Progrès du Saguenay, 25 juillet 1958, Hebdo-Revue
Lf PfiOG fit S SAMEDI.26 JUILLET 1958 MMamai *?r* TniTW &S5M !;V •'-.mêmm ï^-4r?yJûâ^£=vV figM ,V*t- ' rn - .•afsjfc •i H;" .Vf.*;Ç55S «Ü ¦r • 4-*.v f A« v*- v.iStf?.v ^ >» *tyy& 3SE1 23SÊ -•' *".>•¦ ¦*- &X2 * *£# /•flT'V &F‘ l ¦# 3*£ft ->./ fWf*?32$r.IT f>urtvi*>« MQLSONi Èefeses •.¦ uta ***** ara u ••* ?*>-/: ^ ;2§i 2**?Si Tr souviens-tu • • ?P.tr ./.r.DA O US 7 I Du 26 juillet au 2 août 1933 ZS MJ i #*•» Kl’UlS quelques années tout le monde prend comme Admise cette merveilleuse invention qu’est la télévision, mais saviez-vous que le 28 juilict 1933, votre chroniqueur avait obtenuun e primeur d’un des pionniers de “l’oeil superlatif” qui a rendu la télévision possible.M.François llenroteau, chef du service astrophysique à l'Observatoire national d'Ottawa, découvreur de la planète V et ami intime d’Einstein, de l’abbé Lemaître, de David Sarnoff et autres grands savants, était heureux de nous montrer le filtre qu’il avait inventé et qui devait augmenter d’un million de fois la puissance des télescopes.II avait fait enregistrer son brevet sur l'invention, formé une •ociété canadienne avec le concours du regretté sénateur Louis Côté et une filiale aux Etats-Unis en vue de fabriquer sa caméra électrique aux fameux lobo* M François Henroteau ül ratoires électroniques de Cambridge (Massachusetts).La dernière fois que nous avions vu M.llenroteau.le savant belge so remettait des blessures d’une explosion.il nous apprenait qu’il rentrait à Bruxelles pour occuper Ja chaire de mathématiques avancées et d’astrophysique.Pendant la deuxième guerre mondiale, outre-mer.nous avons tenté en vain de le revoir pour parler de télévision, Comme tant d’autres sa- vants avait-il été coffré par l’ennemi ?Toujours est-il que son inspiration pour le filtre de la télévision lui était venue pendant la grand-messe à la Basilique d’Ottawa.L’invention, A laquelle il travaillait depuis plus de dix ans, devait augmenter d’un million de fois la puissance des télescopes, rendre possible la transcription en une seconde do longs messages et permettre instantanément des portraits animés parfaits de tout événement survenant à n’importe quel endroit dans le monde ’ Citons cet autre passage: “Si l’invention réussit, elle ouvrira une nouvelle ère sous plusieurs rapports.Toutes les épreuves nécessaires ont été faites, aussi notre savant concitoyen croit-il que ce n’est plus qu’une question df temps avant que son invention soit un fait accompli.L’invention de M Henroteau ferait pour la vue ce que les savants ont déjà accompli pour le son.Sa caméra électrique n’est pas seulement le rêve d’un inventeur.Ce fut l’astronomie qui porta M.Henroteau à découvrir son invention.La télévision ne fut qu’un incident.11 tenait à éliminer les lentilles embarrassantes en usage et leur substituer des appareils sensibles A la lumière, telles que des cellules photoélectriques, pour rapprocher les étoiles de l’oeil humain.“Les cellules photoélectriques sont sensibles à plus de couleurs que l’oeil d’où leur valeur en astronomie.Avec le développement de l’oeil superlatif-électronique.son application au nouvel art de la télévision devait se faire et l'appareil répondait très bien A cette fin.” Fiasco d’une conférence Le 27 juillet 1933 les journaux En 1933, Henri Peglane, de Pcris et Montrée! était le monarque de îa lutte.L'année 1933 marquo pour Kingston une révolte ou pénitencier fédéral.t- I I -t I « I ' ' r •#» O.Vl êvvs v.'-’ - ¦ - h»i S-.*» *¦ *+ H rapportaient que la conférence économique mondiale se terminait par un fiasco à Londres.Neville Chamberlain, qui devait devenir le pacificateur de Munich, ne cachait pas sa déception mais le président Franklin Delano Roosevelt ne croyait pas que la conférence fût une faillite.Cordell Hull préconisait la fin de la guerre économique.Le Dr Hjalmnr Schacht que d’aucuns surnommaient “le délégué de Hitler”, président de la Reichsbank allemande, conseillait aux nations de mettre leur maison en ordre.L’Allemagne, disait Schacht, était prête à s’unir au mouvement de coo péra t ion internationale.Le Parlement britannique adoptait un bill dénonçant le traitement des Juifs en Allemagne.A Londres on rapportait que sir Robert Mond avait été élu à la présidence de la Fédération économique juive et mondiale formée à Amsterdam.Léon Trotsky était mentionné comme premier ambassadeur de l'URSS à Madrid.Notre confrère Léopold Richer affirmai: que “15 ans après la guerre.Bernard Baruch redevenait l’homme le plus puissant au monde.” \jC Canada, les Etats-Unis.l’Argentine et l’Australie voulaient réduire les cmblavures du blé.A Rome.Benito Mussolini fêtait ses 50 ans.A Chicago, on fondait la police internationale (Interpol) pour combattre le crime.A Détroit.Henry Ford fêtait ses 70 ans.Dans l’Inde, le Mahatma Gandhi lançait un nouveau mouvement de désobéissance civile.11 fut arrêté avec 32 de se?disciples.A Moscou Litvinoff refusait d’aider Trotsky à rentrer au Kremlin.Au Mandcho u k o u o.Tan Vu-Lin faisait sa soumission et devait combattre le général chinois indépendant Feng Vou-Hsiang.L’offensive japon aise dans le nord de la Chine avait eu lieu en janvier.A Washington, on espérait voir quelque six millions* de chômeurs reprendre leur emploi pour la fête du Travail.A Berlin, on arrêtait des communistes.Enlèvements et chômage Les enlèvements continuaient aux Etats-Unis.John J.O’Connell.après 23 jours de captivité, était libéré après que ses ravisseurs eurent touché une rançon de 540.000.Les ravisseurs de Charles Urschel le libéraient après neuf jours de captivité.A Montréal.Mme Maria Chiasson était acquittée de l’accusation d'avoir enlevé Colombine Grenier.On réclamait partout la peine de mort contre les ravisseurs.Walter McGee avait enlevé Mary McElroy au Kansas.Au cours d'un banquet à Prince Albert, Mackenzie King pro- mettait la prospérité.A Saint-Eustache, on fêtait Thon.Arthur Sauvé, ministre des Postes, à l’occasion du 25e anniversaire de son entrée dans la vie publique.A Ottawa, on annonçait que 1.500 fonctionnaires fédéraux seraient mis à leur retraite à cause ri« la limite d'âge de 65 ans.Pendant que Mackenzie King condamnait la dictature socialiste de la CCF qui menaçait le Canada sous Woodsworth, le premier ministre R.B Bennett, après deux mois affairés à Londres à h conférence mondiale, à la conférence sur le blé et aux conversations impériales, se rendait aux sources thermales de Harrogate pour refaire ses forces avant de rentrer à Ottawa.Son bon ami, le notaire F.-A.Labelle, de Hull, vice-président de la Commission des chemins de fer, s’éteignait à Blue Sea Lake et fut l’objet d’obsèques inoubliables A Hull.Le futur successeur de Mackenzie King.Me Louis Saint-Laurent était le procureur du gouvernement Bennett dans la poursuite contre 11 compagnies de charbon accusées de combine illégale.Le gouverneur général actuel du Canada, le très hon.Vincent Massey, s’occupait avec «ir Herbert Samuel, chef de la délégation anglaise, de l’organisation de la conférence britannique qui devait s’ouvrir le 12 septembre à Toronto.En Ontario, le premier ministre Henry mettait l’électorat en garde contre les promesses du jeune et fougueux leader libéral “Mitch” Hepburn.Huit cents travailleurs de la route trnnscanadienne étaient remerciés de leurs services dans la région de North Bay.A Regina.on couronnait Freeland Wil-ford de l’Alberta “roi du blé*' tandis que les citoyens d’Albert (Nouveau-Brunswick) se remettaient d’une conflagration.A Kingston, les prisonniers se révoltaient au pénitencier fédéral.A Montréal, le sénateur Béïque subissait une faiblesse au cours d’un banquet au Cercle universitaire.le père du poète Robert Choquette, le Dr Choquette décédait à l’âge de 57 ans.Toujours sur la scène nationale, le chef d’orchestre Orville Johnson se noyait dans le canal A Morrisburg (Ontario).Thomas Maher annonçait que Radio-Canada échangerait de?programmes avec la France, les Etats-Unis, l’Angleterre et l’Aile magne, l’hon.juge Greenshields succédait à sir François Lemieux comme juge en chef du Québec, Michael Bradley de Chapeau était accusé *é du meurtre de cinq membres de sa famille, Trois-Rivières remplaçait le tramway par l’autobus enfin les Canadiens de naissance (Suite à la page 15) hfr»i Il y g 25 ans, il y eut une vague d'enlèvements.— Le megnat de l'huile, Charles F.Urschel en fut victime.fŒms En 1933, le globe-trotteur, Emile Lessard, fit le trajet d'Orléans à Hull, une marche de 12,384 milles.Lé capitaine Louis Bisson, i y c un quart de s ède.L avion que pilote r ’e capitc ne Louis B-sscn, il y c 25 ens, en pays de mission.PAGE 2 • Attention aux ^lotA ùleud! +• « y* 4arcation; 3,) S'enivrer but l'eau; 4.) Jeter 4w déchets A l'eau — bouteilles, botte*, eto,r 3.) I>es fleura sont placées dans le seau a Spcendle; B.) Saute dan* des eaux inconnues; *.) Mépriser le* règles de prudence par la vdteaae; 8.) Pousser les autres A l'eau; 0.) Sclairage de l’embarcation Insuffisant; 10.) Manger avant d’aller se baigner; IX.) Jouer jnprudemment dans l'eau; 12.) Pratiquer la plongée sous-marine parmi une foule; 13.) Se balancer après un radeau ou nager dessous: 14.) Une seule personne ne peut surveiller et -* route et le skieur; 15.) Le pilote porte plus l'attention à sa petite amis qu’aux nageurs; 18.) Pratiquer le ski nautique près des nageur* et des radeaux; 17.) Plonger dans de» »aux inconnues (roches et autres obstacles); 18.) Ne pas savoir pratiquer la respiration artificielle; 19.) Surcharger l’embarcation; 20.) L'embarcation contient des personnes qui ne savent pas nager (ceintures de sauvetage); 11.) Embarcation en mauvais état; 22.) Se tenir debout dans une embarcation; 23.) Avoir une boîte pour rider l'embarcation; 24.) Ne pas savoir lancer une bouée de sauvetage; 25.) Fumer en remplissant le réservoir; *6.) S’affoler dans tes herf>es.Voir reportage en pages 8 et 9 .¦ .: .1 ¦ LA saison des vacances bat son plein.C'est le temps de se distraire, de se détendre, de s'amuser sainement.Par ces temps de chaleur, il est normal que Von recherche la fraîcheur de Vomie.Malheureusement trop de pens négligent les règles 1rs plus élémentaires de la prudence lorsqu'ils se prélassent sur ou dans Veau.Au cours de Van dernier, jyas moins de 359 adultes et enfants de la seule province de Québec ont perdu ta vie dans des tragédies de fonde alors qu’ils avaient enfreint un ou plusieurs des règlements tout simples qui gouvernent la sécurité aquatique.La Croix-Houge nous résume les principaux règlements: l—Nagez toujours près de la côte et revenez au rivage dès qu’il y a menace d’orage.2—Si alcool er essence ne vont pas ensemble, il en est de même de Valcool et de Veau.Donc ne buvez jamais d'alcool quand vous êtes sur Veau.2—Ne plongez jamais dans des eaux inconnues.De plus, ne jetez jamais de déchets par-dessus bord lorsque vous êtes en bateau.4—Ayez toujours à bord d’uvo embarcation, les extincteurs et les protecteurs nécessaires et appropriés.Lorsque vous naviguez, surveillez toujours les enfants sur la plage et méfne encore mieux, évitez entièrement l’arrondissement des nageurs.Si vous naviguez la nuit ou le soir, observez les règlements de l’éclairage.5—Ne prenez jamais un bain au moins deux heures après les repas.Une fois à l’eau, rappelez-vous que ce n’est pas l’endroit pour jouer de mauvais tours.Pour ceux qui aiment la plongée sous-marine, il faut se rappeler que ce sport ne se pratique jamais dans un endroit encombré.Ne nagez jamais sous un radeau et ne vous y balancez j>as.Un nouveau sport connaît une vogue extraordinaire: le ski aquatique.Skieurs, ne pratiquez jamais votre sport près des plages ou des nageurs.Allez plutôt au large et si vous n’étes pas trop bon nageur, portez une ceinture de sauvetage.De plus, il est indispensable d’avoir une personne à bord pour surveiller les skieurs.Il est évident qu’avant de se lancer sur l’onde, il faut vérifier si l’embarcation est en parfait état.Il faut ensuite éviter de surcharger l’embarcation.Une fois installé à bord, ne vous levez jamais dans l’embarcation.Il est bon d’avoir un récipient pour vider l’embarcation en cas de nécessité et d’apporter un aviron supplémentaire en cas d’arrêt du moteur.S’il vous faut refaire le plein d’essence, il est de la plus élémentaire prudence de ne pas fumer en accomplissant cette tâche.En tout temps, le nageur faible ou incompétent doit porter une ceinture de sauvetage.S’il vous arrive de tomber dans des herbes, ne vous agitez pas: tentez de les éviter.Enfin, fous et chacun, amateur ou non de nage, de rame ou de ski aquatique, devrait apprendre à pratiquer la respiration artificielle.C’est facile, et vous pouvez sauver une vie au moment où vous vous en attendez le moins.- o - Pêcheurs, le calendrier nous annonce une semaine exceptionnellement bonne.Tous les jours de la prochaine semaine, sauf mercredi, seront des jours excellents pour taquiner le poisson.ANGUSMORK vous est ofjcrt avec les hommages de la BRASSERIE m , /-a3:- b i f u-,:- s.r :T'> J * J * « * » ‘Um ’Xÿ& \\%w *H l «OLSOs îev.f-x' «»ytf Vkv;.X'.",'i.,vV« N® le lau réel du Prix du Ko inan et il JOHN C1IEEVER UX cérémonies marquant la remise des Prix nationaux du livre, John Cheever, le lauréat du Prix du Roman, sc trouvait dans une assez curieuse situation.Il riest olus, comme il le dit lui même, de première jeunesse, n’est certainement pas un écrivain inexpérimenté, pourtant, “The Wapshot Chronicle” à qui le prix a été attribué est son premier roman.Plusieurs critiques, soulignant le caractère “épisodique” de son livre, ont refusé d'y reconnaître un roman et sc sont montrés surpris du choix du jury.En fait, le candidat battu t’! qui avait été grand favori, “By Love Possessed”, de James Gould Cozzens, était au moins autant à l’honneur que "The Wapshot Chronicle” dans les conversations qui antfnatent la réception mondaine suivant la réception officielle.M.Cheever ne fut donc pas surpris qu’on lui demandât ce qu’il pensait des critiques adressées à la forme de son livre.“Lorsque les gens déclarent que “The Wapshot Chronicle” n’est pas réellement un roman, ce qu’ils veulent vraiment dire c’est que ce riest pas un roman comme ceux qu’ils ont lus jusqu’à présent”, nous dit M.Cheever.“La beauté du roman, en tant que genre littéraire, c’est que chaque romancier lui donne une forme différente.Tout écrivain qui s’essaye au roman doit fournir à ce genre un apport personnel.“The Wapshot Chronicle” correspond à ma manière d’écrire un roman”.Le roman est-il en partie autobiographique et la petite ville de Saint-Botolph, où l’action se situe, riest eile autre que Quincy, dans la banlieue de Boston, où M.Cheever est tié voici quarante-cinq ans?“Je ne suis pas un débutant, ri tor que M.Cheever, et je ne confonds pas le roman, ni la nouvelle, et l’autobiographie.Personne ne peut se reconnaître dans “The Wapshot Chronicle” et je n'avais pas consciemment pensé à Quincy en écrivant ce livre”.“Quelle est l’origine et peut être le sens caché, du nom de Wapshot?” “C’est un nom de famille que j’ai imaginé et qui doit avoir pour ceux qui le portent, un prestige égal à celui de "Cabot” ou des grands noms de la région.” “Que pensez-vous de l’Amérique en tant que cliente des lettres?” “Les Américains ont eu beaucoup de chances ces dernières années, ils ont joui d’une prospérité considérable: ils ont eu l’occasiôn de développer leur curiosité intellectuelle et de la manifester dans des conditions idéales; je crois que les résultats sont évidents”.“Et quelle est votre opinion sur la littérature américaine?” "Je suis très optimiste en ce qui concerne la “chose littéraire” aux Etats-Unis.“Et quels sont maintenant vos projets?” “Je prépare une série de dix nouvelles et je retournerai en Italie, en septembre, pour une année dont je profiterai pour parfaire mon italien, visiter le pays, et écrire peut-être un nouveau “roman”, nous déclare M.Cheever en accompagnant ce mot d’un sourire ironique qui laisse entendre que les eritl-ques ne l’inquiètent guère.(Droits réservés) A.F.P.* • »^« » ^ Les mois croisés de .i é Horizontalement.I— Peu élevé —Meuble de repos —Appelles —Coutumes — Note |- Toutes h s petites lilit > devraient Tètre [—Chemin — Préjudice |—Chai ne de montages en Espagne — Article —Pronom — Cherche & atteindre —Reproduits au crayon ou à U plume Verticalement.II— Note |2—On les met aux jambes, en hiver |3—Ce qu'il y a de meilleur dans la société |4—Enduites d’un corps gras p—Accidenter |f>—Contrat pour un temps déterminé — Début de “service” |7—Mesura du bois — Département Itt— Exhale une odeur — Pronom [S^—Feuilles de ter ou d’acier |()—Epoque 1 —Direction Solution des mots croises 1*3 U - W3 *01 — satQi 9S -tuas g — uiy îwaxs - i\ye% g — Jassos — osnajinjt f- — aiî{3 g — [i’il Z ioa l *|uauiairat|j3A SdUISSOQ x\.\ îni g — ai Irjjoig i ÎJOX ÎWJIV 9 — wjmrssifqo -M Y — »l?H £ ~ }}1 $Cfl *x ‘iu9iii.)]F)tionjoH fH ri } j J A rr T / vr ¦ L J ¦ -J L j ¦ V 1 U/ N _ U "'-S.Quand vient I heure de la détente.prendre une MOLSON c’est agréable La bière de chez noua LA VEUILLE r»E VIGNE AGF.4 • 9 V'ÿ ^ till'.it illll 'Hi:!- l'WN'lil» TT?• ’*«' HilHt1 IN y • .¦-¦> ¦¦¦• •-¦ ' • ¦•¦•'¦¦ sf/ « }-¦ r < • « La maison des Chapais, à St Denis, Kamouraska.L'hon Jean-Charles Chapai, p)rg d« air Thomas Chopois On tait dr source »ûr« qu'il achetait, le* 7 septembre, 1832, l'emplacement aur lequel U de voit construire sa maison au fief de St-Deni* puisqu'il s'agit d'un acte notarié passé à la ItiviérO-Ouelle chez M.J« notaire r;*.r»n D’aJlleurs, la maison ?Vÿs RAFRAICHISSANTE PAR EXCELLENCE! .LA BIÈRE DOUCE PARCE QUELLE ESI BRASSEE AVEC OU 'HOUBLON SANS GRA/NES * POUR EN ELIMINER TOUTE TRACE INDES*AbU DE GOÛT AMER.LA BIÈRE DOUCE! BUVEZ PAGE 6 • rfV y- *~JTV A4» - • — _ •.- nv» * — * < 'i;-wS5# vw SK?£S2 WiW *r«»v ?Voici une bonne idée de ce que peut être la plus spectaculaire course en canot de l'Amérique qui aura lieu cette année le 10 août et qui déterminera le détenteur de la Coupc d'Or pour l'année.Cette course constitue l'événement le plus important du festival aquatique tenu à Seattle.Cjranci ÿeôtiva / un programme varié U 1er au 10 août 1958.SEATTLE, la Venise du Nord Américain.tiendra cet été son neuvième festival aquatique annuel.Comme par les années passées, cette ville d’un demi-million d'habitants, construite sur le site le plus enchanteur de l'Etat toujours verdoyant de Washington, et baignée par les lacs Union, Vert et Washington, attend un nombre imposant de visiteurs qu'elle promet d’accommoder avec les 60,000 bateaux de plaisance qu'elle possède.L’événement marquant du festival, ce sera sans doute la fameuse •ourse en canots automobiles au cours de laquelle le champion de l’été dernier, Bill Munccy, tentera de se mériter une autre fois la Coupe d'Or en conduisant sa nouvelle MISS TIIKIFTWAY.Cette •ourse aura lieu le 10 août sur le lac Washington.Plus de 500,000 personnes dispersées sur une distance de 20 milles le long de la frève vont assister b cette classique où des canots filant A plus de 50 milles b l’heure et soulevant d’innombrables Jets d’écume vont disputer les honneurs.Au programme se trouvent aussi led éfilé des jeunes Japonais en •ostume national et interprétant des chants et des danses de leur folklore, la parade des bateaux b la lueur des torches, les manoeuvres des vaisseaux de guerre dans la baie Klllott.En outre quelquo $0,000 propriétaires d»» bateaux mettront spontanément le leur b la disposition des visiteurs étrangers de façon à rendre possibles les troisières sur le lac Washington Bref du début Jusqu'au feu d'artifice final, le 10 août, chaque moment de ces 10 journées sera occupé d'une façon ou d'une autre de manière b toujours intéresser le rMteur étranger.I4* 1er août aura lieu le couronnement de sa majesté le roi Neptune IX.C’est lui qui dirigera véritablement le festival.Il •era aidé dans sa téehe par la Reine des Mers, couronnée ]• 5 loût.et un groupe de gracieuses princesses.Les amateurs de théâtre pourront se rendre au Théâtre Flottant.Installé sur le lac Vert, où l’on représentera, entre autres, "Les folies aquatiques de 1958”.Tout est prévu pour satisfaire tous !**• goûts et faire lin autre succès marqué du festival aquatique de 1958.«• v.>'*W On reconnût sur cette vignette le théâtre flottant de Seattle où sera présenté du 31 juillet au 13 août le spectacle le pfu« Intéressant du festival, "Les folies aquatiques de 1958".Un des ottraiti du festival aquatique de Seattle, ce sera un défilé de jeunes Japonais tn costume national qui exécuteront samedi et dimanche soir, les 9 et 10 août, des chants et des danses de leur folklore national.ae a en aou **¦4 * \ .- ; >> ;~u*s - A *.‘Fï r fjA * > .J - • -v >.n •a'** *• "fc* « *36*# ‘ Des visiteurs étrangers profitent des bateaux de plaisance mis à lour disposition pendant le festival aquatique de Seattle pour faire une croisière sur le lac Washington.• PAGE f FIIm, fil#*, & mc-r.ntOVÎr# .! X ' 4 V Jd** ‘•‘'"9*8: 'S^s: MMS ' Ik.V v** J&rs {* 5®w?¦5Ç3 ;.'¦ ¦>' *5C4 7JfeV; >»• » - fxro Vogue du ski cqucflque .• .! 3*&Sà «p; > -rt «K V* ¦ •MM » *>< v'W l Z>Z‘ •V*r'> Y-J5C .*• *-•¦;» -«• 6- 'Ü>; PAGE £ • ?, Tr ?LV cçr^oble pique-nique flottont .! jj., 3*%IÉ5 iatiiX / v T-r * A Z *3-4® Ml Hv.i NE randonnée sur lend* est appréciée de tous, tout spécialement flora nt les périodes de chaleur de juillet et août.Nous ne doutons aucun» ment que depuis un certain temps déjà votre embarcation est à flot et que déjà vous avez profité «te la belle température pour vous faire ballader au pré de* vagues.Il non reste pas moins que pour obtenir un plein rendement de votre embarcation, il vous faut y apporter une attention constante.Embarcation et moteur demandent une vérification régulière.La corrosion est l'ennemi numéro un de votre embarcation et de votre hors-bord.Une lubrication constante des parties qui peuvent être affectées doit étrt à l'agenda de tout propriétaire.Vérification du moteur La vérification de l'embarcation est une affaire d'une demi-heure.C’est une courte période qui peut rapporter des dividendes.Commençons par !e moteur.Les pointes de contact et Tigni-tion doivent être vérifiées et mites à point.Les bougies encras-lées doivent être remplacée*.Le bol de réserve du carburateur demande d'être nettoyé de temps à autre puisque c'est là «pie s'accumulent tons les résidus de la gazoline.Achat d'un nouveau moteur Pour ceux qui ne possèdent pas de moteur hors-bord.Outboard Marine Corporation a bien voulu nous fournir quelques renseignements précieux qui pourront vous aider à acquérir un bon moteur hors-bord de seconde main sans qu’il ne vous en coûte très cher.Cinq points importants devront fttirer votre attention î\snt de procéder à l'achat: X.Vérifiez la compression du moteur.Empoignez le démarreur et tirez le moteur plusieurs fois.Vérifiez la marche régulière du moteur.1.Vérifiez les coussinet* dans le carter, l'ne accumulation d'huile sur la p'.aque de l'armature démontre l’usure de* coussinets.3.Vérifiez le?cylindre* En enlevant les :• • \c * i* li- rez constater s'il y i un* accumulation de carbon sur U cylindre.Toutefois un moteur êsJ# ne veut pas nécessairement dire un moteur brûlé.4.Vérifiez les coussinet* de l'hélice.En exerçant une pression sur l’arbre de l'hélice voue verrez s’il y a du jeu 5.Vérifiez la réaction des aiguilles de contrôle.En faisant fonctionner le moteur dans ur.réservoir, vous pourrez vous rendre compte de cette réaction Si le moteur peut passer cet examen avec succès, vous ne faites aucune erreur en l'achetant.Le transport de l'embarcation Vous avez un moteur et une embarcation.Il faut donc maintenant les transporter jusqu’à la rive.Outboard Marine neuf offre encore quelque* suggestion» très utiles.Lorsque vous remarquez veut embarcation, utilisez toujours une chaîne de sûreté.D'ailleurs let lois de presque t utc- Us frounces \o’i* lé d*'rn ndfnt Apres avoir parcouru quelques millei, il est bon de vérifier Lamarre qui retient la remorque à ’a voiture ainsi que les prises qui retiennent l’embarcation à la remorque.Ces prises doivent être détachées si vous stationnez pour la nuit sur la route.Une remorque doit supporter l'embarcation à trois points différents.Elle doit donc être de dimensions appropriées.Il est bon de savoir avant de partir i: vous devez vous procurer des plaques de remorque dans votre province.Aussi il est très utile de savoir si vos assurances couvrent votre automobile lorsque vous avez une remorque à l'arrière.Enfin, le conducteur devra toujours te rappeler qu'il est bien différent de conduire une voiture avec remorque comparativement é la conduite d'une voiture seule.1 es plaisirs de la navigation La vie à bord d’une embarcation pour une période assez pro-« r.gée *>t devenue populaire avec l’avènement des grande* embarcations avec moteur hors-bord qui offrent de la place pour coucher ainsi que pour 1 entreposage et la préparation de* aliments.La popularité de ce mode de vie est devenue telle que les experts de Outboard Marine prétendent que dorénavant la navigation deviendra un nouveau centre de vie pour la ménagère.II y a quelques années, la vente des embarcations ouvertes et de fortes dimensions a commencé à augmenter.Une rapide enquête a démontré que ces embarcations de 17 et 20 pieds étaient devenues de véritables foyers sur l’eau pour l’été.Libre* de tout puisqu’elles n’ont pas de cabine.ces embarcations étaient idéales pour les croisières.Le poêle était bien rangé et les lits roulés dans un coin: donc tout était spacieux et confortable pour la croisière.On en vint même * donner le nom d’erabarcation-eamp à ce genre de bateaux.Actuellement les embracatîor.s-cemp tiennent la vedette.Les manufacturiers, toujours Miucieux de répondre à la demande, ont donc porté une attention toute particulière a ce genre de bateau.Les embarcations-camp ne sont plus de grosses barques sans allure mais bien plutôt des yachts de belle apparence.L’espace si vitale pour promener une famille a fait de la barque ancienne un bateau apprécié de plus en plus.su courant de la rivière Même s’il y a plus de 75,000 embarcations à moteur qui prennent annuellement le courant dt l’onde dans une des dix provinces canadiennes, il faut admettre que Je nombre de cours d’eau navigables est plutôt restreint.Les rivières deviennent les endroits préférés de ceux qui désirent faire une croisière tandis que les amateurs de ski aquatique se sentent parfaitement à l’aise mit un lac tout aussi bien que »ur une rivière.Pour les amateurs de croisières, rappelons que les rivières vont comme des livres qu’il nous faut apprendre à lire: un fond calme, un “V” dans le courant, une vague, un tournoiement de l’eau, etc.Ainsi lorsque la rivière tourne, Lon peut s’attendre habituellement que le profond de l’eau toit à l’extérieur du tournant.Ainsi dans un tournant en S, le plus profond commence d'un côté pour continuer au milieu d# la rivière et ensuite de l’autre côté.L’ne crête dans l’eau ou un cahot du courant: signe qu'il y a quelque chose sous la surface, a fieur-d'eau.Peut être un tronc d'arbre ou une branche.Un -V” dans le courant indique un obstacle à la pointe du “V’\ Tout probablement une roche.Dam un embranchement de ruisseaux avec Ja rivière, tenez-vous loin de l'eau trop calme.Habituellement sous cette surface se trouvent des bancs de boue et autres lédiments.En somme l'expérience et les conseils peuvent vous aider énormément h réaliser une belle croi-•iére.Il ne faut donc pas se gêner pour demander des renseignements de ceux qui s’y connaissent en la matière.Le dérangement en vaut la peine pour réaliser une belle croisière -an* ennui ^¦8 -WH' V: ¦***?#&£ NM( fi V." 5**» •MME ' -1/ * *ft ¦ *' * * w tri «ÜNI ar* * Booéê de iouv€toç« ., ! Un çoup de ligne .! -y ¦ à «âæi m V ''-g • PAGE f ¦ Ill.— — KSS9B5K } Voire Niinlé (Juede (\\{ fa l'a four lit ni en taire chi Mure ?- r?E sucre et les produits sucrés: confiserie, chocolat, * : Il miel, confitures, occupent une place importante dam ) ') ) L>9 la nutrition en raison de leur valeur alimentaire et de ^ j leur agrément.j \ Le surre a une digestibilité parfaite, cest à dire qu'il est \ \ totalement utilisé et ne comporte donc aucun déchet.Trans- r : jormé dans l'intestin en glucose, il fournit presque immédia- 1 : tement le combustible nécessaire i) l’activité des cellules de ) ) l’organisme.C’est le type même de l’aliment énergétique, à \ \ utiliser notamment dans les cas d’efforts physiques: épreuves r : sportives, traraux épuisants.Il permet aussi de réaliser la j : suraliTMentnfûm des sujets affaiblis.: S .I ( Cependant, le sucre ne peut être consommé en quantités : relativement importantes en raison de son inconvénient ma) jeur: celui de provoquer la constitution; à l'inverse du miel \ qui a une légère action laxative.Quant au rôle des produits • sucrés dans la détermination des caries dentaires, il est sûre: ment moins important que celui de l’hygiène de la bouche.• La distinction éventuelle entre sucres de canne et de | : betterave n’a pas de signification sur le plan de la compost- ) ) tion; il s’agit en effet d’un seul et yicme sucre: le saccharose, j ( Le sucre blanc raffiné du commerce en contient 99.5 p.100.t De même le sucre roux ou la cassonade de la betterave ou ) J de la canne ne semblent posséder aucun avantage que ferait j ( perdre le.raffinage de ces produits.9 \ Il n’y a aucun inconvénient à utiliser les produits sucrés \ chez les enfants, les adultes, les vieillards, hormis un maumis • emploi telle la distribution des bonbons ou "gourmandises” z avant les repas, qui coupent l'appétit.• Au contraire, une quantité élevée de sucre ou hydrate : de carbone est nécessaire pour permettre une utilisation ) optima des autres substances alimentaires.Les hydrates de j carbone peuvent fournir la quasi totalité de besoins énergé-: tiques (ou caloriques) à condition de pourvoir aux besoins 5 en vitamines apportés j>ar les graisses.C’est-à-dire qu’il est S jxîrfaitemcnt possible de se jtasser des graisses alimentaires.: Inversement celles ci ne peuvent se substituer aux sucres, qui : doivent être apportés, au minimum, en quantité deux fois \ plus importantes que les graisses.Des tables alimentaires \ donnent la composition et la teneur en hydrate de carbon des - différents aliments, ce qui permet d'établir des menus type ; dans les prescriptions diététiques.I : Chez les obèses, il y a intérêt à réduire les éléments ) ) riches en sucres et en graisses pour provoquer un amaigrisse-\ ment.f \ Les diabétiques ont une mauvaise utilisation du glucose \ qui a tendance à s'accumuler dans le sang (on dit qu’il y a C j une hyperglycémie).Par un régime pauvre en hydrate de r : carbone on peut limiter cet inconvénient.La plupart des j diabétiques reçoivent régulièrement de l’insuline qui permet \ une utilisation meilleure du glucose.Dans ce cas, l'alimenta-< tion doit apporter, au^si régulièrement, une certaine quantité : de sucre, d’autant plus forte que l’activité physique est plus J importante.Docteur H.B.poiivez-vouô réponch ! ?le Canada .5 au estions Mu f—Quels Etats américains sont limitrophes du Canada à partir du lac Supérieur jusqu'à l’océan Pacifique?2®__Quel est le volume hebdomadaire moyen des marchandi- ses transportées par l’industrie du transport ferroviaire du Canada?3*—Combien de Canadiens jhirticipent volontairement à un programme d'assurance-santé?4®—Quel est aujourd'hui le princijyal produit des fermes d’élevage d’animaux à fourrure de notre pays?5®—Quelle est la part prélevée par le fisc du revenu annuel des Canadiens?REPONSES 5®—On perçoit en taxes de toutes sortes, environ le tiers du revenu national.4®— Le t ison.39—Le total des polices d’assurance émises au Canada couvrant l’hospitalisation, les dépenses chirurgicales et médicales est de 17,000,000.29—Plus de 3,000,000 de tonnes.i®—Le Minnesota, le Dakota-Notd, le Montana, l’Idaho et l’Etat de Washington.i i i i i i 5 5 (Québec Presse) PAGE 10 • AU NOUVEAU-BRUNSWICK Jéj ruines c L fort (lïeanJ cjonr tan i oicj lien I Je t ancienne / , f yreSence je ancaiôe en A culic t *.» mym A vjichPSûfb$ •4 '« ' same ^91 ¦à*m.jan Par Jacques COUPON OS provinces maritimes sont fort riches en vestiges de l’époque coloniale car ces contrées, si proches de Boston et de la Nouvelle-Angleterre, furent saccagées tour à tour par les troupes françaises et anglaises durant leur rivalité sans merci pour la suprématie en Amérique du Nord.La Nouvelle-Ecosse possède les bâtiments de Port-Royal où demeure le souvenir de Champlain, Grand-Pré, Windsor témoins do l’Acadie douloureuse, le fort Ste-Anne et l'impressionnante forteresse du Louisbourg dont il ne reste aujourd’hui, hélas, que des ruines béantes et muettes, au ras du sol.Le Nouveau-Brunswick, entre autres vestiges historiques d'une époque révolue, conserve les traces du fort la Tour, situé dans la ville de St Jean.les ruines des forts Gaspéreau et Beauséjour.Les restes du fort Beauséjour s’élèvent sur une colline dénudée face au bassin de Cumberland dont les marées, particulièrement puissantes, ont accumulé près du rivage de grandes étendues de terre rougeâtre et marécageuse.La région est plate, doucement ondulée par endroits, mais le panorama que l’on découvre du sommet de cette butte sans arbres, lorsque les brouillards n’obscurcissent pas l’horizon, est prodigieusement beau.Contrairement «à ce que l'on peut penser, le nom du fort ne fut pas inspiré par l’agrément du lieu mais j>ar celui du premier habitant de l’endroit, Laurent Chatill.sieur de Beauséjour.La construction du fort commença en 1751 lorsque le gouverneur du Canada de la Jonquière, décida de fortifier cette région afin de prévenir toute attaque des Anglais établis à Bcaubas-sin.En 1754.un homme de moralité fort douteuse, Chambon de Verger, en était nommé commandant.mais il apparait que les sommes envoyées à lui de France pour l’achèvement des constructions et l'entretien des populations acadiennes furent en partie détournées à son profit.Le fameux Bigot, de Québec, que les exactions avaient également enrichi, lui écrivait à cette époque: “Profitez, profitez de votre position mon cher Vergor, vous avez toutes les chances.Amassez habilement afin d’être capable de revenir en France au plus tôt et de vous acheter une propriété près de la mienne !” Voilà l’homme à qui la France avait confié ses intérêts dans le bassin de Chignectou.Au printemps de 1755, le fort était virtuellement terminé.11 avait la forme d'un pentagone de quelque 280 pieds de large, entouré d’un fossé profond et d’une solide rangée de palissades.On construisit des casemates à l'épreuve des bombes et une trentaine de canons et mortiers défendaient les murailles.En temps régulier, la garnison comptait 200 soldats de métier auxquels se joignirent par la suite plusieurs centaines d’indiens et d’Acadiens des régions voisines.Sur les pentes environnantes, on avait construit des bâtiments publics, des magasins de vivres, li y avait aussi un hôpital «t une vaste église, ré- plique de la Basilique de Québec, dont était chargé le célèbre abbé Le Loutre.Ce que Chambon de Vergor ignorait, ou ce dont il se moquait peut-être, c’est que les troupes anglaises préparaient une attaque en secret.Elles étaient constamment tenues au courant de ce qui se passait à Beauséjour par un officier français à la solde de l’ennemi.Aussi, avant même d’être entièrement terminé, le fort Beauséjour était il attaqué par une expédition partie de Boston, et commandée par le colonel Robert Monckton.Les troupes anglaises formées d’environ 2.000 soldats de la Nouvelle-Angleterre.débarquèrent à l'embouchure de la rivière Missaguash, le 2 juin 1755.Des mortiers et des canons de fort calibre furent installés à moins de trois mille pieds des retranchements français, et un feu nourri accabla le fort et ses défenseurs durant deux jours.Finalement, sur les conseils de Le Loutre qui attendait en vain des secours de Louisbourg, la garnison capitulait.De Vergor, soit qu’il fût secrètement heureux de terminer une bonne affaire ou qu’il désirât se montrer gentilhomme, offrit un souper fin à tous les officiers anglais.Les Anglais, de leur côté, se montrèrent également généreux en proposant aux Français de les transporter À Louisbourg dans leurs propres bateaux.Un épisode de la guerre en dentelle qui se terminait sur le départ de la garnison française au son des fifres et des tambours! I^e fort passa donc aux mains des Anglais qui y firent d’amples travaux et lui donnèrent un nom nouveau.D’autres travaux furent encore exécutés jusqu’en 1813, puis la garnison fut retirée et la forteresse commença à tomber en ruines.Soixante-dix ans plus tard, on trouvait encore sur les lieux des morceaux de canons qui furent acquis par le gouvernement et envoyés à la fonderie.On mit à jour, peu de temps aj>rès, une source masquée sous une dalle de pierre, dont l’eau aux propriétés bienfaisantes était utilisée par les Français et fournissait l'eau bénite de la chapelle.En 1928, le site du fort Beauséjour devenait parc historique et l’on érigeait des monuments convenables pour commémorer les événements importants qui s'y déroulèrent.U* musée contient aujourd'hui de remarquables collections d'objets civils et militaires se rattachant à l'histoire de Chignectou et des comtés avoisinants.Des armes et des estampes de l’époque y sont également conservées et l’on peut y voir la vieille cloche do bronze qui nichait anciennement dans le clocher de l’église de Beauséjour, ainsi qu’un crucifix du 17e siècle, en os de boeuf travaillé, ayant jadis appartenu à la famille du sieur de Beau-séjour., L'intérieur du musée où l'on conserve bien des souvenirs de l'époque française en Acadie.KH franco-américains .et .: les Américains — (Vile Article) — Far Adolphe ROBERT Je qui l'est produit dam la politique a eu ion corollaire dam le commerce et l'industrie.Il n’est guère do localité où l’on ne trouve des Franco-Américains dans le directorat des banques ft corporations de services publics, les chambres do commerce, à la tête des clubs civiques ?t propriétaires d’établissements commerciaux de première importance.Enfin, dans l’industrie textile, celle do la chaussure, etc., les Franco-Américains se font également taillé des positions enviables.Dans la menui-forie, l’ouvrier franco américain est recherché pour le fini de son travail.La guerre a ouvert une autre «arrière aux Franco Américains.Les nôtres ne sont pas encore montés, à ma connaissance, jusqu'au grade de général, mais je pourrais mentionner des inspecteurs dans le “Inspector General's Department” qui portent des noms franco-américains, des colonels, lieutenant-colonels, majors, capitaines, etc.L’aviation attire quantité de nos jeunes S ni, aurtout comma opérateur* radio, mécanicien*, mitraU-arc, pilotai.Je pourrai* citer le nom d’un petit Franco-Américain, qui fut chef d’escadrille ayant dirigé plusieurs envolée* au-dessus de villes allemandes.Enfin, ce n’est pas sans une légitime fierté que nous avons vu l'armée américaine adopter le fusil Garand inventé par un authentique Franco-Américain.Si notre contribution à la victoire finale des Nations Unies devait se limiter à cela, ça ne ferait pas déjà si mal.Mais elle ne se limite pas k cela.Notre plus beau titre de gloire sera d’avoir fourni à la patrie, à une époque de crise, de nombreux défenseurs.Le professorat offre de belles carrières à nos jeunes gens.Quelques-uns, trop peu, l’ont compris jusqu’ici.Nous avons tout de même certains des nôtre* qui sont titulaires de chaires de littérature dans les université* américaines.Les Américains et nous Comment les Américains nous Jugent-ils?En 1896, un certain professeur MacDonald écrivait dan* Th* Nation: “En tant que groupe, les Français de la Nouvelle-Angleterre *ont traité* avec considération en public h cause de leurs votes, dénigrés privément parce que tenus généralement en aversion et recherchés par tous pour le travail qu’ils font et l’argent qu'ils dépensent”.Depuis, nous avons gagné du terrain, au point que le numéro de septembre 1942 des Annals, organe de l’Académie américaine des Sciences politiques et so-cinles, faisait cet aveu en parlant du Franco-Américain: Il croit que la culture est une chose à part et ne doit pas être confondue avec l’allégeance et la loyauté politique.Il croit qu'en consonant son individualité française et la tradition, avec tout ce qu’elles impliquent, il peut apporter une plus grande contribution au pays de son adoption.C’est ainsi que ses institutions sont calquées sur celles du Canada, principalement celles de Québec.Il peut Jurer loyauté aux Etats-Unis en anglais avec honnêteté et conviction; mais il prit, écrit, chante et parle en français, se prélassant dans son ascendance française et son passé.Il explique que ceci ne doit pas être interprété comme un Etat dans l’Etat, mais qu’en conservant ses coutumes, ses traditions et sa langue, il enrichit la communauté au milieu de laquelle il vit.Il e-t une force morale qui ne peut être absorbée.Mais 1 auteur admet toutefois que cette force morale peut être ébranlée et il note ainsi son appréhension: “La seconde et la troisième générations sont de moins en moins enthousiastes au sujet «les institutions de leur pères.Les plus sérieux problèmes semblent découler d’une diminution d’intérêt dan la religion et la lan eue.L'anglais et le protestantisme pénètrent dans des institutions aussi vieilles que chéries.En réalité, il est possible qu’en dépit de son idéal élevé de maintenir intactes sa langue et sa culture, le Canadien français peut devenir amalgamé dans le grand peuple américain.Si ceci se produit, un groupe plein de caloris (colourful), avec ses chansons, scs légendes et sa séduisante joie de vivre sera perdu pour notre civilisation”.Enfin, au cours d’un congrès pour l’avancement des sciences, un sociologue de l’université Harvard, le docteur Zimmerman, écrivait, en 1941: “Ayant émigré aux Etats-Unis sans avoir, comme les autres races.trop de difficultés de langage, de climat ou d’habitudes à surmonter, ils ont su rester tels qu’ils étaient, forts, tenaces et unis.Aussi constituent-ils le groupe le plus homogène de leur patrie d’adoption et semblent ils appelés à jouer dans 'es destinées un rôle important, sinon prépondérant”.Mais il ne faudrait pas croire en définitive que les Franco-Américains sont devenus la coqueluche des Yankees.Non.On nous respecte politiquement.On accepte notre argent et notre travail.Mais en ce qui concerne la vie sociale, c’est la pratique de chacun chez soi qui prévaut.El c’est peut être tout aussi bien .(A suivre) I I I i I les meilleures bières ou monde sont brassées chez CARLING i CARLING CARLING CARLING CARLING SID CA?SID CAP SID CAPI! 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Cônes jumeaux de crème glacée et de gâteau (6 portions) 12 cônes à crème glacée Pâte de gâteau au chocolat Glace au chocolat 1 chopine de crème glacée à la vanille Remplir au 2a fi cônes à crème glacée de pâte à gâteau au chocolat.Mettre le reste de la pâte dans des petits moules à gâteau.Cuire à four modéré (375*F) 20 à 30 minutes.Glacer et décorer.Remplir les 6 autres cônes de crème glacée.0 0* Gâteau de fête *‘feu de camp” (10 à 12 portions) 1 chopine de crème glacée à la vanille 1 chopine de crème glacée au chocolat Bâtonnets ‘‘pretzel” Elégance Chandelles pour gâteau de fête Petits biscuits en forme d’animaux Presser la crème glacée à la >anille dans des moules à gâteau étagé.Faire congeler.Presser la crème glacée au chocolat amolie dans un autre moule et remettre au congélateur.Démouler.Décorer de bâtonnets “pretzel” et de chandelles.Entourer de bis-tuits en forme d'animaux.Suçons et crème glacée Tailler du papier crêpé de couleur en lisières assez longues pour entourer un carton individuel de crème glacée.I.a largeur devant être de pouce de moins que la hauteur de la tasse.Festonner les bords de la lisière et étirer pour donner l'apparence de gaufré.Rejoindre les bouts avec du Îiapier gommé.Tailler des fcuil-es vertes dans du papier crêpé; les fixer aux bâtons des suçons.Au moment de servir, retirer les moules du congélateur, enlever le couvercle, entourer le carton de papier crêpé et planter 2 ou 3 mçons debout dans chaque carton après avoir saupoudré la crème glacée de miettes de chocolat.DOULEURS MENSTRUELLES tes douleurs menstruelles abat- j latent Marie, ma.s Midol il ! soulagea vite.
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