ce disque.Yves Lambert interprète en effet un de ses textes sur une musique d'Olivier Rondeau, à laquelle Tommy Gauthier a greffé un magnifique reel.Superbe travail d'équipe.- Alexandre Vigneault À écouter : Totentanz À écouter : Tendons À écouter : Chainsaw À écouter : La chanson du capitaine Bernard K6A KOSSÉÇA HHHH HIP HOP BASSLAC MUSIC FALTYDL HARDCOURAGE HHH 1/2 NINJA TUNE ÉLECTRO CHANSONS À TÉLÉCHARGER ÉMILIE CÔTÉ C'est ça qui est ça ! Découvert grâce à sa vidéo virale de Protège ta nuque, une fameuse reprise en français du Protect Ya Neck du Wu-Tang Clan pour laquelle on a recréé plan par plan le clip original, le collectif K6A (avec Jam, P-Dox et Monk.e en son noyau dur) offre un premier album qui met haut la barre pour le rap québécois en ce début d'année.Kosséça grouille de bonnes idées, mais évite de s'y éparpiller comme le fait parfois Alaclair Ensemble, dont certains membres frayent avec le collectif (KenLo, Maybe Watson).Ainsi, le style vocal et narratif est de la même source : franglais utilisé comme générateur d'allitérations, association d'idées tenant du cadavre exquis.Or, la concision de K6A s'entend jusque dans les textes, car passé l'exercice de style RxccnRoll en ouverture, on est vite happé par ces histoires bien racontées que sont Graffologie 404, Ce Dude Là (géniale et hilarante) ou Flûte Mécanique.Côté rythmiques, difficile d'en sortir une du lot tant la production de ces onze chansons est originale, raffinée, bref, qui fait honneur à cette nouvelle génération de beatmakers locaux accomplis.Bravo ! - Philippe Renaud, collaboration spéciale Tout pour le funk Après deux albums sur étiquette Planet Mu dont l'excellent You Stand Uncertain de 2011 , le compositeur new-yorkais Drew Lustman, alias FaltyDL, amorce 2013 sur le label Ninja Tune.Hardcourage annonce pour son auteur un certain renouvellement sur le plan des références : plutôt que de butiner dans les sous-genres de la famille bass music (garage, dubstep, drum&bass, etc.), Lustman s'agrippe au funk et au house pour présenter cette collection de 11 compositions dynamiques et moins mélancoliques que sur You Stand Uncertain, sauf pour Stay I'm Changed et la superbe Bells, qui ouvrent et ferme le disque.Jouant avec le tempo, on passe d'un house saccadé, rêvasseur et entraînant (Uncea) à une exploration dub et jazz-house étonnant rappel à St-Germain! sur Finally Some Shit/The Rain Stopped.Résolument plus tourné vers la piste de danse que ses deux précédents albums, Hardcourage est également un disque de salon, parsemé de brillants moment downtempo et pop, comme la chanson She Sleeps mettant en vedette la voix du chanteur de Friendly Fires, Ed Macfarlane.- Philippe Renaud, collaboration spéciale PHOTO FOURNIE PAR TETRIS BRAINSAW RECORDS IN THE DARKNESS, FOXYGEN In The Darkness est une référence évidente aux Beatles (à l'époque d'Abbey Road).Voici seulement un extrait, mais tout l'album du duo de Los Angeles est digne d'attention.Foxygen aime sans gêne les Fab Four, mais aussi les Kinks et les Rolling Stones.Comme le titre de son disque l'indique : We Are The 21st Century Ambassadors Of Peace & Magic, sa musique est parfaite pour planer et s'imaginer chiller au soleil sur une plage.FUCK YOU, BAD RELIGION Vous l'avez peut-être oublié ou négligé, mais sachez que le groupe punk-rock Bad Religion vient de lancer son 16e album, True North.Au programme : 16 chansons qui tournent pour la plupart autour de deux minutes.Sans réinventer son style, le groupe a toujours le feu aux fesses et le chanteur Greg Gaffin a toujours des revendications plein ses poumons.La chanson Fuck You est particulièrement « rentre-dedans » et défoulatoire.À écouter : Normal Fou À écouter : Uncea \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 13 ARTS OPÉRA MARC HERVIEUX / La chauve-souris Le temps d'une opérette en travaillant intensivement dans les mois et les semaines qui précèdent.C'est aussi le genre de performeur que je suis.J'aime avoir la possibilité d'être spontané, d'observer les choses en répétitions et d'ajouter ce qui me plaît, même si cela comporte une part de risque et que ce n'est pas la méthode qui m'a été enseignée.» Il s'agit encore d'une année cha rgée pou r le cha nteu r, qu i conti nuera de jongler avec les gen res musicau x.En février, il enregistre un nouveau disque consacré aux grands succès francophones en version symphonique avec l'Orchestre symphonique de Québec, sous la direction du chef Stéphane Laforest.« Il va y avoir des chansons de Brel , Bécaud , Ferla nd , Daniel Lavoie, Charlebois, et d'autres, arrangées par Simon Leclerc.C'est un projet emballant.Je travaille aussi sur un deuxième album de chansons pop originales qui devrait sortir à l'automne.» En avril, Calgary l'attend pour une production de La Traviata, où il sera Alfredo, et ensuite soliste da ns le Re quie m de Ve rd i ave c le C a lga r y P h i l h a r m o n ic Orchestra.Puis, en mai, il sera le Brésilien de La vie parisienne, d'Offenbach, à l'Opéra de Québec.En pa rallèle à tous ces projets, il poursuit sa tournée A Napoli, dont le disque éponyme s'est vendu à 50 000 exemplaires.Adoré du public, le ténor ne fait peut-être pas l'unanimité auprès des puristes qui déplorent ses incartades populaires, mais cela ne l'empêche pas de poursuivre son chemin.« Si, dans ma vie, j'avais commencé à écouter les critiques, je serais resté chez moi dans mon salon et j'attendrais que la vie passe.Je préfère aller de l'avant.» CAROLINE RODGERS COLL ABOR ATION SPÉCIALE À peine sorti d'un véritable marathon de spectacles un peu partout au Québec, Marc Hervieux entre dans la peau de Gabriel von Eisenstein, personnage principal de La chauve-souris.Cette adaptation française de Die Fledermaus, opérette viennoise de Johann Strauss fils, est présentée à l'Opéra de Montréal à compter de ce soir.L a produc tion ma rque aussi le retou r du ténor à l'Opéra de Montréal, où l'on ne l'a pas entendu depuis qu'il a incarné Canio dans Pagliacci, en 2 0 0 9.Depu is lors, le chanteur, devenu l'un des chouchous du public, a été pris dans un tourbillon consta nt de disques et de tournées.« J'ai donné 26 spectacles de Noël en 30 jou rs da ns tout le Québec.Ensuite, j'ai pris quelques semaines pour reposer ma voix.Eisenstein e s t u n r ôle q ue j 'a i déj à cha nté il y a deu x a ns, à l 'O pér a de Q uébe c , m a i s cette fois, le texte est différent car ce n'est pas du tout la même adaptation en français.Il faut dire aussi que l'opérette, c'est loin de ce que j'ai toujours fait comme rôles depu is 16 a n s , a lor s que j'ai surtout chanté dans des opéras sérieux.Je m'amuse beaucoup.» Les répétitions allant déjà bon train au moment de rencontrer La Presse, le chanteur retrouvait graduellement ses repères et son personnage.« Moi ce que je trouve le plus difficile, c'est de m'asseoir et d'étudier un rôle avec concentration , ca r ce n'est pas dans ma nature.J'aime mieux bouger et être dans le feu de l'action.Certains chanteurs se préparent très longtemps d'avance et arrivent impeccables aux répétitions.Chacun de leurs gestes est pa r fa itement str uctu ré et prévu.Avec l'horaire que j'ai, c'est difficile.Je préfère mettre les bouchées doubles Projets La chauve-souris marque le retour de Marc Hervieux avec l'Opéra de Montréal, quatre ans après avoir joué dans Pagliacci.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE De l'apprentissage à la première Un rôle et une opérette ne se construisent pas du jour au lendemain.Aperçu des étapes par le regard de Marc Hervieux.Deux mois avant Le chanteur passe à travers la partition entière avec l'aide du pianiste et coach Claude Webster.terre, des lignes de couleurs marquent l'emplacement des décors.Les chanteurs mémorisent leurs déplacements à l'intérieur de ces lignes.chanteurs découvrent les décors et ajustent leurs déplacements.2e jour Les mois suivants Il mémorise graduellement les paroles.Répétition musicale avec orchestre Fin de la 2e semaine Les chanteurs enchaînent l'opérette en entier, sans arrêt, avec piano.Le metteur en scène commente.3e jour On ajoute les costumes.Trois semaines avant la première Les répétitions commencent.4e jour Générale avec costumes, maquillage et perruques devant un public invité.3e semaine Les répétitions se transportent sur la scène de Wilfrid-Pelletier.À la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, les 26, 29, 31 janvier et 2 février.1 et 2 semaine ère e Soir de la première Caroline Rodgers, collaboration spéciale Six heures par jour, six jours par semaine, répétitions en studio.Par 1er jour Répétition sans costumes.Les Galerie de BelleFeUille COPRÉSIDENT D'HONNEUR Marianne Lambert en répétition pour La chauve-souris.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Dans le Montréal des années 30 La chauve-souris de l'Opéra de Montréal ne se déroule pas à Vienne, mais dans le M ont réa l de s a n né e s 3 0 .« Quand on m'a proposé les décors et les costumes loués à Opera Australia, il s'agissait au départ d'une transposition dans le New York des années 30.En les voyant, je me suis dit que cela devait absolument se passer en Amérique du Nord, mais que ce serait étrange que l'action se déroule en français à New York.La solution logique était de la situer à Montréal.Cela simplifiait aussi les choses pour les interprètes anglophones et francophones, sachant qu'il y avait déjà un bon mélange linguistique à Montréa l à cette époque.Les dialogues sont donc principalement en français, avec certaines parties en anglais, et des surtitres dans les deux langues.Michel Beaulac et moi avons adapté le texte français existant pour que ce soit plus près de la langue d'aujourd'hui », explique Oriol Thomas, metteur en scène.DAMIEN HIRST 26 janvier au 5 février 1 3 6 7 a v e n u e G r e e n e, M o n t r é a l , Q u é b e c H 3 Z 2 a 8 T é l : 5 1 4 .9 3 3 .4 4 0 6 w w w.d e b e l l e f e u i l l e .c o m 07 FÉVRIER 19h30 2013 MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Bienvenue en Amérique 31,29 $ + taxes Billets à partir de Bernstein, Gershwin, Daugherty et Copland Alain Lefèvre en récital Ses compositions originales en première montréalaise Bach et les romantiques CHEF JEAN-FRANÇOIS RIVEST CLARINETTE SIMON ALDRICH SAMEDI 23 FÉVRIER · 20 h MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL montrealenlumiere.com orchestremetropolitain.com Caroline Rodgers, collaboration spéciale \f 14 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS THÉÂTRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Les mystères de l'âme russe NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE J' a i b e au m 'a p p e le r Petrowski et pas Depardieu, les mystères de l'âme russe m'échappent.P renez S erg ueï F i l i ne, le directeur artistique du ballet du Bolchoï.À mes yeux, i l est l'i nca r nation même des mystères de l'âme russe.Jeudi de la semaine dernière, alors que Filine rentrait chez lui tard le soir, un homme cagoulé lui a sauté dessus et a aspergé son visage d'acide.Filin a été transporté d'urgence à l'hôpital, brûlé au troisième degré.Cela faisait plusieurs mois que Filine, directeur artistique du Bolchoï depuis 2011, faisait l'objet de menaces.P neu s lacérés , ord i nateu r piraté, appels anonymes en pleine nuit, ceux qui en voulaient à Filine n'y allaient pas de main morte.En décembre, la direction du Bolchoï lui a offert un chauffeur et un garde du corps.Filine les a déclinés, estimant que les auteurs de ce règlement de comptes vraisemblablement professionnel allaient se lasser.Erreur.Les menaces se sont muées en attent at jeud i der n ier.Filine a failli y rester.On a craint pour sa vie, mais surtout pour ses yeux.Il a subi plusieu rs opérations .Son oeil gauche sera sauvé, mais probablement pas son oeil droit.Et surtout, celui qui fut longtemps un premier danseur talentueux, mais aussi un sacré bel homme, a été défiguré.d'hôpital à plusieurs médias, dont la Pravda.Déjà, que Filine ait l'énergie de parler aux médias, alors qu'il vient d'être victime d'un horrible crime qui a failli le rendre aveugle, est étonnant.Plus étonnant encore est le discours que tient le directeur artistique.D'abord, il se blâme lui-même de ne pas avoir été assez vigilant en ne prenant pas au sérieux les menaces dont il faisait l'objet.Un peu plus et Filine disait que tout ça, c'est de sa faute.Puis Filine a affirmé qu'il a hâte de rentrer au boulot.Vous avez bien lu: il a hâte de revenir dans le panier de crabes du Bolchoï, là où les rivalités sont Non seulement l'âme russe, surtout l'âme russe des danseurs, n'a pas peur de la souffrance, mais elle la recherche et l'accueille à bras ouverts.Mais cela ne faisait pas 24 heures que Filine avait été sauvagement attaqué puis opéré, qu'il est apparu à la télé, le visage recouvert de bandelettes percées de trous ensanglantés à la hauteur des yeux, pour raconter d'une voix trop normale la séquence des événements.Filine a continué d'accorder des entrevues de son lit aussi légendaires que sanglantes, là où des histoires d'aiguilles insérées vicieusement dans les costumes ou d'éclats de verre glissés en douce dans les pointes des chaussons de ballerines sont monnaie courante depuis des décennies.Là surtout où le dernier directeur artistique a dû démissionner après que des photos de lui au lit avec des hommes sont apparues sur le Net.Au lieu de déplorer le caractère malsain et parfaitement pourri de cette compagnie de ballet qui semble rendre les gens fous, Filine a hâte d'y reprendre du service.Mieux encore : il affirme qu'il n'est pas en colère ni désespéré, mais joyeux parce que tout compte fait, l'épreuve qu'il vient de traverser n'est pas si terrible.« J'ai vécu pire, a-t-il raconté, notamment quand j'ai dansé Le lac des cygnes sur une jambe cassée.Mais je n'avais pas le choix.Ma mère invalide était assise dans la première rangée.S'ils avaient annoncé que je m'étais blessé, elle n'aurait pas survécu alors j'ai dansé et enduré jusqu'à l'entracte.» Non seulement l'âme russe, surtout l'âme russe des danseu rs , n'a pa s peu r de la souffrance, elle la recherche et l'accueille à bras ouverts.Toujou rs da n s la même entrevue, Filine s'émerveille de voir pleu rer les jeu nes danseurs qui n'ont pas les premiers rôles dans un ballet.Puis il se félicite d'avoir monté un corps de ballet qui ne pense qu'à une chose : travailler et encore travailler.Plus Filine parle et plus on conçoit qu'il puisse taper sur les nerfs et même réveiller des pulsions meurtrières.De là à cautionner le ou la malade qui l'a aspergé d'acide, il y a un pas que je ne franchirai pas.Que voulez-vous, je n'ai pas l'âme assez russe, et bien franchement, je ne m'en plains pas.ON EN PARLE TROP Le lipsync de B eyoncé à la cé ré m on ie d ' inves titu re d u président Obama.Quel est le problème ?Si Beyoncé ne savait pas chanter ou si elle avait substitué la voix de Céline à la sienne, je comprendrais l'émoi.Mais elle n'a fait que mimer sa propre voix enregistrée la veille.Il faut vraiment n'avoir rien à faire ou à dire pour décrier cette particule de poussière synthétique égarée dans l'océan de l'Histoire.ON N'EN PARLE PAS ASSEZ Notre Home, ce nou vel hymne hip-hop bilingue de la réconciliation nationale.Le ministre Lisée a craché 20 000 $ pour le marketing de la chanson de David Hodges conçue pour remonter le moral des jeunes Anglos Québécois.Le hic, c'est que depuis son lancement, la chanson ne tourne nulle part.Et quand on clique sur l'onglet de sa Tournée québécoise dans les écoles, on tombe sur une page totalement blanche.Vingt mille dollars, c'est cher la page blanche.SCALPÉE Mourir pour mieux renaître JEAN SIAG CRITIQUE A n ne - M a r ie Ol iv ier nou s avait avertis : « Je veux poser de petites bombes ».L'auteure d'Annette et de Mon corps deviendra froid a le don de montrer la souffrance qui se cache derrière nos sourires de circonstances.Ce sont ses petites bombes à elle.On s'attendait donc à voir une pièce dure et même un peu lourde, et c'est ce qu'on a eu.Mais de cette recherche de vérité qui guide le travail de l'auteure, découle un long poème.Un poème qui explose et tue pour mieux nous faire renaître.Pas facile au départ de trouver un point d'appui dans ce récit métaphorique touffu qui met en scène trois personnages dans le désordre.Mais une fois la table mise, le poème s'ancre peu à peu dans la réalité.Celle d'Élise, une mère seule qui travaille com me gardienne de prison ; de son fils Charles, 20 ans, adepte de jeux vidéo, qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie ; et de Dorothée, jeune fille croisée sur la route, qui deviendra l'amante de Charles.Tous ces personnages, qui narrent par moments leur propre histoire, ont en commun d'avoir vécu des épreuves.Des épreuves qui construisent, malgré eux, leurs identités.Charles apprend qu'il a du sa ng a mérindien ; sa mère Élise est victime d'une prise d'otage menée par des détenus ; et Dorothée, avant de Dans la tradition sud-africaine, la musique, le chant et la danse se mélangent à l'action théâtrale.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE CENTRE SEGAL / Waiting for the Barbarians Qui sont les barbares ?DANIEL LEMAY Un empire part à la recherche de ses ennemis « barbares » hors de ses frontières où les soldats des Forces spéciales se livrent au viol, à la torture et au meurtre.Le magistrat de la petite ville frontalière s'insurgera-t-il contre cette violence gratuite et l'impunité qui la sanctionne ?Comment concilier sa loyauté au régime et son amour pour cette jeune barbare, victime des hommes du colonel Joll ?Établi à Montréal depuis u n e v i n g t a i n e d 'a n n é e s , le metteu r en scène russe Alexandre Marine caressait depuis longtemps le projet d'adapter à la scène le roman du Sud-Africain J.M.Coetzee, Prix Nobel de littérature 2003.« À cause de son universalité et de son caractère prophétique », nous dira le fondateur du Théâtre Deuxième Réalité qu i rev ient da n s sa v i l le d'adoption avec Waiting for the Barbarians (1980), à l'affiche du Centre Segal à partir de demain.Dans le temps, Marine avait proposé au TNM une adaptation du célèbre roman de Coetzee, mais son offre avait été refusée.Plus tard, il a adapté Waiting for the Barbarians en russe pour le présenter dans son pays d'origine où il a reçu le titre d'Artiste émérite.Reste que cette histoire d'empire, sombre et provocatrice, arrivait mal dans l'histoire de la Russie.«Certains auraient pu y voir des allusions qui ne font pas partie de la pièce, explique Dmitri Marine, le compositeur de la musique de la pièce qui servait d'interprète à son père, mercredi au Segal.Poutine venait d'être élu, vous savez.» Intervient alors l'homme d e t h é â t r e e t pr o d u c t e u r M au r ic e P o d br ey, a n c ie n directeur-adjoint de la section anglaise de l'École nationale de t héât re et cofondateu r du Centaur (1969) dans le Vieux-Montréal, longtemps le seul théâtre anglophone de la ville.« A lexandre a monté des pièces magnifiques pour nous au Centaur », rappelle M.Podbrey, qui partage maintenant son temps entre Montréal et Le Cap, en Afrique du Sud, où il est né.Tout comme J.M.Coetzee.« Nous avons montré la version anglaise à M.Coetzee et il l'a acceptée, raconte-t-il.J'ai ensuite rassemblé une troupe de jeunes acteurs sud-africains qui se sont magnifiquement approprié la pièce.» La troupe ad hoc du Mopo Cultural Trust du Cap, une création de M.Podbrey, est arrivée à Montréal sans l'une de ses deu x comédien nes, à qui l' I m migration ca nad ien ne a ref u sé u n v isa ; Kimberley-Anne Laferrière a dû plonger vite dans le rôle de Zoé.« La troupe m'a accueillie chaleureusement, sourit la Montréa la ise.Moi j 'a i dû m'adapter à leur façon de bouger, de se tenir sur scène.Je crois y être parvenue.» « Da ns la tradition sudafricaine, explique Maurice Podbrey, la musique, le chant et la danse se mélangent à l'action théâtrale.Alexandre a parfaitement intégré ces composantes à la pièce.» Com ment Waiting for the Barbarians a-t-elle été accueillie dans l'ancien pays de l'apartheid ?« C'est une chose du passé, mais tout le monde sait que J.M.Coetzee s'est toujours élevé contre l'apartheid, qui teintait toutes les facettes de la création en Afrique du Sud.Après l'apa rtheid , le théâtre de là-bas s'est cherché - tout le monde se demandait « qui est l'ennemi ?- mais cette pièce prouve qu'il a trouvé une nouvelle voix.» rencontrer Charles, vit une douloureuse peine d'amour.Face à ces événements, on peut faire comme si rien n'était.Ou faire face à la musique.C'est ce que finissent par faire les personnages de Scalpée.La mise en scène de Véronique Côté, auteure du très beau texte Tout ce qui tombe, est centrée sur le jeu des ac teu rs, ma is elle est aussi très fine dans l'évocation des lieux et des actions.La scène du dépeçage d'un orignal est particulièrement éloquente.Avec les éclairages de Christian Fontaine, elle parvient à créer des images fortes.A nne-Marie Olivier domine la distribution, bouleversante dans le rôle de la mère.Ses partenaires de scènes, Steve Gagnon et Édith Patenaude, s'en tirent bien, mais n'ont pas la même maîtrise du texte.Pendant toute la durée de ce poème théâtra l , A n neMarie Olivier multiplie les références au monde animal.À la férocité et à l'instinct de survie des bêtes.Car Scalpée est avant tout une pièce sur la survie.Sans être un guide.Et la vérité, c'est que nous sommes tous dans ce bateaulà.C'est là que Scalpée prend tout son sens.« La cicatrice embellit le front du soldat » écrivait Victor Hugo.C'est ce que démontre A nne-Ma rie Olivier en nous scalpant ! Un exercice qui pourrait ne pas plaire à tout le monde.Jusqu'au 9 février au Théâtre Espace libre.Waiting for the Barbarians, présentée en anglais au Centre Segal jusqu'au 17 février.Immigration LAPRESSE.CA WAITING FOR THE BARBARIANS Voyez la vidéo de la troupe en répétition sur www.lapresse.ca Steve Gagnon et Édith Patenaude, amants écorchés dans Scalpée.PHOTO FOURNIE PAR ESPACE LIBRE \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 15 ARTS THÉÂTRE DAVID PAQUET / 2 h 14 Requiem pour la vie David Paquet a écrit 2 h 14 il y a quatre ans déjà.Mais les bulletins d'information nous rappellent chaque semaine que cette pièce pour ados qui sera présentée à compter de mercredi à la Maison Théâtre est toujours cruellement d'actualité.« Malheureusement », dit le jeune auteur.JOSÉE LAPOINTE Difficile de parler de 2 h 14 à ceux qui ne l'ont pas vue ou lue, puisque la pièce repose sur une montée dramatique chargée et se termine sur une fin abrupte et terrible qui lui donne toute sa signification il vaut mieux, donc, ne pas savoir la fin si vous avez l'intention d'y assister, soyez avertis.Disons pour les autres que 2 h 14 est une pièce chorale où on suit quatre ados et un prof de français dans leur quotidien et à l'école, jusqu'à une explosion de violence qui trouve un écho tragique dans l'actua lité presque chaque semaine.« Avant d'écrire cette pièce, je me suis demandé comment je pouvais parler de ce genre d'événement sans me sentir imposteur, et sans que ce soit reçu comme un coup de théâtre sensationnaliste, confie David Paquet.Il fallait que je sois capable de le faire avec respect, élégance et responsabilité, sinon je ne le faisais pas.» Après une longue réflexion, Dav id P aquet a c hoisi de mettre en évidence ces vies et « toutes leurs formes possibles » avant qu'elles soient fauchées.C'est pourquoi il s'attarde plus aux victimes qu'au coupable une ombre qui plane sur la pièce.« Je préférais parler de la façon dont on peut préserver ces vies disparues.Ces jeunes, je les adore.On les voit changer, s'ouvrir, prendre des risques, aller vers l'autre.Et on ne saura jamais ce qui aurait pu naître de ces rencontres.» La finale est d'autant plus dure qu'on s'est attaché à ces jeunes, à leur folie, leur fantaisie, leur hargne.« C'est de ça que je veux qu'on se souvienne.C'est comme un requiem, un exercice de mémoire.» C o m m e c i t oye n , D av i d Paquet se dit « consterné et sans mots » devant ce genre d'événement, ma is com me auteur, il tente de les déchiffrer et de « faire un sens avec ce qui n'en a pas ».Il ne prétend ni expliquer ni changer les choses, mais ne se défile pas David Paquet, qui a reçu le prix du Gouverneur général en 2010 pour sa pièce Porc-épic, écrit autant pour les enfants que pour les adultes.PHOTO ANNE GAUTHIER, COLLABORATION SPECIALE devant la violence qui se trouve dans la pièce.« C'est comme deu x locomotives qui s'en viennent l'une vers l'autre.» T rop dur, trop trash ?Se censurer lorsqu'on s'adresse au x adole s cent s sera it se mettre la tête dans le sable, c roit-il.« Est- ce que vous savez de quoi ils parlent, ce miroir à peine déforma nt.« J'essaie de mettre en lumière des facettes de l'humain sans les embellir ni les déformer, c'est vrai.Mais il y a toujours une teinte surréaliste.» Pièce gagnante du concours Le théâtre jeune public et la relève en 2009, 2 h 14 n'a été présentée que quelques fois au nom mé « Nouveau visage » en théâtre pa r l'équipe de La Presse la même année, on a l'impression de l'avoir moins vu depuis deux ans.« C'est vrai, j'ai été beaucoup joué à l'étranger », admet-il.Après 2 h 14 à la Maison Théâtre, La Licorne présentera sa nouvelle pièce pour « On peut faire un théâtre bonbon, vitaminé, aseptisé, mais les jeunes sont lucides et savent qu'on vit dans une société extrêmement violente.Ils n'en sont préservés d'aucune façon, la violence est aux nouvelles tous les soirs.» - David Paquet, auteur qu'ils voient sur le Net ?On peut faire un théâtre bonbon, vitaminé, aseptisé, mais les jeunes sont lucides et savent qu'on vit dans une société extrêmement violente.Ils n'en sont préservés d'aucune façon, elle est aux nouvelles tous les soirs.On peut même trouver la vidéo du crime de Magnotta sur le Net ! Il ne faut pas être hypocrite non plus.» Québec en 2010.« C'est cette année qu'elle arrive vraiment sur scène », dit David Paquet, qui raconte qu'elle sera aussi jouée en Allemagne, en France et au Mexique.Lauréat du prix du G ouverneu r général en 2010 pour Porc-épic et ados, Appels entrants illimités, montée par Benoît Vermeulen et le théâtre L e Clou .Un autre texte de lui, Le brasier, a aussi été joué en Belgique en 2012 « Je devrais le faire circuler si je veux qu'il soit monté ici.» et il s'attelle à l'écriture d'une nouvelle pièce pour les 6 à 8 ans.« Mais je veux continuer à alterner entre le théâtre jeunesse et pour les adultes.De toute façon, à part la durée, est-ce que c'est vraiment différent ?» Pas dans sa tête en tout cas : il estime que 2 h 14 n'est pas pour les 14 à 17 ans, mais bien pour 14 ans et plus.« Tout le monde peut voir cette pièce.Et les ados aiment beaucoup mon théâtre pour adultes.J'ai 34 ans, mais mon adolescence est là encore, plusieurs fois par semaine ! Pour écrire pour les ados, il faut se mettre dans l'état adolescent.Comme eux, j'ai besoin de croire que j'habite dans une société de tous les possibles, et non de l'étouffement.Sinon, c'est terrible.» 2 h 14, à la Maison Théâtre du 30 janvier au 9 février.À partir de 14 ans.SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 C H A U V E S O U R 2 O I 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 MOTS CROISÉS DES ARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1828 Langage contemporain Charge émotive et tension, mais aussi humour et fantaisie sont au coeur de la pièce mise en scène par Claude Poissant, « qui a respecté son rythme, son énergie et son esprit rock ».« J'ai beaucoup travaillé sur la narration directe et la langue, pour offrir aux jeunes quelque chose d'actuel et de contemporain, sans tomber dans le mimétisme.On n'est pas dans la cour d'école.» Et avec ces quatre personnages bouillants de vie, il tend aux jeunes un 7 Prénom de l'actrice Russo Élaguée.8 Théâtre Sans Fil Fred Pellerin l'a fait connaître (Saint-.-de-Caxton).9 Point de départ d'une chronologie particulière Plante malodorante des forêts de montagne Accentue l'expression d'un sentiment.10 Infusion Sorcière ou fée, dans la tradition arabo-persane.11 Ses deux branches sont assemblées à angle droit Radon Ce cinéaste soviétique a été un pionnier du documentaire.12 Arrêtées On y donne une formation technique en aérospatiale.1 Elle joue dans le film Amour de Michael Haneke Prénom de l'auteure des Filles de Caleb.2 Plante potagère vivace Sans importance (de .).3 Pièce de Jean Anouilh (Le .des voleurs) Frottées d'huile.4 Corbeilles-d'argent Grand perroquet.5 Elle s'occupait des déshérités .Mallette.6 Aluminium Auteur des N T T U D E R Z O R E S I N I C L N U O X Y U R E Y A L E S E N T E S T O R E A I G U E S B E G A S R E N E E E T A E R U I E E T A A S P A L G E I R A D I N E G A T L R R E O U S T E T C I C O E I N R E E S E S A R T I S T E S 1827 www.nicolehannequart.com VERTICALEMENT 1 Omniprésent est le titre de son plus récent album.2 Prénom de l'auteure de Mauvais karma Ce qu'il y a de savoureux dans un propos.3 Mettre bas, en parlant d'une vache Rejeté à l'extérieur.HORIZONTALEMENT 4 Paresseux Dans les régions désertiques Dithyrambe.5 Distractions pendant les temps libres Initiales de l'auteur du Nom de la rose.6 On l'utilise pour tracer les directions sur une carte Prénom de celui qui est le Fou du roi dans Tout le monde en parle.Nourritures terrestres Initiales de l'acteur Eastwood.7 Roman de Stevenson (L'.au trésor) Remboîte Cale.8 Redressés Sert à encourager Sièges.9 Initiales de la comédienne Lachapelle Fleuve d'Ukraine.10 Petit groupe de personnes Il se termine en septembre.11 Prénom de l'auteur de la pièce Le roi se meurt, au TNM jusqu'au 9 février Philosophe et sociologue français mort en 1983.12 Philosophe grec (Zénon d'.) Établissement d'enseignement consacré à l'étude du Talmud.CÉLÉBRITÉS.Vous avez un événement à célébrer ?Soulignez-le ! Vous réchauffez nos coeurs par votre présence, nous vous souhaitons la santé et le plaisir de savourer les douceurs que la vie vous apporte.Marielle, Jacinthe, Jean, Marie-Claude, François, Dominique et tous les enfants xxxxx.tous les samedis dans Bonne Fête Jeannine 85 ans! Jeannine Boucher Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) | 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca \f 16 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll CHOIX HEBDOS DE LUC BOULANGER LISTE PLUS ULTRA Voyez nos choix en vidéo à lapresse.ca CINÉMA LE MÉPRIS LIVRE WE THE ANIMALS (VIE ANIMALE) MUSIQUE CONCERTO EN SOL MAJEUR DE RAVEL THÉÂTRE REGARDE MAMAN, JE DANSE TÉLÉVISION DOWNTON ABBEY Il y a 50 ans cette année, JeanLuc Godard réalisait Le mépris, l'un de ses meilleurs films, inspiré d'un roman de Moravia.Dès le générique, au son de la musique de Georges Delerue, le charme opère «totalement, tendrement et tragiquement».Le cinéaste nous transporte dans un monde qui «s'accorde à nos désirs».Et il y a Bardot à son mieux qui, couchée nue dans des draps froissés, demande à Piccoli: «Et mes fesses, tu les aimes, mes fesses?» Avec ce premier roman publié en 2012, le jeune auteur new-yorkais Justin Torres a séduit la critique des deux côtés de l'Atlantique.Une écriture musicale, très imagée, qui dépeint la vie d'une famille tissée serré malgré les blessures, la pauvreté et les trahisons.Un récit initiatique dans lequel le cadet de trois garçons apprendra à garder la tête au-dessus de l'eau dans un monde où il est « beaucoup plus facile de se noyer que de nager ».Créée en 1932, cette oeuvre de Maurice Ravel demeure, avec son Concerto pour la main gauche, fort prisée par les plus grands pianistes du monde.On a un faible pour les interprétations des Bernstein, Zimerman, Grimaud et celle de la remarquable Martha Argerich.L'inoubliable 2e mouvement est traversé par une douce, fragile et mélancolique lumière.Encore aujourd'hui, le transsexualisme est le dernier tabou de la société occidentale.Imaginez en 1975, dans la petite ville de Gand, en Belgique.C'est le récit d'une quête libératrice pour vivre sa différence que l'auteure et interprète Vanessa Van Durme livre avec ce solo.Sobre, poignant et universel.Au Théâtre La Chapelle, du 29 janvier au 9 février.La saison 1 est diffusée en français à Radio-Canada ; on peut voir la saison 3, avec le tandem Maggie Smith-Shirley MacLaine, sur les ondes de PBS.Et il y a les DVD des deux premières saisons.Quoi dire de plus sinon que cette télésérie portée par une distribution de haut calibre nous transporte dans un monde raffiné, passionnant et bourré d'intrigues ?Elle peut créer une dépendance.Sur le divan avec Maxime Denommée STÉPHANIE VALLET Début d'année chargé pour Maxime Denommée qui, après Le dernier feu à l'Espace Go jusqu'au 16 février, enchaînera avec les Muses orphelines chez Duceppe dès le 20 février.Le comédien-vedette de la série Aveux incarne Rabe dans Le dernier feu de la dramaturge allemande Dea Loher, sous la direction de Denis Marleau et de Stéphanie Jasmin.Sur scène, les personnages se remémorent un drame survenu huit ans plus tôt, lorsqu'un enfant est renversé par une voiture au cours d'une poursuite.Rabe, le seul étranger du village, est aussi l'unique témoin de l'accident.« C'est assez particulier parce que tous les personnages ont une part de responsabilité dans la mort de l'enfant.Alors, ils décident de diluer leur culpabilité ensemble », explique Maxime Denommée à propos du Dernier feu, une pièce loin des balises du théâtre conventionnel.« Rab est un peu entre Jésus et James Dean.Ce sont les pistes d'inspiration que Denis Marleau m'a lancées, lors des répétitions.Il se mutile en se limant les ongles jusqu'à l'os, mais il a aussi des moments plus sensuels avec la mère de l'enfant (Evelyne Rompré) », ajoute le comédien.Tout juste quatre jours après Le dernier feu, Maxime Denommée sera Luc, le personnage principal des Muses orphelines de Michel Marc Bouchard, dans une mise en scène de Martine Beaulne chez Duceppe.Il donnera la réplique à Léane Labrèche-Dor, Macha Limonchik et Nathalie Mallette « J'y vais une répétition à la fois! lance-t-il en souriant.J'aime me retrouver entre un théâtre symboliste et un autre plus réaliste .» Maxime Denommée sera également de retour en tant que metteur en scène avec Orphelins, en supplémentaires à la Licorne les 11 et 18 février.« Je me suis découvert une nouvelle vocation en montant aussi des pièces à l'UQAM.J'adore faire débloquer des jeunes sur scène! Je vais monter lors de la prochaine session une pièce que j'ai créée il y a 14 ans quand j'étais finissant, Le langue-à-langue des chiens de roche de Daniel Danis », conclut-il.QR Avec qui changerais-tu de carrière ?Avec un quelconque ébéniste, quelque part dans le bois, qui s'est fait son chalet en bois rond et qui fait des meubles pour ses amis.J'adore l'odeur du bois et le fait de travailler de mes mains, ça donne un break au cerveau.Je ne reste pas dans le bois, mais j'ai touché à l'ébénisterie ! ça.Je faisais rire les gens, je me sentais bien sur scène, alors que j'étais assez timide à l'école, comme dans la vie en général.Je me suis épanoui sur scène et ç'a été comme un appel.diriger de bonnes actrices comme Christiane Pasquier ou Annick Bergeron.Sinon avec de jeunes talents tout juste sortis de l'école.Un rôle que tu rêverais Qu'est-ce qui te fait rire dans la vie ?d'interpréter ?J'aime beaucoup le personnage bourru de Jean-Pierre Bacri, mais aussi Louis de Funès, pour son côté insupportable.Je suis assez bon public, alors en général, les bons conteurs qui ont le sens du timing me font rire.Avec qui aimerais-tu travailler ?J'ai commencé à faire de la mise en scène, alors j'aimerais bien Je me suis toujours dit que j'aimerais interpréter Robert Charlebois au cinéma.Comme Val Kilmer a fait Jim Morrison, je pourrais faire notre Morrison à nous ! Te souviens-tu de ton premier slow ?Oui ! C'était dans un gymnase d'école, Love Bites de Def Leppard, avec une belle petite fille qui était venue m'inviter, car j'étais trop gêné pour faire les premiers pas ! Je me souviens encore de mes amis en arrière de moi qui me soufflaient : « pognes-y les fesses ! » Mais je n'ai pas dépassé la poche de jeans ! Ton plaisir coupable ?Passer le Swiffer ! Quel serait le titre de ta biographie ?« Il parle peu, mais n'en pense pas moins » Qu'est-ce qui t'a donné le goût de faire ce que tu fais aujourd'hui ?Il y a eu un évènement déclencheur.Quand j'ai fait une pièce au secondaire, la première fois que j'étais sur une scène devant une salle comble, j'ai vraiment eu un coup de foudre pour PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE \f "]
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